Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Thierry Cabannes et ses invités décryptent l'actualité de la journée et mettent les évènements en perspective dans Soir Info Week-End. 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Il est 23h, bonsoir, merci de nous accueillir. 23h, minuit 30, c'est votre soir info, week-end, nouvelle formule.
00:00:06Alors ce soir, restez avec nous parce qu'on a beaucoup, beaucoup de sujets à évoquer ensemble.
00:00:10L'actualité est particulièrement riche en ce dimanche.
00:00:13On reviendra bien sûr très longuement sur l'affaire de ce policier de Belfort où est de coups.
00:00:18Deux lycéens mineurs sont poursuivis pour violences aggravées.
00:00:21On écoutera longuement le procureur de la République qui était mon invité dans Punchline.
00:00:26Il s'est fait attaquer par l'avocat de l'un de ces deux lycéens.
00:00:29Il l'accusait carrément de mentir. Ce sont des accusations graves.
00:00:33Vous entendrez la réponse du procureur.
00:00:35À 23h30, nouveau rendez-vous dans ce soir info.
00:00:39Nos débats, nos deux thèmes et une nouvelle semaine qui commence demain avec ces violences autour de nos lycées.
00:00:46Et puis premier débat, à quoi faut-il s'attendre comme violence demain lundi et surtout mardi ?
00:00:50Point d'orgue de la colère des lycéens.
00:00:53Et puis deuxième débat, qui est responsable de ces violences ?
00:00:57À qui la faute ? On essaiera de vous apporter quelques réponses.
00:01:01Et puis nous sommes dimanche.
00:01:02Et le dimanche, vous savez qui vous avez rendez-vous ?
00:01:05Il est avec nous, Nelson Montfort.
00:01:08On retrouvera à minuit désormais ses célèbres coups de cœur et coups de griffes sur l'actualité.
00:01:14Et sur l'actualité sportive aussi.
00:01:16Restez-nous fidèles.
00:01:17On a beaucoup de choses à vous raconter.
00:01:19Mais tout de suite, on commence comme d'habitude.
00:01:21On ne change pas les règles du jeu par un tour complet de l'information avec Isabelle Piboulot.
00:01:26Que je salue.
00:01:26Bonsoir Isabelle.
00:01:30Bonsoir Thierry.
00:01:31Bonsoir à tous.
00:01:31À la une, les cours doivent reprendre ce lundi.
00:01:34Partout où la sécurité le permet, déclare Sébastien Lecornu.
00:01:39Face aux revendications lycéennes, le Premier ministre annonce qu'une réunion aura lieu mardi
00:01:44avec les présidents de région sur la rénovation des établissements.
00:01:48Un premier bilan est attendu le 16 octobre concernant les remplacements des professeurs.
00:01:54Enfin, des propositions d'amélioration de parcours sub sont attendues d'ici la fin du mois.
00:01:59La famille du lycéen et bornier à Tours a porté plainte pour violences par personnes dépositaires de l'autorité publique.
00:02:06Maëlle, 16 ans, avait été blessée mercredi à l'issue de tensions impliquant des manifestants et des forces de l
00:02:13'ordre
00:02:13visées par des jets de projectiles.
00:02:16La procureure a indiqué que les lésions à l'œil de l'adolescent étaient bien compatibles avec l'impact d
00:02:22'une balle de défense de type LBD.
00:02:24Maëlle et sa mère ont été entendus par l'IGPN.
00:02:27L'enquête se poursuit.
00:02:29Suspense au Brésil.
00:02:31Les résultats du premier tour de la présidentielle sont attendus.
00:02:34Environ 160 millions d'électeurs ont été appelés aux urnes.
00:02:38Qui de Lula ou de son rival conservateur Flavio Bolsonaro arrivera en tête.
00:02:43Le président sortant de gauche, âgé de 81 ans, abrigue un quatrième et dernier mandat non consécutif.
00:02:50Un scrutin scrupuleusement suivi par Donald Trump.
00:02:54Enfin, des pourparlers trilatéraux entre Russes, Ukrainiens et Américains pourraient avoir lieu fin octobre.
00:03:00Annonce en conférence de presse de Volodymyr Zelensky qui a relayé une proposition des Etats-Unis.
00:03:06Le dirigeant prévient.
00:03:08La Russie compte intensifier ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes en réponse aux prochaines attaques de Kiev contre les raffineries
00:03:16russes.
00:03:17Et je suppose que c'était le mot de la fin.
00:03:19Tout à fait.
00:03:20On se retrouve pour l'édition de la nuit.
00:03:21Allez, à tout à l'heure.
00:03:23Je vous présente l'équipe qui m'accompagne.
00:03:24On ce dimanche.
00:03:26Nelson Montfort est avec nous.
00:03:27Bonsoir, Nelson.
00:03:27Bonsoir, Thierry.
00:03:28Bonsoir à vous tous.
00:03:29Vous avez bien préparé vos coups de cœur et vos coups de griffes à partir de la nuit.
00:03:32Oui, j'ai l'impression que c'est surtout les coups de griffes qui vous intéressent.
00:03:35Ah non, vous savez, moi je suis un garçon positif.
00:03:37J'adore les coups de cœur aussi.
00:03:39Il y a un coup de griffes qui va surprendre certains.
00:03:42Qui va surprendre.
00:03:43Qui va décoiffer.
00:03:43Mais on découvrira tout cela à minuit.
00:03:46Après les Unes de la presse sont avec nous également ce soir.
00:03:49Anne Coffigny, experte en éducation.
00:03:50Ça tombe bien.
00:03:51Bonsoir, Thierry.
00:03:51C'est l'un des sujets majeurs.
00:03:52Bonsoir, Anne.
00:03:53Et merci d'être avec nous.
00:03:54Jean-Pierre Colombiès, ancien commandant de police.
00:03:57Beaucoup de sujets évoqués ensemble aussi.
00:03:59Et puis j'en profite pour saluer Frédéric Lohz, le représentant des syndicats des commissaires de police qui est avec
00:04:03nous.
00:04:03Bonsoir Frédéric.
00:04:04On a beaucoup de choses à évoquer ensemble, évidemment.
00:04:07On va commencer par revenir sur cette affaire, je vous le disais, de ce policier de Belfort.
00:04:12Littéralement lynché par des jeunes.
00:04:15Vous avez vu ces images terribles.
00:04:17Le procureur de la République a tenu un point presse cet après-midi.
00:04:20Deux lycéens, je dis bien deux lycéens de 15 et 17 ans, ont été déférés en vue de leur mise
00:04:25en examen pour violences aggravées.
00:04:27Le point avec Tangred Guillotel.
00:04:32Ces images d'un policier en civil, agressé par plusieurs jeunes, illustrent la violence des charges contre les forces de
00:04:38l'ordre ces derniers jours.
00:04:40La scène, filmée ce vendredi matin à Belfort, est expliquée par le procureur de la République.
00:04:45Un individu est effectivement alors arrivé dans le dos de ce commandant, lui portant manifestement un violent coup qui semble
00:04:52être un coup de poing, provoquant la chute du commandant de police.
00:04:56Alors qu'il se trouvait au sol, le commandant de police était alors roué de coups et notamment au visage.
00:05:01Et l'individu qu'il venait d'interpeller lui portait deux violents coups de pied à la tête.
00:05:07Quelques instants auparavant, ce policier interpellait un lycéen âgé de 17 ans dans le lit de la rivière voisine.
00:05:13L'avocat de l'adolescent a annoncé un dépôt de plainte pour tentative de meurtre contre le policier, l'accusant
00:05:20d'avoir tenté de noyer son client avec une exceptionnelle sauvagerie.
00:05:24Pourtant, selon le procureur, le lycéen a affirmé l'inverse lors de son audition.
00:05:29Il n'a aucunement indiqué dans ses déclarations au service de police en présence de son avocat que sa tête
00:05:35aurait été immergée.
00:05:36Il a indiqué qu'il avait effectivement au moment de son interpellation, qui je le cite l'avait surpris, il
00:05:40avait été poussé ainsi et s'était retrouvé projeté en avant dans l'eau.
00:05:45Que le commandant de police effectivement avait essayé de le menotter à cet endroit-là, mais il n'y arrivait
00:05:49pas qu'il l'avait extrait de l'eau.
00:05:51Il a confirmé, je le cite, je ne pense pas qu'il ait essayé de me noyer.
00:05:55J'ai eu cette impression au départ parce que j'ai été simplement, j'étais surpris.
00:05:59Interrogé, le policier a nié avoir tenté de noyer l'adolescent.
00:06:03Marqué de plusieurs bleus et hématomes, le policier s'est vu prescrire huit jours d'ITT.
00:06:08Les deux mineurs arrêtés sont poursuivis pour violences aggravées.
00:06:13Merci Frédéric Lowe d'être avec nous pour ouvrir ce débat avec mes invités du soir.
00:06:17Quelle est votre réaction ? Sachant, et c'est important de le rappeler, ironie de l'histoire,
00:06:21c'est que l'un des deux lycéens interpellés a porté plainte pour tentative de meurtre.
00:06:25Rien n'est très limpide dans tout cela Frédéric Lowe.
00:06:29Écoutez, ce qui est limpide, c'est que nous faisons face à un mouvement lycéen
00:06:35qui n'a pas dégénéré, mais qui a été récupéré par des voyous encagoulés avec des briquets
00:06:42et par des militants politiques radicaux violents,
00:06:46alors que ces revendications sont tout à fait légitimes.
00:06:49Et c'est dramatique et ça finit comme c'est le cas de plus en plus en France,
00:06:53en violence urbaine où on se met à lyncher des professeurs, des policiers,
00:06:58et j'ai vraiment une pensée émue pour ce commandant qui aurait pu mourir,
00:07:03lynché à coups de pied dans la tête.
00:07:05J'imagine, outre le traumatisme physique, les séquelles physiques,
00:07:10il a une ITT de huit jours, mais le traumatisme psychologique,
00:07:13je pense à cette lieutenant de police qui a été coursée,
00:07:16coursée en uniforme au cri de « tu es là ! »
00:07:20et je pense aux 460 blessés de tout grade sur toute la France qui se retrouvent.
00:07:25C'est souvent des pères et mères de famille, ces policiers,
00:07:28qui ont parfois des adolescents qui sont des lycéens.
00:07:32Et cette guérilla urbaine est insupportable.
00:07:36Ceux qui la soutiennent et les pyromanes politiques et les voyous qui la soutiennent,
00:07:40c'est absolument scandaleux.
00:07:42Également, est scandaleux le communiqué du syndicat de la magistrature
00:07:46parce que la situation est grave.
00:07:48Ça veut dire que tous les repères fondamentaux, éthiques, déontologiques
00:07:52dans ce pays sont en train de s'effondrer,
00:07:56même si je salue la réaction vive de soutien du ministre de l'Intérieur,
00:08:02M. Nunez.
00:08:03Mais voilà, après, des enquêtes sont en cours.
00:08:05J'ai écouté ce qu'a dit le procureur de la République de Belfort.
00:08:12Il était notre invité dans Punchline, on l'écoutera d'ailleurs.
00:08:16Oui, oui.
00:08:17Les enquêtes sont en cours, mais de toute façon,
00:08:20moi je ne veux pas réagir simplement sur une seule affaire
00:08:24où vous voyez bien qu'il y a une enquête très sérieuse qui est faite,
00:08:27mais les images en soi sont scandaleuses.
00:08:30Se permettre d'attaquer physiquement des policiers,
00:08:33d'envoyés, de mortiers, des jets d'acide.
00:08:35Vous savez que pour la première fois dans l'histoire de la République,
00:08:38dans l'histoire de France,
00:08:40des responsables de la communauté éducative,
00:08:44symboliquement, concrètement, ont été agressés.
00:08:46Des proviseurs, pas simplement des profs.
00:08:48On a encore été dans le cran.
00:08:50Des surveillants, mais même des proviseurs.
00:08:52Les proviseurs, c'est-à-dire les chefs d'établissement,
00:08:56ont été attaqués.
00:08:57Les policiers, les proviseurs, comme on a eu des pompiers,
00:08:59comme on a de plus en plus tous ceux qui sont porteurs d'un uniforme
00:09:04de l'autorité publique ou investis d'une mission de service public,
00:09:06c'est le délitement de l'État.
00:09:08Il faut absolument que cela cesse.
00:09:12Et il faut que tout le monde soit responsable
00:09:14et ne mette pas de l'huile sur le feu.
00:09:16C'est pour ça que nous avons demandé la saisine
00:09:20du Conseil supérieur de la magistrature
00:09:22face au communiqué d'une extrême gravité,
00:09:25d'une extrême gravité du syndicat de la magistrature
00:09:28qui bafoue toutes les règles d'impartialité,
00:09:31de neutralité auxquelles ils sont soumis.
00:09:33Ils sont soumis constitutionnellement
00:09:36et ils sont soumis en vertu du statut de 1958 des magistrats.
00:09:40Voilà.
00:09:41Nous avons également tendu la main aux lycéens,
00:09:45aux organisations lycéennes,
00:09:46puisque le syndicat des commissaires va proposer,
00:09:49dès demain, nous l'avons proposé ce soir,
00:09:51de rencontrer ces jeunes, s'ils le souhaitent,
00:09:55dans les conditions qu'ils souhaitent,
00:09:57pour échanger avec eux sur les manifestations,
00:10:00les phénomènes de foule, les violences urbaines,
00:10:03et répondre à toutes leurs questions,
00:10:04parce qu'on est aussi des pères de famille.
00:10:06Voilà.
00:10:07Donc, pour répondre à votre question,
00:10:08je suis quand même scandalisé et tellement triste,
00:10:11en tant que citoyen, en tant que Français,
00:10:13de voir se multiplier ces images dégradantes pour notre pays.
00:10:18Et j'ai une pensée émue pour ces policiers courageux,
00:10:21dont ce commandant de police de Belfort,
00:10:23qui a subi ce lynchage.
00:10:27Merci Frédéric Lose.
00:10:28Je sais que votre temps est précieux.
00:10:29Et merci d'avoir accepté notre invitation ce soir dans Soir Info.
00:10:33Anne Coffini, on est très, très loin.
00:10:36D'ailleurs, je n'utilise même plus le terme de blocus d'établissement,
00:10:39parce qu'on est passé à autre chose.
00:10:40Vous êtes d'accord avec cette lecture ?
00:10:42Oui.
00:10:43Ce que je voulais signaler,
00:10:44c'est que, quand on regarde la personnalité de l'avocat,
00:10:48il y a sur la défense d'un des deux jeunes.
00:10:51Il s'agit d'Arié Halimi.
00:10:52Arié Halimi, c'est à la fois l'avocat de Mélenchon,
00:10:55pas oublié,
00:10:56et l'avocat classique de la lutte contre les violences policières.
00:10:59Et Arié Halimi soutient qu'il y a eu une tentative de noyade,
00:11:03alors que les dépositions même de son client
00:11:05sont contraires à ce qu'il soutient,
00:11:07puisque le client dit qu'à sa connaissance,
00:11:09il n'a pas eu l'impression d'avoir été noyé.
00:11:11Donc, on voit bien là qu'à partir d'un fait concret, précis,
00:11:15il peut très bien y avoir des dérapages,
00:11:16à partir d'un fait concret,
00:11:18on a tout de suite une machine idéologique en place.
00:11:20Le rôle des réseaux sociaux aussi.
00:11:22Bien sûr, c'est bien sûr renflé sur les réseaux sociaux.
00:11:25Et tout de suite, Arié Halimi qui arrive,
00:11:27donc dans une logique classique,
00:11:28elle est fiste,
00:11:29d'instrumentalisation d'un cas d'espèce,
00:11:32pour en faire en sorte de réquisitoire général
00:11:35face à cette police qui tue,
00:11:36cette police qui brutalise la jeunesse, etc.
00:11:38Et d'autant qu'il y a une ambiguïté entre les déclarations de son client
00:11:42et ce qu'il affirme lui.
00:11:43Tout à fait.
00:11:44Et on va, justement...
00:11:45Une contradiction même, complète.
00:11:47Tout à fait.
00:11:48Et on va écouter dans quelques instants les accusations,
00:11:51parce qu'il a porté des accusations graves
00:11:54au procureur de la République,
00:11:55qui était notre invité tout à l'heure,
00:11:56et qui a répondu.
00:11:57Mais d'abord, un petit tour de table rapide,
00:11:58Jean-Pierre Colombias, sur cette affaire.
00:12:00Oui, les déclarations d'un avocat pénaliste,
00:12:02moi, ça ne me surprend pas du tout
00:12:04qu'il soit dans la théâtralité, dans la surenchère.
00:12:06J'ai presque envie de vous dire qu'il est un peu payé pour ça,
00:12:09malheureusement.
00:12:09Il n'est pas...
00:12:10Sauf que là, il pose des accusations graves, on va le voir.
00:12:12Oui, mais il n'est pas dans la recherche de la vérité.
00:12:14On a bien compris.
00:12:14Il défend des intérêts.
00:12:16Alors, soit les intérêts de son client,
00:12:17soit les intérêts peut-être plus politiques.
00:12:20Ça, ça restera à déterminer.
00:12:21Vous savez, ce qui va être très déterminant,
00:12:22c'est tout simplement, comme vous l'avez dit,
00:12:24la déposition même du jeune homme.
00:12:26Bien sûr.
00:12:26Bon, une fois qu'on a dit ça,
00:12:28ce qui est en train de se passer amène quand même...
00:12:30Je dirais qu'il faut élargir la focale.
00:12:33Les mineurs qui ont été arrêtés,
00:12:35moi, je suis très curieux surtout de savoir,
00:12:37une fois qu'ils ont été arrêtés, qu'ils ont été déférés,
00:12:39quelle va être la qualification qui va être retenue
00:12:41et éventuellement, si par exemple,
00:12:43on leur retire l'excuse de minorité.
00:12:46Je reviens à la jeune fille
00:12:47qui a été victime d'un spray incendié.
00:12:51Pour moi, c'est gravissime.
00:12:52Et le fait que l'auteur de ça n'ait que 15 ans
00:12:55n'est pas une excuse.
00:12:56Au bout d'un moment, ça suffit de dire
00:12:59que c'est un gamin, c'est un enfant.
00:13:00Vous savez, on entend ça régulièrement
00:13:02dans la voix de certains représentants politiques.
00:13:04On ne peut pas lui appliquer la même rigueur de la loi
00:13:08parce que c'est un enfant.
00:13:09Sauf que ce sont les mêmes, en général,
00:13:10qui demandent à ce que les gamins de 16 ans...
00:13:12Mais il s'est déconnu de la volonté
00:13:13sur la justice des mineurs,
00:13:13c'est le Conseil constitutionnel
00:13:15qui a retoqué le projet.
00:13:16Oui, oui, non, mais de toute façon,
00:13:17il y a un débat,
00:13:18mais d'une hypocrisie absolue générale en ce moment.
00:13:21Et je suis désolé,
00:13:22je vais apporter un petit contre-pied
00:13:23à ce qui a été dit précédemment.
00:13:24Ce n'est pas d'aujourd'hui
00:13:25qu'on a constaté ce délitement
00:13:28de l'autorité d'État.
00:13:29Alors, n'oubliez pas le débat
00:13:30parce qu'on va en parler à 23h30.
00:13:31Oui, mais c'est fondamental.
00:13:32Mais c'est important
00:13:33et vous allez pouvoir y participer
00:13:34parce qu'on va se poser légitimement la question.
00:13:36Et je l'ai écrit.
00:13:37Eh bien, on va en parler.
00:13:38C'est la raison pour laquelle
00:13:39vous êtes avec nous ce soir aussi.
00:13:40Merci.
00:13:41Nelson, deux mots rapides
00:13:42avant de voir les extraits.
00:13:44La réponse du procureur de la République
00:13:47a été très limpide.
00:13:49Et courageuse.
00:13:50Et courageux.
00:13:51Nelson.
00:13:51Une réflexion, si vous le permettez.
00:13:53Vous connaissez les programmes d'échange
00:13:55ce qu'on appelle Erasmus.
00:13:56Vous savez, qui concerne donc
00:13:57les étudiants, les étudiants du super-estéchange
00:13:59qui vient donc de ce philosophe
00:14:02appelé Erasme.
00:14:04Erasme a écrit une phrase
00:14:05mais qui est exactement, exactement
00:14:07qui illustre la situation
00:14:08dans laquelle nous sommes.
00:14:10Moins ils ont de talent,
00:14:11plus ils ont d'orcueil, vanité, arrogance.
00:14:13Et surtout, tous ces fous
00:14:16trouvent cependant d'autres fous
00:14:17qui les applaudissent.
00:14:19Mais c'est exactement ça.
00:14:20Tous ces fous.
00:14:21Tous ces fous et tous ces lâches.
00:14:22parce qu'il y a une image,
00:14:24il y a un point commun
00:14:26à toutes ces agressions,
00:14:27c'est qu'ils sont plusieurs
00:14:27contre une personne.
00:14:28Bien sûr.
00:14:29Comme toujours.
00:14:30Et dès qu'il y a une riposte,
00:14:30c'est le réflexe de la meute.
00:14:32C'est le réflexe de la meute.
00:14:33Voilà, c'est ça.
00:14:34Et dès qu'il y a une riposte,
00:14:35ils détalent comme des lapins.
00:14:36Mais n'y revenons pas.
00:14:38Et tous ces fous
00:14:39trouvent cependant d'autres fous
00:14:40qui les applaudissent.
00:14:41C'est au 16e siècle.
00:14:43Eh bien, les autres fous
00:14:44qui les applaudissent,
00:14:44c'est une certaine forme
00:14:46de classe politique,
00:14:47voire de syndicat de la magistrature.
00:14:48syndicat de la magistrature.
00:14:50Donc, il faut préciser quand même
00:14:51qu'il n'y a que 25%
00:14:52de magistrats qui y adhèrent.
00:14:55Donc, c'est-à-dire que 75%
00:14:56des autres magistrats
00:14:57n'y...
00:14:58Il faut rajouter à ça,
00:14:59si vous le permettez,
00:15:00l'ambiguïté,
00:15:01la grande ambiguïté
00:15:02de certaines déclarations.
00:15:03Pas simplement du camp
00:15:04qu'on désigne de façon
00:15:06un peu sibylline,
00:15:07mais aussi de certains membres
00:15:09du pouvoir, du gouvernement.
00:15:10Bien sûr.
00:15:10Et quand vous n'avez pas
00:15:11de, je dirais,
00:15:12de langage clair,
00:15:13de ligne claire,
00:15:14ça ouvre les voies
00:15:15du tout possible.
00:15:17Tout simplement.
00:15:17Sans parler du maire
00:15:18de Saint-Denis,
00:15:19mais enfin, on en a pas parlé.
00:15:20On en a déjà beaucoup parlé.
00:15:21Justement,
00:15:23puisque, ma chère Anne,
00:15:24vous parliez de Harrié Alimi,
00:15:25cet avocat,
00:15:27d'un de ses mineurs
00:15:28qui s'exprimait
00:15:28sur une chaîne concurrente.
00:15:29Il a carrément dit
00:15:30que le procureur
00:15:31avait menti aux journalistes
00:15:32dans sa version.
00:15:33Alors, écoutez, regardez,
00:15:35le procureur a menti
00:15:36aux journalistes,
00:15:37le dépôt de plainte
00:15:37a été signé,
00:15:38et donc, je ne vois pas
00:15:39comment le procureur
00:15:40a un peu indiqué aux journalistes
00:15:42qu'il n'avait pas connaissance
00:15:43d'une plainte
00:15:44pour tentative de meurtre.
00:15:45Écoutez la réponse
00:15:46de Paul-Edouard Lalloy,
00:15:47qui était mon invité
00:15:48dans Paul-Chun
00:15:48cet après-midi.
00:15:51Je l'indique.
00:15:53Je trouve assez d'ailleurs...
00:15:56Je trouve que ça interroge
00:15:57sur le plan de la déontologie,
00:15:59les règles qui régissent
00:16:00les rapports
00:16:00entre les avocats
00:16:01et les magistrats.
00:16:03Je trouve que, voilà,
00:16:04je goûte,
00:16:04je goûte assez peu
00:16:07ces propos.
00:16:08Encore une fois,
00:16:08je maintiens qu'à 16h,
00:16:09heure de ma prise de parole,
00:16:11non seulement,
00:16:12je n'avais pas connaissance
00:16:12de cette plainte,
00:16:13mais elle n'était d'ailleurs
00:16:13pas déposée,
00:16:14puisqu'elle ne l'a été
00:16:15qu'après 16h.
00:16:17Voilà, il s'agit d'une,
00:16:18vous l'avez compris,
00:16:19d'une stratégie
00:16:21assez grosse,
00:16:22assez évidente
00:16:23par un avocat
00:16:24qui, encore une fois,
00:16:25a une conception
00:16:26des règles déontologiques
00:16:27qui n'est pas la mienne.
00:16:29Voilà, on sent bien
00:16:30qu'il se passe quelque chose
00:16:31quand même.
00:16:33L'autre déclaration,
00:16:34puis vous allez réagir également,
00:16:35l'autre déclaration
00:16:36de l'avocat,
00:16:38maître Arié à Alimi,
00:16:39je regrette
00:16:40que ce procureur
00:16:41de la République,
00:16:42qui est le superviseur
00:16:43de ce fonctionnaire
00:16:44de la police
00:16:44en matière de police judiciaire,
00:16:46je pense que ça va faire réagir
00:16:47Jean-Pierre Colombiès,
00:16:49ait décidé de se faire,
00:16:51écoutez bien,
00:16:52l'avocat
00:16:52de ce fonctionnaire
00:16:54de police
00:16:54qui aurait dû faire l'objet
00:16:55d'une suspension.
00:16:57Réponse
00:16:57du procureur.
00:17:00J'exerce encore
00:17:01mes fonctions
00:17:02au service
00:17:03de la justice,
00:17:04j'ai un mandat
00:17:05de magistrat,
00:17:06je n'exerce aucunement
00:17:07un mandat quelconque
00:17:08d'avocat,
00:17:09ni des policiers
00:17:10en général,
00:17:10ni d'un policier
00:17:11en particulier,
00:17:13le commandant
00:17:14de police en question
00:17:14a un avocat
00:17:16qu'il m'a indiqué
00:17:17avoir désigné,
00:17:18pour le reste,
00:17:19encore une fois,
00:17:20je m'en tiens
00:17:20à présenter
00:17:21des éléments objectifs
00:17:22d'une procédure,
00:17:23moi je rappellerai simplement
00:17:24que je ne suis payé
00:17:25par aucune partie quelconque,
00:17:27ni une personne
00:17:28physique,
00:17:29ni une personne morale,
00:17:30ni une association,
00:17:31ni une personne
00:17:31de droit privé,
00:17:32je suis payé
00:17:33par l'État
00:17:34pour rendre compte
00:17:36d'éléments objectifs
00:17:36et mener ma mission
00:17:37en toute impartialité,
00:17:38pour le reste,
00:17:39effectivement,
00:17:40il s'agit d'agitation,
00:17:41je pense,
00:17:42de conjecture,
00:17:43beaucoup effectivement
00:17:44d'agitation de la part
00:17:45encore une fois
00:17:45d'un avocat
00:17:46qui n'a pas pris la peine
00:17:47de venir à Belfort
00:17:48aujourd'hui
00:17:48et qui a préféré
00:17:49les plateaux parisiens
00:17:51plutôt que la modeste
00:17:52juridiction Belfortenne
00:17:53dans laquelle
00:17:53j'officie en ce moment même.
00:17:55Et puis,
00:17:55dernier extrait,
00:17:56je vous donne la parole,
00:17:57dernier extrait
00:17:57parce que c'est important,
00:17:59c'est rare ce qui s'est passé
00:18:00aujourd'hui.
00:18:00Il rappelle l'essentiel
00:18:02parce qu'il est quand même
00:18:03accusé,
00:18:03ce sont des accusations
00:18:04très graves,
00:18:04je parle sur votre gouverne
00:18:05Jean-Pierre.
00:18:06Alors,
00:18:07autre déclaration
00:18:07de maître Harrier
00:18:08à l'IMI,
00:18:09tout a été mis en oeuvre
00:18:10par le procureur de République
00:18:11pour organiser
00:18:12tout simplement
00:18:13une procédure
00:18:13visant à éteindre
00:18:14le scandale
00:18:15de cette tentative de meurtre.
00:18:16Il parle de tentative
00:18:17de meurtre,
00:18:18il disait,
00:18:18on parlait de noyade,
00:18:19il n'y avait quasiment pas d'eau
00:18:21et les images,
00:18:23écoutez la réponse
00:18:23du procureur.
00:18:24Il n'y avait qu'un centimètre.
00:18:27Écoutez la réponse.
00:18:29J'invite cet avocat
00:18:30que je n'ai pas le plaisir
00:18:31de connaître
00:18:32à venir en échanger
00:18:32directement avec moi,
00:18:33il verra que la juridiction
00:18:34de Belforten est parfaitement
00:18:35accueillante
00:18:36et même un dimanche
00:18:37il peut se déplacer,
00:18:38moi j'y suis tous les jours
00:18:39et donc je l'accueillerai
00:18:39avec grand plaisir
00:18:40pour qu'on puisse échanger
00:18:41sur les circonstances
00:18:42de cette procédure,
00:18:43les investigations à mener,
00:18:45je suis toujours ouvert
00:18:46au dialogue
00:18:46et en particulier
00:18:47avec les avocats
00:18:47qui sont mes partenaires
00:18:48de travail quotidien.
00:18:50Voilà, réponse très claire
00:18:51et très limpide.
00:18:52Jean-Pierre ?
00:18:52Oui mais comme d'autres avocats
00:18:54qui essaient de se rendre
00:18:55célèbres par des déclarations
00:18:56plutôt nitruantes
00:18:57les unes que les autres.
00:18:58En même temps,
00:18:58il fait son job.
00:19:00Il porte des accusations
00:19:01qui ne sont pas d'accord
00:19:02entre lui et son client.
00:19:04Il va déclarer son client
00:19:05en plus de ça.
00:19:06Non mais ce n'est pas
00:19:07leur problème.
00:19:08Il l'a gagné.
00:19:09Non mais il a gagné.
00:19:10Déjà on parle de lui.
00:19:11Sauf que la version
00:19:12n'est pas la même.
00:19:12Mais non mais il s'en fiche,
00:19:13ce n'est pas ça son problème.
00:19:14A chaque fois,
00:19:15je le répète,
00:19:16je suis intimement convaincu
00:19:17de ce que je vous dis.
00:19:18C'est que ces gens-là,
00:19:20certains avocats,
00:19:20ne défendent pas
00:19:21une cause supérieure,
00:19:23ne défendent pas
00:19:24la liberté publique
00:19:25au sens avec des grandes majuscules.
00:19:26Ils défendent des intérêts.
00:19:28Des intérêts parfois
00:19:29de leurs clients.
00:19:30Parfois je suis d'accord
00:19:30avec vous.
00:19:31Mais moi je suis d'accord
00:19:31avec ça.
00:19:32Pourquoi ça les dessert ?
00:19:33Ça va disservir son bien.
00:19:34C'est tout de même rare.
00:19:35Je ne vais pas terminer.
00:19:36Ça dessert leur intérêt.
00:19:38Parce qu'à partir du moment
00:19:39où vous acquérez
00:19:40une certaine célébrité,
00:19:41je pense notamment
00:19:42à l'avocat de Jubilard
00:19:44qui finalement
00:19:45est bien malheureux
00:19:46parce qu'aujourd'hui
00:19:47l'actualité sociale
00:19:48a gommé la fameuse reconstitution
00:19:50qu'il a tant espérée,
00:19:51ces avocats-là,
00:19:53il n'est pas le seul,
00:19:54il y en a d'autres,
00:19:55des très célèbres,
00:19:56si vous voulez,
00:19:57créent des incidents,
00:19:58provoquent volontairement
00:19:59je dirais
00:20:00des commentaires
00:20:01comme les nôtres
00:20:02pour en retirer
00:20:03une notoriété
00:20:04qui ensuite se monnaiera.
00:20:05Ça se monnaiera.
00:20:07Parce que tout à coup,
00:20:09sa consultation
00:20:10ne sera plus au même pays
00:20:10figurez-vous.
00:20:11C'est comme ça
00:20:12que ça marche.
00:20:13Je suis assez d'accord
00:20:14avec Anne
00:20:14parce que je ne vois pas
00:20:15ce que son client
00:20:16a tout à perdre en fait.
00:20:17Parce qu'on verra,
00:20:18mais ils ne disent pas
00:20:19la même chose.
00:20:20Il y en a au moins
00:20:20un qui ment.
00:20:21C'est lui qui nous dit,
00:20:22ce n'est même pas
00:20:22ce qu'a dit réellement
00:20:23son client.
00:20:23En plus de ça,
00:20:24ce n'est pas une bonne politique
00:20:25de s'en prendre au procureur.
00:20:27Non.
00:20:28Oui, mais il ne risque rien
00:20:28à le faire.
00:20:29Il ne risque rien à le faire.
00:20:30Lui, non.
00:20:31Mais ça va indisposer
00:20:32quand même globalement
00:20:35les procureurs
00:20:35face à son client.
00:20:37Mais Harry Halimi
00:20:38fait une politique.
00:20:39Déjà, il est membre
00:20:40du bureau de la Ligue
00:20:41des droits de l'homme.
00:20:42Il est dans une logique
00:20:43de surpolitisation permanente
00:20:45et de recherche
00:20:46des feux de la rampe,
00:20:47donc des plateaux télé,
00:20:48etc.
00:20:48C'est comme ça
00:20:49qu'il fonctionne.
00:20:50Donc là, il est ravi.
00:20:51Là, il jubile.
00:20:51Et en plus de ça,
00:20:53manifestement,
00:20:53c'est quand même assez aligné
00:20:54avec ses idées politiques
00:20:55puisque c'est l'avocat
00:20:56de Mélenchon.
00:20:57C'est l'avocat classique
00:20:58de la lutte contre
00:20:59les violences policières.
00:21:00Donc là, il s'est dit
00:21:00c'est idéal.
00:21:01C'est le dossier de ma vie.
00:21:03Il te met tout en même temps
00:21:04et c'est parti.
00:21:04Il ne vous a pas échappé
00:21:06qu'un certain Éric Dupont-Moretti
00:21:07faisait exactement
00:21:09la même chose.
00:21:09Certes.
00:21:10Ça ne valait pas mieux.
00:21:12C'est pour ça que je vous dis,
00:21:13quel que soit le bord politique
00:21:14de l'un ou de l'autre,
00:21:16la mécanique pour obtenir
00:21:17la célébrité,
00:21:18la notorité est la même.
00:21:19Faire un coup d'éclat,
00:21:21faire le buzz.
00:21:21C'est vrai qu'on en parle.
00:21:22Et on en parle.
00:21:23Sur le dos des clients.
00:21:25Exactement.
00:21:26Je suis en train d'essayer
00:21:27de voir ce que représente
00:21:2815 centimètres d'eau.
00:21:30Le procureur a été très rapide.
00:21:31C'est ça.
00:21:32C'est déjà 20.
00:21:33Oui, voilà.
00:21:33Pardon.
00:21:34C'est ça.
00:21:34Il me semble quand même
00:21:35assez difficile
00:21:36de vouloir noyer
00:21:38dans 15 centimètres d'eau.
00:21:40Au point où on en est,
00:21:41ce n'est même plus le débat.
00:21:42Parce qu'en plus,
00:21:42ce qu'il oublie,
00:21:43d'abord il dit
00:21:43qu'il n'a pas été suspendu.
00:21:44Je ne vois pas comment
00:21:45il aurait pu être suspendu
00:21:46en aussi peu de temps
00:21:47sans enquête,
00:21:48tout simplement.
00:21:48Parce qu'il y a des voies de recours.
00:21:50Si vraiment il y a une faute
00:21:50qui était commise
00:21:51de la part du commandant de police,
00:21:52il y a des voies de recours.
00:21:53Il y a une enquête de l'IGPN
00:21:54qui va être déclenchée
00:21:56nécessairement à la demande
00:21:56du procureur.
00:21:57Et c'est là où effectivement
00:21:58il nous fait le show.
00:21:59C'est que le procureur
00:22:00n'est pas avocat.
00:22:02Il représente la société.
00:22:03Et il dit les choses.
00:22:04Pardon ?
00:22:05Il dit les choses.
00:22:05Il dit les choses.
00:22:06Point à la ligne.
00:22:07Pierre, il y a une petite musique
00:22:08et quand il y a une petite musique,
00:22:09les règles, c'est que...
00:22:11Il faut s'arrêter.
00:22:12Il faut s'arrêter.
00:22:16On va s'arrêter
00:22:18et on va ouvrir
00:22:19notre premier débat.
00:22:21On sera avec Sylvain Aduig,
00:22:22vice-président et porte-parole
00:22:23de la PEP
00:22:24et Benjamin Cambouliv,
00:22:26porte-parole d'Alternative Police
00:22:27avec cette question
00:22:28à quoi faut-il s'attendre ?
00:22:29Demain lundi
00:22:30et surtout mardi
00:22:31avec, j'allais dire blocus
00:22:33mais plutôt c'est...
00:22:35Manifestation.
00:22:35Manifestation.
00:22:36On va voir.
00:22:38Vous participez bien évidemment
00:22:39à ce premier débat.
00:22:41Restez avec nous.
00:22:41On a beaucoup de choses
00:22:42à vous raconter.
00:22:42A tout de suite.
00:22:45Allez, il est 23h30.
00:22:47Place à notre partie débat
00:22:49dans ce Soir Info
00:22:50avec nos deux questions.
00:22:52On va commencer
00:22:52par la première question
00:22:53à laquelle on va tenter
00:22:54de répondre
00:22:55avec nos deux invités.
00:22:56Sylvain Aduig,
00:22:57vice-président et porte-parole
00:22:58de la Fédération des parents d'élèves
00:23:00de l'enseignement public.
00:23:01Merci Sylvain d'être avec nous.
00:23:03Benjamin Cambouliv,
00:23:04porte-parole Alternative Police
00:23:06est avec nous
00:23:06et nous accompagne toujours
00:23:07Anne Coffinier,
00:23:08Jean-Pierre Colombiès,
00:23:09ancien commandant de police.
00:23:10J'ai oublié de montrer
00:23:11votre livre,
00:23:12on va le faire,
00:23:13La face obscure de la police.
00:23:15On va le montrer
00:23:15et notre ami Nelson Montfort.
00:23:18Voilà,
00:23:18La face obscure de la police.
00:23:21On commence
00:23:21avec cette première question.
00:23:22Vous allez vous prêter au jeu
00:23:24avec cette semaine
00:23:25qui commence demain,
00:23:26lundi,
00:23:27et puis surtout mardi
00:23:28avec ce point d'orgue
00:23:29de cette manifestation
00:23:31de lycéens,
00:23:32mais pas que.
00:23:33Je vous pose la question
00:23:34à tous les deux.
00:23:35À quoi faut-il s'attendre
00:23:36demain lundi ?
00:23:37On aura déjà un petit aperçu,
00:23:38je suppose,
00:23:39et mardi.
00:23:39On va peut-être commencer
00:23:40avec vous, Benjamin.
00:23:41À quoi vous attendez-vous
00:23:42demain et mardi ?
00:23:44Bonsoir.
00:23:45Oui.
00:23:46Écoutez,
00:23:47malheureusement,
00:23:49sur quoi on s'attend,
00:23:50c'est une situation
00:23:52potentiellement
00:23:53de plus en plus violente
00:23:54à laquelle on n'aura
00:23:55toujours pas les moyens
00:23:56de se confronter
00:23:57avec efficacité.
00:23:58Parce que la réalité,
00:23:59c'est qu'on est cantonné
00:24:00à un rôle de spectateur.
00:24:01Je veux dire,
00:24:01l'État regarde les violences.
00:24:04Il assiste aux violences,
00:24:05il espère que ça s'apaise,
00:24:06mais on n'a pas la main.
00:24:07Et on envoie mes collègues
00:24:09au front pour essayer
00:24:10de gérer ces situations
00:24:12de plus en plus violentes,
00:24:13de plus en plus périlleuses
00:24:14pour eux dans leurs interventions.
00:24:16Mais au final,
00:24:17qu'est-ce qu'on fait ?
00:24:17On leur demande d'y aller,
00:24:19d'interpeller, oui.
00:24:20Et ils interpellent,
00:24:20ils interpellent même par milliers.
00:24:22Mais on leur demande aussi
00:24:23de le faire
00:24:24sans trop de violence.
00:24:25Il faut éviter qu'il y ait un drame.
00:24:28Et ce drame,
00:24:29c'est jamais de notre contexte,
00:24:31si vous voulez,
00:24:32qu'il est appréhendé.
00:24:33C'est forcément dans le corps adverse.
00:24:34Ce qu'il faut éviter,
00:24:35c'est qu'il y ait un émeutier
00:24:36qui soit blessé ou pire.
00:24:39Mais le sort des policiers
00:24:40qu'on envoie au charbon
00:24:41sans moyens,
00:24:43sans effectifs,
00:24:44sans capacité réelle de riposte,
00:24:46ça paraît secondaire.
00:24:47Ça paraît secondaire aujourd'hui.
00:24:48En tout cas,
00:24:49c'est le sentiment
00:24:49qu'on peut avoir très clairement.
00:24:50Et vous avez vu à Belfort,
00:24:52on a commencé notre émission
00:24:53avec votre collègue
00:24:55et la prise de parole du procureur
00:24:57avec un des deux interpellés
00:24:58qui portent plainte
00:25:00pour tentative de meurtre
00:25:01contre votre collègue.
00:25:03On en est là aujourd'hui.
00:25:05Il y a le cas
00:25:07de notre collègue à Belfort.
00:25:08Il y a le cas
00:25:09de la collègue lieutenant à Paris
00:25:10qui se fait pourchasser
00:25:11par une meute de sauvage
00:25:12qui la met à terre
00:25:13et qui la roue de coup.
00:25:14Ils sont à 4 ou 5
00:25:15sur une jeune femme
00:25:16qui doit avoir 25 ans.
00:25:18Et donc,
00:25:18mon collègue à Belfort,
00:25:20en effet,
00:25:21lui aussi lynché au sol
00:25:22par une meute de sauvage,
00:25:24au final,
00:25:25qu'est-ce qu'on entend ?
00:25:26J'ai envie de vous dire
00:25:27qu'il y a une inversion
00:25:28comme ça
00:25:31de valeur
00:25:31et de culpabilité
00:25:33comme stratégie de défense.
00:25:35Dire,
00:25:35c'est lui qui a voulu me noyer,
00:25:36c'est pas moi
00:25:36qu'il faut condamner.
00:25:37Voilà,
00:25:38c'est une stratégie
00:25:38et la justice,
00:25:40après,
00:25:40fait son travail
00:25:41et les responsabilités
00:25:42seront établies.
00:25:43Moi,
00:25:43ce que je vois
00:25:44dans cette affaire à Belfort,
00:25:45c'est un policier,
00:25:46encore une fois,
00:25:46qui essaye de faire son travail,
00:25:48qui prend tous les risques
00:25:49pour le faire.
00:25:50Il interpelle,
00:25:50il faut qu'il aille vite
00:25:51parce que sinon,
00:25:52il sait très bien
00:25:53que les autres
00:25:53vont vouloir venir
00:25:54et soustraire l'interpeller
00:25:56à la police.
00:25:57C'est toujours comme ça.
00:25:58C'est vrai,
00:25:59là,
00:25:59dans cette affaire à Belfort,
00:26:00mais n'importe quelle intervention,
00:26:02s'il y a un groupe
00:26:02d'individus aux abords,
00:26:03ils vont essayer de venir
00:26:04pour retirer l'interpellé
00:26:06des mains de la police.
00:26:08Bon, voilà,
00:26:08donc il fait ce qu'il peut
00:26:09et on voit bien
00:26:10par la suite
00:26:11dans quel climat de violence
00:26:12cette interpellation
00:26:13a été réalisée,
00:26:14étant donné qu'ils n'ont pas hésité
00:26:15à le fracasser par terre
00:26:17à grand coup de pied
00:26:17dans la tête
00:26:18alors qu'il était inconscient.
00:26:20Voilà,
00:26:21mais c'est vrai
00:26:21que cette situation,
00:26:22elle est extrêmement anxiogène
00:26:24parce qu'elle est exponentielle,
00:26:25dans la mesure,
00:26:26encore une fois,
00:26:26on ne la maîtrise pas.
00:26:27On est là
00:26:28pour encadrer les violences,
00:26:29mais on n'a pas la main
00:26:30pour y mettre un terme
00:26:31parce que c'est des jeunes
00:26:33qui n'ont aucun frein,
00:26:35ils sont complètement en relivre,
00:26:36c'est-à-dire que le chaos
00:26:37des violences urbaines,
00:26:38ça leur donne une opportunité
00:26:40de faire n'importe quoi
00:26:40et vu qu'ils n'ont pas de cerveau
00:26:42et qu'ils sont fascinés
00:26:42par la violence,
00:26:43ils font tout ce qui leur passe
00:26:45par la tête,
00:26:45donc ils crament
00:26:46tout ce qu'ils vont trouver,
00:26:47ils agressent
00:26:48ceux qu'ils vont croiser,
00:26:50ils explosent
00:26:50ceux qui vont avoir le malheur
00:26:52d'essayer de se proposer
00:26:53à leur violence.
00:26:54Là, je pense à cet enseignant,
00:26:55c'est à la Sjota
00:26:56qui a voulu éteindre un feu
00:26:57pendant ces violences.
00:26:59Qu'est-ce qu'ils font ?
00:26:59Il y en a un qui passe
00:27:00et qui balance de l'essence dessus.
00:27:01Est-ce que vous croyez
00:27:02qu'ils espèrent comme résultat
00:27:03par en faire une perche humaine ?
00:27:05C'est un miracle,
00:27:06si vous voulez,
00:27:06qu'il n'ait pas cramé,
00:27:07ce monsieur.
00:27:07C'était ça l'intention,
00:27:09vous jetez de l'essence
00:27:09sur quelqu'un
00:27:10qui est proche d'un feu,
00:27:11vous voulez qu'il se passe quoi ?
00:27:12Donc voilà,
00:27:12ils n'ont aucun frein,
00:27:13ils sont extrêmement dangereux.
00:27:15La police,
00:27:16c'est le seul rempart
00:27:17entre l'anarchie
00:27:18qu'ils veulent semer
00:27:20et notre état de droit.
00:27:21Mais cette police
00:27:22qui est envoyée,
00:27:23elle est extrêmement fragilisée.
00:27:25Vous l'avez dit,
00:27:26il y a eu le chasse aux flics
00:27:27qui est orchestré actuellement
00:27:29et nos collègues
00:27:30en font les frais
00:27:32quotidiennement.
00:27:33Donc on a des policiers
00:27:34qui sont extrêmement courageux
00:27:35et qui continuent
00:27:36d'aller au charbon
00:27:36dans ces conditions.
00:27:37Moi je vous dis sincèrement,
00:27:38au bout d'un moment,
00:27:39ça tient du miracle
00:27:40que les collègues
00:27:40continuent à vouloir
00:27:42aller sur le terrain
00:27:42et procéder à ces...
00:27:43Benjamin,
00:27:44je voudrais qu'on ouvre
00:27:45le dialogue également
00:27:46avec Sylvain Duic.
00:27:47Autrement,
00:27:48c'est vrai qu'on pourrait
00:27:48en parler beaucoup
00:27:49et je voudrais qu'on ouvre
00:27:51le dialogue également
00:27:52avec mes invités.
00:27:53Sylvain,
00:27:53quel est votre état d'esprit ?
00:27:55À quoi faut-il s'attendre demain
00:27:57en tant que fédération
00:27:58de parents d'élèves ?
00:27:59Vous êtes inquiet ?
00:28:01Quel est votre état d'esprit ?
00:28:04Alors bonsoir,
00:28:04oui tout à fait.
00:28:05Nous sommes très inquiets.
00:28:06On a reçu en fait
00:28:09pas mal de messages
00:28:10des réseaux sociaux
00:28:11et en fait,
00:28:12ils appellent
00:28:12à une semaine noire.
00:28:14Donc évidemment,
00:28:15on est très inquiets.
00:28:16Je ne vous le cache pas.
00:28:18Et ce n'est pas du tout
00:28:20dans le bon sens.
00:28:20Ça ne va pas du tout
00:28:21dans le bon sens.
00:28:21Pourquoi ?
00:28:22Parce que ce qu'on veut,
00:28:23c'est évidemment
00:28:23faire entendre
00:28:24la voix des élèves.
00:28:25Je rappelle des élèves
00:28:26et pas des casseurs.
00:28:28Malheureusement,
00:28:29leurs revendications
00:28:30passent complètement
00:28:31et sont totalement éclipsées
00:28:33par les débordements
00:28:35et par les casseurs.
00:28:37Et ce n'est pas du tout
00:28:38le but de ces...
00:28:38Moi, je peux comprendre ça.
00:28:41Leur revendication,
00:28:42elle est légitime.
00:28:43Mais on ne doit pas
00:28:44passer par la violence.
00:28:45Et là, en effet,
00:28:46comme disait
00:28:47notre ami
00:28:48que je connais aussi
00:28:49de la police,
00:28:51on arrive sur
00:28:53la guérilla urbaine.
00:28:54Et ce n'est pas
00:28:54ce que les jeunes
00:28:56souhaitent.
00:28:56Et malheureusement,
00:28:57ils veulent en découdre
00:28:58avec la police.
00:28:59Là, en plus,
00:29:00moi, je suis aussi
00:29:01au PJ.
00:29:02Donc, automatiquement,
00:29:03c'est complètement...
00:29:05On est passé à autre chose
00:29:06indiscutablement.
00:29:07On est très loin
00:29:08des revendications
00:29:09des lycéens.
00:29:10Tout ça a été passé
00:29:12par ces violences.
00:29:13Il ne faut pas tout mélanger.
00:29:13Les professeurs
00:29:14appellent aussi
00:29:15à une revendication.
00:29:17D'ailleurs,
00:29:17ils veulent continuer
00:29:18le mouvement.
00:29:20Mais il faut absolument
00:29:21que ça soit cadré,
00:29:22que ça soit,
00:29:23je dirais,
00:29:24contrôlé
00:29:24et que ça soit vraiment
00:29:25une revendication
00:29:26et une manifestation
00:29:27étudiante et pacifique.
00:29:29Il faut, par contre,
00:29:30les forces de l'ordre
00:29:31et je leur donne
00:29:34mon soutien
00:29:34parce que c'est catastrophique
00:29:38qu'on en rédige.
00:29:40Oui, excusez-moi,
00:29:41je suis fatigué,
00:29:42je suis à la fin de soirée.
00:29:43Qu'on arrête, en fait,
00:29:45cette violence,
00:29:45en fait,
00:29:47aux abords
00:29:47de nos établissements scolaires.
00:29:49Ce n'est pas acceptable.
00:29:50Ce n'est pas acceptable
00:29:50pour les parents d'élèves.
00:29:51Jean-Pierre Camboules
00:29:53a envie de dire deux mots.
00:29:55Colombios.
00:29:56J'ai dit quoi ?
00:29:57Colombios.
00:29:57En fait,
00:29:58j'ai fait un mix
00:29:59entre Camboules et Colombios.
00:30:01Ce n'est pas grave.
00:30:02Mais c'est la politique.
00:30:04C'est la fatigue.
00:30:05L'ex-policier.
00:30:06Non, je crois
00:30:07qu'il faut vraiment
00:30:08avoir bien conscience
00:30:09d'une chose fondamentale.
00:30:11Il faut vraiment
00:30:11faire la nuance
00:30:12entre les lycéens,
00:30:14les étudiants,
00:30:14globalement,
00:30:15qui défendent
00:30:16une institution,
00:30:17qui veulent travailler
00:30:18et étudier
00:30:19dans de bonnes conditions
00:30:20et les casseurs.
00:30:21Et les casseurs,
00:30:21eux,
00:30:22c'est l'antivaleur.
00:30:23C'est l'antivaleur totale.
00:30:25Pourquoi ils brûlent
00:30:26les lycées
00:30:27et les collèges ?
00:30:27C'est simple.
00:30:28C'est tout simplement
00:30:28parce que ça représente
00:30:29ce qu'ils ne sont pas
00:30:30et ce dont ils ne veulent pas.
00:30:33Il faut savoir
00:30:33que dans certains quartiers,
00:30:34l'ignorance
00:30:35est un élément
00:30:37d'intégration
00:30:37dans les groupes
00:30:39qu'ils gèrent.
00:30:40Et vous rajoutez à ça
00:30:42un élément fondamental
00:30:43qu'on a évoqué
00:30:45au moment
00:30:46de l'interplateau,
00:30:47qui est
00:30:48une évolution
00:30:50dans le rapport
00:30:51de certaines franges
00:30:52de la population
00:30:52et de la police,
00:30:53entre lesquelles
00:30:54il y a un gouffre
00:30:55total,
00:30:56total,
00:30:56et qu'on a laissé
00:30:57s'installer
00:30:58tout simplement
00:30:59en diminuant
00:31:00les effectifs de police
00:31:01et globalement
00:31:01en affaiblissant
00:31:02totalement
00:31:03l'appareil d'État.
00:31:04Ce que nous vivons
00:31:05aujourd'hui
00:31:06n'est pas du hasard,
00:31:07que les choses soient claires.
00:31:08Ça n'est pas un accident.
00:31:10C'est une évolution
00:31:11logique
00:31:11de 20 ans,
00:31:12de plus de 20 ans
00:31:13d'abandon
00:31:14de l'État,
00:31:15tout simplement,
00:31:16de tout ce qui représente
00:31:17l'État,
00:31:18d'une manière
00:31:18ou d'une autre.
00:31:19Et alors,
00:31:20on en arrive
00:31:20à cette catastrophe
00:31:21où effectivement
00:31:21tout le monde craint
00:31:23d'un côté de la police
00:31:24ou de l'autre côté
00:31:25le sur-incident.
00:31:27J'ai presque envie
00:31:28de poser une question
00:31:28provocatrice.
00:31:29À qui ça profite ?
00:31:31À qui profite
00:31:31cette situation ?
00:31:32Parce qu'à un moment donné,
00:31:33il faut dire les choses.
00:31:34Il faut le dire clairement.
00:31:35On laisse les situations
00:31:37pourrir.
00:31:38Que ça a été,
00:31:38que ce soit
00:31:39pendant les Gilets jaunes,
00:31:40pendant les manifestations
00:31:41contre la réforme
00:31:42des retraites,
00:31:43à l'occasion justement
00:31:44du mécontentement
00:31:44des lycéens,
00:31:45on laisse monter en pression
00:31:46une situation
00:31:47qui est cataclysmique.
00:31:49Aujourd'hui.
00:31:49Pardon,
00:31:50je terminerai sur...
00:31:52Pardon,
00:31:53très rapidement.
00:31:54Non, parce que vous posez
00:31:55une très bonne question,
00:31:55s'il y a un drame.
00:31:57Mais ce drame,
00:31:58la façon dont on voit
00:31:59les images depuis une semaine,
00:32:01ce drame me semble plus...
00:32:02Oui, mais ce drame
00:32:04me semble plus susceptible
00:32:05d'arriver du côté
00:32:05des forces de l'ordre
00:32:07que du côté des manifestants.
00:32:08Puisque là,
00:32:10ce que l'on voit aujourd'hui,
00:32:12c'est quand même...
00:32:12Non, mais il faut espérer.
00:32:13La policière qui court
00:32:15pour sauver sa vie,
00:32:16en fait,
00:32:17je veux dire,
00:32:17c'est une image,
00:32:18mais absolument...
00:32:19Tout à fait,
00:32:20qui fait fondre le dos.
00:32:21Absolument terrible.
00:32:22Et je voudrais également
00:32:24dire tout mon respect
00:32:25pour M. Camboulivre
00:32:26qu'on a vu tout à l'heure,
00:32:28que je vois régulièrement
00:32:30s'exprimer.
00:32:31Je trouve qu'il s'exprime
00:32:32avec beaucoup de sincérité,
00:32:33en même temps,
00:32:34beaucoup de tristesse,
00:32:34parce qu'effectivement,
00:32:36quand on voit...
00:32:38Voilà,
00:32:38je voulais simplement
00:32:38saluer M. Camboulivre.
00:32:40Allez, le mot de la fin,
00:32:41parce qu'on a un deuxième débat
00:32:42qui va s'enchaîner.
00:32:44Sylvain Duic
00:32:44et Benjamin Camboulivre
00:32:45sur cette première question.
00:32:47Vous attendez au pire ou pas,
00:32:49demain et mardi ?
00:32:50Réponse rapide de tous les deux.
00:32:53Qui commence ?
00:32:54Moi, ce que j'ai peur,
00:32:54c'est pour les élèves.
00:32:55La parole est libre sur ce plateau,
00:32:56vous le savez, Sylvain.
00:32:58Oui, tout à fait, absolument.
00:32:59Ce que j'ai peur,
00:33:00c'est pour les élèves.
00:33:00Que font les parents d'élèves demain ?
00:33:02Est-ce qu'ils mettent leurs enfants
00:33:03dans les établissements scolaires ou pas ?
00:33:05C'est la crainte que j'ai eue
00:33:06en sortant ce soir,
00:33:08on va en faire un tour.
00:33:10Une mère, on me dit
00:33:11qu'est-ce que je fais avec mon enfant ?
00:33:13Est-ce que je le mets demain au lycée ?
00:33:15Parce que j'ai la crainte,
00:33:16en effet, de ce qui va se passer.
00:33:18Et ça, ce n'est pas acceptable.
00:33:19Et en effet,
00:33:21je trouve qu'ils veulent casser
00:33:23les valeurs de la République,
00:33:24tous ces casseurs.
00:33:25Et moi, on n'accepte pas.
00:33:27Nous, les parents d'élèves,
00:33:27on n'accepte pas.
00:33:28Justement, pardon.
00:33:30Benjamin, mot de la fin,
00:33:31parce qu'on a le deuxième débat
00:33:32avec nos invités qui attendent.
00:33:34Il y avait une observation à faire
00:33:35sur la responsabilité parentale
00:33:36qui est fondamentale.
00:33:37Ce sera le débat ?
00:33:38Fondamentale.
00:33:38Ce sera le débat,
00:33:39le deuxième débat.
00:33:40On en parlera.
00:33:41Ce sera la thématique.
00:33:42Benjamin, le mot de la fin.
00:33:44Voilà, juste pour dire
00:33:45que, évidemment,
00:33:45je vous rejoins sur le fait
00:33:47que ce mouvement,
00:33:47il a été volé.
00:33:48Il a été volé par l'extrême gauche.
00:33:49Vous voyez, dans les revendications,
00:33:51c'est-à-dire qu'on ne parle pas
00:33:51du manque de profs.
00:33:52On parle de violences policières
00:33:54et on parle de Gaza.
00:33:56Donc, on n'est pas en train
00:33:57de parler des préoccupations
00:33:58des lycéens.
00:33:59Mais ce mouvement,
00:34:00il a été volé
00:34:01dans ses revendications.
00:34:02Et il s'est aussi approprié
00:34:04les modes d'action
00:34:05de l'extrême gauche
00:34:06que l'on retrouve
00:34:07dans les manifestations,
00:34:08c'est-à-dire la violence
00:34:09comme mode d'expression
00:34:09des revendications
00:34:10et tout simplement
00:34:11les violences urbaines
00:34:12qui découlent
00:34:12de toutes les manifs
00:34:13d'extrême gauche
00:34:13qui dégénèrent.
00:34:15Et qui est-ce qu'on envoie
00:34:16pour gérer ça ?
00:34:17C'est le policier.
00:34:18Le policier qui n'a pas
00:34:19les effectifs pour le faire
00:34:20et qui fatigue
00:34:21parce qu'eux,
00:34:22leur rang grossissent
00:34:23et nous,
00:34:23c'est les mêmes flics
00:34:24qu'on envoie
00:34:25de jour en jour,
00:34:25de vacation en vacation
00:34:26et qui se confrontent
00:34:27toujours aux mêmes violences.
00:34:28Donc, au bout d'un moment,
00:34:29le système,
00:34:29il va craquer.
00:34:30Merci Benjamin.
00:34:31Merci Benjamin Cambouliv,
00:34:33porte-parole Alternative Police
00:34:34et Sylvain Duyck,
00:34:35vice-président
00:34:36et porte-parole de l'APEP.
00:34:37Avant de retrouver
00:34:39le deuxième débat
00:34:40qui répondra
00:34:41à ce que vous vouliez dire
00:34:42et éventuellement,
00:34:43ça va très vite
00:34:43cette émission.
00:34:44Il y a beaucoup de choses
00:34:44à dire.
00:34:45On a beaucoup de choses
00:34:45à dire.
00:34:46On parle de l'autorité parentale.
00:34:48Justement,
00:34:49c'est une bonne question.
00:34:50Vous connaissez mes fiches
00:34:51parce que c'est la transition.
00:34:52On va voir tout ça
00:34:53avec Inès Alican.
00:34:54Elle est logique.
00:34:54Elle est logique.
00:34:55Oui, mais cette émission,
00:34:56c'est du cousu humain.
00:34:57Donc, Inès Alican.
00:34:59Il y a d'autres responsabilités.
00:35:01Ce sont des vidéos
00:35:02qui ont fait le tour
00:35:03des réseaux sociaux.
00:35:04Ici,
00:35:05lors d'un blocus lycéen,
00:35:07on voit un jeune
00:35:08donner un coup de pied
00:35:09dans une poubelle en feu
00:35:10avant d'être poursuivi
00:35:11par une femme
00:35:12présentée comme sa mère.
00:35:15Ici,
00:35:15c'est une tante
00:35:16qui vient récupérer sa nièce.
00:35:18Plusieurs scènes
00:35:19comme celle-ci en France
00:35:20qui posent la question
00:35:21du rôle des parents
00:35:22face à leurs adolescents.
00:35:24Si votre gamin
00:35:25est sur des violences urbaines,
00:35:27évidemment,
00:35:27vous allez le chercher.
00:35:28La seule question
00:35:29qu'on doit se poser,
00:35:30c'est pourquoi
00:35:30est-ce que les autres parents
00:35:31ne le font pas.
00:35:32Ils sont au courant
00:35:33qu'il y a des violences urbaines.
00:35:34Ils sont au courant
00:35:34qu'il y a des blocus.
00:35:35Donc,
00:35:35ils laissent leurs enfants
00:35:37sciemment là-bas.
00:35:38Si chaque parent faisait ça,
00:35:40en effet,
00:35:40le problème serait réglé.
00:35:41Il y a 85% de mineurs
00:35:43parmi les interpellés.
00:35:44Donc,
00:35:44voilà,
00:35:45vous avez trouvé la solution.
00:35:46Selon le ministre
00:35:46de l'Éducation nationale,
00:35:49735 établissements
00:35:50ont été perturbés
00:35:51ce vendredi.
00:35:52Plus de 5000 interpellations
00:35:53ont été recensées
00:35:55depuis lundi,
00:35:56selon le ministre
00:35:57de l'Intérieur,
00:35:58sur fond de tension
00:35:59entre jeunes
00:36:00et forces de l'ordre.
00:36:02Il n'y a plus d'autorité.
00:36:04Il n'y a plus.
00:36:04Il n'y en a déjà plus.
00:36:06Au niveau familial,
00:36:07il n'y a plus rien.
00:36:07Donc,
00:36:08comment voulez-vous
00:36:09que l'Éducation nationale,
00:36:10derrière,
00:36:11on instaure quelque chose
00:36:12si le gamin,
00:36:13déjà,
00:36:13il est laissé libre,
00:36:15complètement libre.
00:36:16On a vu,
00:36:17il y a eu des gamins
00:36:17qui ont été interpellés
00:36:18à 5h du matin,
00:36:19à 14 ans.
00:36:20Dans les Hauts-de-Seine,
00:36:21le préfet a convoqué
00:36:22les parents de jeunes impliqués
00:36:24dans des violences
00:36:24ou des dégradations,
00:36:25alors que les organisations lycéennes
00:36:28appellent à une nouvelle mobilisation
00:36:29ce mardi.
00:36:31Alors,
00:36:31oui,
00:36:32on va retrouver nos invités
00:36:33dans quelques instants.
00:36:34Le temps qu'on se connecte avec eux,
00:36:36il y a cette fameuse responsabilité parentale.
00:36:39Anne,
00:36:40et ensuite,
00:36:41Jean-Pierre.
00:36:43Oui,
00:36:44là,
00:36:44on joue sur deux tableaux.
00:36:45De temps en temps,
00:36:45on dit,
00:36:46ce sont des enfants,
00:36:46vous comprenez.
00:36:47on ne peut pas être durs,
00:36:48ce sont des enfants.
00:36:49Et puis,
00:36:49en même temps,
00:36:50on dit,
00:36:50mais prenez au sérieux
00:36:51leurs revendications,
00:36:52c'est un mouvement social
00:36:54comme un autre,
00:36:54ils sont légitimes.
00:36:56Et d'ailleurs,
00:36:56il y a aussi d'autres personnes
00:36:57qui disent,
00:36:58mais pourquoi ils ne voteraient pas
00:36:59dès l'âge de 16 ans,
00:37:00etc.
00:37:00Donc,
00:37:01il arrive un moment,
00:37:02il faut quand même choisir,
00:37:03on ne peut pas être sur les deux tableaux
00:37:04à la fois.
00:37:05Effectivement,
00:37:05les parents sont responsables
00:37:06de leurs enfants
00:37:06qui sont des mineurs,
00:37:07c'est indubitable,
00:37:08mais jusqu'à présent,
00:37:09on a plutôt fragilisé
00:37:11les rôles des parents
00:37:12qu'on les a renforcés.
00:37:14Donc,
00:37:14moi,
00:37:14je trouve que
00:37:14c'est un peu compliqué
00:37:15de tenir les parents
00:37:17à bout de gaffe
00:37:18et d'avoir tendance
00:37:19à expliquer
00:37:19qu'ils sont finalement
00:37:21un peu obscurantistes,
00:37:23pas toujours tout à fait
00:37:25bien placés
00:37:25pour émanciper
00:37:26les enfants
00:37:27et qu'après tout,
00:37:28c'est l'école publique
00:37:29qui s'est émancipée
00:37:29les enfants
00:37:30et dans le même temps,
00:37:31leur dire,
00:37:32mais venez chercher
00:37:33vos gamins,
00:37:34c'est vous les responsables
00:37:36et d'ailleurs,
00:37:36on va vous faire
00:37:38des sanctions financières
00:37:39si on trouve
00:37:40vos enfants dans la rue.
00:37:41Il y a un moment
00:37:42où il faut choisir
00:37:42une ligne.
00:37:43À force de faire
00:37:44le tout en même temps,
00:37:45on n'arrive à rien.
00:37:47Alors,
00:37:47on va retrouver,
00:37:48pour ouvrir le débat,
00:37:49Cauter Ben-Mohamed,
00:37:50présidente de l'association
00:37:51Marseille en colère,
00:37:53avec,
00:37:54que je salue,
00:37:55bonsoir Cauter,
00:37:56je salue Jérôme Dubu,
00:37:58consultant politique
00:37:58et premier adjoint
00:37:59au maire de Fleury-en-Brière-en-Sénémane,
00:38:01deux questions majeures ce soir
00:38:02et l'interrogation orale
00:38:04que je vous propose,
00:38:06à qui la faute,
00:38:06qui est responsable ?
00:38:07On commence avec vous,
00:38:08Cauter,
00:38:09pourquoi on en est là ?
00:38:10On en est là d'abord,
00:38:12je pense,
00:38:12parce qu'il y a
00:38:13une double responsabilité
00:38:14des adultes
00:38:15qui ne sont pas forcément
00:38:16que des parents.
00:38:17Il y a d'abord l'État
00:38:17qui a conduit
00:38:18à ce que les écoles
00:38:19soient dans cet État,
00:38:20les lycées soient dans cet État.
00:38:22Moi,
00:38:22je peux en témoigner,
00:38:23je suis,
00:38:23on se connaît,
00:38:25on me dérive souvent,
00:38:26je suis maman d'un garçon
00:38:27et j'ai fait plusieurs chroniques
00:38:28quand je travaillais
00:38:29sur une chaîne concurrente
00:38:30parce qu'il manquait,
00:38:31en moyenne,
00:38:32je les ai comptées,
00:38:33ce n'est pas du n'importe quoi,
00:38:36250 heures
00:38:36depuis la sixième
00:38:38à mon fils,
00:38:38250 heures
00:38:40de professeur
00:38:41non remplacé
00:38:41depuis sa sixième.
00:38:43Donc,
00:38:43il a des vrais manquements
00:38:44dans les apprentissages
00:38:44et soit les enfants
00:38:46ont des parents
00:38:46qui sont en capacité intellectuelle
00:38:47ou financière
00:38:48de leur payer des cours,
00:38:49soit il y a des vraies carences.
00:38:51Il n'y a pas de,
00:38:51ils ne vont pas,
00:38:52les toilettes sont fermées,
00:38:53ils sont cassés,
00:38:54il y a des infiltrations d'eau,
00:38:55il y a des rats dans les écoles.
00:38:56Moi,
00:38:56dès la maternelle,
00:38:57j'avais porté plainte
00:38:58contre la mairie de Marseille
00:38:59parce que pendant la sieste
00:39:00des tout-petits,
00:39:01il y avait des rats
00:39:02dans les dortoirs,
00:39:02c'est mon fils
00:39:03qui m'avait répété.
00:39:04Et donc,
00:39:04s'il voulait,
00:39:05quand on laisse
00:39:05toutes ces situations
00:39:06s'enquister,
00:39:07s'interposer
00:39:07et qu'en plus,
00:39:08ces enfants,
00:39:08quand ils rentrent chez eux,
00:39:09ils vivent avec leurs parents,
00:39:10ils voyaient que les fondements
00:39:11sont difficiles,
00:39:12que les débuts de mois
00:39:12sont difficiles,
00:39:13ils n'arrivent pas toujours
00:39:14à se chauffer eux-mêmes,
00:39:15les parents de ces enfants.
00:39:16Et quand on cumule
00:39:17la situation sociale globale
00:39:19de la France,
00:39:19quand on cumule
00:39:20ce que vivent ces enfants,
00:39:21quand on cumule
00:39:22que certains,
00:39:22ils sont très éloignés
00:39:23de leur lieu de scolarité
00:39:25et qu'il n'y a pas forcément
00:39:26des transports
00:39:27qui sont dignes
00:39:28de la sixième puissance
00:39:34quand il y a 36 élèves par classe
00:39:35et qu'il n'y a que 25 chaises.
00:39:37Mais ça,
00:39:37c'est du vécu.
00:39:38On ne me l'a pas raconté.
00:39:40On peut aussi se poser
00:39:41la responsabilité.
00:39:41Sauf que là,
00:39:42Cauter...
00:39:43Je vais juste terminer
00:39:44ma phrase,
00:39:44s'il vous plaît,
00:39:45Thierry,
00:39:46et de la responsabilité
00:39:46de l'État
00:39:47qui a laissé depuis des décennies
00:39:48parce que ce n'est pas
00:39:49le premier mouvement lycéen.
00:39:50Moi-même,
00:39:50je manifestais
00:39:51quand j'étais en terminale.
00:39:53Et peut-être aussi
00:39:54celle des adultes
00:39:54que nous sommes tous
00:39:55qui avons été spectateurs
00:39:56de tout ça
00:39:57et qui sont...
00:39:58Peut-être qu'on s'est mal battus,
00:39:59pas assez battus,
00:40:00pas assez avoir été exigeants
00:40:01avec notre État lui-même
00:40:03pour qu'aujourd'hui,
00:40:03la société soit là
00:40:04et que nos enfants,
00:40:05même si...
00:40:07Sauf que là,
00:40:08la casse Cauter,
00:40:10les casseurs
00:40:11et la casse
00:40:11et les scènes de violence,
00:40:12ça occulte un petit peu
00:40:14les revendications
00:40:15des lycéens.
00:40:16Jérôme Dubu,
00:40:17quel est votre...
00:40:18On ouvre le débat.
00:40:20On n'a pas beaucoup de temps,
00:40:21mais j'aimerais
00:40:22qu'on ouvre le débat
00:40:22et qu'on essaie
00:40:23d'apporter des réponses.
00:40:24Jérôme.
00:40:25Je ne partage pas du tout
00:40:26l'analyse qui vient d'être faite.
00:40:28La faute à la société,
00:40:30on l'entend depuis mai 68,
00:40:32ça commence à bien faire.
00:40:33Il y a dans notre société
00:40:34une responsabilité individuelle.
00:40:36Et je suis désolé de le dire,
00:40:38aujourd'hui,
00:40:39il y a un certain nombre
00:40:40de parents
00:40:40qui sont complètement...
00:40:42Alors,
00:40:43pour des raisons peut-être sociales,
00:40:45pour des raisons économiques,
00:40:46peut-être,
00:40:47pour des raisons aussi
00:40:48de déclassement,
00:40:49qui sont un maîtrisant,
00:40:52incapables de maîtriser
00:40:52leurs enfants.
00:40:53Je suis désolé.
00:40:54Quand vous voyez
00:40:55un certain nombre d'enfants
00:40:56que vous laissez aller
00:40:57à ces manifestations,
00:40:59alors que l'on sait très bien
00:41:00qu'il y a des violences terribles
00:41:02qui peuvent être commises,
00:41:03on l'a vu encore récemment
00:41:05la semaine dernière,
00:41:06vous gardez vos enfants.
00:41:07Je suis désolé,
00:41:08c'est une responsabilité
00:41:09individuelle des parents.
00:41:11De plus,
00:41:12depuis des années,
00:41:13les régions ont investi
00:41:14dans les lycées,
00:41:16je ne parle pas des collèges,
00:41:17qui relèvent des départements.
00:41:18Le lycée Nelson,
00:41:19Mandela à Nantes,
00:41:20est un des plus beaux lycées
00:41:21de la région,
00:41:22depuis la Loire.
00:41:23Il y a des milliards
00:41:24de rénovations
00:41:25dans tous les lycées
00:41:26de France.
00:41:27Je regarde ce qu'a fait
00:41:28Valérie Pécresse,
00:41:29par exemple,
00:41:29en région Île-de-France,
00:41:31c'est la quasi-totalité
00:41:32des lycées
00:41:33qui ont été rénovés.
00:41:34Alors après,
00:41:34qu'il manque des profs,
00:41:36ça c'est possible,
00:41:37mais je constate
00:41:37que malgré le manque
00:41:38des profs,
00:41:39malgré le manque
00:41:40d'heures
00:41:40qui ont été peut-être
00:41:42perdues par les élèves,
00:41:43il y a 95%
00:41:45des élèves
00:41:45qui ont obtenu
00:41:46leur bac.
00:41:47Donc soit
00:41:48les profs sont inutiles
00:41:49parce qu'il y a des heures
00:41:51qu'ils ont perdues,
00:41:53soit le bac
00:41:54ne vaut plus rien.
00:41:55Il y a un vrai problème
00:41:56sur ce sujet-là
00:41:57qui n'est pas réglé.
00:41:59Enfin,
00:42:00il y a une responsabilité
00:42:01également
00:42:02d'un certain nombre
00:42:02de partis politiques
00:42:04et du gouvernement
00:42:05parce que
00:42:06LFI,
00:42:07évidemment,
00:42:08joue les pompiers
00:42:08pyromanes.
00:42:09On a d'abord entendu
00:42:10M. Mélenchon
00:42:12et un certain nombre
00:42:12d'élus députés
00:42:13de LFI
00:42:14disant
00:42:14« Mais oui,
00:42:15allez-y,
00:42:16manifestez,
00:42:16continuez,
00:42:17faites-vous entendre. »
00:42:18On voit ce que ça donne
00:42:19aujourd'hui.
00:42:19Et puis ensuite,
00:42:20ils ont tiré
00:42:22le tapis
00:42:23sous le pied
00:42:23des lycéens
00:42:24en disant
00:42:24« Non, non, non,
00:42:25faites attention,
00:42:25maintenant c'est dangereux,
00:42:26on demande aux parents
00:42:27d'aller les accompagner. »
00:42:28Et puis,
00:42:28il y a une responsabilité
00:42:29évidente
00:42:30de 45 ans
00:42:31de laxisme
00:42:32en matière judiciaire
00:42:34et en matière
00:42:35de police
00:42:35puisque
00:42:37depuis la loi
00:42:38Sécurité et Liberté
00:42:39d'Alain Perfit
00:42:40en 1980,
00:42:41on a encouragé
00:42:43le laxisme judiciaire.
00:42:44Je vois aujourd'hui
00:42:45un certain nombre
00:42:46de...
00:42:47Je vous donne un exemple
00:42:48récent.
00:42:48Je vois dans ces manifestations
00:42:50les films,
00:42:51dans les vidéos
00:42:51qui sont tournées,
00:42:52un certain nombre
00:42:53de jeunes
00:42:53qui sont cagoulés.
00:42:54Or,
00:42:55une loi a été votée
00:42:56il y a deux ou trois ans
00:42:58interdisant le port
00:42:59de cagoules
00:42:59dans les manifestations.
00:43:01Vous ne voyez
00:43:01que ça aujourd'hui,
00:43:03des jeunes
00:43:04avec des cagoules.
00:43:05Jérôme,
00:43:05je vous acclérons
00:43:06parce qu'il faut
00:43:07qu'il y ait un débat aussi.
00:43:08Cauter,
00:43:09lève le doigt
00:43:09et Jean-Pierre Colombien
00:43:11souhaite intervenir.
00:43:12Cauter,
00:43:13qui lève le doigt,
00:43:14on est à l'école là.
00:43:15Vous avez vu,
00:43:16je suis très disciplinée.
00:43:17Oui,
00:43:17je vois,
00:43:18c'est bien.
00:43:19Voilà.
00:43:20Donc,
00:43:21effectivement,
00:43:21il est interdit
00:43:22de se masquer,
00:43:24monsieur,
00:43:24mais il est interdit
00:43:25de se masquer
00:43:25de deux côtés.
00:43:26Moi,
00:43:27vendredi,
00:43:27par hasard,
00:43:28je me retrouve
00:43:28devant le commissariat
00:43:29de Noailles
00:43:29à Marseille,
00:43:31bien connu,
00:43:31commissariat central,
00:43:32et je rentre saluer
00:43:33des agents de police
00:43:34que je connais
00:43:35pour prendre aussi
00:43:35la température.
00:43:36Et arrivent des jeunes
00:43:38qui demandaient
00:43:38juste la libération
00:43:39de leurs camarades
00:43:40qui avaient été arrêtés.
00:43:42Et donc,
00:43:42j'interviens pour une dame
00:43:43parce qu'elle était perdue.
00:43:45J'appelle un responsable
00:43:46du commissariat
00:43:47qui me répond de la police,
00:43:48mais pas du commissariat.
00:43:49Très gentil,
00:43:50mais pas de souci.
00:43:51Quand je sors,
00:43:52je sors faire mes courses.
00:43:53C'est une zone commerciale.
00:43:54Et là,
00:43:55je suis obligée
00:43:56d'intervenir
00:43:56parce que ces minots,
00:43:58ces gamins,
00:43:59ces enfants,
00:43:59parce qu'ils n'étaient pas épais,
00:44:01ils avaient le gabarit
00:44:01de mon fils,
00:44:03se sont fait charger
00:44:03par la police
00:44:04alors qu'ils étaient assis
00:44:05et qu'ils criaient juste
00:44:06libérer nos camarades,
00:44:08se sont fait charger
00:44:08par des centaines
00:44:10de policiers
00:44:11qui étaient sur trois lignes,
00:44:13qui étaient armés,
00:44:14qui sont,
00:44:14je le rappelle,
00:44:15entraînés
00:44:15et il n'y avait aucune violence.
00:44:17Pour vous faire le parallèle,
00:44:18devant le lycée de mon fils,
00:44:20les policiers ne sont pas armés,
00:44:20ce n'est pas vrai.
00:44:21Si, si, si.
00:44:22Quand on dit
00:44:23du LBD,
00:44:23monsieur Jétela,
00:44:24je peux terminer s'il vous plaît ?
00:44:25Mais non.
00:44:26Monsieur Jétela,
00:44:27ils ont tiré des LBD en l'air
00:44:29sur la voie publique.
00:44:30Non, mais je suis désolé,
00:44:31ils ne sont pas armés,
00:44:32vous ne pouvez pas dire ça.
00:44:33Est-ce que je peux terminer ?
00:44:34On a l'impression
00:44:35qu'ils ont des fusils d'assauts
00:44:36et Jérôme répond
00:44:37et Jean-Pierre Colombiès
00:44:38veut intervenir.
00:44:39Rapidement.
00:44:40Je peux terminer s'il vous plaît.
00:44:41Quand il y a des gens
00:44:41qui nous ont jeté des projectiles
00:44:42qui nous ont arrêté,
00:44:45les gens qui ont jeté
00:44:46des projectiles
00:44:47et devant le lycée de mon fils
00:44:49et sur la canetée.
00:44:50Madame, il y a,
00:44:50le bilan des manifestations
00:44:50est clair,
00:44:52il y a plusieurs centaines
00:44:53de...
00:44:53Monsieur, je vous ai laissé parler,
00:44:53donc je vous plaît
00:44:54de me laisser parler.
00:44:59Non, si vous plaît,
00:45:01il y a des gens
00:45:02qui commettent des méfaits,
00:45:03je suis la première
00:45:04à m'interposer
00:45:04et j'aurais pu être
00:45:05cette pauvre dame
00:45:07sur la place du 4 septembre
00:45:08qui s'est pris
00:45:09un jet de feu
00:45:10parce que je suis toujours
00:45:11en train de rire ma gueule
00:45:12et de m'interposer dans la rue
00:45:13quand j'ai un problème.
00:45:14Et donc, je regrette
00:45:15qu'il y ait des violences,
00:45:16je regrette qu'on crame
00:45:17les camions de pompiers,
00:45:18je regrette qu'on voit
00:45:18les bus et qu'on les crame,
00:45:19je regrette qu'on s'attaque
00:45:21à une policière
00:45:22qui altère, etc., etc.
00:45:23Mais je regrette aussi
00:45:25qu'il y ait aussi...
00:45:26Je ne suis pas du tout
00:45:27affilié à la France insoumise,
00:45:28je déteste Mélenchon,
00:45:29donc ne me faites
00:45:29aucun procès d'intention
00:45:31et c'est une autorité publique.
00:45:32Je ne supporte pas aussi
00:45:34que la police
00:45:34fasse usage de manière
00:45:36disproportionnée
00:45:36avec des cas,
00:45:38avec des armes.
00:45:38est-ce que je peux vous répondre ?
00:45:40la réponse de Jérôme,
00:45:41Pierre-Hauterre,
00:45:41la réponse de Jérôme.
00:45:42On ne peut pas parler
00:45:43avec des actions
00:45:44pénibles.
00:45:45Est-ce que je peux répondre,
00:45:47chère madame ?
00:45:49Mais vous ne laissez pas
00:45:49terminer, monsieur,
00:45:50donc c'est difficile.
00:45:51Alors, vous savez quoi ?
00:45:51Non, mais ça fait 5 minutes
00:45:52On va partir en publicité
00:45:58parce que si vous parlez
00:45:59en même temps,
00:46:00nos téléspectateurs
00:46:00sont perdus.
00:46:01Donc on va partir en publicité,
00:46:03ça va calmer un peu les esprits.
00:46:04La réponse de Jérôme
00:46:06et puis on a beaucoup de choses.
00:46:07Jean-Pierre Colombiès
00:46:07va intervenir,
00:46:08Anne Cofiné va intervenir.
00:46:09On parlera également
00:46:11des unes de demain
00:46:12de nos quotidiens
00:46:13et puis des coups de cœur
00:46:14et coups de griffes
00:46:15de Nelson.
00:46:16Ah, il faut se faire
00:46:17respecter quand même.
00:46:18C'est chaud cette émission.
00:46:19Allez, on se retrouve
00:46:20dans quelques instants.
00:46:23Il est minuit, oui.
00:46:25Nous poursuivons nos débats
00:46:26avec nos invités.
00:46:28Débat très animé
00:46:28entre Cauter Ben Mohamed,
00:46:30président de l'association
00:46:31Marseille en colère
00:46:32et Jérôme Dubu,
00:46:33consultant politique
00:46:34et premier adjoint
00:46:35au maire de Fleury-en-Brière
00:46:36en Seine-et-Marne.
00:46:37On parlait de ces violences.
00:46:38La question que je vous posais,
00:46:40elle suscite beaucoup
00:46:41de réactions.
00:46:42À qui la faute ?
00:46:43La réponse de Jérôme Dubu
00:46:45à Cauter
00:46:47et Jean-Pierre Colombiès
00:46:48souhaite s'exprimer.
00:46:49Je ne sais pas si Anne
00:46:49et Nelson
00:46:50souhaitent prendre la parole
00:46:51mais la réponse de Jérôme.
00:46:53Réponse courte,
00:46:53efficace,
00:46:54pour qu'on gagne en dynamisme.
00:46:56Je vais essayer
00:46:57d'être très court.
00:46:59En réalité,
00:47:00il faut quand même
00:47:01rappeler à nos téléspectateurs
00:47:03les proportions
00:47:04des violences
00:47:06depuis dix jours.
00:47:07D'un côté,
00:47:08vous avez près de 500
00:47:09policiers
00:47:10qui ont été blessés,
00:47:11dont certains très gravement.
00:47:13Et de l'autre côté,
00:47:14vous avez une enquête
00:47:15sur trois jeunes
00:47:16qui malheureusement
00:47:17ont été blessés,
00:47:18également dans des conditions
00:47:21assez dramatiques
00:47:21et qui font l'objet
00:47:23d'une enquête
00:47:23de l'IGPN.
00:47:24Donc,
00:47:25500 d'un côté,
00:47:26trois de l'autre.
00:47:26C'est très regrettable.
00:47:27Moi,
00:47:28je ne fais pas le détail
00:47:29et la comptabilisation
00:47:31des blessés
00:47:32et des blessés très graves.
00:47:34Mais enfin,
00:47:34c'est quand même
00:47:35deux poids,
00:47:36deux mesures.
00:47:37Deuxièmement,
00:47:37ce que nous payons aujourd'hui,
00:47:39c'est le laxisme,
00:47:40je l'ai dit,
00:47:41depuis 45 ans,
00:47:42mais surtout le laxisme
00:47:44depuis les émeutes
00:47:45de 2023.
00:47:46Car que s'est-il passé
00:47:47lors de ces émeutes
00:47:48de 2023 ?
00:47:49Ce ne sont pas
00:47:50les policiers
00:47:51qui ont arrêté
00:47:51ces émeutes.
00:47:53Vous savez très bien
00:47:53comment ça s'est passé.
00:47:55Il y a un certain nombre
00:47:55de gens qui sont intervenus,
00:47:57des narcotrafiquants,
00:47:59des chefs religieux
00:47:59qui ont permis
00:48:00d'apaiser la situation.
00:48:02Mais les réparations,
00:48:04des milliards de dégâts,
00:48:05rien n'a été payé
00:48:06par les fauteurs de troubles.
00:48:08Tout a été payé
00:48:10par la collectivité.
00:48:11Les sanctions,
00:48:12quasiment aucune.
00:48:14Regardez les sanctions
00:48:15du tribunal,
00:48:16c'est catastrophique.
00:48:17Et ça donne cet exemple
00:48:18que nous avons aujourd'hui
00:48:20absence de réaction policière
00:48:23due à une hiérarchie
00:48:25qui aura donné
00:48:25un certain nombre d'ordres
00:48:26pour apaiser la situation.
00:48:28Des peines qui sont ridicules
00:48:30au regard,
00:48:31évidemment,
00:48:31de ce qui a été payé.
00:48:33Et enfin,
00:48:34aucune réparation financière.
00:48:36Attendez,
00:48:36attendez,
00:48:37Cauterre.
00:48:37Aucune réparation financière,
00:48:39c'est la collectivité
00:48:40qui paye.
00:48:41Et bien aujourd'hui,
00:48:42deux ans après,
00:48:43nous sommes exactement
00:48:44dans la même condition.
00:48:46Jean-Pierre Colombiès
00:48:47et Cauterre,
00:48:48très rapidement.
00:48:49Et je vous rappelle
00:48:49que ma question,
00:48:50c'est à qui la faute ?
00:48:51N'oublions pas,
00:48:52ne faisons pas
00:48:53de hors-sujet,
00:48:54à qui la faute ?
00:48:54Non, mais à qui la faute,
00:48:55ça va être très clair
00:48:55de mon point de vue,
00:48:56sachant que je n'appartiens
00:48:57à aucun parti politique
00:48:58ni aucune association.
00:48:59Mais enfin,
00:48:59on ne peut pas entendre
00:49:00ce qu'on vient d'entendre
00:49:01sans réagir.
00:49:02Ça ne fait pas simplement
00:49:03depuis 45 ans.
00:49:04Effectivement,
00:49:05ça fait une bonne
00:49:06trentaine d'années
00:49:06que l'État recule
00:49:08sur tous les débats
00:49:09et tous les schémas
00:49:14c'est un festival.
00:49:15C'est un festival.
00:49:16On assiste à une absence
00:49:18totale,
00:49:19totale, je dis bien,
00:49:20de politique sécuritaire,
00:49:21notamment en ce qui concerne
00:49:22le lien obligatoire
00:49:24entre la citoyenneté
00:49:25et sa police.
00:49:26On a totalement délaissé
00:49:27ce qu'on appelle,
00:49:28ce qu'on caricature
00:49:28en parlant de police
00:49:30de proximité.
00:49:31Pour moi,
00:49:32la nature même
00:49:33d'une police républicaine,
00:49:34c'est d'être de proximité,
00:49:35autrement,
00:49:35on est dans un autre système
00:49:37de gouvernance.
00:49:38Totalement laissé de côté,
00:49:40priorité au maintien de l'ordre.
00:49:41Je pèse mes mots,
00:49:42priorité au maintien de l'ordre.
00:49:44Affaiblissement de la filière
00:49:46judiciaire,
00:49:47affaiblissement de l'appareil
00:49:48judiciaire dans sa globalité,
00:49:50déflation totale des moyens.
00:49:51Nous n'avons eu que des discours,
00:49:53que des mots,
00:49:54que du vent.
00:49:54Au résultat,
00:49:55au final,
00:49:56plus rien ne fonctionne.
00:49:57Effectivement,
00:49:58les peines ne sont pas
00:49:58à la hauteur.
00:49:59Et là,
00:49:59il ne faut pas parler de peine,
00:50:00il faut parler d'exécution
00:50:02de peine.
00:50:02Pourquoi ?
00:50:03Parce que nous n'avons pas
00:50:04en France les moyens
00:50:04d'exécuter les peines
00:50:05d'emprisonnement
00:50:06parce que la surpopulation
00:50:07carcérale est totalement
00:50:09démultipliée.
00:50:10Je repose ma question
00:50:11très précisément
00:50:12pour nos téléspectateurs
00:50:13quand je dis
00:50:13à qui la faute ?
00:50:16Je termine sur les parents.
00:50:18La responsabilité parentale,
00:50:19le législateur,
00:50:20n'a eu de cesse
00:50:21que d'affaiblir
00:50:22l'autorité parentale.
00:50:23On a constamment
00:50:25pointé du doigt
00:50:26l'autorité.
00:50:27On a retrouvé des parents
00:50:27en accusation
00:50:29pour harcèlement
00:50:29sur leurs enfants
00:50:30parce qu'ils faisaient
00:50:31preuve d'autorité.
00:50:32On marche complètement
00:50:33sur la tête.
00:50:34Donc à qui la faute
00:50:34pour résumer ?
00:50:35Pour les politiciens
00:50:36par les politiciens
00:50:37qui se sont totalement
00:50:38désintéressés.
00:50:38Pour vous les politiciens.
00:50:39Cautère,
00:50:40à qui la faute ?
00:50:41C'est le seul point
00:50:42que je partage avec vous
00:50:43monsieur,
00:50:43c'est des politiciens
00:50:44parce que moi
00:50:44ce que je trouve lunaire
00:50:45monsieur,
00:50:45je ne savais pas
00:50:46que vous étiez
00:50:46commandante de police,
00:50:47je viens de le voir.
00:50:49Ce que je trouve lunaire
00:50:49c'est que,
00:50:50vous savez moi
00:50:50je suis une ex-éducatrice spécialisée
00:50:52et j'ai travaillé
00:50:52avec la police de proximité
00:50:53que je regrette affreusement.
00:50:55J'en voudrais Sarkozy
00:50:56toute ma vie.
00:50:59Accessoirement
00:51:00on a peut-être travaillé ensemble
00:51:00mais j'ai beaucoup travaillé
00:51:01avec René Diankarli.
00:51:02Voilà,
00:51:02ça c'était la petite aparté.
00:51:04Ceci étant dit,
00:51:06moi je trouve hallucinant
00:51:07et lunaire
00:51:08que nous parlions
00:51:08de sécuritaire
00:51:09lorsqu'en fait
00:51:10au départ
00:51:11ces adolescents
00:51:12ont des revendications
00:51:14sur une politique éducative
00:51:15à la hauteur
00:51:16de leurs besoins.
00:51:17Ils ont besoin
00:51:18que par consul
00:51:19soient éradiqués
00:51:20et en fait
00:51:20je ne comprends pas
00:51:21monsieur,
00:51:21excusez-moi
00:51:22avec tout le respect
00:51:22moi j'ai beaucoup
00:51:23d'amis policiers
00:51:23mon frère est douane
00:51:24il n'y a pas de soucis.
00:51:25Je n'ai aucun problème
00:51:26avec l'autorité
00:51:26bien au contraire.
00:51:30Nunez se mêle
00:51:31de cette affaire
00:51:31parce qu'au départ
00:51:32oui il y a des cases
00:51:33depuis dix jours
00:51:33mais le mouvement
00:51:34a commencé avant dix jours
00:51:35personne n'a reçu
00:51:36ces adolescents
00:51:37personne ne les a écoutés
00:51:38personne
00:51:40monsieur le ministre
00:51:41n'a pas enlevé
00:51:42Parcoursu
00:51:42il n'a pas écouté
00:51:43ses enfants
00:51:44parce que
00:51:45ce n'est pas des montages
00:51:46de Netflix
00:51:47on a bien vu des écoles
00:51:48où il y avait des rats
00:51:49où il y avait des effondrements
00:51:50de murs
00:51:52du logement engine
00:51:53Il faut qu'on avance
00:51:54la question
00:51:55à qui la faute ?
00:51:56Réponse rapide
00:51:56Cauter
00:51:57La plus grande responsabilité
00:51:59s'applique à nos politiques
00:52:00qui sont défaillantes
00:52:01depuis des années
00:52:02et qui n'ont pas justement
00:52:03ni en place
00:52:04malgré les millions
00:52:05gaspillés
00:52:05mais ils ont été mal gaspillés
00:52:08je regrette
00:52:08que les enfants
00:52:10que les habitants
00:52:11ne soient pas toujours
00:52:11inclus aux politiques publiques
00:52:13et que ce soit toujours
00:52:14des à côté
00:52:15et que malheureusement
00:52:16quand ils distribuent l'argent
00:52:16je vais parler pour Marseille
00:52:17en tout cas
00:52:18ils le distribuent
00:52:19à des politiques
00:52:19qui sont tellement médiocres
00:52:20Donc la faute est aux politiques
00:52:22c'est ça
00:52:22c'est ce que vous nous dites
00:52:23Cauter
00:52:24Au départ c'est eux
00:52:25Au départ c'est eux
00:52:27Jérôme
00:52:27le mot de la fin
00:52:28la faute à qui ?
00:52:29Non
00:52:30faute collective
00:52:31évidemment
00:52:32je l'ai dit tout à l'heure
00:52:33laxisme
00:52:34et ça a été redit
00:52:35par notre ancien commissaire
00:52:36de manière très très juste
00:52:39désarmement de la police
00:52:42laxisme
00:52:43évidemment
00:52:43de l'appareil judiciaire
00:52:45parce qu'il n'y a plus de sanctions
00:52:46moi je crois
00:52:47à l'exemplarité de la peine
00:52:49et je crois que dans ce cas-là
00:52:50il faut se poser la question
00:52:52de la majorité pénale
00:52:53on ne peut plus la laisser
00:52:55à 18 ans
00:52:55c'est pas possible
00:52:56il faut la baisser à 15 ou 16 ans
00:52:58et je n'entends
00:52:59aucune proposition
00:53:00de ce point de vue-là
00:53:01et enfin
00:53:02les parents
00:53:03je suis désolé
00:53:03ont également
00:53:04une lourde responsabilité
00:53:06dans ce domaine
00:53:07Je pense qu'il y a une responsabilité
00:53:08parentale aussi
00:53:09Je pense qu'il y a aussi de ce point de vue-là
00:53:09à l'axisme intégral
00:53:11Monsieur renforcer les écoles
00:53:12vous n'aurez pas besoin
00:53:13de faire de répression policière
00:53:14Donnez-moi le député
00:53:16c'est ce qu'il demande
00:53:17Mais on ne parle pas de répression policière
00:53:20Merci
00:53:20Merci
00:53:21Merci
00:53:21Merci
00:53:22Le débat est animé
00:53:23mais c'est l'intérêt
00:53:24de ces émissions
00:53:25de pouvoir échanger
00:53:25et on n'est pas d'accord
00:53:26et c'est bien
00:53:27et c'est tout l'intérêt
00:53:29de ce soir
00:53:29un faux nouvelle formule
00:53:30Merci Jérôme Dubu
00:53:31Merci
00:53:32Cauter
00:53:32Ben Mohamed
00:53:34Ah
00:53:35il nous reste 14 minutes
00:53:36Très animé
00:53:37Très animé
00:53:38Je ne suis pas commissaire
00:53:39Mais ça va continuer
00:53:39Et je ne suis pas commissaire
00:53:40Et vous n'êtes pas commissaire
00:53:42Une petite parenthèse
00:53:43Très court
00:53:45Parce que je veux qu'on fasse
00:53:45vos coups de cœur
00:53:46vos coups de guise
00:53:46parce que là aussi
00:53:47ça va alimenter le débat
00:53:48On a vu le lycée
00:53:49Nelson Mandela à Nantes
00:53:50Que je connais bien
00:53:52Que vous connaissez bien
00:53:53qui paraissait extrêmement moderne
00:53:55Magnifique
00:53:55Voilà exactement
00:53:56J'avoue que j'ai un petit peu
00:53:58de mal à comprendre
00:53:58Il faudrait m'expliquer
00:53:59Puisque parmi les revendications
00:54:01légitimes
00:54:02Il y a effectivement
00:54:02la vitusté des locaux
00:54:03Bon là ce n'était pas le cas
00:54:04Comment détruire
00:54:06Parce que c'était
00:54:07Vraiment
00:54:07Comment détruire
00:54:09un établissement
00:54:10qui au contraire
00:54:11présente la plus belle modernité
00:54:13Mais parce que ça n'est pas
00:54:13leur valeur
00:54:14Oui
00:54:14Parce que ce ne sont pas
00:54:15leur valeur
00:54:16Parce que ce ne sont pas
00:54:17les lycéens
00:54:18qui ont mis le feu
00:54:18C'est ça qu'il faut bien intégrer
00:54:20Ce ne sont pas eux
00:54:21Bon c'est juste
00:54:21une petite parenthèse
00:54:22Petite parenthèse
00:54:23Vous avez raison de le rappeler
00:54:24Parce que je connais bien
00:54:24cet établissement
00:54:25Et c'est un des plus beaux
00:54:26de la région
00:54:27Des pays de la Loire
00:54:27Et on a interrogé
00:54:28Nous, nos équipes de CNews
00:54:29Des lycéens
00:54:30Qui étaient très contrits
00:54:31Et très tristes
00:54:32De le voir
00:54:33Ils se battent
00:54:34Pour améliorer
00:54:35leurs conditions d'études
00:54:36Et ils ne vont pas
00:54:36Bruiner leur lycée
00:54:38Jean-Pierre
00:54:38C'est un moment important
00:54:40Coup de cœur
00:54:41Coup de griffe
00:54:41De notre ami
00:54:42Absolument fort
00:54:43Sur l'actualité
00:54:43Vous mettez la pression
00:54:44Je vous mets la pression
00:54:45Ça c'est sûr
00:54:45Vous n'avez pas peur de la pression
00:54:47Pas vous
00:54:48Non non non
00:54:48Pas vous
00:54:49Alors on va commencer
00:54:50Par l'actualité
00:54:54Si vous le voulez bien
00:54:55Puisque c'est un coup de griffe
00:54:57Mais qui potentiellement
00:54:58Peut se transformer
00:54:58En coup de cœur
00:54:59Expliquez-nous
00:54:59C'est un coup de griffe
00:55:00C'est un coup de griffe
00:55:01Absolument
00:55:02Je trouve qu'on en a
00:55:02Un peu moins parlé
00:55:04Qu'on aurait peut-être
00:55:04On en a parlé
00:55:05Dans Bonstein
00:55:06C'est exact
00:55:07Oui c'est exact
00:55:08Mais en plus
00:55:09Il survient quelques jours
00:55:10Après la visite
00:55:11Du souverain pontif
00:55:13Regardez
00:55:13C'est la statue
00:55:14Donc de la Vierge
00:55:16Qui fait vraiment partie
00:55:18Du patrimoine
00:55:18De la ville
00:55:19De Porto Vecchio
00:55:20Que vous connaissez
00:55:21Bien sûr
00:55:21Sans doute
00:55:22Bon en plus
00:55:23Les Corses
00:55:23Sont extraordinairement
00:55:24Attachées à la religion
00:55:25A la religion chrétienne
00:55:26Et à la Vierge Marie
00:55:28Qui n'est pas loin
00:55:29D'être la mère de la Corse
00:55:31Comme la mère
00:55:32De l'église catholique
00:55:33Et cette dégradation
00:55:35Je passe sur la façon
00:55:36Dont ça a été fait
00:55:37Parce qu'en plus
00:55:38C'était
00:55:39Enfin je préfère
00:55:40Passer
00:55:41Parce que c'était quasiment
00:55:42La façon dont ça a été fait
00:55:44A été absolument monstrueuse
00:55:45Et c'est une blessure
00:55:48Nos confrères de Corse
00:55:49Ce matin
00:55:50Ont relayé
00:55:51Cette dégradation
00:55:53C'est pire qu'une dégradation
00:55:54Vous sentez que je suis un peu ému
00:55:56En vous le disant
00:55:56C'est véritablement monstrueux
00:55:58Quelquefois on peut excuser
00:56:00Dire bon voilà
00:56:01Mais là
00:56:01Là il n'y a absolument
00:56:02Aucune excuse
00:56:03La suite de l'histoire
00:56:04C'est qu'il y a eu une
00:56:05Comme vous le savez
00:56:06Sans doute
00:56:08Thierry
00:56:08C'est qu'il y a eu
00:56:09Une vraie révolte
00:56:10Du peuple
00:56:11Les deux
00:56:12Les deux
00:56:13Mises en cause
00:56:14Devaient
00:56:14En plus l'un
00:56:15La bêtise
00:56:17La bêtise
00:56:18Comment dire
00:56:19La dispute
00:56:21L'un a filmé l'autre
00:56:23C'est à la fois
00:56:26Bête, méchant
00:56:26Je crois qu'il s'est alcoolisé aussi
00:56:28Et les Corse
00:56:28Ne rigolent pas là-dessus
00:56:29Et justement
00:56:30Vous parlez de l'émotion
00:56:31Cristina Luzzi
00:56:32Que je salue
00:56:33Je sais qu'elle nous regarde
00:56:34Je lui ai dit que vous alliez
00:56:35Aborder le sujet
00:56:36Elle était notre invitée
00:56:37Je la salue
00:56:38Et elle nous regarde
00:56:39Écoutez ce qu'elle nous disait
00:56:41Sur l'émotion
00:56:41Que cela suscitait en Corse
00:56:43On ne touche pas aux valeurs
00:56:44En Corse
00:56:45Et peut-être
00:56:46On ferait bien d'en tirer
00:56:47Quelques enseignements
00:56:48Sur le continent
00:56:49Écoutez ce que nous disait
00:56:50Cristina tout à l'heure
00:56:52Lorsqu'une partie de la population
00:56:53Ici considère
00:56:54Qu'on touche à un symbole
00:56:56Comme ça a été le cas
00:56:57A des valeurs
00:56:58Ou à quelque chose
00:56:59Qui relève
00:57:00De l'identité insulaire
00:57:03Et bien la réaction
00:57:04Elle peut être extrêmement rapide
00:57:05On l'a vu
00:57:06Les hommes ont été interpellés
00:57:08Quelques heures après les faits
00:57:09Donc ce jeudi matin
00:57:10Ça a été vécu
00:57:11Comme une provocation
00:57:12Comme une atteinte
00:57:12À quelque chose
00:57:13Qui relève à la fois
00:57:15De l'histoire
00:57:17De la culture
00:57:18Mais aussi de l'identité
00:57:20De notre île
00:57:21Et c'est précisément
00:57:22Je crois
00:57:23Dans ces moments-là
00:57:24Qu'on mesure la force d'un symbole
00:57:25À ce qu'il représente
00:57:26Bien sûr
00:57:27Mais aussi
00:57:28À ce que
00:57:28Sa profanation
00:57:30Est capable
00:57:31De provoquer
00:57:32Et là
00:57:33Vous me disiez Thierry
00:57:34La réaction
00:57:34Elle a été immédiate
00:57:35Ils ont voulu
00:57:36Mettre cette statue à terre
00:57:38Ils ont surtout mis
00:57:39La Corse debout
00:57:40C'est la belle formule de Cristina
00:57:41Très très belle
00:57:42Très très belle formule
00:57:43Il n'y a rien à ajouter
00:57:45Anne
00:57:46Petite réaction
00:57:47C'est vrai qu'il se passe
00:57:48Des choses en Corse
00:57:49On aimerait bien
00:57:49Qu'il y ait cette mobilisation
00:57:51Chez nous
00:57:51Sur le continent
00:57:52Et c'est frappant
00:57:53De voir d'un côté
00:57:54La visite du pape en France
00:57:55Avec ce calme
00:57:57Cette unité
00:57:57Cette communion
00:57:58Qu'il y a d'ailleurs
00:57:58Quatre jours après
00:57:59Et quatre jours après
00:58:01Cet acte de profanation
00:58:02Avec la simulation d'un viol
00:58:04Parce que c'est comme ça
00:58:05Que c'est fait
00:58:05Et pas autrement
00:58:06Et les Corses ont réagi
00:58:08De manière très
00:58:08C'est ce que je n'osais pas dire
00:58:09C'est la pudeur de Nelson
00:58:11Voilà
00:58:12Je suis moins pudique
00:58:14Et donc les Corses ont réagi
00:58:16De manière très très virulente
00:58:17Puisqu'ils ont apporté
00:58:18Un cercueil
00:58:19Devant le commissariat
00:58:21Et puis
00:58:22Le message éclair
00:58:23Ils se sont opposés
00:58:24À ce que
00:58:25Les deux prévenus
00:58:26Partent vers la métropole
00:58:28Pour être sûr
00:58:29Que ça se juge
00:58:31Directement
00:58:31Ça ne gueule pas
00:58:32En Corse
00:58:32Et vous savez
00:58:33Qu'on est très suivi
00:58:33En Corse
00:58:34Et le patron de l'hôtel
00:58:35A refusé
00:58:36De les héberger
00:58:38Exactement
00:58:38Allez on avance
00:58:39Parce qu'on a beaucoup de choses
00:58:40Pour quelques heures compliquées
00:58:41On avance les amis
00:58:42On va parler donc
00:58:43A nouveau
00:58:44De cette violence
00:58:46Autour de nos lycées
00:58:47Alors aussi paradoxal
00:58:48Que ça puisse paraître
00:58:49C'est un coup de coeur
00:58:50Par rapport à
00:58:51Toutes ces images violentes
00:58:53Qu'on a pu voir
00:58:54Mais vous avez quand même
00:58:54Un coup de coeur
00:58:55Ça nécessite
00:58:56Une petite explication
00:58:57Ou peut-être
00:58:58Vous voulez qu'on montre
00:58:58La séquence ?
00:58:59Oui peut-être
00:59:00C'est plus simple
00:59:01Absolument
00:59:01Et on va vous montrer
00:59:03Cette séquence
00:59:04Alors c'est l'histoire
00:59:05D'une tante
00:59:05Qui va chercher
00:59:07Sa nièce
00:59:07Vous avez vu cette séquence
00:59:09On va vous la montrer
00:59:11Parce qu'elle manifeste
00:59:14Ah oui ça c'est là
00:59:15On a deux séquences
00:59:15Alors là
00:59:16En fait il y a deux
00:59:16Il y a un monsieur
00:59:17Et une dame
00:59:17Il y a un monsieur
00:59:18Et une dame
00:59:18Voilà
00:59:18En gros en substance
00:59:20Voilà
00:59:21Ça c'est la tante
00:59:22Qui dit à sa nièce
00:59:23Bah qu'est-ce que tu fais là
00:59:24Et tu rentres à la maison
00:59:24Et en fait pour vous
00:59:25C'est un coup de coeur
00:59:26Malgré toutes ces images
00:59:27Oui parce que c'est
00:59:28Oui parce que c'est
00:59:29C'est un coup de coeur
00:59:30A contrario
00:59:30Oui
00:59:31Il y a le père
00:59:31Qui va chercher son fils là
00:59:32Voilà
00:59:33En plus
00:59:33Rentre à la maison
00:59:34Je passe sur l'humiliation
00:59:36Qu'ont dû ressentir
00:59:37Ces deux jeunes gens
00:59:37Parce que c'est vrai
00:59:38Que ce sont leurs parents
00:59:39Enfin père ou tante
00:59:41C'est quand même
00:59:41La famille très proche
00:59:43Et je regrette
00:59:44Que d'autres parents
00:59:45N'aient pas agi de cette manière
00:59:46C'est un vrai vrai coup de coeur
00:59:47Accompagné d'un certain courage
00:59:49Voilà
00:59:49Parce qu'il faut quand même
00:59:50Rappeler un truc essentiel
00:59:50C'est que
00:59:51Quand il y a des événements comme ça
00:59:53On entend souvent de surenchères
00:59:54Dans des nouvelles propositions de loi
00:59:55Sauf que la loi
00:59:56Elle existe déjà
00:59:57Ça s'appelle la responsabilité civile
00:59:58Si un gamin mineur
01:00:00Est interpellé
01:00:00Alors qu'il a dégradé
01:00:01Quoi que ce soit
01:00:02La responsabilité civile des parents
01:00:04Peut être engagée
01:00:05C'est pas la peine
01:00:05D'inventer un nouveau truc
01:00:07Parce qu'ils sont en train
01:00:08De cogiter
01:00:08Sur cette loi de responsabilité
01:00:10Plus ou moins collective
01:00:11Dès lors que vous êtes interpellé
01:00:13A proximité d'un lieu
01:00:14Ou d'autre
01:00:14Dégrade
01:00:15Ça passera pas
01:00:16Cette loi ne passera pas
01:00:18Appliquons déjà ce qui existe
01:00:19Et puis on verra après
01:00:20Si on peut avoir de l'imagination
01:00:21Anne
01:00:21Il y a quand même
01:00:23Une complaisance incroyable
01:00:24Dans cette situation
01:00:24Ce qui est possible
01:00:25En droit français
01:00:26C'est de manifester
01:00:27Bon
01:00:27Quand on manifeste
01:00:28En général
01:00:29On déclare à l'avance
01:00:30On déclare un itinéraire
01:00:31Je suis pas sûr
01:00:32On en est assez loin
01:00:34Le blocus
01:00:35C'est interdit
01:00:36Parfaitement interdit
01:00:36On n'a pas le droit
01:00:37De forcer les autres
01:00:39A ne pas pouvoir étudier
01:00:40Ou ne pas pouvoir travailler
01:00:41C'est parfaitement interdit
01:00:42Par le droit
01:00:42Et quant à la grève
01:00:43Elle n'est évidemment pas ouverte
01:00:45Aux enfants
01:00:46Qui ne travaillent pas
01:00:47Donc en fait
01:00:47Là on voit que globalement
01:00:49Que ce soit les politiques
01:00:50Que ce soit les observateurs
01:00:51Ils trouvent ça
01:00:51A peu près normal
01:00:52Qu'il y ait toute une série
01:00:53De gamins dans les rues
01:00:55Qui ne fassent rien
01:00:56Au lieu de travailler
01:00:57Au lieu de circuler
01:00:58Déjà là
01:00:59Je trouve qu'il y a un problème
01:01:00Et donc tous les parents
01:01:01Devraient aller chercher leurs enfants
01:01:02Et les ramener par la peau des fesses
01:01:04Exactement
01:01:04Et quand Nelson m'a dit
01:01:07J'ai un coup de coeur
01:01:09Dans ces manifestations
01:01:10Je me suis dit
01:01:10Mais il n'y a que Nelson
01:01:11Mais il a raison d'ailleurs
01:01:12Parce que c'est tellement
01:01:13C'est un coup de coeur
01:01:13A contrario
01:01:14Bien sûr mais vous avez raison
01:01:15C'est tellement important
01:01:16On parlait tout à l'heure
01:01:17De notre débat
01:01:18Vous voyez ça
01:01:19Ça fait sens
01:01:20Moi je vois un gagnant
01:01:21Un perdant dans cette histoire
01:01:22Je vois les perdants
01:01:23Ce sont les lycéens
01:01:25Qui sont privés d'établissements
01:01:25Parce que le feu y a été mis
01:01:27Je vois un gagnant
01:01:28C'est l'institution
01:01:29Des établissements privés
01:01:31C'est une contre-pube totale
01:01:33Contre l'enseignement public
01:01:35Et je vois aussi un autre gagnant
01:01:36Peut-être plus hypocrite
01:01:38C'est le gouvernement
01:01:38Qui là
01:01:39Peut derrière ces images de violence
01:01:40Se garder d'une politique
01:01:41Vraiment constructive
01:01:43Pour améliorer l'enseignement public
01:01:45En France
01:01:45Attendons de voir ce qui se passe
01:01:47Demain et surtout mardi
01:01:48Et c'est vrai que
01:01:49Le premier débat qu'on a eu tout à l'heure
01:01:50N'est pas très rassurant
01:01:51Et on note le pessimisme
01:01:53Et notamment de Benjamin
01:01:55Comme Olive
01:01:55Et on salue encore une fois
01:01:57Le travail des policiers
01:01:59Allez on va parler sport
01:02:00Quand il y a Nelson
01:02:01Pas tellement on parle sport
01:02:02Alors là aussi
01:02:04Le coup de griffe
01:02:05Il m'a étonné
01:02:06Parce qu'il touche un domaine
01:02:08Que Nelson connait par coeur
01:02:10C'est le
01:02:11L'athlétisme
01:02:13Le tennis
01:02:13C'est un peu d'athlétisme
01:02:15Mais bon
01:02:16Les multisports
01:02:16Je vous trouverai bien
01:02:17Un coup de griffe
01:02:18Ou de coeur
01:02:18Sur l'athlétisme
01:02:19Oui mais on parlera
01:02:20Vous allez voir
01:02:20Vous allez voir
01:02:21Vous n'avez pas tout à fait temps
01:02:22Oui vous anticipez
01:02:23Parce qu'il y a une question d'athlétisme
01:02:25Bon alors le tennis
01:02:27Écoutez bien
01:02:27Le tennis
01:02:28Je suis un petit peu fatigué
01:02:29De ces exhibitions
01:02:30De fin d'année
01:02:31Par équipe
01:02:33On sent que c'est un petit peu
01:02:34Artificiel tout ça
01:02:35Déjà la tenue
01:02:37Bon je crois que c'est
01:02:37La toute première fois
01:02:38Que je vois
01:02:39Nick Noah en smoking
01:02:41Je ne l'ai jamais vu en smoking
01:02:43Mais il n'est pas le seul
01:02:43Il y a d'autres joueurs
01:02:44Je ne sais pas s'il y a mis des chaussures
01:02:45Ils sont au nu-pied
01:02:46Celui le palmarès
01:02:47Parce que là vous avez à gauche
01:02:49John McAerro
01:02:50Qui lui a dû oublier
01:02:51Son noeud papillon au vestiaire
01:02:52Je ne sais pas
01:02:53C'est son petit côté révolte
01:02:54S'il n'en a jamais eu
01:02:56Oui c'est son noeud
01:02:57Exactement
01:02:57Alors tout paraît bien là
01:02:59Non mais si vous voulez
01:03:00Ce qui se passe
01:03:01C'est la Lever Cup
01:03:02C'est la Lever Cup
01:03:03Qui est une exhibition
01:03:04Et qui pour moi
01:03:05Est extrêmement surjouée
01:03:07Parce que bon
01:03:07S'il y a l'équipe d'Europe
01:03:09Contre l'équipe du reste du monde
01:03:10Enfin je vous passe les détails
01:03:12Coach
01:03:12André Agassi
01:03:13Yannick Noah
01:03:14Tout ça est bien
01:03:15Mais si vous voulez
01:03:15Bon on n'a pas trop les images
01:03:17De la compétition
01:03:17On n'a pas droit à les images
01:03:19Voilà on n'a pas droit
01:03:19C'est très surjoué
01:03:21C'est très surjoué
01:03:22Vous voyez
01:03:22Les joueurs
01:03:23Les coachs
01:03:24Qui éclatent de bonheur
01:03:26Etc
01:03:27La saison
01:03:28Là on a deux thèmes du monde
01:03:29En photo là
01:03:29Voilà
01:03:29Dont l'un est à droite
01:03:31Le numéro un ou deux mondial
01:03:32Et Carlos Alcaraz
01:03:34Qu'on a brièvement vu
01:03:34Carlos Alcaraz
01:03:35Qui à un moment donné
01:03:36Se fait comment dire
01:03:37Faire une coiffure
01:03:39Par Alexandre Zverev
01:03:40Tout ça
01:03:41C'est les meilleurs joueurs du monde
01:03:42Qui sont là
01:03:42Mais les meilleurs joueurs du monde
01:03:43Qui sont là
01:03:44Pour une exhibition
01:03:45Qui n'est pas tout à fait gratuite
01:03:46Puisqu'ils rentrent chacun
01:03:47Avec en poche
01:03:47250 000 dollars
01:03:49Donc voilà
01:03:49Je trouve ça un petit peu
01:03:51Est-ce que je peux vous poser ?
01:03:51Et j'ajoute
01:03:52J'ajoute que l'une des plus belles compétitions
01:03:54Du calendrier
01:03:55Qu'il y avait
01:03:55Au calendrier
01:03:56A savoir la coupe des vices de tennis
01:03:57Est quasiment morte de sa belle mort
01:03:59Suite à des histoires financières
01:04:01Dans lesquelles
01:04:02Oui c'est très triste
01:04:03Parce que ça c'était une très très belle
01:04:05Aujourd'hui
01:04:05La coupe des vices de tennis
01:04:07Se déroule sur terrain neutre
01:04:08Donc autant dire que
01:04:09Vous n'allez pas aller en Serbie
01:04:11Voir un match
01:04:11Qui oppose mettons la France
01:04:12A la Grande-Bretagne
01:04:13J'ai une question un peu tordue
01:04:15A vous poser
01:04:16Puisque vous en êtes le spécialiste
01:04:17Est-ce que ça vous paraît normal
01:04:19Des matchs de ce niveau-là
01:04:20Qui durent 5 heures et demie ?
01:04:23Alors le temps qui nous est imparti
01:04:24Ne me permet pas de répondre à ça
01:04:26Oui parce qu'on a le
01:04:26Voilà
01:04:27Il reste encore je crois
01:04:28Un coup de cœur
01:04:28Il répondra en plateau
01:04:31Mais pour faire court
01:04:32Je pense qu'il y a 4 tournois
01:04:34Dans le monde
01:04:34Les 4 tournois du Grand Chelem
01:04:35Qui ont encore les matchs
01:04:37Au meilleur des 5-7
01:04:38Et naturellement
01:04:38Un match de 5 heures
01:04:39C'est forcément en 5-7
01:04:40C'est pas au meilleur des 3-7
01:04:41Tous les autres tournois
01:04:42Se disputent au meilleur des 3-7
01:04:44Et je crains
01:04:45Alors je vais peut-être pas
01:04:46Vous faire trop plaisir
01:04:47En disant
01:04:48Mais je crains
01:04:48Que peut-être
01:04:49D'ici quelques années
01:04:50Même les tournois
01:04:52J'avais une arrière-pensée
01:04:53En vous posant cette question
01:04:54Même sur la capacité physique
01:04:56A jouer 5 heures et demie
01:04:57A ce niveau-là
01:04:58On en reparlera
01:04:59Parce qu'on a un coup de cœur
01:05:03Qui concerne un grand champion
01:05:04Et je vois qu'on termine
01:05:05Ce qui nous reste pas beaucoup de temps
01:05:05L'actualité est chargée
01:05:06Coup de cœur
01:05:08Jimmy Gressier
01:05:09Jimmy Gressier
01:05:09Qui est quand même champion du monde
01:05:11Du 5 000 mètres
01:05:13Du 10 000 mètres
01:05:15Vraiment
01:05:16A fait preuve
01:05:16Et premier à remporter
01:05:17Une médaille mondiale sur 5 000
01:05:18Exactement
01:05:195 000 mètres
01:05:20A fait preuve
01:05:21De beaucoup de courage
01:05:22On va peut-être voir le texte
01:05:24De la phrase qu'il a prononcée
01:05:27Voilà
01:05:27Le texte va donc apparaître
01:05:29Je ne comprends pas
01:05:30Qu'on manifeste
01:05:30Parce qu'une journée
01:05:31De 8 heures à 18 heures
01:05:32Serait devenue insupportable
01:05:34Là il parle évidemment
01:05:34Des lycéens
01:05:36Des lycéens
01:05:36Qu'il a été d'ailleurs
01:05:38Jimmy il se trouve
01:05:38Que je le connais bien
01:05:39Il a toujours eu un côté
01:05:40Un petit peu rebelle
01:05:41Et pour vous dire
01:05:42Un côté extrêmement attachant
01:05:43Et regardez la suite
01:05:45Je comprends encore moins
01:05:46Qu'on arrive à casser
01:05:47Dégrader
01:05:48Incendier des camions de pompiers
01:05:49Des camions qui ne sont pas là
01:05:50Pour réprimer
01:05:52Pas là pour juger
01:05:53Ils sont là pour sauver des vies
01:05:54Voilà je crois
01:05:55Qu'effectivement
01:05:55L'agression contre les pompiers
01:05:57Enfin je ne vais pas dire
01:05:58C'est ce qu'il y a de pire
01:05:59Mais il y a trois
01:06:01Les trois commencent par l'être paix
01:06:02Les professeurs
01:06:03Les pompiers
01:06:04Et les policiers
01:06:05Les trois
01:06:05Se sont faits agresser
01:06:07Et parfois tellement sauvagement
01:06:09Je les trouve très courageux
01:06:10Et pour te dire très noble
01:06:11Et pour te dire très vrai
01:06:12Qui peut être contre ça ?
01:06:14Qui peut être contre
01:06:14Une déclaration pareille ?
01:06:16La seule chose
01:06:16C'est que j'espère
01:06:17Qui ne se fasse pas taper sur les doigts
01:06:18Qui ne prendra pas la meute
01:06:18Qu'a pris Léon Marchand
01:06:20En ne s'exprimant pas
01:06:22Qui plus est
01:06:23Sur une question
01:06:24Plus ou moins délicate
01:06:25Qui lui avait été posée
01:06:26Donc moi je salue des sportifs
01:06:28Qui ont le courage
01:06:29De prendre la parole
01:06:29Et qui surtout ont le courage
01:06:31De dire je pense
01:06:31Ce que pensent à peu près
01:06:3390% des gens
01:06:34Parce que là
01:06:36Ou alors qu'on me dise
01:06:37Que c'est bien
01:06:37D'agresser un pompier
01:06:38Là je crois
01:06:39Qu'on a raté
01:06:40Je voulais vous passer
01:06:40Rémi Ragnard
01:06:41Qui est une des stars
01:06:42Des réseaux sociaux
01:06:43Mais on n'a pas le temps
01:06:43Parce que je voyais
01:06:44Qu'on termine
01:06:44Avec les unes
01:06:45Et merci encore
01:06:46Pour ces coups de coeur
01:06:47Et coups de griffes
01:06:48La semaine prochaine
01:06:49Je vous réserve un coup de griffes
01:06:50Que vous allez beaucoup
01:06:50C'est vrai ?
01:06:51Mais ne dites rien
01:06:52Teaser !
01:06:52Non non non
01:06:53Mais ne dites rien
01:06:53Mais la semaine prochaine
01:06:55Et les français adorent
01:06:56Ils me le disent
01:06:58Et j'ai beaucoup de réactions
01:06:58On va voir les unes
01:07:00Des quotidiens demain
01:07:02Nationaux et régionaux
01:07:03Alors je vais découvrir
01:07:04Comme vous
01:07:04On va découvrir
01:07:05La une du parisien
01:07:07Et bien oui
01:07:08À lycée
01:07:08Vous voyez
01:07:08Comment sortir de la crise
01:07:10On était dans le thème
01:07:11Ce soir
01:07:12Dans notre émission
01:07:14Autre une
01:07:15Que je vais découvrir
01:07:16Celle du Figaro
01:07:16Lycée
01:07:17Ses élèves et ses familles
01:07:18Excédés par les violences
01:07:20Encore une fois
01:07:21Vous voyez
01:07:21On a devancé les thèmes
01:07:23C'était les questions
01:07:23De nos deux questions
01:07:25Ce soir
01:07:26On a quoi d'autre
01:07:27Comme une
01:07:28À voir
01:07:28Ceux de nos
01:07:29Confrères
01:07:30De l'Ouest de la France
01:07:32Ouest de France
01:07:32Qui est en fait
01:07:33Un quotidien national
01:07:34Ils ne se considèrent plus
01:07:35Comme le quotidien
01:07:36De l'Ouest de la France
01:07:37Je crois
01:07:37D'être lu
01:07:38Lui de France
01:07:39Voilà
01:07:39Et on termine
01:07:40Oui c'est le premier quotidien
01:07:41De France
01:07:41Exactement
01:07:42L'Alsace
01:07:43Nos moyens de paiement
01:07:44Entrent dans l'ère numérique
01:07:45Les enfants familiaux
01:07:46Sont aussi
01:07:47Des jeunes
01:07:48Il n'y a pas de titre
01:07:49Sur
01:07:49Ah si
01:07:50La mobilisation lycéenne
01:07:51La semaine à venir
01:07:52S'annonce à Oriska
01:07:53Les amis
01:07:54Nous sommes arrivés
01:07:55Au terme de cette émission
01:07:56Merci
01:07:57Ça passe vite
01:07:57Une heure et demie
01:07:58On avait beaucoup de choses
01:07:58Ce qui est bon signe
01:07:59Ce qui est bon signe
01:08:00Merci à vous de m'avoir accompagné
01:08:02Merci à l'équipe
01:08:03Qui m'a accompagné
01:08:03David Brunet
01:08:04Nathalie Le Pelletier
01:08:06Charlotte Diry
01:08:06Isabelle Piboulot
01:08:07Pour l'information
01:08:07Louis Lellement
01:08:08Pour la promotion
01:08:09Merci aux équipes
01:08:10En régie
01:08:10L'info se poursuit
01:08:12Avec justement
01:08:13Isabelle Piboulot
01:08:14Moi je vous souhaite
01:08:14Une très belle semaine
01:08:15Et j'aurai le plaisir
01:08:16De vous accompagner
01:08:17Samedi et dimanche
01:08:18Et dimanche
01:08:18Les coups de cœur
01:08:20Les coups de griffes
01:08:20Dans Soir Info
01:08:21Avec Nelson
01:08:22Toujours avec des surprises
01:08:24Bye bye
01:08:24Et belle semaine
01:08:25Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:27Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:27Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:27Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations