Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 18 heures
Ce lundi 5 octobre, les innovations pour mieux lutter contre le cancer du sein, notamment la création d'un nez électronique capable de détecter la maladie, ont été abordées par Anthony Morel, dans Culture IA, dans l'émission Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Avec Anthony Morel. Alors Anthony, à l'occasion d'Octobre Rose, on s'intéresse aux innovations pour mieux lutter contre
00:05le cancer du sein.
00:06Et dans ce domaine, les progrès scientifiques et technologiques sont absolument remarquables, même porteurs de promesses.
00:12La France est en pointe dans ce domaine.
00:15Oui, absolument. Et il faut rappeler que le cancer du sein, c'est une maladie qui se soigne relativement bien,
00:21évidemment, si elle est prise suffisamment tôt, à la condition qu'elle soit prise suffisamment tôt,
00:259 cas sur 10 de guérison dans ces cas-là.
00:26Alors évidemment, pour ça, il faut faire du dépistage, il faut faire de la prévention.
00:30On a les mammographies qui, d'après ce que j'entends, n'est pas l'examen le plus agréable du
00:34monde.
00:35Et il y a des alternatives ou plutôt des compléments qui commencent à arriver ou qui vont commencer parce qu
00:40'on est en phase expérimentale.
00:41On va notamment travailler sur des nez électroniques capables de détecter le cancer du sein.
00:46Un nez électronique qui reproduit en fait la truffe des chiens.
00:50Je ne sais pas si vous savez, mais depuis quelques années, on utilise maintenant dans les hôpitaux des chiens
00:54qui viennent renifler des compresses qui sont portées par les patientes.
00:57En fait, on s'est rendu compte que les tumeurs avaient une odeur.
01:00Quand je dis une odeur, c'est un composé organique volatile qui sont une sorte de signature olfactive du cancer.
01:06Et à partir de ça, on va pouvoir déterminer qu'une personne est malade ou pas.
01:10Donc aujourd'hui, on fait renifler par des chiens.
01:11Il y a des tests qui ont été réalisés, notamment une étude qui s'appelle K-Dog par l'Institut
01:15Curie.
01:15Le problème, c'est que ce n'est pas complètement fiable, que les chiens, il faut les entraîner.
01:19C'est compliqué.
01:20Et donc l'idée, ce serait de reproduire ça sous forme électronique.
01:23C'est-à-dire de reproduire toutes les capacités extraordinaires de la truffe d'un chien
01:27qui est beaucoup plus efficace que le nez humain, de coupler ça avec de l'intelligence artificielle
01:32et d'être capable, à partir de ça, d'avoir un petit dispositif qui pourrait renifler, si l'on peut
01:37dire,
01:37les patientes pour pouvoir détecter la présence de la maladie extraordinaire.
01:41Ça permettrait d'avoir des dépistages de masse qui seraient beaucoup moins invasifs, probablement beaucoup moins coûteux également.
01:47Et une technologie d'ailleurs qui pourrait se décliner sous plein d'autres formes.
01:49On pourrait s'en servir également dans les aéroports pour détecter la présence d'explosifs.
01:53Par exemple, il y a plein de cas d'usage pour ces nez électroniques.
01:57Et puis une fois détecté, il y a la phase de soins, là la radiothérapie notamment.
02:02Et là encore des révolutions qui sont en cours.
02:04Oui, alors pas seulement pour le cancer du sein d'ailleurs.
02:06Il faut savoir qu'il y a deux patients sur trois atteints d'un cancer qui vont subir de la
02:10radiothérapie.
02:11Donc on délivre des rayonnements ionisants qui vont venir détruire les cellules cancéreuses.
02:15Là, jusqu'ici, la radiothérapie, c'est assez compliqué.
02:19C'est-à-dire qu'il faut faire plusieurs séances, voire plusieurs dizaines de séances.
02:22C'est fastidieux, c'est fatigant.
02:24On a inventé en France, en 2014, l'effet flash.
02:28L'effet flash, c'est quoi ?
02:29C'est le fait d'utiliser le même principe que la radiothérapie, mais de manière beaucoup plus intense.
02:34En gros, on va délivrer des rayons qui ont une quantité de radiation 1000 à 10 000 fois supérieure.
02:40Mais sur une durée de quelques millisecondes.
02:42Ça dure vraiment très peu de temps.
02:44C'est extrêmement concentré.
02:46Et ça, c'est un énorme avantage.
02:48C'est-à-dire que c'est aussi efficace, visiblement, que les séances de radiothérapie longues.
02:52Sauf que là, on le fait vraiment en une fraction de seconde.
02:54La deuxième chose, c'est que ça permet d'épargner les tissus sains qui, d'habitude, avec la radiothérapie classique,
02:59vont être abîmés.
03:01Là encore, on est en phase expérimentale.
03:03Ça va commencer à être testé à partir de l'année prochaine.
03:05C'est des Français qui travaillent sur le sujet.
03:08L'Institut Curie, qui s'est allié au groupe Thalès, qui travaille sur ce sujet-là.
03:11Mais ça pourrait permettre de révolutionner le soin des patients en ayant des séances de radiothérapie qui durent infiniment moins
03:18longtemps que celles qu'on connaît aujourd'hui.
03:19Qui pourraient peut-être moins brûler aussi les patients.
03:23Alors après le dépistage et le traitement, il y a une troisième étape qui est essentielle pour certaines patients.
03:27C'est la reconstruction mammaire.
03:29Alors là aussi, il y a des nouvelles technologies qui pourraient complètement changer la donne.
03:33Oui, c'est un sujet qui est toujours très délicat.
03:35C'est-à-dire repasser sur la table d'opération.
03:36Il y a un effet psychologique aussi qui est très compliqué.
03:38Là aussi, innovation française d'une entreprise qui s'appelle Lattice Medical, startup lilloise, qui travaille sur des bioprothèses mammaires.
03:46En gros, on va utiliser un implant imprimé en 3D qui ressemble à une sorte de grille qu'on va
03:50venir implanter sous la peau.
03:51Et qui va servir de support.
03:53On va y installer les propres tissus de la patiente qui vont venir se régénérer autour de cette grille.
03:59Et à la fin, l'appelant va se résorber naturellement.
04:02En gros, les tissus vont repousser autour de cet implant de manière complètement naturelle.
04:06Là encore, on est en phase d'expérimentation.
04:08Mais ce serait une promesse extraordinaire pour toutes les patientes qui doivent se faire reconstruire le sein après la maladie.
04:15On évacue le risque de rejet aussi.
04:17Exactement.
04:18Par rapport aux prothèses de crise.
04:19De ce genre.
04:21Merci beaucoup Anthony Morel.
04:23Merci.
04:23Merci.

Recommandations