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  • il y a 7 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Sur la situation économique du pays, sur le gouvernement qui cherche désespérément au moins 30 milliards d'euros
00:05et qui essaye d'établir un budget, ce n'est pas gagné.
00:09Comment le boucler ? Vous avez vu les pistes.
00:11Roland Lesquire a mis sur la table un effort, donc je le disais, de 30 milliards d'euros.
00:16Il pourrait y avoir aussi les retraités mis à contribution.
00:19Les consultations commencent aujourd'hui et vont s'échelonner toute la semaine.
00:24Et je voudrais vous faire écouter François-Xavier Bellamy.
00:27Il était l'invité de la grande interview européenne sur Essay News, c'est le vice-président des Républicains.
00:31Et il a rappelé le chantage d'Olivier Faure sur la suspension de la réforme des retraites pour faire adopter
00:37le budget.
00:37C'était l'an dernier.
00:38Il y a un an, vous vous souvenez, on avait décidé, le gouvernement avait choisi de boutiquer, pour reprendre votre
00:44expression, son budget,
00:45en acceptant le chantage d'Olivier Faure sur la suspension de la réforme des retraites.
00:50J'avais dénoncé, comme Brune Retailleau, ce chantage absolument affligeant.
00:54Alors, ce budget n'a été adopté qu'à travers ce chantage absurde.
00:57Combien ça a coûté cette année ? 6 milliards d'euros.
01:00Aujourd'hui, ces 6 milliards d'euros, le gouvernement veut les chercher dans la poche des retraités.
01:06On va y venir d'ailleurs sur ces 6 milliards d'euros.
01:08Juste avant, Thomas Bonnet, vous avez vu Roland Lescure hier qui s'exprimait,
01:11non c'était ce week-end, samedi je crois, dans les colonnes du Parisien, aujourd'hui en France.
01:15Et il a parlé, il n'a pas dit que la France décrochait au niveau économique,
01:19il a dit, il a parlé de trous d'air.
01:21C'est l'expression que vous auriez utilisée au vu des chiffres ?
01:23Voilà, c'était sacré turbulences, c'est plus un trou d'air.
01:25Là, on est en train de piquer du nez, même en termes, l'avion est sur le point de se
01:30crasher.
01:31En fait, François-Xavier Bellamy a pointé quelque chose de très juste,
01:34c'est-à-dire qu'on va dans un sens, puis dans un autre.
01:36On a l'impression qu'on est vraiment face à un gouvernement qui ne s'est pas anticipé,
01:41qui ne s'est pas planifié.
01:43Et c'est vrai qu'on se retrouve dans une situation aujourd'hui,
01:45et c'est d'ailleurs très bien documenté à nouveau par Marc Toiti hier dans le journal du dimanche,
01:49où en fait on voit que tous les indicateurs, ou presque, sont dans le rouge.
01:53Moi, j'en veux beaucoup à ce gouvernement qui, non seulement n'a pas honoré la promesse
01:57qui était celle d'Emmanuel Macron en 2017, mais pire que ça,
01:59met le pays dans une situation très très difficile.
02:01On est plus fragile que jamais, par la faute de ces gouvernants des dix dernières années.
02:06Donc, effectivement, là, on va aller chercher des petites sources d'économie
02:09en faisant les poches de certaines parties de la population,
02:12parce que c'est de ça dont il s'agit,
02:14pour pallier l'inconséquence des décisions qui ont été prises.
02:17C'est-à-dire que les mille milliards supplémentaires de dettes
02:19ne sont pas du fait des Français,
02:21ce sont du fait des décisions qui ont été prises.
02:23Alors oui, il y a eu le Covid, mais qui ne représente qu'une partie seulement
02:26de ces mille milliards d'euros de dettes supplémentaires.
02:28Donc, j'en veux beaucoup à ce gouvernement.
02:30Vous savez, on parle beaucoup du sens des responsabilités,
02:32quand il y a des ratés, des failles dans les administrations.
02:35Là, on est quand même face à une défaite gigantesque de l'État,
02:40face à la dérive des finances publiques.
02:42Je pense que ça appelle des responsabilités.
02:45Et je pense que les gouvernants ont des comptes à rendre.
02:47Et comment ?
02:48Ça va se jouer dans les urnes, là ?
02:50Bien sûr, dans les urnes, mais j'allais dire,
02:52il faut quand même se rendre compte que depuis 2017,
02:54Emmanuel Macron, il va repartir dix ans plus tard,
02:57en laissant le pays dans une situation financière,
02:59mais catastrophique.
03:00catastrophique, qui met en péril l'avenir du pays
03:02à court terme, à moyen terme, voire même à long terme,
03:05parce qu'il va falloir forcément que ça soit,
03:07qu'il y ait des mesures très fortes qui soient prises
03:10pour répondre à cette fragilité-là.
03:13Donc, moi, je lui en veux beaucoup,
03:14et je pense que les Français lui en veulent beaucoup aussi sur ça.
03:16Yvan Réufol.
03:18Il n'y a pas qu'Emmanuel Macron qui ait aggravé la crise.
03:21Rappelez-vous que cette phrase de François Fillon,
03:24lorsqu'il était Premier ministre de Nicolas Sarkozy,
03:28disant « Je suis à la tête d'un État en situation de faillite ».
03:31Et donc, cela remonte maintenant à plus de dix ans.
03:33Et d'ailleurs, il avait été épinglé pour cette phrase.
03:35Il avait été épinglé peut-être,
03:36mais enfin, on se rend compte que ce qui était vrai
03:38il y a plus de dix ans,
03:39il y a encore davantage aujourd'hui,
03:40en effet, par un procès d'incompétence
03:42que l'on peut tenir, soutenir,
03:44vis-à-vis de celui qu'on avait présenté Macron
03:45comme étant le Mozart de la finance.
03:47Et donc, d'ailleurs, entre parenthèses,
03:48le procès d'incompétence que l'on peut faire maintenant
03:50à toutes les solutions alternatives
03:51et singulièrement à la vision économique
03:53que peut porter le Rassemblement National
03:55porte beaucoup moins, me semble-t-il,
03:57parce que tous ceux-là qui font ce procès
03:59ne sont pas habilités à le faire.
04:01Donc, ils se sont tous déshonorés, si je puis dire,
04:06dans leur prétention à sauver la France.
04:08Maintenant, ce qui m'horripile davantage aujourd'hui,
04:10et je fais partie maintenant des retraités,
04:12c'est de voir que les retraités sont à nouveau désignés
04:14comme des bouteilles.
04:15C'est qui est avec nous quand même.
04:16Oui, bien sûr, je suis un retraité qui travaille,
04:18mais enfin, j'ai l'âge d'être en retraite
04:20et je connais les difficultés que peuvent avoir les retraités
04:23dans les évolutions de redevenance
04:26qu'ils peuvent recevoir après avoir travaillé
04:28tout le 40 ans et plus de leur vie,
04:30beaucoup plus de 40 ans.
04:31Et donc, je trouve tout à fait injuste
04:33de ranimer cette guerre des générations,
04:36cette guerre des vieux, cette guerre contre les vieux,
04:38pour dire que ce sont les vieux
04:39qui seraient à la source d'une partie
04:40de l'endettement de la machine redistributive.
04:43Il y a des économies à faire à l'évidence,
04:45mais certainement pas d'abord,
04:47auprès en plus d'un électorat qui jusqu'alors
04:48votait plutôt Macron.
04:50Enfin, c'était un électorat conservateur
04:52qui en plus, là, va être plumé
04:56par ceux qu'il pensait être leurs défenseurs.
05:00Donc, j'y vois une maladresse
05:01et je vois surtout une manière d'attiser,
05:06encore une fois, une sorte de haine
05:10entre les générations qui me paraît très nuisible
05:12à la cohésion nationale.
05:13Thomas Bonnet.
05:14C'est intéressant sur les retraités,
05:15c'est vrai qu'ils ont été flattés
05:16pendant les deux quinquennats d'Emmanuel Macron
05:18à très nombreuses reprises,
05:20on pourrait citer beaucoup d'exemples,
05:21pour, à la fin, dans les derniers mois,
05:23se faire trahir comme ça.
05:25On va leur demander un effort.
05:27Alors moi, je fais partie de ceux qui pensent
05:28que dans le cadre d'un effort général,
05:31il ne me semble pas tout à fait inopportun
05:32que les retraités aient aussi leur part.
05:34Mais là, on commence par les retraités.
05:36Ça, c'est vraiment inentendable.
05:39Donc ça, c'est vraiment un gros sujet.
05:40Et puis, plus généralement,
05:41si on prend un peu de recul, encore une fois,
05:44moi, je pense qu'il va y avoir un ras-le-bol fiscal,
05:46un ras-le-bol du consentement à l'impôt.
05:48On connaît évidemment cette formule,
05:50c'est Nicolas qui paye.
05:51Les Français n'ont pas envie de payer
05:53pour les erreurs d'Emmanuel Macron.
05:54Enfin, je veux dire,
05:55ça n'a pas démarré avec lui, c'est vrai.
05:57Mais ça s'est bien accéléré quand même depuis 2017.
05:59Quand vous regardez la courbe du déficit,
06:01la courbe de la dette en France,
06:03il y a une accélération depuis 2017.
06:05En quoi les Français auraient à payer,
06:07à réparer les erreurs des gouvernants ?
06:08C'est une question presque philosophique.
06:10Mais alors effectivement,
06:11on pourrait dire que les Français ont bénéficié
06:13d'une partie de l'argent qui a été délivré.
06:15C'est ce que vous répondrez les macronistes aujourd'hui.
06:17Mais attendez, ça répondait justement précisément
06:20au manque d'anticipation,
06:21à l'absence de réformes, aux erreurs.
06:23Donc je pense que c'est un problème
06:25même d'ordre philosophique qui se pose.
06:27Est-ce que c'est aux Français de payer,
06:29de réparer les erreurs des gouvernants
06:31des dix dernières années ?
06:32Moi, je ne crois pas.
06:33Et tout d'autre le peut, c'est ça aussi ça.
06:34En fait, on va bien être obligé de le faire,
06:35mais ça me pose, moi, un problème fondamental.
06:37On verra ce qui passe dans ce budget.
06:39Et si le budget passe aussi, d'ailleurs.
06:41C'est une autre question.
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