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  • il y a 2 mois
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:03Excellent après-midi sur Europe 1, 13h47, la suite d'Europe 1 Info avec vous,
00:07Kelly Mathias et vos deux chroniqueurs du jour, Jean-Michel Salvatore et Raffel Sanville.
00:11On n'a pas encore parlé du Parti Socialiste qui se réunit à partir d'aujourd'hui,
00:16ce week-end donc à Blois pour les traditionnelles universités d'été.
00:20Le premier secrétaire du parti s'est exprimé à son arrivée.
00:22Et pour Olivier Faure, il n'y a pas de victoire possible sans les écologistes.
00:26Il n'y a pas de victoire possible sans les écologistes.
00:29Il n'y a pas de main de majorité possible sans les écologistes.
00:32C'est vrai à l'échelle locale, c'est vrai à l'échelle nationale.
00:35Et donc je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour faire en sorte que nous puissions nous retrouver
00:39et avancer ensemble dans cette échéance décisive.
00:42Je crois que nous avons déjà vécu deux présidentielles où la gauche était absente du second tour.
00:48Je ne veux pas le vivre une troisième fois consécutive.
00:50Et surtout, je pense que dans un second tour d'une élection présidentielle,
00:53ce bloc-là est le seul à même aujourd'hui de battre l'extrême droite.
00:57Olivier Faure qui ne s'est pas encore d'ailleurs déclaré officiellement candidat,
01:01en tout cas de participant à cette primaire de la gauche qui va avoir lieu début octobre.
01:06Oui, ce qui se passe au PS, c'est un désordre absolument incroyable.
01:11Incroyable.
01:11Parce qu'on parle souvent de la machine à perdre à droite,
01:14mais alors la machine à perdre à gauche, c'est quand même pas mal.
01:16Donc vous avez Olivier Faure finalement qui, lui, déteste Glucksmann parce qu'évidemment il y a une concurrence.
01:23Enfin Glucksmann, il est capable de gagner des élections.
01:26Aux européennes, il a fait 14%.
01:27Pour l'instant, il est mieux placé dans les sondages surtout.
01:29Olivier Faure, on ne peut pas dire qu'il est une cote extraordinaire.
01:32Il y a même des sondages qu'il avait jaugé à 0%.
01:37Donc c'est quand même quelqu'un qui, et c'est en plus quelqu'un qui ne regarde que du
01:42côté de l'extrême gauche,
01:44parce qu'évidemment il a toujours été dans la main de Jean-Luc Mélenchon,
01:47ne serait-ce que pour être réélu dans sa circonscription lorsqu'il y aura des législatives après les présidentielles.
01:54Il regarde aussi en direction des Verts qui sont assez radicaux.
01:57En revanche, il refuse de regarder du côté de Glucksmann qui est évidemment beaucoup plus modéré
02:02et qui est totalement opposé à une alliance avec la France insoumise.
02:08Et je pense aussi qu'il ne doit pas être tout à fait sur la ligne de François Hollande
02:13qui a proposé ces derniers jours un programme, un programme économique,
02:17qui est un programme, je ne dirais pas de droite, mais social-démocrate
02:22comme on pratique la social-démocratie dans les pays du Nord
02:27ou dans les pays comme la Suède, comme la Norvège, comme le Danemark ou comme les Pays-Bas.
02:34Notamment, François Hollande a proposé une TVA sociale qui est un tabou absolu pour la gauche.
02:39Il propose la retraite à 63 ans et non plus à 62.
02:42Et puis, il propose aussi la retraite par capitalisation, ce qui était aussi un chiffre rouge.
02:48François Hollande.
02:49Oui, mais ce n'est pas le mandat qu'on a connu.
02:51Voilà.
02:51Donc, si vous voulez, on voit bien la pétodière absolument incroyable.
02:55et cerise sur le gâteau, il va y avoir Ségolène Royal qui va participer à la primaire des socialistes.
03:02Ségolène Royal qui, évidemment, va énormément gêner les ambitions de François Hollande
03:07qui ne participe pas à la primaire, mais qui est toujours là et qui espère bien être le recours.
03:14Si besoin, elle dit.
03:14Si besoin.
03:15Si besoin.
03:15Et je rajoute aussi une autre, vous disiez quoi ? La cerise sur la pétodière ?
03:19Non, cerise sur le gâteau.
03:20Cerise sur le gâteau, vous en avez la pétodière.
03:22Cerise sur la pétodière.
03:24Le chef des députés socialistes Boris Vallaud qui, lui, soutient.
03:29Raphaël Glussmann, bonne ambiance.
03:31Raphaël Stainville, votre décryptage de ce qui se passe au PS.
03:34D'abord, pour essayer de comprendre le positionnement d'Olivier Faure,
03:38je pense que son espace politique aujourd'hui, il est totalement contraint,
03:44d'abord par un Raphaël Glussmann, par un Philippe Brun
03:48qui ont cranté des petits espaces de l'échiquier du PS
03:54et il ne lui reste finalement plus qu'à parler à cette gauche radicalisée
03:59qui va des Verts jusqu'au mélanchoniste.
04:03Son espace politique, il est là pour des raisons personnelles
04:07parce que politiquement, il est tenu par la France insoumise
04:12sans qui il ne pourrait être élu député.
04:14Et donc, il est presque contraint à une radicalité toujours plus grande
04:19et finalement à se détacher toujours plus de cette sociale démocratie
04:24telle que pourrait le défendre François Hollande, par exemple.
04:28Donc, il y a d'abord une question, pour lui en tout cas,
04:31qui est de la préservation d'un espace politique de plus en plus réduit
04:36avec, il faut quand même souligner quelque chose qui est intéressant,
04:40c'est que souvenez-vous que Raphaël Glussmann,
04:41lorsqu'il est interrogé par Audrey Crespo-Marat le soir de son annonce
04:46de sa candidature à la présidentielle et à la primaire socialiste,
04:51il explique qu'il n'y aura plus jamais d'accord avec la France insoumise.
04:54Mais relancé par Audrey Crespo-Marat, qui lui demande si cela vaut également
04:59pour ses alliés du PS, il est bien incapable de pouvoir répondre pour eux
05:03parce qu'il sait que cette tentation est immense chez le nombre d'entre eux
05:07de continuer à fiellement pactiser, faire des accords.
05:12Notamment pour les législatives après.
05:14Voilà, exactement pour les législatives.
05:16Et c'est vrai qu'Olivier Faure, il y a une chose qu'il déteste,
05:18c'est le concept des gauches irréconciliables.
05:21Parce qu'évidemment, il est quand même, il est la victime consentante de Mélenchon.
05:25Il sera toujours dans la main de Mélenchon, toujours, toujours, toujours.
05:29Et quelles que soient ses déclarations,
05:31il considère que finalement, le projet politique de gauche qui tient le coup,
05:35c'est ce qu'ils ont fait avec le nouveau Front populaire,
05:37c'est-à-dire l'alliance de LFI, des écolos et des socialistes
05:42avec, malheureusement, LFI comme parti dominant.
05:45Et les écologistes là-dedans, totalement dissous ?
05:48Les écologistes, ils sont partagés.
05:50Vous avez des modérés qui n'ont pas besoin des voix de LFI
05:54parce qu'ils sont sénateurs.
05:55C'est Yannick Jadot et donc lui, il est du côté de Glucksmann.
05:57Et puis les autres qui ont besoin des voix LFI pour être élus,
06:01ils regardent plutôt du côté de la France insoumise.
06:04Et même idéologiquement quand même, les Verts français sont quand même,
06:08ils sont quand même très radicaux et honnêtement, politiquement,
06:12ils sont beaucoup plus proches de LFI que du Parti socialiste.
06:17D'autant que LFI a fait une espèce d'OPA sur l'écologie politique
06:22avec son programme qui contient énormément de propositions écolo.
06:26C'est d'ailleurs le grand paradoxe,
06:27parce que alors que jamais les grandes questions écologiques
06:31n'ont été autant au cœur de l'actualité,
06:33on l'a vu avec ses méga-feux,
06:35on l'a vu avec ses 52 jours de canicule consécutifs,
06:39je ne sais plus exactement les chiffres,
06:41presque donnant du crédit aux discours qu'ils portaient depuis des années.
06:45Pourtant, ils sont absents.
06:47Leur parole a été presque décrédibilisée
06:50par un certain nombre d'engagements,
06:52notamment contre la climatisation,
06:55les grands programmes de climatisation.
06:56Et donc, on le voit dans les sondages,
06:58ça se concrétise par finalement une absence de figure qui se détache.
07:04Ajoutez à cela ce qu'a dit Jean-Michel,
07:07ils sont écartelés entre Mélenchon et Raphaël Glucksmann,
07:12voire des aventures solitaires comme Marine Tondulier
07:14qui ne désespère pas de pouvoir se présenter.
07:17Et vous comprendrez qu'aujourd'hui, ils sont absents du débat.
07:20Alors, peut-être qu'il n'existe plus, on va dire,
07:22comme parti, comme vous le dites, Raphaël Stainville,
07:26mais peut-être aussi que les autres partis
07:27se sont emparés des thèmes de l'écologie.
07:30Oui, mais à commencer par Jean-Luc Mélenchon,
07:34qui peut même se prévaloir d'un soutien appuyé
07:37de Monique Barbu, la ministre de la Transition écologique,
07:40qui a considéré que c'était lui qui, aujourd'hui,
07:43avait le programme le plus sérieux
07:45en matière de changement climatique.

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