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  • il y a 25 minutes
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
00:08Et les experts de l'IMO, exceptionnels, rendez-vous puisqu'aujourd'hui nous sommes au Renaudays, au salon Batimat.
00:14Les Renaudays c'est le salon dans le salon, c'est le deuxième jour aujourd'hui à Batimat.
00:19Et un événement assez exceptionnel pour les experts de l'IMO et cette présence au Renaudays en dit long sur
00:24l'enjeu de la rénovation.
00:26Il y a quelques jours c'est la Fédération Française du Bâtiment qui nous disait que cette rénovation, ce segment
00:31entretien amélioration pesait pour 60% de leur activité.
00:34C'est dire si ce chantier est important, or il est en perte de vitesse, comment faire pour relancer la
00:40rénovation en France ?
00:41Le sujet devient politique et on va en parler tout de suite.
00:44Les experts de l'IMO, le débat.
00:49Et à mes côtés Hervé Degrève, le patron de Vasco. Bonjour Hervé.
00:53Également à mes côtés Pierre-Louis Gure pour Argyle, docteur en intelligence artificielle.
00:58Bonjour Pierre-Louis.
00:59Bonjour Marie.
00:59Et également avec nous Laurent Nataf, le président et cofondateur d'Auméliore.
01:03Bonjour Laurent.
01:03Bonjour Marie.
01:04Alors vous avez l'habitude tous les trois du plateau des experts de l'IMO quand on est chez nous,
01:09mais là on s'est délocalisé au Renaudays, au cœur de Batimat.
01:12J'ai une première question à vous poser à tous les trois.
01:14Qu'est-ce que vous faites ici ? Quel est l'enjeu pour ces trois professionnels de la rénovation que
01:18vous êtes ?
01:19On va peut-être commencer avec vous Hervé.
01:22L'enjeu il est simple, il y a moins d'argent public, donc il y a besoin de plus d
01:25'argent privé pour permettre aux ménages de rénover.
01:28L'argent privé il y en a un petit peu dans l'épargne des ménages, mais il n'est pas
01:32forcément mobilisable.
01:33Il y en a chez les banques, mais les taux sont de plus en plus élevés.
01:35Et du coup nous on est convaincus qu'il faut créer de nouveaux leviers financiers.
01:38On en propose un chez Vasco depuis trois ans maintenant, il est en train d'accélérer.
01:42Et on est là pour montrer effectivement à tous les professionnels de la rénovation que même s'il y a
01:48moins d'aide, il y a toujours autant de volonté de rénover.
01:50Et il existe solution pour y arriver financièrement.
01:52C'est une mobilisation qui est importante pour vous Hervé.
01:55On rappelle rapidement ce que fait Vasco quand même pour celles et ceux qui vous découvrent aujourd'hui.
01:58Ce que vous faites c'est que moyennant quoi vous prenez une petite part de la propriété d'un bien
02:04immobilier.
02:04Et vous allez financer en échange de ça les travaux de rénovation pour pouvoir valoriser aussi ce patrimoine.
02:10J'ai envie de dire vous adresser aux gens, aux particuliers.
02:13On est sur un salon professionnel, c'est quoi l'enjeu pour vous spécifiquement ?
02:17Ces particuliers sont accompagnés par des professionnels.
02:19Aujourd'hui ils viennent nous voir majoritairement en direct.
02:22Mais c'est beaucoup plus facile pour nous s'ils viennent de chez Pierre-Louis, s'ils viennent de chez
02:26Laurent.
02:26Ils ont un dossier qui a été bien monté, bien ficelé.
02:30Et que Pierre-Louis et Laurent ont identifié qu'il manque 10 000, 20 000, 30 000 euros pour le
02:34boucler.
02:34Et qu'il explique aux clients, vous ne pouvez peut-être pas emprunter, vous n'avez pas l'argent.
02:38Mais vous avez une maison qui a de la valeur, il existe des solutions pour sortir cette valeur.
02:42Donc aujourd'hui c'est vrai que ce format là est beaucoup plus efficace.
02:44Et on essaye effectivement de le multiplier en étant présent à ce type de salon.
02:48Alors vous le disiez, vous vous connaissez tous les trois.
02:50Pierre-Louis, alors vous en l'occurrence, vous vous adressez directement aux professionnels que j'imagine vous rencontrez.
02:54Vous avez un beau stand, pas très loin de là où on se trouve.
02:56C'est quoi l'enjeu des Rénodes pour Argyle ?
02:59Oui peut-être déjà en quelques mots, Argyle on est l'outil IA des pros de la rénovation énergétique.
03:03Alors ce n'est pas le particulier qui vient nous voir directement.
03:05C'est le pro, donc on a un peu plus de 2000 boîtes qui utilisent Argyle au quotidien.
03:09Ils font plus de 10 000 projets par mois.
03:12Et comment est-ce qu'ils l'utilisent Argyle ?
03:13Ils l'utilisent sur toutes les étapes d'un parcours de rénovation.
03:16Ils vont l'utiliser pour pouvoir trouver quel est le projet, les travaux à faire, quelles sont les économies.
03:22Et aujourd'hui on vient présenter une nouvelle technologie qui vient de notre laboratoire qui, ça fait plusieurs années qu
03:27'on travaille dessus, on a enfin réussi à faire mûrir cette technologie.
03:30C'est comment est-ce que je peux réussir à raccourcir les projets de rénovation, que ça aille plus vite
03:36qu'auparavant, sans faire de compromis sur la précision.
03:39Et donc pour ça on prend son téléphone portable, alors quand je dis on c'est le pro, le chauffagiste,
03:44l'installateur d'isolant, prend son téléphone portable pour filmer le bâtiment.
03:48On vient le reconstruire en 3D et on vient à partir de la reconstruction faire tous les calculs thermiques, tous
03:55les calculs d'aide pour pouvoir l'amener plus rapidement à la première étape.
03:59Et ça c'est vraiment notre conviction forte chez Argyle, c'est que plus les parcours seront simplifiés, rapides, efficaces,
04:05plus la rénovation énergétique va prendre de l'ampleur.
04:07Donc vous facilitez la tâche des professionnels, mais ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'ils vont
04:10pouvoir cibler les logements, les biens, qu'ils vont pouvoir rénover plus facilement avant même d'avoir été contactés ?
04:17C'est-à-dire qu'à distance déjà on peut faire grosso modo 90% d'un DPE, mais il
04:21manque quand même le dernier kilomètre qui est le plus important à chaque fois.
04:25Et donc elle demande ce dernier kilomètre d'aller aussi sur place, de se rendre compte vraiment du logement, des
04:29travaux qu'il va faire, et quels sont les arbitrages.
04:32On a toujours des arbitrages techniques, et plus le dossier est mieux préparé, on va pouvoir aller plus vite sur
04:37la gestion des aides avec Laurent,
04:39on va aussi pouvoir aller plus vite sur la préparation et le suivi des chantiers, et donc du coup avoir
04:44des clients à la fin qui sont satisfaits
04:46et qui vont recommander la rénovation énergétique. Aujourd'hui on pense que c'est là où le bas blesse, c
04:51'est que quelqu'un qui a fait une rénovation énergétique
04:53va parfois se dire en fait j'ai dû attendre 6 mois pour avoir les aides, et donc du coup
04:57il n'est pas un bon porte-parole, et nous on a l'ambition de changer tout ça.
05:01Alors en attendant vous avez parlé des aides Pierre-Louis, on va en parler évidemment, mais déjà vous avez bien
05:05passé la parole à Laurent,
05:06parce que pour le coup vous faites partie de ces ensembliers de la rénovation, c'est-à-dire ceux qui
05:10vont être contactés par des particuliers,
05:12qui se disent bah voilà moi j'ai besoin de changer ci, ça, ça, je veux gagner des notes de
05:15DPE, qu'est-ce que je peux faire ?
05:17C'est vous qui allez récupérer les aides Laurent ? C'est quoi l'enjeu de votre présence au RénoDays
05:21quand on sait justement que la rénovation
05:23a plutôt tendance à marquer le pas ces derniers mois, pour ne pas dire ces dernières années ?
05:27Justement déjà RénoDays c'est le seul salon dédié exclusivement à la rénovation énergétique,
05:33et c'est ce qui nous plaît, donc on y est présent à chaque fois, et c'est ce qui
05:36nous plaît,
05:37et l'idée première c'est évidemment de mettre la lumière sur le secteur,
05:41et dire bah oui on en a besoin plus que jamais, et l'actualité ne nous fait pas mentir,
05:46on a besoin de cette rénovation énergétique, on a besoin de cette électrification,
05:50et c'est important pour nous d'être présents déjà pour vraiment cette visibilité,
05:53montrer qu'on est là, qu'on est un secteur, qu'on est un secteur soudé,
05:56qu'il y a des gens qui innovent avec des nouveaux produits de financement,
05:59avec des nouveaux produits technologiques, il y a plein de choses qui permettraient justement
06:03d'avoir un secteur qui serait beaucoup plus pérenne sur le temps,
06:07et malheureusement c'est ce qu'on n'a pas, puisque c'est vrai qu'on a des dispositifs qui
06:10changent tout le temps,
06:11alors nous chez Omelior on est une plateforme de financement,
06:13on accompagne les pros sur le financement des aides, sur l'accompagnement,
06:18sur la compréhension de ces dispositifs-là, et on va aussi brancher des particuliers
06:22qui veulent faire des travaux vers notre réseau de professionnels,
06:25et ce dont on se rend compte c'est que les gens aujourd'hui ont peur,
06:28parce qu'on ne sait pas de quoi demain va être fait,
06:31on ne sait pas quels vont être les changements,
06:33en ce moment tous les candidats à la présidentielle disent tout et n'importe quoi.
06:37Et ils étaient sur le salon hier, notamment quelques-uns,
06:39qui ont fait déplacement justement sur ce secteur de l'artisanat, du bâtiment et de la rénovation,
06:45pour vous c'est peut-être un bon message, non ?
06:47Ça envoie un bon message pour les professionnels de la rénovation,
06:50ou au contraire ça augure de difficultés à venir ?
06:53En tout cas ce que ça montre aujourd'hui, et l'image que ça donne de ce qui se passe,
06:56c'est que personne ne sait réellement où il veut aller et comment il veut y aller,
07:00et donc on a des propositions qui viennent dans tous les sens d'un peu tout le monde,
07:02et qui sont très disparatées, c'est ce qui peut faire peur dans le secteur,
07:05et ce qui fait peur aussi aux bénéficiaires des travaux,
07:08parce que le bénéficiaire des travaux, il réfléchit à faire des travaux,
07:10mais il ne sait pas que si dans trois mois, dans six mois, il prend sa décision pour les travaux,
07:14et bien est-ce que les choses qu'il a étudiées six mois auparavant existeront encore ?
07:18Et aujourd'hui c'est ça qui clairement ne permet pas au secteur
07:22de pouvoir se développer et d'atteindre les objectifs qui lui sont nécessaires.
07:25Alors vous me tendez une perche Laurent, et je vais regarder Hervé,
07:27parce que justement son business se base aussi sur la valorisation du patrimoine,
07:31une fois les travaux réalisés.
07:33On sait qu'il y a plusieurs candidats à l'élection,
07:35je pense notamment à Marine Le Pen ou à Bruno Retailleau,
07:37qui se disent pour faire sauter les obligations liées au diagnostic de performance énergétique,
07:42autrement dit, on arrête les interdictions de location pour les passoires énergétiques.
07:46Aujourd'hui, est-ce que c'est quelque chose qui ne va pas risquer
07:50encore plus de ralentir la rénovation,
07:52et peut-être même jouer sur la valeur verte
07:54que les obligations de rénovation avaient créée, justement Hervé ?
07:58En partie seulement, ça me fait penser à mon fils qui avait de la fièvre cette semaine,
08:03pour régler le problème, j'aurais pu enlever les piles du thermomètre,
08:05pas le casser, parce qu'aujourd'hui là, il ne se casse plus,
08:08mais enlever le DPE c'est une hérésie,
08:10je pense qu'on est tous d'accord autour de ce plateau,
08:12améliorer le DPE c'est mieux,
08:14mais revenir 10 ans en arrière sans DPE et sans boussole,
08:16c'est une hérésie absolue.
08:18Après le DPE ce n'est pas l'alpha et l'oméga,
08:20le DPE ce n'est qu'un indicateur,
08:22et derrière le DPE il y a du confort et des factures d'énergie.
08:25Donc ce qui va faire bouger les lignes, je le répète souvent,
08:27ce n'est pas le DPE, ce n'est pas une étiquette.
08:29Le bailleur va être très intéressé à son étiquette énergétique,
08:32d'autant plus s'il y a des interdictions,
08:34mais sinon le commun des mortels, le propriétaire occupant,
08:36qui n'a pas la chance d'être bailleur,
08:38lui, il va avant tout rentrer chez lui,
08:40voir s'il a chaud, s'il a froid,
08:41recevoir une facture d'énergie,
08:43et c'est ça qui va le faire bouger aujourd'hui.
08:45Ce n'est pas le DPE et ce n'est pas le discours politique.
08:48Mais enfin on a quand même, Hervé, je me permets,
08:50mais on a quand même la moitié des Français qui sont propriétaires,
08:52l'autre qui est locataire.
08:53Oui absolument, mais celui qui va faire les travaux,
08:56aujourd'hui majoritairement,
08:58qui a le plus d'incentivité à faire les travaux,
09:01ça reste le propriétaire occupant.
09:03Le bailleur, sans interdiction, sans hésitation fiscale
09:06ou réglementaire, il va très peu faire les travaux.
09:10Donc c'est pour ça que nous,
09:12on est partisans de conserver le DPE,
09:15de le fiabiliser,
09:16et de conserver cette interdiction à l'allocation,
09:18qui certes grippe le marché d'une certaine façon,
09:20mais peut être dégrippée par ailleurs.
09:22Et en revanche, de ne surtout pas oublier
09:23ce propriétaire occupant qui lie à tous les intérêts à le faire.
09:27Aujourd'hui, le propriétaire occupant,
09:27il n'a aucune raison de ne pas faire.
09:29La seule raison qu'il n'a pas à faire,
09:30ce que disait Laurent,
09:31c'est l'incompréhension sur
09:33est-ce que je dois faire ci en premier, ça en premier,
09:35est-ce que j'ai des aides, pas d'aide,
09:36est-ce que je vais les toucher un jour.
09:38Et donc cette instabilité, elle pèse sur tout le monde.
09:39Il faut garder de la stabilité,
09:40à la fois sur les règles restrictives pour les bailleurs,
09:43parce qu'il n'y a que ça qui marche.
09:44Et il faut garder de la stabilité,
09:45surtout pour les propriétaires occupants,
09:47qui aujourd'hui sont des millions
09:48à vivre dans des situations actuellement pas mal.
09:52Septembre-Octobre, c'est des situations plutôt bonnes.
09:54Tout le monde est bien chez lui en septembre-Octobre,
09:56mais ça, ça dure deux mois dans l'année.
09:58Il y a deux mois avant l'été où ça va,
09:59et ensuite, on a huit mois dans l'année
10:02où il y a des millions français
10:03qui ont trop chaud ou trop froid.
10:05Et c'est ça le principal driver de la rénovation,
10:07couplé évidemment cet hiver,
10:09malheureusement, à des hydrocarbures qui m'en sont volées.
10:10Pierre-Louis, j'ai la même question à vous poser,
10:12d'autant que, comme je le disais,
10:13on a quand même des politiques
10:15qui semblent se saisir de cette question
10:16du mal-logement au sens large,
10:19c'est-à-dire qu'on ne construit pas assez,
10:20mais on ne rénove pas assez non plus.
10:22Est-ce que vous pensez que les propositions
10:23vont dans le bon sens,
10:24ou au contraire, c'est quelque chose qui vous inquiète
10:26au moment où, effectivement,
10:28on sent qu'il y a quand même un peu moins de dynamisme
10:30du côté de la rénovation ?
10:31Oui, je ne sais pas si vous vous rappelez,
10:33en mars, on avait sorti une étude
10:34sur justement l'impact de l'interdiction
10:36sur le nombre de passoires thermiques.
10:38Et ce qu'on avait vu, c'est qu'en fait,
10:40les passoires thermiques sont souvent détenues
10:42par des propriétaires occupants,
10:45ou sinon avec des durées de location
10:46qui sont assez longues.
10:47Donc, en fait, les effets sur la crise du logement,
10:50on ne les ressent pas à court terme
10:51de cette interdiction-là.
10:53Elles vont s'écouler progressivement
10:54sur les cinq années à suivre.
10:56Et donc, aujourd'hui, on a une espèce d'étendard
10:57sur une crise du logement qui est réelle,
10:59surtout sur des zones très tendues
11:00comme la région parisienne.
11:02Mais en fait, on est en train plutôt d'adresser
11:04ce vrai problème où il y a des solutions,
11:06il y a des leviers d'action.
11:07On prend un bouc émissaire qui est l'EDPE
11:10pour lui attribuer tous les torts.
11:12Nous, ce qu'on recommande vraiment chez Argille,
11:14c'est de dire qu'il va falloir faire des exceptions,
11:17toute mise en application.
11:18Donc, quand on change une industrie,
11:19il faut réussir en fonction de chaque secteur.
11:21Je veux dire, par exemple,
11:23si vous avez déjà entrepris la réalisation de travaux,
11:25si vous êtes déjà lancé dans une démarche,
11:27vous êtes déjà allé voir Laurent
11:28pour avoir une obtention sur les aides,
11:30ou Vasco pour avoir un financement,
11:31eh bien, vous êtes déjà dans une démarche
11:34pour pouvoir rénover chez vous.
11:36Et donc, c'est déjà quelque chose
11:38qui peut justifier un délai supplémentaire.
11:40La deuxième chose, c'est ensuite,
11:41comment est-ce qu'on vient accélérer
11:42la rénovation énergétique ?
11:44Eh bien, là, il y a plusieurs leviers.
11:46Le levier du financement est bien évidemment
11:47un levier indispensable.
11:49Et le financement, il s'entend
11:51dans une stabilité de l'offre.
11:54Nous, on a accompagné les pros
11:56pour leur expliquer,
11:56attendez, venez vraiment aller
11:58sur la rénovation d'ampleur,
11:59c'est là où tout se joue.
12:01Et six mois plus tard, en fait,
12:03le guichet s'est fermé.
12:04Il s'est fermé deux fois
12:05en l'espace de 12 mois.
12:07Et donc, du coup,
12:08on devra faire beaucoup de pédagogie
12:09auprès aussi de nos utilisateurs,
12:12les entreprises de travaux,
12:13pour leur dire, attendez,
12:14maintenant, ça a changé,
12:15il faut aller là-dessus,
12:16il faut aller là-dessus.
12:17Et c'est dommage,
12:18parce qu'on vient en même temps
12:20leur dire qu'il faut répondre
12:22de manière indispensable
12:23aux besoins de vos clients,
12:24aux besoins du bâtiment.
12:25Et en même temps,
12:26il y a cette équation de
12:27il faut réussir à faire financer
12:28les travaux et donc, du coup,
12:29de changer constamment de métier.
12:31Et l'entreprise de travaux,
12:32il faut se rappeler,
12:33c'est pas...
12:34Il y a une inertie dedans.
12:35Quand on vient faire un recrutement,
12:36quand on vient faire une formation
12:37pour un nouveau chauffagiste,
12:39c'est pas en un claquement de bois
12:40qu'on trouve un très bon chauffagiste
12:42pour une pompe à chaleur.
12:43Et donc, quand on a des virages
12:45sous tous les cinq du mois,
12:48en fait, on vient désorganiser le marché,
12:50on vient créer de la méfiance.
12:52Et donc, il y a eu vraiment
12:53un problème de gestion politique,
12:55de la question immobilière
12:57et de rénovation sur les cinq dernières années.
12:58Laurent, quand on parle
13:00du diagnostic de performance énergétique,
13:02des fluctuations sur l'aide,
13:03en l'occurrence,
13:04on parle évidemment de MaPrimeRénov',
13:06vous qui êtes en contact aussi
13:07avec les professionnels du bâtiment
13:09au sens large,
13:09tous ces rénovateurs individuellement
13:11et leurs spécificités techniques,
13:13on a vu qu'il y avait eu
13:14beaucoup de recrutements.
13:15Et là, on a la Fédération française
13:17du bâtiment qui nous dit
13:19potentiellement 20 000 emplois supprimés.
13:20Est-ce que vous avez
13:21ce même ressenti
13:22du côté des professionnels
13:24de la rénovation qui se disent
13:25qu'on a créé une filière
13:27de toutes pièces
13:27liée à la création
13:28du diagnostic de performance énergétique
13:30liée aux obligations de rénovation ?
13:32Est-ce qu'on n'est pas en train
13:33de tout détricoter ?
13:34Est-ce que le risque
13:35pour l'emploi et le secteur
13:36est massif aujourd'hui ?
13:38Oui, le risque est évidemment massif.
13:40On est, je pense,
13:41dans un vrai tournant
13:42puisque là,
13:43on est en train
13:43de détricoter
13:45ce qui a été fait
13:47ces dernières années.
13:48Et le secteur a peur.
13:50Les entrepreneurs aujourd'hui
13:52ont vraiment très peur de l'avenir
13:53puisque pour la plupart
13:55et ceux qui sont vraiment spécialisés
13:56que dans la rénovation énergétique
13:58dépendent aussi
13:59de ces dispositifs d'aide.
14:00Et en fait,
14:01tous ces changements réglementaires
14:03automatiquement
14:03ne vont pas les pousser
14:05à investir et à recruter.
14:06Mais on l'a vu,
14:07ce qui est assez dingue,
14:07Laurent, je me permets
14:08de vous interrompre,
14:08mais c'est pareil
14:09sur la promotion
14:10hibomilière,
14:10c'est-à-dire qu'à un moment donné,
14:11on a vu que le logement neuf,
14:13ça n'allait pas.
14:14Donc beaucoup de promoteurs
14:15ont également mis
14:16une nouvelle corde à leur arc
14:17et ils ont mis le baquet
14:18sur la rénovation.
14:19Et là, on est en train de voir
14:21qu'à la fois la construction patine,
14:23mais de nouveau,
14:24même chose du côté
14:24de la rénovation.
14:25Mais le pire,
14:26c'est que les budgets
14:26d'accompagnement
14:27de la rénovation énergétique
14:28n'ont jamais été aussi importants.
14:30Que ce soit les certificats
14:32d'économie d'énergie,
14:33on est entré cette année
14:34dans la sixième période
14:35et on a une augmentation
14:36de l'obligation,
14:37donc des budgets plus importants.
14:38Et MaPrimeRénov'
14:39qui existe encore,
14:40même s'il y a eu
14:40beaucoup de changements
14:41et qu'il y en aura certainement
14:42pour l'année prochaine.
14:43Mais en tous les cas,
14:43on a des montants mis en jeu
14:45qui sont très importants.
14:46Donc en fait,
14:47on n'a pas retiré les montants,
14:48notamment dans les certificats
14:49d'économie d'énergie.
14:50Mais par contre,
14:51on a complexifié encore
14:52un dispositif
14:53qui était déjà très complexe
14:54et très peu lisible.
14:56Et voilà.
14:57Et aujourd'hui,
14:57en fait,
14:57on est dans un vrai tournant.
14:58On entend dire
14:59de certains de nos candidats
15:00qu'ils veulent arrêter
15:01parce que c'est à cause de ça
15:02que l'essence coûte très aussi cher.
15:04Ça représente entre 15 et 17 centimes du litre.
15:06Alors oui,
15:07c'est beaucoup d'argent.
15:07Mais ce n'est pas à cause de ça
15:08que ça fait des années
15:09que c'est la même chose.
15:10Ce n'est pas à cause de ça
15:15d'économie d'énergie.
15:16Moi, personnellement,
15:17c'est le dispositif
15:17qui est le je crois le plus.
15:18L'économie de notre pays
15:19ne va pas permettre
15:20un investissement d'argent public
15:22dans les dispositifs.
15:23En gros, vous dites
15:24ma prime rénov'
15:25est vouée à disparaître
15:26en faveur des certificats
15:27d'économie d'énergie ?
15:28Si je veux être très direct,
15:29je leur dis oui,
15:30arrêtez ma prime rénov'.
15:31Ça ne marche pas.
15:32Derrière,
15:33c'est des agents d'État
15:34qui ne sont pas forcément sur le terrain,
15:36qui ne sont pas forcément formés
15:37pour faire tourner la machine.
15:38Vous avez des acteurs privés
15:39des certificats d'économie d'énergie
15:41qui investissent dans une productivité,
15:43qui investissent dans des outils.
15:45Laissez-les faire.
15:46Laissez-les faire
15:46et surtout mettez des règles en place,
15:48des règles qu'on se devra de respecter
15:50et des règles qui tiennent dans le temps,
15:51au moins sur des périodes
15:52de plusieurs années
15:52et avec des plans d'action
15:54sur, par exemple,
15:54la période C2E qui dure 5 ans.
15:56Et avec ça,
15:56on pourra faire marcher les choses.
15:57Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
15:58des changements tout le temps,
15:59ma prime rénov',
16:00le guichet qui s'ouvre,
16:00qui se ferme,
16:01aujourd'hui pour obtenir...
16:03Oui, l'incohérence des monogestes
16:05où on nous annonce
16:05qu'on sort le financement
16:07de l'isolation des combles
16:09juste après l'été caniculaire
16:11qu'on vient de vivre.
16:12C'est ridicule.
16:13Il n'y a rien de plus important
16:14que l'isolation des combles.
16:15Et par exemple,
16:16on se le disait
16:16juste avant de commencer à l'antenne,
16:18mais installer une pompe à chaleur
16:19sans isolation des combles,
16:21bon, c'est...
16:21Ah ben, on va avoir
16:22des contre-performances.
16:23On va en parler,
16:23des pompes à chaleur.
16:24Intéressant ce que dit Laurent.
16:25Il parle de ma prime rénov'.
16:26Alors lui, il ne va pas dire exactement,
16:27je pense,
16:28la même chose que la candidate
16:29du Rassemblement national,
16:30mais en l'occurrence,
16:31elle aussi est favorable
16:31à la suppression de ma prime rénov',
16:33alors non pas au bénéfice
16:34des certificats d'économie d'énergie,
16:36mais au service
16:37d'un prêt à taux zéro
16:39pour financer la rénovation.
16:41Qu'est-ce que vous en pensez,
16:42messieurs, je vous regarde, Hervé,
16:43est-ce que, compte tenu,
16:44effectivement,
16:45de l'inefficacité, parfois,
16:47de ma prime rénov',
16:48ça peut être une solution
16:49ou est-ce que vous pensez
16:50que ce n'est pas ce qu'il faut ?
16:51En fait, la solution existe déjà.
16:54Les copains de Z,
16:54elle existe déjà.
16:56Et quel candidat que ce soit
16:57n'aura pas le loisir
16:58de faire bouger les règles européennes,
17:00d'octroi d'un crédit
17:01du jour au lendemain ?
17:02Parce que le sujet,
17:03c'est comment convaincre la banque ?
17:05Parce que ça serait une banque,
17:07j'imagine,
17:08qui accorderait ce prêt à taux zéro.
17:09Toutes les banques
17:09font de l'écopé TZ,
17:10donc aujourd'hui,
17:11il n'y a rien qui...
17:12Enfin, dans la proposition
17:12que j'ai lue, en tout cas,
17:13rien ne changerait
17:14par rapport à ce qui existe aujourd'hui.
17:15Il y a enlevé quelque chose
17:16qui, certes,
17:17est peu efficace aujourd'hui
17:19et pourquoi pas l'enlever
17:20pour...
17:21Mais enlever les C2E,
17:22enlever MPR
17:23et tout miser sur l'écopé TZ
17:24en imaginant que tous les Français
17:25vont réussir à s'endetter
17:26et être éligibles
17:27à un prêt bancaire
17:28avec des restes à charge
17:29qui feraient certainement
17:31x1,5, voire x2
17:32parce qu'il n'y aurait plus d'aide,
17:33ça n'a aucun sens.
17:34C'est-à-dire que ça limiterait
17:35encore l'accès à la rénovation.
17:37Bon, l'écopé TZ,
17:38pas de débat,
17:39il faut le booster,
17:40il faut continuer à l'accélérer.
17:41Mais complémentaire
17:43d'une aide directe.
17:44Mais complémentaire d'une aide directe,
17:45notamment fléchée
17:46sur les ménages
17:46qui en ont besoin.
17:47Que ce soit du C2E,
17:48que ce soit MPR,
17:49peu importe.
17:50MPR, c'est ma prime rénovant.
17:52Et tout ça,
17:53je vais dire,
17:53c'est pour ça,
17:54c'est de la tringlerie administrative,
17:55ça nous concerne,
17:56nous, finalement,
17:56professionnels de la rénovation.
17:58Le ménage s'en fiche
17:59d'où vient l'argent,
18:00comment c'est fléché.
18:01Il faut juste que ça lui soit versé
18:03de manière lisible,
18:05rapide, efficace
18:06et durable dans le temps.
18:08Et donc,
18:09imaginer un monde
18:09de la rénovation
18:10où la plupart,
18:13une partie des gains
18:14de la rénovation
18:14est au bénéfice de la société,
18:18c'est aberrant.
18:19Aujourd'hui,
18:19la société a plus besoin
18:20que les particuliers eux-mêmes
18:22de rénover ses bâtiments.
18:23Donc,
18:23c'est normal que la société
18:24fasse un effort,
18:25que ce soit la société publique
18:26ou la société privée
18:27selon là où est le budget.
18:29Mais il faut continuer
18:30à sanctuariser
18:31une poche d'aide,
18:33notamment pour les ménages,
18:34un,
18:34les plus modestes
18:35et deux,
18:35les plus exposés
18:36dans les passoires termines.
18:37Donc ça,
18:37pour moi,
18:38c'est non discutable
18:39et c'est une ligne rouge
18:39qu'il ne faut pas franchir.
18:40Et après,
18:41évidemment,
18:41une grosse partie de la solution
18:43viendra du monde bancaire
18:44et de l'ouverture progressive,
18:46mais pour suivre les débats bancaires
18:47depuis quatre ans...
18:48Bah oui,
18:48d'autant que vous vous substituez
18:49aux banques.
18:50Vous, Vasco,
18:50précisément,
18:51vous adressez à ceux
18:52qui ne peuvent pas...
18:52On travaille avec les banques.
18:53On travaille avec elles
18:54sur le terrain
18:54pour être en voiture
18:56balai des banques
18:57et on travaille avec elles
18:58auprès des ministères
18:58pour essayer de voir
18:59comment on libéralise tout ça,
19:00comment on ouvre ça.
19:01On a dû faire
19:02le huitième groupe de travail
19:03avec les ministères
19:04et les banques récemment.
19:05Je peux vous dire
19:05que les choses évoluent.
19:06Elles évoluent dans le bon sens,
19:07mais elles évoluent au rythme
19:08des liens qui existent
19:09entre l'État et les banques.
19:10Ça va se faire lentement
19:11et n'importe quel candidat
19:13qui arriverait en mai prochain
19:14et qui dirait
19:15éco-PTZ pour tout le monde,
19:17ça me rappelle un peu
19:17l'époque du Covid
19:18où on a dit
19:21on libéralise le prêt
19:22pour les entreprises,
19:23on fait du PGE
19:23à toutes les entreprises.
19:25Résultat,
19:25on connaît tous autour de nous
19:26des gens qui ont emprunté
19:27à titre professionnel
19:29et qui n'auraient pas dû l'emprunter
19:29et qui aujourd'hui
19:30ont coulé leur boîte
19:31à cause d'un prêt
19:32qui n'aurait pas dû
19:32l'être retroyé.
19:33Aujourd'hui,
19:34cette petite musique
19:34qui dit
19:35la rénovation,
19:36il faut prêter
19:37pour la rénovation
19:37quoi qu'il en coûte
19:38à tout le monde,
19:39c'est très dangereux.
19:40Très dangereux
19:41parce qu'il y a plein de ménages.
19:42Aujourd'hui,
19:42les ménages à qui on ne prête pas,
19:43c'est les ménages
19:44qu'ils ne devraient pas emprunter.
19:45Et donc,
19:45ce n'est pas demain
19:45parce qu'il y aura
19:46tel ou tel candidat
19:47qui imposera quoi que ce soit
19:48une banque
19:49qu'on réussira à prêter
19:50à tout le monde.
19:51On ne prête pas aux gens
19:52qui ne peuvent pas rembourser.
19:53Pierre-Louis,
19:53même question ?
19:54Peut-être pour citer
19:55les rapports du GIEC,
19:57il y a le troisième volet
19:58qui est sur les risques
19:59de maladaptation.
20:01C'est-à-dire,
20:01comment est-ce qu'on peut
20:02mal s'adapter
20:03à un nouveau changement climatique ?
20:05Et dessus,
20:06il y a tout un volet
20:07qui porte sur
20:08le risque d'inégalité verte.
20:11Ça veut dire quoi ?
20:11Ça veut dire que
20:12si jamais je viens isoler
20:13uniquement les personnes
20:14qui ont de quoi
20:16se rénover naturellement,
20:18eh bien du coup,
20:18je vais avoir un décalage,
20:20une ghettoïsation
20:21de certaines personnes
20:23qui vont être expulsées
20:24de leur logement
20:25et être relogées
20:26un peu plus loin
20:26dans des nouvelles passoires thermiques.
20:28Est-ce que la situation
20:29elle est améliorée ?
20:30Vraiment,
20:31moi j'ai plutôt l'impression
20:31que dans ce cas-là,
20:32la situation est moins bien
20:33qu'à la situation initiale.
20:35Donc on a besoin
20:36de mécanismes efficaces
20:38pour pouvoir financer
20:39ceux qui n'ont pas
20:39les moyens de se rénover,
20:41qui n'ont pas les moyens
20:41de se financer
20:43par des prêts bancaires.
20:44L'autre question,
20:45elle est aussi
20:45comment est-ce qu'on peut
20:46réussir à donner
20:46plus de fluidité ?
20:48Et là,
20:49c'est la question aussi
20:49de est-ce que l'État
20:51ne fonctionne pas
20:52sur des outils
20:53qui sont aujourd'hui dépréciés ?
20:54On a la vérification
20:56à la main,
20:57on a un portail
20:58MaPrimeRénov'
20:59qui a été en bug
21:00plusieurs fois cet été
21:01à la suite
21:02d'une grande mise à jour.
21:03Alors qu'à côté,
21:04en fait,
21:04on a des outils aussi d'IA
21:05qui nous permettent
21:06de réussir à fluidifier,
21:07de prévenir de la fraude
21:09et d'avoir des parcours
21:10qui soient ultra rapides.
21:11Donc il y a peut-être
21:12aussi une remise en cause
21:13de comment est-ce
21:14qu'on a pensé
21:14la rénovation
21:15pour dire,
21:16en fait les gars,
21:16on est en 2026,
21:17peut-être que maintenant
21:18on peut réussir
21:18à se moderniser.
21:19Bon,
21:20il ne nous reste que 5 minutes
21:20à tous les trois,
21:21on vient de me prévenir,
21:22le temps passe extrêmement vite,
21:24on a parlé beaucoup
21:24des propositions politiques
21:26qui avaient été faites,
21:27en tout cas les plus,
21:28celles qui sont susceptibles
21:30de chambouler le plus
21:30vos secteurs respectifs,
21:32ça vient effectivement
21:33d'une remise en cause
21:34du diagnostic
21:34de performance énergétique
21:36et des aides
21:36déjà souvent remises en cause.
21:38J'ai une question
21:38à vous poser,
21:39on sent bien quand même
21:39que le logement
21:40et la rénovation
21:41est au cœur
21:41des préoccupations
21:42enfin de nos politiques.
21:43Quelles sont vos préconisations
21:45à tous les trois ?
21:46On a compris
21:46qu'il fallait maintenir
21:47des aides directes,
21:48on a compris
21:49que la rénovation
21:49il fallait continuer
21:50à l'encourager
21:50mais on sait que financièrement
21:52l'État est à sec.
21:54Qu'est-ce qu'on peut faire
21:55pour soutenir la filière,
21:56soutenir la rénovation
21:57aujourd'hui ?
21:58Alors très honnêtement
21:59et bizarrement
22:00c'est pour moi
22:01de mon avis
22:01pas très compliqué.
22:02L'État est à sec
22:03donc déjà on arrête
22:04les budgets publics.
22:05Il n'y a pas d'argent public
22:06donc on ne va pas investir.
22:07On supprime ma prime rénov'
22:08en faveur des certificats
22:09d'économie d'énergie.
22:10On dirige l'ensemble
22:11des dispositifs
22:12sur les certificats
22:13d'économie d'énergie
22:14avec comme celle-là
22:15est aujourd'hui
22:16en fait
22:17des primes
22:18et des aides
22:18beaucoup plus importantes
22:19pour les ménages
22:21en précarité.
22:22Les ménages
22:23qui ont les revenus
22:23les plus faibles
22:24et donc
22:24le moins de possibilités
22:26de s'endetter
22:27de dépenser de l'argent
22:28pour leurs travaux.
22:29Donc c'est vers eux
22:30qu'il faut évidemment
22:31avoir le maximum d'aide
22:32et des dispositifs
22:33d'accompagnement
22:33pour les autres
22:34mais qui représenteront
22:35une partie plus petite
22:36de leurs travaux.
22:37Également
22:38une simplification
22:39des fiches d'intervention
22:41certificats d'économie d'énergie.
22:42Une simplification
22:43avec une garantie
22:44sur le temps
22:44de la durée de vie
22:45de ces fiches d'intervention.
22:48Ça c'est très important
22:48qu'on ait une certaine
22:50visibilité
22:50sur plusieurs années
22:51par exemple
22:52sur une aide
22:52pompe à chaleur
22:53parce qu'on parlait
22:53de la pompe à chaleur.
22:54On a les offres
22:55en leasing social
22:56qui ne vont pas tarder
22:56a priori.
22:57On verra quand elles sortent
22:58et combien de temps
22:59ça va durer
22:59et quel budget
23:00qui est alloué à cela
23:00mais voilà
23:01en tous les cas
23:01quelque chose
23:02qui soit assez simple
23:03et surtout aussi
23:04pour redonner confiance
23:05dans le dispositif
23:06des règles établies
23:08et des contrôles
23:09qui permettent justement
23:10de faire respecter
23:12ces règles.
23:12Et dans le dispositif
23:14des certificats
23:15d'économie d'énergie
23:16vous avez des acteurs
23:18dont on fait partie
23:18des acteurs
23:19qui sont délégataires
23:20de ces deux œufs
23:20qui sont obligés
23:21qui sont mandataires
23:22qui doivent en fait
23:23avoir un rôle dominant
23:25dans ce dispositif-là
23:26et avoir une certaine
23:28responsabilité
23:29du respect du dispositif.
23:31Et c'est ce qu'on demande
23:31du contrôle
23:32des règles
23:33de la visibilité
23:34et après honnêtement
23:35ça avancera
23:37et qu'on nous consulte
23:38aussi un petit peu
23:39parce que parfois
23:39on voit des fiches
23:39d'intervention qui sortent
23:41qui ne veulent strictement
23:42rien dire
23:42et dans laquelle
23:43on sait qu'il y aura
23:44de la fraude
23:44puisqu'elles sont
23:45tellement mal montées
23:46que des gens mal intentionnés
23:46vont aller dessus.
23:47Et voilà, c'est faisable.
23:49La stabilité
23:50et tout sur le C2E
23:51et moins sur ma prime Renault.
23:52Voilà, et qu'il y ait
23:53un échange
23:53entre les pouvoirs publics
23:54et les entreprises privées
23:55pour justement
23:56avoir un retour terrain
23:57pour qu'ils comprennent
23:58parfaitement le terrain.
23:59Hervé, même question
24:00très rapidement,
24:00il nous reste deux minutes.
24:02Les mouvements en place
24:03sont longs, prévisibles,
24:05enclenchés,
24:06l'augmentation
24:06des prix d'énergie,
24:07le climat en été, en hiver.
24:09On le sait maintenant
24:09et presque plus personne
24:11ne le nie.
24:13Donc en fait,
24:13on ne peut plus vivre
24:14dans un monde
24:14où on gère tout en urgence
24:16parce qu'en fait,
24:17tout ça, ça va être
24:17notre lot commun
24:18pour 10 ans, 20 ans, 30 ans.
24:19Pas mal de pays
24:20dans les Nordiques
24:21qui ont créé
24:21des bureaux spéciaux
24:22sortis des ministères
24:24et qui gèrent un plan,
24:25un plan à 10 ans,
24:26un plan à 20 ans,
24:27un plan à 30 ans,
24:28un peu comme le GIEC
24:28le fait avec ses projections.
24:30Il faudrait faire la même chose
24:31sur le logement,
24:31sur les différentes thématiques
24:33du logement
24:33et on n'a pas le temps
24:35de définir ce plan
24:37mais en revanche,
24:38sortir ça,
24:39on a eu combien de ministres
24:39du logement ?
24:40Je crois une vingtaine
24:42dans ces dernières années.
24:43Une vingtaine,
24:43ces dernières années.
24:44C'est impossible
24:44d'avoir un plan
24:45quand ça change tout le temps.
24:46C'est comme si nous,
24:47dans la société,
24:48on avait une vingtaine
24:48de dirigeants,
24:49tout nous serait parti,
24:51on aurait mis la clé
24:51sous la porte.
24:52Donc ce n'est pas possible
24:53de bénir une stratégie
24:53si on n'a pas forcément
24:55une même personne
24:56mais à minima
24:57une même structure
24:58qui gère l'horizon,
24:59le temps long.
25:00Le logement c'est long,
25:01on reste en moyenne
25:01huit ans chez soi,
25:02les travaux c'est long,
25:03on en fait une à deux fois
25:04dans sa vie.
25:05Même plus longtemps aujourd'hui.
25:06Mais on en fait
25:07une à deux fois dans sa vie
25:08des gros travaux.
25:09Donc en fait,
25:09il faut donner du temps
25:11aux ménages
25:12et du temps aux politiciens
25:14pour réfléchir à ce sujet.
25:15De la stabilité du temps,
25:16Pierre-Louis,
25:16vous avez 45 secondes.
25:18Peut-être deux points
25:19très rapides.
25:19Le premier,
25:20c'est effectivement
25:21le leasing social
25:22des pompes à chaleur.
25:23C'est un montage
25:23qui est bien foutu.
25:25Je pense que c'est
25:25un bon procédé.
25:27Il faut que le gouvernement
25:28s'engage dans cette nouvelle...
25:29En ce moment,
25:30on est en train de voter
25:30le nouveau budget
25:31sur 2027.
25:32Il faut qu'il s'engage
25:33dans la continuité
25:34de ce projet.
25:35On rappelle,
25:35c'est dans le cadre
25:35de l'électrification
25:36pour sortir de notre dépendance
25:38aux énergies fossiles.
25:39C'est ça.
25:40Du coup,
25:40c'est proposé
25:41aux ménages précaires
25:42à la fois
25:43de payer à zéro euro
25:44avec un prêt conso
25:45qui est engagé
25:47avec une banque
25:48et un énergéticien
25:49pour que les économies
25:50d'énergie
25:50viennent rembourser
25:51et autofinancer
25:53l'acquisition
25:54de la pompe à chaleur.
25:55Deuxième point,
25:56pour terminer,
25:57c'est de penser
25:57sa rénovation
25:58à la fois
25:59sur le confort d'hiver
26:00et également
26:01sur le confort d'été.
26:02On a tous senti
26:02cet été
26:03une nouvelle vague.
26:04On est dans
26:04un nouveau climat
26:05et un climat
26:06qui s'accélère
26:07de plus en plus.
26:08On ne peut pas
26:08penser
26:09sa rénovation
26:11que dans un axe
26:12auquel cas
26:12on prend le risque
26:13et on a très bien
26:14étudié chez Argile
26:16de rénover,
26:17d'améliorer
26:18le confort d'hiver
26:18au détriment
26:19du confort d'été.
26:20On le rappelle,
26:21votre étude passionnante
26:22qui nous dit
26:22qu'en gros,
26:24des audits,
26:25donc des préconisations
26:26de travaux
26:27risquent aujourd'hui
26:28à ce stade
26:29de favoriser
26:29l'augmentation
26:30de température
26:31dans les logements
26:32au moment
26:33les plus chauds
26:34de la journée.
26:34C'est quand même
26:35une étude clé
26:36qui montre
26:36à quel point
26:36aujourd'hui
26:37le diagnostic
26:37de performance énergétique
26:38aussi important soit-il
26:40n'est pas suffisamment
26:41calibré
26:41pour ce confort d'été
26:42et pour ces vagues caniculaires
26:44et c'est gentil
26:44à vous de le rappeler
26:45chez Argile.
26:46Merci Pierre-Louis Gure,
26:47DG d'Argile
26:48et docteur en intelligence artificielle.
26:50Merci à Hervé Degrève,
26:51le cofondateur de Vasco
26:54à taf, le président
26:54et cofondateur de Melior
26:56d'avoir été avec nous
26:57sur ce plateau
26:58des experts de Limo,
26:59exceptionnellement
27:00donc délocalisés
27:01au Reno Days
27:01au cœur de Batimat.
27:03Les experts de Limo
27:04reviennent demain
27:05dans le studio classique
27:06à BFM Business.
27:08Les experts de Limo
27:09sur BFM Business.

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