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NewsTranscription
00:00Bienvenue dans les vraies voix, écoute la France en compagnie bien évidemment de Mathéo Lambleau.
00:04Bonsoir Mathéo.
00:05Bonsoir Philippe, bonsoir à tous.
00:06En forme ?
00:07Très en forme même.
00:08Avec une émission un peu spéciale ce soir puisque le mouvement de grève des pompiers a commencé aujourd'hui
00:15et vous êtes très nombreux parmi les auditeurs de Sud Radio et je pense comme tous les français à aimer
00:21les pompiers
00:21et on va en parler dans quelques instants avec Stéphane Lessire-Mesba, porte-parole du syndicat Sudsdys.
00:28D'autres sujets, on va parler également des buralistes.
00:31Qui eux aussi sont en colère et qui se mobilisent, ils réclament notamment un gel de la fiscalité sur le
00:38tabac
00:38et on parlera aussi de nos bistrottiers puisque Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle, lance sa tournée des bistrots.
00:46Plus de 1000 bistrots.
00:47Absolument et tous les sujets vous sont ouverts, vous voulez réagir, vous aurez comme toujours ou presque la suave voie
00:54d'Aude au 0826 300 300.
01:00Nous sommes en compagnie de Stéphane Lessire-Mesba, porte-parole du syndicat Sudsdys.
01:04Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Bienvenue, le micro n'est pas ouvert Maxime.
01:09Bonsoir.
01:10Eh ben bonsoir.
01:10On vous a entendu.
01:12Bienvenue sur Sud Radio.
01:13Merci.
01:13Merci de votre présence.
01:15Il y a déjà une chose qui me marque en vous regardant, pour ceux qui vous regardent en vidéo,
01:19à l'endroit où généralement les militaires ont leur grade.
01:22Et les sapeurs-pompiers aussi.
01:23Et les sapeurs-pompiers aussi, bien sûr.
01:25Il est écrit en grève.
01:27Exactement.
01:29Grève qui commence aujourd'hui.
01:31Parce qu'aujourd'hui on avait une présentation du projet de loi de modernisation de la sécurité civile.
01:36Oui.
01:36Pas par le ministre Nunes, il n'avait pas forcément le temps d'accorder aux sapeurs-pompiers,
01:41mais par le directeur général de la sécurité civile, M. Marion.
01:46Autant vous le dire tout de suite, comme ça on sera rentré dans le cœur du sujet,
01:49il n'y a absolument rien.
01:50C'est un parpaing tout simplement creux.
01:53Il n'y a rien.
01:54Il n'y a pas d'argent.
01:55S'il n'y a pas d'argent, on ne peut même pas aller sur les points suivants en fait.
01:58Donc on nous a proposé des textes un peu édulcorés, on change un mot pour un autre,
02:04on s'invente des histoires, mais en fait pour l'instant il n'y a absolument rien.
02:08Il n'y a rien qui a évolué depuis le Beauvau de la sécurité de 2025, pour être clair.
02:11Et parce que souvent nos interlocuteurs nous disent qu'il y a un problème,
02:16quand il y a un plan XYZ, on nous dit mais il y a un nouveau plan qui arrive,
02:21mais ils disent on n'a pas touché l'argent du plan précédent.
02:24Donc on nous fait un nouveau plan.
02:26Est-ce que vous êtes vous dans cette situation les pompiers ?
02:29Mais nous non, parce que nous il n'y a pas d'argent.
02:31Donc on fait des plans sans argent.
02:32Il y a beaucoup d'endroits où il n'y a pas d'argent non plus.
02:34Oui, mais enfin la sécurité civile française, c'est 100 euros par an et par habitant.
02:40C'est trois fois plus pour vos déchets.
02:42C'est juste 6 milliards.
02:436 milliards ça peut paraître à vos auditeurs énormes, mais pas du tout en fait.
02:47C'est rien du tout.
02:48Et sur ces 6 milliards, il y a 90% de cet argent qui vient des départements et des communes.
02:53L'État est complètement absent, et je le redirai mille fois s'il le faut,
02:56on est sur du régalien.
02:57Et l'État doit prendre sa part dans le financement de la sécurité civile.
03:02Alors Stéphane, monsieur Amesba, vous vous êtes portant du syndicat Sudsdys,
03:07c'est les services départementaux d'incendie et de secours,
03:11mais il y a plusieurs statuts de pompiers.
03:13Il y a les sapeurs-pompiers à Paris, les marins-pompiers à Marseille,
03:15les pompiers volontaires un peu partout en France.
03:17Non mais c'est très simple, je vais vous l'expliquer.
03:19Il faut parler de globalité.
03:21La sécurité civile, c'est la globalité.
03:23Dedans, qu'est-ce que vous retrouvez ?
03:24Des militaires, qui vont être la BSPP par exemple,
03:27les sapeurs-pompiers de Paris, ou Marseille.
03:30Des marins-pompiers.
03:30Voilà, exactement.
03:31Ensuite, vous allez trouver encore des militaires qui sont la sécurité civile,
03:34quand on les envoie par exemple sur des tremblements de terre,
03:36des tsunamis, etc.
03:38Ça c'est une troisième partie.
03:40Et ensuite, on arrive sur les pompiers dits civils,
03:42où là vous allez trouver, il y en a 250 000 au total,
03:45en gros 50 000 de pompiers professionnels comme moi,
03:48et 200 000 pompiers volontaires aussi comme moi,
03:51parce que j'ai le double statut, obligatoirement.
03:53Et vous êtes tous sur le même point de vue,
03:56en ce qui concerne la grève,
03:58ou au moins majoritairement, vous dites que là,
04:00ça ne peut plus durer ?
04:01Les militaires, ils n'ont pas le droit.
04:03Oui, évidemment.
04:04Donc on est aussi les porte-parole des militaires.
04:06Vous savez, vous devez leur parler quand même de temps en temps,
04:08et vous devez savoir ce qu'ils disent.
04:09Mais bien sûr, les pompiers de Paris sont aussi...
04:11Nous, on a dit pompiers, qui nous ont appelés,
04:12qui nous ont dit, moi j'ai un devoir de réserve,
04:14je ne peux pas parler, mais sachez que je soutiens...
04:17Mais bien sûr.
04:17Voilà.
04:18Mais on en a plein des comme ça.
04:19Les pompiers de Paris sont aussi pompiers dans nos départements.
04:21Donc c'est des gens qu'on côtoie tous les jours,
04:25ou assez régulièrement,
04:26et qui nous disent les mêmes choses.
04:27En fait, ils ont bien conscience de tout ça.
04:28En fait, on est les porte-parole.
04:29Les pompiers volontaires n'ont pas de syndicat.
04:32Ça n'existe pas.
04:33C'est ça. Pas comme les militaires.
04:33Il y a un syndicat qui essaye d'exister,
04:36mais il n'a aucune représentativité aujourd'hui.
04:38Finalement, les seuls, dans la sécurité civile,
04:41à qui on a le droit de parler,
04:42c'est les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels.
04:44Et je vous le dis tout de suite,
04:46nous, on parle pour l'ensemble de la profession, en fait.
04:48Quand on demande des cagoules de feu,
04:49ce n'est pas pour les pros.
04:50C'est des cagoules de feu pour les 250 000 acteurs de la sécurité civile.
04:54Mais comment expliquer que dans un pays comme la France,
04:56vous n'avez pas de...
04:56J'ai entendu tout à l'heure que vous avez même des masques Covid
05:00à la place des cagoules de feu.
05:02C'était une plaisanterie ?
05:03Non, ce n'est pas une plaisanterie.
05:04Mais attendez, excusez-moi,
05:05les masques, c'était du papier.
05:06Ça s'enflamme directement.
05:08Mais le cagoule de feu, c'est un bas.
05:10Un bas nylon, grosso modo.
05:11Le nylon, il y a des produits plus inifugés que ça, quand même.
05:14On est d'accord.
05:15Mais en fait, la cagoule filtrante existe.
05:19Sauf que ça coûte des sous.
05:20Il n'y a pas d'argent.
05:21On arrive toujours sur la même rengaine, en fait.
05:24C'est-à-dire qu'on vous envoie au feu, sans protection ?
05:27Oui, c'est ça.
05:28Mais c'est de la demande d'assistance à...
05:30Oui, mais attendez, je vais vous le dire directement.
05:33Le ministre Nunes a été clair au mois d'août.
05:37Il nous fait une posture politique quand les autres partis l'attaquent.
05:41C'est-à-dire qu'il fait croire que les moyens sont là.
05:43Il nous dit qu'il est le patron de l'opérationnel.
05:45Donc, mon patron, il est capable de nous envoyer au feu, sans les moyens, pour sa carrière politique.
05:50Comment voulez-vous qu'aujourd'hui, on ait confiance dans ce patron-là ?
05:53Ce n'est pas possible, en fait.
05:54La politique, nous, on s'en fout.
05:55Ce qu'on veut, c'est des actes.
05:56On en a marre qu'on nous dise tous les quatre matins, on vous aime.
06:00Mais les Français vous aiment.
06:01Oui, mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est des actes, en fait.
06:04Les preuves d'amour, on en a besoin, en fait.
06:06Parce que, bien sûr que les Français nous aiment, mais les Français mettent aussi beaucoup de la santé, en 2020,
06:10pour la Covid.
06:11Vous voyez ?
06:11Donc, aujourd'hui, il faut qu'on avance.
06:13Et surtout, ce qu'il faut comprendre, c'est que la sécurité civile, c'est central.
06:16Derrière la sécurité, il y a beaucoup plus de choses que ça.
06:18Il y a l'aménagement du territoire.
06:19Il y a la santé.
06:20Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, on est débordé ?
06:21Parce qu'en fait, on a fermé tellement d'institutions sanitaires,
06:24qu'aujourd'hui, quand on ne sait plus qui appeler, on appelle les sapeurs-pompiers.
06:27On n'a jamais fait autant d'accouchements que ces dernières années.
06:30Les urgences psychologiques, comme on dit, si bien, c'est toujours les sapeurs-pompiers qu'on envoie.
06:34Donc, si vous voulez, en fait, l'État est quand même assez vicieux dans sa façon de travailler.
06:39C'est qu'il ne donne pas de moyens.
06:40Il dit, si vous voulez des moyens, allez voir les collectivités.
06:42En même temps, il demande 12 milliards d'économies aux collectivités.
06:45Donc, comment voulez-vous qu'on y arrive ?
06:46On ne peut pas y arriver.
06:47Vous, vous venez d'Auxerre.
06:48Oui.
06:49Il y a des élus locaux dans Lyon, comme dans tous les départements.
06:52Là, ce n'est pas le ministère.
06:53Vous en parlez aux élus, les maires, etc.
06:55Et qu'est-ce qu'ils vous disent ?
06:56Qu'ils sont à l'os.
06:58Ils voudraient bien nous donner, par exemple, vous savez qu'on demande 20 000 postes de professionnels.
07:01Oui.
07:01Ce n'est pas nous qui le demandons.
07:02C'est l'inspection générale de l'administration.
07:04Oui.
07:04C'est quand même important de le dire.
07:05On ne peut pas reprocher à Sud ou à un autre syndicat de faire du prosélysisme sur le professionnel.
07:10Là, on en a besoin.
07:11Dans nos départements, quand on en parle, un pro, c'est 50 000 euros.
07:14Si vous en voulez 10, c'est 500 000 euros.
07:16Oui.
07:16Bon, c'est vite calculé.
07:18Les élus sont à l'os.
07:20Parce qu'il n'y a pas que ça, en fait.
07:21Il nous faut du matériel moderne.
07:23On n'arrête pas d'évoluer.
07:24Quand j'ai commencé les feux de voiture en 1994,
07:27voiture électrique au GPL, il y en avait quelques-unes, mais électrique n'existait pas.
07:30Les techniques sont différentes.
07:31Quand on découpe une voiture, elle est encore différente.
07:34Les feux sont différents.
07:34On a des panneaux solaires, etc.
07:36Je peux prendre des exemples.
07:37Je peux en prendre 1 000, comme ça.
07:38Et si la sécurité civile française avait un avantage,
07:41c'est qu'on fait de la prévision, de la prévention,
07:43pour voir, pour être bon au moment où ça nous arrive.
07:46Aujourd'hui, on n'est même pas à zéro, en fait.
07:49On a 20 ans de retard, en fait.
07:50On a perdu 20 ans.
07:51Et on a le dérèglement climatique, comme cet été,
07:53qui nous a explosé en pleine tête.
07:55Mais Stéphane, on parle souvent,
07:57je rappelle que vous êtes le porte-parole du syndicat Sudsdys,
08:00on parle souvent des manques de profs,
08:02parce que beaucoup de gens ne veulent plus être profs
08:05pour les conditions de travail.
08:06Est-ce que vous, vous arrivez encore à recruter les pompiers ?
08:09Parce que moi, on me dirait,
08:10excusez-moi, vous allez au feu, mais avec un masque Covid,
08:13c'est comme ce qu'on vous disait,
08:14vous allez au combat, mais sans gilet pare-balles et sans munitions.
08:17C'est quand même un peu dangereux.
08:19Je dirais peut-être, je blesse mon tour, non ?
08:21Oui, mais la différence entre, je pense, vous et nous,
08:24c'est que nous, c'est dans nos veines.
08:25Et on en a besoin, en fait.
08:27On a besoin de ça, en fait.
08:28Ça nous plaît de servir la population,
08:30de défendre les biens de tout le monde,
08:32la culture française,
08:33de défendre nos forêts.
08:35C'est quelque chose qu'on a vraiment envie de faire,
08:37comme vous, vous avez certainement une autre passion dans votre vie.
08:39Et c'est là-dessus que l'État joue.
08:41Parce qu'on sera toujours là, de toute façon.
08:43Est-ce qu'on a envie de laisser...
08:44Est-ce que les victimes sont responsables d'eux ?
08:45Non.
08:46En plus, d'ailleurs, c'est un peu comme les grèves au Japon,
08:49où les gens mettent un brassard en grève,
08:50vous avez mis en grève à la place de votre grade,
08:53mais vous continuez à aller assurer les incendies,
08:55les accidents de circulation, et tout y continue.
08:57Et on pourrait, regardez,
08:58on pourrait demander à nos pompiers volontaires
09:00d'éteindre leur bip.
09:01Oui.
09:01On pourrait faire ça.
09:02Ce qu'ils ne feraient pas, d'ailleurs.
09:03Mais bien sûr que non.
09:04Et ils auraient...
09:04Enfin, on aurait tort de le faire,
09:06et on aurait du mal à se regarder dans une glace.
09:07Il ne faut pas tout mélanger.
09:08Il y a des combats qui sont sains,
09:09mais on ne peut pas prendre la population,
09:10je ne vais pas dire en otage,
09:12parce que je n'aime pas ce terme-là,
09:13mais en tout cas,
09:13on ne peut pas servir de la population là-dessus.
09:15Par contre, la population, elle,
09:16elle peut nous aider.
09:17Et pour répondre juste à votre question sur le fait que,
09:19on a encore 3 000 pompiers volontaires
09:21qui ont le concours de professionnels
09:22depuis des mois, voire des années,
09:24qui ne sont pas recrutés par les départements.
09:26Parce qu'il n'y a pas les budgets.
09:27Parce qu'il n'y a pas d'argent.
09:28Tout simplement.
09:28Et on en demande 20 000.
09:30Et les 20 000 ne vont pas se faire en 3 jours.
09:32Il faut faire des concours, les former.
09:34Donc ça va nous prendre plusieurs mois,
09:36voire plusieurs années.
09:37Mais on a besoin de tout ça aujourd'hui.
09:39Stéphane, les chers à Mesba,
09:40vous restez avec nous.
09:41Ça appelle au 0826 300 300,
09:43notamment des familles de pompiers
09:45qui veulent réagir.
09:47Et comme elles n'ont pas le devoir de réserve,
09:48elles ont évidemment micro ouvert à Sud Radio.
09:50Vous voulez réagir, Mathéo, le 0826 300 300 ?
09:54Il y a autre quai.
09:54Attends, tous vos appels.
09:56On se retrouve dans quelques instants.
09:5919h20, les vrais voix écoutent la France.
10:02Les voix écoutent la France,
10:03on a le bonheur d'avoir avec nous
10:04et on le remercie.
10:05Stéphane, les chers à Mesba,
10:06porte-parole du syndicat Sud 10
10:08qui porte son velcro,
10:10ça s'appelle un velcro ça je crois,
10:12en grève,
10:13pour montrer que les sapeurs-pompiers
10:15sont en grève à partir d'aujourd'hui
10:17et pour un mouvement de longue durée
10:18jusqu'au 20 octobre.
10:20Minimum ?
10:20Oui.
10:21Ça va peut-être jouer les prolongations
10:23et les tir en but.
10:24En fait, tout dépend du gouvernement
10:25et de toute façon, on ne lâchera pas.
10:27D'accord.
10:27Donc, je pense que le message est assez clair.
10:29On va certainement même augmenter la pression
10:32puisque ce qu'on a eu aujourd'hui,
10:33c'est zéro pointé.
10:34Donc, je pense qu'il va se passer
10:35beaucoup plus de choses avant le 20 octobre.
10:37Et on parlera, j'espère,
10:38du 28, 27, 28, 29 septembre à Paris.
10:41Mais on va en parler, bien évidemment,
10:43mais on prend la direction de la Gironde.
10:45Et oui, ça réagit au 0800 26 300 300.
10:48Et Sandra nous a appelé.
10:50Sandra, bonjour Sandra.
10:51Bonsoir Sandra.
10:52Vous êtes de la Gironde
10:53et vous avez de la famille pompier.
10:56Et surtout, vous venez d'une zone
10:58qui a été sinistrée, on peut le dire,
11:00cet été par les incendies,
11:03le sud-ouest de la Gironde.
11:06Voilà, moi, je viens d'une famille de pompiers.
11:08Donc, le papa de mes filles,
11:09mon ex-mari a été chef de caserne.
11:14Il a été, sans le cas de ferrer,
11:17il est pompier volontaire.
11:18Donc, il a un métier à côté.
11:21Stéphane parlait très bien
11:23des pompiers volontaires
11:25et aussi les pompiers professionnels
11:27qui ont le statut aussi de volontaire,
11:28bien entendu.
11:30Donc, c'est le papa de mes filles.
11:31Et donc, j'ai vécu pendant 17 ans
11:33dans la grande famille des pompiers.
11:35Donc, j'en garde de l'ADN toujours.
11:37Oui.
11:38Et quand vous voyez la grève des pompiers,
11:41vous en pensez quoi ?
11:42Vous les soutenez ?
11:43Oh, mais alors là, à 100%.
11:45Et je dirais même que j'en parle
11:47beaucoup autour de moi
11:48parce que je connais très bien
11:50leurs problèmes et leurs revendications
11:52qui ne datent pas d'aujourd'hui,
11:54qui datent depuis des années.
11:56Et ça, pour beaucoup de services publics,
11:58comme certaines infirmières,
11:59comme le métier que j'ai exercé
12:01quelques années que j'ai arrêté
12:03parce que ça devenait trop difficile,
12:06donc, auxiliaire de vie.
12:07C'est-à-dire qu'on nous prend
12:08pour des jambons, tout simplement.
12:12Pour des jambons, pourquoi ?
12:13Parce qu'ils ont besoin de nous
12:15et que c'est un service public
12:17et puis que, voilà,
12:18ça manque de moyens.
12:19Comme on parlait pour le Covid,
12:21on allait chez les personnes âgées
12:23hospitalisées à domicile
12:24avec des poches poubelles sur la tête
12:25parce qu'il n'y a pas de mal.
12:26Oui, ça en rappelle, oui.
12:27Voilà.
12:28Là, je vois, j'ai vu les pompiers
12:30se battre sur le front
12:31avec des bénévoles
12:32qui ont accepté,
12:33mais grandement,
12:34le service dont beaucoup
12:35ont perdu d'ailleurs leurs véhicules
12:38qu'ils ont prêté tout le long
12:40bénévolement pour les incendies de Gironde.
12:43Donc, en grande difficulté,
12:45parce qu'en général,
12:45c'était des commerçants,
12:46des artisans.
12:48Et j'ai vu les pompiers
12:50aller à la mort, carrément,
12:52parce qu'ils n'étaient pas
12:53assez nombreux,
12:54parce que les moyens,
12:55comme d'habitude,
12:56ne sont pas là,
12:57parce qu'on ne nous a pas pris
12:59au sérieux au départ.
13:01C'est-à-dire que quand le feu
13:03a été annoncé d'abord
13:04en premier FOMOS,
13:06on l'a pris à la légère.
13:08Je pense qu'ils n'ont pas compris
13:10que c'était très...
13:11Moi, j'ai su,
13:12j'étais au port ce jour-là.
13:14Le port,
13:14vous, il y a eu un nombre
13:15incroyable de maisons
13:16qui ont été détruites d'ailleurs.
13:18Oui, tout à fait.
13:19Moi, j'ai traversé le port
13:20d'ailleurs le dimanche dernier,
13:22parce qu'on a fait
13:23un concert folitaire sinistré
13:25avec Marc Samba
13:26qui a organisé
13:27et donc le chef
13:29qui a été avec son groupe
13:30adorable
13:31pour une cagnotte
13:32dans le livre.
13:33Donc,
13:33Sudroyu a été partenaire
13:34d'ailleurs, oui.
13:35Exactement,
13:36et on vous remercie
13:36mille fois
13:37parce qu'il y a eu
13:37énormément de monde
13:38parce que c'était
13:39en dans le livre.
13:40J'ai traversé le port,
13:41j'avais été déjà
13:42pour du bénévolat,
13:43mais là, du coup,
13:44j'étais dans les dernières,
13:45j'ai fait toute l'avenue
13:45du bassin
13:46avec les larmes
13:47qui coulaient.
13:49Vraiment.
13:50Parce que c'est...
13:51On ne peut pas s'imaginer
13:52quand on est de l'autre côté
13:53du bassin.
13:53C'est-à-dire,
13:54moi, j'habite au Cacferré,
13:55mais je me sens à présent
13:57beaucoup plus
13:58de l'autre côté.
13:58Mon cœur est là-bas.
14:00Même à Discaros,
14:01on peut dire,
14:02FOMOS,
14:03il y en a beaucoup
14:03qui se sont aussi battus
14:05contre le feu.
14:06Et je vous assure
14:07que quand vous traversez
14:08du porche à Lacanau,
14:10c'est le cœur ferré,
14:11c'est les larmes
14:12qui coulent.
14:14J'ai revu Marc
14:15et sa femme
14:17en arrivant à Lacanau.
14:19J'ai été encore plus émue
14:21parce que j'ai compris,
14:23parce que j'avais vu le porche
14:24avant que tout soit détruit.
14:25Je l'ai vu après.
14:27C'est vraiment dramatique.
14:30Alors,
14:31restez avec nous,
14:32Sandra.
14:32C'est un cri du cœur
14:33que pousse Sandra Stéphane
14:35les Sermesba, non ?
14:37C'est beaucoup d'émotions.
14:38Absolument.
14:39C'est déjà
14:40une des premières choses.
14:41Et puis ensuite,
14:43moi,
14:43sapeur-pompier,
14:44j'ai beaucoup de...
14:45comme mes collègues,
14:46beaucoup de tristesse
14:48à ce que la sécurité civile
14:50ait failli cet été.
14:51Et les responsables,
14:52ce n'est pas ceux
14:52qui sont sur les feux.
14:53Les responsables,
14:54ils sont au-dessus de nous.
14:55Et il va falloir
14:56qu'à un moment donné,
14:57on dise la vérité aux sinistrés
14:59parce qu'il y en a marre
15:00de cette langue de bois,
15:01de ces mensonges,
15:02de quand vous levez
15:02le petit doigt
15:03et que vous osez dire
15:04que quelque chose ne va pas.
15:06On est soit des méchants,
15:07un jour,
15:07on va nous traiter de terroristes,
15:08on en est là quand même.
15:09Et surtout,
15:09nous,
15:09ça fait des années
15:10qu'on le dit en fait.
15:11L'été a simplement permis
15:12de mettre au grand jour
15:13ce que nous,
15:14on dit.
15:14Et il y aura d'autres
15:15parce qu'on a vu
15:16sur le Covid
15:16où il manquait de masques
15:18ou il manquait de ceci
15:19ou il manquait de cela.
15:20Mais moi,
15:20je vous parle pour la sécurité civile.
15:21Mais je suis d'accord avec vous.
15:23L'exemple de la sécurité civile
15:24peut se démultiplier
15:25par le passé.
15:26Et exactement,
15:27il ne se démultipliera pas
15:28sur l'avenir
15:28parce qu'ils ont tout détruit
15:29de toute façon.
15:30Les services publics
15:30n'existent plus.
15:31Celui qui reste aujourd'hui,
15:32c'est encore la sécurité civile
15:33parce qu'on est les ramasse-miettes
15:34de tout le reste en fait.
15:36Mais le jour où ça s'arrêtera,
15:37il faut comprendre
15:38que 80% c'est des volontaires.
15:39Vous n'avez pas besoin
15:40de ça pour vivre.
15:41Je vous le dis.
15:42Le jour où ils arrêtent,
15:43la sécurité est finie.
15:44Ce n'est pas les 44 000
15:45ou même les 60 000
15:47si on arrive à avoir 20 000 postes.
15:48Donc je ne comprends même pas
15:49qu'un gouvernement,
15:50enfin les gouvernements,
15:51parce que je ne vais pas accuser
15:52qu'un seul gouvernement,
15:53je ne comprends pas
15:54qu'ils ne comprennent pas
15:56le trésor qu'ils ont
15:57dans les mains en fait.
15:58Et ça,
15:58je ne comprendrai jamais.
15:59Une question que je vous pose,
16:01Stéphane,
16:01et on va écouter Sandra aussi,
16:03on a beaucoup parlé
16:04pendant les incendies
16:05de cet été,
16:06notamment dans la Gironde,
16:07mais pas que.
16:08Il y en a eu ailleurs,
16:08il y en a eu dans les Landes,
16:09il y en a eu dans l'eau,
16:10dans le nord de la France,
16:11en forêt de Fontainebleau d'ailleurs,
16:13à 60 kilomètres de Paris.
16:14Ça ne va pas s'améliorer.
16:15Ça ne va pas s'améliorer.
16:16Parce que si vous voulez,
16:17c'est un cercle vicieux,
16:19c'est-à-dire qu'on sait très bien
16:20que les arbres et les forêts
16:22sont là pour que le climat,
16:25on va dire pour le dérèglement climatique...
16:29Pour absorber du CO2
16:32et absolument...
16:34Exactement.
16:34Et quand on traverse,
16:35notamment,
16:36comme vous dites,
16:37c'est partout en France,
16:38c'est dans l'Aude,
16:39mon frère,
16:39j'ai une partie de ma famille
16:40qui est dans l'Aude aussi,
16:41il y a des feux gigantesques,
16:43donc ça veut dire
16:43moins d'arbres,
16:45ça veut dire
16:46que le dérèglement climatique,
16:48de toute façon,
16:48il y a un réchauffement de certains.
16:49Moi, pour être dans certaines ONG,
16:51on prend 2 degrés dans la tronche.
16:53Ça veut dire que cet été
16:55qu'il y a eu là,
16:56était crucial.
16:57Cet été là,
16:58détermine notre avenir.
17:00Et malheureusement,
17:01si ça continue comme ça,
17:02on va droit dans le mur
17:03pour nos enfants.
17:03Mais tout le monde a oublié
17:04que le printemps 2026
17:06a été extrêmement arrosé
17:07et qu'on a eu des régions françaises,
17:09notamment à l'Ouest,
17:10complètement gorgées d'eau en fait.
17:11Et on aura peut-être,
17:12alors je ne vais pas reprendre
17:12mon épisode sévenol,
17:13je vais prendre l'épisode méditerranéen,
17:14comme ça je suis un peu plus large,
17:16mais on aura peut-être aussi
17:16des phénomènes dramatiques.
17:18La Méditerranée,
17:18elle a 30 degrés,
17:2029-30.
17:20C'est hallucinant.
17:22On a pu consacrer cet été
17:24en rentrant dans l'eau,
17:25on ne mettait pas longtemps
17:25avant de rentrer.
17:26Oui,
17:27et ce n'est pas forcément agréable.
17:28Le journaliste Météo
17:29nous disait 35 degrés.
17:30Rémi André.
17:3135 degrés au mois de septembre.
17:33Oui,
17:33c'est beaucoup plus supportable.
17:35La même période,
17:35en plein mois de juillet,
17:36on aura encore plus de 40.
17:37C'est ça la vérité.
17:38Le soleil est beaucoup plus loin aujourd'hui,
17:40donc c'est ce qui nous fait gagner.
17:41Mais il ne faut pas se réjouir
17:43d'avoir un septembre chaud,
17:44enfin doux.
17:46Restez avec nous, Sandra,
17:47on doit faire une courte pause.
17:50On va continuer à en parler.
17:51Tiens,
17:51vous voulez réagir Mathéo ?
17:53Le 0826 300 300 ?
17:54Exactement,
17:55si vous souhaitez continuer
17:56de parler de cette mobilisation
17:57des sapeurs-pompiers
17:58à partir d'aujourd'hui,
17:59un seul numéro,
18:00le 0826 300 300.
18:02Éventuellement,
18:03je participe
18:04à sudradio.fr
18:05et SMS au 7 20 18.
18:08On se retrouve dans quelques instants
18:09avec bien évidemment
18:10Stéphane Lessier-Mesba,
18:12Sandra,
18:12et on a Eric également
18:13qui veut s'exprimer.
18:15Lui vient également du sud,
18:16mais pas le même coin,
18:16plus dans les montagnes.
18:17On se retrouve dans quelques instants.
18:20Sudradio,
18:22parlons vrai.
18:24Ça s'est passé
18:25dans le grand matin Sudradio.
18:26Retour des vrais voix,
18:27écoute la France
18:28et on a le plaisir
18:29de recevoir Stéphane Lessier-Mesba,
18:30porte-parole du syndicat Sud 10
18:32en ce premier jour
18:34de mouvement des pompiers.
18:35On avait Sandra
18:36de l'âge Cap Ferret.
18:37Vous aviez,
18:38on va prendre Eric
18:38dans quelques instants
18:39de l'Ariège
18:40qui nous a appelé
18:41au 0826 300 300.
18:42Vous aviez une question
18:43Mathéo Lambelot ?
18:44Oui,
18:44pour Stéphane Lessier-Mesba.
18:46Donc,
18:46on voit beaucoup
18:46en milieu rural
18:47des campagnes de recrutement,
18:49notamment à cause
18:50d'un manque d'effectifs
18:51dans pas mal de casernes.
18:53Mais finalement,
18:53est-ce qu'on donne suffisamment
18:55envie aux Français
18:56de s'engager ?
18:57C'est surtout qu'en fait,
18:58on en demande beaucoup
18:59aujourd'hui.
18:59Quand on commence
19:00à s'engager sapeur-pompier
19:01volontaire,
19:02parce que vous me parlez
19:03des pompiers volontaires,
19:04je ne vous dis pas
19:05le bagage de formation
19:06qu'on vous demande derrière.
19:07Du secours à victimes,
19:08de l'incendie,
19:09du secours routier,
19:10de l'opération diverse,
19:10etc.
19:11etc.
19:11Tout ça,
19:12c'est pris sur leur temps
19:12de repos.
19:13Ah oui ?
19:14Bah oui,
19:15ça marche comme ça.
19:16Non,
19:16mais c'est dingue.
19:17Ah,
19:17pardon.
19:17Non,
19:17ça peut être pris
19:18sur la vacance.
19:19Ah oui,
19:20le temps de repos.
19:21Ça marche comme ça,
19:22en fait.
19:22Donc,
19:23comprenez qu'à un moment,
19:24quand j'ai commencé en 1994,
19:25l'espérance,
19:26j'allais dire de vie,
19:27excusez-moi,
19:28du lol,
19:29mais l'espérance
19:29d'un sapeur-pompier
19:30en activité,
19:31c'était entre 25 et 30 ans.
19:32Voilà,
19:33il durait,
19:34les anciens qui m'ont formé,
19:35ils avaient 30 ans
19:36de service minimum.
19:37Aujourd'hui,
19:37à 5 ans,
19:38ça décroche.
19:39Parce qu'on en demande
19:40toujours plus,
19:40en fait.
19:41Ça ne s'arrête jamais.
19:42Comme on fait
19:43tous les services
19:44de l'État,
19:44finalement,
19:45quand vous avez
19:46un pompier volontaire
19:47qui est couché,
19:48qui le lendemain
19:48va travailler
19:49à l'usine ou ailleurs,
19:50et que vous allez le sonner
19:51pour une mission
19:52qui n'est pas une mission
19:52sapeur-pompier,
19:54une fois,
19:55ça va aller,
19:55deux fois,
19:56ça va aller,
19:56mais au bout d'un moment,
19:57un,
19:58il réveille toute la famille,
19:59parce que quand le bip sonne,
20:00il ne vous dit pas le bruit
20:00que ça fait,
20:01il faut quand même
20:01que ça réveille du monde.
20:02Donc,
20:03si vous avez des enfants
20:04en bas âge,
20:04c'est mort.
20:05Et ensuite,
20:06il faut travailler
20:06derrière tout ça.
20:07Donc,
20:08on perd forcément.
20:08Alors,
20:09ils ont cette foi,
20:09mais en fait,
20:10elle n'est pas du tout
20:10encouragée par les gouvernants.
20:13La seule chose
20:13que nos gouvernants
20:15arrivent à peu près à faire,
20:16c'est de nous mettre une médaille
20:17quand on est mort.
20:17Pour le reste,
20:19vous voyez,
20:20le ministre n'était même
20:21pas là aujourd'hui.
20:21On parle aussi
20:22des pompiers volontaires
20:23quand on parle
20:23de la sécurité civile.
20:24Donc,
20:25lui qui est le patron
20:26des pompiers,
20:26soit disant,
20:27il aurait pu être là.
20:28Voilà.
20:29On a Eric de Lariège.
20:32Bonsoir, Eric.
20:34Bonsoir,
20:34les vrais voix.
20:35Alors,
20:35vous,
20:36vous avez été
20:36pompier professionnel
20:38et pompier volontaire,
20:39c'est ça ?
20:40Alors,
20:41j'ai été pompier professionnel,
20:43jeune savoir pompier avant,
20:44ça fait 50 ans
20:45que je suis dans les pompiers.
20:47Et je suis de nouveau
20:48pompier volontaire,
20:50là,
20:50pour terminer ma carrière
20:51tranquillement,
20:53pour aider
20:53les copains.
20:54Et puis,
20:55voilà.
20:56Mais,
20:57moi,
20:58j'en veux beaucoup
20:58aux politiques
20:59qui sont à l'origine
21:00de tous ces problèmes
21:01et de toute
21:03cette conflictualisation
21:06de ce qu'on voit
21:07aujourd'hui
21:07avec nos collègues
21:09qui sont en grève.
21:11Parce que,
21:12pourquoi ils sont
21:12à l'origine
21:13de tout ça ?
21:14Parce qu'ils ont
21:14déconstruit les textes
21:16qui avaient construit
21:17la sécurité civile,
21:19que la sécurité civile,
21:21aujourd'hui,
21:21le principe même
21:22de sa construction
21:25est devenu obsolète.
21:27Parce que
21:28les pompiers volontaires,
21:30les pompiers professionnels,
21:32ils sont tous
21:32à bout de souffle.
21:33Et puis,
21:34on n'a pas le personnel,
21:36on n'a pas le matériel.
21:37Et il faut faire quand même.
21:39Il faut faire quand même.
21:41Les feux qu'il y a eu cet été,
21:42c'était incroyable.
21:43C'était incroyable.
21:44Les images étaient terrifiantes.
21:46Quand on regardait
21:46au journal télévisé,
21:47il n'y a pas d'autre mot
21:48de terrifiant.
21:50Ah ben oui.
21:51Mais vous savez,
21:52nous,
21:52on a des feux un peu particuliers
21:53parce qu'on est en zone
21:54de montagne.
21:55Oui,
21:55l'Ariège,
21:56oui,
21:56c'est zone montagnard.
21:57Zone de montagne.
21:59On a des collègues
22:00qui mettent trois heures
22:01à pied pour monter
22:02jusqu'à là où le feu
22:03est installé
22:05parce qu'on n'a pas
22:06les hélicos,
22:07on n'a pas
22:08les moyens de transport
22:09aériens
22:10qui nous permettent
22:11de monter
22:12sur la montagne.
22:12Donc,
22:12il faut y aller à pied
22:13chercher l'incendie.
22:15Vous imaginez bien
22:16qu'une journée,
22:18vous avez fait trois heures
22:18pour monter,
22:19trois heures pour redescendre.
22:21Quand vous avez travaillé
22:22deux heures,
22:24le lendemain,
22:25vous êtes cuit.
22:25Si vous êtes pompier volontaire,
22:28comment vous faites
22:28pour retourner au boulot ?
22:30Mais alors,
22:31restez avec nous,
22:32Éric.
22:33Éric qui connaît bien
22:34les pompiers
22:34puisqu'il y a eu
22:35les deux statuts.
22:36Il y a un sujet,
22:37je voulais le poser
22:38mais on n'avait pas le temps
22:39quand on a eu Sandra.
22:40On a beaucoup parlé
22:41cet été,
22:42notamment lors des feux
22:43en Gironde,
22:43des problèmes du nombre
22:44de bombardiers d'eau
22:45ou de bombardiers de retardants
22:46parce que les avions
22:48ne bombardent pas que de l'eau,
22:49parfois ils bombardent
22:49du retardant.
22:50Est-ce que c'est vrai ?
22:51Il y a un manque ?
22:53Qu'est-ce qui se passe ?
22:55Ce qui se passe déjà
22:55c'est qu'on a la même flotte
22:56que les années 80.
22:57Donc 40 ans plus tard.
23:00Ce qui est assez simple
23:01à comprendre
23:01c'est que la forêt française
23:02continue de grandir.
23:03Il n'y a pas beaucoup
23:04de pays dans le monde
23:04mais en tout cas chez nous
23:05la surface boisée augmente
23:06à peu près 10-15%
23:08tous les 10 ans.
23:10Mais c'est déjà pas mal.
23:11Dans le même temps
23:12on a supprimé
23:131000 camions feu de forêt.
23:16Pourquoi ?
23:17Parce qu'il faut
23:18les restrictions budgétaires.
23:20Il y a 15 ans
23:21un camion feu de forêt
23:22avait 48 km²
23:23à couvrir.
23:2540 pardon.
23:25Aujourd'hui
23:26on est à 48 km².
23:28On a pris 8 de plus
23:29en fait
23:29avec 1000 camions feu de forêt.
23:31Ça fait 20% de plus
23:32de 40 km².
23:32Oui c'est exactement ça en fait.
23:33Mais avec beaucoup moins de camions.
23:35Et avec beaucoup moins de camions.
23:36Quand vous me parlez
23:37des moyens aériens
23:38en fait la sécurité civile
23:40de demain
23:40c'est pas que les bombardiers
23:41c'est pas que les canadaires
23:43c'est pas que les hélicos
23:44c'est aussi de l'intelligence artificielle
23:45c'est aussi des drones
23:46il y a tout ça
23:47quand j'ai oublié
23:48Eric je crois
23:49Eric nous parle justement
23:51de...
23:51Alors le drone ne fera pas tout
23:52en fait.
23:52Il faut bien comprendre
23:53un drone c'est 1000 litres
23:54un canadaire c'est 6000.
23:55Vous allez me dire
23:56on en met 6
23:56ça fait la même chose.
23:57Non.
23:57Parce qu'il y a aussi
23:58l'effet souffle
23:59du canadaire quand il largue.
24:00Vous voyez c'est une masse
24:01complète qui tombe.
24:02Si vous la coupez en 6
24:02ça fait pas la même masse
24:03ça fait pas le même résultat.
24:05Par contre
24:05dans les feux compliqués
24:06où on peut pas accéder
24:07ou alors dans les...
24:09Vous savez qu'en Gironde
24:10ça brûle toujours.
24:11Vous êtes au courant
24:11qu'il n'est pas éteint.
24:12Le dernier feu de 2022
24:1318 mois.
24:14Oui.
24:15Donc voilà
24:15alors il n'y a plus
24:16d'images spectaculaires
24:17mais on est sûr de la tourbe
24:18ça va continuer de brûler
24:19mais exactement
24:20ça va continuer de brûler
24:21pendant 18 mois.
24:22Le drone peut être aussi là
24:23pour larguer l'eau
24:24à cet endroit là.
24:24Et puis l'IA
24:25dans le département 45
24:27ils ont sorti
24:28une caméra IA
24:29qui est en train d'apprendre
24:32un agriculteur
24:33et qui fait de la poussière
24:34et un départ de feu.
24:36Vous voyez ?
24:36Et en fait l'IA
24:37va nous géolocaliser directement.
24:39Vous voyez ?
24:39Elle peut calculer
24:40par rapport à la météo
24:41par rapport à un moment T
24:43où est-ce qu'il faut
24:44l'attaquer tout de suite en fait.
24:45L'IA sert aussi à ça.
24:46Ça sert pas qu'à faire
24:47des belles images
24:48et encore pas toujours belles
24:49sur les réseaux sociaux en fait.
24:50L'IA elle peut...
24:51Non mais l'IA
24:52elle peut nous aider.
24:52Et c'est cette sécurité civile
24:54de demain qu'on veut en fait.
24:56Quand on vous dit
24:56il faut 2 milliards
24:57ah oui tout le monde dit
24:58ça peut faire bizarre
25:00mais on a besoin de ça
25:00pour aller plus loin en fait.
25:02Il y a 20 ans
25:03le monde venait
25:04alors j'exagère peut-être
25:05je suis peut-être trop chauvin
25:05je suis désolé
25:06mais une partie du monde
25:07occidental en tout cas
25:08venait en France
25:09voir comment on traitait
25:10nos feux de forêt.
25:11Aujourd'hui
25:11c'est l'Ukraine
25:12qui est en guerre
25:13qui vit en France.
25:14C'est hallucinant.
25:15Il y a quand même
25:16quelque chose qui marche plus.
25:18Et quand j'entends
25:18le président Macron
25:19que j'adore
25:20qui nous parle
25:21de faire 3 parcs
25:23pour 2 milliards d'euros
25:24et puis là
25:24il nous sort
25:25il nous sort quoi là ?
25:27Le festival international
25:29du jeu vidéo.
25:30Mais je me dis
25:31le président de la république
25:32il n'a pas autre chose
25:32à gérer en ce moment.
25:35Quand on dit
25:35qu'ils sont déconnectés
25:36est-ce que le terme
25:37on n'est pas assez fort là-dessus ?
25:39Ils ne sont pas déconnectés
25:40ils sont hors sol
25:41ils sont lunaires
25:42ils sont martiens
25:43ils ne sont même plus avec nous
25:44en fait.
25:45Donc comment voulez-vous
25:45qu'on se comprenne ?
25:47Je pense que quand nous
25:48on voit rouge
25:49ils voient noir.
25:50Donc à un moment donné
25:52juste pour vous dire
25:53si la population
25:54ne comprend pas
25:55que cette sécurité civile
25:56c'est leur bien
25:56c'est un trésor
25:57que nos anciens
25:58nous ont légué
26:00si elle ne comprend pas ça
26:01on n'y arrivera pas.
26:02Ce n'est pas 44 000 pros
26:03qui ne seront pas de toute façon
26:04en grève
26:04parce qu'ils seront en caserne
26:05mais si on est 2 000, 3 000, 4 000
26:07à Paris en fin du mois
26:08ça ne suffira pas.
26:10Il faut que la population
26:10et les communes
26:11nous aident.
26:12Les communes
26:13qu'est-ce qu'elles peuvent faire ?
26:14éclairer le maximum
26:15de monuments
26:15au coût le moins onéreux
26:17on ne veut pas dépenser
26:17d'argent public
26:18parce qu'on n'en a pas
26:19en rouge
26:20on veut le septembre rouge
26:21la population
26:22qu'est-ce qu'elle peut faire ?
26:23Elle met des nœuds rouges
26:24sur les rétros des voitures
26:26sur l'antenne de la voiture
26:28ou
26:28on met un linge
26:29avec un message
26:30un cœur
26:31un merci
26:32soutien aux pompiers
26:33et en fait
26:34on fait de ce pays
26:35en moins de 25 jours
26:36comme on tapait
26:37sur les casseroles
26:38pendant le Covid
26:39pour remercier les soignants
26:40il faut que tout devienne rouge
26:41de la plus petite commune de France
26:42à la plus grande
26:43c'est-à-dire la capitale
26:44On va redonner la parole
26:46rapidement à Eric
26:47et à Sandra
26:47Eric vous qui êtes pompier
26:48depuis longtemps
26:49vous êtes d'accord
26:49avec l'analyse
26:50de Stéphane Lesser-Mesba ?
26:53Oui en partie
26:53après moi ce que je peux rajouter
26:55c'est que
26:56les moyens aériens
26:58dans les années 90
26:59ça ne remonte pas à hier
27:01c'est bien plus ancien que ça
27:03on avait l'Hercule 530
27:05qui venait
27:06donc qui était un gros porteur
27:07qui venait compléter
27:09déjà dans les années 90
27:12aujourd'hui on a l'A400M
27:13il y en a un
27:14qu'on a vite fait
27:15équipé avec des matériels
27:17pour dire deux
27:18je veux dire
27:19le Chinook
27:20qui est venu
27:20avec des milliers
27:22il peut larguer
27:23même plus qu'un Canadair
27:25mais qu'est-ce qu'on attend ?
27:27qu'est-ce qu'on attend ?
27:27on sait faire des avions
27:29on sait faire
27:30qu'est-ce qu'on attend
27:31pour équiper
27:32la sécurité civile
27:34avec des avions
27:35avec des moyens
27:36de dernière génération
27:38après ce qui compte
27:39quand même
27:40excusez-moi
27:40ce qui compte quand même
27:41dans tout ça
27:42c'est aussi le temps
27:43de réapprovisionnement
27:44de l'engin
27:44quand vous prenez
27:45la 400M
27:46alors ils ont fait
27:46des belles images
27:47pour la télé
27:48ça c'est vrai
27:48mais est-ce que vous savez
27:49combien de temps il faut
27:50pour recharger le 400M ?
27:51assez longtemps
27:52parce que lui
27:52il ne veut pas recharger
27:53sur un
27:53contrairement à un Canadair
27:54il faut qu'il retourne
27:55on ne le pose pas
27:56n'importe où déjà
27:56donc il repart en base
27:583 heures pour le remplir
27:59une fois qu'il est en base
27:59vous imaginez
28:00le feu de Gironde
28:01en 3 heures
28:02le nombre d'hectares
28:03qui l'avait parcouru
28:04l'avantage du Canadair
28:06certes c'est que 6 000 litres
28:07mais par contre
28:08en écopant
28:09en quelques minutes
28:10il est plein en fait
28:11il est venu charger
28:12sur la Seine
28:13pour les feux de Fontainebleau
28:14absolument
28:15voilà
28:15faites ça avec la 400M
28:17c'est impossible
28:18il ne peut pas se coucher
28:19sur la Seine
28:19donc à un moment donné
28:20ce que je veux dire à Eric
28:21il a tout à fait raison
28:22mais en fait
28:23on a besoin de beaucoup de choses
28:24en fait
28:25on n'a pas besoin
28:26que de Canadair
28:26ou d'HBE
28:27c'est très facile
28:28enfin d'hélicoptère pardon
28:29exactement
28:30hélicoptère bombardier
28:31exactement
28:31oui parce que
28:32il faut que j'arrête
28:32de parler trop pompier
28:33et puis juste quelque chose
28:34avant on tracait un trait
28:36le sud de la France
28:37on le défend pour ses feux de forêt
28:38et le reste ça ne brûlait pas
28:39aujourd'hui ça brûle
28:40donc il va falloir déployer
28:42on a le droit
28:42à la même sécurité
28:43moi je viens du Morvan
28:44on a mis du sapin partout
28:46du sapin de Noël et autres
28:47et bien le Morvan brûlera
28:48on n'aura pas des catastrophes
28:50certainement pas des catastrophes
28:51comme on a connu en Gironde
28:52parce qu'on a encore
28:52beaucoup de bois
28:53qui sont feuillus
28:54mais enfin ils font table rase
28:55de tout ça
28:55et donc c'est pour faire comprendre
28:57à l'ensemble de la population
28:58les bois vont continuer de brûler
29:00ainsi que le reste
29:01de l'espace naturel
29:03Sandra
29:03vous avez entendu
29:04nos amis Eric
29:06qui est appelé
29:07aux enrées sur 263
29:08et Stéphane
29:08vous voulez leur dire
29:09vous êtes d'accord avec ça
29:11vous avez vu ce manque criant
29:12que vous avez de la famille pompier
29:14lors des incendies
29:15oui donc mon ex-mari
29:16on est d'accord
29:17et puis bon moi
29:17je suis très observatrice
29:19je pense qu'il faut aussi
29:20écouter les gens
29:21qui connaissent leur territoire
29:22c'est à dire que moi
29:23avant l'été
29:24je ne sais pas pourquoi
29:25j'étais persuadée
29:26qu'il allait se passer quelque chose
29:27parce que déjà
29:28j'avais remarqué dans nos forêts
29:30notamment au truc vert
29:31que c'était
29:31mais sec
29:32mais comme jamais
29:34et depuis bien longtemps
29:35et je me suis dit
29:36pourquoi pas en prévention
29:38c'est dans ma tête
29:39peut-être que
29:40ça viendra un jour
29:41aux oreilles de l'état
29:43déjà humidifié
29:44parce que
29:45vous savez
29:45de l'argent gaspillé
29:46notamment à Paris
29:47notamment on va parler
29:49est-ce qu'il était moins
29:49sans langue de bois
29:50de ce qui s'est passé
29:51avec Viton et compagnie
29:53où ils ont
29:54balargué de l'eau
29:54pas possible
29:55pour leur événement
29:56cette eau là
29:57aurait pu servir
29:58par exemple
29:58à arroser des zones
30:00très sèches
30:01environ
30:02en prévention
30:05notamment
30:05aussi
30:06il faut se rappeler
30:07qu'il y a une loi
30:08qui a été votée
30:10pour les canadaires
30:11normalement
30:12on devait avoir
30:12deux ou trois canadaires
30:13de plus
30:14cette loi a été rejetée
30:15par tout
30:16notamment
30:17enfin moi je suis apolitique
30:18mais par le RN
30:20etc
30:22par les partis
30:23donc
30:24alors ça j'ai pas vérifié
30:25le vote
30:26je sais pas
30:26oui c'est sûr
30:27je me renseigne
30:28j'ai un petit média
30:29donc je me renseigne
30:30sur tout
30:30et je peux vous dire
30:32que oui bien sûr
30:33que les moyens
30:33il en manque
30:34et que actuellement
30:35la France
30:35est incapable
30:38à cause des moyens
30:39qu'ils n'ont pas
30:40attribués
30:40aux pompiers
30:41aux pompiers
30:43voilà
30:43il faut bien le dire
30:43puisque ce sont les bénévoles
30:44qui ont aidé les pompiers
30:45les agriculteurs
30:46que madame la prétette
30:47ne voulait pas au départ
30:49tant qu'il n'y aura
30:50pas de moyens
30:50les agriculteurs
30:51mouillent le maillot
30:51on peut pas dire autrement
30:52il faut les remercier aussi
30:54elle en voulait pas au départ
30:55mais après elle a compris
30:56que c'était à 15 minutes
30:58de Bordeaux quand même
30:59le feu
30:59donc là ils se sont dit
31:01il faut qu'on y aille
31:02donc monsieur Macron
31:03y est donc allé
31:04il n'a pas compris
31:05il pensait que
31:06les canadaires
31:08pouvaient survoler
31:09les incendies la nuit
31:11un canadaire
31:12ne survolent pas
31:12les incendies la nuit
31:13voilà
31:14donc il faut d'abord
31:14se renseigner
31:15avant de parler
31:16voilà
31:17donc ça n'a pas empêché
31:19de faire du jet ski
31:20pendant que
31:21les pompiers
31:22et les bénévoles
31:22ont continué
31:23à éteindre
31:23les 6 mois
31:24parce que
31:25comme disait Stéphane
31:26il faut savoir
31:27que pendant 18 mois
31:29comme en 2022
31:30il y a le feu
31:31dessous
31:32qui couvre
31:32qui couvre
31:33donc il y a quand même
31:34eu encore des bénévoles
31:35et des pompiers
31:36qui sont sur le terrain
31:37pour tout surveiller
31:39et que là
31:39ça va être dramatique
31:41dans les années à venir
31:42s'il n'y a pas de moyens
31:42Sandra
31:43on va laisser le mot de la fin
32:13à Stéphane
32:15donc il y a le choix
32:16pour aller s'informer
32:17on est sur
32:18les mêmes revendications
32:20donc là dessus
32:21il n'y a pas de problématique
32:22et ce qui est important
32:23c'est que
32:23chaque chose que le citoyen
32:25peut faire pour nous
32:25et il y a quelque chose
32:26qu'on n'a pas parlé
32:27mais j'aurais aimé
32:27qu'on en parle
32:28c'est aussi de cette culture du risque
32:29parce que ce que Sandra
32:30vient de dire justement
32:31juste avant
32:31c'est aussi cette culture du risque
32:33si on forme
32:34les citoyens français
32:35à la culture du risque
32:36on n'aura plus
32:36en principe
32:37quelqu'un qui va débroussailler
32:38en plein
32:39à 40 degrés
32:40ça ça ne doit plus exister
32:41et surtout
32:42il doit y avoir
32:42des réactions immédiates
32:43parce que le feu du départ
32:44moi j'ai discuté
32:45avec les gens de Gironde
32:46du collectif
32:47le feu de départ
32:48est petit en fait
32:48il aurait pu être traité
32:50et ça vous pouvez aller vérifier
32:51c'est certain en fait
32:52donc le sous-traitant d'Enedis
32:54n'aurait jamais dû faire ça
32:55en fait on ne débroussaille pas
32:56en pleine canicule
32:57on débroussaille à la fin de l'été
32:58à la fin du printemps
32:59quand c'est encore humide
33:00quand c'est vert
33:00on a eu deux problèmes
33:01beaucoup d'eau cet automne
33:02et cet hiver
33:03ce qui nous a fait une végétation
33:05luxuriante
33:05qui a séché au mois de juin
33:06en mois de juin
33:07le pire moment
33:08comprenez bien
33:09qu'une canicule au mois de juillet
33:10au mois de juin pardon
33:11le soleil se couche à 22h
33:13en ce moment
33:14à 20h il fait nuit
33:14on n'est pas sur la même chose
33:1720h, 20h30
33:17on ne va pas se discuter pour ça
33:19mais vous voyez en fait
33:20tout est important
33:21dans ce qu'on raconte
33:21en fait
33:21et il faut vraiment
33:22que les français comprennent
33:23donc mobilisez-vous
33:25prenez ce dossier sécurité civile
33:27parce que là pour une fois
33:29c'est vraiment
33:29les sapeurs-pompiers
33:30et la sécurité civile
33:31on a vraiment besoin de vous aujourd'hui
33:33Merci Stéphane Lécière-Mesbain
33:34pour parler du syndicat Suds10
33:36Merci à vous
33:37Sandra Eric
33:38famille de pompiers
33:39et pompiers
33:39pour vos témoignages
33:40dans quelques instants
33:41on va passer à un autre sujet
33:43les buralistes
33:44et les bistrottiers
33:45Nos buralistes
33:46qui eux aussi
33:47sont en colère
33:48et qui ont enclenché aussi
33:50une grève
33:51depuis hier
33:52Et bien on en reparle
33:53tout de suite
33:54Vous voulez réagir
33:54le 0826 300 300
33:5819h20
33:58Les vraies voix
34:00écoutent la France
34:01On a passé trois quarts d'heure
34:03avec les pompiers
34:03c'était passionnant
34:04avec des familles
34:05de pompiers
34:06des pompiers volontaires
34:07et vraiment
34:08c'est un conflit
34:09qui commence aujourd'hui
34:10et qui risque de durer
34:11et on le suivra bien évidemment
34:13sur Sud Radio
34:13On va parler rapidement
34:14d'une autre problématique
34:15c'est celle des buralistes
34:16Mathieu
34:17qui réclame un gel de la fiscalité
34:19sur le tabac
34:20mais aussi la fin de l'indexation
34:22des prix du tabac
34:23sur l'inflation
34:24et pour en parler
34:25nous recevons
34:25Serdar Kaya
34:26président de la confédération
34:28des buralistes
34:29Bonsoir Serdar Kaya
34:31Bonsoir
34:31Alors vous protestez
34:33contre la hausse
34:34des prix du tabac
34:34vous avez quelques problèmes
34:36également
34:36dans votre profession
34:37c'est pour ça
34:38que vous voulez réagir
34:39Mais oui complètement
34:40je crois que là
34:41c'est le réseau complet
34:42qui est mobilisé
34:4322 500 buralistes
34:45dans plusieurs villes en France
34:46qui se mobilisent
34:47de ce lundi
34:48jusqu'à vendredi
34:49à Vernon
34:49chez le Premier Ministre
34:50parce que tout simplement
34:52ce n'est plus possible
34:52ce n'est plus possible
34:53pour un réseau
34:54qui est aujourd'hui
34:55mis en lumière
34:56à chaque fois
34:56lorsqu'on dit
34:57vous êtes un commerce essentiel
34:59vous êtes un commerce de proximité
35:00et chaque 1er janvier
35:01c'est le coût de massue
35:02avec un prix qui augmente
35:03par une indexation de l'inflation
35:04une fiscalité punitive
35:06et là ce n'est plus possible
35:07et donc on a décidé
35:08de sortir
35:08pour exprimer notre colère
35:10Alors la question
35:11est-ce que vous
35:12parce qu'on entendait
35:13notre ami pompier
35:14qui disait
35:14qu'il n'était pas écouté
35:15par les pouvoirs publics
35:16vous êtes président
35:17du syndicat des buralistes
35:19président national
35:19de la confédération des buralistes
35:21vous êtes écouté
35:22par les pouvoirs publics
35:22ou ça rentre par une oreille
35:23et ça ressort par l'autre ?
35:25Moi je crois que
35:26les pouvoirs publics
35:27les décideurs politiques
35:28ils doivent prendre conscience
35:29que ce que nous demandons
35:30ce sont des choses lucides
35:31et vous savez ce qui se passe
35:32c'est que lorsqu'on les rencontre
35:33bien souvent
35:34le décideur politique
35:35va nous dire
35:36j'entends votre colère
35:36j'entends vos revendications
35:37et puis il n'y a plus rien
35:39en fait les pompiers
35:40nous et d'autres
35:41corporations professionnelles
35:42qui représentent
35:42des commerces en difficulté
35:44et bien on a le sentiment
35:45d'être juste entendu
35:47mais nous ce qu'on demande
35:48c'est un courage politique
35:48de leur part
35:49alors on a un de vos confrères
35:51qu'on connait bien
35:51sur Sud Radio
35:52puisqu'il est à Fouléron
35:54dans le Lot-et-Garonne
35:56c'est Pierre Ferland
35:57bonsoir Pierre
35:59bonsoir Philippe
36:00alors vous vous êtes bistrottier
36:01et buraliste
36:02les deux à la fois
36:03quand vous entendez
36:04Sardar Kaya
36:04on peut supposer
36:06que vous êtes d'accord
36:07je suis complètement d'accord
36:08avec Sardar
36:09alors
36:11notre métier
36:12est en grand danger
36:12et bon
36:13on ne se fait pas
36:1430 ans
36:14mais bon
36:15comme je rejoins
36:16Sardar aussi
36:16sur le fait
36:17tout en général
36:19les pompiers
36:19l'agriculture
36:21les hôpitaux
36:22il y en a un ras-le-bol général
36:24j'ai l'impression
36:24en fait
36:26il y a un ras-le-bol général
36:27justement
36:28vous en tant que bistrottier
36:29vous avez entendu
36:29la proposition
36:30de Gabriel Attal
36:31d'aller dans 1000 bistrots
36:33pour parler aux français
36:34est-ce que les français
36:35ils en parlent
36:36dans votre bistrot
36:37tabac des élections
36:38et qu'est-ce qu'ils en disent ?
36:41qu'est-ce qu'ils en disent ?
36:42les français
36:42se posent beaucoup de questions
36:43pour l'avenir aujourd'hui
36:44parce que bon
36:46il y a une multitude de choses
36:47et aujourd'hui
36:48c'est de l'insécurité
36:49hausse de pouvoir d'achat
36:53on perd notre économie
36:55l'éducation aussi
36:56comme j'ai pu entendre
36:57par la suite
36:58enfin ce que vous avez dit
36:59juste avant
37:00oui
37:00les classements PISA
37:02désastreux
37:02oui
37:03exactement
37:04et tout ça
37:05dans nos commerces
37:06on l'entend tous les jours
37:07parce que
37:09toute la population
37:10se réunit
37:11pour parler un peu de ça
37:12et ils en sont quand même
37:13très inquiets de la suite
37:14Serdar Kaya
37:15vous êtes d'accord avec ça ?
37:16tous vos confrères
37:17ils en parlent
37:18ils sont assez inquiets
37:19de l'avenir
37:20et de ce qui se passe
37:22en ce moment en France ?
37:23bien sûr
37:24bien sûr qu'ils sont inquiets
37:25d'ailleurs
37:26vous savez
37:27le réseau des ruralistes
37:28on peut être à 300-500 km
37:29des uns des autres
37:30on fait le même constat
37:31vous savez pourquoi ?
37:32parce qu'on a 10 millions
37:33de clients par jour
37:33et moi je crois
37:34que aujourd'hui
37:35le réseau des ruralistes
37:35ça fait un septième
37:36de la population
37:37pratiquement
37:37c'est vrai que c'est énorme
37:39c'est énorme
37:39et je dirais même
37:40que désormais
37:40le réseau des ruralistes
37:41a décidé de jouer
37:42au rapport de force
37:43on met en compétition
37:44les candidats à la présidentielle
37:45pour dire qu'à un moment donné
37:46quelle est votre vision
37:47et qu'est-ce que vous décidez
37:48pour le réseau
37:49mais moi je vous dirais
37:50très rapidement
37:50qu'on demande au gouvernement
37:51actuel d'agir très vite
37:53dès la lecture du prochain budget
37:54pour qu'il puisse geler
37:56le prix du tabac
37:56parce qu'au-delà de ça
37:58s'il continue
37:58cette fiscalité punitive
38:00encore une fois
38:00on va se retrouver
38:01par une contrebande
38:02qui explose
38:02donc je dirais finalement
38:03ils ont entre leurs mains
38:04l'avenir d'une société
38:06qui peut s'améliorer
38:07ou s'apaiser
38:08ou bien laisser
38:09l'installation du trafic
38:10dans tout le territoire
38:11Pierre Ferland
38:12vous vous êtes
38:13un peu dans le centre de la France
38:15loin des frontières
38:15vous êtes frappé aussi
38:16par la contrebande
38:17dans l'Oté-Garonne ?
38:19loin je dirais pas
38:20je dirais pas quand même ça
38:21l'Espagne est bien à 200 km
38:23bien sûr
38:23bien sûr qu'on est frappé
38:25quand l'Ariège a été fermé
38:26pendant 3 mois
38:27on a bien sûr vu
38:28que nos ventes sont remontées
38:30ça a été significatif
38:31pendant 3-4 mois
38:33nos ventes sont remontées
38:33et bien là
38:34c'est reparti à la baisse
38:35mais c'est pas étonnant quoi
38:37et vous êtes d'accord avec ça
38:39Serdar Kaya ?
38:40tout le monde est touché
38:41aujourd'hui
38:41même au plein centre
38:42de la France
38:43je sais pas moi
38:44dans le Cher
38:45ou quelque part à côté
38:47l'Allier etc
38:48ah oui oui
38:49on avait ce jour
38:50une mobilisation à Givor
38:52on avait les collègues
38:53du Puy-de-Dôme
38:54de l'Allier
38:54le même constat partout
38:56parce que le trafic
38:56désormais s'installe
38:57vous savez c'est une organisation
38:58logistique qui est au point
38:59par tous les territoires
39:01désormais vous avez un paquet
39:01de cigarettes à 6-7 euros
39:03que vous soyez à Clermont-Ferrand
39:04ou à Brest
39:05ou bien à Strasbourg
39:06vous l'avez
39:07il n'y a aucun problème là-dessus
39:08et vous êtes en plein mouvement
39:10donc le mouvement
39:10il se termine en fin de semaine
39:12à Vernon
39:12chez eux
39:13je vais dire
39:14Gabriel Talpa du tout
39:15chez Sébastien Lecornu
39:17c'est ça ?
39:18exactement
39:18on se mobilise
39:19pour le dernier rendez-vous
39:20mais c'est pas
39:21la fin d'une mobilisation
39:22parce que le réseau des buralistes
39:23c'est un réseau résilient
39:24mais on se retrouvera
39:25à Vernon
39:26et j'invite le Premier ministre
39:27à venir s'adresser
39:28au réseau des buralistes
39:29pour dire
39:30qu'est-ce qu'il décide de faire
39:31sur le prochain budget
39:32est-ce qu'il gèle le prix
39:33ou bien à l'averse
39:34il veut laisser tomber
39:34le réseau des buralistes
39:35à lui de prendre ses responsabilités
39:37avec son gouvernement
39:37mais on en parlait
39:38il y a quelques instants
39:39avec les pompiers
39:41vous avez des élus locaux
39:43également
39:43Pierre Ferland
39:44le maire de Fouléron
39:45ils vous ont dit quoi
39:46quand vous dites
39:47nous on a un problème
39:47on a de la contrebande ici
39:49alors il n'a peut-être
39:50pas de police municipale
39:51comment ils réagissent
39:52les pouvoirs publics locaux ?
39:54ils entendent
39:55ils nous écoutent
39:56après qu'est-ce que vous voulez
39:57qu'ils fassent de plus
39:58ce sont des petits maires de village
40:01ils sont là auprès de nous
40:02mais aujourd'hui
40:03ils ne nous disent pas grand chose
40:06après l'idée de monsieur Attal
40:07d'aller dans les cafés
40:08dans les cafés
40:09tout ça
40:10rencontrer la population
40:11et entendre
40:12ce qu'ils ont à dire
40:13je pense que c'est une bonne idée
40:14mais après
40:14il faut aussi que ça se suive derrière
40:16entendre la population
40:17mais il faut appuyer
40:18après ce que la population
40:19dit aussi
40:20alors écoutez
40:21on va suivre ça de près également
40:23parce qu'on aime beaucoup
40:24nos buralistes
40:25sur Sud Radio
40:25qui sont vraiment
40:26un lien de vie
40:28je le répète
40:28merci beaucoup
40:30Serdar Kaya
40:30président national
40:31de la confédération
40:32des buralistes
40:32et Pierre Ferland
40:34bistrottier
40:35et buraliste
40:36à Fouléron
40:37si jamais
40:38Gabriel Attal
40:39vient au Maryland
40:40vous nous tenez au courant
40:40Pierre
40:41hein
40:41merci
40:41merci
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