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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-19##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Invité politique, Jacques Cardoze.
00:04Notre premier invité politique de la matinée, Vincent Jambrun, ministre de la Ville et du Logement.
00:08Vous êtes donc en charge des banlieues. Bonjour Vincent Jambrun.
00:11Bonjour.
00:12Comment pouvez-vous caractériser ce qui s'est passé ce week-end ?
00:15De forme d'insurrection. En parallèle de manifestations légitimes et globalement très pacifiques,
00:22on a eu un phénomène insurrectionnel qui a d'ailleurs été une forme de conjugaison nouvelle
00:29de violences d'ultra-gauche inspirées de la Bonne Vieille Commune
00:33et de ceux qui ont pensé qu'on pouvait aller faire son shopping gratuit, que c'était le Black Friday,
00:37c'est-à-dire des criminels, des délinquants qui ont rejoint une forme de lutte
00:42pour agresser les forces de l'ordre et piller, saccager et détruire les symboles de la République.
00:48D'ailleurs, on voit que ce phénomène qui s'est allié, qui a fusionné,
00:52a essayé de déborder partout où c'était possible les forces de l'ordre qui ont été extrêmement courageuses
00:58et qui, il faudrait quand même le rappeler ce matin à votre micro,
01:01ont permis, malgré la vague de haine, de violence qu'ils ont affrontée,
01:05de protéger nos concitoyens parce que, globalement,
01:10on s'en tire en termes de dégâts sur les personnes de façon extraordinaire.
01:15Et on le doit au courage de nos policiers qui n'ont pas été mobilisés que pendant les cortèges,
01:20mais dès le matin très tôt par ces criminels qui sont venus défier la République.
01:24Vincent Jambrin, est-ce qu'on a perdu notre autorité ce week-end ?
01:28Elle a été mise en défaut à certains endroits.
01:32Elle a été très clairement ciblée.
01:34Je crois que déjà, c'est le premier constat.
01:37D'ailleurs, dans son allocation, le président de la République disait
01:39qu'on a essayé de s'attaquer à la République, de déstabiliser la République.
01:45C'est évidemment un souvenir douloureux des émeutes de 2023,
01:49où déjà à l'époque, j'étais encore maire,
01:50on expliquait que c'est bien les bâtiments pavoisés des drapeaux tricolores
01:54qui étaient d'abord pris pour cible, d'abord et avant tout.
01:57Et donc, on voit bien qu'il y a cette volonté de s'attaquer à nos institutions.
02:02Maintenant, nos policiers, nos pompiers, nos gendarmes,
02:06les forces de l'ordre et de sécurité ont tenu bon dans des conditions
02:09qui étaient extrêmement difficiles.
02:11Et je crois que, justement, ils ont montré que la République était là.
02:15Maintenant, on a été blessés hier.
02:18On a été blessés, collectivement, notre pays, notre société, notre République a été blessés.
02:22Il s'agit d'en tirer toutes les conséquences.
02:25Mais je veux aussi dire à votre antenne, blessés, mais pas morts.
02:29Notre pays tient debout.
02:30Il y a des millions de Français qui se réveillent ce lundi matin
02:34se disant que tout ça n'est pas possible, mais il faut qu'on y mette un terme.
02:38C'est la volonté du gouvernement, c'est la volonté de tous celles et ceux
02:42qui sont responsables de la tranquillité publique dans notre pays.
02:44Je veux dire, et c'est la bonne nouvelle, c'est la volonté de millions de Français
02:48qui considèrent que ces casseurs, ces voyous, ces délinquants
02:50sont une petite minorité dont il faut, une bonne fois pour toutes, se prémunir.
02:54Est-ce que c'est une fraction délinquante de la banlieue,
02:56vous qui êtes un observateur, forcément, puisque vous êtes ministre de la ville et du logement ?
03:00Est-ce que c'est une fraction délinquante de la banlieue qui a mis à sac une partie de la
03:04France ?
03:04Il y a des enquêtes qui permettront de déterminer d'où viennent ces individus,
03:08mais là aussi, je prends appui sur la mémoire qu'on a des émeutes de 2023,
03:13il y a une petite partie de nos quartiers populaires qui abritent ces formes de délinquance,
03:18notamment nourries par les narcotrafiquants.
03:20Certains le disent, justement, qu'il y avait un certain nombre de narcotrafiquants.
03:23Je le dis depuis les émeutes de 2023, à savoir que vous avez des jeunes et moins jeunes
03:28qui sont parfaitement formés à cette espèce de violence, à cette espèce de guérilla urbaine,
03:35et ça ne s'apprend pas à l'école, donc ça s'apprend où ?
03:39Dans les rues de certains quartiers, avec des forces, j'allais dire obscures,
03:44des narcotrafiquants qui apprennent à notre jeunesse très tôt
03:47à attaquer la police et à la détester.
03:50Je veux dire deux choses à votre micro.
03:52D'abord, c'est une minorité.
03:53Nos quartiers populaires abritent 6 millions de personnes
03:56qui aspirent à vivre honnêtement,
03:58et une petite fraction qui leur pourrit la vie matin, midi et soir,
04:01et qui les met en danger.
04:02Il ne faut pas confondre les deux, d'une part.
04:04Et deuxièmement, ces gens doivent être mis hors d'état de nuire,
04:08tous les jours dans les quartiers,
04:10et a fortiori quand il y a des éruptions comme ce qu'on a vu samedi et hier encore avec
04:14les pillages.
04:14Et ça passe par de la fermeté, par nos policiers qui sont encore une fois très courageux
04:20d'aller se battre tous les jours dans ces quartiers,
04:21mais aussi par une justice qui doit être implacable et faire preuve d'une tolérance zéro,
04:25et pardon de le dire, par des responsables publics qui arrêtent de jeter de l'huile sur le feu.
04:29Quand M. Mélenchon hier dit à l'antenne d'une de vos consoeurs,
04:34oui, je reprends un peu à mon compte, ça dépend des heures et des jours,
04:38l'expression « tous les policiers sont des bâtards », pardon je cite,
04:41mais ça, ça me scandalise parce que c'est humilier des personnes
04:45qui ont choisi de mettre leur vie en péril pour protéger les citoyens français.
04:48C'est absolument inadmissible et ça mériterait objectivement
04:52que tout le monde unanimement condamne ces propos qui sont dangereux
04:56parce qu'en fait on monte la jeunesse contre ceux qui sont censés protéger les citoyens.
05:00C'est inadmissible.
05:01Ces propos de Jean-Luc Mélenchon qui fait référence au terme et à l'acronyme ACAB
05:05qui précise, enfin qui dit que les policiers seraient,
05:11et je mets ça évidemment entre parenthèses et avec du conditionnel
05:15et surtout avec des guillemets, seraient des bâtards,
05:18le fait qu'il ne condamne pas ce terme-là, ça vous choque ?
05:21Pardon, c'est pire que ne pas le condamner.
05:23Il le reprend à son compte hier dans l'émission.
05:25Quand justement votre consoeur journaliste dit
05:27« Est-ce que vous reprenez ce terme à votre compte ? »
05:30Ça dépend des jours et des heures.
05:33Ça dépend des heures et des jours.
05:34C'est scandaleux, c'est honteux bien sûr que je condamne ces propos.
05:38Et de manière générale, ça fait des semaines qu'on voit cette mouvance politique,
05:42la France Insoumise, qui met de l'huile sur le feu,
05:45qui incite, qui légitime la violence,
05:48qui aiguillonne les uns et les autres.
05:50Et en même temps, est-ce qu'on doit être surpris
05:52quand on connaît la situation de M. Raphaël Arnault
05:54et de ses assistants parlementaires,
05:57un député France Insoumise, multirécidiviste en matière de violence.
06:00Quand on sait qu'à Marseille,
06:02M. Delogu a été condamné,
06:03il a frappé à coups de pied
06:05des représentants de l'éducation nationale.
06:07Effectivement, on ne devrait pas être surpris.
06:09Mais ça mérite une condamnation totale et absolue.
06:12Eux vont vous dire qu'ils ont, dans les derniers jours, appelé au calme.
06:17Le Premier ministre a une autre lecture des événements,
06:20puisqu'il a dit ce week-end, on ne peut pas le lundi tenir des propos
06:25qui incitent à la violence.
06:26Le mercredi, sans prendre aux forces de l'ordre.
06:28Et le vendredi, appelé au calme.
06:30C'est ce double jeu de la France Insoumise que vous dénoncez ?
06:32Mais bien sûr, c'est une hypocrisie absolue.
06:35Il n'y a même pas de double jeu.
06:36Moi, j'entends « la violence est légitime » du maire de Saint-Denis.
06:39J'entends le fait que ce n'est pas dans les quartiers qu'il faut manifester,
06:43mais bien à l'Élysée.
06:44C'est un appel à aller attaquer les symboles de la République.
06:47Vous avez quasiment autant de citations
06:50qu'il y a de parlementaires à LFI
06:51qui, d'une façon ou d'une autre, plus ou moins déguisés,
06:55appellent à cette insurrection et à cette violence.
06:57C'est quoi la finalité de ce que vous dites ?
06:58Aujourd'hui, il faut les interdire ?
07:00Mais le sujet, c'est qu'il faut d'abord les combattre, les condamner.
07:03On doit porter plainte systématiquement.
07:05C'est ce qu'a commencé à faire le ministre de l'Intérieur
07:07à chaque fois qu'il y a une incitation à la violence ou à la haine.
07:10Et de manière générale, moi, ce que surtout j'espère,
07:12c'est que nos concitoyens ouvrent les yeux
07:14sur ce qu'est la réalité de ce mouvement
07:15et surtout ouvrent les yeux sur ce qu'ils sont en train d'essayer de faire.
07:18Parce que ce chaos qu'ils essayent de semer dans le pays,
07:22il n'a qu'un but, c'est leur permettre d'accéder au pouvoir
07:24de façon légale ou non.
07:27C'est ça qu'on est en train de ressentir dans ce pays.
07:29C'est une volonté insurrectionnelle de prendre le contrôle du pays.
07:33Quand vous entendez hier les slogans
07:34« C'est la Bastille, c'est la Bastille, c'est la Bastille »,
07:37on voit bien cet esprit révolutionnaire
07:38qui est en train de souffler dans le pays.
07:40Et qui fait ça toute la journée ?
07:42Qui inonde les réseaux sociaux de ce genre de principe ?
07:44Qui, à leurs universités d'été, la France Insoumise,
07:47a, avec ce magnifique spectacle de drones,
07:49mis le portrait de Robespierre en lumière dans la nuit
07:52et a été acclamé comme si c'était un héros national ?
07:55Robespierre, qui a fait tant de mal.
07:56Mais il faut qu'on se réveille tous ensemble.
07:59Mais Vincent Jambrun, la suite de ce que vous dites,
08:02ça veut dire quoi ?
08:02Ça veut dire des sanctions ?
08:04Ça veut dire contre les députés de la France Insoumise ?
08:07Mais contre toute personne dans notre pays
08:08qui inciterait à la haine.
08:10Et c'est vrai quand on a des propos antisémites,
08:13c'est vrai quand on appelle à la violence,
08:14c'est vrai quand on va défier les policiers
08:17sur des barricades,
08:18c'est vrai quand on assiste sans réaction
08:21à des mises à feu de lycées comme on a pu voir.
08:25Je vous rappelle que quand on est élu de la République en France,
08:27il y a un truc qui s'appelle l'article 40.
08:29C'est un article de loi qui dit que non seulement
08:30vous ne pouvez pas rester sans rien faire
08:32quand vous voyez un crime ou un délit,
08:33mais mieux, il faut absolument le dénoncer
08:35au procureur de la République.
08:36Et si vous ne respectez pas cet article 40,
08:39vous pouvez avoir des poursuites.
08:41Je suis désolé, il faut qu'on mette notre droit
08:43en application, y compris pour faire en sorte
08:46que la France Insoumise soit responsable
08:49de ses comportements.
08:49Jean-Luc Mélenchon dit que c'est le Premier ministre
08:51qui joue le pourrissement.
08:52C'est la strata.
08:53Ça fait des mois que M. Mélenchon joue l'attention
08:56et lui-même le pourrissement de la situation.
08:58En fait, il joue le chaos.
08:59On a aujourd'hui un M. Mélenchon
09:00qui joue de toutes ses forces le chaos.
09:03Et ce qui est terrible là-dedans,
09:04c'est qu'avec beaucoup de mépris,
09:05il instrumentalise des revendications légitimes,
09:08parce que moi je ne confonds pas
09:09celles et ceux qui vont manifester pacifiquement
09:11parce qu'il y a un enjeu de pouvoir d'achat,
09:13parce qu'il y a un enjeu de confiance dans l'avenir
09:16pour nos lycéens,
09:16parce que nos agriculteurs se demandent
09:18comment ils vont finir les fins de mois.
09:20Tout ça, ce sont des expressions légitimes.
09:21Moi, je suis heureux et fier de vivre
09:22dans un pays démocratique
09:23où chacun peut s'exprimer librement
09:25dès l'instant.
09:26Il respecte les règles de droit
09:27et donc l'ordre public.
09:29Et on a besoin, une bonne fois pour toutes,
09:31d'expliquer que M. Mélenchon joue
09:33contre l'ordre public
09:34et au fond, contre la République.
09:35J'entendais des commerçants dire
09:37que certains d'entre eux
09:38avaient des barres de fer ce week-end
09:40à la main
09:41et que ce serait peut-être la prochaine étape.
09:44Est-ce que vous redoutez un affrontement ?
09:46Bien sûr que je le redoute.
09:48Vous savez, entre guillemets, d'où je parle.
09:50J'ai vécu en tant que maire
09:52les émeutes de 2023.
09:53Et on rappelle que vous avez été attaqué
09:54vous-même dans votre domicile
09:56par une voiture bélier en 2023.
09:57On sait jusqu'où cette sauvagerie peut aller.
10:01Et c'est là où, effectivement,
10:02je me souviens déjà qu'en 2023,
10:04il y avait des barres de fer,
10:06il y avait des haches,
10:07il y avait des piolets,
10:08il y avait des disqueuses professionnelles
10:10thermiques pour aller signer
10:12tout et n'importe quoi.
10:13Mais les gens qui vous écoutent,
10:14Vincent Jambrun, vous disent
10:15mais c'est très bien de caractériser tout ça.
10:17Mais qu'est-ce que vous faites ?
10:18Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
10:19Deux choses.
10:20D'abord, il faut sincèrement
10:22que chacun se dise
10:23comment on fait changer les règles du jeu.
10:25Pour ça, dans un pays démocratique,
10:26il faut des lois.
10:27Et comme il faut des lois,
10:28il faut qu'au Parlement, ça vote.
10:30Et comment se fait-il
10:32que notre arsenal n'est pas plus puissant aujourd'hui ?
10:34C'est parce que vous avez des forces
10:35à l'Assemblée nationale notamment,
10:37et notamment la LFI,
10:38qui ont empêché énormément de choses de se faire.
10:40Pour autant, on a quand même eu des avancées.
10:43Je pense notamment à la loi Riposte
10:45qui a été portée par le ministre de l'Intérieur,
10:46qui a permis de booster notre arsenal
10:49contre les rodéos,
10:50contre les tiers de mortier,
10:52contre un certain nombre de choses,
10:53y compris le squat,
10:54pour ce qui me concerne en matière de logement.
10:55On a la loi Casseur-Payeur
10:57qui a poursuit son chemin
10:59et qui va être une avancée significative,
11:01notamment pour des violences urbaines
11:02comme celles qu'on a rencontrées aujourd'hui.
11:04Mais bien sûr qu'il faut aller beaucoup plus loin
11:06et faire en sorte que les condamnations soient exemplaires.
11:09Et là tout de suite ?
11:10Qu'est-ce qu'il faut faire ?
11:11Gérald Darmanin a réagi dès ce dimanche
11:14en demandant à l'ensemble des procureurs de la République
11:16d'avoir une vision extrêmement ferme de la situation.
11:21Je vous dis,
11:22je parle en mon nom personnel,
11:24il faut une tolérance zéro.
11:26Tolérance zéro et absolue.
11:28Vous savez,
11:29moi je crois à la certitude de la peine
11:31et à son immédiateté.
11:32Vous savez bien que ça ne sera pas le cas.
11:34Vous savez bien qu'il y a déjà,
11:35je crois qu'il y a déjà ce week-end
11:37eu une comparution immédiate
11:38avec quelqu'un qui a été relâché immédiatement.
11:40La politique, la vraie avec un grand P,
11:42c'est rendre possible ce qui est nécessaire.
11:43Et aujourd'hui,
11:44tous les Français ont bien compris
11:45qu'il était nécessaire
11:46de mettre hors d'état de nuire
11:47ces casseurs délinquants.
11:49C'est ça le vrai sujet pour nous.
11:51Il faut rétablir l'ordre.
11:52Moi je m'y emploierai.
11:53Et dans les fonctions qui sont les miennes,
11:55je m'emploierai aussi,
11:56une fois que l'ordre est rétabli,
11:57à rétablir l'espoir.
11:58Parce que la vérité,
11:59c'est que dans ce pays,
12:00on est en train de,
12:01les uns les autres,
12:02chacun dans nos domaines,
12:03dans nos univers,
12:04de baisser les bras
12:05alors que ce pays reste merveilleux.
12:06Et je pense que,
12:08dans ce contexte extrêmement difficile,
12:09il est bon aussi de se rappeler
12:10qu'on est à la tête d'un grand pays.
12:13On a des richesses extraordinaires
12:15à condition de le vouloir.
12:16Mais pour ça,
12:17il faut aussi de la fermeté.
12:18Vincent Jambrun,
12:19ministre de la Ville et du Logement,
12:20est notre invité ce matin.
12:21Une question par rapport
12:22aux annonces de ce week-end.
12:24Beaucoup considèrent
12:24que le président de la République
12:25aurait pu être,
12:27plus ferme
12:28et annoncer
12:29des mesures
12:30plus spectaculaires.
12:31Est-ce que vous imaginez
12:33un couvre-feu
12:34dans les jours à venir ?
12:35Est-ce que c'est à exclure ?
12:35Ou bien est-ce que
12:36vous y pensez
12:37au sein du gouvernement
12:38un couvre-feu,
12:39des interdictions de manifestation,
12:41à essayer de passer un cap
12:43au-delà de ce qui a déjà été fait ?
12:46Écoutez,
12:47le droit français,
12:47en cela,
12:48est assez bien fait.
12:49Et ça permet,
12:50d'ores et déjà,
12:51sans avoir besoin
12:51de faire des annonces
12:53grandiloquentes
12:54pour rien,
12:55de permettre à chaque maire
12:56qui le souhaite
12:57de demander un couvre-feu.
12:59C'est le cas,
12:59par exemple,
13:01en Outre-mer.
13:03De permettre au préfet,
13:04et le président de la République
13:05l'a dit,
13:05d'interdire des manifestations
13:07ou des rassemblements
13:09si on ne se sent pas
13:10en capacité
13:10de maintenir l'ordre public.
13:12tout ça est possible
13:14déjà dans notre droit.
13:16Et ce que je veux dire,
13:17c'est que là,
13:18la détermination,
13:19elle est partout.
13:20Le ministre de l'Intérieur
13:21le rappelait encore ce matin
13:22sur une autre antenne
13:23en disant qu'on ferait
13:24tout ce qui est nécessaire
13:25pour que l'ordre soit
13:26maintenu dans ce pays.
13:28Vous savez,
13:29il faut avoir l'humilité
13:30de reconnaître
13:31que ce qui s'est passé samedi
13:32est nouveau.
13:33On connaissait
13:34les manifestations
13:35qui pouvaient,
13:36en fin de cortège,
13:37dégénérer.
13:38On connaissait les pillages
13:39et on connaissait
13:40les violences urbaines
13:41type guérilla.
13:43Là, ce qui est nouveau,
13:43c'est la conjonction des trois.
13:45C'est le fait que tout ça
13:46est venu se mêler,
13:47j'allais dire,
13:48se soutenir.
13:49Les manifestants
13:50n'ont pas voulu soutenir
13:52positivement
13:53ni les casseurs
13:53ni les pilleurs,
13:54mais ce que je veux dire,
13:54c'est que la masse gigantesque
13:56de ces rassemblements
13:58vient créer,
13:59effectivement,
14:00des complexités
14:01pour nos forces de l'ordre.
14:02C'est ça qui est nouveau
14:03et il faut qu'on en tienne compte
14:04et qu'on ait une nouvelle doctrine
14:05pour pouvoir faire en sorte
14:06que l'ordre soit respecté
14:07même dans ces conditions.
14:08Une nouvelle doctrine,
14:09dites-vous,
14:10avec des récits
14:11qui sont effroyables.
14:13Le maire de Limoges
14:14qui nous dit
14:14qu'à 15h, 15h30,
14:16les policiers
14:17n'avaient plus de munitions.
14:18On en est là aujourd'hui
14:19en France.
14:19Lorsque je lui ai demandé
14:20tout à l'heure
14:20ce qu'il restait
14:21comme munitions,
14:22il me dit
14:22des balles réelles.
14:24Voilà, à 15h30.
14:25Et c'était avant
14:26la prise de la mairie.
14:27Je veux redire
14:28tout mon soutien
14:29au maire de Limoges
14:30et plus largement
14:30à tous les élus locaux.
14:32Moi, je vous le dis,
14:33j'étais maire en 2023.
14:34Je me souviens malheureusement
14:35de tout ce que ça...
14:38Vous savez, pour être honnête,
14:39moi, ça fait deux jours
14:40que je ne dors pas très bien.
14:41Je ne dors pas
14:41parce que tout ça ravive
14:43des souvenirs
14:43qui sont extrêmement douloureux.
14:46Et j'ai souvent dit
14:47aux différents micros après
14:49que les flammes
14:50s'étaient éteintes
14:50mais que les braises
14:51étaient toujours là.
14:52Ce qu'on a vu samedi,
14:53c'est qu'il suffit
14:54de quelques insouffles
14:55sur ces braises
14:55pour qu'elles se rallument.
14:57Nos policiers ont été
14:58extrêmement courageux
14:59dans des conditions
15:00y compris matérielles
15:01difficiles.
15:02Ils ont tenu bon
15:03partout où c'était possible
15:04mais ça n'a pas empêché
15:05des choses effroyables.
15:07La mairie de Limoges
15:08en flamme
15:09maintenant, je crois,
15:10est gravée
15:10dans nos mémoires collectives
15:12et ça doit être
15:13l'alerte
15:14qui nous pousse
15:15tous collectivement
15:16au sursaut.
15:17C'est inacceptable
15:18de poursuivre.
15:19C'est aussi pour ça
15:20qu'il faut que le ministre
15:20de l'Intérieur
15:21qui s'y emploie
15:22dès aujourd'hui
15:22puisse trouver les outils
15:24pour qu'on ait
15:24la bonne doctrine,
15:25les bonnes méthodologies
15:26pour faire en sorte
15:27que ça...
15:27Les Français se demandent
15:28pourquoi les millions
15:29de la politique de la ville
15:30n'ont pas servi
15:32à répondre
15:33aux besoins
15:34de ceux qui viennent
15:35des banlieues
15:35et pourquoi ceux
15:36qui viennent des banlieues
15:37sont venus détruire
15:38les centres-villes.
15:38C'est aussi ce récit-là
15:39ce week-end.
15:42Attention à ne pas
15:43tout confondre.
15:44On a dans nos banlieues
15:45comme on dit
15:46dans ces quartiers populaires
15:48nos infirmières
15:50nos caissières
15:51nos chauffeurs de bus
15:54toutes celles et ceux
15:55qui sont en première ligne
15:56et qui étaient
15:56les essentiels
15:57au moment du Covid.
15:57On peut le dire autrement
15:58Vincent Jambrun
15:59une minorité
15:59est en train
16:00de gâcher
16:01tout le reste.
16:01Et il y a par contre
16:02des minorités criminelles
16:04qui ont prospéré
16:05et on en a bien sûr
16:07qui pourrissent la vie
16:08de tous les honnêtes gens
16:08qui vivent dans les quartiers
16:10qui sont là.
16:11Maintenant
16:11en tant que ministre
16:12chargé de la politique
16:12de la ville
16:13depuis quelques mois
16:14maintenant
16:14je passe une consigne
16:16systématiquement
16:16au préfet
16:17en charge de ces questions
16:18et je le dis
16:19à toutes les associations
16:20qui sont en partenariat
16:21avec l'État
16:23il faut qu'on remette
16:23la méritocratie
16:24au cœur
16:25de nos politiques publiques
16:26et l'amour
16:27de la République.
16:28J'ai souvent eu
16:29cette expression
16:29qui m'est parfois reprochée
16:30mais il faut qu'on assume
16:31de refaire du prosélytisme
16:33républicain
16:34c'est-à-dire aller planter
16:35des trapeaux tricolores
16:36dans le cœur
16:37et dans l'esprit
16:37de notre jeunesse
16:38parce que vous avez
16:39une jeunesse qui grandit
16:40dans ces quartiers
16:41et ailleurs objectivement
16:43nourrie, biberonnée
16:44par des réseaux sociaux
16:45qui leur apprennent
16:46tout un tas de choses
16:46mais certainement pas
16:47à faire partie
16:48de la grande communauté nationale
16:49et si on veut faire nation
16:51il va falloir aussi
16:51leur redonner
16:52le goût de la nation.
16:53Justement, sans le dire
16:55vous nous dites
16:55que c'est aussi
16:56des enfants de l'immigration
16:57qui n'ont pas été intégrés
16:59c'est aussi beaucoup
17:00ce qu'on a observé
17:01dans les images
17:02ce week-end.
17:03Vous avez des gamins
17:04qui ne sont pas issus
17:04de l'immigration
17:05qui grandissent
17:06dans des quartiers populaires
17:07ou pas d'ailleurs
17:08et qui aujourd'hui
17:09se sentent plus proches
17:10d'une communauté
17:11qu'elle soit
17:12une communauté d'origine
17:13ou tout simplement choisie
17:15j'en sais rien moi
17:17sur une communauté
17:19de personnes
17:19qui aiment telle ou telle chose
17:20ou une communauté
17:22autour de l'environnement
17:22par exemple
17:23et qui en font
17:24une appartenance superière.
17:25Vous ne faites pas de lien
17:25entre l'immigration
17:26et les événements de ce week-end ?
17:28Vous savez combien de policiers
17:29sont issus de l'immigration ?
17:30Combien de policiers
17:31qui ont été victimes
17:32des violences ce week-end
17:33de tentatives d'assassinat
17:35sont issus de l'immigration ?
17:36Combien de nos infirmières
17:37sont issus de l'immigration ?
17:38Le sujet, il n'est pas là.
17:39Le sujet, c'est comment
17:40on donne l'amour de la France
17:41qu'on soit fils d'immigrés
17:42ou qu'on soit enfant de France
17:44depuis quatre générations.
17:45Quand le ministre de l'Intérieur
17:45dit qu'on a une perte de contrôle,
17:47elle est due à qui ?
17:48Cette perte de contrôle ce week-end ?
17:50Aujourd'hui, vous avez
17:52des personnes qui habitent
17:53sur notre territoire national
17:55qui ne se reconnaissent pas
17:56dans notre nation.
17:57Et c'est un drame.
17:59Et oui, dans ce point de vue-là,
18:00il y a un problème d'assimilation
18:02puisque vous avez des enfants
18:04de la République
18:04qui vont à l'école de la République
18:06mais qui ne se reconnaissent pas
18:07dans la République,
18:09qui ne se reconnaissent pas
18:10dans la nation française.
18:10Et c'est un problème.
18:12Vous avez raison de le dire.
18:14Pour autant, je considère
18:15que d'où convienne,
18:18cette question se pose.
18:19Et d'ailleurs,
18:19quel que soit son âge,
18:20parce que vous avez aussi
18:21des adultes qui ont tenu
18:22des propos scandaleux,
18:23vous avez des parents
18:24qui ont laissé leurs enfants
18:25à les piller.
18:26On a même vu des images,
18:27vous aviez des parents
18:28qui pillaient avec leurs enfants.
18:29Donc ce combat-là,
18:30il est gigantesque,
18:31il est devant nous.
18:32Mais à titre personnel,
18:33ma détermination sera totale.
18:34Si j'ai continué la politique
18:35après l'attaque de mon domicile,
18:37après les émeutes,
18:37c'est justement parce que
18:38je refuse qu'on baisse les bras.
18:40Ce pays a les fondamentaux
18:42pour pouvoir s'en sortir.
18:43Vincent Jambrun était
18:44notre premier invité ce matin
18:46dans le Grand Matin de Sud Radio.
18:47Vous avez parlé
18:48de phénomènes insurrectionnels
18:50à notre micro ce matin.
18:52Merci Vincent Jambrun.
18:53Bon courage.
18:53Vous êtes ministre de la Ville
18:54et du Logement.
18:55Et donc, on l'a bien compris,
18:57en charge de fait des banlieues.
18:59Dans un instant,
19:00Nicolas Maillard-Rossignol,
19:02il est l'un de ses maires,
19:03maire de Rouen,
19:04qui lui aussi a dû subir les violences.
19:06On a beaucoup parlé
19:07de celle de Paris,
19:08de Lyon, Marseille.
19:09Il y a tout un tas d'autres villes
19:10qui ont dû subir ces saccages.
19:13On se retrouve dans quelques secondes.
19:15Merci.

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