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00:00Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info.
00:0613h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et ravie de vous retrouver pour une heure d'Europe 1 Info.
00:12On commence par le grand journal de la mi-journée.
00:14En ce jeudi 5 novembre, plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester ce matin en France
00:19à l'appel des syndicats contre la vie chère.
00:21Près de 250 rassemblements prévus dans le pays.
00:24A Paris, le défilé passera finalement par le centre-ville de République à Nation.
00:28Départ dans une heure.
00:30En cette journée de mobilisation contre l'inflation du coût de la vie,
00:33une étude montre que le pouvoir d'achat des cadres baisse aussi.
00:36Nous y reviendrons.
00:37Après Binance, il y a quelques jours, crédit mutuel Arkea hier,
00:41des banques victimes de cyberattaques.
00:43Qu'en dites-vous ? Pensez-vous que votre argent est en sécurité ?
00:46C'est la question Europe 1 du jour.
00:48Vous pouvez donner votre avis et voter sur le site et l'application Europe 1.
00:51Et pour l'instant, c'est un grand non.
00:53Comment aider les victimes du harcèlement scolaire en cette journée nationale de lutte ?
00:57Nous irons dans les locaux du numéro 3018.
00:59La chronique santé du jour.
01:01Le docteur Millau reviendra sur les causes plausibles
01:03de la mort du footballeur espagnol Rezus Demiguel.
01:06Rendez-vous dans un quart d'heure.
01:08La tendance météo.
01:08Bonjour Géraldine Hamon.
01:09Bonjour Clélie.
01:10Vigilance orange pour plusieurs départements du sud.
01:12Et oui, alerte orange.
01:13Pluie, inondation pour la Corse, l'Hérault et le Gard.
01:15Le temps est toujours bien pluvieux sur un grand quart sud-est
01:17avec des précipitations localement intenses près de la Méditerranée.
01:21Il fera 10 à 13 degrés sur la moitié nord,
01:2313 à 16 degrés sur le sud-ouest et le pourtour méditerranéen.
01:26Jusqu'à 20 degrés en Corse.
01:27Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:29Europe 1.
01:31Avant de développer ses titres, un lycée a été attaqué ce matin à Tournefeuille.
01:35C'est près de Toulouse.
01:36Une partie de l'entrée a été ciblée par des tirs de mortier.
01:39Bonjour Charles Huillier.
01:40Bonjour Clélie.
01:41Bonjour à tous.
01:42Vous êtes le correspondant Europe 1 et vous êtes en direct de ce lycée.
01:45Françoise, les dégâts sont considérables.
01:48Oui, tout à fait.
01:49Cette attaque a eu lieu vers 8h ce matin, juste avant l'arrivée des élèves.
01:53Plusieurs hommes cagoulés, une trentaine d'après les premiers éléments, escaladent
01:58d'abord le portail, brisent ensuite les vitres de l'entrée, puis armés de mortiers
02:04ciblent l'accueil de l'établissement.
02:06Pas de blessés car pas d'élèves dans l'enceinte de lycée à ce moment-là, mais des dégâts
02:11énormes.
02:12Vitres cassées et l'une des salles qui a été entièrement brûlée.
02:16Le recteur d'académie s'est donc déplacé ce midi pour constater.
02:20L'attaque de ce matin ici à Tournefeuille est absolument inqualifiable.
02:23Elle est scandaleuse.
02:24C'était une attaque extrêmement violente.
02:26Je voudrais saluer le sang-froid et le courage des équipes de Madame la Proviseur parce
02:30que les automatismes et les réflexes ont été les bons immédiatement, c'est-à-dire
02:34la mise en sécurité des personnes, mise en sécurité d'abord des élèves qui commençaient
02:38à arriver ce matin, et puis bien sûr mise en sécurité de tous les personnels.
02:41Et puis bien sûr l'action des sapeurs-pompiers qui ont été particulièrement courageux et
02:46qui ont permis de limiter les dégâts.
02:48Voilà des dégâts tels qu'ils empêchent la bonne tenue des cours aujourd'hui.
02:52Le lycée a bien sûr été fermé pour toute la journée.
02:55Alors y a-t-il un lien avec ce qui est arrivé ici ? En tout cas, une tentative de
03:00mise
03:01à feu similaire a eu lieu dans un autre lycée toulousain ce matin.
03:05Elle a été stoppée in extremis par la police.
03:08Merci Charles Lullier en direct de ce lycée à Tournefeuille, près de Toulouse.
03:13Aujourd'hui, journée de grève et de manifestation à l'appel de tous les syndicats pour les
03:16salaires et le pouvoir d'achat.
03:18Près de 16% des enseignants étaient en grève à la mi-journée selon le ministère
03:22de l'éducation nationale.
03:23Dans l'enseignement supérieur, 33% des établissements sont perturbés.
03:27A Lyon, Marseille ou Toulouse, les défilés ont eu lieu ce matin avant celui de Paris qui
03:32partira à 14h de la place de la République pour aller jusqu'à Nation.
03:35Si la mobilisation devrait être d'ampleur, elle ne concernera pas tous les Français.
03:40La plupart des artisans et petits patrons, par exemple, comptent travailler aujourd'hui
03:44et certains regardent d'un œil sévère les manifestants.
03:47Reportage à Lyon du correspondant européen Jean-Luc Bougeon.
03:50Tout à l'heure, il pourrait être 25 000 à défiler dans les rues de Lyon pour réclamer
03:54de meilleurs salaires.
03:55Une mobilisation qui a le don d'Ulcéré, Clément, 33 ans, artisan plombier.
04:00Je ne me sens pas concerné, en fait.
04:01Moi, je suis dans mon coin, je fais ma vie, je n'emmerde personne.
04:03Je ne me plains pas, je suis un travailleur, je suis père de famille.
04:06Chacun doit faire son petit truc dans son côté et arrêter d'être un pays d'assisté.
04:10Ça serait bien.
04:10Et non pas, à chaque fois, de dire c'est le système ou c'est l'État ou autre.
04:13C'est pour ça qu'il faut balayer un peu devant sa porte avant de parler des autres
04:16et de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre.
04:17Vous dites quoi aux manifestants ?
04:18Arrêter de faire chier les gens, pas aller bosser.
04:20Stéphane, qui travaille dans la maintenance industrielle, n'approuve pas non plus cette façon
04:24de toujours réclamer dans la rue.
04:25C'est toujours les mêmes qui manifestent.
04:27Ils pensent que ça profite à tout le monde, ce qui n'est pas le cas.
04:29Moi, quand j'ai un problème, je vais voir mon patron et j'aurai mon problème.
04:32Je ne vais pas dans la rue.
04:33Le jugement de Fabrice, patron d'une entreprise de promotion immobilière, est tout aussi sévère.
04:38C'est beaucoup la fonction publique.
04:40Et non, ça ne me plaît pas.
04:41J'en suis à un point que je pourrais contre-manifester.
04:44Parce que voir les centres-villes des villes françaises en état de siège, c'est catastrophique.
04:48Un chef d'entreprise qui n'admet pas que les manifestants s'accommodent si facilement
04:52de la violence et de la casse qui accompagne désormais chaque rassemblement.
04:55Lyon.
04:55Jean-Luc Bougeon Europe.
04:56Et le coût d'adil augmente aussi pour les cadres.
04:58C'est l'enseignement principal du baromètre annuel de l'APEC, l'association pour l'emploi
05:02des cadres, paru ce matin.
05:04Leur rémunération a baissé cette année, en grande partie à cause de l'inflation.
05:07Aurélien Fleureau, c'est du jamais vu depuis 2010 ?
05:11Oui, cette édition 2026 met en évidence une perte de pouvoir d'achat chez les cadres,
05:15au moins 3,6% cette année.
05:18Et c'est globalement une perte très marquée sur les 20 dernières années.
05:21Depuis la création de ce baromètre de l'APEC en 2007,
05:24c'est une baisse de près de 12%.
05:27Alors tous les cadres sont concernés.
05:29Seuls 46% ont été augmentés en 2026.
05:32C'était 53% l'an dernier.
05:34Mais l'impact est le plus important en milieu de carrière,
05:37chez les trentenaires et quadragénaires.
05:39Si la rémunération fixe des cadres du privé est restée stable à 52 000 euros bruts par an,
05:44c'est la part variable et les primes qui entraînent cette baisse générale.
05:48Près de 6 cadres sur 10 ressentent cette dégradation du pouvoir d'achat, explique l'APEC.
05:54Alors changer de poste, cela reste le meilleur moyen d'être augmenté.
05:57Mais avec la crise économique actuelle, c'est plutôt l'attentisme qui règne.
06:01Les intentions d'embauche de cadres sont au plus bas.
06:04Seuls 7% des entreprises disaient envisager de recruter au moins un cadre au cours du troisième trimestre 2026.
06:10Et on va lire Floro du service Économie d'Europe 1.
06:13Il est 13h06 sur Europe 1.
06:14Dans la suite du journal, vous découvrirez notre reportage dans les locaux du 3018,
06:18la plateforme qui lutte contre le harcèlement scolaire.
06:21Vous écoutez le journal de Clélie Mathias sur Europe 1.
06:2413h, 14h, Europe 1 Info.
06:2813h, 14h, Europe 1 Info.
06:30Et la suite du journal de Clélie Mathias à 13h08 sur Europe 1.
06:33Avec la campagne présidentielle, le camp de la droite et du centre continue de se diviser.
06:37Déjà en désaccord sur la primaire pour la présidentielle,
06:41Edouard Philippe et Gabriel Attal se divisent aussi sur l'immigration.
06:43En cause, les propos du maire du Havre sur la présence de Français issus de l'immigration
06:47parmi les pilleurs du 17 octobre, Jacques Serret.
06:50Oui, Edouard Philippe persiste et signe.
06:52Le candidat Horizon a jugé patente la surreprésentation de jeunes issus de l'immigration
06:57parmi les pilleurs du 17 octobre.
06:59Et face aux critiques venues de la gauche, il s'agace.
07:03Dire qu'il y aurait des Français issus de l'immigration serait traduire une pensée raciste.
07:06Non mais on rêve ou quoi ?
07:07On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée imposée par l'extrême-gauche,
07:10imposée par M. Mélenchon, qui est le premier à utiliser les codes de l'antisémitisme,
07:14qui est le premier à avoir réutilisé un terme, le terme de racisé.
07:17Il fait référence à quoi le terme de racisé ?
07:19Est-ce qu'on a le droit de dire en France les choses telles qu'elles sont ?
07:21Gabriel Attal, lui, refuse de reprendre ce constat à son compte.
07:25Le candidat Renaissance préfère parler des sanctions contre les casseurs
07:29plutôt que de leurs origines.
07:31Moi je ne rentre pas dans ces débats-là.
07:32Vous savez, derrière ces débats, il y a aussi des Français qui ont des origines, ont une histoire.
07:35En tout cas, il y a des Français qui peuvent être heurtés par ce type de débats.
07:37Je pense que c'est plus utile de parler de comment est-ce qu'on remet l'autorité,
07:41le respect des règles dès le plus jeune âge pour tous les Français d'où qu'ils viennent,
07:44et moi je ne les trie pas, plutôt que de rentrer dans ces débats.
07:46Deux approches différentes pour deux anciens premiers ministres
07:49qui s'opposent déjà sur la primaire pour la présidentielle.
07:52Hier soir encore, Gabriel Attal l'a réclamé,
07:55comme Bruno Retailleau ou encore David Lissnard.
07:57Édouard Philippe, lui, n'en veut toujours pas.
08:00Il y voit une primaire de la division et de la confusion.
08:03Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
08:05Dans l'actualité également, sachez qu'un avion de ligne A320 avec à bord 157 personnes
08:10qui faisaient la liaison entre Dublin et Rome a été dérouté
08:13et a atterri ce matin sur la base aérienne d'Evreux en raison d'une alerte à la bombe.
08:18Et aujourd'hui, c'est la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.
08:22Un écolier sur trois en est victime, en classe ou en ligne sur les réseaux sociaux.
08:26Le cyberharcèlement est d'ailleurs une préoccupation largement partagée par les parents d'adolescents.
08:31En France en particulier, 85% d'entre eux considèrent qu'ils représentent un risque pour leur enfant,
08:35selon cette étudiée FOP pour Orange.
08:38Alors pour se confier et trouver des solutions,
08:40ils peuvent appeler un numéro national dédié, c'est le 3018,
08:43qui est géré par l'association e-enfance.
08:46Reportage dans leurs locaux, Laura Legault pour Europe 1.
08:493018, bonjour.
08:49Nouvel appel reçu au 3018, l'une des écoutantes casque sur les oreilles décroche.
08:54Est-ce que vous pouvez me décrire un petit peu les faits de harcèlement dont vous me parlez ?
08:57A l'autre bout du fil, une maman qui appelle pour son fils,
08:59victime de violences physiques et verbales au collège.
09:02Un peu plus tôt, c'était une jeune adolescente qui appelait à l'aide.
09:06Sa voix a été modifiée.
09:07C'est une dernière qui nous fait harceler.
09:09On m'avait pris aux toilettes, on me donne des coups,
09:11on m'a pris mon sac, on m'a pris mon téléphone.
09:13On t'a pris ton sac, ton téléphone et tes lunettes ?
09:15Oui.
09:15Enfin, en détresse, où parents désemparés,
09:17les écoutants sont là pour accompagner tous ceux qui appellent.
09:20J'écoute toute l'histoire que le parent ou l'enfant a nous racontée.
09:23Je vais chercher à connaître les faits.
09:25Et ensuite, je vais demander les conséquences sur l'enfant,
09:28sur sa santé physique et mentale.
09:29Les juristes et psychologues d'enfance peuvent signaler ces situations
09:32à l'éducation nationale et aux réseaux sociaux en cas de cyberharcèlement.
09:37Caroline, coordinatrice de l'équipe du 3018.
09:39On a la possibilité de faire des signalements aux plateformes,
09:42qu'on puisse demander la suppression des comptes et contenus illicites,
09:45harcelants, moqueurs, etc.
09:47Par téléphone ou par tchat sur l'application,
09:49chaque jour, le 3018 reçoit en moyenne 500 sollicitations.
09:54Voilà, le 3018, si vous avez besoin d'aide.
09:56Et puis, le nombre de victimes des violences conjugales est en hausse.
09:58En 2025, quelques 285 000 victimes,
10:02en très grande majorité des femmes.
10:03Une hausse de 5% par rapport à l'année précédente.
10:07La nouvelle sportive du jour a 41 ans.
10:09Le portugais Cristiano Ronaldo a annoncé sa retraite internationale
10:12sur fond de désaccord avec le sélectionneur portugais
10:16lors de sa dernière Coupe du Monde.
10:18La bourse, tout de suite, avec Claire Lemaitre sur Europe 1.
10:20La chronique bourse avec la Banque Postale,
10:23partenaire de la performance des entreprises.
10:25Bonjour Claire.
10:26Bonjour Clénie.
10:26Le marché parisien qui profite toujours des résultats des mid-terms américaines.
10:30Oui, le CAC 40 a déjà gagné 2% hier.
10:32Il avance encore de 0,8%, toujours soutenu par ces élections.
10:36On a également des résultats d'entreprises saluées.
10:39À Paris, ArcelorMittal grimpe de 3%.
10:41Le sidérurgiste qui a dépassé les attentes au troisième trimestre.
10:45C'est très bien aussi pour Legrand qui monte de plus de 5%.
10:48L'équipementier électrique, lui, est dopé par ses activités dans les data centers.
10:53Côté baisse, Total Energy perd plus de 1%
10:56alors que les prêts du pétrole ont chuté ces dernières heures.
10:59Le Brent revient à 96 dollars le baril.
11:02Les marchés espèrent un règlement du conflit au Moyen-Orient
11:05avec l'arrivée des démocrates au Congrès américain.
11:08C'est du vert.
11:08En Europe, Londres et Francfort gagnent 0,7%.
11:11Plus 0,8% à Paris pour le CAC 40 qui repasse les 8200 points.
11:15On est à 8242 points.
11:18Merci Claire.
11:18La Bourse Europe 1 avec Boursier.com
11:21C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
11:24La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
11:27La Banque Postale Citoyenne.
11:30Le temps de votre journée avec Géraldine Hamon.
11:33Retrouvez la météo avec Groupe à main.
11:36L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
11:40Géraldine, vous nous dites attention aux fortes pluies dans le sud-est.
11:43Et oui, puisque l'épisode méditerranéen se poursuit sur un grand quart sud-est du pays.
11:47La Corse, l'Hérault et le Gard sont placés en vigilance orange pour pluie et inondation.
11:51La Corse, sous la situation, est toujours préoccupante puisque les pluies sont durables, parfois orageuses et intenses.
11:57Les cumuls s'annoncent importants cet après-midi, notamment sur les reliefs avec un risque remarqué de ruissellement.
12:03Sur le continent, les orages traversent aussi l'est du Languedoc et la base-vallée du Rhône.
12:07Les quantités de pluies seront localement importantes, en particulier entre l'est de l'Hérault et le sud du Gard.
12:12A cela s'ajoute un vent assez fort, un vent d'est qui souffle en rafale jusqu'à 80 km
12:17heure sur le sud de la Provence et parfois en Languedoc.
12:20Ailleurs, le temps sera variable et quant aux températures, elles sont fraîches.
12:2410 degrés à Caen, 12 à Strasbourg et Paris, 13 à Quimper, 15 à Bordeaux, 17 à Biarritz, 19 à
12:29Marseille jusqu'à 20 degrés à Ajaccio.
12:31Alors demain, après une nuit encore très agitée, demain s'annonce un peu plus calme dans l'ensemble
12:36mais les nuages et les dernières précipitations persisteront sur l'est et le pourtour méditerranéen.
12:41Vigilance orange pour la Corse jusqu'à demain midi et pour les températures, il fera de 9 à 18 degrés
12:46du nord au sud jusqu'à 20 degrés sur la Côte d'Azur et la Corse.
12:50Merci Géraldine.
12:5213h, 14h, Europe 1 Info.
12:55Et sur Europe 1, le docteur Brigitte Millot est là pour la rubrique Santé du jour.
12:58Bonjour docteur Millot.
12:59Bonjour.
13:00Un drame bouleverse le monde du football.
13:02Rejus Demiguel, un footballeur espagnol, est décédé à l'âge de 30 ans après un violent choc lors d'un
13:07match.
13:08Et si la cause exacte n'est pas encore établie publiquement, vous nous parlez d'une cause plausible.
13:13Oui.
13:14Un drame, vous le disiez, qui bouleverse le monde du football mais aussi tout le monde.
13:18Comment un choc sur un terrain peut provoquer la mort d'un sportif aussi jeune, 30 ans ?
13:23Ça interroge.
13:24Dans ce cas précis, il y a eu la rencontre de deux personnes à grande vitesse, dont un d'une
13:29masse importante.
13:30Et selon les vidéos, il semble qu'il y ait eu un traumatisme thoracique, possiblement avec le genou du gardien
13:37adverse.
13:38Aussi, la cause qui semble la plus plausible, encore une fois sans l'affirmer, est le commotio cordis.
13:44C'est un phénomène qui survient le plus souvent dans les sports où un projectile percute la paroi thoracique comme
13:50une balle ou un palais au hockey par exemple, ou lors d'un choc violon.
13:54Vous le savez, le cœur est un muscle qui fonctionne grâce à un système électrique extrêmement précis.
14:00Chaque battement est déclenché par une impulsion électrique qui coordonne la contraction des différentes cavités cardiaques.
14:06Or, dans certaines circonstances, un choc brutal porté à la poitrine, qui survient à un moment extrêmement précis du cycle
14:14électrique du cœur,
14:15peut perturber ce système et déclencher ce qu'on appelle une fibrillation ventriculaire.
14:20Les deux grosses cavités du cœur se mettent à trembler de manière totalement anarchique, désorganisée,
14:26et ne parviennent plus à propulser efficacement le sang vers le cerveau et vers les autres organes, entraînant un arrêt
14:33cardiaque.
14:33Et lorsqu'un arrêt cardiaque survient, chaque minute de perdu, ce sont des millions de neurones foutus.
14:39Bien sûr, d'autres causes aussi peuvent également provoquer un arrêt cardiaque.
14:43Mais ce drame rappelle l'importance d'avoir des défibrillateurs dans tous les stades,
14:49et d'être formé à la réanimation cardio-respiratoire, car encore une fois, la rapidité de l'intervention est essentielle.
14:58Merci beaucoup Dr Millot, on vous retrouve demain à 1h15.
15:01Dans Europe 1 Info, à présent, on place au débat.
15:04Que penser des revendications en cette journée de mobilisation ?
15:06On en parlera avec Jean-Michel Salvatore et Jules Torres, le duo de chroniqueurs du jour d'Europe 1 Info.
15:11Il est 13h17, vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
15:1413h, 14h.
15:16Europe 1 Info.
15:1813h, 14h.
15:19Europe 1 Info.
15:20Et à 13h20, on vous retrouve avec vos deux chroniqueurs du jour, chère Clélie,
15:23Jean-Michel Salvatore et Jules Torres.
15:27Augmentation des salaires.
15:28Bonjour, pardon, je ne vous ai même pas dit bonjour.
15:30J'ai l'air depuis le temps blanc, on y va.
15:33Bienvenue.
15:34Bref, donc grande journée de mobilisation avec des revendications diverses.
15:39Augmentation des salaires, plafonnement des prix des biens de première nécessité.
15:43Je voudrais vous faire écouter Laure Lavalette, qui est députée du Rassemblement national, sur ses revendications.
15:49Nous vivons bien moins bien.
15:51Je veux dire, c'est évident, on a perdu en pouvoir d'achat.
15:53On vit dans un chaos budgétaire, sécuritaire, migratoire.
15:56Je comprends que les gens y aillent.
15:57Par contre, j'ai envie de leur dire, voilà, en démocratie, soit la Ve République, la meilleure arme, j'allais
16:02dire, c'est évidemment le bulletin de vote.
16:03On a une occasion rêvée de renverser la table, le 18 avril et le 2 mai.
16:07Voilà, si on a vraiment envie que les choses changent, alors il faut voter Marine Le Pen.
16:10Alors, Laure Lavalette, députée RN du Var, qui était sur TF1 ce matin.
16:14Que penser de ces revendications, sachant en plus que les syndicats appellent à la convergence, avec tous les guillemets possibles,
16:21des luttes, avec les lycéens aussi, avec tous ceux qui ont manifesté leur mécontentement les derniers mois ?
16:27Est-ce qu'il n'y a pas un peu trop de choses, j'allais dire, pour être lisible ?
16:31Non, moi je ne pense pas, moi je suis d'abord impressionné par le monde qu'il y a.
16:35C'est vrai ?
16:36Beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde.
16:38Et notamment dans les petites villes qui ont défilé ce matin, notamment Nantes, enfin qui n'est pas une petite
16:43ville, mais qui n'est pas la capitale.
16:45Donc il y a beaucoup de monde, et on sent que les revendications sont assez convergentes sur le pouvoir d
16:51'achat.
16:51Alors ensuite, chaque syndicat fait ses propositions, mais on voit bien que là, le sujet, c'est le pouvoir d
16:58'achat.
16:58C'est le fait que les Français ont du mal à boucler leur fin de mois.
17:02C'est le fait que l'inflation pèse lourd, que l'augmentation du prix des carburants pèse lourd,
17:09que la différence entre le net et le brut devient difficilement supportable.
17:13Et donc là, on voit bien que le sujet, il est là.
17:17Le Fondationale dit, bon, c'est vrai que peut-être que les Français pourraient attendre l'élection présidentielle.
17:22Ce qu'on voit quand même, c'est que les gens se disent qu'ils ne peuvent plus attendre parce
17:26que la vie devient trop difficile.
17:28Et ça, je pense qu'il faut l'attendre.
17:29Le gouvernement ne peut pas forcément répondre à cette colère parce qu'on est à 5-6 mois de la
17:33présidentielle.
17:34Vous avez complètement raison.
17:35Le gouvernement est complètement pied et poing lié.
17:37D'abord, par une situation budgétaire, l'addition finale du décénat d'Emmanuel Macron.
17:41C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses et on est aujourd'hui
17:44face à une situation incréable.
17:45Je rappelle quand même que la partie 1 du PLF sur la question des recettes a été rejetée à l
17:50'unanimité hier,
17:51ce qui est inédit dans la Ve République.
17:53Donc, on voit bien qu'on n'a pas d'argent et jusqu'à preuve du contraire, j'entends bien
17:56qu'il y ait des revendications qui soient légitimes.
17:58J'entends bien qu'il y ait des syndicats qui, à mon sens, ne représentent plus grand monde au vu
18:03de la baisse du syndicalisme en France.
18:04Mais ce n'est toujours pas la CGT et la CFDT qui dirigent les choix économiques de notre pays.
18:08Il faut quand même le rappeler.
18:09Ce n'est pas parce que la CGT formule des demandes extrêmement claires.
18:12Ce n'est pas parce que FO ou la CFDT formule des questionnements et des revendications,
18:17notamment sur l'augmentation du CHMIC, qu'ils ont raison, que c'est une bonne idée.
18:21Non, mais ils peuvent peser.
18:22Oui, mais ils peuvent peser autant qu'ils veulent.
18:24Ils peuvent influencer, vous le savez bien.
18:26Bien sûr qu'ils influencent, bien sûr qu'ils sont là pour ça.
18:28Ils sont là pour avoir une sorte de pouvoir de nuisance par rapport à la situation budgétaire que l'on
18:31connaît et la discussion budgétaire.
18:33Il n'en reste pas moins que c'est quand même le gouvernement qui a le dernier mot.
18:36Et le gouvernement n'est pas obligé de se mettre à plat ventre parce que Mme Binet a décidé de
18:41siffler la récré.
18:42Mais est-ce qu'on peut vraiment parler de nuisance alors qu'il y a effectivement des Français,
18:45comme l'a rappelé Jean-Michel Sélévator, qui se serrent la ceinture ?
18:46Non, il ne faut pas exagérer.
18:47L'inflation, ça existe quand même.
18:49Ça existe et il faut quand même voir le mouvement.
18:51Vous avez eu quand même, c'est vrai que comme il y a eu beaucoup de troubles et de pillages,
18:55on l'a moins vu.
18:56Mais il y avait énormément de monde et le 17 octobre et le 24 octobre et le 31 octobre.
19:01Il y avait autour d'entre 500 000 et 700 000 personnes, c'est beaucoup.
19:06Et là, d'après les prévisions, il y en aurait encore un peu plus.
19:08Et ce n'est pas très étonnant parce que quand vous avez une inflation élevée comme ça,
19:13évidemment que ça pèse directement sur le pouvoir d'achat des Français.
19:18Et c'est vrai que Sébastien Lecornu attendait de voir s'il y aurait beaucoup de monde aujourd'hui
19:25pour réagir et pour notamment réagir autour du SMIC.
19:31Mais c'est assez compliqué quand même parce que si vous voulez augmenter le SMIC,
19:35ça veut dire demander aux entreprises de faire un effort.
19:40Alors que dans le même temps et dans le budget 2027,
19:43il leur est demandé également une augmentation d'impôts de 11 milliards.
19:47Donc d'un côté, vous avez la croissance qui est quasiment à tonnes.
19:51Vous avez les commandes qui ne rentrent plus.
19:53Vous avez les Français qui n'en peuvent plus et qui demandent une augmentation de salaire.
19:56Et d'un autre côté, vous avez l'État qui augmente les impôts de 11 milliards.
19:59Donc là, on est en train d'asphyxier complètement le système.
20:05Mais il faut savoir quand même écouter les gens
20:07parce que quand il y a autant de monde qui manifeste...
20:10C'est toujours les mêmes, Jean-Michel.
20:12C'est toujours les mêmes.
20:13C'est trop facile de dire ça.
20:14C'est toujours la CGT, c'est toujours la CNBT.
20:15Bien sûr, mais oui.
20:16C'est normal, c'est les syndicats.
20:17Oui, mais encore une fois, ce n'est pas les syndicats qui gouvernent le pays.
20:20Il y a 2 à 3 millions de syndicats en France.
20:22On a atteint des niveaux de syndicalisme qui n'ont jamais été aussi bas depuis l'après-guerre.
20:27Et on est là comme si c'était Mme Maryse Léon
20:29et Mme Binet ou M. Souillot qui décidait de la politique économique du pays.
20:33Mais Jules, la preuve qu'il y a un problème,
20:35c'est que la majorité des Français,
20:36ils n'ont ni confiance dans la CGT ni dans le gouvernement
20:39pour régler la question du pouvoir d'achat.
20:40Je suis d'accord, Jules,
20:41mais la preuve qu'il y a quand même un sujet,
20:43c'est que vous êtes le premier à demander
20:46une baisse de la TVA sur le carburant.
20:49Moi ?
20:49Si vous demandez une baisse de la TVA sur le carburant,
20:51c'est bien qu'il y a un problème de pouvoir d'achat.
20:52Sinon, on garderait la TVA telle qu'elle est.
20:54Non, évidemment qu'il y a un problème de pouvoir d'achat.
20:56Mais le principal problème,
20:57et c'est pourquoi la demande sur la TVA est extrêmement importante,
21:00c'est qu'il y a un problème de taxes dans ce pays.
21:02Et c'est d'ailleurs pour ça que je trouve extrêmement scandaleux
21:04la proposition à la fois de la CGT,
21:06qui veut s'en prendre à nos entreprises,
21:08parce que c'est moins d'ailleurs pour aider le pouvoir d'achat des Français
21:11et de leurs syndicalistes,
21:13qui sont toujours dans la rue, qui ne bossent jamais,
21:14que pour...
21:16Non, non, non, Jules, je suis trop facile.
21:18Non, la CGT, vous savez comment ils veulent financer leur augmentation du SMIC ?
21:22Ils veulent baisser les aides aux entreprises,
21:25parce qu'il y a un sénateur communiste,
21:27qui est par ailleurs directeur de l'Humanité,
21:28qui s'appelle Fabien Guet,
21:29qui a dit qu'il y avait 211 milliards qu'on donnait aux entreprises chaque année.
21:32Alors que c'est de la baisse de la cotisation,
21:34c'est des dispositifs fiscaux qui aident les entreprises
21:36et qui favorisent l'activité du pays.
21:38En deux mots, Jules, vous êtes plus royaliste que l'euro.
21:41Moi, j'entendais les représentants patronaux ce matin
21:43qui reconnaissait qu'il y avait un problème de pouvoir d'achat.
21:46Il y a évidemment un problème de pouvoir d'achat.
21:47Donc, c'est sur les représentants patronaux.
21:49Et ce n'est pas la CGT, ce n'est pas la CGT.
21:51Ne vous inquiétez pas, vous avez d'autres sujets de débat.
21:54On va parler de la droite et du centre.
21:57Ah bah génial.
21:57Oui, c'est juste après le journaux permanent.
21:5913h27, vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
22:01Et toute cette semaine sur Europe 1, vous gagnez un très très beau cadre.
22:04Écoutez.
22:0613h, 14h.
22:08Merci de nous rejoindre à 13h31 sur Europe 1.
22:10Vous écoutez Clélie Mathias et ses deux chroniqueurs.
22:13Jules Therès et Jean-Michel Salvatore Clélie.
22:15La campagne présidentielle, alors ils sont en baisse dans les sondages.
22:18Et ils se divisent un peu surtout déjà sur la primaire.
22:21Et puis même sur l'immigration, on va le voir.
22:23Et écoutez Robert Ménard, maire d'hiver droite de Béziers,
22:25qui affirme, lui, qu'il faut une primaire de la droite et du centre.
22:29Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
22:32Mais ils sont abrutis.
22:33Qu'est-ce qu'ils attendent d'être balayés, de ne plus exister ?
22:36Il faut l'accepter.
22:37Et s'ils ne l'acceptent pas, je vous dis, s'ils n'acceptent pas, ils se suicident.
22:42Aucun d'entre eux ne sera au second tour.
22:44Le problème de ce pays, c'est d'avoir une alternative.
22:47T'en as aucune.
22:48On a besoin de quelqu'un qui ait une voix forte, mais pas hystérique.
22:52Est-ce qu'ils vont être contraints de faire cette primaire finalement ?
22:55Jules Therès.
22:57C'est une très bonne question que vous posez là, cher Clé et les matières.
22:59C'est-à-dire que bien sûr qu'ils vont être contraints,
23:00dans le sens où aujourd'hui il y a une multiplication des candidatures
23:04qui est enfermée dans la mâchoire entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
23:08Et le bloc central n'existe pas.
23:09Mais moi j'aimerais poser la question de pourquoi ce bloc central n'existe pas.
23:12Pourquoi Edouard Philippe est descendu de 26% à 9,5% en moins d'un an ?
23:17Pourquoi Bruno Rotaillot, qui était le ministre favori des Français
23:19quand il était ministre de l'Intérieur, est aujourd'hui à 4% ?
23:23Peut-être parce qu'il paye le fait d'être ministre d'ailleurs.
23:25Mais sans doute, bien sûr.
23:28Pourquoi Gabriel Attal, qui dans les baromètres,
23:30est plutôt quelqu'un d'apprécié des Français,
23:32qui a été Premier ministre de la France, est à 4% ?
23:33C'est simplement parce que ce qu'il raconte, les Français n'en ont rien à faire.
23:37C'est-à-dire que leur candidature aujourd'hui ne pèse pas
23:39parce qu'il n'y a pas de programme, parce qu'il n'y a pas de projet.
23:41Moi je suis incapable de vous dire aujourd'hui quel est le projet d'Edouard Philippe,
23:44quel est le projet de Gabriel Attal ou quel est le projet de Bruno Rotaillot.
23:46C'est un petit peu plus simple de vous dire quel est le projet de Jean-Luc Mélenchon
23:49ou celui de Marine Le Pen.
23:50Donc la question n'est pas de savoir, et moi je pense qu'ils commettent une erreur monumentale
23:53en disant que c'est parce qu'il y a trop de candidats
23:56qu'ils ne sont pas en capacité d'être au second tour.
23:59Ils font la même erreur que Lionel Jospin qui disait que
24:01c'était la multiplication des candidats qui avait empêché l'EPS
24:04d'être au second tour à la présidentielle de 2002.
24:06Non, c'est parce que sa campagne était nulle,
24:08c'est parce qu'on ne comprenait rien de sa campagne,
24:09c'est parce qu'elle était complètement pourrie sa campagne.
24:11Et bien c'est la même chose qu'on retrouve aujourd'hui au sein du bloc central.
24:14Jean-Michel Saint-Lautor, est-ce que vous partagez le point de vue de Jules ?
24:18Oui et non.
24:19Là où je ne suis pas d'accord, c'est sur la...
24:22Là on écoutait Robert Ménard, et moi je ne suis pas d'accord avec lui
24:24quand il dit qu'en fait si on additionnait tous les gens du bloc central,
24:27on arriverait à avoir une candidature qui passerait devant Mélenchon.
24:31Moi je pense qu'il n'y a rien de plus faux.
24:32Parce qu'en fait ils ne sont pas d'accord entre eux.
24:35Vous avez deux candidats de droite qui sont d'accord entre eux,
24:40Lysnard et Rotaillot, donc là il peut y avoir match.
24:42Et puis vous avez les centristes.
24:44Mais je trouve que c'est une illusion d'imaginer que si on faisait une grande primaire
24:51avec la droite et le centre, on aurait un candidat qui serait suivi par tout le monde.
24:55Oui, ce n'est pas des maths.
24:56Parce que ce n'est pas arithmétique.
24:58Si au terme d'une primaire, on avait plutôt quelqu'un de gauche comme Attal,
25:03je pense qu'une grande partie des électeurs de Rotaillot et de Lysnard
25:07voterait pour Marine Le Pen par exemple.
25:09Et puis à l'inverse, si c'était plutôt un candidat de droite comme Rotaillot
25:14qui gagnait la primaire, je pense que les électeurs de Gabriel Attal par exemple
25:19et une partie des électeurs d'Edouard Philippe iraient voter pour Glucksmann.
25:25Donc je pense que c'est une erreur de s'imaginer que tout ça est une question d'arithmétique.
25:30La politique c'est d'abord une question de dynamique.
25:32Et pourquoi il y a un problème dans le bloc central ?
25:35C'est parce qu'il n'y en a pas un seul qui est capable de créer une vraie dynamique.
25:40Parce que ce n'est pas le nombre de candidats qui compte.
25:43Regardez à gauche, par exemple.
25:44À gauche, vous avez plein de candidats.
25:45Vous avez Tondelier, vous avez Fabien Roussel, vous avez Mélenchon et puis vous avez Madame Arthaud.
25:50Et malgré ça, vous avez Mélenchon qui émerge.
25:53Bon, et pourtant il y a quatre candidats.
25:55Donc je pense que pour le centre, c'est la même chose.
25:57Si personne n'émerge, ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de candidats,
26:01c'est parce qu'il n'y en a pas un seul qui est capable d'être désirable.
26:05Et puis il y a quand même quelque chose que je trouve fascinant.
26:07Mais c'est vous qui avez été d'accord avec moi.
26:09Si je vous ai bien écouté Jean-Michel, on a dit à peu près la même chose et on est
26:12sur la même analyse.
26:13Non, moi il y a quelque chose qui me fascine.
26:15C'est cette proposition qui émanerait d'Emmanuel Macron,
26:17qui dirait qu'il faut une sorte de coalition des responsables,
26:20qui irait de Bruno Rottelio...
26:21Non, mais vous inquiétez pas, on va en parler.
26:22En restant sur la droite et le centre.
26:23Je reste sur la droite et le centre.
26:24Non, mais vous allez voir, on va recouper les deux sujets.
26:26Mais c'est-à-dire qu'on a des personnes qui, objectivement, ne partagent pas grand-chose.
26:30Moi je veux bien qu'il y ait des liens entre Gabriel Attal,
26:33entre Bruno Rottelio, entre David Lissnard et Édouard Philippe.
26:35Mais aujourd'hui, le pays exige, en tout cas les Français exigent de la radicalité.
26:41C'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon est en train de progresser.
26:42D'ailleurs, on constate que dans les sondages,
26:44Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen progressent ensemble.
26:46Il y a peut-être une raison.
26:48Donc évidemment que la campagne Prozac d'Édouard Philippe,
26:51ça ne plaît pas aux Français.
26:52Mais vous avez vu d'ailleurs, vous parliez des sujets des divisions
26:54qu'entre Gabriel Attal et Édouard Philippe,
26:57sur le sujet de l'immigration,
26:58en lien avec le 17 octobre, ils ne nous sont pas d'accord.
27:01Mais bien sûr, on a un Gabriel Attal qui nous vient du PS,
27:05qui a été conseiller de Marisol Touraine.
27:07Édouard Philippe était délégué général de l'UMP en 2002.
27:11Donc évidemment que ces gens-là n'appartiennent pas à tout cela.
27:14Et c'est pour ça que moi je trouve absolument dingue
27:16la proposition qui est en train de nous être faite,
27:18c'est-à-dire de refaire revivre l'UMPS.
27:20C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon a prospéré
27:22et a gagné son indépendance et son autonomie politique
27:25en créant, en participant à la création du Front de Gauche en 2008
27:29parce qu'il considérait que le PS était en train de se droitiser.
27:32Marine Le Pen a dénoncé l'UMPS et la gauchisation
27:35ou la socialisation de l'UMP puis de LR depuis une quinzaine d'années.
27:39Et là, la solution de ces gens-là, c'est de nous dire
27:41on va réunir le centre droit et le centre gauche.
27:43C'est exactement ce qu'a fait Emmanuel Macron
27:45et c'est exactement ce que les Français ne veulent plus.
27:47Bah oui, exactement. Et c'est vrai qu'on ne voit pas pourquoi
27:50ce qui n'a pas marché avec Macron marcherait avec la génération suivante.
27:53Avec ses héritiers.
27:54Parce que finalement, si vous voulez, faire une primaire
27:58qui va de Lysnard à Glucksmann, mais ils ne sont d'accord sur rien.
28:01Et ce n'est pas un drame de ne pas être d'accord.
28:02Moi je trouve qu'au contraire, la démocratie, c'est savoir organiser le désaccord.
28:06Et c'est vrai que Glucksmann, il n'a pas exactement les mêmes idées
28:10que David Lysnard sur l'immigration, sur la sécurité, sur l'économie, sur la fiscalité.
28:17Mais il n'y a pas de problème à ça.
28:19Et vouloir essayer de ressusciter ce qu'Alain Minck appelait le cercle de la raison
28:24avec tous les gens de bonne volonté, etc.
28:27Je trouve que c'est une idée totalement fausse.
28:29C'est ressusciter le macronisme.
28:31Et les Français ne veulent plus du macronisme.
28:33Donc ce n'est pas la peine d'essayer de leur resservir un troisième mandat d'Emmanuel Macron
28:37avec soit Édouard Philippe, soit Gabriel Attal, soit un autre.
28:42Parlons-en d'Emmanuel Macron avec vous deux, Jean-Michel Salvatore et Jules Thorez sur Europe 1.
28:46Il est 13h38, excellent après-midi avec Kelly Mathias sur Europe 1.
28:5013h, 14h, Europe 1 Info.
28:5413h, 14h, Europe 1 Info.
28:57Il est 13h41, merci de nous rejoindre sur Europe 1.
29:00La suite de Europe 1 Info, c'est avec vous, Kelly Mathias et vos deux chroniqueurs.
29:03Le journaliste politique au journal du dimanche et rédacteur en chef de l'infiltré, pardon.
29:07Jules Thorez, c'est chroniqueur politique et communiquant Jean-Michel Salvatore.
29:11On reprend notre débat sur la droite et le centre.
29:13Emmanuel Macron, lui, juge les candidats inaudibles selon le Figaro.
29:16Et il envisage quoi ?
29:18C'est de quoi il parle.
29:18Il envisage quoi ? Jules, vous allez avoir la parole.
29:21Une coalition donc allant de Raphaël Glucksmann à David Lismar
29:24pour déjouer le duel Le Pen-Mélenchon.
29:27Olivier Delagarde en a parlé ce matin dans sa revue de presse sur Europe 1.
29:29Dans sa solitude, Emmanuel Macron a eu une idée.
29:33Si au 15 décembre, aucun candidat du Bloc central n'a creusé franchement l'écart,
29:37eh bien, il faudra organiser une coalition pour trouver un programme minimum commun
29:42et surtout s'entendre sur un nom unique de candidat chargé de porter ce projet.
29:47Facile, il suffisait d'y penser.
29:49Ce n'est pas exactement la définition du macronisme, Jean-Michel Salvatore ?
29:53Si, mais c'est surtout l'assurance qu'il ne se passera rien dans les 5 ans qui viendront.
29:58Parce que, imaginons qu'on fasse une grande primaire entre Lismar et Glucksmann,
30:02comme on le disait tout à l'heure.
30:04Imaginons que ce soit Glucksmann qui soit choisi.
30:08Évidemment que tous les gens de droite qui l'auront soutenu diront
30:11« Ah, mais attends, non, tu n'es pas là pour faire la politique du Parti socialiste,
30:14puisqu'on t'a tous soutenu, donc il faut que tu fasses une politique minimale. »
30:18Et à l'inverse, si c'est Retailleau qui est choisi,
30:20vous aurez les socialistes qui, par définition, auront, par hypothèse, voté pour lui,
30:24qui diront « Ben non, donc c'est l'assurance de l'immobilisme absolu. »
30:29Et surtout, en fait, quand Emmanuel Macron avait proposé ça en 2017,
30:33lors de son premier mandat, c'était pour éviter la montée des extrêmes.
30:36Et qu'est-ce qu'on a de 10 ans après ?
30:41Le bilan du macronisme, c'est en effet d'avoir donné du carburant électoral
30:44à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon.
30:46Donc c'est pour ça que je pense que ces gens-là ne peuvent pas être bien placés pour...
30:50Et c'est d'ailleurs pour ça qu'ils sont à 4, 6 et 9% dans les sondages.
30:53C'est-à-dire que les Français n'ont pas confiance en eux pour endiguer ce phénomène-là.
30:57Et puis par ailleurs, je pense que le pays aussi,
30:59même s'il y a sans doute une majorité de Français qui ne veut pas ce duel
31:02entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
31:04le pays, aujourd'hui, est façonné d'une telle manière électoralement
31:07que je pense qu'il y aura un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
31:11parce que les dynamiques électorales sont celles-ci.
31:13Et encore une fois, moi je veux bien...
31:15Mais je pense qu'Emmanuel Macron, il trolle, en réalité.
31:17Je pense qu'il fait fuiter ça dans le monde
31:20parce qu'il veut troller...
31:22Dans le monde aussi, il y a des éléments qui accréditent cette thèse-là
31:27sur le fait que...
31:28Évidemment qu'il n'y croit pas.
31:29Il n'y croit pas une seconde.
31:31Il connaît très bien Raphaël Glucksmann, il connaît très bien Rotaillot.
31:33Mais à quoi ça lui sert ?
31:35Mais parce que ça les embête.
31:37Ça montre qu'ils sont complètement dans la panade.
31:39Ça montre qu'ils sont en effet aussi inaudibles que lui.
31:41Et il est là pour un petit peu les emmerder, pardonnez-moi du terme.
31:44Mais c'est exactement pour cela qu'il fait ça.
31:46Il n'a aucun intérêt, Emmanuel Macron, lui, à voir ça.
31:49Il veut juste semer la zizanie dans son camp.
31:51C'est vieux comme la politique.
31:52Je parle sous le contrôle de Jean-Michel.
31:53Et juste une dernière chose.
31:56Mais est-ce que vous pouvez me citer trois réformes
31:59que Raphaël Glucksmann pourrait faire avec Bruno Rotaillot ?
32:01C'est impossible.
32:02Je serais même incapable de vous en citer une seule.
32:05Donc, cette coalition, elle n'a aucun sens.
32:07Cette primaire, elle n'a aucun sens.
32:09Parce qu'il y a autant de primaires que défenseurs de la primaire.
32:11Bruno Rotaillot n'acceptera jamais de participer à une primaire avec Raphaël Glucksmann.
32:14Je vous dis d'ailleurs que Raphaël Glucksmann a déjà participé à une primaire.
32:17C'était la primaire socialiste.
32:18Que David Lysnard n'acceptera jamais d'être avec Glucksmann.
32:21Que Glucksmann ne voudra pas être avec Lysnard et Rotaillot.
32:23Ça n'a aucun sens.
32:24Donc, je n'y vois qu'un seul intérêt.
32:26C'est de faire du troll.
32:28De les emmerder.
32:29Oui, alors moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
32:30Moi, je pense que Macron, il est sincère quand il dit ça.
32:33Parce que c'est l'essence du macronisme.
32:36Macron, il considère qu'il n'y a qu'une seule politique possible.
32:39Et qu'il n'y a qu'une seule politique raisonnable possible sur tous les sujets.
32:42En gros, c'est la politique de la Commission européenne.
32:45Et de ce que Pascal Proix appellerait les petits hommes gris.
32:48Donc, lui, il pense qu'il n'y a qu'une seule politique possible.
32:50Une politique qui est définie par les sachants.
32:53Par les gens qui regardent les choses de près.
32:56Et qui sont dans la rationalité absolue.
32:59Or, je ne pense pas.
33:00La politique, ce n'est pas ça.
33:01Faire de la politique, c'est proposer des choix différents.
33:04Des options différentes.
33:06Et des politiques différentes.
33:07Et je pense qu'aujourd'hui, si les Français sont aussi en colère.
33:10C'est parce qu'ils voient qu'il ne s'est rien passé pendant dix ans.
33:13Et comme ils voient que finalement, on est gouverné par une espèce de ventre mou.
33:16Qui ne décide rien.
33:17Et qui finalement, est à l'origine de l'effondrement du pays.
33:21Ils ont besoin de radicalité.
33:23Donc, soit une radicalité incarnée par Marine Le Pen.
33:25Soit une radicalité incarnée par Jean-Luc Mélenchon.
33:28Avec des vrais choix.
33:29Mais le ventre mou, les gens n'en veulent pas.
33:31Parce que finalement, la politique, c'est le débat.
33:34C'est le débat.
33:35Et c'est l'opposition des visions.
33:37C'est l'opposition des solutions.
33:38Je comprends ce désir de radicalité, comme vous l'exprimez.
33:42Mais est-ce qu'à l'heure de mettre un bulletin dans l'urne.
33:44Au moment où il va falloir le faire.
33:45Est-ce que les Français ne vont pas parier sur le raisonnable ?
33:50On dit toujours ça.
33:51Quand on pense qu'on va perdre une élection, on dit toujours.
33:54Mais dans l'isoloir, les gens changeront d'idée, etc.
33:57Moi, je me souviens de mai 81.
33:59Les gens en avaient par-dessus la tête.
34:02De la droite, à la fois de De Gaulle, de Pompidou et de Giscard.
34:06Ils voulaient du changement.
34:08La main n'a pas tremblé.
34:09Ils ont voté pour Mitterrand.
34:10Et ils ont eu ce qu'ils ont voulu.
34:11Bon, on a vu ensuite le résultat.
34:13Mais, si vous voulez, non, moi je pense que là, il y a une telle volonté de changement
34:18que, moi, je n'imagine pas une seconde qu'un successeur de Macron soit élu au mois d'avril et
34:25mai prochain.
34:26Pas une seconde.
34:26Oui, mais c'est intéressant.
34:27D'ailleurs, le mot que vous avez utilisé, le mot raisonnable.
34:29Je pense qu'aujourd'hui, les Français, ils n'associent pas le mot raisonnable à Édouard Philippe
34:34qui a amené les gilets jaunes, qui a fait les 80 km heure, qui est un héritier du macronisme
34:38même s'il n'a été Premier ministre d'Emmanuel Macron que trois ans de 2017 à 2020.
34:43Je ne suis pas sûr qu'ils considèrent Gabriel Attal comme raisonnable.
34:45Je ne suis pas sûr qu'ils considèrent non plus Raphaël Glucksmann, Rotaillot et Lysnard comme des raisonnables.
34:49Je pense, au contraire, c'est moins une question de radicalité que de rupture.
34:53Et il n'y en a aucun dans les cinq noms qu'on a cités qui incarne une rupture.
34:56Ils ont tous, plus ou moins, été liés à Emmanuel Macron.
34:59David Lysnard, un petit peu moins.
35:01C'est vrai que c'est la nouveauté de cette campagne.
35:03Mais on va voir.
35:04Est-ce que David Lysnard, il n'a pas un plafond ?
35:06Est-ce qu'il n'y a pas une sorte d'artificialité dans sa candidature ?
35:10Est-ce qu'il est capable aussi ?
35:11Parce qu'il y a quelque chose qu'on ne dit pas.
35:13Comment vous voulez, en réalité, avoir une candidature responsable,
35:17une candidature de rupture quand vous avez Marine Le Pen à 37% ?
35:19C'est aussi ça.
35:21Parce qu'ils ont aussi des œillères.
35:22C'est-à-dire que quand Marine Le Pen est à 37%,
35:24qu'est-ce que vous voulez que vous ayez un candidat de la droite
35:26qui puisse accéder au second tour ?
35:28Et encore une fois, Jean-Luc Mélenchon, dans toutes ses campagnes,
35:30il commence très bas, il finit très haut.
35:31Vous allez voir, il ne terminera pas à 18%.
35:34Jean-Michel Salvatore.
35:35Et alors, pour compléter sur le raisonnable qu'incarnerait Macron,
35:38je pense que les Français, ils ont bien compris
35:41que le raisonnable, c'était une fausse promesse.
35:43Et quand ils regardent le résultat de dix ans de macronisme,
35:46qu'est-ce qu'a produit le raisonnable ?
35:47Le chaos dans la rue et la faillite économique.
35:50Donc franchement...
35:51Aux Etats-Unis, la radicalité, elle a été battue en brèche.
35:54On va revenir sur les leçons de la défaite de Donald Trump
35:57aux élections de mi-mandat.
35:58Il est 13h48 sur Europe 1.
36:0213h, 14h.
36:03Europe 1 Info.
36:04Deux heures mondiales, Europe 1 Info se poursuit avec vous,
36:07Clélie Mathias et vos chroniqueurs, Jean-Michel Salvatore et Jules Torres.
36:10Sévère défaite des Républicains lors de ces élections de mi-mandat.
36:14La faute à l'Iran, selon J.D. Vence, le vice-président,
36:17et même Donald Trump aussi l'a reconnu.
36:20Écoutez Vincent Hervouet qui en a parlé ce matin sur Europe 1, dans son édito.
36:23Donald Trump, il a persisté.
36:25Si c'était à refaire, je referais cette guerre en Iran.
36:28A long terme, c'est la seule solution.
36:30On ne peut pas laisser l'Iran avoir une arme nucléaire.
36:35Autrement dit, la guerre est impopulaire.
36:36Et alors, il y a plus important que le prix Nobel de la paix.
36:40Trump n'a donc pas renoncé à la politique de la canonnière.
36:43Elle n'a pas marché jusqu'à présent.
36:45Mais les palabres avec les Qataris non plus.
36:47Et la médiation chinoise, elle aussi, piétine.
36:50Alors le président pourrait bien être tenté de profiter des deux mois qui lui restent
36:54pour tenter le tout pour le tout.
36:56Il a perdu les élections, oui.
36:57Mais il pourrait vouloir gagner la guerre.
37:00Si on se passe d'un point de vue français,
37:03est-ce que c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle,
37:07cette défaite des Républicains, et donc de Donald Trump ?
37:10Moi, je dirais que...
37:12Alors d'abord, il ne faut pas exagérer les effets directs
37:15d'une élection américaine sur la situation de la France.
37:18Il faut raison garder.
37:19Mais moi, je dirais quand même que,
37:22comme Trump, avec ses droits de douane,
37:24a réussi à désorganiser complètement le commerce international,
37:30je dirais que le fait qu'il ait un peu moins les mains libres,
37:34même s'il va les avoir encore sur ces sujets-là,
37:36mais comme il sera quand même sous le contrôle du Congrès,
37:39je pense qu'on sera quand même un peu plus à l'abri
37:41de ces foucades et de ces extravagances.
37:44Parce que quand même, dans le bilan de Trump, il y a ça.
37:48Il y a quand même ses droits de douane
37:50et qui ont coûté très très cher aux Américains
37:53puisqu'à partir du moment où il a augmenté les droits de douane
37:56pour les produits importés, évidemment,
37:58que les prix ont énormément augmenté.
38:00Et moi, je lisais dans la presse américaine des chiffres
38:03qui disaient que finalement, l'augmentation des droits de douane
38:07par réciprocité avait coûté en pouvoir d'achat
38:10à chaque ménage américain quelque chose comme 1000 dollars par an.
38:14Donc, c'est considérable.
38:15Donc, en fait, il a perdu, si vous voulez,
38:17à cause de l'Iran et le pétrole, bien sûr,
38:19mais aussi à cause des droits de douane.
38:22Et c'est vrai que son attitude qui a désorganisé le commerce mondial,
38:26très sincèrement, ça n'a pas été une bonne nouvelle pour la France
38:31et ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie mondiale.
38:34Non, c'est vrai que pour la France,
38:35quand on regarde en effet la situation en Iran
38:37et en effet les droits de douane,
38:38on ne peut que penser que la déroute de Donald Trump
38:42aux élections de mi-mandat sera une bonne chose.
38:44Moi, je pense notamment à la filière viticole française
38:46qui a beaucoup subi ces droits de douane
38:48qui ont été imposés par Donald Trump.
38:49Donc là, évidemment, on va récupérer du lest
38:52et évidemment, on va récupérer, comment dire,
38:55ça va être beaucoup plus simple en tout cas,
38:57peut-être parce qu'on ne sera moins sous la menace
38:59des coups de boutoir de Donald Trump
39:01qui en effet, depuis deux ans, a été habitué là-dessus.
39:03Mais sur la diplomatie, je ne sais pas ce que ça va changer
39:06parce qu'on voit bien que les relations,
39:07notamment avec le Quai d'Orsay et Jean-Noël Barraud,
39:10sont très compliquées.
39:11D'ailleurs, le Quai d'Orsay s'est félicité de la victoire
39:14et a salué une victoire de la démocratie.
39:15C'est toujours assez drôle.
39:17Mais il n'empêche que l'analyse de G.D. Evans est la bonne.
39:20Je pense qu'elle est la bonne
39:21et il l'a même édictée au lendemain
39:23de l'intervention américaine en Iran.
39:27Il y avait une grosse tension entre la Basmaga
39:29que représente bien G.D. Evans
39:32et les tensions et les tentations expansionnistes de Donald Trump.
39:36C'était la même chose, par exemple, avec le Groenland.
39:38C'était la même chose avec le golfe du Mexique.
39:41Donc toute la question est de savoir
39:42pourquoi Donald Trump, il a perdu.
39:43Je pense qu'il a surtout perdu
39:44parce qu'il n'a pas respecté ses promesses de campagne.
39:46Il y avait trois promesses de campagne.
39:48C'est la question du pouvoir d'achat,
39:50c'est la question du non-interventionnisme
39:51et c'est la question de l'immigration.
39:52Sur l'immigration, on peut considérer
39:53que le bilan est quand même plutôt positif
39:55avec notamment une baisse drastique des entrées
39:58depuis le Mexique.
39:59Mais sur la question du pouvoir d'achat
40:00et de l'intervention en Iran,
40:02qui sont parfaitement liées,
40:03Jean-Michel l'a très bien dit,
40:04là, on est sur un véritable échec.
40:06Donc, message pour les candidats à la présidentielle,
40:08il faut tenir ses promesses.
40:09Oui, et peut-être que s'ils sont à 4%,
40:10c'est parce qu'ils n'ont pas tenu leurs promesses.
40:13Pour les Français, il y a aussi un autre sujet
40:16qui tient plus à la diplomatie
40:18qui est l'Alliance Atlantique.
40:19Parce qu'on a quand même bien vu
40:21que Trump, depuis deux ans,
40:23avait été un allié pas toujours très fiable
40:27avec l'Alliance Atlantique, avec l'OTAN.
40:30Il a eu des affinités assez étonnantes avec Poutine.
40:37Et c'est vrai que ça,
40:39c'est un élément de déstabilisation
40:41qui est très important
40:42et d'inquiétude pour les Européens.
40:45Alors, l'avantage de l'attitude de Trump,
40:47c'est qu'en fait, il pousse les Européens
40:49à s'occuper eux-mêmes de leur défense
40:51et de ne pas toujours s'en remettre aux Américains.
40:56Mais, il faut quand même reconnaître,
40:57si vous voulez, que l'attitude de Trump,
40:59vis-à-vis notamment de Poutine
41:02et en gros dans tout le conflit ukrainien,
41:05avait quelque chose de très déstabilisant
41:06et de très déroutant pour le camp occidentiel.
41:10Un mot en dix secondes sur les démocrates.
41:11Est-ce que c'est vraiment une victoire pour eux
41:13ou plutôt un rejet du trumpisme ?
41:15Je pense que c'est les deux.
41:17Je pense qu'il ne faut pas s'imaginer
41:18qu'ils vont forcément gagner la présidentielle.
41:20Parce qu'il faut bien voir
41:22qu'ils sont quand même extrêmement divisés entre eux.
41:26Vous avez des démocrates qui sont très à gauche
41:29et puis des démocrates qui sont moins à gauche.
41:32Donc, en fait, rien n'est joué.
41:34Ce qui va être intéressant de suivre,
41:36c'est que les démocrates qui ont gagné,
41:39notamment dans le Michigan,
41:40notamment M. Mamdani à New York,
41:42sont des démocrates qui sont beaucoup plus radicaux
41:45que ce qu'on a connu.
41:45Donc, c'est peut-être intéressant de voir
41:47que c'est une prime à la radicalité
41:48contre Trump, mais pour les démocrates.
41:50Jules Therès et Jean-Michel Salvatore
41:52dans le débat d'Europe 1 Info.
41:53Et votre après-midi se poursuit à l'écoute d'Europe 1.
41:55Vous retrouvez Romain Desarbres
41:57et Marie-Estelle Dupont pour ici.
41:58On en parlait.
41:59Moi, je vous donne rendez-vous demain
42:00dès 13h pour Europe 1 Info.
42:02Très bon après-midi à tous
42:03et merci à vous Géraldine.
42:04Merci Clélie.
42:05À demain.
42:0613h, c'était Clélie Mathias.
42:07Il est 13h56.
42:09Excellente après-midi sur Europe 1.
42:12Europe 1