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Cinquante et une annonces, près de 20 milliards d'euros et 90 pays représentés au Grand Palais les 9 et 10 septembre derniers. Le premier Sommet international sur l'espace s'est aussi tenu sans SpaceX ni Blue Origin, et sans le chancelier allemand, pourtant coorganisateur. Que retenir de ces deux jours, pour l'État comme pour les entreprises ? Autour de la table : Jean-Luc Maria, CEO d'Exotrail, Pierre Bertrand, CEO de Skynopy, et le général Philippe Adam, secrétaire général du Sommet international sur l'espace.
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00:045 ans d'une annonce, près de 20 milliards d'euros 90 pays représentés au Grand Palais les 9 et
00:0910 septembre dernier.
00:11Le premier sommet international sur l'espace s'est aussi tenu sans SpaceX, ni Blue Origin et sans chancelier allemand,
00:19pourtant code de l'événement.
00:20Que retenir de ces deux jours pour l'Etat comme pour les acteurs de l'industrie spatiale ? On va
00:25en parler avec nos invités.
00:27En plateau, à ma droite Jean-Luc Maria, CIO d'Exotrail, bonjour.
00:30Bonsoir.
00:31Bienvenue sur le plateau de Smart Space, à côté de vous Pierre Bertrand, CIO de Skinopi, bonjour.
00:35Bonsoir.
00:36Bienvenue et Général Philippe Adam, secrétaire général du sommet international du spatial auparavant, commandant de l'espace.
00:42Bonjour.
00:42Bonsoir.
00:43Bienvenue sur le plateau. Alors je me tourne vers vous en premier pour être fair.
00:47Est-ce que vous voulez nous donner un premier bilan peut-être de ce sommet international sur l'espace ?
00:53Le bilan, il est relativement facile à faire. Vous l'avez déjà fait d'ailleurs. Les chiffres sont connus maintenant.
01:00Ils ont été annoncés, répétés.
01:02Ce que je retiens surtout, c'était le premier de ce genre, en fait, qui s'adressait à une audience
01:06la plus large possible pour traiter de sujets qui étaient des sujets mondiaux.
01:11Alors pour savoir si le bilan ou si les objectifs ont été atteints, je pense qu'il faudra attendre un
01:14petit peu.
01:14Donc effectivement, on est satisfait par les chiffres, la participation, le nombre de participants ou le nombre de gens présents.
01:21L'industrie est au rendez-vous ?
01:22Oui, oui. Plutôt. Mais les délégations officielles aussi, vous l'avez souligné.
01:29Mais pour savoir si les messages ont bien passé, si les sujets qu'on a proposés ont intéressé et ont
01:35vraiment provoqué une réflexion,
01:36et voire un besoin d'action pour l'avenir, je pense qu'il faudra attendre encore quelques semaines.
01:41Une véritable émulation. On va revenir sur ces sujets de fond ensemble. Un premier regard, un premier bilan pour vous
01:46aussi.
01:46Est-ce que c'était satisfaisant côté industrie ?
01:49Alors oui, ça a été l'occasion de mettre le coup de projecteur sur le domaine spatial,
01:54qui est au-delà des initiés, on va dire, et de ceux qui oeuvrent dans ce domaine-là,
01:59et pas toujours un domaine très bien connu du grand public.
02:03Donc il y a eu une belle communication qui a été faite autour de ça, et c'est toujours très
02:06bien.
02:07Le deuxième intérêt, c'est que ça a permis de concentrer beaucoup d'annonces,
02:10beaucoup d'annonces aussi bien institutionnelles que commerciales, pour les entreprises comme les nôtres,
02:17pour montrer aussi à la fois la dynamique du secteur, et à la fois la montée en maturité générale de
02:24ce secteur,
02:24qui a été beaucoup, on va dire, transformée ces dernières années,
02:29où on est passé finalement d'une époque où le spatial était l'affaire de spécialistes historiques,
02:35et où aujourd'hui, en plus de ces acteurs-là, il y a tout un tas d'entreprises comme les
02:39nôtres qui ont émergé.
02:41Et qui sont déjà au stade de la consolidation.
02:43Voilà, alors qui sont déjà dans une phase de montée en maturité,
02:46et il y a eu beaucoup d'annonces justement conjointes entre des entreprises historiques
02:49et des entreprises nouvelles comme les nôtres, qui montent cette montée en maturité.
02:53Voilà, donc c'est très positif sur ces deux aspects-là.
02:56Pierre Bertrand ?
02:57Oui, nous, je pense qu'on voit un engouement, le sommet social, nous avez parlé de voir un engouement général,
03:02soit en Europe, mais aussi au Moyen-Orient, Japon, Inde,
03:07donc ces pays qui étaient assez représentés, avec qui on a eu de très bonnes discussions.
03:12Donc c'est très enthousiasmant, je pense qu'on est à une époque où le spatial, le commercial,
03:18mais aussi la défense se développe.
03:22Il y a beaucoup d'opportunités, il y a bien entendu des menaces ou des défis,
03:27mais je pense que le sommet spatial, pour nous en tout cas, Scanopy a vraiment incarné ça.
03:34On avait la chance d'avoir une antenne, une démonstration sous la verrière du Grand Palais.
03:39Donc pour nous, pour les équipes de Scanopy, on a seulement trois ans d'existence
03:43et de mettre une antenne dans ce bâtiment iconique.
03:47C'est un beau coup de projecteur.
03:49Exactement, et je pense que c'est les gens qui ont participé à cette démonstration,
03:53qu'on avait tout un tas de partenaires d'entreprises internationales,
03:58donc Highside, des Finlandais, des entreprises allemandes, avec Constellar,
04:03on avait Airbus, des entreprises indiennes comme Pixel, qui faisaient partie de cette démo,
04:07qui téléchargeaient les données en live avec notre antenne.
04:11Et c'était un beau succès, je pense que nos partenaires étaient aussi contents,
04:14et donc on jugeait que l'opération était réussie avec ce contre-tran.
04:19Philippe Adan, un coup de projecteur aussi sur les entreprises françaises,
04:23c'était un peu l'objectif de ce salon ?
04:26Alors ce n'est pas un salon, c'est bien un sommet, voilà.
04:30Mais évidemment, l'idée c'est d'inviter des partenaires étrangers aussi,
04:36et de les mettre en valeur.
04:36Alors évidemment c'est assez compliqué sur quelque chose qui est aussi court,
04:39dans un calendrier aussi compliqué,
04:40et ce que j'avais dit, c'est que les entreprises françaises forcément
04:44tiraient sans trop d'effort leur épingle du jeu,
04:46et c'est exactement ce qui s'est passé, donc on avait beaucoup de participants,
04:50beaucoup de gens présents étaient français par la force des choses.
04:52Mais je pense qu'il était intéressant, comme ça a été souligné,
04:54de mettre en avant le fait que l'entreprise spatiale est une entreprise internationale.
04:58Aujourd'hui on ne travaille plus à l'intérieur de nos frontières,
05:00il faut forcément travailler avec tous les autres,
05:02et c'est intéressant de voir que le Japon, la Corée, l'Inde étaient là,
05:06même si comme vous l'avez dit, les grands acteurs qu'on attendait n'étaient pas...
05:10On choisit de faire autre chose.
05:11Non mais alors il faut revenir sur ce sujet-là,
05:13ça fait partie des points de tension qui ont évolué autour de ce premier sommet du secteur spatial,
05:20ces relations franco-américaines, autant sur le fond que sur la forme,
05:24c'est-à-dire sur le fond on a beaucoup évoqué la question de l'indépendance
05:27vis-à-vis des acteurs outre-atlantiques, des questions de souveraineté,
05:31on peut revenir sur tout ça, mais sur la forme,
05:33c'est vrai que l'annulation d'acteurs phares comme SpaceX, Blue Origin,
05:36mais aussi Stockspace et Starcloud, juste avant la tenue du salon,
05:39qu'est-ce que ça dit des relations franco-américaines, européennes et américaines ?
05:46Je ne suis pas certain que ça envoie le bon message et il ne faut pas en tirer trop de
05:50conclusions.
05:51Il y a eu effectivement une manœuvre un peu de dernière minute qui nous a surpris
05:56et c'est dommage qu'effectivement des acteurs clés du secteur,
05:59ceux que tout le monde regarde, n'aient pas pu être là pour participer un petit peu à la discussion.
06:03Mais finalement, le signal qui passait nous intéressait aussi,
06:08c'est justement le fait qu'il y avait un message très européen quand même dans ce sommet aussi,
06:12qui était recherché, évidemment pas contre les autres, mais plutôt pour l'Europe,
06:16ce qui n'est pas du tout incompatible.
06:18Et donc ça a renforcé le message qu'il faut que l'Europe se prenne aussi en main toute seule
06:23et donc on arrive sur des messages d'autonomie, de souveraineté, vous les appelez comme vous voulez,
06:27mais le fait que l'Europe soit capable de mettre en avant elle-même et de façon relativement autonome ses
06:33atouts
06:33est un message important.
06:34Oui.
06:35Moi, je voulais rajouter un point, c'est nous, on a senti quand même que derrière les projecteurs médiatiques
06:42qui mettaient en lumière le fait que les Américains étaient un peu moins présents ou les Allemands...
06:48Certains étaient là, Amazon par exemple, étaient représentés.
06:50Oui, les grands étaient absents, mais ça n'empêchait pas les Américains d'être très présents.
06:54Oui, tout ce qu'on a vu dans nos discussions, vous avez cité Starcloud qui était présent deux jours plus
07:01tard,
07:01qui m'a dit, moi j'ai eu une interdiction de personne.
07:05On n'a jamais eu, dans la semaine qui a suivi, autant de discussions avec des entreprises américaines
07:11et un tel engouement que, là c'est à notre niveau, le segment sol et les constellations,
07:17mais entre acteurs commerciaux...
07:20Derrière la façade politique, il n'y a pas de problème de communication entre les industries sociales.
07:24Et je pense que sur beaucoup d'autres aspects, qu'il soit la collaboration militaire ou autre,
07:30c'est toujours le cas, on a une collaboration, je dirais en tout cas sur la partie commerciale plus intacte.
07:36Alors, on va aller les sujets de tension.
07:38La question franco-allemande et l'absence du chancelier,
07:41qu'est-ce que ça dit des relations franco-allemandes sur cette organisation,
07:46qui était une co-organisation du sommet ?
07:49Là aussi, je ne suis pas certain qu'il faille en tirer de grosses conclusions,
07:52et je pense qu'on peut faire exactement la même observation.
07:54Les entreprises allemandes étaient très présentes,
07:56et elles ont participé d'ailleurs à beaucoup des annonces qu'on a déjà évoquées.
08:00La situation du gouvernement allemand et ce qu'elle est, je pense qu'il ne faut pas en tirer trop
08:05de conclusions.
08:06Là aussi, c'est un petit peu dommage qu'on annonce une coprésidence
08:09et qu'elle ne se matérialise pas vraiment au moment du sommet.
08:11Est-ce que ça, c'est un peu un raté sur présenter un front commun ?
08:15C'était l'objectif, en fait, au moment de l'annonce du sommet,
08:17présenter un front commun France-Allemagne ?
08:21L'affichage du binôme franco-allemand, je pense, était assez symbolique,
08:25mais finalement, ce qui comptait plus, c'était plutôt le message européen, comme je vous l'ai dit.
08:28Enfin, l'Europe ne se réduit pas à la France et à l'Allemagne.
08:31Je pense qu'il y avait d'autres choses.
08:33D'ailleurs, on avait la présence d'Ursula von der Leyen, qui était un message fort aussi.
08:37Qu'est-ce que ça délivre aux industries comme vous,
08:39d'avoir la présidente de la Commission européenne,
08:41qui vient discuter et présenter sa vision du secteur spatial européen ?
08:46Il y a plusieurs sujets.
08:48Il y a effectivement le sujet politique,
08:49au-delà des postures, des annonces,
08:53ce qui révèle finalement l'intérêt stratégique du spatial.
08:55C'est comme ça qu'il faut lire ce sujet-là.
08:57Et donc, effectivement, il ne faut pas être naïf.
08:59Aujourd'hui, il y a des volontés que le secteur spatial soit maîtrisé
09:03à des échelles nationales, très clairement.
09:07Et après, il y a la réalité du terrain.
09:09En particulier, vu par les entreprises,
09:12où effectivement, il n'y a pas de nation aujourd'hui,
09:14je peux même aller dire jusqu'à même les États-Unis,
09:17qui ont la capacité d'adresser tous les sujets spatiaux tout seuls.
09:20Et donc, un exemple,
09:22la société Amazon commande des fusées Ariane 6 aujourd'hui.
09:26Et on a beaucoup d'autres exemples.
09:28De nouveaux lancements.
09:28Et donc, ce qui est intéressant de voir,
09:30c'est qu'au travers de la participation des entreprises,
09:33effectivement, il y a eu beaucoup de discussions,
09:36de réunions entre entreprises.
09:37Il faut voir que ce sommet spatial, il était aussi suivi.
09:40Et en termes de positionnement, ça a été très bien de le mettre cette semaine-là,
09:44parce que la semaine d'après, il y avait ce qu'on appelle la World Space Ministry,
09:47qui est le rendez-vous mondial spatial de la rentrée,
09:51qui a lieu depuis très longtemps à Paris.
09:53Presque 30 ans.
09:54Voilà, presque 30 ans.
09:55Et là, toutes les entreprises étaient présentes,
09:57même celles qui, en termes d'annonce, avaient été interdites sur le sommet.
10:01Et donc, c'est par aussi la voie des entreprises
10:03que l'on voit que les capacités, elles se construisent à plusieurs,
10:06avec des volontés de développer nationalement les sujets.
10:10Et après, c'est aussi à construire la façon de faire fonctionner tout ça ensemble.
10:14Je pense que le sujet d'interopérabilité,
10:16et probablement que Philippe pourra en parler bien mieux que moi,
10:19sont des sujets qui sont au cœur,
10:20de voir comment tous les développements
10:23qui sont menés aujourd'hui à ces échelles nationales
10:26vont, à un moment donné, se combiner
10:27pour répondre aux défis stratégiques
10:31que pose l'usage du spatial aujourd'hui.
10:33Alors, les sujets qui ont été abordés,
10:36les sujets phares, en tout cas,
10:38on ne pourra pas tous les aborder ici.
10:40Il a fallu deux jours pour éplucher tout ça.
10:42Mais il y avait l'autonomie d'accès à l'espace, bien sûr,
10:45qui a été évoqué à la fois par le président,
10:46à la fois par les acteurs majeurs du secteur.
10:49Ça a dominé les débats,
10:51d'autant plus que l'allemand Isara Aérospace
10:52venait de réussir son lancement
10:54depuis le continent européen.
10:55Donc, c'était un beau succès européen
10:57à venir partager.
10:58Et ils étaient là pour représenter ce succès.
11:01C'est là le CIO de la compagnie.
11:04Est-ce qu'on a trouvé,
11:05à force de discuter de ce sujet-là,
11:07la voie royale pendant ce sommet
11:09vers l'orbite terrestre ?
11:11Est-ce qu'elle doit être européenne,
11:13cette voie ?
11:15Je me tourne vers vous en premier.
11:17Je pense qu'il y a beaucoup de façons
11:18de répondre à la question.
11:19Mais en tout cas,
11:20c'est certainement le modèle qu'on propose
11:22au milieu d'une compétition
11:24qui est l'escalé.
11:25On ne va pas supprimer la compétition.
11:28Et puis, il faut qu'on regarde exactement
11:30comment est-ce qu'on peut y rester
11:32ou ne pas en sortir,
11:33si on y est déjà.
11:34Donc, je pense que c'est comme ça
11:35qu'il faut regarder les choses.
11:36Il me semble,
11:37je ne suis pas vraiment un spécial du domaine,
11:38mais en étant observateur
11:39et un peu client
11:40ou bien intéressé par les résultats,
11:44notamment au titre
11:44de mes fonctions précédentes.
11:47Il est intéressant de voir
11:47que si on veut rester dans la course,
11:50il semble que les niveaux d'investissement
11:51qui sont nécessaires
11:52pour suivre le rythme
11:55des innovations qui sont proposées,
11:57notamment par Jean-Luc et Pierre,
12:00il faut quand même y mettre
12:01un petit peu d'argent.
12:02Et le niveau d'investissement,
12:03si on veut rester dans la course,
12:05il est à l'échelle du continent
12:06et pas tellement de chaque pays
12:07pris individuellement en Europe.
12:09Donc, ça, ça renforce effectivement
12:11le message sur l'autonomie,
12:13sur le fait que l'Europe
12:14doit montrer ce qu'elle sait faire aussi
12:15et doit peut-être prendre
12:16une voie un petit peu différente
12:17de ce qu'elle a fait jusqu'à présent
12:18pour justement se positionner
12:20peut-être en compétiteur à part entière.
12:23C'est peut-être pas vraiment
12:26ce qu'on avait en tête au début,
12:28mais je pense que ça aiderait
12:29beaucoup à décoincer
12:30un certain nombre de partenariats,
12:32mais aussi à faire des choix,
12:35finalement, pour l'avenir
12:36et à afficher une ambition
12:37qui est aujourd'hui,
12:39il me semble, un peu bridée
12:41par tout un tas de paramètres.
12:43Mais je pense qu'on a des raisons
12:45d'être ambitieux.
12:45Il faudrait qu'on le soit
12:46un peu plus, peut-être.
12:47En tout cas, il faudrait
12:48qu'on affiche nos ambitions.
12:49Et après, une fois que l'ambition
12:50est affichée, il faut évidemment
12:51se donner les moyens d'atteindre.
12:52Alors, Andrius Cubilius,
12:54commissaire européen dédié
12:55au sujet du spatial, était là.
12:56Il a beaucoup parlé
12:57des questions d'enveloppes financières,
12:59budgétaires.
13:00On parle de 130 milliards,
13:02131, précisément, milliards
13:03qui seraient alloués
13:04dans ces prochaines années,
13:05à la défense et au spatial.
13:07C'est important de préciser
13:07que ça englobe les deux sujets.
13:10Est-ce que ce genre de promesses,
13:13j'allais dire,
13:14puisque, en tout cas,
13:15de budgets évoqués
13:16qui ne sont pas tous validés encore,
13:18c'est encourageant pour vous ?
13:19Est-ce que c'est la bonne direction ?
13:21Alors, c'est complètement encourageant,
13:22ça c'est vrai.
13:23Pourquoi il y a ces discussions aujourd'hui ?
13:25C'est que la façon dont l'Europe,
13:26en fait, dépense son argent aujourd'hui
13:29est très cadrée.
13:30Et c'est un cadre pluriannuel financier
13:32qui dure 7 ans.
13:33Et le prochain cadre s'ouvre en 2028.
13:35Et donc, on est là aujourd'hui,
13:37ça démarre,
13:38c'est déjà un peu démarré,
13:39mais ça va s'accélérer
13:40dans les prochains mois,
13:40sur les discussions
13:41de quelle va être la part allouée
13:43aux sujets spatiaux.
13:45Donc, il y a ce chiffre
13:45qui est avancé.
13:47et qui arrive aussi
13:48à un moment donné
13:49où il y a eu beaucoup
13:51ces dernières années
13:52de soutien par chacun des États
13:55au travers de plans de relance,
13:56de capacités finalement nationales spatiales
13:59qui ont maturé,
14:00comme les entreprises ici présentent.
14:03Et en fait, là, l'enjeu
14:04du prochain cadre pluriannuel financier,
14:06ça va être d'essayer
14:07de bien mettre en orchestration
14:09toutes ces capacités finalement
14:11qui ont émergé en assez peu de temps,
14:12qui sont en train de maturer,
14:14pour certaines qui vont encore
14:15avoir besoin de maturer.
14:16Mais l'enjeu aujourd'hui
14:17se joue à l'échelle européenne
14:19parce que, comme je le disais tout à l'heure,
14:20pas un seul pays aujourd'hui
14:22a la capacité à répondre
14:23aux enjeux stratégiques du spatial.
14:25Est-ce que vous avez l'impression,
14:27après avoir passé ces deux jours
14:29avec toute la communauté internationale
14:32et européenne,
14:33qu'on sait comment on va dépenser cet argent
14:35et comment on va replacer
14:37peut-être les règles européennes
14:39pour qu'il soit intelligemment dépensé ?
14:41Alors, sur quel sujet ?
14:44On pourrait y passer deux heures.
14:46Il faut voir un peu la gradation.
14:47Effectivement, on a parlé des sujets lanceurs.
14:49C'est ce qu'il faut résoudre.
14:51L'accès récurrent, compétitif
14:53et ouvert à l'espace
14:54est la clé pour les prochaines années.
14:56Je suis un petit peu moins pessimiste
14:58que Philippe.
14:59Quand on regarde où ont été déversés
15:01les investissements privés
15:02et une partie des investissements
15:04institutionnels depuis quelques années,
15:06ça a été beaucoup sur les lanceurs,
15:07sur les fusées.
15:09Ça prend un peu plus de temps que prévu.
15:10C'est un sujet dédicat pour les entreprises
15:12qui travaillent sur le sujet.
15:14Vous avez mentionné Isar.
15:15C'est un premier exemple de succès en Europe
15:17d'une entreprise privée
15:18qui accède à l'espace.
15:20Il y en a d'autres.
15:20J'étais chez une société espagnole
15:22il y a deux semaines,
15:23chez PLD.
15:23Aucun doute qu'ils vont y arriver
15:25compte tenu de ce que j'ai pu voir.
15:27On a MySpace en France.
15:28On a d'autres alternatives.
15:29Ailleurs qu'en Europe aussi,
15:30vous avez la société indienne Skyroot
15:32qui a eu son premier succès.
15:34Et donc, oui,
15:36c'est un sujet de compétition
15:37et il faut l'assumer
15:38d'arriver sur la scène internationale
15:40au niveau européen
15:40en étant compétiteur sur ces sujets-là,
15:42mais aussi complémentaire.
15:44Parce qu'on voit bien que
15:45par les entreprises comme nous,
15:46on a besoin d'accès à l'espace.
15:48En fonction des clients qu'on peut avoir,
15:50parfois on travaillera
15:51avec des lanceurs européens,
15:52parfois on travaillera
15:52avec des lanceurs étrangers.
15:53Mais il faut probablement
15:54ne pas céder à la tentation
15:56d'essayer de copier
15:56ce que font les autres non plus.
15:58Évidemment, il faut s'en inspirer.
15:59Évidemment, il faut regarder ce qu'ils font.
16:00Mais je pense qu'il y a d'autres voies à trouver.
16:04Je pense que les solutions offertes
16:07par Scanopi sont intéressantes
16:09pour l'accès à l'espace aussi.
16:10Ça reformate un petit peu les choses
16:12pour les utilisateurs futurs.
16:14Vous savez, nous, on voit globalement
16:16le spatial, c'est trois piliers.
16:17Le premier, c'est les lanceurs.
16:18Et comme disait Jean-Luc,
16:19je pense qu'avoir cet accès,
16:21c'est primordial.
16:23Mais ça ne doit pas tout le temps
16:25se faire aux dépens des deux autres.
16:26Le deuxième, c'est les satellites.
16:28On le voit, on parlait
16:29du groupe franco-allemand.
16:31Parfois, c'est une mécanique
16:32qui est un peu grippée.
16:33Et nous, Scanopi,
16:34on a voulu adresser le troisième pilier
16:37qui est les stations-sol.
16:39Et on trouve un pilier intéressant
16:41parce que c'est un pilier
16:42qui n'a pas été disrupté
16:44par des grandes data-techs
16:46comme SpaceX l'a fait
16:47avec Starlink
16:47ou avec Starship
16:48ou Falcon 9.
16:51Et en fait, c'est un pilier
16:52où à la fois,
16:53on a une densité de talent
16:55et d'industrie en Europe
16:57qui peut résoudre,
16:58qui peut apporter
16:59une vraie innovation.
17:00et surtout,
17:02on a, en tout cas en France,
17:04accès à des territoires
17:05ultra-marins
17:06qui est un vrai atout
17:07qu'aucun pays au monde n'a.
17:10J'étais ce week-end
17:11avec le président
17:11à Saint-Pierre-et-Miquelon
17:12et on voit en fait
17:13que ce territoire,
17:14c'est un territoire stratégique
17:16même pour les constellations
17:17commerciales américaines
17:19qui ont besoin
17:20de ce territoire.
17:20et donc,
17:22en fait,
17:23dans l'arbitrage
17:26de ces montants,
17:27à la fois,
17:28il faut rattraper
17:28un retard qui est vital
17:31mais c'est aussi regarder
17:33où est-ce qu'on peut
17:33miser sur nos forces
17:35et pas seulement
17:36être attiré
17:37par le ballon
17:38là où il y a le ballon
17:39mais aussi, en fait,
17:40déployer un peu
17:40notre jeu à côté.
17:41Et nous, en tout cas,
17:42c'est une vraie opportunité
17:45et plutôt que de rattraper
17:46son retard,
17:47en fait,
17:47prendre de l'avance.
17:48Oui, et d'ailleurs,
17:49sur d'autres segments
17:50intéressants,
17:51il y a la question
17:51de l'orbite,
17:52la maintenance en orbite,
17:53pardon,
17:54sujet que vous couvrez,
17:55Jean-Luc,
17:55avec Exotray,
17:56mais est-ce que la question
17:57de la durabilité,
17:58de la surveillance du trafic
17:59et de la maintenance en orbite
18:00a été bien servie
18:01pendant ce sommet du spatial ?
18:02Alors oui,
18:03alors c'est intéressant
18:03parce que dans la discussion,
18:04on a cité le pilier des lanceurs,
18:05on a cité le pilier des satellites,
18:07des constellations.
18:08Encore une fois,
18:09quand vous regardez
18:09où va aujourd'hui
18:11les dernières grosses annonces
18:12qui ont eu lieu
18:12vont beaucoup vers
18:13les constellations de satellites,
18:15constellations institutionnelles
18:15et risque arrêt,
18:16mais il y a eu
18:16d'autres entreprises privées
18:17qui ont annoncé
18:18des très belles levées de fonds.
18:19Oui,
18:20ou des belles associations,
18:21Loft Orbital par exemple.
18:21Loft Orbital,
18:22Open Cosmos,
18:23vous avez des équivalents aux US
18:24et tout ça,
18:25ça veut dire quoi ?
18:25Ça veut dire qu'on est en train
18:26quelque part de résoudre
18:27l'accès à l'espace,
18:27ça va arriver avec les fusées,
18:29l'argent aujourd'hui coule
18:30à flot quelque part
18:31pour les constellations.
18:32Et la défense.
18:33Et la défense.
18:34Le sujet du segment sol
18:35est fondamental
18:35et il y a effectivement
18:36un pan d'optimisation très fort,
18:38j'en suis aussi convaincu.
18:39Un autre des piliers
18:40pour aussi nourrir la question
18:41de quels sont les axes
18:42sur lesquels l'Europe
18:43doit se positionner,
18:44il y a le sujet
18:45de finalement
18:46les services
18:46à l'infrastructure spatiale
18:47parce que plus on va
18:48déployer de satellites,
18:49il y a déjà beaucoup
18:49et avec toutes ces annonces
18:50il va y en avoir encore plus,
18:52il va y avoir
18:53des nouveaux services
18:53qui vont apparaître
18:54et notamment des services
18:55qui vont adresser
18:57le sujet de la durabilité.
18:58L'espace est quand même
18:59un domaine fragile,
19:00tout le monde va globalement
19:02au même endroit
19:02parce qu'il y a des orbites
19:03d'intérêt
19:04et donc il commence
19:05à y avoir des orbites
19:05un peu congestionnées,
19:06c'est une réalité,
19:08les satellites
19:09qui peuvent bouger
19:09aujourd'hui dans l'espace
19:10font des manœuvres
19:11d'évitement,
19:11pas tous les jours
19:12mais pas loin,
19:13là où il y a quelques années
19:14c'était quelques-unes par an,
19:16donc c'est une vraie préoccupation
19:18et donc nous chez Exotrail
19:19on développe en particulier
19:20des solutions
19:20qui vont permettre
19:21d'aller,
19:22et c'est une des annonces
19:23qu'on a fait
19:24pendant le sommet,
19:25c'est une annonce
19:26d'aller faire
19:27une première mission
19:27de démonstration
19:28pour aller désorbiter
19:29un satellite
19:31avec un partenaire
19:32qui est Hôtelsat,
19:33donc un satellite
19:33d'Hôtelsat
19:34et en coopération
19:35avec une entreprise,
19:37une filiale française
19:38d'une entreprise japonaise.
19:39On voit bien
19:40que ce sont des sujets complexes,
19:41il faut y aller à plusieurs
19:42et ça sert
19:43sur ce cas d'usage-là,
19:44sur ce pilier-là,
19:46le sujet fondamental
19:48de la durabilité
19:48qui est en train d'arriver.
19:50La connectivité,
19:51autre sujet important,
19:52vous avez mentionné
19:53les démonstrations,
19:54la question du direct device
19:55était très présente
19:57dans ce salon,
19:57alors c'est dans ce sommet
20:00important de préciser,
20:01excusez-moi.
20:03En fait,
20:03c'est intéressant
20:04parce que ce sujet
20:05du direct to device,
20:06à la fin de la saison dernière,
20:07on en parlait
20:07comme de la prospective
20:09et en fait,
20:10on est très vite
20:10rentré dans la réalité
20:12et bientôt
20:13dans la réalité technique,
20:14c'est l'impression qu'on a.
20:15Est-ce que c'était
20:16un sujet émergent ?
20:17Mère Jean, je veux voir réagir
20:18Jean-Luc, peut-être ?
20:19Non, je vais laisser
20:20mes camarades répondre
20:21sur ce sujet-là.
20:23C'est un sujet
20:23qui a été suffisamment couvert
20:24au sommet
20:25et vous avez senti
20:25qu'il y avait une conscience
20:26aussi de l'intérêt
20:27pour cette technologie ?
20:28Oui, tout à fait.
20:29Nous, pour parler d'un salon
20:32qui avait lieu
20:33la semaine d'après,
20:34on parlait de Jean-Luc
20:34qui est World Space Business Week
20:36qui a lieu
20:38tous les ans.
20:39En fait, pour nous,
20:40c'est toujours
20:42une métrique
20:42pour tâter un peu
20:45l'engouement
20:45de l'industrie.
20:47Moi, je me souviens
20:48très bien
20:49le l'an dernier
20:49et même il y a deux ans,
20:50en fait,
20:51un salon qui était
20:53un peu déprimant.
20:54En tout cas,
20:54les gens me disaient
20:55que les gens
20:56sont un peu déprimés,
20:58notamment tout ce qui est
21:00concession télécom
21:00ou broadband télécom,
21:02satellite géostationnaire,
21:02tout ce marché-là.
21:04Et en fait,
21:04cette année,
21:06c'est vraiment
21:07une autre facette.
21:09On voit un an
21:10enthousiasme,
21:11on voit des gros acteurs
21:12qui peuvent adresser
21:13quand même un peu
21:13ce marché-là
21:14qui sont Telsat,
21:15mais il y avait
21:16également Amazon
21:18qui, on sent en fait
21:19une revitalisation
21:21qui a eu lieu
21:22depuis peut-être
21:22le salon du Bourget
21:24il y a un an et demi.
21:26Et aussi par la compétitivité,
21:27la force des choses,
21:28l'entrée sur le marché
21:28d'Amazon,
21:30sur les mêmes services
21:32que Telsat.
21:33Mais on sent,
21:36je pense qu'il y a deux ans,
21:37en fait,
21:37on sentait un peu
21:39du défaitisme,
21:40en tout cas sur ce marché
21:41direct-to-device,
21:44NTN
21:45et en gros
21:46les concessions
21:47broadband.
21:48On sentait du défaitisme
21:49devant un Starlink
21:50omniprésent
21:51et devant un Amazon
21:53Léo qui arrivait,
21:54qui était assez
21:55une crainte en plus.
21:57Maintenant,
21:57ce n'était plus vraiment
21:58ce message-là,
21:59en tout cas,
21:59c'était ma perception
22:00parce qu'Iris Carré
22:03a été annoncée
22:04cet été,
22:06Telsat a été
22:07aussi revitalisée,
22:08donc on sent
22:08en tout cas
22:09l'Europe qui a pris
22:10un peu plus,
22:11qui s'est mise en mouvement.
22:13C'est ce que vous disiez,
22:14en fait,
22:14faire savoir
22:15qu'on a de l'ambition
22:15et commencer à pointer
22:17vers l'Europe
22:18pour l'Europe
22:19avec ses partenaires.
22:21L'exemple du Directed Device
22:22est intéressant
22:23parce qu'effectivement,
22:24c'était une discussion
22:24où on sent
22:25que c'est encore
22:26un peu prospectif.
22:26Effectivement,
22:27ce n'est pas encore
22:27tout à fait là,
22:27mais on sent bien
22:28que c'est la prochaine étape
22:29et on sent bien
22:30que c'est une étape
22:31qui peut encore bouleverser
22:32la façon dont on aborde
22:33les systèmes spatiaux.
22:35De une façon générale,
22:38pour résumer,
22:39on est passé
22:40du géostationnaire
22:40avec des usages
22:42très fixes
22:44ou en tout cas
22:45bien calibrés
22:46à des choses
22:46beaucoup plus mobiles
22:47avec Starlink
22:47et surtout qui concernent
22:49vraiment l'ensemble du globe
22:50et d'une façon
22:51beaucoup plus dynamique
22:52et ce Directed Device
22:53risque encore une fois
22:54de changer la perception
22:54qu'on a des services spatiaux
22:56et va changer aussi
22:57d'ailleurs
22:59d'un ordre de grandeur
23:00probablement
23:01les problèmes
23:01qu'on a dans l'espace
23:03sur la mise en place
23:04de ces infrastructures.
23:05Et donc là,
23:05on revient sur le problème
23:06de la durabilité
23:06et c'est vraiment ça
23:07la discussion du sommet.
23:08Donc oui,
23:09il faut être ambitieux.
23:10On voit bien
23:10que la compétition
23:10n'est pas terminée.
23:11Il y a encore des sujets
23:12où il y a des choses à faire
23:13et des marchés
23:14encore à conquérir
23:15et donc l'Europe
23:16a de sa place,
23:16le lancement évidemment,
23:17mais aussi dans la constitution
23:18de ces infrastructures.
23:20Mais après,
23:20derrière,
23:21les gros enjeux
23:22et c'est ce qu'on voulait
23:23souligner aussi
23:23avec le sommet,
23:24c'est qu'il faut
23:26qu'on se parle ensemble
23:26entre compétiteurs d'ailleurs
23:28sans arrêter la compétition.
23:30Elle est naturelle,
23:31elle est probablement
23:34favorable
23:34au développement rapide
23:35d'un certain nombre
23:36de services essentiels
23:37mais néanmoins,
23:38il faut aussi qu'on se parle
23:39pour éviter les catastrophes.
23:40Et donc ça,
23:41c'est quelque chose
23:42d'important
23:42pour permettre
23:43de continuer à exploiter
23:44l'espace
23:45comme on pense
23:46qu'on devrait l'exploiter
23:46et qu'on aimerait l'exploiter
23:47et en évitant
23:49les goulots d'étranglement
23:51qui commencent à se créer
23:52sur les orbites
23:53les plus convoitées,
23:54sur les fréquences.
23:55C'est un des gros sujets
23:56et d'une façon générale
23:58sur l'utilisation
23:58des données
23:59qui transitent
24:00par l'espace
24:00ou qui sont générées
24:01dans l'espace.
24:02Un dernier mot
24:03avant de conclure
24:03peut-être
24:04qui vous touche davantage,
24:05la question de la défense
24:06était assez discrète
24:07dans ce sommet.
24:08Il y avait un sommet parallèle
24:09un forum
24:10d'aide à la défense
24:11est-ce que vous pouvez
24:11en dire un mot ?
24:12Ce n'est pas tout à fait parallèle
24:13mais c'est forcément
24:14des sujets
24:14qu'on aborde différemment
24:15et avec un peu plus
24:16de prudence
24:17ou de discrétion.
24:18Surtout dans un événement
24:18politique comme celui-là ?
24:20Oui et surtout ouvert
24:21à tout le monde
24:22donc effectivement
24:22là les interlocuteurs
24:24n'étaient pas ceux
24:24qu'on a d'habitude
24:25la façon d'aborder
24:26les sujets défense
24:27était différente
24:27mais c'est intéressant
24:29vous avez souligné
24:30plusieurs fois
24:30que le commissaire
24:32que Billius parle
24:32à la fois de l'espace
24:33et de la défense
24:33forcément c'est son portefeuille
24:35mais les deux sujets
24:35ne sont pas du tout
24:36indépendants l'un de l'autre
24:37et si c'est stratégique
24:38forcément il y a des enjeux
24:40aussi il faut protéger
24:42les investissements
24:42qu'on va faire
24:43puisqu'ils sont importants
24:43pour l'avenir
24:44et donc il y a des sujets
24:45aussi il faut
24:46vraiment penser
24:47que les choses
24:50qu'on essaie de mettre en place
24:51ne vont pas forcément
24:52se mettre en place
24:52d'elles-mêmes
24:53où il y a des gens
24:53qui vont chercher
24:54à s'y opposer
24:54donc là ça c'est
24:55les aspects de défense
24:56mais au milieu aussi
24:57de ce foisonnement
24:58ça c'est un sujet
24:59qui existe depuis
25:00sept ans maintenant
25:01depuis l'apparution
25:02de la stratégie spatiale
25:04de défense en France
25:05qui en a vu bien d'autres
25:06d'ailleurs arriver ensuite
25:07c'est qu'au milieu
25:08de ce foisonnement
25:09d'activités
25:09cette multiplication
25:11ces manœuvres
25:12qui augmentent en permanence
25:13ces objets dans l'espace
25:14qui sont de plus en plus
25:15manœuvrants
25:15il peut se dissimuler
25:17des choses qui sont
25:18malfaisantes
25:18ou malveillantes
25:19et donc il faut aussi
25:20qu'on se prépare
25:21à ce que l'espace
25:23ne soit plus vraiment
25:24un domaine
25:24totalement pacifique
25:26ou en tout cas
25:26totalement exploité
25:27par des gens
25:27qui ne veulent que
25:28le bien de l'humanité
25:28ça fait partie
25:29de le réalisme
25:32le parallèle
25:32il y a eu un forum
25:36purement militaire
25:36et entre européens
25:38juste avant
25:38et il y avait
25:40une partie du sommet
25:41qui était consacrée
25:42aux sujets de défense
25:43donc il y avait
25:44plusieurs sujets
25:44qui étaient abordés
25:45en parallèle
25:45les sujets de défense
25:46mais aussi les sujets
25:47de l'économie
25:48les aspects
25:50industriels
25:51ou des entreprises
25:51et la compétition
25:52d'une façon générale
25:53et les sujets
25:53beaucoup plus scientifiques
25:54dont on n'a pas encore parlé
25:55mais l'exploration
25:56la science dans l'espace
25:57reste aussi
25:58quand même un facteur
25:59important du développement
26:00spatial tel qu'on le voit
26:01mais les sujets de défense
26:03ont été abordés
26:03pour rappeler cette évidence
26:05mais rappeler le fait aussi
26:06que l'espace est à tout le monde
26:08et que si on a besoin
26:09de s'y défendre
26:09ce que fait une nation
26:10pour se défendre
26:11et pour protéger ses intérêts
26:12concerne forcément
26:13tout le monde
26:14tous les autres utilisateurs
26:15de l'espace sont concernés
26:16et donc on a tout intérêt
26:17quand même
26:17à se parler un petit peu
26:19et en tout cas
26:19à expliquer ce qui se passe
26:20pour éviter
26:21les mauvais calculs
26:22les mauvaises interprétations
26:23et que les situations
26:25compliquées ne s'aggravent
26:26évidemment de façon
26:27non intentionnelle
26:28mais évidemment aussi
26:29de façon intentionnelle
26:30Merci beaucoup à tous les trois
26:32on n'a pas le temps
26:32d'aller sur les sujets scientifiques
26:33ou la question du vol habité
26:35qui a été abordé
26:36nous sommes maintenant
26:37avec le projet Vortex
26:38présenté par Dassault
26:39à ce sommet
26:40mais on a eu le temps
26:42de faire un point
26:42quand même
26:43sur ce tout premier sommet
26:45international
26:46sur l'espace
26:47on enchaîne
26:47quant à nous
26:48avec notre tour
26:49dernière séquence
26:50sur Bsmart
26:50Bsmart
26:50on a eu le temps