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NewsTranscription
00:00Ils commercent pillés ou vandalisés le 17 octobre.
00:02Les commerçants ferment de nouveau leurs portes à chaque samedi et manifestations.
00:07Et leur chiffre d'affaires ne cesse de reculer.
00:09Et visiblement encore de nouvelles manifestations à venir.
00:13Et on se pose la question sur ces commerçants.
00:16Sont-ils les premières victimes des manifestants, Philippe ?
00:18Eh bien moi je dis bien sûr et pas que se casser ou piller ces deux derniers week-ends.
00:22Parce que les manifs à réfétition font fuir les clients et mettre des milliers d'entreprises en danger.
00:26Et qu'en dit-on Antonin sur la page Youtube de Sud Radio ?
00:29Eh bien moi je dis encore une fois Philippe, nos auditeurs sont d'accord avec vous.
00:33Je les aime.
00:36Vous répondez oui à 87%.
00:38Il y a Martial qui nous dit ces manifs à répétition tuent les petits commerces et s'entreveillent.
00:43Alors il y a Thibaut qui dit deuxième victime.
00:45Les premiers c'est la police et la gendarmerie volontairement laissés démunis par les responsables et les politiciens.
00:50Il y a Hubert qui dit non, ce sont les manifestants eux-mêmes qui sont les premières victimes.
00:54Ils ont vu leurs revendications passer au second plan à cause des événements et des casseurs.
00:58Merci beaucoup. Allez on écoute Emmanuel Macron.
01:00Samedi, des manifestations se sont tenues dans tout le pays et l'ordre aussi a été tenu.
01:06Les commerces ont été protégés, les bâtiments publics ont été protégés.
01:09On a encore près de 80 commerces qui ont été impactés, France entière.
01:13C'est toujours trop.
01:14Donc on va continuer de s'améliorer.
01:16Nous avons pu tenir et protéger.
01:18Et c'était la mission première.
01:20Nous avons pu tenir et protéger.
01:23Bon, il est allé...
01:24J'avoue que je ne comprends pas son déplacement aujourd'hui à Marseille.
01:28Sans doute qu'il avait anticipé en se disant il faut que j'y aille pour prendre la parole parce
01:34que je n'ai pas été au niveau.
01:35Le dernier discours était lamentable.
01:38Oui, quand il est intervenu à la télé le dimanche soir.
01:41Déception pour beaucoup.
01:43Déceptif.
01:43Donc il essaie de reprendre les choses.
01:46Sur la question, c'est vrai que je comprends les auditeurs, des internautes qui sont un peu divisés.
01:52Mais les commerçants, on peut se poser cette question.
01:56Est-ce qu'ils paient beaucoup trop finalement le prix de l'ensemble des débordements ?
02:01Parce qu'il y a beaucoup de débordements, il y a beaucoup de problèmes.
02:04Est-ce que c'est normal que c'est eux qui payent ça ?
02:08On ne parle même pas de ceux qui ont été pillés.
02:11On parle aussi de ceux qui ont dû fermer.
02:13Qui sont bien souvent, qui pourraient être d'ailleurs dans la rue pour eux-mêmes manifester, pour réclamer.
02:20Parce que les petits commerçants, ils ne roulent pas sur l'or.
02:24Il y en a certains qui réussissent.
02:26Très bien, tant mieux d'ailleurs pour eux.
02:28Mais il y en a d'autres, aujourd'hui, ils tirent la langue.
02:31On en voit beaucoup qui ferment.
02:33Et les commerces qui ne sont pas repris.
02:34Ce n'est pas parce que vous appartenez à une grande enseigne que votre magasin physique fait beaucoup d'argent.
02:40Ça n'a rien à voir.
02:41Oui, grande enseigne ou pas grande enseigne ?
02:43Pourquoi vous dites grande enseigne, Cécile ?
02:44Parce que, par exemple, vous avez un étame.
02:47Donc, effectivement, la maison mère a beaucoup d'argent.
02:49Mais vous pouvez avoir un petit commerce étame qui ne rapporte pas beaucoup d'argent.
02:54Sans compter que ça n'a pas commencé qu'avec le 17 octobre ni le 24 octobre.
02:59Depuis toujours longtemps, il n'y a plus une manifestation qui, parfois, sur le tard ou beaucoup plus tôt,
03:07ne dégénère pas de telle manière que les commerces sont gravement dégradés.
03:12Mais pas seulement, puisque lorsque vous avez une manifestation,
03:16automatiquement, personne n'ira dans un magasin pour se faire ses courses.
03:21Alors qu'il y a 500 000 personnes dans la rue.
03:23C'est vrai au niveau des clients, c'est vrai au niveau des commerces.
03:25Non, mais il y a quand même, là, quand on parle commerce,
03:29on pense au commerce, à la bijouterie, à la parfumerie, au commerce de vêtements, etc.
03:35Mais il faut reconnaître qu'il y a d'autres métiers qui ont pris une gifle terrible
03:40avec la Covid et les manifs qu'il y avait notamment à l'époque des Gilets jaunes.
03:44Prenez les métiers du spectacle.
03:47Regardez le nombre de cabarets qui ont fermé à Paris.
03:50Le Lido n'est plus un cabaret.
03:52Le Don Camilo n'est plus un cabaret.
03:54Mais Michou, c'est devenu une salle de stand-up parce que Michou avait fermé.
03:58Oui, mais ça, ce n'est pas forcément lié à cela.
04:00Ah, si, si, si. Ils ont été très pénalisés par le Covid.
04:03Oui, ils ont été fermés pendant des mois.
04:05Ils ont été pénalisés par les manifs parce que les gens ne venaient plus.
04:08Parce que le spectacle, c'est à 20h.
04:10Et que si ça se castagne à 18h30, les gens disent, finalement, on ne va pas y aller, etc.
04:16Les commerçants, c'est un vrai drame.
04:17Mais il y a des métiers qui ont complètement été atomisés.
04:21Je vais vous dire, regardez, le petit casino a fermé.
04:23Le nombre de salles de spectacle qui ont fermé et de théâtres en difficulté, c'est une horreur.
04:28Mais pas que...
04:29Oui, pardon, sur les commerçants, deux remarques.
04:31La première, c'est que, comme le disait très bien Patrick,
04:34il y a un problème de trésorerie, souvent, chez les commerçants.
04:36Donc là, on voit bien que ça va les étrangler.
04:39Et c'est quand même le poumon de nos centres-villes.
04:42Il y a déjà énormément de friches avec, effectivement, des commerces qui ferment et qui ne sont pas remplacés.
04:48Mais là, c'est d'une tristesse infinie.
04:50Enfin, on l'a tous vu.
04:52Les vitrines avec du bois partout, les commerces qui sont fermés.
04:55Et puis, le deuxième problème, c'est qu'il y a de la saisonnalité dans le commerce.
04:59Et là, c'est ce qu'il y a de pire pour eux en ce moment.
05:02On commence à préparer Noël.
05:05C'est la période où il va y avoir le pic pour beaucoup de commerçants.
05:09C'est là qu'ils font l'essentiel de leur chiffre d'affaires de l'année.
05:12Et certains n'ont déjà plus de choses à vendre, puisque ça a été pillé.
05:16C'est ça. Non, mais c'est terrifiant, ce qui est en train de se passer.
05:19Et c'est clair que les petits commerçants, c'est sûrement la première des victimes de tout ça.
05:24Parce qu'au fond, j'ai entendu quand même qu'il y a des indemnisations,
05:29que le ministre Papin a promis des choses.
05:32Mais on sait bien que, malheureusement, il y a un traumatisme personnel.
05:36C'est-à-dire que derrière chaque commerce, il y a des personnes physiques
05:39qui se remettent quand même difficilement de ce qu'elles ont vécu
05:43pour celles qui ont été directement en première ligne.
05:46Et les autres qui s'angoisent de ce qui pourrait arriver.
05:49De ce qu'elles craignent.
05:53Les changements de tracés, vous savez, au dernier moment.
05:56Alors, il y a ceux qui s'étaient murés d'un côté, protégés, mais finalement, hop, ça change d'endroit.
06:01C'est catastrophique.
06:03Et n'oubliez pas une chose.
06:04Là, on a parlé Covid, gilets jaunes et manif actuel.
06:07Mais il y a des commerçants qui ont été encore plus maffrés que ça.
06:11Vous me passerez l'expression.
06:12Ceux qui ont été saccagés plusieurs fois lors des victoires du PSG en Ligue des Champions
06:17dans le centre de Paris, du côté des Champs-Elysées et de l'Arc de Triomphe.
06:21Plus ceux dans toute la France qui ont été saccagés et pillés au moment de l'affaire Naël.
06:26Rappelez-vous, parce qu'il y en a qui se sont pris vraiment les drames à répétition.
06:31Sans compter les politiques urbaines de certains maires où on ne peut plus se garer.
06:37Donc, les gens ne viennent plus.
06:38Et puis, il y a aussi les salariés qui, aujourd'hui, sont beaucoup en chômage technique.
06:43C'est-à-dire qu'on est en partiel.
06:46Salariés, fournisseurs, artisans.
06:48Enfin, derrière le commerce, il y a plein d'autres acteurs.
06:50Il y a tout un écosystème aujourd'hui qui souffre.
06:53Non, c'est vrai.
06:53Alors que, comme vous le disiez, ils souffrent déjà, ces commerçants, les petits commerces.
06:58Il y en a énormément qui ferment aujourd'hui.
07:02Parce qu'ils ont toujours les charges qui n'ont pas baissé.
07:05Quand vous discutez avec eux, des petits commerces de quartier, ils disent, j'y arrive pas.
07:10J'ai énormément de charges.
07:12Et si j'ai quelques week-ends ou des périodes où je vais un peu moins vendre, je suis tout
07:20de suite dans le rouge.
07:21Et tout dépend de votre assurance, Patrick.
07:24Parce que si vous êtes uniquement...
07:25Hors assurance, en plus.
07:27Hors problème, hors pillage, hors saccage.
07:29Les assurances, en plus, ça devient extrêmement compliqué.
07:31Parce qu'évidemment, c'est de plus en plus lourd en termes d'investissement, ce que vous devez mettre.
07:36Et puis, alors, on dit, oui, mettez de la sécurité.
07:38Oui, mais alors, la sécurité, ça coûte très cher.
07:40Ça coûte très, très cher.
07:41Les rideaux de fer, l'ensemble, c'est un investissement considérable.
07:45Non, mais vous avez des commerçants qui sont aujourd'hui assurés contre le pillage, mais pas contre la perte d
07:49'exploitation.
07:50Et là, c'est le deuxième effet qui se pose.
07:52Alors ça, c'est vrai.
07:53Et d'ailleurs, demain, il y aura un bilan au niveau national qui va être fait, demain midi, par l
07:57'ensemble des chambres de commerce et d'industrie.
07:59Vous savez, nous connaissons bien Alain Descrescenzo, le patron des CCI, qui va tenir un point presse pour parler, en
08:06fait, de ça.
08:07À la fois de l'impact direct et l'impact indirect avec ceux qui décident, finalement, de ne pas ouvrir
08:13ou qui ont moins de monde.
08:14C'est la même chose.
08:15D'ailleurs, je pense au cinéma.
08:16Je discutais avec un réalisateur ce week-end.
08:18Et il me disait, ben non, j'ai moins de monde, parce que les gens vont beaucoup moins au cinéma,
08:22parce qu'ils ont peur de sortir, de se retrouver un peu coincés.
08:26Et puis, il faut regarder quand même les conséquences, les doubles conséquences.
08:30Je prends un exemple.
08:31On avait la semaine dernière à Lyon, où on était en délocalisation pour aller vendre au tour.
08:35Il y a une semaine tout juste.
08:36Il y a une semaine pile-poil, exactement.
08:38Moi, je revois une commerçante...
08:39On passe bonjour aux Lyonnais, là, qui nous écoute.
08:40On passe bonjour aux Lyonnais, absolument.
08:43Je prends l'exemple d'une commerçante qui disait, le drame, c'est que j'ai eu 300 000 euros
08:48de matériel.
08:49Que je ne pourrais pas être livré pour les fêtes de fin d'année, parce que le délai est trop
08:53court.
08:54Et qu'en contrepartie, j'aurais un deuxième effet dramatique, c'est que je ne pourrais pas faire de solde.
09:01Donc, quand on voit les conséquences en série que se prennent les commerçants,
09:07c'est dramatique, c'est désastreux, c'est catastrophique, c'est cataclysmique.
09:11Appelez ça comme vous voudrez.
09:12Mais il faut quand même trouver des solutions.
09:15Il faut trouver des solutions.
09:16Je ne sais pas ce qu'en pensent nos auditeurs.
09:16Oui, 0826 300 300.
09:19Charline est avec nous d'Orléans.
09:20Bonsoir, Charline, bienvenue.
09:22Bonsoir.
09:22Bonsoir, merci.
09:24Charline, je ne sais pas si vous êtes commerçante ou pas.
09:28Ici, je suis commerçante à Orléans.
09:31Ah, oui.
09:32À Orléans, vous avez été...
09:34C'est compliqué.
09:34Ça a été compliqué, vous avez dû fermer ce week-end ou pas ?
09:37Oui, oui, on a eu une fermeture administrative par le...
09:40Le préfet ?
09:41Par le préfet, oui.
09:43Donc, ça veut dire, Charline, une perte financière de combien ?
09:47Qu'est-ce que vous faites ?
09:47Votre commerce, c'est quoi ?
09:49Je suis fleuriste.
09:51Fleuriste, oui.
09:53Je suis fleuriste, c'est une perte...
09:56En fait, à la base, on avait donc cette manifestation prévue,
10:00enfin, une contre-manifestation pour la venue du RN à Orléans.
10:05Moi, je ne suis pas proche d'un parti politique ni de l'un de l'autre,
10:08mais je pense qu'on doit se respecter tous en France actuellement les uns les autres
10:11et que chacun doit pouvoir s'exprimer et se regrouper ou pas se regrouper, d'ailleurs.
10:17Mais en tout cas, les manifestations, maintenant, ça devient quand même compliqué
10:22parce que ça devient source à pillage derrière et à cassage.
10:30Et je trouve que c'est un peu triste.
10:32Déjà, on ne sait plus pourquoi les gens ont manifesté parce qu'on n'attend que le après.
10:38Et puis, deuxièmement, nous, derrière, là, on a été obligés de fermer le magasin,
10:43enfin, les deux magasins même, sachant qu'on vend du périssage.
10:46Oui.
10:47Donc, en fait, une journée avant, on a fait des soldes.
10:52Des soldes de fleurs ?
10:54On a annoncé sur nos réseaux sociaux, en fait, qu'on faisait moins 30% sur les fleurs fraîches
10:59et qu'on attendait nos clients.
11:00Bah oui, parce que forcément...
11:02Voilà, parce que la fermeture administrative, on était...
11:04Au départ, ce n'était pas une fermeture administrative.
11:07Et puis après, c'est devenu une fermeture administrative.
11:08Donc nous, on avait prévu un peu moins, mais quand même pas rien.
11:14Et parce qu'un magasin vide, ce n'est pas vendeur non plus.
11:16Bah non.
11:17Et donc, on a annoncé moins 30% sur nos réseaux pour pouvoir ne pas perdre de fleurs, quoi.
11:24Et ça a fonctionné ?
11:25Les Orléanaises ont été gâtées par monsieur ?
11:28Oui, oui, oui.
11:29Nos clients sont assez fidèles et...
11:33Tout Orléans a été assez fidèle à respecter un peu cette espèce de couvre-feu qu'on avait.
11:40On a cru revivre le Covid, les barrières sur les vitrines en plus, quoi.
11:44Bah oui, c'est ça.
11:45Et vous avez du personnel, Charline ?
11:47Oui, c'est 5 personnes.
11:49Ah oui, là, c'est des beaux magasins.
11:51Dans ces conditions, c'est quoi ? C'est du chômage technique, donc ? Non ?
11:55Bah, en fait, j'ai une partie de mon équipe qui est venue en disant, bon, nous, on n'a
11:58pas peur.
12:00Viens, on met Noël.
12:01Du coup, on a profité que les magasins soient complètement fermés pour installer Noël.
12:05Ah oui ?
12:06Et j'en ai d'autres qui viennent de loin et qui ne pouvaient pas forcément venir en transport ou
12:11quoi,
12:11parce qu'il n'y avait pas de transport, pas de parking, pas de... Voilà.
12:14Donc là, ceux-là, ils ont préféré pas venir et donc c'est chômage partiel, ouais.
12:17Charline, le 17, il y a eu beaucoup de casses à Orléans ?
12:21Il y a eu une boutique de cassés, trois boutiques de cassés, une pillée.
12:29Et puis, il y a eu des poubelles, il y a eu beaucoup d'échauffourés, on va dire,
12:36enfin, de bandes qui viennent, qui courent dans tous les sens, qui...
12:42Voilà, mais on sait que ce n'est pas les manifestants, on en est bien conscients.
12:46Mais bon, le problème, c'est qu'à chaque manifestation, maintenant, on attend à ce que derrière,
12:51d'autres en profitent et viennent semer le trouble dans la ville, quoi.
12:54Et surtout que ça recommence.
12:56Il y a un sujet qu'on n'a pas évoqué, c'est que les primes d'assurance dans des
13:00zones touchées
13:01vont forcément augmenter.
13:02C'est-à-dire que si vous êtes à une rue qui est souvent empruntée par des manifestations,
13:11eh bien, je pense que les primes d'assurance vont monter des magasins.
13:13Ils vont créer l'assurance émeute.
13:15Bah, peut-être, oui.
13:16C'est prévu.
13:17Oui.
13:18Il faut savoir qu'il y a beaucoup d'assurances, en plus, qui ne sont pas...
13:22Où, en fait, si on est ouvert et qu'on est pillé, ce n'est pas couvert par l'assurance.
13:25Mais ce sera le temps, maintenant, je crois.
13:26C'est couvert si le magasin est fermé.
13:28Ah oui, d'accord.
13:29Sauf qu'il est casse.
13:31Ça dépend des assurances, en fait, on s'était renseigné parce que, bah, du coup...
13:35Voilà, et en fait, toutes les polices d'assurance ne couvrent pas tout.
13:38Et du coup, c'est assez compliqué, quoi.
13:42On a un magasin de sport qui se fait piller, qui se fait piller, là, deux, trois fois de suite,
13:46là,
13:46pour les matchs de foot.
13:49Comme par hasard, un magasin de sport.
13:51Un magasin de sport.
13:53Et, en fait, lui, je me dis...
13:56Enfin, je ne sais pas, je ne vais pas demander, mais je me dis que ça a pris une assurance
13:59à un moment.
13:59Oui, c'est sûr.
14:00Ça va être compliqué, même, de trouver un assurance.
14:02Ça va être compliqué, quoi, parce que...
14:04Est-ce que...
14:04Alors, vous n'êtes pas obligé de répondre à ma question.
14:06Est-ce qu'aujourd'hui, être commerçant, finalement, on a une vie financièrement intéressante quand même,
14:12ou ça devient vraiment difficile ?
14:14Je pense que si on met un auto, ouais, c'est quand même compliqué, quoi.
14:19Je pense que le commerce, les âges d'or du commerçant, c'est passé, c'était il y a des
14:25années.
14:28Nous, la fleur, en tout cas, on n'a pas des grosses marges.
14:32Si on se trompe une semaine, si on fait trop de pertes, on le paye cher.
14:35Ça se voit tout de suite sur la trésorerie.
14:39Nous, on a déjà fait un très mauvais été, parce qu'on n'a pas acheté de fleurs à 42
14:42degrés.
14:45Donc, en fait, on a besoin de faire un bon Noël.
14:47On a besoin que la vie reprenne dans les villes, quoi.
14:51Et tout ça, ça ne nous aide pas, quoi.
14:53Bon, ben, allez, achetez des fleurs, c'est ce qu'on peut dire aux auditeurs.
14:57Comment s'appelle votre magasin ?
14:59Sur moi, Charline Pritskalov.
15:01Eh ben, voilà, Charline...
15:02Ah, comme vous ?
15:03C'est bien, c'est bien.
15:04Je suis le meilleur veillet de France.
15:06Ah, vous êtes beau !
15:07Bravo !
15:08Le meilleur veillet de France.
15:10Vive les meufs !
15:12Ce qu'il y a de bien, c'est qu'avec vous, on voit la vie en rose.
15:16C'est ça.
15:17On voit toutes les couleurs.
15:18Pas en cette saison, c'est...
15:21Quelle est la fleur aujourd'hui, Charline, qu'il faut absolument offrir ?
15:25C'est quoi ?
15:27Ah, en ce moment, on est dans la saison des hortensiens.
15:30Je trouve qu'ils sont magnifiques.
15:32Les hortensiens de cette saison ?
15:34Oui.
15:34Ah bon ?
15:34Oui, c'est la fin de saison.
15:36Ah oui, c'est la fin de saison.
15:37C'est la fin de saison, mais c'est la saison où ils tiennent le plus longtemps, finalement.
15:41Et on a des couleurs très vieillies, un peu dans les tons bleus, dans les tons roses.
15:47Ils sont vraiment très jolies, quoi.
15:49Non, mais bon, même si c'était avant la fleur des cimetières, ce qu'on a fait aujourd'hui
15:55avec les chrysanthèmes, il y en a des magnifiques, quand même, aujourd'hui.
15:58Mais ça tient vraiment bien.
15:59Maintenant, on a des variétés extraordinaires.
16:00Non, mais c'est vrai, c'est extraordinaire.
16:02Mais auparavant, on n'osait pas en acheter.
16:04Oui, c'est vrai.
16:04On les achetait une fois pour les...
16:05Et pourquoi on n'osait pas acheter des chrysanthèmes ?
16:06Parce que c'était la tradition.
16:08Oui.
16:08Oui, mais c'est une traduction qui n'est pas si vieille.
16:11C'est une tradition qui est assez bizarre.
16:12C'est De Gaulle, après la Première Guerre mondiale, a dit qu'il faut fleurir les tombes
16:18de nos soldats.
16:19Et à cette saison, qu'est-ce qu'il y avait dans fleurs ?
16:21Le chrysanthème.
16:23C'est vrai.
16:24C'est devenu la fleur des chrysanthèmes, mais à la base, ça ne l'était pas forcément.
16:27Et c'est vraiment une tradition qui est assez jeune, finalement.
16:30Mais dans beaucoup de pays, l'orfancier n'a pas du tout cette symbolique.
16:33Le chrysanthème n'a pas du tout cette symbolique-là.
16:35Eh bien, voilà.
16:36Acheter des chrysanthèmes.
16:37Moi, j'adore les bruyères.
16:38C'est la fleur de saison.
16:39C'est la fleur de saison.
16:40C'est la fleur de saison.
16:41C'est beau.
16:42Merci.
16:43Mille fois, Charline.
16:44Merci d'avoir...
16:45Merci pour ce joli témoignage.
16:48Merci.
16:48Mille fois.
16:49Et puis, on croise les doigts, bien entendu.
16:50Et puis, meilleur ouvrier de France, j'ai envie de dire.
16:53C'est ça.
16:54Et puis, si vous voulez continuer de témoigner,
16:56dans un quart d'heure maintenant, 0826 300 300 pour les commerçants ou pas.
17:01Solidarité, on va déjà beaucoup parler.
17:03Comme Charline, vous êtes commerçant ou commerçante,
17:05n'importe où en France, pas qu'Orléans,
17:06venez témoigner au 0826 300 300.
17:09Vous avez quelque chose contre Orléans ?
17:10Non.
17:10Pas du tout.
17:11J'ai eu peur.
17:12Non, non, non, non.
17:12Pas du tout.
17:13Oui, c'est ça.
17:14Bon, laissez-nous tranquille, Philippe David.
17:17Je vous laisse.
17:18Il est 12h48.
17:19J'ai les cartes blanches.
17:20Dans un instant, soyez les bienvenus.
17:22Et vous allez voir une surprise.
17:23Ah bon ?
17:23Quand les étudiants prennent le pouvoir.
17:25Ah ouais ?
17:27Ah ouais ?
17:27Ah ouais ?
17:28La vôtre.
17:28Bravo.
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