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  • il y a 9 minutes
136 000 décès en France en 2024... Les maladies cardiovasculaires sont aujourd'hui la deuxième cause de mortalité dans le pays. Combien de ces décès pourraient être évités grâce à un dépistage plus précoce et une meilleure prévention ? Décryptage des enjeux avec Yannick Neuder, député de l'Isère et ancien ministre de la Santé, et le Pr Ariel Cohen, cardiologue et président de la Fondation Cœur et Recherche.

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Transcription
00:04Bonjour à tous les deux, bienvenue dans Santé Futur.
00:07Professeur Cohen, je commence avec vous.
00:09La cardiologie a nettement progressé dans les traitements, l'imagerie et même les interventions.
00:14Comment expliquer que malgré ces progrès, la mortalité reste aussi élevée ?
00:19On a affaire à un problème de santé publique avec des maladies graves
00:26qui altèrent à la fois la qualité de vie et le pronostic.
00:32Un bouleversement lié aux approches médicamenteuses avec des progrès incommensurables.
00:39Et puis le dispositif, les dilatations des artères, les steintes dans les artères
00:45et tout ce qui est procédure interventionnelle permettant de corriger un vice valvulaire ou autre.
00:51Mais malgré cela, ce sont des maladies du sujet âgé, polypathologiques.
00:58Il faut vraiment que vous imaginez que le paysage du patient cardiovasculaire,
01:03c'est la comorbidité comme l'on dit, c'est-à-dire la présence d'une maladie rénale chronique,
01:08d'une maladie métabolique, d'une maladie neurologique.
01:12Et donc tout cela fait que ces patients ont un taux de complications qui est élevé,
01:18qui reste élevé malgré les traitements.
01:21Et puis il y a, vous l'avez très bien dit dans votre introduction,
01:24la part silencieuse de beaucoup de ces maladies
01:26qui peuvent tuer de façon silencieuse l'hypertension artérielle,
01:30parfois le diabète.
01:31L'hypertension peut-être est le meilleur exemple que l'on peut donner.
01:34Vous voyez, presque 17 millions de personnes qui ont une hypertension artérielle,
01:39la moitié ne le savent pas.
01:40Et parmi celles et ceux qui le savent, la moitié ne sont pas traitées de façon optimale.
01:44Et donc tout cela finit par aboutir par un retentissement sur à la fois l'anatomie
01:50et la fonction du cœur.
01:52Et cela aboutit donc à une sur-morbid mortalité.
01:55Mais cela n'est pas inéluctable.
01:58Et Yannick Noderre, qu'est-ce qui nous empêche encore de mieux prévenir ces maladies ?
02:01Je crois que vous l'avez très bien dit dans vos propos introductifs,
02:04c'est-à-dire qu'on est dans la journée mondiale du cœur.
02:07Et cette journée mondiale du cœur, qui a été créée en 2000 par l'OMS,
02:10elle met un sujet en avant, c'est que ces pathologies cardiovasculaires,
02:15dont vous avez rappelé l'impact, 140 000 décès par an,
02:19dans 80% des cas, elles seraient évitables si on maîtrise les facteurs de risque,
02:23le tabagisme, l'hypertension artérielle, comme vient de le rappeler le professeur Ariel Cohen,
02:28le cholestérol et le diabète.
02:30Donc l'objectif pour moi, c'est cette prise de conscience collective
02:33qui doit être au niveau des politiques, des professionnels de santé,
02:37des usagers, des patients, des citoyens.
02:40C'était l'objectif donc de cette loi, cette loi cœur,
02:43qui a été votée à l'unanimité au mois de juillet au Parlement,
02:47donc c'est assez rare pour le souligner,
02:49et qui est une déclinaison du plan européen,
02:52que nous avions travaillé à l'échelon européen avec mes collègues ministres de la Santé.
02:56Et cette loi, elle est assez simple,
02:58c'est-à-dire que face à ce problème de santé publique,
03:02première cause, deuxième cause de mortalité en France,
03:05mais première cause de mortalité chez les femmes,
03:07est-ce que l'on dépiste suffisamment, est-ce qu'on fait suffisamment de prévention ?
03:12Naturellement, la réponse est non.
03:14Donc cette loi a pour but de caler, d'organiser dans le paysage,
03:19ce dépistage des pathologies cardiovasculaires,
03:22avec tout d'abord une sensibilisation des pouvoirs publics,
03:25des soignants et des professionnels de santé.
03:28Deuxièmement, c'est de permettre à tout professionnel de santé,
03:31et je trouve que l'exemple de l'hypertension artérielle est un excellent exemple,
03:35c'est de permettre aux pharmaciens, aux kinésithérapeutes de prendre l'attention.
03:39On a plus de 6 millions de Français qui ne savent pas qu'ils ont une hypertension artérielle.
03:43Le troisième point, c'est de pouvoir aller vers,
03:46c'est de pouvoir faire ce dépistage sur le lieu de travail,
03:49puisque globalement, de 18 à 65 ans,
03:52on passe une grande partie de sa journée au travail,
03:54donc c'est de se dire, il faut qu'on puisse dépister sur les lieux de travail.
03:59La loi permet que soit proposée à chaque salarié,
04:02quelle que soit la taille de l'entreprise,
04:04obligatoirement proposée, un dépistage.
04:07C'est un dépistage qui peut être organisé par la médecine du travail,
04:10par les professionnels de santé du territoire,
04:12par des associations agrées,
04:13ce qui permettra en regard d'éviter que les pathologies arrivent,
04:17de diminuer les arrêts maladie
04:19et de permettre une meilleure productivité à l'entreprise.
04:22Et puis, le dernier point, c'est une sensibilisation globale
04:25au niveau des enfants.
04:27C'est-à-dire, c'est la prévention dans les milieux scolaires.
04:30L'année suivante, le sixième anniversaire.
04:33Notamment pour l'hypercholestérolémie.
04:35Dans ces sujets-là, il y en a un qui est important,
04:38qui est une maladie qui est l'hypercholestérolémie familiale.
04:42On a 30 000 enfants en France qui sont porteurs de cette pathologie.
04:46Donc, ils ont un taux de cholestérol extrêmement élevé
04:48et ils font des pathologies que, normalement, on voit arriver
04:51vers les populations plus âgées.
04:53Ils font des infarctus, des AVC.
04:55Donc, l'idée, c'est de pouvoir dépister à l'âge de 6 ans
04:58ces enfants pour pouvoir leur mettre un traitement
05:00et leur éviter, vers l'âge de 15-20 ans,
05:02de faire un AVC et un infarctus.
05:04Mais c'est surtout une mesure au niveau des écoles,
05:07des collèges, des lycées, sur la sédentarité, l'obésité.
05:11On a 20 % de nos enfants qui sont obèses.
05:14C'est de les sensibiliser à la pratique sportive,
05:17à la bonne alimentation, à l'absence de sédentarité,
05:20le temps des écrans.
05:22Professeur, la prévention cardiovasculaire doit commencer dès l'enfance ?
05:25Ah oui, absolument.
05:26Je pense que le député Yannick Noderre a mis le point là où il fallait.
05:306 ans, ça correspond d'ailleurs au début de l'autorisation
05:33de traiter ces enfants par des médicaments très efficaces
05:37qui vont permettre de réduire de façon drastique le risque cardiovasculaire.
05:41Oui, je crois qu'il faut vraiment penser à la prévention.
05:44Mais avec Yannick Noderre, nous avons beaucoup réfléchi
05:48à tenter de faire en sorte de ne pas stigmatiser.
05:51Vous voyez, prévenir et détecter, c'est bien.
05:54Mais surtout, il ne faut pas culpabiliser.
05:55Alors, juste un chiffre pour que vous l'ayez en tête.
05:58Quand on regarde la définition de ce qu'on peut appeler
06:00la bonne santé cardiovasculaire,
06:02on en a beaucoup parlé avec Yannick Noderre,
06:077 à 11 % de la population française, hommes et femmes,
06:11seulement est en bonne santé.
06:12Qu'est-ce que c'est qu'une bonne santé ?
06:14C'est justement ce qui a été décrit,
06:16c'est-à-dire ne pas avoir de facteur de risque cardiovasculaire
06:18et être informé.
06:20Et donc, ça veut dire que 90 % de notre population française
06:24n'est pas en bonne santé cardiovasculaire.
06:26Et donc, prévenir, c'est informer, c'est mobiliser
06:30en essayant de faire en sorte de ne pas culpabiliser.
06:34Être en surpoids, c'est une maladie.
06:36Ça n'est pas juste un problème esthétique.
06:40Avoir une tendance au diabète ou du cholestérol,
06:43c'est une maladie qui se traite
06:45avec à la fois une approche hygiéno-diététique
06:48et des traitements médicamenteux efficaces.
06:51Et puis, nous sommes un peu terrorisés, nous les soignants,
06:54Yannick comme nous, par parfois des campagnes de désinformation
06:57sur le fait qu'il ne serait pas bon de faire cela
07:01ou il ne serait pas bon de prendre un médicament
07:03en prévention primaire, c'est-à-dire avant un événement cardiovasculaire.
07:06Ou dire sur les réseaux sociaux.
07:07Mais c'est fondamental, c'est vraiment un point
07:11sur lequel il faut que nous arrivions à continuer
07:13encore et encore à mobiliser et à sensibiliser.
07:16Et surtout pas à culpabiliser.
07:18Dans l'imaginaire collectif, l'infarctus reste encore souvent
07:21associé à un homme d'âge mûr.
07:24Est-ce que le risque cardiovasculaire féminin reste sous-estimé ?
07:29Là encore, vous touchez du doigt un problème majeur
07:31dont vous parliez avec Yannick Noder il y a quelques minutes.
07:35Il faut vous souvenir qu'à peu près 10% des infarctus de myocarde
07:38touchent des personnes âgées de moins de 50 ans.
07:41Et en particulier, celles et ceux qui ont ces facteurs de risque-là,
07:45dont l'hypercholestéromie familiale.
07:47Et puis après, il y a un sujet sur lequel on pourrait vraiment passer plusieurs jours,
07:51qui est le cœur de femme et la pathologie cardiovasculaire chez la femme.
07:55La première cause de mortalité chez les femmes,
07:57on a tendance à penser que c'est le cancer,
07:59mais la première cause de mortalité chez les femmes,
08:01c'est les pathologies cardiovasculaires.
08:03Donc là, il y a tous les problèmes.
08:05Il y a d'abord le problème de la méconnaissance des soignants
08:08qui ne se mobilisent pas suffisamment pour sensibiliser les femmes
08:13à un risque cardiovasculaire accru à tous les âges,
08:16aussi bien pour les ménopauses précoces,
08:19mais aussi pour la contraception,
08:21mais également pour les grossesses compliquées.
08:23Par exemple, grossesses compliquées d'hypertension artérielle
08:25ou d'hypertension ou de diabète.
08:27Ce sont des femmes qui sont exposées à ce risque d'événement.
08:31Donc d'abord, il y a un problème de méconnaissance.
08:34Et puis après, il y a un problème aussi de méconnaissance
08:36par nos patientes qui ont tendance à minimiser les symptômes,
08:40à ne pas les décrire, comme si cela faisait partie d'une vie
08:44d'une femme normale, d'avoir une douleur à la poitrine,
08:47justement, qui devrait alerter sur l'infarctus
08:49ou d'avoir des symptômes qui évoquent une pathologie neurovasculaire aiguë,
08:53comme un AVC.
08:54Et enfin, il y a un dernier problème qui est beaucoup plus inquiétant,
08:57c'est que lorsque la femme a présenté l'événement cardiovasculaire,
09:01infarctus ou accident vasculaire cérébral,
09:04elle n'est pas prise en charge de la même façon qu'un homme
09:07avec une sous-utilisation des thérapeutiques médicamenteuses
09:11et interventionnelles.
09:12Alors, ne croyez pas que nous soyons particulièrement bêtes
09:15dans le monde des soignants,
09:17mais cela vient d'un certain nombre, malheureusement, d'habitudes
09:22qu'il faut absolument corriger.
09:24Et enfin, un dernier point, vous l'avez dit dans votre introduction,
09:27l'innovation et l'approche thérapeutique, il faut y veiller,
09:31et bien, les femmes sont sous-représentées dans les essais thérapeutiques.
09:36Et donc, en fait, on ne sait pas bien appliquer les bonnes règles aux bonnes personnes.
09:42Et donc, je pense que le député Inglodère l'a rappelé encore ce matin,
09:47c'est une mobilisation générale, vraiment,
09:50et on a mobilisé grâce à lui aussi.
09:51Donc, si je comprends bien, le problème, ce n'est pas le dépistage chez les femmes,
09:54c'est la prise en charge ensuite.
09:55Alors, c'est les deux, c'est le dépistage.
09:57Rappelez quand même que chaque jour,
09:59c'est 200 femmes qui décèdent de pathologies cardiovasculaires,
10:02quand il y en a à peu près 25 qui décèdent de cancer du sein,
10:05et une ou deux d'accidents de la route.
10:08Et alors, que prévoit votre loi ?
10:10Alors, la loi, elle prévoit un focus particulier chez les femmes,
10:14où il sera naturellement proposé, sensibilisé,
10:17que les pathologies cardiovasculaires,
10:19eh bien, ce n'est pas réservé aux hommes,
10:21pour les raisons qui ont été dites par Ariel Cohen,
10:24notamment aux âges clés de la vie,
10:26c'est-à-dire que pendant la prise de strobe progestative, de pilule,
10:30pendant la grossesse,
10:31quand on a un poids du bébé qui est particulièrement élevé,
10:35eh bien, il faut rechercher un diabète,
10:36un diabète gestationnel, une hypertension pendant la grossesse,
10:40ce sont des facteurs qui laissent présager
10:41que la femme, plus tard, aura ce type de pathologie.
10:45Et puis, c'est culturel.
10:47Moi, je consulte encore,
10:49je vois souvent des épouses qui prennent des rendez-vous pour leur mari,
10:53et je leur dis, et vous, vous avez fait votre bilan ?
10:56Eh bien, non, elles n'ont pas prévu.
10:57C'est-à-dire que...
10:58C'est ancré.
10:58C'est ancré que, finalement,
11:00la femme est souvent un peu résumée, pardon,
11:03à des problématiques liées avec la gynécologie,
11:06et que non, la première cause de mortalité
11:09chez les femmes en France,
11:10c'est les pathologies cardiovasculaires.
11:12Donc, il y a une campagne
11:13qui a été lancée par la Société française de cardiologie,
11:17notamment, et la Fédération française,
11:18c'est « tu as vu ton gynéco, tu as vu ton cardio »,
11:21parce que je crois que les deux éléments sont liés.
11:23Donc, on doit aussi informer la communauté soignante
11:27de cet intérêt à promouvoir le dépistage.
11:30La loi que j'ai fait voter
11:32et qui va rentrer en application,
11:34je l'ai bien vue sur les lieux professionnels,
11:36puisque je suis déjà allé tester son efficacité
11:40et la façon de se faire.
11:42On était sur une plateforme chimique.
11:44Eh bien, spontanément,
11:45les dépistages avaient l'impression
11:47de s'adresser plutôt aux ouvriers de la chimie.
11:50Quand on est passé dans la partie administrative,
11:53j'ai dit aux agents administratifs
11:55qui étaient plutôt féminins,
11:56en disant « est-ce que vous êtes allé au dépistage ? »
11:58Elles ne se sentaient pas vraiment concernées.
12:00Elles y sont allées
12:01et j'ai vu des réactions assez étonnantes.
12:03Je me rappelle de cette secrétaire de 38 ans
12:06qui, finalement, s'est retrouvée
12:07avec des facteurs de risque
12:08et finalement à haut risque
12:09de pathologies cardiovasculaires.
12:11Jamais elle n'aurait pensé
12:12qu'une campagne de dépistage, entre guillemets,
12:15pour éviter un AVC, un infarctus,
12:17s'adresser pour elle.
12:18Yannick Noder, il y a un autre enjeu
12:19que vous voulez mettre
12:20beaucoup plus fortement sur la table.
12:21On va l'évoquer rapidement.
12:23C'est l'évaluation médico-économique
12:25de la prévention.
12:26Est-ce qu'on sous-évalue aujourd'hui
12:28le coût réel de ces maladies
12:29pour la société ?
12:30Je pense qu'on ne le fait pas correctement.
12:32On regarde les soins consommés.
12:34En France, on n'a aucune vision
12:35pluriannuelle à long terme.
12:37On fait chaque année
12:38le vote du budget sur une année
12:40et on sait très bien
12:40et ça va commencer les débats budgétaires
12:42au Parlement d'ici quelques jours.
12:44Mais on n'a aucune vision pluriannuelle
12:46et on sait très bien
12:47que chaque euro dépensé
12:49dans la prévention,
12:50on aura un retour sur investissement
12:51dans plusieurs années.
12:53Et je crois que ce qu'on ne fait pas
12:54actuellement,
12:55c'est de bien calculer
12:56vraiment les coûts.
12:58C'est-à-dire que naturellement,
12:59si on a bien dépisté un patient
13:01dans 80% des cas,
13:02on peut lui éviter l'infarctus
13:04ou l'AVC.
13:04L'AVC qui est la première cause
13:06de handicap acquis.
13:07Donc on voit bien
13:08que le patient n'est pas malade,
13:10le soignant est content
13:10et on a évité de consommer des soins.
13:12Mais il y a un deuxième volet,
13:14c'est que si ce patient,
13:15malheureusement,
13:16a fait cette pathologie,
13:17il aura un arrêt de travail,
13:18il aura des indemnités journalières
13:20qui auront un coût
13:21pour notre système de santé.
13:23Et puis le troisième point,
13:24c'est qu'au vu d'une entreprise,
13:25c'est pour ça qu'il y a
13:26une adhésion aussi
13:28du milieu professionnel
13:30des entrepreneurs
13:32et notamment du patronat,
13:35c'est qu'on a plutôt intérêt
13:36à avoir des patients salariés,
13:39des salariés patients
13:40en bonne santé
13:41puisque ça permet
13:42d'augmenter la productivité
13:44aussi du pays.
13:45Et je crois que nous avons
13:46des dépenses de santé
13:47qui augmentent spontanément
13:48de 4%.
13:49Donc on voit bien
13:49qu'il va falloir
13:50effectivement être
13:51le plus efficient possible.
13:52Mais face à l'emergence
13:53des maladies chroniques,
13:54on n'a pas parlé,
13:55par exemple,
13:56de la pathologie rénale,
13:57mais c'est près de 6 millions
13:59de patients en France
14:01et c'est une des premières causes
14:02aussi,
14:02des dix premières causes
14:03de mortalité.
14:04Face au vieillissement
14:05de la population,
14:06l'augmentation des maladies chroniques
14:07avec par exemple
14:08la prévalence du diabète
14:10qui atteint 10%
14:11dans certaines régions,
14:12notamment l'outre-mer,
14:13il va falloir aussi
14:14qu'on ait davantage
14:15de richesses
14:16pour faire face
14:17à ces problèmes de santé.
14:18Donc économie
14:19sur le soin non dispensé,
14:21économie sur les indemnités journalières,
14:23augmentation globale
14:24de la productivité du pays
14:26pour faire face
14:26au vieillissement
14:27de la population
14:28et à l'émergence
14:29des maladies chroniques.
14:30Restez avec nous messieurs,
14:31on passe tout de suite
14:32à la chronique de Camille
14:33et vous allez pouvoir réagir.
14:34Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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