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00:00Europe 1, il est presque 13h.
00:05Europe 1 Info.
00:0613h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une heure d'info et de débat.
00:13C'est Europe 1 Info qui commence avec tout d'abord le grand journal de la mi-journée.
00:17En ce vendredi 6 novembre, nous irons à Lompre, près de Bourg-en-Bresse dans l'Ain,
00:21où un accident de car a fait deux jeunes victimes.
00:24Il y a aussi 16 blessés, dont plusieurs très graves.
00:26Au lendemain d'une mobilisation contre la vie chère, le ministre du Travail envisage une hausse du SMIC,
00:31mais reste loin des revendications des syndicats.
00:33Nous verrons comment le gouvernement peut répondre aux mouvements sociaux.
00:36Des journées de manifestations qui s'enchaînent, les pillages du 17 octobre, le blocage des lycées.
00:41Emmanuel Macron doit-il avancer l'élection présidentielle ?
00:43C'est la question, Europe 1 du jour.
00:45Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1.
00:48Pour l'instant, vous dites oui, très largement.
00:51Un cow-boy en odeur de sainteté.
00:53Lucky Luke fête ses 80 ans et sort un nouvel album dans lequel il devient saint Lucky Luke.
00:58On verra pourquoi.
01:00Imaginez pouvoir détruire une tumeur cancéreuse juste avec des ultrasons.
01:04Eh bien, c'est désormais possible.
01:06Explication dans la chronique santé du jour avec le docteur Millot dans un quart d'heure.
01:10La tendance météo, bonjour Géraldina.
01:11Bonjour Clélie.
01:12C'est encore plus vieux à l'Est.
01:13Eh oui, même si plus calme.
01:14Comparé à hier, les pluies se décalent progressivement à l'Est du Rhône.
01:18Des averses tombent encore sur la Corse.
01:20La Corse, sur les fortes puits, ont provoqué d'importantes inondations.
01:22Il fera 7 à 11 degrés sur le Nord-Est.
01:2511 à 14 sur le Nord-Ouest et le Massif Central.
01:28Jusqu'à 20 degrés en Corse.
01:30Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:33Europe 1.
01:35On commence par ce dramatique accident de car ce matin dans l'Ain à Lens, au sud de Bourg-en
01:40-Bresse,
01:40qui a fait deux morts.
01:41Une jeune fille de 12 ans et un jeune majeur.
01:4416 personnes ont été également blessées.
01:46Il y a plusieurs d'entre eux sont aussi en urgence absolue.
01:49Bonjour Jean-Luc Bougeon.
01:51Bonjour Clélie, bonjour à tous.
01:52Vous êtes sur place pour Europe 1.
01:53Est-ce qu'on en sait plus sur les circonstances de cet accident ?
01:57Alors ce que l'on peut dire pour l'heure, c'est que l'accident a eu lieu vers 7h30
02:00ce matin.
02:00C'est un car qui fait la liaison vers Bourg-en-Bresse, qui est situé à 10 km d'ici.
02:05Il transporte généralement des collégiens, des lycéens, mais aussi des adultes qui vont travailler en ville.
02:10Il y avait 43 personnes à bord ce matin, dont 15 mineurs.
02:14Et donc ce matin, le car aurait, pour une raison inconnue, quitté la route avant de percuter un arbre et
02:19de finir dans le fossé.
02:20Le bilan est très lourd.
02:21Deux morts et 16 blessés.
02:22Parmi ces blessés, la cousine de Cassandra, une habitante de la commune de Lens.
02:27Écoutez.
02:27Quand je suis arrivée, j'ai vu qu'il y avait des personnes par terre.
02:31Le car était dans le fossé.
02:33Et de ce qu'on m'a expliqué, le car a fait droite-gauche et il est parti dans le
02:38fossé.
02:39Il s'est tapé un arbre.
02:40Et apparemment, il s'est endormi au volant, de ce que j'ai compris.
02:44Alors, l'endormissement du chauffeur, un homme de 26 ans, n'est pas confirmé pour l'heure.
02:48Une enquête pour homicide routier a été ouverte par le parquet de Bourg-en-Bresse.
02:51Mais Cassandra, qui prend régulièrement ce car le matin, dénonce une conduite souvent imprudente des chauffeurs.
02:58De toute façon, le car A32, les chauffeurs, je suis désolée de dire ça, mais ils ne savent pas rouler.
03:03Ils roulent à vive allure.
03:05Les virages, ils les prennent comme je ne sais pas quoi.
03:07Alors qu'il y a un radar juste là.
03:09Donc, je ne comprends pas comment ils font pour rouler aussi vite.
03:12Autant d'aspects qui doivent être éclaircis par l'enquête.
03:1416 personnes, rappelons-le, sont toujours hospitalisées à Bourg-en-Bresse.
03:18Et Lyon, dont 4 en urgence absolue.
03:20Une conférence de presse avec le procureur et le préfet doit avoir lieu dans les minutes qui viennent.
03:25Merci beaucoup Jean-Luc Bougeon.
03:26Sur place, donc envoyé spécial pour Europe 1.
03:29Il est 13h03 sur Europe 1.
03:30On fera un point complet à la fin de ce journal.
03:32Mais la météo est plus calme aujourd'hui pour le sud-est de la France, Clélie.
03:35Mais il a beaucoup plu ces dernières heures des pluies mortelles.
03:38Frédéric Michel, deux septuagénaires sont morts noyés dans la nuit,
03:41dans leur voiture emportée par une crue en Corse du Sud.
03:44Oui, le drame s'est déroulé vers 1h du matin entre Bonifacio et Porto Vecchio.
03:48Les victimes, un couple de retraités, allaient chercher leur fille à l'aéroport de Figari.
03:52Et c'est sur le chemin du retour que leur voiture a été emportée par les eaux.
03:56Leur fille a pu s'extraire, mais pas eux.
03:58Depuis mercredi, un important épisode pluriorageux s'abat sur la Corse du Sud.
04:02Le versant Est et la région de Porto Vecchio sont principalement touchés.
04:06Hier, tous les déplacements étaient déconseillés.
04:08Jean-Christophe Angelini, le maire de Porto Vecchio.
04:11La ville donne l'impression d'avoir été bombardée durant la nuit.
04:14Des voies d'accès coupées, des ponts emportés par les crues, des routes encombrées par des roches, des branchages.
04:21Et bien sûr, on peut évoquer les ponts, les routes, le reste.
04:25Mais face à la perte de deux vies humaines, tout paraît dérisoire.
04:29Et nos pensées, elles vont d'abord à ces deux personnes, à leur fille qui est véritablement une miraculée.
04:34Au total, ces dernières 48 heures, 3 à 4 mois de précipitations sont tombées.
04:39Plus de 120 personnes ont été mises en sécurité.
04:41Deux mille sont toujours coupées du monde dans le hameau de Muratello.
04:45Les ponts d'accès ont été emportés.
04:47Les pluies tombent désormais en mer.
04:48La situation est donc plus calme sur terre.
04:50Mais la vigilance reste demise partout en Corse,
04:53car de nombreuses routes sont inondées et la circulation délicate en plusieurs endroits.
04:58Frédéric Michel, le correspondant dans le sud-est d'Europe 1.
05:01Et cette question à présent, quelle suite après la journée de manifestation hier ?
05:04On le saura lundi soir, après la conférence sociale organisée par Matignon.
05:08Nous y reviendrons, car hier, entre 575 000 et 1,5 million de personnes
05:12sont descendues dans la rue contre la vie chère.
05:14Quelques débordements aussi, plus de 600 personnes ont été interpellées.
05:18Et puis, il y a cette scène que nous voulions vous raconter.
05:20À Lyon, en marge des manifestations, des Black Blocs ont incendié une voiture.
05:25Or, elle appartenait à un sans-domicile fixe.
05:27L'homme a tout perdu, Marie-Soudruard.
05:30Les manifestants étaient venus pour protester contre la vie chère,
05:33mais les éléments les plus violents s'en sont pris à la voiture d'un sans-domicile fixe,
05:36une BMW grise, celle de Faté.
05:39Tout s'est passé en quelques secondes.
05:40L'homme était dans sa tente à quelques mètres quand c'est arrivé.
05:43Je suis en train de dormir.
05:44J'ai entendu le bruit de manifestation, le flattement du tout.
05:49Je suis venu voir la voiture.
05:51J'ai trouvé qu'elle est en train de brûler.
05:54Ancien conducteur de poids lourd au chômage depuis 2023,
05:57Faté dormait parfois dans sa voiture.
05:59Sa seule propriété, assure-t-il, toute sa vie était stockée à l'intérieur.
06:03Il y a mon titre de séjour, il y a mon passeport, il y a tout à l'intérieur.
06:07Mes fiches de baie, il y a tout à l'intérieur.
06:09Il ne me reste que cette voiture, c'est tout.
06:11Je suis plus que rien maintenant.
06:13J'ai perdu tout, j'ai perdu tout, j'ai tout perdu.
06:15J'ai aucun mot à dire.
06:18Devant la détresse de Faté, plusieurs jeunes sont venus aider à forcer le coffre avec des cailloux
06:22et ont réussi à sauver ces papiers.
06:24Mais tout le reste a brûlé dans l'incendie, y compris tous les vêtements de Faté.
06:28Et face à cette colère sociale qui s'est exprimée hier dans la rue,
06:30quelle réponse du gouvernement ?
06:32Le Premier ministre reçoit aujourd'hui les dirigeants du MEDEF, de la CPME et de l'UDP
06:35avant la conférence sociale de lundi à Matignon.
06:38La question d'une hausse du SMIC est unanimement demandée par l'intersyndicale,
06:42même s'il diverge sur le montant.
06:43Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a jugé ce matin important
06:47d'essayer de franchir la barre des 1500 euros nets pour le SMIC mensuel.
06:52Mais il y a aussi un autre rendez-vous à prendre en compte aujourd'hui.
06:55Une réunion avec des ministres sur les budgets 2027.
06:58Arthur Delaborde, entre revendications salariales et contraintes budgétaires,
07:02l'équation s'annonce délicate pour le gouvernement.
07:05Sébastien Lecornu ne pourra pas se contenter du rôle d'arbitre.
07:08Pour obtenir des concessions, il devra aussi en faire.
07:11Sur le SMIC, Bercy évoque une hausse anticipée, voire un coup de pouce.
07:15Pour les autres salaires du privé, il faut convaincre les employeurs.
07:18Or le MEDEF dénonce une contradiction, demander des augmentations
07:22tout en alourdissant les charges des entreprises.
07:24L'État est aussi employeur et toute hausse pour les fonctionnaires
07:27devra être financée.
07:29Le Premier ministre est donc attendu sur ses propres choix budgétaires.
07:32Il doit montrer qu'il écoute, sans donner le sentiment
07:34que seule la pression de la rue fait bouger le gouvernement.
07:38Son autorité est aussi en jeu.
07:40Autre rendez-vous, les représentants lycéens attendus la semaine prochaine.
07:43Une rencontre prévue avant la mobilisation d'hier.
07:46Dans les établissements, les premières annonces
07:48n'ont pas empêché la reprise des blocages.
07:50C'est tout le risque pour Sébastien Lecornu
07:52faire des concessions sur plusieurs fronts
07:54sans obtenir l'apaisement sur aucun.
07:56Un tour de la borde du service politique d'Europe 1.
07:5913h07 sur Europe 1, la suite du journal 2, Clélie Mathias.
08:01Alors on parle de lassitude, fatigue et frustration, mais chez qui ?
08:05Chez les policiers, depuis la rentrée,
08:06les mobilisations et les contestations s'enchaînent.
08:0970 000 policiers et gendarmes étaient encore mobilisés hier
08:12dans toute la France pour sécuriser la manifestation
08:14contre la vie chère et éviter les débordements.
08:17Problème, la fatigue se fait sentir,
08:19sans compter les blessés.
08:20Encore 112 ce jeudi dans leur rang.
08:22Charles Huillier à Toulouse a pu rencontrer l'un de ses policiers à bout.
08:25Ce policier, ses 30 ans d'expérience,
08:28fait partie de ces hommes grâce à qui le pays tient encore.
08:30Mais depuis trois week-ends, il vit l'enfer.
08:33C'était le 17.
08:33On était à Troyes, on s'est retrouvés encerclés.
08:36Donc là on reçoit des coups entre les projectiles.
08:38Ils nous insultent sans arrêt.
08:40Assassins, racistes, accabes.
08:42Tous les policiers sont des bâtards.
08:43Si on le traduit dans l'anglais au français,
08:45dans le moral, il en prend un coup.
08:46Mais la police doit intervenir avec empathie.
08:49Ce sont les mots d'Emmanuel Macron.
08:50Ils veulent nous tuer.
08:51Ils viennent avec des mortiers.
08:53On ne peut pas intervenir avec empathie.
08:55Et qui dit contexte hors normes,
08:57dit aussi vie privée impactée.
08:58Ce week-end, j'ai été rappelé pour samedi,
09:00alors je ne devais pas travailler.
09:01Ma compagne le prend mal.
09:02Puis surtout, elle s'inquiète.
09:03On ne sait pas à quelle heure on va rentrer
09:05et dans quel état on va rentrer.
09:06Et moi, j'ai envisagé quitter la police.
09:08Ce qui me retient, c'est que j'ai envie de servir mon pays.
09:10Surtout en ce moment.
09:10Une usure générale qui va tôt ou tard poser
09:13un vrai problème de sécurité nationale,
09:15avertit Christophe Amens du syndicat Unité Haute-Garonne.
09:19On ne va pas se mentir.
09:19On est parti pour quelques mois, je pense.
09:21On ne pourra pas tenir.
09:22Il y a un vrai danger.
09:23Surtout qu'en plus d'une éventuelle manifestation ce samedi,
09:26il y a un autre événement à risque dans la région.
09:29L'inauguration aujourd'hui de la très décriée autoroute A69.
09:33Toulouse, Charles de Lully, Europe.
09:35Un climat ambiant entendu qui semble favorable à Jean-Luc Mélenchon.
09:38Le leader insoumis grimpe dans les sondages
09:40et n'a jamais paru aussi proche du second tour.
09:42Selon l'IFO pour LCI cette semaine,
09:45il devance désormais largement Edouard Philippe.
09:47Aujourd'hui, le leader insoumis publie son livre au programme
09:50avant un grand meeting en Seine-Saint-Denis
09:51sur les terres de Bali-Bagayoko demain.
09:53Mais comment Jean-Luc Mélenchon a-t-il fait de la colère son carburant ?
09:57Analyse Alexis Delafontaine pour Europe 1.
09:59Eh bien, Jean-Luc Mélenchon assume sa radicalité
10:01et son discours séduit à gauche.
10:03Depuis le 17 octobre, le leader insoumis attire ceux qui veulent
10:06en finir avec le système, renverser la République.
10:10Pendant ce temps, son rival à gauche s'effondre.
10:13Raphaël Luxman, vainqueur de la primaire socialiste,
10:15perd trois points dans les sondages.
10:17Il apparaît trop sage, trop mesuré, face au bruit et à la fureur.
10:22Résultat, les ralliements s'enchaînent pour Jean-Luc Mélenchon.
10:25Hier, la majorité des députés communistes annonce
10:27lâcher Fabien Roussel pour rejoindre les rangs insoumis.
10:31Les écologistes de Sandrine Rousseau et Marine Tondelier
10:34ne devraient pas tarder à suivre le mouvement.
10:36C'est le moment d'accélérer la campagne, analyse un élu insoumis.
10:40Avec près de 18% d'intention de vote au premier tour,
10:43la qualification pour le seul ensemble à portée de main.
10:46Mais face à Marine Le Pen, donné à 37%,
10:49le plus dur reste à faire.
10:51Alexis Delafontaine du service politique d'Europe 1.
10:53Et un carboï qui n'est pas à la retraite.
10:55Non, Luc-Luc a 80 ans et de nombreux événements
10:58sont prévus pour fêter cet anniversaire.
10:59En prime aujourd'hui un nouvel album qui sort.
11:02Le titre, Saint-Lucy-Luc.
11:04De nouvelles aventures dessinées par HD
11:05et scénarisées par Jules Sébastien Bordenave.
11:08Il tire plus vite que son ombre.
11:09Combat le mal sans violence.
11:11Trouve une solution aux invasions de Sautrennes.
11:13Les habitants du Kansas voient en lui un nouveau messie.
11:16Mais non, dit Luc-Lucy-Luc.
11:17Un nouvel album très spirituel
11:19qui a inspiré une folie à Jules, son scénariste.
11:22L'album était terminé quand j'ai appris
11:23que le pape allait venir en France.
11:25Et en fait, Léon XIV, c'est un pape
11:26qui s'intéresse beaucoup à la culture populaire,
11:29s'intéresse à la jeunesse.
11:30Et donc, je me suis dit,
11:31ce serait extraordinaire de lui offrir un album.
11:33Et donc, j'ai réussi à trouver une faille dans le protocole
11:35pour pouvoir passer deux minutes avec le Saint-Père.
11:39Effectivement, ça l'a beaucoup amusé.
11:40Et en fait, ça résonne un peu avec ces thématiques.
11:42Parce que ces questions de paix, de concorde,
11:44cet intérêt vers la jeunesse,
11:45ça est complètement raccord
11:46avec les valeurs de Lucky Luke, avec ces thèmes-là.
11:49Ce qui bluffe aussi, c'est la qualité du travail de HD.
11:52Le dessinateur, il a pris la succession
11:54du créateur du cow-boy, le belge Maurice.
11:56À Berlin, il y avait une exposition
11:58et ils avaient mis mes planches à côté de Maurice.
12:00Là, j'ai eu vraiment un peu le choc.
12:03Je me suis dit, moi, finalement, c'est quand même assez similaire.
12:06Donc, je suis plutôt fier de ça.
12:07Et il y a de quoi, le nouveau Lucky Luke
12:09nous divertit plus vite que son ombre du grand 9e art.
12:12Saint-Lucy Luke, et c'est aujourd'hui chez Dargo.
12:15La bourse avec Claire Lemaitre.
12:16La chronique bourse avec la Banque Postale,
12:19partenaire de la performance des entreprises.
12:20Bonjour Claire.
12:21Bonjour Félie.
12:22Le marché parisien en forte baisse à cause de Wall Street.
12:24Oui, le CAC 40 rechute de 1,7%.
12:27Après avoir fêté la victoire des démocrates américains
12:30au mid-terms, les marchés sont rattrapés par les doutes.
12:33Et c'est notamment le secteur de la tech qui en souffre.
12:36Les démocrates pourraient imposer une plus grande régulation
12:38dans le monde de l'intelligence artificielle.
12:40En réaction, l'indice Nasdaq,
12:42qui regroupe les valeurs technologiques à Wall Street,
12:44a plongé hier.
12:45Il a perdu 5,5%.
12:47A Paris, le secteur du luxe est dans le rouge vif.
12:50Et puis la sanction du jour, elle est pour téléperformance.
12:53Le groupe de centres d'appel lance une alerte sur sa croissance.
12:56Et il perd 17%.
12:58En Europe, c'est la rechute.
13:00Francfort et Londres lâchent plus de 2%.
13:02Moins 1,7% à Paris pour le CAC 40.
13:05On retombe à 8067 points.
13:07Merci Claire.
13:07La bourse sur Europe 1 avec boursier.com
13:10C'était la chronique bourse avec la Banque Postale.
13:13La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
13:16La Banque Postale Citoyenne.
13:18On enchaîne avec le temps d'aujourd'hui et de votre week-end.
13:22Retrouvez la météo avec Groupe à main.
13:24L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
13:28La météo de Géraldine Amont.
13:30Géraldine, un temps contrasté.
13:31Et oui, des températures assez fraîches,
13:33notamment à Strasbourg.
13:34Il fera 7 degrés, 9 degrés à Lille,
13:3611 degrés à Saint-Étienne, 12 degrés à Lyon,
13:3913 à Brest et Paris, 16 à Bordeaux,
13:4019 degrés à Perpignan,
13:42tout le même 20 degrés à Ajaccio.
13:44Les températures restent douces.
13:45Alors pour le temps, le temps s'améliore,
13:47mais reste encore perturbé dans l'est et le sud-est du pays
13:49avec des pluies qui se décalent progressivement vers l'est du Rhône
13:52et des Alpes tout en perdant de leur intensité.
13:54Il pleut encore de l'est de Rhône-Alpes jusqu'au bout du Rhône
13:57et par intermittence en Corse, la Corse du Sud
13:59qui est toujours placée en vigilance orange-pluie-inondation
14:02cet après-midi.
14:03Des averses plus faibles circulent aussi sur la Bourgogne-Franche-Comté,
14:06le Grand Est et les Hauts-de-France.
14:08C'est dans le sud-ouest, en revanche,
14:09que le soleil sera plus généreux.
14:11Alors demain, après une matinée souvent grise,
14:14la journée sera plus calme et plus lumineuse.
14:16Il fera froid demain matin,
14:171 à 6 degrés dans les terres
14:19et 5 à 11 degrés sur le littoral.
14:21Et demain après-midi,
14:22comptez 9 à 15 degrés du nord au sud,
14:2416 à 18 degrés au pied des Pyrénées
14:26et sur la côte d'Azur jusqu'à 22 degrés en Corse.
14:29Merci beaucoup Géraldine.
14:3113h-14h, Europe 1 Info.
14:33Et avec le docteur Brigitte Millau
14:35que nous accueillons à 13h14 sur Europe 1.
14:36Bonjour docteur Millau.
14:37Bonjour Clélie, bonjour Géraldine.
14:40Brigitte, vous nous parlez régulièrement d'innovation médicale
14:42et aujourd'hui, il s'agit de l'histotripsie.
14:45Autant vous dire qu'on attend vos explications.
14:47Imaginez pouvoir détruire une tumeur cancéreuse
14:51sans incision, sans aiguille, sans radiation,
14:55sans aucune chirurgie, juste avec des ultrasons.
14:59Eh bien, ce n'est plus de la science-fiction,
15:00c'est aujourd'hui possible grâce à l'histotripsie.
15:04Isto signifie tissu et trypsie, destruction,
15:08donc la destruction de tissu, en l'occurrence cancéreux.
15:12On utilise des ultrasons de très haute intensité
15:15et très focalisées.
15:17centré sur une tumeur,
15:19cela déclenche un phénomène de cavitation,
15:21la formation de minuscules bulles de gaz
15:24qui repoussent les cellules cancéreuses
15:26et les font imploser en quelques microsecondes.
15:30Résultat, une désintégration mécanique
15:33des cellules cancéreuses en débris microscopiques
15:35que l'organisme pourra progressivement éliminer.
15:39Et, contrairement à d'autres techniques
15:40comme la radiofréquence, la thermoablation,
15:43la cryoablation,
15:44là, on ne chauffe pas les tissus,
15:46on ne les congèle pas,
15:48on les détruit mécaniquement.
15:51Donc, vous imaginez le confort pour le patient ?
15:54Cette technique lui permet de continuer ses autres traitements,
15:57sa chimiothérapie, sa radiothérapie.
15:59En revanche, elle remplace la chirurgie,
16:02mais sans ouvrir,
16:03sans douleur,
16:04sans cicatrices,
16:06sans risque d'infection
16:07ou de complications postchirurgicales.
16:09C'est très rapide,
16:10en ambulatoire,
16:11et on peut renouveler le geste plusieurs fois
16:14jusqu'à destruction complète de la tumeur.
16:17Pour l'instant,
16:18l'histotripsie est à l'étude
16:20dans les tumeurs du foie, du rein,
16:21et d'autres études sont prévues
16:23dans les tumeurs de la prostate
16:24et du pancréas.
16:26En effet, il faut que la tumeur soit accessible aux ultrasons.
16:30La médecine apprend désormais à soigner avec le son.
16:33Après le bistouri classique,
16:35bientôt le bistouri acoustique.
16:37Impressionnant, en tout cas.
16:38Merci beaucoup, Dr Millot,
16:39de nous éclairer sur ces innovations médicales.
16:42Dans Europe 1,
16:43il faut à présent place au débat.
16:44On va revenir sur la mobilisation d'hier.
16:47Augmenter le SMIC, comme c'est demandé,
16:48est-ce la bonne solution ?
16:49On se pose la question,
16:50on en débattra avec Jean-Michel Salvatore
16:52et Raphaël Steinville,
16:53que je salue.
16:54Bonjour et bienvenue à tous les deux.
16:55Bonjour Clélie.
16:56A tout de suite sur Europe 1.
16:57Il est 13h16,
16:58vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
17:0013h, 14h.
17:02Europe 1 Info.
17:0513h, 14h.
17:06Europe 1 Info.
17:07Avec Clélie Mathias sur Europe 1
17:08et ses deux chroniqueurs du jour.
17:10Raphaël Steinville et Jean-Michel Salvatore.
17:12On va revenir sur la journée d'hier
17:13et les revendications de l'intersyndicale.
17:16Il y avait entre 575 000 selon les syndicats
17:19et 1,5 million de personnes
17:21selon les autorités dans les rues de France.
17:24On est trois jours avant une conférence sociale
17:26qui a été convoquée à l'issue de cette manifestation
17:28par le Premier ministre.
17:29Elle aura lieu à Matignon.
17:30Il y aura les syndicats,
17:32il y aura le patronat
17:32et bien sûr il y a la question de la hausse du SMIC.
17:35Le ministre du Travail ce matin
17:36a jugé important d'essayer de franchir la barre
17:39des 1500 euros nets pour le SMIC mensuel.
17:41On l'écoute.
17:42Alors dans les discussions bien sûr sur le SMIC,
17:44la première partie de cet étage à trois fusées,
17:46il y a effectivement la date
17:47et on discute d'une anticipation possible au 1er décembre
17:50dans ce cas-là faut aller vite.
17:50Il faut qu'on décide dans le courant de la semaine prochaine
17:52si on veut effectivement être en capacité.
17:54Vous y êtes favorable ?
17:55Oui, moi je trouve que le symbole est important.
17:57Il y a la barre des 1500 euros nets.
17:59On n'y est pas encore, on est à 1477.
18:01Est-ce qu'on peut arriver à franchir cette barre ?
18:04C'est important.
18:04Si on arrive à avoir une convergence,
18:06on arrive à augmenter le SMIC,
18:08les minimas de branches et les salaires
18:09sans affecter l'emploi, c'est ça qui est mon objectif.
18:12Alors, il est loin des objectifs des syndicats,
18:15pour citer comme ça quelques-uns,
18:17plus 150 euros demandés par la CGT,
18:19FO veut 2000 euros bruts.
18:21Jean-Michel Salvatore,
18:22est-ce qu'augmenter le SMIC finalement,
18:24c'est la solution à tous les problèmes ?
18:27C'est la solution la moins onéreuse pour l'État en fait.
18:30Parce que c'est ça le sujet.
18:32Toutes ces manifestations qu'on a vues hier,
18:34c'était des manifestations contre la vie chère
18:36et notamment contre l'augmentation du prix du carburant.
18:40Alors, c'est vrai que la solution...
18:41On pourrait se dire, c'est quand même bien,
18:43là on augmente, on fait un geste pour le SMIC.
18:45Bien sûr.
18:45C'est vrai que le plus simple aurait sans doute été
18:48de réduire le taux de TVA sur le carburant.
18:51Mais comme l'État n'a pas d'argent et ne peut pas le faire,
18:54l'État se dit, tiens, si on augmentait le SMIC,
18:57parce que si on augmente le SMIC,
18:59bien sûr l'État paiera un peu,
19:00parce qu'il y a à peu près 800 000 personnes
19:02qui sont payées au SMIC parmi les fonctionnaires,
19:04mais ça sera plutôt le privé qui paiera.
19:06Et finalement, augmenter le SMIC,
19:09c'est une façon de refiler le mystérie au privé,
19:12ce qui va poser des problèmes.
19:14Ça va poser des problèmes parce que déjà...
19:15Concrètement ?
19:16Oui, parce que déjà, si vous voulez,
19:18les entreprises privées souffrent du ralentissement de l'économie.
19:21Les entreprises privées souffrent aussi du fait
19:23qu'on a prévu pour elles
19:2511 milliards d'impôts supplémentaires l'année prochaine.
19:28Donc, s'il y a 11 milliards d'impôts supplémentaires l'année prochaine
19:30et qu'en plus, il y a une augmentation du SMIC
19:32alors que la conjoncture se ralentit,
19:33ce n'est pas terrible.
19:34Et puis, il y a aussi autre chose.
19:35C'est que quand vous commencez à augmenter le SMIC,
19:38ça veut dire que tous ceux qui sont juste au SMIC dans les boîtes
19:41vont demander à leur tour une augmentation.
19:43Et donc, il faut augmenter quasiment tout le monde.
19:46Sinon, si vous voulez, vous avez un resserrement des salaires
19:48qui crée un vrai problème dans les entreprises.
19:50Donc, le gouvernement n'a pas d'argent.
19:54Donc, il se dit, finalement,
19:56si on pouvait augmenter le SMIC,
19:57ce ne serait pas si mal.
19:58Alors, l'idée, on voit bien,
20:00tout est prêt.
20:01Ce qu'ils veulent, c'est mettre le SMIC à 1 500 euros.
20:04Donc, en fait, ça veut dire qu'il y aurait une augmentation
20:06de 1,4% dès le 1er décembre
20:09qui s'ajoutera à l'augmentation de 2,4% au 1er juin
20:13en raison de l'inflation.
20:14Et pour la première fois depuis François Hollande, je crois.
20:19Non, l'idée, c'est de le faire dès le 1er décembre.
20:21Et donc, pour la première fois, en fait,
20:23il y aura un coup de pouce du SMIC.
20:26C'est-à-dire qu'on augmentera le SMIC davantage que l'inflation.
20:29Mais honnêtement, si vous voulez,
20:30si on passe à 1 500 euros net pour le SMIC,
20:34ça fait une augmentation par mois de 22 euros.
20:38Donc, il n'y a pas de quoi pavoiser non plus.
20:41Ça ne va pas changer la vie des gens.
20:42Mais honnêtement, le gouvernement est dans une telle difficulté financière
20:47qu'il est complètement coincé.
20:50Raphaël Stainville.
20:50Oui, moi, je pense qu'en réalité, tout le monde est perdant.
20:53Parce que vous venez de le dire,
20:55pour un gain de 22 euros pour ceux qui étaient aujourd'hui au SMIC actuel,
21:01on voit mal ce que cela va changer fondamentalement pour eux.
21:05Après, il y a les entreprises.
21:06Vous l'avez dit également.
21:07Ça a un coût pour les entreprises.
21:09Ça a un coût qui sera probablement répercuté
21:12sur le prix des produits qui seront manufacturés,
21:16mis dans le commerce.
21:18Et donc, c'est le consommateur qui en paiera la différence.
21:22Et puis, il y a aussi un prix pour l'État.
21:25Parce que, sauf à considérer que les entreprises
21:29augmenteront tous leurs salariés
21:32à proportion de l'augmentation du SMIC,
21:36ce sera une moins-value de rentrée fiscale
21:38qui est évaluée aux alentours de 2 milliards d'euros.
21:40Ça, c'est la première chose.
21:41La deuxième chose, c'est politiquement.
21:43C'est-à-dire que le gouvernement consent
21:45à cette augmentation
21:47dans un climat, dans un contexte
21:49qui, je pense, est ruineux
21:52pour tous ceux qui envisagent la politique
21:54et la démocratie de manière sereine et apaisée.
21:57Il aura fallu 3-4 semaines
21:58de violences, d'émeutes, de pillages
22:01pour que, finalement, l'État donne raison
22:03à ceux qui cassent la France.
22:08Et donc, je pense que, politiquement,
22:10c'est absolument, sinon suicidaire en tout cas,
22:14très dangereux.
22:15Non, sur ce d'un point, je ne suis pas d'accord avec Raphaël.
22:17Parce que, c'est vrai qu'il y a eu des casseurs
22:18et il y a eu des pilleurs, c'est incontestable
22:20et personne ne peut le nier.
22:21Mais, l'action de ces casseurs, en fait,
22:24a masqué l'importance du mouvement social
22:28qui était là.
22:28Parce que, que ce soit le 17 octobre,
22:30le 24 ou le 31,
22:31vous aviez eu des manifestations
22:34assez importantes, quand même.
22:36Alors, on n'en a pas parlé
22:37parce qu'ensuite, il y a eu des casseurs
22:38et que, finalement, tout s'est concentré
22:40sur le sujet des casseurs.
22:41Mais il n'empêche, quand même,
22:42que le mécontentement était là.
22:43Et moi, ce que je trouve assez inquiétant,
22:44c'est que c'est vrai que c'est un geste
22:45qui va coûter cher, Raphaël l'a dit.
22:48Mais, je pense que ça va décevoir
22:50tout le monde
22:51et que ça ne sera pas suffisant.
22:52Parce que, quand vous voyez que la CFDT,
22:54qu'on dit syndicat réformiste et raisonnable,
22:58eux, ils demandent 100 euros net d'augmentation.
23:00La CGT, 150.
23:02Les écolos, 220.
23:03Et la FI, 220 euros net par mois.
23:06Donc, on est très, très loin du compte.
23:08Et franchement, là, on voit bien
23:10qu'il va y avoir une énorme déception.
23:11Et je ne suis pas sûr
23:12que le gouvernement arrivera
23:14à calmer l'impatience des Français
23:16avec cette augmentation
23:17de 22 euros net par mois.
23:19On a vu passer cette annonce aussi
23:20cette semaine, puisqu'on parle d'économie.
23:22Le gouvernement envisage
23:23de relever le taux du livret A,
23:25le plafond.
23:26Il est, par l'instant,
23:27il est à 22 950 euros
23:30et ça pourrait augmenter
23:33au-delà de 25 000,
23:34jusqu'à 30 000 euros.
23:37Là aussi, bonne ou mauvaise idée ?
23:39Parce que le livret A, ça parle.
23:40Il y a, je crois, 80, 83%,
23:4184% même des Français
23:43qui en détiennent un.
23:44Jean-Michel Salvatore.
23:45Oui, mais il y a quand même
23:45beaucoup de décollectes
23:46parce que c'est vrai
23:47que ce n'est pas un placement folichon.
23:50Donc, évidemment,
23:51les gens, quand ils ne savent pas
23:52très bien où mettre leur épargne,
23:53ils le mettent là-dedans.
23:54Encore une fois,
23:55c'est une mesure
23:56qui ne coûte pas un sou
23:57aux finances publiques.
23:59Et là, le gouvernement
24:00cherche des gestes
24:01qui ne coûtent pas un sou.
24:03Donc, c'en est un de plus.
24:05Mais ça aussi, ça ne change pas.
24:06L'argent pourrait aller
24:07vers la rénovation
24:08des lycées et des collèges.
24:10Des lycées et des collèges,
24:10mais au détriment
24:11du logement social,
24:12alors qu'il nous manque
24:13des logements sociaux.
24:14Donc, si vous voulez,
24:15c'est une mesure
24:16qui ne coûtera pas cher
24:17mais qui peut aussi
24:18avoir des effets pervers.
24:20Oui, moi, je suis du même avis.
24:23Je pense que même
24:24d'une certaine manière,
24:26les Français
24:27devraient s'inquiéter
24:29compte tenu
24:30des finances
24:31de la France,
24:32de voir finalement
24:33l'État
24:35faire prospérer
24:36l'épargne des Français,
24:37quitte peut-être,
24:38et ça a été évoqué
24:39notamment par plusieurs articles,
24:40je pense à un article
24:41du FIARO hier,
24:43quitte à peut-être
24:44mettre la main
24:45sur l'épargne des Français
24:46lorsque la situation
24:47sera intenable
24:48pour le gouvernement.
24:49Raphaël Saint-Ville
24:50et Jean-Michel Salvatore
24:50dans le débat
24:51d'Europe 1 Info.
24:52Emmanuel Macron
24:53a battu un record,
24:54on verra lequel
24:55juste après
24:55le journal permanent.
24:5613h-14h,
24:57vous écoutez Clélie Mathias
24:58sur Europe 1
24:58et sur Europe 1,
24:59cette semaine,
25:00vous jouez pour gagner
25:00un très beau cadeau.
25:02Écoutez.
25:0313h-14h,
25:06Europe 1 Info.
25:06Europe 1 Info,
25:07la suite sur Europe 1,
25:09vous écoutez Clélie Mathias
25:10et ses deux chroniqueurs du jour,
25:11Raphaël Saint-Ville
25:12et Jean-Michel Salvatore.
25:13Avez-vous vu ce chiffre ?
25:1513%,
25:1613% de cote de confiance,
25:18c'est celle d'Emmanuel Macron
25:19qui bat le record
25:20d'impopularité
25:20de son prédécesseur
25:21socialiste à l'Élysée,
25:22François Hollande,
25:23selon la dernière édition
25:25du baromètre de l'Institut Elab
25:26qui a été publié hier,
25:28une interminable déroute
25:29de fin de règne
25:30qu'a expliqué Olivier Delagarde
25:32dans sa revue de presse
25:33dans la matinale d'Europe 1.
25:34Jusqu'à hier,
25:35François Hollande
25:36était effectivement
25:36le détenteur
25:37du titre de président
25:39le plus impopulaire
25:40de l'histoire
25:41de la Vème République.
25:42Eh bien,
25:42record battu !
25:43Sondage Elab
25:44pour les échos,
25:45la cote de confiance
25:46d'Emmanuel Macron
25:46tombe à 13%.
25:48Elle chute de 4 points
25:49en un mois seulement.
25:51Une fin de règne
25:52en forme de long chemin de croix.
25:54Mauvaise semaine
25:55pour Emmanuel Macron.
25:5613% donc record
25:57d'impopularité battue
25:59et puis il y a eu
25:59ce livre aussi
26:00de Françoise Degoy
26:01qui révèle les SMS
26:03qu'elle a échangé
26:03avec le président
26:04de la République
26:05et qui n'est pas forcément
26:06très favorable
26:07au président de la République
26:08on va le dire comme ça.
26:09Raphaël Saint-Ville.
26:10Ce n'est pas flatteur
26:10mais finalement
26:11ce livre
26:12et l'atmosphère
26:14disent tellement
26:15finalement
26:15de cette fin de règne
26:16crépusculaire
26:18qui finalement
26:19a débuté
26:20avec peut-être
26:21cette dissolution
26:22ratée
26:22et qui ne fait
26:23que noircir
26:26finalement
26:26le bilan
26:28d'un président
26:29qui aujourd'hui
26:29n'a plus aucun ressort
26:31pour rebondir
26:33et tenter
26:34d'avoir un bilan
26:35à présenter
26:36aux Français.
26:37Souvenez-vous
26:37la seule réforme
26:39qu'il pouvait mettre
26:41à son actif
26:42c'était la réforme
26:43des retraites
26:44et finalement
26:45il a dû
26:46renoncer
26:46l'abandonner
26:47en race campagne
26:48pour finalement
26:48satisfaire
26:49Sébastien Lecornu
26:51qui pour sa survie
26:53politique
26:53et celle
26:53de son gouvernement
26:54avait besoin
26:55de lâcher du lest
26:56aux socialistes
26:57donc c'est
26:59une fin de règne
27:00en capitalonade
27:01qui est noircie
27:04en plus
27:04maintenant
27:05par ces livres
27:06qui font
27:06le bilan
27:07d'un président
27:08de ses relations
27:08avec les journalistes
27:10avec ses ministres
27:13où il se révèle
27:14extrêmement dur
27:16assassin
27:16incapable
27:17de la moindre introspection
27:18de la moindre distance
27:20vis-à-vis de lui-même
27:21et de son bilan
27:22Petite parenthèse
27:23vous vouliez dire quoi
27:23pantalonnade ?
27:24Oui pantalonnade
27:25C'était ça ?
27:26Ou capilotade ?
27:27Oui les deux
27:27Les deux
27:28C'est pas les deux
27:28C'est un croise-en-lai
27:30Pardon
27:31Je vois que Jean-Michel Salvatan
27:33et Raphaël Steinville
27:33vous avez tous les deux
27:34le point avec les bonnes feuilles
27:35d'un autre livre
27:37qui paraît sur Emmanuel Macron
27:39qui traite de l'immaturité
27:41finalement d'Emmanuel Macron
27:43le prince de l'Elysée
27:44finalement
27:45et si on était gouverné
27:46par un enfant
27:47c'est cela
27:48le ressort de ces deux quinquennats
27:50Jean-Michel Salvatan
27:51Moi je crois d'abord
27:52que si vous voulez
27:53c'est un livre de Catherine Ney
27:55et les livres de Catherine Ney
27:56sont toujours des livres
27:57très importants
27:58parce que ce sont des livres
27:59qui sont très bien écrits
28:00donc c'est toujours un événement
28:01en fait un livre de Catherine Ney
28:02et là jusqu'à présent
28:04on n'a pas eu
28:05de grandes biographies
28:07d'Emmanuel Macron
28:08quand on regarde
28:08bon il y en a eu
28:09mais il n'y en a pas
28:10il n'y a pas une biographie
28:11qui a marqué plus que les autres
28:13là je pense que ça va être
28:14un livre qui va marquer
28:16parce que d'abord
28:17il est écrit par Catherine Ney
28:18donc avec le style de Catherine Ney
28:20l'œil de Catherine Ney
28:21l'humour aussi de Catherine Ney
28:23mais aussi parce que
28:24en fait elle essaye de percer
28:25le portrait psychologique
28:27de cet homme
28:27qui reste pour les français
28:29un grand mystère
28:30c'est quand même quelqu'un
28:31si vous voulez
28:32qui a eu une trajectoire
28:33totalement atypique
28:34entre le moment
28:35où il est rentré
28:36au ministère des finances
28:37et le moment
28:38où il a été élu président de la République
28:39il s'est écoulé deux ans
28:41deux petites années
28:43alors que François Mitterrand
28:44avant d'arriver à l'Elysée
28:46c'était une ambition
28:48de 20 ou 30 ans
28:49Chirac avant d'arriver à l'Elysée
28:50il s'est présenté trois fois
28:52et c'était aussi
28:53une ambition
28:53de 20 ou 30 ans
28:54bon
28:55et donc là
28:57Emmanuel Macron
28:58par effraction
28:59arrive au fond
29:01à l'Elysée
29:02en deux ans
29:02alors il a eu de la chance
29:03et c'est vrai qu'en politique
29:04il faut toujours avoir de la chance
29:05et sa plus grande chance
29:06a été l'affaire
29:07le Penelope Gate
29:09qui a empêché Fillon
29:10de gagner
29:10mais donc
29:11il est arrivé
29:12donc très facilement
29:13au pouvoir
29:14vraiment très facilement
29:15sans problème particulier
29:18avec une campagne
29:19qui s'est très bien déroulée
29:20les adversaires
29:21qui se sont dérobés
29:22les uns après les autres
29:23Fillon
29:23et puis Bayrou
29:24qui finalement a renoncé
29:25alors que Bayrou
29:26n'avait jamais renoncé à rien
29:27mais là Bayrou
29:27a renoncé pour lui
29:28et en fait
29:29on découvre finalement
29:31cet homme
29:31qui est élu
29:32une première fois
29:33puis une deuxième fois
29:34ça aussi c'est quelque chose
29:35qu'il ne s'est jamais vu
29:37sans avoir aucune expérience
29:39de la politique
29:39parce qu'il n'avait jamais
29:40vraiment fait de politique avant
29:41et on découvre aussi
29:43un homme
29:44qui est assez mystérieux
29:45qui est tombé amoureux
29:46de sa professeure
29:49de français
29:50quand il avait 16 ans
29:52ou l'inverse
29:53ou l'inverse
29:54semble dire
29:55ou l'inverse
29:56un déjeunement de majeur
29:58qui n'a jamais voulu d'enfant
30:00donc c'est vraiment
30:01c'est vraiment un parcours
30:05extrêmement mystérieux
30:05et c'est vrai
30:06qu'on a besoin
30:07de ce portrait psychologique
30:10pour comprendre
30:11qui est au fond
30:12Emmanuel Macron
30:13et c'est important
30:13et vous l'avez rappelé
30:14un livre de Catherine Ney
30:15est toujours important
30:16parce qu'elle arrive
30:17à décer
30:18toujours toujours
30:18c'est presque un livre
30:20qui vient trop tard
30:20peut-être
30:21la question du jour
30:22c'est sur le site
30:23et l'appli européen
30:24Emmanuel Macron
30:24doit-il avancer
30:25l'élection présidentielle
30:26compte tenu de tout
30:27ce qu'on vient de dire
30:28qu'est-ce que vous en pensez
30:29si vous allez voter
30:31sur le site
30:31et l'appli européen
30:32qu'est-ce que vous mettez
30:33Jean-Michel Salvator
30:34je vais répondre vite
30:35et puis je vais donner la parole
30:36à Raphaël
30:37moi je pense que oui
30:39parce que là
30:40on est
30:41si vous voulez
30:41c'est une descente aux enfers
30:43qui est absolument incroyable
30:44il a encore 6 mois à faire
30:45il n'a jamais été
30:46il n'a jamais eu
30:47un président aussi impopulaire
30:49alors ça veut pas dire
30:50que s'il démissionne
30:51tout va se régler
30:52mais je dirais que là
30:54on sent quand même
30:54qu'il y a une focalisation
30:55autour de sa personne
30:56et chez lui
30:57une incapacité à réagir
30:59qu'est-ce que vous votez
31:00moi si je devais répondre
31:02avec mon coeur
31:03je dirais oui
31:04et c'est urgent
31:05et pourtant
31:06la France a besoin
31:07d'un débat
31:08d'un vrai débat démocratique
31:10on a été privé
31:12finalement de campagne
31:13et en 2017
31:13et en 2022
31:15la première
31:16parce que
31:17les affaires judiciaires
31:18ont empêché
31:20qu'un véritable débat
31:21sur des sujets
31:21d'importance
31:22puisse se dérouler
31:23en 2022
31:25Emmanuel Macron
31:27a enjambé
31:27la campagne
31:28sous prétexte
31:30que la guerre
31:31en Ukraine
31:32devait mobiliser
31:33toute son énergie
31:34et on n'a pas
31:35évoqué les sujets
31:36qui finalement
31:37pendant 5 ans
31:38ont pourri
31:39le reste de son quinquennat
31:40donc je pense
31:41que malgré tout
31:42s'il devait démissionner
31:44et précipiter
31:45les élections
31:46ça se ferait
31:47au détriment
31:48d'une réflexion
31:49et d'un débat nécessaire
31:50amis auditeurs
31:51vous pouvez également
31:52voter
31:52n'hésitez pas
31:53c'est la question
31:54européenne du jour
31:55Emmanuel Macron
31:55doit-il avancer
31:56l'élection présidentielle
31:57pour l'instant
31:58vous dites oui
31:58largement
31:59mais vous pouvez encore
32:00répondre et donner
32:01votre avis sur le site
32:02et l'appli européen
32:03Jean-Michel Salvatore
32:04Raphaël Steinville
32:05dans le débat
32:05d'Europe 1 Info
32:06on parlera de Raphaël Glucksmann
32:07qui a passé une heure et demie
32:08tout juste dans la manifestation
32:10hier
32:10il a été hué
32:11insulté
32:12que dit cette image
32:13il est 13h38
32:14et vous écoutez
32:14Clédie Mathias
32:15et ses chroniques
32:15sur Europe 1
32:1613h
32:1714h
32:19Europe 1 Info
32:2113h
32:2114h
32:22Europe 1 Info
32:23avec Clédie Mathias
32:24et vos deux chroniqueurs du jour
32:25Clédie Jean-Michel Salvatore
32:27et Raphaël Steinville
32:29Raphaël Glucksmann a eu du mal
32:30à se frayer un chemin
32:31hier place de la République
32:32après avoir été bloqué
32:33notamment par des sympathisants
32:34de la France Insoumise
32:35le candidat
32:37qui a remporté la primaire sociale et démocrate
32:40a fini par quitter la manifestation
32:42après une heure et demie
32:43écoutez
32:45Sociales frères
32:47Sociales frères
32:48Sociales frères
32:48Jules frères
32:49N'est pas un camarade
32:51C'est fou
32:53Cassez-vous
32:54Cassez-vous
32:55Cassez-vous
32:56C'est tout
32:57Vraiment
32:58C'est pas une vraieuse
33:00Je vais vous dire une chose
33:01S'il y a des militants politiques
33:02qui sont hostiles à notre présence
33:04Je m'en fous
33:05Je m'en contrefous
33:07Aujourd'hui
33:08c'est la journée des travailleurs
33:09C'est pas la journée
33:10des militants politiques
33:11qui sont pour un autre candidat
33:13et qui cherchent à nous empêcher
33:15de nous exprimer
33:16On ira partout
33:16J'irai partout
33:18et nous ferons campagne
33:18partout
33:20Il a essayé de garder son sourire
33:22Il a essayé de se défendre
33:24Mais il a été
33:24Vous avez entendu les insultes
33:26en particulier
33:27Sociales traîtres
33:28Mais je trouve que ça en dit long
33:29Raphaël Steinville
33:29Pas vous ?
33:30Bien sûr que ça en dit long
33:31et ça devrait indigner tout le monde
33:32Le problème c'est que
33:34lorsque Raphaël Glussmann
33:35promet de continuer
33:37à faire campagne partout
33:38ça va se heurter
33:39malheureusement
33:40à la volonté
33:41notamment
33:42des militants
33:43de la France insoumise
33:44et des leaders
33:45de la France insoumise
33:47d'empêcher
33:49Raphaël Glussmann
33:49de faire campagne
33:50et la manière
33:52dont ils agissent
33:53dont ils agissent
33:54souvent en meute
33:55rend presque impossible
33:56à Raphaël Glussmann
33:58avec ses petites équipes
34:00de pouvoir
34:01oser la confrontation
34:03avec ceux
34:04qui sont en train
34:05d'imposer
34:06une terreur
34:08à l'ensemble
34:08du spectre politique
34:10c'est-à-dire que
34:10si on n'est pas
34:11avec eux
34:12on est contre eux
34:13même la moindre nuance
34:15n'est pas acceptable
34:16et c'est pour ça
34:17qu'il est accusé
34:17d'être
34:18d'être un social traite
34:19mais ça veut dire quoi
34:20que la rue
34:21est à Jean-Luc Mélenchon ?
34:22Aujourd'hui
34:23c'est difficile
34:23d'observer
34:26le contraire
34:27ou de défendre
34:27qu'il y aurait
34:28un espace
34:29dans la rue
34:30à d'autres
34:32forces politiques
34:33voyez
34:34comment Raphaël Glussmann
34:35a été accueilli
34:36comment
34:37finalement
34:37un certain nombre
34:38d'autres leaders
34:40ne
34:40ne s'aventurent pas
34:42dans la rue
34:43lors de ces événements
34:45depuis le 17 octobre
34:46c'est la France insoumise
34:47qui a imposé son tempo
34:48et qui a posé
34:50sa marque
34:50sur ce mouvement
34:51Jean-Michel Salvatore
34:53quand on regarde ça
34:54on a vraiment l'impression
34:55que Raphaël Glussmann
34:56est un herbivore
34:58au pays des carnivores
34:59c'était pas Emmanuel Macron
35:00qui avait utilisé cette image
35:02c'était Macron plutôt
35:03mais c'est vraiment
35:05l'impression qu'on a
35:05alors il est assez sympathique
35:07quand il dit
35:08bon
35:09on me critique
35:09mais je m'en fous
35:11en fait
35:11c'est vrai que c'est assez étonnant
35:13mais c'est pas si étonnant
35:14que ça malgré tout
35:14parce que c'est un grand classique
35:16de l'extrême gauche
35:16l'extrême gauche
35:18est toujours
35:18beaucoup plus sévère
35:20avec les sociodémocrates
35:21qu'avec la droite
35:22puisque les sociodémocrates
35:23sont toujours accusés
35:24d'être des sociotraitres
35:25enfin c'est vieux
35:26comme l'extrême gauche
35:27et donc il se reproduit
35:29ici la même chose
35:30c'est à dire qu'on essaye
35:31de disqualifier
35:32la France insoumise
35:32essaye de disqualifier
35:34la gauche modérée
35:36pour mieux l'écraser
35:37alors il y aura quand même
35:38un grand test dans tout ça
35:39ça sera évidemment
35:40la présidentielle
35:41on verra
35:42combien pèse Raphaël Glucksmann
35:44et après tout
35:45dans certaines configurations
35:46il pourrait faire
35:47un score honorable
35:48et même peut-être
35:49un score supérieur
35:50à Mélenchon
35:50rien n'est écrit pour l'instant
35:52on ne sait pas
35:52si Garouil Attal
35:53n'est pas candidat par exemple
35:54ça offre quand même
35:55une petite
35:56une petite lueur d'espoir
35:59pour Glucksmann
35:59et puis l'autre test
36:01qui est peut-être
36:02encore plus important
36:03c'est le test
36:04des législatives
36:05est-ce que les électeurs
36:07de Raphaël Glucksmann
36:08et est-ce que Raphaël Glucksmann
36:09lui-même
36:10feront voter
36:11pour des candidats
36:12de la France insoumise
36:13ou est-ce qu'ils resteront
36:14sur leur discours
36:15de
36:16on ne se mélange pas
36:17que je sache
36:18ce n'est pas
36:19Raphaël Glucksmann
36:20qui va distribuer
36:21les investitures
36:21c'est bien
36:22la direction
36:23du parti socialiste
36:25qui probablement
36:26pactisera
36:27avec
36:28la France insoumise
36:29c'est bien là
36:30toute la difficulté
36:31de Raphaël Glucksmann
36:32aujourd'hui
36:33dans cette géographie
36:35qui laisse finalement
36:36peu d'espace
36:37à la modération
36:38à gauche
36:38parce que
36:40l'hégémonie
36:40de la France insoumise
36:42et de Jean-Luc Mélenchon
36:43est chaque jour
36:44plus importante
36:45sur la gauche
36:45oui c'est vrai
36:46mais quand même
36:46Glucksmann
36:47il est quand même
36:47il est assez
36:50déterminé
36:50sur
36:52le cordon sanitaire
36:53entre la gauche
36:54modérée
36:55et la gauche radicale
36:57notamment parce que
36:58il subit
36:59lui-même
36:59dans sa chair
37:00l'antisémitisme
37:01de la France insoumise
37:02et souvenez-vous
37:03d'une manifestation
37:04à laquelle il a participé
37:06à Saint-Etienne
37:07où là il avait été accueilli
37:08par des slogans
37:09antisémites
37:10et donc
37:10pour lui
37:11évidemment
37:11il a sans doute
37:12envie de davantage
37:13tenir la ligne
37:14qu'Olivier Four
37:15qui lui a forcément
37:16besoin de la France insoumise
37:17pour être réélu
37:18le parti communiste
37:19se divise aussi
37:20je ne sais pas si vous avez vu ça
37:21mais la majorité
37:22du groupe communiste
37:23et ultramarin
37:23à l'Assemblée nationale
37:24donc 9 députés
37:25sur les 17
37:26et leur président
37:27Stéphane Peux
37:28ont annoncé
37:29soutenir la candidature
37:30de Jean-Luc Mélenchon
37:31hier
37:31c'est-à-dire qu'ils ne vont pas
37:32soutenir le candidat
37:33Fabien Roussel
37:34mais Jean-Luc Mélenchon
37:35Raphaël Stéphane
37:36mais probablement
37:36pour les mêmes raisons
37:37qui expliquent
37:39que la direction
37:40du parti socialiste
37:41dans 6 mois
37:43conclura des alliances
37:45avec la France insoumise
37:47le parti communiste
37:49les députés communistes
37:50ont compris
37:51qu'ils ne doivent aujourd'hui
37:52leur survie politique
37:53qu'à des alliances
37:55très
37:57dûment
37:57dûment scellées
37:58avec la France insoumise
38:00et Jean-Luc Mélenchon
38:00oui mais c'est une dissolution
38:01du PS
38:02dans la France insoumise
38:03aussi
38:03du PS
38:04du PC
38:05pardon
38:05oui mais alors moi
38:06je trouve que c'est une nouvelle
38:07qui est assez inquiétante
38:08bien sûr
38:08c'est une nouvelle
38:09qui est assez inquiétante
38:10parce que ça veut dire
38:11que Mélenchon
38:12est peut-être en train
38:13de réussir
38:13à être le grand fédérateur
38:15de la gauche
38:15bon
38:16et ça
38:17c'est évidemment
38:18très préoccupant
38:19parce que
38:20là
38:20il réussit
38:22à décrocher
38:23une partie
38:24du parti communiste
38:25il y aura forcément
38:26si Mme Tondelier
38:27ne va pas jusqu'au bout
38:28de son aventure présidentielle
38:29il y aura forcément
38:30des écolos
38:30qui appelleront
38:31à voter
38:32pour Mélenchon
38:33et là ça veut dire
38:34qu'en fait
38:34le fédérateur
38:35de la gauche
38:36c'est plus
38:37le candidat modéré
38:38comme pouvait l'être
38:40Mitterrand
38:40versus
38:41Georges Marchais
38:42ou Jospin
38:43versus
38:43Robert Rue
38:44mais ça sera bien
38:45Jean-Luc Mélenchon
38:46donc la gauche
38:47radicale
38:48et donc
38:48ça veut dire
38:49que Mélenchon
38:50pourrait faire un score
38:51plus important
38:52que ce qu'on imagine
38:53aujourd'hui
38:53je disais tout à l'heure
38:54qu'il pouvait faire
38:55moins de Glucksmann
38:55mais c'est vrai
38:56qu'avec
38:57si il y a ce phénomène
38:59de fédération
39:02autour de lui
39:03évidemment
39:04que là
39:04il peut faire
39:05un gros score
39:06et donc
39:06c'est une très
39:07très très
39:07mauvaise nouvelle
39:08et dans cette campagne
39:09présidentielle
39:10il y a aussi
39:10ce climat de tension
39:11autour des médias
39:12on en parle sur Europe 1
39:13dans le débat
39:14avec Jean-Michel Salvatore
39:16et Raphaël Steinville
39:16il est 13h48
39:18vous êtes bien sur Europe 1
39:19et vous écoutez
39:19Europe 1 Info
39:20avec Lélie Mathias
39:2113h
39:2214h
39:23Europe 1 Info
39:2513h
39:2514h
39:27Europe 1 Info
39:28la suite d'Europe 1 Info
39:29à 2h moins 10
39:30sur Europe 1
39:31c'est avec vous
39:32Clélie Mathias
39:32et vos chroniqueurs
39:33Raphaël Steinville
39:34et Jean-Michel Salvatore
39:35je voudrais vous faire écouter
39:36ou réécouter d'ailleurs
39:37Alexis Brézel
39:38directeur des rédactions
39:38du Figaro
39:39qui a poussé un cri d'alarme
39:40ce matin sur Europe 1
39:42il nous dit que
39:42la liberté de la presse
39:43est aujourd'hui en danger
39:44avec aux manettes
39:45Jean-Luc Mélenchon
39:46cette campagne présidentielle
39:48qui débute dans le pire des climats
39:50est le théâtre d'une offensive
39:52sans précédent
39:53pour museler la liberté d'informer
39:56cette offensive est menée sciemment
39:58par Jean-Luc Mélenchon et son parti
40:00c'est la quasi-totalité
40:02des médias audiovisuels
40:04qui sont la cible
40:05de cette campagne
40:06d'intimidation
40:07tout a commencé en septembre
40:09quand la direction de France Inter
40:10a été sommée
40:11de supprimer
40:12l'éditorial hebdomadaire
40:13confier à Charles Sapin
40:14dont le crime
40:15était d'être le directeur adjoint
40:16de Valeurs Actuelles
40:17tous racistes
40:18tous suppos du RN
40:19à ce train
40:20il n'y aura bientôt plus
40:22que Radio Nova
40:22pour échapper
40:23à la vigilance
40:24des maîtres censeurs
40:25de LFI
40:2777% même
40:28des français
40:29estiment que
40:29certaines opinions
40:30ne peuvent plus
40:31être exprimées librement
40:32selon un sondage
40:33CSA pour CNews
40:33Europe 1
40:34et le JDD
40:34et la cible
40:37et c'est ce qu'Alexis Brazel
40:38disait
40:39elle n'est pas mise
40:39sur un média seulement
40:40mais la défiance
40:41est lancée
40:41sur l'ensemble
40:42des médias
40:43et des journalistes
40:44même
40:44Jean-Michel Salvatore
40:45je pense que
40:46les français
40:46ne se rendent pas compte
40:47de ce qui les menace
40:49parce que là
40:50il y a véritablement
40:51comme le dit
40:52très justement
40:53Alexis
40:53il y a une très grande menace
40:56sur la liberté
40:57de l'information
40:59on voit bien
41:00que Jean-Luc Mélenchon
41:01rêve d'un système
41:02totalement différent
41:03où il pourrait
41:04interdire
41:05certains médias
41:06donc comme CNews
41:07ou comme Europe 1
41:09où il pourrait aussi
41:10interdire
41:10certains sujets
41:11comme par exemple
41:12l'immigration
41:13puisque vous avez bien vu
41:14qu'en fait
41:16cette façon de disqualifier
41:17les journalistes
41:18lorsqu'ils parlent
41:19d'immigration
41:20ou lorsqu'ils parlent
41:20de ce qui s'est passé
41:22lors du 17 octobre
41:24avec les pillages
41:24quand certains ont vu
41:26qu'il y avait
41:27peut-être un peu plus
41:30de casseurs
41:31issus de l'immigration
41:31ça fait partie
41:32des sujets
41:33qui sont totalement
41:34interdits
41:34pour la France insoumise
41:36et donc
41:37on voit bien
41:38que Jean-Luc Mélenchon
41:39veut interdire
41:40certains sujets
41:40pour imposer
41:42à l'opinion
41:43toute entière
41:43son propre récit
41:44honnêtement
41:46c'est extrêmement inquiétant
41:47parce que finalement
41:48ça marche
41:49ça marche
41:49il a réussi
41:50si vous voulez
41:51donc à imposer l'idée
41:52que CNews
41:53était une chaîne
41:54qui n'était pas
41:55dans le champ républicain
41:56il a attaqué
41:57la France insoumise
41:59a attaqué
42:00BFM
42:01avec Sonia Mabrouk
42:02en disant
42:03on ne veut plus aller
42:04sur BFM
42:05parce que
42:05Sonia Mabrouk
42:06il y a et on ne veut pas
42:07se faire interroger
42:08par elle
42:08et puis il y a eu
42:09la demande
42:10de licenciement
42:12de toute l'équipe
42:13du 20h
42:14de France 2
42:15parce qu'ils avaient
42:16rendu compte
42:16du fameux 17 octobre
42:18etc etc
42:19donc là
42:19il y a véritablement
42:21une offensive
42:21extrêmement forte
42:22d'intimidation
42:23auprès des journalistes
42:25et à côté
42:25d'interdiction
42:26de certains médias
42:27et d'interdiction
42:28de certains sujets
42:29donc évidemment
42:30il faut sonner le toxin
42:31ça peut être
42:32très grave
42:33oui il faut sonner le toxin
42:35ça peut être très grave
42:35mais Raphaël Stainville
42:36on n'a pas l'impression
42:37qu'il y a une sorte
42:38de réflexe corporatiste
42:39énorme là
42:40non vous avez raison
42:42et c'est peut-être
42:43la chose la plus inquiétante
42:44parce que
42:45si les choses bougent
42:47ces derniers jours
42:49à mesure que
42:50l'ensemble des rédactions
42:52sont désormais touchées
42:53par ces excommunications
42:55de la France insoumise
42:57je crains que
42:59nombreux
43:00en soient restés
43:01au simple fait
43:03de considérer
43:04que
43:04l'Empire Bollorien
43:05comme ils appellent
43:07Europe 1
43:08le JDD
43:08et CNews
43:10doivent être
43:11finalement
43:12muselés
43:13et à raison
43:14pensent-ils
43:15en raison
43:16de leur manière
43:17de traiter l'actualité
43:18et moi je pense que
43:20dès lors que l'on s'attaque
43:21à un média
43:22peu importe
43:23sa coloration politique
43:24sa manière
43:25de traiter l'information
43:26c'est déjà
43:27une remise en cause
43:28de cette liberté
43:29d'informer
43:30de cette liberté
43:31d'expression
43:32que chacun devrait avoir
43:33et je pense que
43:34ce réveil
43:35il est encore
43:35beaucoup trop tardif
43:36certains finalement
43:37se satisfont
43:38assez
43:41facilement
43:42de ce qui arrive
43:43notamment
43:43à un certain nombre
43:44de confrères
43:44sur le terrain
43:45qui sont agressés
43:46en raison
43:47du média
43:48pour lequel ils travaillent
43:49c'est extrêmement inquiétant
43:51c'est grave
43:52et malheureusement
43:53et nos confrères
43:54et nombre de politiques
43:55aujourd'hui
43:56sont bien silencieux
43:58sur cette atteinte
43:59sur cette atteinte
44:00à la liberté
44:01d'informer
44:02Jean-Michel Salvatore
44:03je suis assez d'accord
44:03avec ce que dit Raphaël
44:04et ce que vous disiez
44:04tout à l'heure
44:05parce que ça touche
44:06aussi d'autres journaux
44:07ça ne touche pas
44:08que les chiffons rouges
44:10la presse Bolloré
44:11et le Figaro
44:11ça touche tout le monde
44:13quand vous pensez par exemple
44:14que Olivier Perroux
44:15qui est le journaliste
44:15qui a écrit le bouquin
44:16La Meute
44:17cet Olivier Perroux
44:18c'est un journaliste
44:19du monde
44:20ce journaliste
44:21qui avait l'habitude
44:22de couvrir l'extrême gauche
44:23pour le monde
44:24s'est vu interdire
44:26les conférences de presse
44:28les événements
44:28de la France Insoumise
44:29parce qu'il écrivait
44:30un livre
44:30sur la France Insoumise
44:32bon c'est une atteinte
44:33à la liberté de la presse
44:34insupportable
44:35de même vous avez
44:35Jean Quatremer
44:36qui est journaliste
44:37de Libération
44:38qui est un très bon journaliste
44:40qui a suivi
44:40pendant des années
44:43l'actualité européenne
44:44qui travaillait à Bruxelles
44:46qui est quelqu'un
44:47vraiment
44:47qui est très respecté
44:48dans ce milieu
44:48qui lui aussi
44:49a été l'objet
44:50de critiques
44:52insupportables
44:52de la France Insoumise
44:55et il faut quand même
44:56reconnaître que
44:56dans les deux cas
44:57que je cite
44:58et Libération
44:58et Le Monde
44:59ne sont pas franchement
45:01montés au créo
45:02très longtemps
45:02pour défendre
45:03la liberté de la presse
45:04parce qu'évidemment
45:05il y a toujours
45:05cette complaisance
45:06pour Jean-Luc Mélenchon
45:07Merci beaucoup Raphaël Stainville
45:09et Jean-Michel Salvatore
45:10d'avoir participé
45:11à ce débat
45:12et moi j'en profite
45:12pour remercier
45:13tous ceux qui participent
45:15de près ou de loin
45:15d'ailleurs
45:16dans Europe 1
45:18toute la rédaction
45:18toute la rédaction d'Europe 1
45:19et puis tout particulièrement
45:20merci à Julien Brigaud
45:22Rémi Dupra
45:22Jérémy Hébert
45:23Adrien Baget
45:24Christopher Filoc
45:25Mathieu Prior
45:25Philippe Battistelli
45:26Duart Mesquita
45:27d'Acuna
45:28et vous ma chère
45:29Géraldine Hamon
45:30Merci Kelly
45:31Je vous souhaite
45:31un très bon week-end
45:32à tous
45:32sur Europe 1
45:33bien sûr
45:33Excellent week-end
45:34A lundi
45:35et dans un instant
45:35c'est Romain Desarbes
45:36et Marie-Esset
45:37Tell Dupont
45:37pour Réci
45:38on en parlait
45:38juste avant
45:39Je vous rappelle
45:40que novembre
45:40est le mois
45:41des orphelins
45:41de policiers
45:42et Europe 1
45:43vous invite donc
45:43à soutenir
45:44Orphéopolis
45:45ensemble
45:46et dont ces enfants
45:46à se reconstruire
45:47alors faites un don
45:48de 20 euros
45:49envoyez
45:50don 20 par SMS
45:51D-O-N
45:52suivi du nombre 20
45:53comme 20 euros
45:54au 9-22-17
45:56don 20
45:57au 9-22-17
45:58le coût du SMS
45:59est gratuit
46:00et le montant
46:00sera prélevé
46:01sur votre facture mobile
46:02chez les opérateurs
46:03éligibles en France
46:04métropolitaine
46:05Orange SFR
46:05Bouygues
46:06Télécom
46:06et Free
46:07soutenez
46:07Orphéopolis
46:08avec Europe 1
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