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  • il y a 27 minutes
Avec Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du RN
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-06##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Jacques Cardoz
00:02Il est 8h29, bienvenue si vous nous rejoignez sur Sud Radio.
00:06C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Louis Alliot,
00:11maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National.
00:14Louis Alliot, bonjour.
00:15Bonjour.
00:16Commençons par les manifestations partout en France aujourd'hui.
00:18Est-ce qu'à Perpignan, il y a eu des dégâts et des violences ?
00:22Il y a eu quelques débordements avec une voiture brûlée la semaine dernière.
00:26Mais on ne peut pas dire qu'il y a eu beaucoup de dégâts pour l'instant.
00:31Évidemment, on est tous appelés au calme.
00:34Mais on voit très bien que c'est l'apanage d'une minorité
00:37et que l'ensemble des lycéens ne veulent pas le chaos ni casser quoi que ce soit.
00:42Alors, en tout cas, une nouvelle vidéo fait polémique et met en cause un policier national à Perpignan.
00:47On le voit dire à une jeune fille qui se plaint d'avoir reçu du gaz lacrymogène.
00:51Demain, tu vas te faire agresser par trois racailles, trois blédards ou trois merdes.
00:55Pardon pour les termes, mais c'est ce qu'il dit.
00:57Qui veulent te violer. Est-ce que tu vas dire pareil ?
00:59Voilà ce qu'il dit. Vous cautionnez ce genre de propos ?
01:02Non. Et c'est à la police nationale à faire le ménage dans ses rangs.
01:05Vous savez, si ça s'était arrivé avec la police municipale, j'aurais fait moi-même le ménage.
01:09Je ne sais pas que donnera l'enquête de cette affaire-là.
01:12On est étonné d'ailleurs que le policier ne porte même pas d'insigne pourtant obligatoire.
01:16Ça vous a frappé, vous aussi ?
01:18Alors oui, ça c'est choquant.
01:19Mais ce qui m'a frappé aussi, c'est que le média en question ne mentionne pas de quelle police
01:23il était.
01:24Très certainement pour nuire à la mairie et à sa police municipale.
01:27Vous voulez dire qu'ils entretiennent une confusion haïtienne ?
01:30Bon, c'est des suppôts de Mediapart, donc ça ne m'étonne pas.
01:33Hier, un adolescent a eu une main arrachée après un tir avec une grenade de désencerclement.
01:39Faut-il interdire ces grenades ?
01:41On est les seuls à utiliser ce type de grenade en France.
01:44Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:45Écoutez, je ne sais pas. Je ne suis pas un spécialiste de la question.
01:47La seule chose que je vois, c'est que quand il y a des manifestations violentes,
01:51les policiers maintiennent l'ordre avec divers...
01:54De façon proportionnée ?
01:56C'est la règle.
01:58S'il n'y a pas de façon proportionnée,
02:00à ce moment-là, il faudra mettre en responsabilité
02:04les chefs de cette affaire-là.
02:06Mais jusqu'à présent, quand on se rend compte
02:08des manifestations qu'il y a eues dans notre péri
02:10depuis maintenant, on va dire, une dizaine d'années,
02:13les black blocks,
02:14après ça a été les gilets jaunes,
02:16je ne parle pas du début des gilets jaunes,
02:18qui étaient plutôt des gabiens,
02:20mais à la fin où ça a dégénéré, etc.
02:22La police est en première...
02:23Les attentats, etc.
02:25est en première ligne de toutes ces violences
02:28depuis maintenant une dizaine d'années.
02:30Et moi, je suis plutôt du côté de la police
02:33que des gens qui agressent,
02:34mais au milieu, nécessairement,
02:36il peut y avoir des choses qui ne sont pas
02:38ni conventionnelles, ni adaptées.
02:41Je vous pose ces questions,
02:42parce que durant les gilets jaunes,
02:43précisément, vous déploriez une réponse
02:46disproportionnée.
02:46Est-ce que cette fois-ci, elle est acceptable ?
02:48Est-ce qu'elle convient à ce qui se passe ?
02:50Elle est proportionnée ?
02:51Mais tout dépend.
02:51Si vous mettez le feu au lycée de Nantes,
02:53c'est quoi la réponse proportionnée
02:55ou disproportionnée ?
02:56Le problème, il est là.
02:57Mais j'en sais rien.
02:57Moi, je ne suis pas un spécialiste de la question.
02:59Je suppose quand même qu'on a une expérience
03:02du maintien de l'ordre
03:03et que les policiers agissent
03:05avec professionnalisme.
03:06Vous avez forcément un avis.
03:08Vous êtes vice-président du Rassemblement National.
03:09Peut-être amené demain
03:11à présider ou détenir ces...
03:16Moi, j'ai un avis.
03:27où on a pu voir des agressions
03:29de policiers
03:29ou d'autres élèves
03:31ou même de médias, d'ailleurs.
03:33Oui, je trouve que, pour l'instant,
03:35au regard du nombre de jeunes
03:37qui sont dans la rue,
03:38les choses restent,
03:40j'allais dire,
03:41dans le cadre
03:42de ce qui est admissible.
03:44En aucun cas,
03:45vous ne comprenez
03:46la colère des lycéens, aujourd'hui ?
03:49Ce n'est pas les lycéens.
03:51C'est certains lycéens.
03:52Ce que je comprends,
03:53c'est le mal-être
03:55des lycéens
03:56pour leur avenir.
03:57Comment vous le percevez, justement ?
03:58Eh bien, justement,
03:59parce que moi,
03:59j'ai quand même discuté avec certains.
04:02Certains viennent de reprocher,
04:03j'en ai vu quelques-uns,
04:04notamment dans la région parisienne,
04:06des petits bourgeois
04:07qui vivent dans les beaux quartiers de Paris,
04:09qui veulent faire la révolution
04:10avec le keffier palestinien
04:12autour du cou.
04:13Mais c'est leurs parents
04:15qui sont responsables de ça.
04:17Ce n'est pas le Rassemblement National.
04:19Alors, ils sont avec des pancartes,
04:20qui ne sont pas sincères.
04:21Je ne sais pas qui...
04:22Ils sont idiots.
04:23Parce que la vérité,
04:24quand ils brûlent un portrait
04:25de Marine Le Pen,
04:26comme hier,
04:27mais Marine Le Pen,
04:27elle n'y est pour rien, là-dedans.
04:28C'est la génération de leurs parents
04:30et de la gauche
04:31qui a mené les affaires du pays
04:32pendant tant d'années.
04:33Donc, qu'ils s'en prennent
04:34aux véritables responsables
04:35et qu'ils arrêtent
04:36de fantasmer
04:38un responsable
04:39qui n'existe pas.
04:40En revanche,
04:40moi, je sais qu'après le désordre,
04:42viendra le temps de l'ordre
04:43et qu'au mois de mai,
04:45lorsque Marine Le Pen
04:46sera élue président de la République,
04:47on remettra de l'ordre dans le pays.
04:49C'est-à-dire ?
04:50On fera appliquer la loi.
04:51Si demain,
04:52il y a ce type de manifestation,
04:53comment vous ferez ?
04:54Comment vous gérerez
04:55ce genre de mouvement ?
04:56On rétablira l'ordre,
04:58mais on donnera aussi
04:59un certain nombre
05:01d'orientations pour le pays
05:02qui permettront
05:04de voir l'avenir
05:04avec confiance.
05:05Parce que c'est sûr
05:05que si vous n'avez pas d'avenir
05:07que l'emploi,
05:09que la sécurité,
05:11que, j'allais dire,
05:12la jeunesse
05:13est systématiquement percutée
05:16par tout ce que l'on peut voir
05:17aujourd'hui,
05:18eh bien,
05:20une certaine partie d'entre elles
05:21se rebellent.
05:22Et se rebellent,
05:23d'une manière objective,
05:25ça, c'est des manifestations
05:27qui sont acceptables
05:29ou d'une manière orientée,
05:31politisée, organisée.
05:33Ça, c'est ce que nous voyons
05:34avec la France insoumise aujourd'hui,
05:35M. Bakayoko
05:36et M. Mélenchon.
05:37Lorsque vous dites
05:38on rétablira l'ordre
05:39et puis on répondra
05:40également à la jeunesse,
05:41vous jouerez sur les deux tableaux
05:43si on se projette
05:43dans mai, juin prochain,
05:45on sait qu'il y a un risque
05:46si vous êtes demain
05:47aux manettes
05:49que la France insoumise
05:50organise un troisième tour
05:51social
05:52dans les rues.
05:54Comment vous répondrez ?
05:55Parce que vous me dites
05:56on rétablira l'ordre
05:57mais précisément
05:58quelles sont, par exemple,
05:59les directives
05:59que vous donnerez aux policiers
06:00par rapport aux curseurs
06:02que l'on voit aujourd'hui ?
06:03La démocratie,
06:04c'est le suffrage universel
06:05et le pluralisme
06:06des opinions.
06:07Lorsque les urnes ont parlé,
06:09les gens qui sont élus
06:10mettent en place
06:11le programme
06:12sur lequel ils ont été élus.
06:13Si certains veulent
06:14se mettre hors la loi,
06:16ils seront traduits
06:17devant les tribunaux
06:18et condamnés
06:18pour avoir entravé
06:20le processus démocratique
06:21ou en tout cas
06:22les résultats des urnes.
06:22Mais concrètement,
06:23Louis Elio,
06:23ça veut dire
06:24plus de capacité
06:25pour les...
06:26On sent bien qu'aujourd'hui,
06:27on a y compris
06:28des policiers
06:29qui disent
06:29sur certains plateaux
06:30de télévision
06:30que le gouverneur
06:32leur demande
06:32de ne pas y aller
06:33trop fort.
06:35Non mais ça,
06:36c'est une chose.
06:36Je comprends, moi,
06:37le fait que pour ne pas
06:38avoir de bavure,
06:39on va dire,
06:40les responsables
06:41disent attention...
06:43Bon, très bien.
06:44Mais moi,
06:44j'étais jeune à l'époque,
06:45tout le monde pensait
06:46en 81
06:48que lorsque Mitterrand
06:49arriverait aux affaires
06:49avec les communistes,
06:51ça allait être
06:52la soviétisation
06:53de la vie politique
06:54et la vie sociale
06:55et la vie économique.
06:56Or, on s'est aperçu
06:57que, bon,
06:58la plaisanterie
06:59Mitterrand communiste,
07:00ça a duré
07:01trois ans,
07:01il y a eu le virage
07:02de la rigueur
07:03en 84
07:03et puis terminé.
07:04Donc, ça veut dire,
07:05ça je n'y crois pas.
07:06Une fois que les urnes
07:07ont parlé,
07:07les contestataires,
07:08peut-être s'agiteront
07:10dix jours dans la rue
07:11et quand les institutions
07:13seront dans leur espace
07:17officiel,
07:17eh bien,
07:18je veux dire,
07:19force restera
07:20au peuple souverain.
07:22Concernant la journée
07:23d'aujourd'hui,
07:23est-ce que vous craignez
07:24pour la stabilité du pays ?
07:25On sent peut-être
07:26que les choses
07:27sont en train de déraper.
07:29Ici même,
07:29à ce micro,
07:30hier,
07:31un ministre du gouvernement
07:32disait craindre
07:34un embrasement
07:35dans ce pays.
07:35Mais moi,
07:36je crains la manipulation
07:37de l'extrême gauche.
07:38Moi,
07:38on la crains depuis le départ.
07:40Ce sont ces gens-là
07:41qui mettent le feu.
07:42Quand j'entends
07:42M. Mélenchon
07:43parler de sauvagerie
07:45policière
07:46et qu'il dit
07:47que la police
07:48attaque à nos enfants,
07:50je pense qu'il y a là
07:51une inversion,
07:52évidemment,
07:53de la charge
07:56de la preuve
07:57en quelque sorte
07:58et qu'il cible
07:59les policiers
08:00mais il ne cible pas
08:01les voyous
08:02et les racailles
08:02parce qu'il y a deux choses.
08:03Il y a les lycéens
08:04mais les lycéens,
08:05ce n'est pas les racailles
08:05qui cassent,
08:06qui brûlent
08:06et qui vont aux affrontements
08:08avec les policiers.
08:09Or,
08:09les racailles,
08:10les voyous
08:10et ceux qui brûlent
08:11sont en général
08:12chauffés à blanc
08:13par les propos
08:14de M. Mélenchon
08:14et ses amis.
08:15Jean-Luc Mélenchon
08:16a dit hier
08:16dans une vidéo
08:17que c'était le mouvement
08:18le plus puissant
08:18depuis mai 68.
08:19Est-ce que c'est
08:20un mai 68 bis aujourd'hui ?
08:22Non,
08:22je ne crois pas.
08:24Très honnêtement,
08:24je ne crois pas
08:25parce que mai 68
08:27a débouché
08:28sur,
08:28on le sait,
08:30beaucoup de choses.
08:31Si aujourd'hui,
08:31il y avait
08:32ce genre de blocage
08:35pendant des semaines
08:36et des semaines,
08:37la France
08:38qui est déjà
08:38dans un état
08:40catastrophique
08:40finirait de sombrer.
08:42Voilà.
08:43Est-ce que comme
08:43Bruno Retailleau,
08:44vous posez la question
08:45de l'interdiction
08:45de la France insoumise ?
08:47Je crois que
08:47quand on a un mouvement
08:48politique
08:49qui est dans les enquêtes
08:50d'opinion
08:51aussi puissant,
08:53parce qu'il est quand même
08:53aujourd'hui,
08:54la présidentielle,
08:54M. Mélenchon arrive
08:56deuxième de cette élection
08:57présidentielle,
08:57c'est totalement utopique.
08:59En revanche,
08:59si ces gens-là
09:01passent au-delà
09:02de la loi,
09:04eh bien,
09:04il faut les poursuivre.
09:05Il y a beaucoup de textes
09:06sur appel à la...
09:07Les poursuivre,
09:07mais pas les interdire.
09:09Je pense que ça ne servira
09:10à rien, honnêtement.
09:10Ça amplifierait,
09:12je pense,
09:12la contestation.
09:13Oui.
09:14C'est...
09:15Alors,
09:15passons au budget
09:17du Rassemblement National.
09:19Tout à l'heure,
09:20c'est à 10h
09:21qu'il sera présenté.
09:22Oui.
09:23Alors,
09:23justement,
09:24bon,
09:24c'est un enjeu
09:25très important
09:26puisque,
09:27effectivement,
09:28il sera présenté.
09:28D'ailleurs,
09:29est-ce qu'il sera présenté
09:30avec Jordan Bardella ?
09:31Oui.
09:32Ce sera
09:32Jean-Philippe Tanguy,
09:33Jordan Bardella
09:33et Marine Le Pen.
09:34Donc,
09:35l'affaire Bardella
09:36ne vient pas
09:37entacher
09:38le déroulé
09:39de la campagne
09:39de Marine Le Pen ?
09:40Très honnêtement,
09:41non.
09:42Moi,
09:42je suis baladé
09:43dans ma ville
09:43à Perpignan
09:44depuis une semaine
09:44que les choses
09:45sont sorties
09:47et la grande majorité
09:49des citoyens
09:50considèrent
09:51que c'est une grossière
09:51manipulation
09:52de Mediapart
09:53et qui,
09:54finalement,
09:55ne sert que les intérêts
09:56de M. Mélenchon
09:56et de ses sbires.
09:57Vous dites,
09:58comme Marine Le Pen,
09:59j'ai totalement confiance
10:00en Jordan.
10:01Les deuxièmes preuves
10:02apportées par Mediapart
10:03pour vous
10:03ne changent absolument rien
10:05à ce qu'il y avait été dit.
10:05Non, surtout qu'hier soir,
10:06il y a eu une troisième preuve
10:07mais contre Mediapart.
10:08C'est-à-dire que le monsieur
10:09qui a parlé à Mediapart aujourd'hui,
10:10il a révélé la manière
10:11dont ça s'était fait
10:12et notamment,
10:13il y a un mail
10:14que Mediapart attribue
10:15à Bardella
10:17qui est tronqué
10:17puisque ce n'est pas
10:18un mail de Bardella.
10:19On voit un peu les méthodes.
10:20Qui est en fait attribué
10:21à deux personnes
10:22mais ça ne change rien
10:23sur les captures d'écran,
10:24sur le téléchargement
10:26via le compte tiers
10:26qui montre le lien
10:27entre le compte
10:28de Jordan Bardella.
10:30Tout ça,
10:31ce sont des suppositions.
10:32Je regrette.
10:33On ira au bout de l'enquête
10:34et on verra
10:35à qui est ce fameux compte
10:37qu'on attribue aujourd'hui
10:38à Jordan
10:39mais qui, à mon avis,
10:39ne l'est pas.
10:40Vous ne vous dites pas,
10:41vous ne vous êtes jamais dit
10:41durant cette affaire
10:42c'est plausible,
10:43il a pu dire ce genre de propos ?
10:44Non, vous savez,
10:45ça fait 30 ans
10:45que je suis au RN,
10:47j'en ai vu des vertes
10:48et des pas mûres
10:48et je sais très bien
10:50que des manipulations
10:51à la matière
10:51sont légion.
10:52Donc je pense que
10:53Mediapart s'est servi
10:54d'un certain nombre
10:55d'individus douteux
10:57pour mettre un sale coup
11:01à Jordan.
11:02Voilà.
11:03Individus douteux
11:04y compris des anciens
11:06du Rassemblement National
11:07ou du Front National
11:08en l'occurrence.
11:08Oui, des anciens
11:08qu'on a virés.
11:10Mais ça,
11:10on ne vous le dira pas.
11:11Mais j'étais secrétaire général,
11:12moi je le sais.
11:13Des anciens qu'on a virés.
11:14Et si on les a virés,
11:15c'était pour des questions
11:18importantes.
11:18Voilà.
11:19Et lié à cela,
11:21c'est...
11:21Entre autres.
11:22Bon, en tous les cas,
11:23ces personnes
11:25dont vous parlez,
11:26est-ce que ce sont
11:27les fameuses taupes
11:28dont on a pu parler ?
11:29Alors non,
11:30parce que là,
11:30il y a deux choses.
11:31La fameuse taupes,
11:31c'était sur le journal Libération,
11:33ce qui n'a rien à voir
11:34avec l'enquête de Mediapart.
11:36Ça montre en tous les cas
11:37qu'il y a des gens
11:37qui en veulent à Jordan Bardella
11:38au sein du RN
11:39ou du FN
11:40ou même si ce sont des gens
11:41qui ont pu appartenir
11:43à l'appareil du parti
11:43il y a quelques années.
11:44Il y a un parti politique,
11:45vous savez,
11:45ça n'échappe pas
11:47au travers de l'humain.
11:51Et je veux dire,
11:52on n'échappe pas
11:54à une certaine normalité
11:56à la matière.
11:56Si vous regardez
11:57ce qui se passe
11:58au Parti Socialiste,
11:59au LR ou ailleurs,
12:00vous voyez bien
12:01que malheureusement,
12:03la peau de banane
12:04est le moyen
12:05le mieux utilisé
12:05pour décrire un adversaire.
12:07Louis Alliot,
12:08vous êtes vice-président
12:09du Rassemblement National.
12:10Si la justice
12:10devait attester
12:11de la véracité
12:12des propos
12:12qui émanent
12:13de ce compte
12:14et de cette affaire,
12:15quelle serait la décision
12:16que vous pourriez prendre
12:17et il devrait se mettre
12:18en retrait,
12:19Jordan Bardella ?
12:20C'est de la science-fiction
12:21et je ne l'imagine même pas.
12:23Pour vous,
12:24il reste à sa place
12:25jusqu'à...
12:26Entre Bardella
12:27et Mediapart,
12:28mon choix est largement fait
12:30sans même poser la question.
12:31Alors,
12:32nous passons justement
12:33au rapport
12:34du Rassemblement National
12:35avec le monde économique
12:37puisque c'est la journée
12:38où vous allez présenter
12:39ce contre-budget
12:40avec des chiffres
12:42assez impressionnants
12:42annoncés par Marine Le Pen,
12:44objectif de 125 milliards
12:46d'économies sur 5 ans
12:47et la fameuse règle d'or.
12:48Est-ce que c'est l'austérité
12:50d'une certaine façon
12:51que nous propose le RN ?
12:53Écoutez,
12:533500 milliards de dettes
12:55avec un déficit budgétaire
12:57permanent
12:57et une balance commerciale
12:59négative,
13:00vous n'avez pas le choix
13:00que de faire des économies
13:02par ailleurs.
13:02Et ces économies,
13:03il faudra les faire
13:04dans un certain nombre
13:04de sujets
13:05que le gouvernement
13:07n'a jamais osé faire
13:08et c'est notamment
13:10l'immigration
13:11pour une grande part
13:13et la fraude
13:14et tous les moyens
13:15à mettre en oeuvre
13:16pour aller chercher
13:16cette fraude-là.
13:17Mais encore faut-il
13:18avoir le courage
13:19de le faire.
13:20Mais je crois que
13:21Jean-Philippe Tanguy
13:22et les spécialistes
13:23du budget
13:23sont allés justement
13:25dans un certain nombre
13:27de sujets techniques
13:28de ce budget de l'État
13:29où finalement
13:30ils sont allés dégoter
13:31un certain nombre
13:32d'économies
13:33plutôt faciles à faire.
13:33Les Français se demandent
13:35sans doute
13:35si avec vous
13:36il n'y aura pas
13:37d'augmentation d'impôts
13:40et où est-ce que
13:41vous allez pouvoir
13:41les trouver
13:42toutes ces économies.
13:43Certains doutent
13:44que les 125 milliards
13:47soient vraiment atteints
13:48sur le train de vie
13:50de l'État
13:51dont vous parlez,
13:52la contribution
13:52de l'Union Européenne
13:53ou encore sur
13:54les économies
13:55que vous pourriez faire
13:56sur la politique
13:57de l'immigration.
13:59Écoutez,
13:59le problème c'est
14:00qu'on a un monde politique
14:01qui est responsable
14:02de l'endettement
14:03et de la situation
14:03dans laquelle on est
14:04et puis ils ont
14:05une nouvelle équipe
14:06qui n'a jamais exercé
14:07les rênes du pouvoir
14:07et qui propose
14:09un certain nombre de choses.
14:10Qu'ils viennent essayer
14:11cette nouvelle équipe
14:12et ils verront bien.
14:13Moi je sais que ça fonctionnera
14:14mais je comprends
14:15que les gens puissent douter
14:16mais quand on a vu
14:17les soi-disant spécialistes
14:19de l'économie
14:20et l'État de la France
14:21tel qu'il est
14:22dont ils sont
14:22les principaux responsables
14:23je me dis
14:24qu'ils ont plutôt intérêt
14:25à nous faire confiance
14:26plutôt que de remettre
14:27les mêmes
14:27au poste
14:28à la tête de l'État.
14:29Jean-Philippe Tanguy
14:30et Marine Le Pen
14:30ont multiplié
14:31ces derniers temps
14:32les rencontres
14:32avec des grands dirigeants
14:33des cercles économiques
14:35est-ce que ça signifie
14:36que vous ne pourrez pas
14:37faire sans eux
14:38c'est un peu le sens
14:39de ce qui va se passer
14:40là dans les prochaines heures
14:41et des prises de position
14:43à venir de Marine Le Pen ?
14:44Écoutez, l'économie
14:45c'est un système
14:46et dans ce système
14:46il y a les entreprises
14:48il y a les syndicats
14:49il y a les syndicats patronaux
14:51il y a aussi d'ailleurs
14:51les syndicats d'employés
14:53mais évidemment
14:54qu'il faut parler
14:55à tout le monde
14:56et qu'il faut
14:57j'allais dire
14:58rassurer tout le monde.
14:59Oui mais est-ce que
14:59c'est un enjeu
15:00votre crédibilité économique
15:01on sait bien
15:02que ça a pu paraître
15:03comme étant un point faible
15:04pour le Rassemblement National
15:05Oui mais justement
15:06oui bien sûr
15:07on sait très bien
15:08que beaucoup nous ont reproché
15:09pendant longtemps
15:09d'être légers sur la question
15:11mais au regard de la situation
15:13qui s'est détériorée
15:14les mêmes qui pensaient ça
15:15regardent
15:16nos spécialistes
15:17et notre programme
15:18et viennent discuter
15:19avec nous
15:20soit pour regarder
15:21comment on peut améliorer
15:22les choses
15:23soit pour nous convaincre
15:24de changer
15:25ou de proposer autre chose
15:26mais ça c'est normal
15:27c'est ça la démocratie
15:28Et est-ce que donc ça veut dire
15:29que vous êtes en train
15:30en ce moment
15:31d'essayer de rassurer
15:32ce fameux système
15:33dont vous avez beaucoup parlé
15:34par le passé
15:35ce système
15:36c'est aussi le milieu économique
15:37Il n'en demeure pas moins
15:38que ce système
15:40doit être rassuré aussi
15:41par des mesures
15:42que personne n'a voulu appliquer
15:43comme vous le disiez
15:44d'ailleurs tout à l'heure
15:45sur les économies
15:46sur les budgets
15:47que nous donnons
15:48à l'Union Européenne
15:49et sur un certain nombre
15:50d'autres dépenses
15:51que personne n'est jamais
15:52allé chercher
15:53parce qu'on oublie de dire
15:54qu'à force d'accepter
15:56des milliers et des milliers
15:58et des milliers
15:59d'immigrés
16:00notamment clandestins
16:01et bien on plombe
16:02les comptes
16:03de la sécurité sociale
16:04on plombe le logement
16:06et on plombe
16:07un certain nombre
16:07de comptes
16:08liés aux prestations sociales
16:09qu'on le veuille ou non
16:10c'est la réalité
16:11alors ça ne fait pas plaisir
16:13à la gauche
16:13mais on se moque
16:14de ce que pense la gauche
16:15parce que quand elle a été
16:16au pouvoir
16:16ça a été catastrophique
16:17Et beaucoup s'interrogent
16:19quand même
16:19sur la mise en oeuvre
16:20de ces mesures
16:22notamment concernant
16:23les prestations sociales
16:23Oui mais vous comprenez bien
16:25que tout le monde
16:25on est en démocratie
16:27si on ne peut rien faire
16:29et bien il faut être
16:29spectateur du chaos
16:31dans lequel nous allons
16:32tout droit
16:32L'enjeu c'est de faire
16:33en démocratie justement
16:34L'enjeu c'est d'éviter
16:36qu'il y ait des affrontements
16:38entre français
16:39dans les territoires
16:41et dans nos villes
16:42par rapport à une situation
16:43économique qui se détériore
16:44L'enjeu il est là
16:45et précisément
16:46face à cet enjeu
16:48je pense que nous sommes
16:49les mieux placés
16:50pour rassurer
16:50Louis Alliot
16:51maire de Perpignan
16:52et vice-président
16:53du Rassemblement National
16:54vous restez avec nous
16:55vous êtes l'invité du Grand Matin
16:56dans la deuxième partie
16:57un auditeur vous interrogera
16:59justement sur l'aide à l'Ukraine
17:00on en parlait il y a une seconde
17:01il y aura votre carte blanche
17:02et puis qui sera consacrée
17:04au financement
17:04des collectivités locales
17:06et puis bien sûr
17:06l'actualité des réseaux sociaux
17:08avec Benjamin Glaze
17:08à tout de suite
17:11le Grand Matin Sud Radio
17:147h10h
17:14Jacques Cardoz
17:15Louis Alliot
17:16maire de Perpignan
17:17et vice-président
17:18du Rassemblement National
17:19et l'invité de Sud Radio
17:20ce matin
17:21on commençant
17:23Louis Alliot
17:24par vos 3 minutes
17:25pour convaincre
17:26c'est notre première rubrique
17:27de cette deuxième partie
17:28vous avez choisi
17:29ce que vous appelez
17:30le pillage des collectivités
17:31par l'Etat
17:32c'est-à-dire ?
17:33c'est-à-dire que l'Etat
17:34s'est désengagé
17:35depuis plusieurs années
17:37maintenant
17:37décennies même
17:38de ses responsabilités
17:40en les faisant porter
17:41par les collectivités
17:42les lycées
17:43les transports
17:44l'éducation
17:46le...
17:46comment on appelle ça ?
17:47l'aménagement du territoire
17:49etc.
17:50et tout cela
17:51a un coût
17:52et ce coût
17:53il a été assumé
17:53par les collectivités territoriales
17:55régions, départements
17:56communes
17:57et intercommunalités
17:58aujourd'hui
17:58l'Etat
17:59qui n'a toujours pas réduit
18:01son train de vie
18:01et qui a
18:02sur-endetter la France
18:04va aller chercher
18:05dans les budgets
18:06des collectivités
18:07de l'argent
18:08qu'elles n'ont pas
18:09et c'est là le problème
18:10je crois qu'ils veulent ponctionner
18:11plus de 6 milliards
18:12cette année
18:126 ou 7 milliards
18:13mais moi je peux vous dire
18:14qu'une mairie comme la mienne
18:15une agglo
18:16puisque je suis président
18:17de la communauté urbaine
18:17est autour de moi
18:18je vois bien que les maires
18:20ne dépensent pas
18:21sans compter
18:21mais qu'en revanche
18:22les budgets sont contraints
18:24ils ne savent pas
18:25comment ils finiront
18:26les budgets
18:26pour les années à venir
18:27et si l'Etat
18:28vient ponctionner
18:29un peu plus
18:29sur leurs économies
18:31d'aujourd'hui
18:32et bien nous risquons
18:33d'avoir en plus
18:34sur le territoire
18:35des quasi-faillites
18:36de collectivités
18:37qui ne peuvent plus
18:38assumer les missions
18:39qui sont les siennes
18:40ça veut dire
18:41Louis Alliot
18:41que le RN au pouvoir
18:43vous pourriez
18:44rééquilibrer
18:46les dotations
18:48pour les régions
18:49ou pour les collectivités
18:50territoriales ?
18:51déjà il faut un système
18:53de péréquation
18:54nécessaire
18:55entre les villes
18:55qui ont beaucoup
18:56et celles
18:56qui n'en ont pas
18:57même si ça existe
18:58déjà par divers mécanismes
19:00mais surtout
19:01je pense que l'Etat
19:03doit lui
19:04faire les efforts
19:05nécessaires
19:05de réduire
19:06sa voilure à lui
19:07et laisser les collectivités
19:09gérer les affaires
19:11en sachant que
19:12l'argent se fait rare
19:13les taux d'intérêt
19:14sont très importants
19:15l'endettement
19:16progresse
19:17et donc
19:17la situation
19:18est quand même critique
19:19Oui il est d'autant plus critique
19:20que vous pourriez récupérer
19:22un pays
19:23dont la dette
19:24n'a jamais été
19:25aussi forte
19:27aussi abyssale
19:28Exactement
19:29mais c'est aussi valable
19:30Ça ne vous inquiète pas ?
19:30Mais oui ça m'inquiète beaucoup
19:32mais ça c'est tout
19:32vous savez
19:33moi je suis maire
19:34et je m'inquiète
19:34pour mon propre budget
19:35et celui des collectivités
19:37c'est pour ça
19:38que j'ai voulu parler de cela
19:39en disant
19:40et en demandant
19:40à monsieur Lecornu
19:41de ne pas avoir
19:42la main trop lourde
19:43sur ces affaires
19:45de budget
19:46des collectivités territoriales
19:47parce qu'il va vite
19:48s'apercevoir
19:49qu'elles ne sont pas
19:50aussi florissantes
19:51qu'il le croit
19:52et qu'il va mettre
19:53en péril
19:53des pans entiers
19:55de l'économie locale
19:56et de la vie sociale
19:57tout simplement
19:57Louis Alliot
19:58un auditeur a souhaité
19:59vous poser une question
20:00notamment sur
20:02la question
20:03de l'aide à l'Ukraine
20:04Bonjour monsieur Alliot
20:06je suis général
20:07de Fief
20:07de Courson-Étarière
20:08est-ce que vous regrettez
20:09effectivement
20:10d'avoir dit
20:11il y a un mois
20:12qu'il fallait couper
20:12les robinets pour l'Ukraine
20:14et pourquoi
20:15vous avez dit ça ?
20:16Alors la formule
20:18répondait à une autre
20:18formule du journaliste
20:19qui m'interrogeait
20:20elle était peut-être
20:20un peu brutale
20:21mais l'idée
20:22c'était de dire
20:23au moment où précisément
20:24la France ne pouvait plus vivre
20:25et notamment
20:26faire vivre
20:27les plus modestes
20:28d'entre nous
20:30il fallait peut-être
20:31aussi éviter
20:32un certain nombre
20:33de dépenses
20:33sur des choses
20:35qui sont très éloignées
20:37de la capitale française
20:38et de nos intérêts
20:40directs
20:41sur l'Ukraine
20:42je rappelle
20:43je suis allé chercher
20:44plus de 300 réfugiés
20:46à la frontière polonaise
20:47pour les rapatrier
20:48à Perpignan
20:49et d'ailleurs
20:50ils vivent toujours
20:50à Perpignan
20:51les enfants sont
20:52scolarisés
20:53à Perpignan
20:54ils ont été logés
20:55et relogés
20:56par la mairie
20:56et nous avons pris
20:57notre part
21:00à cet exode là
21:01parce que c'était
21:02des femmes
21:02des enfants
21:03des vieillards
21:03des malades
21:04et c'est tout à fait normal
21:05et nous avons toujours
21:06condamné
21:07l'agression russe
21:08maintenant
21:09est-ce qu'on va continuer
21:11à nourrir la guerre
21:12ou est-ce qu'on va
21:14être leader de paix
21:15mais justement
21:16là aussi
21:16quelle sera la position
21:17de Marine Le Pen
21:18si vous arrivez au pouvoir
21:19au mois de mai prochain
21:19il faudra parler avec Poutine
21:20mais il faut parler
21:21avec tout le monde
21:22mais nous parlons déjà
21:23avec Poutine
21:23la dernière réunion
21:25qu'il y a eu
21:26avec les émissaires
21:26de monsieur Trump
21:28et les émissaires chinois
21:29je crois qu'il y avait
21:30les émissaires de l'Union Européenne
21:31et les émissaires français
21:33parce qu'on vous dit
21:34qu'on parle pas
21:34mais on parle
21:35mais c'est pire que ça
21:35on achète encore
21:36du gaz aux russes
21:37donc il faut arrêter
21:38de raconter n'importe quoi
21:39on discute encore
21:41avec les russes
21:41mais il faut tenter
21:42de convaincre
21:43j'allais dire
21:43les uns et les autres
21:44d'abord d'être
21:45à la même table
21:46des négociations
21:47pour faire la paix
21:50parce que si nous n'avons
21:50pas la paix
21:51il y aura cette crise
21:52de l'énergie
21:53qui va plomber
21:54les comptes
21:55qui plombe les comptes
21:56et les portefeuilles
21:57de chaque français
21:58et notamment
21:59l'intégration de l'Ukraine
22:00dans l'Union Européenne
22:01et notamment
22:01de son agriculture
22:03sera un coût mortel
22:04à nos propres agriculteurs
22:05alors on veut faire quoi ?
22:06mais précisément
22:07Louis Alliot
22:08pour qu'on comprenne bien
22:08est-ce qu'il y aura
22:09un changement de pied
22:10un changement de politique
22:11est-ce que Marine Le Pen
22:12au pouvoir
22:13entamera des discussions
22:14directement avec Vladimir Poutine
22:15pour mettre fin
22:16à cette guerre ?
22:17je pense qu'elle entamera
22:18des discussions
22:18avec le président Trump
22:19et les présidents turcs
22:22et tous ceux
22:22qui ont de l'influence
22:23sur la Russie
22:24pour tenter
22:25d'obtenir la paix
22:26ce qui ne veut pas dire
22:27qu'on arrête
22:28un certain nombre d'aides
22:29que nous apportons
22:29en matière humanitaire
22:30et de défense militaire
22:32mais que sur le militaire offensif
22:35et bien il faut savoir
22:36raison garder
22:36ne pas avoir le statut
22:37de cobelligérant
22:38Louis Alliot
22:39on passe à l'actualité
22:40des réseaux sociaux
22:40avec Benjamin Glaze
22:41bonjour Louis Alliot
22:42on parle des médias
22:43qui ne sont pas forcément
22:44les bienvenus
22:45devant les lycées bloqués
22:47on a déjà eu
22:48plusieurs journalistes
22:49qui ont été agressés
22:50notamment d'M6
22:50ou encore de BFM TV
22:52des jeunes qui dénoncent
22:53un traitement médiatique
22:55qui leur serait réservé
22:56trop orienté
22:57sur les violences
22:58ils font le tri
22:59dans les médias
23:00certains de ces jeunes
23:01ils ne sont pas les seuls
23:02une proviseure à Paris
23:03assume elle aussi
23:04de faire le tri des médias
23:05son lycée avait été victime
23:06de scènes de violences
23:07sa porte
23:08la porte de son établissement
23:08avait été incendiée
23:09et durant un point presse
23:11elle a refusé de prendre
23:11la question d'un journaliste
23:12pour la simple raison
23:13qu'il travaille à CNews
23:14est-ce qu'il s'agissait
23:15d'élèves de l'établissement
23:16de l'établissement
23:17ou des groupes à l'entour ?
23:19non il s'agissait de groupes
23:21c'est pas mes élèves
23:23c'est pas mes élèves
23:24c'est des groupes
23:26c'est quoi là ?
23:27c'est pour CNews
23:28ah non
23:30ah non j'avais dit non
23:31c'est comme ça
23:32ouais mais je tombe mon micro
23:33là c'est la presse
23:35pourquoi plus les autres journalistes ?
23:36vous pensez quoi
23:37Louis Alliot
23:38de la réaction
23:39de cette proviseure ?
23:40écoutez d'abord
23:41je crois qu'elle a dit
23:41qu'elle appartenait
23:42à un syndicat aussi
23:44soit indépendant
23:44parce que je crois
23:45que c'est l'une de ça
23:46et qu'elle n'est pas
23:48si indépendante que ça
23:49et que voilà
23:51le sectarisme
23:51et le refus du dialogue
23:53et même de l'écoute
23:55est j'allais dire
23:56un élément de plus
23:59qui alimente
24:00cet état d'esprit
24:00un peu de violence générale
24:02donc elle a tort
24:03parce que proviseur
24:04est un métier difficile
24:05aujourd'hui
24:05il faut assumer
24:06pas mal de missions
24:07que l'état leur donne
24:08et dans des conditions
24:09de plus en plus difficiles
24:10et je pense que
24:11cette proviseur
24:12aurait dû
24:13s'exonérer
24:14de ce genre de réaction
24:15vous auriez dit la même chose
24:16si ça avait été un journaliste
24:17de Mediapart
24:18ou pas Louis Alliot ?
24:19bah écoutez
24:20Mediapart je crois
24:21fait son boulot
24:22dans les conditions
24:23que l'on sait
24:24mais je crois que
24:25même en notre conférence
24:26de presse
24:26ils viennent
24:27plus sérieusement
24:28le traitement médiatique
24:29de cette mobilisation
24:30lycéenne
24:31vous le trouvez comment ?
24:33écoutez moi
24:33chez moi en tout cas
24:36que ce soit
24:36la radio locale
24:37les journaux locaux
24:38je pense que
24:39les journalistes
24:40essayent de faire
24:41convenablement leur travail
24:42après il y a des endroits
24:43où c'est plus chaud
24:44que d'autres
24:44mais dans ces endroits là
24:46on voit bien
24:46que c'est beaucoup plus politique
24:47et que les journalistes
24:48classés à droite
24:49se font beaucoup moins bien
24:51accueillir
24:52que les journalistes
24:53de gauche
24:53ça c'est une certitude
24:54et vous avez le sentiment
24:56qu'il y a
24:57une certaine sélection
24:58qui s'opère
24:59de la part
24:59d'un certain nombre
25:00de partis politiques
25:02concernant
25:02certains journalistes
25:03justement
25:04ah oui mais de toute façon
25:05je pense que
25:05chauffé à blanc
25:06par LFI
25:07et un certain nombre
25:08de gens
25:08les journalistes
25:09de CNews
25:10même
25:10certains je les vois
25:11prennent des risques
25:12d'aller dans certaines
25:13manifestations
25:13je les trouve courageux
25:14moi
25:14et pourtant ils expriment
25:16la liberté d'un média
25:17qui défend sa ligne
25:20mais qui fait partie
25:21du pluralisme
25:22des opinions en France
25:23et c'est normal
25:23on est passé un peu vite
25:24sur la journée de mobilisation
25:25aujourd'hui
25:26Louis Alliot
25:27est-ce que vous la craignez
25:28est-ce que vous pensez
25:29qu'il peut y avoir
25:29des débordements
25:30vous me disiez tout à l'heure
25:32que vous craignez un drame
25:33oui bien sûr
25:34parce que plus il y a
25:35de la violence
25:36et plus les forces de l'ordre
25:38s'interposent
25:39pour éviter cette violence
25:40et il peut y avoir
25:41des drames
25:42ça j'en suis persuadé
25:43mais après quand vous voyez
25:44la violence de certaines pancartes
25:45dans les manifestations
25:47ça ne m'étonne pas
25:49Jean-Luc Mélenchon
25:50a appelé d'une certaine façon
25:51au calme hier
25:52avec le casque blanc
25:54avec le brassard blanc
25:56tout ce qui pourra contribuer
25:57à éviter
25:58que ça dégénère
25:59est le bienvenu
26:00alors s'ils veulent se mettre
26:01des casques blancs
26:02des foulards blancs
26:03ce qu'ils veulent
26:04moi je ne suis pas contre ça
26:05il vaut mieux ça
26:06que de dire
26:08aller affronter les flics
26:09etc
26:09ça c'est sûr
26:10et ça
26:11c'est pas évident
26:12mais moi j'ai une pancarte
26:13que je n'ai pas médiatisée
26:14où la pancarte dit
26:16on va prendre la ville
26:18et boire le sang du maire
26:20bon
26:20c'est dans votre ville
26:21oui
26:22je ne sais pas pourquoi
26:23d'ailleurs
26:24vous avez porté plainte ou pas
26:25oui oui
26:25on a dénoncé à la police
26:27etc
26:27mais c'est ce genre de choses
26:28vous savez où ça vient ?
26:29non mais c'est des jeunes
26:30je ne sais même pas
26:31s'ils savent de quoi ils parlent
26:33vous regrettez j'imagine
26:34et vous constatez
26:35vous aussi
26:36une montée de la violence
26:38alors moi je constate
26:39une montée de la violence
26:40mais de la violence ordinaire
26:41pas celle des lycéens
26:42de la violence dans nos rues
26:44qui est liée notamment
26:45à la surconsommation
26:46de stupéfiants
26:47où pour aller acheter de la drogue
26:49les gens sont capables
26:50de faire n'importe quoi
26:51et malheureusement
26:52je le dis
26:53dans les lycées
26:54dans les écoles
26:55il n'y a pas trop de campagne
26:56pour indiquer les dangers
26:58que révèle la consommation
27:00de stupéfiants
27:01mais là je peux vous dire
27:02que dans la rue
27:02c'est les maires
27:03et la police
27:04qui font face à ce genre de choses
27:05et les services sociaux
27:06évidemment
27:06et que ça devient
27:07de moins en moins évident
27:08de trouver une stabilité
27:10pour finir
27:11vous diriez quoi
27:12aux lycéens aujourd'hui ?
27:14je dirais qu'ils ont
27:15tout à fait le droit
27:16de manifester
27:16ça fait partie
27:18j'allais dire
27:18de l'éveil
27:19à la conscience politique
27:20comme de mon temps
27:21déjà ça s'est pratiqué
27:23moi j'avais eu
27:23les manifestations
27:24de Devaquet à l'époque
27:26qui avaient conduit
27:26d'ailleurs au drame
27:27de Malik Osekin
27:28etc
27:28et puis surtout
27:30ils ont des élections
27:31au mois de mai
27:31s'ils veulent changer
27:33réellement les choses
27:34et bien il faut
27:35qu'ils se déplacent
27:35le dimanche matin
27:36pour aller voter
27:37et puis ils pourront
27:38peut-être changer les choses
27:39en ne choisissant
27:41pas les mêmes
27:42voilà
27:43Louis Alliot
27:43maire de Perpignan
27:44et vice-président du Rassemblement National
27:46était notre invité ce matin
27:47merci à vous
27:48et très bonne journée
27:48on va

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