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  • il y a 46 minutes
Avec Ibrahim Maalouf et Hiba Tawaji qui sortent l’album « À LA FRANÇAISE ».

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Transcription
00:00On se demandait, est-ce que la chanson française, est-ce qu'elle jalonne leur quotidien ?
00:04Est-ce que vous l'écoutez toujours ? Est-ce que vous la transmettez à vos enfants, vos petits-enfants
00:09?
00:09Ce n'est pas toujours évident, c'est vrai.
00:12On peut se poser la question, en tout cas, n'hésitez pas à venir parler de ça avec nous, 0800
00:1726 300 300.
00:19En tout cas, tous les deux, vous êtes nés à Beyrouth.
00:23Tous les deux, je vous présente pour les rares qui ne vous connaîtraient pas,
00:28Iba Tawaji, vous, vous êtes une immense vedette au Moyen-Orient.
00:31Le public français vous a découvert avec The Voice,
00:34puis dans le rôle d'Esmeralda dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris.
00:38Vous avez d'ailleurs chanté à la grande soirée de réouverture de Notre-Dame.
00:43C'était un grand moment en décembre 2024.
00:45Ibrahim Malouf, on vous connaît, trompettiste franco-libanais,
00:50deux fois nommé au Grammy Awards.
00:53Vous avez collaboré avec des grands noms, justement, de la musique française.
00:57Juliette Gréco, Mathieu Chédide, Sting aussi.
01:01Ce n'est pas la musique française, mais enfin, c'est dire le pédigré.
01:05Vous avez, en mai 2025, pour les 80 ans de la victoire du 8 mai 45,
01:11interprété La Vie en Rose.
01:12C'était déjà les prémices, peut-être, d'avoir envie de faire revivre cette chanson française.
01:18Puis vous avez sorti l'album à la française.
01:21C'était le 18 septembre.
01:23Vous avez repris 11 chansons, tout le monde connaît.
01:25La Bohème, la Javanaise, les mots bleus.
01:28Pourquoi avoir eu l'idée de sortir cet album ?
01:30Vous vous lancez, Iba ?
01:31Oui.
01:33Ça faisait un moment qu'on avait envie de collaborer ensemble, Ibrahim et moi,
01:37depuis plusieurs années.
01:38On attendait le...
01:39Vous êtes en couple, je le dis aux auditeurs.
01:41Ce n'est pas un secret pour personne.
01:43Oui, on est en couple, on est mariés, on a des enfants.
01:46Je pense que les premières années, on était plus, en tant que couple,
01:51concentrés sur cette vie de famille, etc.
01:53Et on avait envie aussi de monter ensemble sur scène,
01:58de faire un projet en commun, en tant que couple artiste.
02:01Et je pense que la chanson française, c'est un point commun entre nous deux aussi.
02:06On aime beaucoup la chanson française.
02:07On avait envie de faire cet hommage à ce répertoire qui nous a longtemps accompagnés.
02:11En tant que Libanais aussi.
02:14Parce que le français, les chansons françaises, la francophonie,
02:17ça joue un énorme rôle dans nos vies au Liban aussi.
02:21C'est une musique qui nous accompagne aussi beaucoup.
02:23Donc c'était important et assez symbolique pour nous deux de démarrer avec ce projet.
02:28C'est vrai que le Liban est amoureux de la chanson française.
02:33Peut-être parfois encore plus que les Français eux-mêmes.
02:36Complètement.
02:37Au Liban, les gens écoutent plus de chansons françaises,
02:40peut-être même, en tout cas les vieilles chansons françaises qu'en France.
02:45Comment vous l'expliquez ça, Ibrahim Malouf ?
02:49Je ne suis pas sociologue.
02:50Non, mais vous les connaissez bien.
02:52Non, je pense qu'en France, on est un peu dans la nouveauté.
02:54On aime bien la nouveauté.
02:55On a envie d'évoluer.
02:55On a envie de chercher de nouvelles idées, d'être dans l'air du temps, etc.
02:59Alors qu'au Liban, la francophonie n'est pas à la recherche forcément de quelque chose qui soit à la
03:05mode.
03:05Oui, ce n'est pas ringard.
03:06Ce n'est pas ringard, non ?
03:08Et d'ailleurs, notre album met un point d'honneur à dire,
03:11voilà, nous, on ne cherche pas à être à la mode avec cet album.
03:14On veut simplement rendre hommage à la chanson française qu'on adore.
03:20On enregistre avec la Garde Républicaine.
03:21L'orchestre qui nous accompagne, c'est le grand prestigieux orchestre de la Garde Républicaine.
03:26Pour nous, c'est un symbole extrêmement important.
03:28Mais je veux dire par là que ce style, c'est tout sauf être à la mode.
03:32Mais par contre, ce sont des chansons qui vont rester, qui sont déjà là,
03:35qui resteront longtemps, avec ou sans nous.
03:37Mais avec cet album-là, on les réinterprète à notre façon, on leur redonne un souffle de vie.
03:41Pourquoi la Garde Républicaine ?
03:44D'abord parce que c'est un orchestre extraordinaire que j'adore.
03:47Qui est un niveau extraordinaire, vraiment.
03:49Et que souvent, on relègue un peu à un rôle plus étatique.
03:54Alors que le niveau de l'orchestre est vraiment très très très très bon.
03:58Souvent, quand on parle de prestige, etc.
04:00On pense à l'orchestre philharmonique de Radio France ou de l'orchestre national de France, etc.
04:05Or en fait, on oublie qu'on a un bijou avec cet orchestre de la Garde Républicaine.
04:09C'est vraiment un des orchestres les plus disciplinés et les plus performants avec lesquels j'ai joué.
04:13J'ai fait beaucoup de musique classique dans le passé.
04:14J'ai eu cette chanson sur scène avec eux à la salle Gavo.
04:16Oui, Gilles ?
04:17En fait, on se demande si ce n'est pas compliqué d'être à l'international.
04:22Alors c'est vrai que les chansons de Piaf ou de Maurice Chevalier ont été connues.
04:26Ce sont des gens connus à l'international.
04:29Mais Johnny Hallyday, Michel Sardou, nos grands chanteurs, Cabrel et d'autres n'ont jamais fait de carrière internationale.
04:37Et puisque c'est un peu le thème de nos débats,
04:40est-ce que le français, vous qui avez connu des stars internationales, est-ce que le français empêche d'être
04:47connu ?
04:49Je ne crois pas du tout.
04:51Je pense même au contraire.
04:52Il y a beaucoup d'artistes qui sont fascinés à la fois par la France et par la langue française.
04:58Je pense à des gens comme Sting qui, à chaque fois qu'il est en France,
05:02fait un effort particulier pour parler français sur scène.
05:06On est allé voir il n'y a pas longtemps, même dans des musiques d'aujourd'hui.
05:09Je pense à Esa Proqui, par exemple, qui est un des plus grands rappeurs d'aujourd'hui, Marie de Rihanna.
05:14Ils viennent de s'installer en France.
05:16Ce n'est pas par hasard.
05:16C'est parce qu'il y a une envie...
05:17Même de Wally parle.
05:18Voilà, mais c'est parce qu'ils ont envie, en fait, de se rapprocher à la fois de la culture
05:22française,
05:23de la langue française, du mode de vie à la française.
05:26C'est quelque chose qu'on...
05:27Alors, c'est vrai qu'en France, on a tendance un peu à s'autoflageller tout le temps, à se
05:31critiquer.
05:32Il n'y a rien qui va.
05:33Enfin, on est tout le temps à critiquer tout ce qui ne va pas.
05:35La réalité, c'est que la France, la culture française, le mode de vie à la française,
05:40l'intelligence à la française, l'esprit critique, le second degré, l'humour, la diversité qu'il y a en
05:46France aussi.
05:46Parce que, quand on est Auvergnat, on n'a rien à voir avec un breton.
05:50Quand un breton n'a rien à voir avec un Alsacien,
05:52un Alsacien n'a rien à voir avec les Méditerranéens, les Corses, etc.
05:56Donc, il y a une diversité en France qui est extrêmement intéressante,
05:59qui fascine beaucoup de gens.
06:00Et la langue française est représentante de ce truc.
06:02Et c'est important que vous le soulignez en 20 petits peu.
06:04Écoutez quand même des extraits d'album.
06:06Si de temps en temps, il lui dit, je t'aime, je t'aimerais à son mari.
06:11Ah oui, mais...
06:12Je vais poser tes portraits.
06:14Pas assez, je trouve.
06:18Tous les plafonds de tous les palais
06:22Ah, c'est magnifique.
06:24Sur tous les murs que je trouverais
06:27Vous me souvenez ou pas des paroles ?
06:29Oui, bien sûr.
06:30Alors, allez-y.
06:30Juste en dessous, j'écrirais
06:35Ça, ça, j'adore.
06:36Je t'aimerais, je t'aime
06:39Je t'aimerais
06:41Vous pouvez nous commenter ce morceau.
06:45Qu'est-ce qu'on peut dire ?
06:47Les paroles et la musique,
06:50cette magnifique musique
06:51et ces paroles de Cabrel
06:53qui ont tout dit.
06:55C'est une déclaration d'amour
06:56comme on n'a jamais entendu.
06:59Surtout, c'est une déclaration d'amour
07:00à sa fille, à son enfant.
07:02Et nous, cet album,
07:02on voulait le dédier à nos enfants.
07:04Et c'est entre autres aussi pour ça
07:05qu'on aime beaucoup cette chanson.
07:06C'est une des plus belles chansons
07:07de la chanson française.
07:08Puis elle est dédiée à son enfant,
07:10à la génération d'après.
07:11Comment vous les avez retravaillées ?
07:14Vous êtes partie de quoi ?
07:15Vous avez pris...
07:17C'est vrai que ce sont des chansons cultes
07:18pour la plupart.
07:19La Bohème, la Javanaise.
07:20Tout le monde les connaît, j'imagine.
07:23Vous êtes partie comment, justement ?
07:26On ne voulait pas du tout copier
07:27les chansons originales
07:31parce qu'on est tellement attachés
07:32à ces versions.
07:34On ne voulait aussi pas du tout
07:36être très dans la provocation
07:39et aller dans un truc très excentrique, etc.
07:41Ça ne me ressemble pas,
07:42ça ne nous ressemble pas, je pense.
07:43Donc, il fallait trouver juste
07:45pas un compromis,
07:46mais un son qui puisse
07:49être sincère, authentique, personnel.
07:53Une réinterprétation
07:54avec sincérité, authenticité
07:55de nos deux univers ensemble
07:57pour essayer de créer
08:00des arrangements
08:01et une interprétation
08:02qui soit intemporelle
08:03et en même temps très personnelle.
08:04Et on est des grands fans
08:05de Barbara Streisand,
08:06de Michel Legrand,
08:08de la culture française,
08:10américaine à la française,
08:12Quincy Jones, etc.
08:13Donc, on est allé chercher aussi
08:14cette couleur-là
08:15avec les grands orchestres
08:16accordent derrière
08:18avec des arrangements
08:18un peu de jazz.
08:20Et on a choisi des chansons
08:21qui se marient bien aussi
08:23avec ce style-là.
08:24Et c'est très cinématographique.
08:25Quand tu mets l'album
08:26et que tu l'écoutes,
08:28tu plonges dans un environnement
08:29où tu n'as plus envie d'en sortir.
08:30C'est confortable.
08:31C'est envoûtant comme musique.
08:33C'est ça qu'on avait envie.
08:34C'est d'entourer
08:35comme un gros câlin.
08:36On va écouter
08:38plusieurs morceaux encore.
08:40On se retrouve
08:41juste après une petite pause.
08:43N'hésitez pas, vous,
08:43à venir parler
08:45parler avec Iba et Ibrahim Malouf
08:48dans quelques instants
08:49sur Sud Radio.
08:500826 300 300.
08:53Sud Radio.
08:55Parlons vrai.
08:5710h midi, Sud Radio.
08:59À vous de le dire,
09:01Stéphanie Demuru.
09:01À vous de le dire,
09:08je lui dirai
09:10tous les mots bleus
09:12tous ceux qui rendent
09:14les gens heureux.
09:20Alors, ce que vous entendez là,
09:23eh bien,
09:23c'est le couple d'artistes
09:25franco-libanais,
09:26Iba, Tawaji
09:27et Ibrahim Malouf
09:29pour leur album
09:30qui est sorti le 18 septembre.
09:32C'est ça.
09:33À la française.
09:34C'est un album
09:35qui reprend 11 chansons
09:37que tout le monde connaît quasiment.
09:38Là, on vient d'entendre
09:39les mots bleus
09:39de Christophe,
09:41un chef-d'oeuvre aussi.
09:42Il s'est entré
09:42dans l'imaginaire français.
09:46Je le disais tout à l'heure,
09:47ce qui vous a donné envie,
09:49évidemment,
09:50c'est ce Liban
09:51qui adore la musique française.
09:54Vous, aujourd'hui,
09:55vous êtes connu aussi
09:57chez les jeunes générations.
09:58Vous avez le sentiment
09:59que cette chanson française,
10:00elle a besoin
10:00d'être réhabilitée
10:02et transmise encore ?
10:04Ou ce n'est pas le cas
10:05assez suffisamment ?
10:07Moi, ma sensation,
10:08je travaille avec énormément
10:09d'artistes,
10:10effectivement,
10:10jeunes et moins jeunes.
10:12Ce que je sens,
10:13c'est qu'ils ont beaucoup
10:14de respect
10:15pour la chanson française,
10:16mais qu'ils n'ont pas forcément
10:18envie de la reprendre
10:19parce qu'ils ont envie
10:20d'être dans le futur,
10:21dans le turfu,
10:22comme ils disent.
10:24Ils ont envie
10:24d'essayer des choses,
10:25ils ont envie
10:25de faire des expériences,
10:27ils ont envie
10:28d'être sur TikTok,
10:31ils ont envie
10:31de moderniser un peu
10:32leur style,
10:33leur image,
10:33leur musique,
10:34etc.
10:34Donc, je comprends.
10:35Mais de temps en temps,
10:36et d'ailleurs,
10:37ça les trahit,
10:38mais de temps en temps,
10:39on voit bien
10:39dans des chansons,
10:40que ce soit dans du rap
10:42ou de la musique électronique
10:43ou de la chanson française,
10:44etc.,
10:44que les hommages
10:46sont toujours présents.
10:47Un peu à la manière
10:48de Solar,
10:49par exemple,
10:49qui, il y a 20-30 ans,
10:51pouvait reprendre
10:51des références
10:53de vieilles chansons françaises
10:54et tout.
10:55Aujourd'hui,
10:56ils le font aussi.
10:56C'est juste qu'ils le font
10:57de manière beaucoup plus délicate,
10:58parfois de manière
10:59un peu non conventionnelle
11:01et ça peut surprendre.
11:03Les générations évoluent.
11:04Vous parliez de l'IA,
11:05c'est le grand débat.
11:06Aujourd'hui,
11:07l'IA,
11:07dans le monde artistique,
11:08on a vu les histoires
11:09de plagiat supposées
11:11de cet écrivain.
11:13Vous,
11:13comment vous l'appréhendez,
11:15la question de l'IA
11:16dans vos métiers respectifs ?
11:17Alors bon,
11:18vous êtes chanteuse,
11:19c'est un peu différent,
11:21Ibrahim Malouf,
11:22dans la composition,
11:23vous utilisez déjà l'IA,
11:25ou pas vous,
11:26Iba ?
11:28Je pense qu'on ne peut pas
11:30faire face à ça.
11:33Je pense qu'il faut forcément
11:34vivre aussi dans son époque.
11:38Et donc,
11:39au lieu d'être confronté
11:41et d'être dans la défensive,
11:43il faut essayer de prendre
11:44ces outils
11:44et essayer de les transformer
11:45pour essayer de faire aussi
11:48ce qu'on fait.
11:49donc je ne pense pas
11:50que ça puisse remplacer
11:51les artistes,
11:53surtout quand on est sur scène.
11:54Ça,
11:54c'est une expérience
11:55qui ne peut pas être remplacée
11:56par l'IA,
11:56pour l'instant,
11:57j'espère.
11:59Mais on peut utiliser
12:00les outils,
12:01peut-être,
12:01d'une manière intelligente
12:02pour exister et coexister.
12:05Comment,
12:05par exemple,
12:06concrètement ?
12:06C'est simple,
12:07en fait.
12:08Nous,
12:08les IA,
12:09par exemple,
12:09aujourd'hui en studio,
12:10on s'en sert pour
12:11essayer d'avoir des idées
12:12quand on est à court d'idées,
12:13ça peut arriver.
12:14C'est-à-dire,
12:14on se dit,
12:15tiens,
12:16voilà une belle mélodie,
12:17voilà des paroles sympas,
12:18etc.
12:19Si je voulais que ça soit
12:20un peu plus romantique,
12:21qu'est-ce que ça donnerait ?
12:22Si je voulais que ça soit
12:22un peu plus rythmé,
12:23qu'est-ce que ça donnerait ?
12:24Donc,
12:25ça nous donne des idées.
12:26Mais par contre,
12:27si tu gardes ce que l'IA
12:28t'a donné et que tu l'utilises,
12:30c'est comme si,
12:30par exemple,
12:32tu allais sur Internet
12:33pour prendre une recette
12:34et que tu reprenais
12:35la recette de McDo.
12:36C'est la même chose.
12:38En fait,
12:38il faut que ça te stimule.
12:40Oui,
12:40alors il va peut-être
12:41te conseiller de faire des frites
12:42ou de conseiller de faire un burger,
12:43mais essaie de le faire
12:44à ta façon aussi.
12:45C'est intéressant
12:45parce que vous,
12:46vous avez quand même...
12:46Ça va vite se voir.
12:47Pardon,
12:47je vous le compterais.
12:48Ça va vite se voir.
12:49Plus on utilise l'IA,
12:50plus l'IA vont se ressembler
12:52et on va finir par avoir,
12:53si ça continue,
12:54vraiment un truc...
12:55Le même son.
12:55Le même son pour tout le monde.
12:57Et ça va uniformiser
12:58mais dans le mauvais sens du terme.
13:00Et il y a un moment
13:00où ça va trop se voir.
13:01Donc,
13:02on va vouloir s'en séparer
13:03et c'est là que l'IA
13:04aura atteint sa limite,
13:05à mon sens.
13:05Être musicien,
13:06c'est la chose la plus dure
13:07pour se faire connaître.
13:08Vous imaginez,
13:08vous appelez une radio,
13:09une télé.
13:10Ouais,
13:10je voudrais te parler
13:11d'un mec qui joue de la trompette.
13:14Je suis bien placé
13:14pour vous le dire.
13:1621 albums,
13:17aucune playlist
13:18dans aucune radio mainstream
13:20depuis 20 ans.
13:21Donc,
13:2121 albums.
13:22Jamais pas une seule playlist
13:24de radio mainstream.
13:26Donc,
13:26ouais,
13:26je connais l'histoire.
13:28Effectivement.
13:28Alors,
13:29comment vous y êtes arrivé
13:30et comment vous l'expliquez ?
13:32D'abord,
13:32je vous remercie de nous inviter
13:33parce que c'est chouette.
13:35Non mais c'est vrai,
13:35on n'a pas cette visibilité
13:37forcément tout le temps.
13:38Là,
13:38je comprends aussi
13:39que c'est la voix d'Iba
13:40qui donne envie.
13:42On a envie d'écouter
13:42en radio et tout ça.
13:44Mais moi,
13:44quand j'ai fait mes albums
13:45de trompettes,
13:46en fait,
13:46sont considérés
13:48comme étant des musiques
13:51pas accessibles.
13:51Mais c'est tellement
13:53une énorme erreur.
13:54Non mais complètement.
13:55C'était mon point
13:55quand je disais
13:56peut-être que tout le monde
13:57ne vous connaît pas.
13:57Non mais c'est vrai,
13:58je me justifie.
13:59Non mais vous avez complètement raison.
14:01C'est vrai,
14:01la trompette,
14:02c'est pas,
14:02comme vous dites,
14:02mainstream,
14:03c'est pas populaire forcément.
14:05ce que les gens s'imaginent,
14:07surtout dans les grandes radios,
14:09etc.
14:09Et c'est pas du tout
14:10un reproche à la suite de radio,
14:11la preuve,
14:11vous nous invitez,
14:11donc c'est vraiment chouette.
14:13Mais la plupart du temps,
14:15les médias se disent
14:16c'est trop niche,
14:17notre public ne comprendra pas
14:19ou ne va pas adhérer.
14:20Et on est surpris.
14:21Moi,
14:21je me souviens très très bien
14:22de ma première victoire
14:24de la musique.
14:24D'ailleurs,
14:25c'est pas pour me vanter,
14:26mais vraiment,
14:27en 50 ans d'existence,
14:28plus de 50 ans d'existence,
14:29la victoire de la musique,
14:30je suis le seul instrumentiste
14:32à avoir été récompensé.
14:33J'ai eu la chance
14:33de l'être deux fois.
14:34Et moi,
14:35je trouve pas ça normal
14:35dans le sens où
14:36je pense que les instrumentistes,
14:37on a une place
14:39très importante
14:39dans le monde de la musique.
14:40Oui, mais vous avez su
14:41quand même relier
14:42les deux ponts,
14:43la grande modernité
14:45avec votre instrument
14:45qui est plus classique,
14:47si j'ose dire.
14:47En tout cas,
14:47maintenant,
14:48je vois qu'il y a
14:48de plus en plus de jeunes
14:49qui se dirigent vers ça
14:50et ça,
14:51c'est très très chouette.
14:53Je pense qu'à une époque,
14:54en tout cas,
14:55les instrumentistes
14:56étaient un peu bloqués
14:57dans une sorte de performance.
14:59Il fallait être
15:00les concours,
15:01il fallait être performant,
15:02la musique classique,
15:03les conservatoires,
15:04le solfège,
15:04tous ces trucs-là.
15:05Et on pensait que c'était ça
15:06qui allait faire
15:06qu'à un moment donné,
15:08ça allait décoller
15:08d'une certaine façon.
15:09Et on s'est rendu compte
15:10que non,
15:11parce que le public
15:12doit être touché,
15:13doit être touché au cœur,
15:14pas par la performance
15:15de quelqu'un,
15:16mais parce que le cœur
15:17est touché.
15:18Et là,
15:18de plus en plus,
15:19maintenant,
15:19c'est devenu ça
15:20quand même le leitmotiv
15:21des artistes.
15:22Alors, Iba,
15:22on va imaginer
15:23le prochain album,
15:24ça sera
15:25à la libanaise.
15:27Il y aurait quoi
15:28comme chanson
15:28à la libanaise ?
15:29Qu'est-ce que vous pourriez
15:30nous chanter
15:31et qu'on chante au Liban
15:32comme on chante
15:33Je t'aime,
15:34je t'aimerais en France ?
15:35Malida.
15:36Malida.
15:38à l'égyptienne,
15:39à l'italienne,
15:40Malida.
15:41Alors,
15:42il y aurait,
15:43bien sûr,
15:44l'icône
15:46libanaise
15:46Ferouz,
15:47qui est notre diva
15:49libanaise
15:49et la diva du Moyen-Orient.
15:51Alors,
15:51ça donnerait quoi
15:52un petit extrait ?
15:52Ah non !
15:54Ah, c'est ça en fait,
15:55Gilles !
15:55C'est ça qu'il voulait
15:56depuis le début,
15:57c'était ça.
15:58Vous pourriez me chanter
15:58quoi en Libanais ?
15:59Un petit truc comme ça
16:0010 secondes ?
16:02Qu'est-ce qu'on se dit
16:03en rigolant avec Iba
16:04à la maison ?
16:05C'est que quand,
16:06parfois,
16:06on nous demande
16:07de faire un air de trompette
16:08sur un micro
16:09ou à elle de chanter
16:10vite fait comme ça
16:11un thème
16:11alors qu'on n'a pas
16:12du tout préparé tout.
16:13Pour rigoler,
16:14on dit,
16:14mais si tu demanderais
16:15par exemple
16:15à un footballeur
16:16de te faire un pénalty ?
16:18Mais en fait,
16:19c'est vrai que c'est...
16:20Quand on n'est pas chaud...
16:21Non, mais c'est pas ce qu'on a
16:21envie de vous entendre.
16:22Non, mais c'est adorable.
16:23Non, mais on sait.
16:23Mais on devrait se préparer à ça,
16:25en fait.
16:25On devrait préparer,
16:26chauffer la voix.
16:27Non, mais vous inquiétez pas.
16:28On écoutera encore
16:29un petit extrait tout à l'heure.
16:31Au Liban,
16:32quel est l'artiste français
16:33qui reste
16:35les trois artistes
16:35vraiment phares ?
16:38Vous avez parlé
16:38d'Alida ?
16:39Oui.
16:40Oui, d'Alida, c'est sûr.
16:41D'Alida, Aznavour,
16:42Piaf.
16:44Oui, il y en a plein en fait.
16:45Mais même en fait,
16:46ce qui est marrant,
16:46c'est qu'au Liban,
16:47et je donne souvent cet exemple,
16:48mais c'est parce que
16:48c'est assez étonnant,
16:50les gens écoutent
16:51Jodassin aujourd'hui,
16:52par exemple.
16:52Ah oui ?
16:53Oui.
16:53En France, Jodassin,
16:54c'est fini.
16:55Oui, c'est vrai qu'en France,
16:57je sais pas,
16:57aujourd'hui,
16:57nos jeunes auditeurs,
16:58non mais moi,
16:59je me dis en France,
17:00j'avoue que Jodassin,
17:01ils connaissent pas.
17:01Ça passe par,
17:02par exemple,
17:03M. Poukora,
17:03son album sur Claude François
17:05a bien marché,
17:06ça passe par les reprises
17:07aujourd'hui.
17:08Par les télés
17:10type Star Academy,
17:11de France, tout ça.
17:11Ou là,
17:12ils reprennent des titres,
17:13que ce soit les kids
17:14ou les adultes,
17:15ils reprennent des titres
17:16parfois.
17:16Oui, c'est un bon vecteur
17:17quand même,
17:18ces émissions The Voice.
17:19Vous, vous avez pas hésité
17:21avant de participer ?
17:22Si.
17:22Si, parce que
17:23quand on m'a contactée
17:24pour participer à l'émission,
17:25j'avais déjà
17:28une carrière.
17:29J'avais déjà
17:30sorti des albums,
17:31j'avais un public
17:32qui me suivait,
17:33je faisais des concerts,
17:34j'étais...
17:34Oui, j'avais un public
17:35dans le monde arabe
17:36qui me suivait,
17:36donc c'était
17:37un énorme...
17:38C'est une prise de risque.
17:39Paris, peut-être ?
17:40Et alors, gagnant ou quoi ?
17:41Non, au début,
17:41j'ai dit non,
17:43mais le directeur de casting,
17:44Bruno Berberes,
17:45il a insisté
17:46et je me suis dit
17:47que c'était peut-être
17:48l'opportunité pour moi
17:49aussi d'aller à la rencontre
17:50du public français
17:51et francophone
17:52et j'ai jamais regretté.
17:53Ah bah oui, je ne suis pas étonnée.
17:54Et puis vous avez été juré,
17:55Ibrahim,
17:56dans Prestige
17:57sur France 2.
17:59Prodige.
17:59Prodige, j'ai dit Prestige.
18:01Mais c'est marrant,
18:02il faut faire une émission
18:02qui s'appelle Prestige.
18:03C'est vrai ?
18:03Je trouve ça cool.
18:05Et Prodige
18:05est aussi incroyable.
18:07J'adore cette émission.
18:08C'est vrai ?
18:09Ça justifie
18:10le service public, vous voyez ?
18:11Et vous étiez épaté
18:13par les talons
18:13que vous avez vus ?
18:14C'est incroyable.
18:15D'ailleurs, j'ai gardé
18:16des contacts avec pas mal.
18:16Il y en a certains
18:17qui sont même montés sur scène
18:18avec moi après en concert
18:18et tout,
18:19parce que vraiment,
18:19c'est hyper impressionnant.
18:20Ah non, ils sont très bons.
18:22Hyper impressionnant.
18:22Comme quoi,
18:23la jeunesse a un avenir.
18:24On écoute Aznavour.
18:26Et oui, allez-y,
18:26on termine en chanson.
18:28Je rappelle le nom
18:29de votre album
18:29à la française
18:30qui est déjà sorti
18:32le 18 septembre.
18:34Merci beaucoup,
18:35Iba Tawaji,
18:36Ibrahim Malouf
18:37d'être passés
18:37par le studio
18:38de Sud Radio.
18:39On termine en musique.
18:57Vous êtes en tournée
18:58en ce moment, Ibrahim ?
18:59Oui, en fait,
19:00on est en tournée
19:01pour célébrer cet album.
19:02D'ailleurs, le 18 septembre,
19:03c'est aussi notre anniversaire
19:04de nos six ans de mariage.
19:06Et donc, on part en tournée.
19:07On a 35 dates
19:08un peu partout.
19:09Donc, je pense que voilà.
19:10C'est pratique,
19:11ça, qu'on fête
19:11les anniversaires de mariage,
19:12les tournées ensemble.
19:13Donc, n'hésitez pas,
19:14en tout cas,
19:15à aller voir Ibrahim Malouf.
19:17Tawaji,
19:18nous, on se retrouve
19:18avec des sujets
19:19un peu plus sérieux.
19:20La jeunesse
19:20qui ne joue pas la trompette,
19:22mais parfois,
19:24qui manifeste
19:25plus ou moins violemment.
19:26On en parle dans quelques instants.
19:28On accueillera
19:29mes débatteurs du jour.
19:30C'est tout de suite
19:31sur Sud Radio.
19:32N'hésitez pas,
19:32vous, 0800 26 300 300.
19:34Qu'est-ce que vous en pensez
19:35de ces mouvements lycéens
19:37qui se mutent parfois
19:38en émeuture urbaine ?
19:39Qui doit payer les dégâts ?
19:40Est-ce que c'est aux parents ?
19:41Comme le souhaite
19:42le garde des Sceaux.
19:43A tout de suite
19:43sur Sud Radio.
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