00:00Europe 1 Info
00:01La suite avec vous Clélie Mathias et votre chroniqueur Georges Fenech
00:05et votre invité Amina Tania-Katé, porte-parole nationale d'Europe Écolégie des Verts.
00:09Avant de parler de la stratégie des écologistes pour la présidentielle,
00:12je voudrais votre réaction à ce qui a été annoncé ce matin par Serge Papin, le ministre du Commerce.
00:16Il a annoncé qu'une taxe sur les produits sucrés était sur la table du budget, il était sur LCI
00:21ce matin.
00:22Il y a un problème dans ce pays d'obésité, de diabète et donc de consommation excessive de sucre.
00:32Ce n'est pas sur la table d'aujourd'hui ce dont vous parlez.
00:35Ça fait plusieurs années qu'on en parle.
00:37Moi je ne suis pas pour qu'il y ait une augmentation des produits.
00:40Il y a un débat aujourd'hui et ce débat il va être porté.
00:43Parce que le projet du PLF qui va être présenté, il va faire l'objet d'un débat démocratique.
00:48Moi je n'ai pas dit qu'il fallait forcément passer par les taxes.
00:51Mais en tous les cas, vous voyez ce matin, ça permet d'ouvrir le débat.
00:55Alors ça ouvre le débat, ça voudrait dire qu'on pourrait payer des gâteaux, des sodas un peu plus cher.
00:58Vous y seriez favorable Aminata Niakate ?
01:01Alors je ne suis pas favorable à ce qu'on paye ces produits un peu plus cher.
01:05En revanche, nous sommes favorables en tout cas à une taxation des produits, des boissons sucrées.
01:12Pour mémoire, Sabrina Sebailly, députée écologiste, avait porté une proposition de loi en ce sens.
01:20C'est une revendication aussi de l'OMS, c'est-à-dire que les produits ultra transformés,
01:26que les boissons très sucrées soient surtaxés, non pas pour renflouer les caisses de l'État,
01:32mais pour que les industriels mettent moins de sucre dans leur produit.
01:37Parce que c'est ça l'objectif, c'est plutôt qu'il y ait moins de sucre dans les produits
01:44et que les industriels n'ont pas vocation à faire rejaillir, ruisseler cette hausse de prix sur les consommateurs.
01:56Nous sommes plutôt pour qu'il y ait un bouclier environnemental et social sur les prix
02:02et que ce soit les industriels qui adaptent leurs pratiques pour mettre moins de sucre.
02:09Parce que c'est ça l'enjeu, c'est que les enfants consomment moins de sucre.
02:12Je ne suis pas sûr qu'on ait vraiment tout compris.
02:15Le résultat, c'est que finalement c'est une augmentation nouvelle d'une taxe.
02:19Encore une fois, d'ailleurs, le ministre lui-même, M. Papin, vient de dire qu'il n'y est pas
02:23tellement favorable.
02:24C'est quand même curieux.
02:25Mais au fond, est-ce que vous croyez vraiment qu'en augmentant ces taxes sur les produits sucrés,
02:30vous allez changer des comportements et vous n'allez pas pénaliser finalement les populations les plus faibles,
02:34les plus fragiles, qui consomment des gâteaux pour les enfants, etc.
02:38En tout cas, pour vous dire, l'Angleterre a voté, a mis en place un tel dispositif en 2018
02:45et cinq ans plus tard, ils ont observé une baisse des urgences pédiatriques sur les caries de 28%.
02:52Et leur analyse, c'est que c'est directement en lien avec ceci.
02:56Et vous dire aussi, il y a aussi un enjeu de justice sociale,
02:59puisque les enfants des quartiers populaires sont en situation d'obésité
03:04deux fois plus que tous les autres enfants.
03:07Et il y a 17% des enfants qui sont en surpoids selon l'EMS
03:10et 6% en situation d'obésité infantile.
03:15Camilla Tania-Cathé, je voudrais vous faire écouter Sandrine Rousseau
03:17à propos de la présidentielle et de l'avenir du parti des écologistes.
03:20Elle était sur Sud Radio.
03:21Je voudrais que les écologistes, enfin, aient une discussion sur la stratégie pour 2027.
03:27L'extrême droite est aux portes du pouvoir.
03:29Et nous ne pouvons pas passer toute cette séquence sans jamais, jamais nous questionner,
03:34ni sur nos échecs, parce que nous n'avons jamais eu véritablement de débat
03:38sur les échecs électoraux successifs que nous avons,
03:40ni sur la stratégie pour 2027.
03:42Et je pense que là, la direction actuelle nous enferme dans une impasse totale
03:46dont il n'y a pas de sortie véritable pour le mouvement des écologistes.
03:51Et je vous dis, aujourd'hui, je suis extrêmement inquiète sur notre avenir.
03:55Alors, est-ce que vous partagez son pessimisme ?
03:58Mais en même temps, elle est en interne, elle sait de quoi elle parle.
04:01Elle est effectivement en interne.
04:03Quand elle dit qu'il n'y a pas du tout de débat,
04:04ça fait plus d'un an qu'on en parle à tous nos conseils fédéraux.
04:08Donc, le débat existe, y compris des conseils fédéraux.
04:13Et ensuite, les adhérents ont voté.
04:15Ils vont re-voter en décembre.
04:18Et un mandat a été donné au bureau politique
04:22pour rechercher, pour négocier avec les partis de gauche
04:28sur un projet qui pourrait être commun,
04:32sur une gouvernance, sur un accord délégatif.
04:35Et pour l'instant, on a une candidate,
04:38c'est Marine Tondelier,
04:39qui a été largement soutenue.
04:42En tout cas, l'écologie politique
04:46et les sujets de l'écologie politique
04:48ont vocation à être portés dans le débat présidentiel.
04:51C'est ce qui va avoir lieu.
04:52Et en décembre, les adhérents...
04:53Vous trouvez vraiment qu'ils le sont, là ?
04:55Qu'on parle beaucoup d'écologie ?
04:56Après l'été qu'on vient de vivre,
04:58je pense qu'on parle pas mal,
04:59on parle quand même assez...
05:00Justement, à cause de l'été qu'on vient de vivre.
05:04Après, c'est vous qui avez la ligne éditoriale sur Europe 1.
05:07N'hésitez pas à mettre ces sujets sur le devant de la table.
05:10On est interpellés quotidiennement sur les désordres environnementaux,
05:14les canicules, sur l'alimentation, sur la santé.
05:17Ce sont des enjeux majeurs qui intéressent les Français.
05:21Et nous sommes à votre disposition pour en parler.
05:23C'est pour ça que vous étiez là aussi aujourd'hui.
05:25Merci beaucoup Aminata Niacaté,
05:27porte-parole d'Europe Ecologie,
05:29les verts, merci à Georges Fenech également,
05:31et à vous Géraldine Hamon.
05:32On se retrouve demain à 13h pour Europe 1 Info.
05:35Tout de suite, c'est Romain Desarmes et Marie-Estelle Dupont.
05:37Et si on en parlait sur Europe 1...
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