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  • il y a 41 minutes
Avec Magali Vicente, Louis Leroy, Philippe Coy

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-28##

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Transcription
00:00On en vient de nos débats avec vous trois évidemment, vous avez suivi cette visite du pape, il fallait être
00:05sur Mars pour ne pas la suivre, ou Gilles Gansman qui a choisi d'aller à Londres ce week-end.
00:10Alors c'était très présent à la télé anglaise, vraiment vraiment.
00:13Ils s'y ont intéressé ?
00:14Énormément, énormément.
00:17Évidemment c'était assez étonnant et beaucoup de gens me disaient mais pourquoi vous n'êtes pas à Paris ?
00:22C'est ça, vous êtes à contre-courant.
00:26Avant de commenter, parce que c'est vrai qu'il y a tellement de choses à dire, bon là le
00:30pape est à messe, il va parler d'Europe, il y a eu énormément de joie, de ferveur, de sourire,
00:37ça fait du bien de voir la France comme ça.
00:40Quelle est l'image, je vais faire un petit tour de table pour commencer, que vous retiendrez de cette visite
00:44Louis Leroy ?
00:45Il n'y en a pas qu'une, il y en a plusieurs mais bon je ne vais vous en
00:47donner qu'une quand même, non je dirais que c'est les 80 000 jeunes au stade de France.
00:50Et puis cette espèce de grande célébration de notre histoire, de nos seins, de nos valeurs et de quelque chose
00:56qui réunit toute la jeunesse.
00:57Et puis allez, si on m'en autorisait une deuxième, il y avait les policiers applaudis dans les 8 paris.
01:02Je trouve que l'image elle était poignante, elle était poignante.
01:05C'est très difficile de redescendre, moi je trouve, c'est très difficile de redescendre.
01:09On aurait presque envie qu'il vienne plus souvent.
01:11Il n'est pas encore parti.
01:12C'est vrai, il faut qu'il revienne déjà, il faut qu'il programme la prochaine.
01:15Magali, moi l'image que je retiens ce sont les yeux du pape.
01:18Je ne sais pas si vous avez parcouru toutes ces images au travers des différents passages.
01:25Mais par rapport aux autres, en fait il y a une émotion qui se dégageait de son regard relativement incroyable
01:31à chaque fois.
01:32Ou quand il était dans la voiture, il baissait la fenêtre et qu'il continuait à regarder.
01:36Et en fait on sentait vraiment cette dimension d'écoute, d'empathie vraiment universelle.
01:43Et ça j'ai trouvé ça vraiment incroyable parce qu'on l'a découvert sur ce format-là.
01:46Et je pense que c'est ce qui a aussi touché énormément de gens sur place.
01:49Une douceur et une bonté qu'il porte sur son visage.
01:53Léon XIV, Philippe Coy.
01:54Écoutez, je suis resté à Paris ce week-end, non pas que pour le pape.
01:58Je ne suis pas rentré à l'escar où il y a une belle cathédrale aussi.
02:01On aurait pu accueillir le pape.
02:03Mais j'ai trouvé Paris magique.
02:05Magique dans le sens où d'abord il y avait énormément de monde, de jeunesse, de famille, de légèreté.
02:12J'ai l'impression que c'était un week-end en suspension, loin de tout.
02:15Les images que l'on a vues à la télé, parce que malheureusement même en étant pas très loin, on
02:20ne pouvait pas y accéder pour des zones de sécurité,
02:23ont donné des symboles très forts.
02:25Alors, que l'on soit catholique ou pas, en tous les cas, ce pape a été dans des moments extraordinaires.
02:32On le disait aussi à 71 ans, 26 rendez-vous et non des moindres quand même.
02:37Donc c'est un marathon pour ce pape-là.
02:39Oui, disons qu'il est costaud.
02:42Chapeau le Saint-Père.
02:44Il s'est vraiment engagé.
02:46Il s'est mis au plus près des gens.
02:48Il a traité tous les sujets, que ce soit les crimes sexuels dans l'église à Lourdes hier.
02:53Ça a été vraiment un moment superbe.
02:56Par contre, j'ai un coup de gueule.
02:57J'avais, vendredi soir, le plaisir de déambuler sur les Champs-Elysées.
03:02Franchement, je suis scandalisé et j'ai honte de voir les Champs-Elysées avec des poubelles qui dégueulaient, d'immondices.
03:10Il était aux alentours de 20 heures.
03:12Il y avait une foule pas possible.
03:13Les services de sécurité se mettaient en place.
03:15C'était une poubelle à ciel ouvert alors que le monde entier arrivait sur les Champs-Elysées pour accueillir cette
03:22grande messe.
03:23Franchement, quelle mauvaise image.
03:25J'ai été écoeuré.
03:26J'en ai même fait une photo.
03:27Je voulais en faire un poste.
03:29Mais mince, qu'est-ce qu'on fait pour accueillir dignement ces millions de touristes.
03:34Et on veut toujours se prétendre la capitale du tourisme, la première capitale au monde.
03:38Mais il va falloir qu'on remette de l'ordre aussi dans les services.
03:41Il y avait moins de poubelles par terre à Lourdes, manifestement.
03:44Vous avez vu ces images de Lourdes aussi ?
03:46Magnifique.
03:46Je pense qu'à Metz, ça sera aussi très beau.
03:49Mais là, le temps du montage, vendredi soir, c'était une déchaterie assez ouverte.
03:54Si j'étais taquin, Philippe, je vous dirais qu'il y a eu des élections.
03:56Que les gens ont voté.
03:57On ne va pas faire de politique.
03:59Même s'il y en a qui en font.
04:00Je vous ferai écouter après la pause.
04:05Yann Brossat qui a trouvé le moyen de faire une petite balle perdue envers la droite.
04:10C'est vrai que la gauche, on ne les a pas trop vues sur cette visite du pape.
04:15Ils ont été présents sur X beaucoup.
04:17Oui, ça c'est sûr.
04:190800 26 300 300.
04:21Si vous voulez réagir, qu'est-ce que vous retenez de cette visite du pape ?
04:24Est-ce qu'il a pu vous influencer ?
04:26C'est vrai qu'il a pris la parole sur de nombreux grands sujets de société.
04:30A tout de suite sur Sud Radio.
04:31Sud Radio.
04:3510h midi, Sud Radio.
04:37A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
04:39A vous de le dire, toujours avec mes trois débatteurs du jour.
04:42Magali, Vissante, Louis Leroy et Philippe Coye.
04:45On parle évidemment de cette visite du pape.
04:48La visite de Léon XIV, Lourdes, Paris, Metz.
04:53Aujourd'hui, partout, des foules immenses, des sourires de la joie.
04:58Alors, c'est vrai qu'on n'a pas trop vu nos LFistes et nos socialistes sur les bancs de
05:05l'église.
05:06Ça vous a choqué, vous, Louis Leroy ?
05:08Ils avaient piscine ?
05:09Ça fait du bien, j'ai presque envie de dire non.
05:11Je suis taqué en disant ça.
05:13Non, mais ils ont peut-être manqué nos questions.
05:15Je crois que le temps n'était pas à la politique.
05:17Et justement, leur absence, bon, ce n'est pas les seuls d'ailleurs, je trouve,
05:20finalement, à ramener de la politique dans un moment qui était vraiment suspendu.
05:24Et c'est vraiment dommage quand il y a une telle ferveur,
05:26quand on honore vraiment ce que nous sommes.
05:28C'est qu'un siècle d'histoire.
05:31Je comprends que ce ne soit pas véritablement le récit qu'ils aient envie de rapporter sur la place publique.
05:36Mais je pense qu'il faut s'en tenir à ce que c'était, c'est-à-dire un grand
05:39moment de ferveur.
05:39Il y avait de la foi.
05:40Mais il n'y avait pas que de la foi, il y avait de la France.
05:42On a honoré les silhouettes de nos villages, nos calendriers, notre calendrier, nos saints.
05:47Moi, je garde ça pour ce que c'est et je ne veux pas commenter le reste.
05:53Magali ?
05:53Je vais prendre exactement le même ton parce qu'effectivement, ça fait du bien
05:56qu'il n'y ait pas eu force de contestation dans tous les sens.
06:00Mais vous savez, moi, je pense que le pape a donné une vraie leçon de leadership ce week-end,
06:05relativement incroyable, dont nombre de nos candidats et leaders politiques devraient s'inspirer.
06:09Parce qu'il a démontré, en fait, que le silence était devenu une force.
06:14Et qu'on n'était pas obligé de vociférer pour rassembler.
06:18On n'était pas obligé d'être dans la colère pour rassembler.
06:21Et il a ce côté, effectivement, entre le regard, le silence, comment il a su s'imposer.
06:26Ça, c'est une vraie leçon.
06:27On parlera des messages politiques tout à l'heure.
06:30Exactement, on parlera des messages politiques tout à l'heure.
06:32Mais ça, je pense que c'est une vraie leçon que certains devraient retenir.
06:35Parce qu'on n'est pas obligé de s'agiter dans tous les sens et d'être par mon et
06:38par vos
06:39pour avoir un vrai leadership.
06:41Et je pense que c'est ça qui a touché les Français au cœur, clair.
06:46Mais vous avez vu cette douceur, cette bonté qui émane de ce pape
06:50qui a pris des enfants dans les bras, des jeunes malades.
06:53C'est ce qu'il dit et ce qu'il porte, en fait.
06:55Et c'est ça, le leadership.
06:56C'est ce qui manque certainement en politique.
06:59D'ailleurs, Emmanuel Macron, c'est peut-être les raisons pour lesquelles
07:02il a changé d'avis soudainement pendant la nuit.
07:05Il ira finalement à la messe, à messe.
07:09Alors, l'Elysée raconte que c'est parce que Léon XIV aurait dit
07:13« Oh, j'ai envie de poursuivre les échanges avec vous. »
07:15Mais enfin, je ne sais pas.
07:17Comme quoi, il n'y a que le pape qui arrive à faire changer Emmanuel Macron.
07:20À mon avis, il était très content d'y aller.
07:23Et Sébastien Lecornu, un peu moins, parce qu'il devait remplacer Emmanuel Macron.
07:26J'espère qu'il aura le droit d'y aller quand même.
07:28Mais Philippe Coye, ça vous invoque quoi ?
07:31Non, mais sur la scène politique, ce n'est pas un débat politique.
07:35C'est intéressant quand même que le président de la République change d'amitié.
07:39Même si la présidente de la République a essayé,
07:40et selon les informations qu'on a pu entendre ici ou là,
07:43le Vatican a bien cloisonné.
07:45C'est une visite apostédoctique qui fait que ce n'est pas avec un temps politique.
07:50Il y a eu la réception en tant que chef d'État à l'arrivée vendredi.
07:54Il y a les temps de consécration religieuse.
07:58Et aujourd'hui, que le président de la République change en dernier moment,
08:02en n'en voyant plus son Premier ministre, mais en étant présent,
08:05est-ce que ce n'est pas un péché d'orgueil ?
08:08On peut l'imaginer.
08:09Je ne suis pas sûr que le pape l'ait rappelé pour venir à ses côtés.
08:16Et ceux qui n'ont pas choisi d'y aller,
08:19je trouve que, grosso modo, c'est une belle erreur.
08:21Parce que les messages du pape, que l'on soit ou pas catholique, croyant,
08:25quelle que soit votre appartenance et confession,
08:27les messages qui ont été portés ce week-end,
08:29les images qu'on a pu recevoir, on en a besoin.
08:31On a un certain nombre de guerres aujourd'hui.
08:34On se défie des uns aux autres en permanence.
08:36Et je crois que...
08:38Je ne connaissais pas Léon XIV,
08:40puisqu'il est jeune dans la fonction.
08:42Et ce qui m'a marqué le plus aussi,
08:43vous parlez du charisme de cet homme.
08:46Les regards, vous l'avez dit.
08:48Et ce que j'ai pu entendre dans plusieurs interviews,
08:51inévitablement, les gens l'ont comparé,
08:53et rapidement, à Jean-Paul II.
08:55Ils ont sauté les deux autres papes entre deux.
08:58Et le symbole, la puissance qu'a dégagée Léon XIV sur ce déplacement,
09:04a ramené chacun à le comparer à Jean-Paul II.
09:08Et notamment les jeunes, je pense,
09:09qui ont été particulièrement sensibles.
09:11Et bravo en quelques mois de s'imposer dans la fonction.
09:13Et comme quoi ?
09:14C'est parce qu'il a des souches bernaises, peut-être.
09:17Et Normande, oui.
09:19Et Normande, également.
09:21Je voudrais rajouter quelque chose sur le changement de décision
09:25pour Emmanuel Macron.
09:27En fait, il faut y voir quand même une vraie symbolique dans l'image.
09:31C'est-à-dire que, face à la ferveur et au rassemblement qu'il y a eu tout le week
09:34-end,
09:35finalement, en étant sur place à Metz,
09:38Emmanuel Macron dit qu'il est impossible de fermer cette parenthèse
09:42sans que lui soit là pour la fermer.
09:45Ce n'était pas possible qu'il ne soit pas présent pour fermer cet événement.
09:48Et c'est ça qui fait qu'à un moment donné,
09:50il s'est peut-être rendu compte de toute la dimension symbolique
09:53que représentait ce déplacement.
09:54Et de ne pas y être, ça aurait été une erreur.
09:57Après, chacun pensera ce qu'il voudra.
09:59Et pourtant, clairement, Léon XIV a eu des mots
10:04à l'encontre de la politique d'Emmanuel Macron,
10:08notamment sur la fin de vie,
10:09la loi à laquelle il tenait temps.
10:14Je vous propose justement d'écouter le pape
10:16sur la question de l'euthanasie.
10:18Il est impossible de considérer comme normal
10:23de donner la mort.
10:25La tentation de donner la mort
10:27sous couvert de fausses compassions
10:30doit être fermement rejetée.
10:33Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral.
10:36J'appelle toute la communauté des soignants
10:39à se souvenir du sens profond de sa vocation,
10:43déliée sur la personne souffrante
10:46et non pas la supprimer.
10:49C'est sûr que ça, Emmanuel Macron,
10:51j'imagine que ça doit lui faire mal aux oreilles.
10:54Je ne sais pas ce qu'il va pouvoir dire.
10:55C'est réalisé vendredi,
10:57un peu plus soft, un peu plus doux,
11:00mais en tous les cas,
11:01sa ligne et ses mots sont très clairs
11:04sur cette position-là.
11:06Et donc, je pense que le président de la République
11:09aura là aussi fort à faire
11:10dans les échanges avec le pape.
11:13Je ne sais pas comment il va le convaincre
11:14du bien fondé de cette loi
11:16à laquelle il tenait tant,
11:18qu'il fallait absolument passer
11:19au-delà de beaucoup d'autres lois,
11:22Louis Leroy.
11:23Non, mais je pense que là, pour le coup,
11:24il faut faire la séparation de deux choses.
11:25Ce qui est la croyance de chacun,
11:27la foi de tous,
11:30et puis le fait politique
11:32et le travail du législateur.
11:34Moi, je pense que le pape, à son avis...
11:36L'égal n'est pas nécessairement moral.
11:38Vous avez deux heures.
11:42Mais c'est une vraie question.
11:44Et moi, vous savez, au-delà de tout ça,
11:46moi, je vois aussi dans la présence
11:47du président de la République,
11:48au-delà des messages politiques
11:49qui ont été portés par le pape,
11:51qu'il ne faut pas faire semblant
11:53que le fait religieux n'existe pas en France.
11:56Et que c'est une partie de notre histoire.
11:58On a entendu beaucoup de phrases
11:59très importantes, d'ailleurs, ce week-end,
12:00notamment le fait que la France chrétienne
12:03fit aînée de l'Église.
12:05Et je trouve que la présence du président
12:07de la République montre que, certes,
12:08la République est laïque,
12:10mais elle n'est pas amnésique.
12:12Et je trouve qu'il y a quelque chose
12:13de beau là-dedans.
12:14Après, sur les différents messages politiques,
12:16je fais une distinction assez claire
12:19entre le fait religieux et le fait politique
12:22et le travail du législateur.
12:23Vous dites qu'on a entendu des choses
12:24qu'on n'entendait pas.
12:24Et on a vu des gens qu'on ne voyait pas,
12:27peut-être, invisibles,
12:28souvent dans les médias.
12:29On a vu la majorité silencieuse à la télé.
12:31La majorité silencieuse.
12:33Alors, je ne sais pas si c'est la majorité
12:34ou pas, d'ailleurs.
12:35Je le crois.
12:36Clairement, il y a un décalage, vous voyez,
12:38entre cette loi, l'euthanasie,
12:41et les personnes qu'on a vues
12:42qui sont peut-être opposées à cette loi
12:44et qui ne se sont pas, peut-être pas,
12:47étaient assez entendues.
12:48Mais la position du pape,
12:50enfin, ce que j'ai pu entendre et lire,
12:52ne fait pas l'unanimité non plus.
12:54Il y a beaucoup de catholiques
12:56ou de gens qui soutiennent la mesure
12:59parce qu'ils ont dû être blessés dans leur chair,
13:01de voir des membres de leur famille
13:03qui étaient dans la souffrance.
13:05Et qu'un moment, il peut y avoir
13:07un accompagnement de délivrance.
13:08Ce n'est pas l'unanimité du monde catholique,
13:11en tous les cas,
13:11qui a la position aussi tranchée
13:14que le pape a pu l'exprimer.
13:16Vous dites ça, vous vous basez sur quoi ?
13:18C'est des reportages que j'ai vus, des sondages.
13:21Je crois que c'est 70% qui sont favorables,
13:24bien évidemment, avec les propos du pape
13:26et une trentaine de pourcents
13:27qui sont plutôt dans l'accompagnement,
13:29avec le respect, bien évidemment, de chacun.
13:32Mais ce n'est pas à l'unisson, je dirais,
13:35de la communauté catholique.
13:36Ce qu'on peut comprendre d'ailleurs.
13:38La religion touche à l'intime
13:40et ses questions touchent tellement à l'intime
13:42qu'il n'y a pas de...
13:43Bien sûr.
13:44Il n'y a pas de...
13:45Magali ?
13:46Le rapport à la vie et à la mort,
13:48il est intime, il est individuel
13:50et très personnel,
13:51quelle que soit la foi qu'on peut avoir.
13:52Et c'est ça qui fait justement
13:54la diversité des opinions.
13:55Mais moi, s'il y a un message du pape
13:57que je retiendrai,
13:58c'est celui d'hier à Lourdes
14:00au sujet des dirigeants, en fait,
14:02de la France.
14:03Quand il a dit qu'en fait,
14:05il demandait des dirigeants sages et généreux,
14:07prêts au sacrifice d'eux-mêmes,
14:09capables d'affronter les défis
14:11et voulant servir le bien commun.
14:13Voilà, si on n'a pas compris...
14:14Non, mais moi, je trouve ça extraordinaire
14:16parce qu'elle est extraordinaire,
14:19cette phrase, dans la douceur,
14:20dans l'autorité,
14:21dans la prise de hauteur.
14:24Enfin, je ne sais pas s'il y en a,
14:25enfin, avis à tous les candidats de 2027,
14:27je ne sais pas si vous l'avez écouté,
14:28mais en fait, gardez-la en tête
14:29et justement, montrez-nous
14:31que vous servez en fait ce pays
14:33pour quelque chose de plus grand
14:34que des intérêts personnels
14:36ou en tout cas des objectifs d'ambition individuelle.
14:40Il faut bien relever cette phrase.
14:41Oui, Philippe, vous venez échappé aussi.
14:42Je suis admiratif de ce propos.
14:44Je ne l'ai pas entendu.
14:46Il a adressé au dirigeant...
14:48Dans sa prière à Lourdes.
14:49Ah oui, d'accord.
14:51Non, parce que vous parliez d'Air France.
14:53Ah non.
14:53Ah non, ah ben...
14:57Je suis invité par des voix bizarres.
14:59Je ne crois pas que je me suis envollée.
15:02Et je ne suis pas la vierge.
15:04Non, mais si vous avez des apparitions aussi.
15:08En tout cas, bon, trêve de plaisanterie.
15:11Il y a eu également des mots,
15:14ça s'était très attendu,
15:15sur les abus sexuels au sein de l'Église française.
15:19Je vous propose d'écouter sur ce point le pape
15:21et je vous ferai réagir.
15:22Nous devons nous tenir emblément
15:25sur le regard purificateur du Seigneur.
15:28Reconnaître nos propres fautes
15:30et indispensables à notre progression spirituelle.
15:34Tout le bon.
15:35Philippe, vous êtes indiscipliné.
15:37Vous avez entendu ces images.
15:39C'est vrai que ça a été un petit peu commenté,
15:41critiqué, le format qu'a pris cette séquence
15:46sur les abus sexuels de l'Église.
15:47Mais quand on entend les victimes,
15:49elles ont été, elles aussi, touchées.
15:51Il y avait des athées dans l'assistance parmi les sept.
15:55Et c'est vrai que, là encore,
15:57Léon XIV a ouvert son cœur.
15:59Il y a eu un témoignage que j'ai entendu d'ailleurs ce matin
16:02d'une des personnes où il disait
16:03ce gars-là, il a dit,
16:05alors j'ai plus toute la phrase en tête,
16:07mais il a commencé en parlant du pape,
16:09ce gars-là.
16:10Oui, oui, exactement.
16:11Il nous a écoutés.
16:12Il nous a écoutés.
16:13C'est la seule chose qu'il a retenue.
16:14Et je pense que c'est vraiment ce qu'on dit depuis tout à l'heure
16:16dans cette capacité à regarder et être dans l'empathie,
16:20à écouter les gens,
16:20et être à l'écoute de ce qui s'est passé.
16:22Au Stade de France,
16:23il n'avait pas prévu de déambuler, de monter.
16:25Il était à l'écoute de la ferveur.
16:26Il l'a fait.
16:27Et donc, c'est ça.
16:28C'est-à-dire que ça a transformé
16:29même les plus réticents qui étaient sur place,
16:31qui avaient de la colère.
16:32Et bien, en fait,
16:33ils se sont rendus compte
16:34qu'il était en capacité d'écoute.
16:36Et rien que ça,
16:37ça a créé en fait de l'adhésion.
16:38Et c'est vraiment important.
16:40Et vous,
16:40qu'est-ce que vous en avez pensé
16:41de cette visite du pape ?
16:42Quelle est l'image que vous retiendrez
16:44de ces trois jours
16:45qui ne sont pas totalement achevées ?
16:47D'ailleurs, on voit Emmanuel Macron
16:49qui est en train d'arriver à Metz
16:51et qui participera finalement à la Metz.
16:53Il a changé d'avis pendant la nuit.
16:55Manifestement,
16:55est-ce que vous trouvez ça normal ?
16:57Qu'est-ce que vous en pensez ?
16:580-826-300-300.
17:00Manu vous accueille au standard.
17:01A vous de le dire.
17:03Sud Radio.
17:05Parlons vrai.
17:0710h30, Sud Radio.
17:09A vous de le dire.
17:10Stéphanie Demiru.
17:11A vous de le dire.
17:12Sur Sud Radio,
17:13en ce lundi matin avec Magali Vissante,
17:16Louis Leroy et Philippe Coye,
17:18on revient longuement sur cette visite du pape.
17:20On aimerait toujours rester dans cette ambiance,
17:23dans cette France apaisée
17:25où la population applaudit la police,
17:29où les gens se sourient,
17:31où il n'y a aucune violence.
17:33Emmanuel Macron,
17:34qui participera ce soir à la messe du pape à Metz,
17:37il a changé d'avis cette nuit.
17:39Qu'est-ce que vous en pensez ?
17:400-826-300-300.
17:42On est avec Frédéric,
17:43qui nous appelle d'Arcachon.
17:45Bonjour Frédéric.
17:47Soyez le bienvenu.
17:49Merci.
17:50Mais écoutez, moi,
17:52d'abord, j'y vois honnêtement,
17:54arriver à ce sable-là,
17:55j'y vois une impolitesse,
17:56parce qu'on ne change pas la vie comme ça.
17:58Qu'est-ce que c'est que ce petit gamin
18:00qui fait sa crise ?
18:02Et puis,
18:04non, franchement,
18:04c'est à la fois ridicule
18:06et surtout impoli.
18:07Bon, il avait pris une ligne de conduite
18:09de dire que je ne mélange,
18:11je ne veux pas mélanger
18:12les affaires,
18:14je dirais,
18:15chrétiennes
18:17à cette sainte-éternel laïcité,
18:19parce qu'on n'arrête pas d'en parler,
18:21mais on reste dans ces positions.
18:23Non, je trouve ça assez...
18:25Bon, je trouve ça navrant,
18:26mais ça ne m'étonne pas du personnage.
18:28Mais bon,
18:29non, franchement,
18:29c'est pas...
18:30C'est...
18:33Je veux dire ridicule,
18:34mais bon,
18:35c'est...
18:36Bon, voilà,
18:37c'est le personnage.
18:39Il n'a pas eu son hochet,
18:41il n'a pas été le héros de la...
18:43Alors,
18:44pour ne me faire pas l'avocate du diable,
18:46mais je me dois quand même
18:48de porter la parole de l'Élysée
18:50qui dit,
18:50en gros,
18:51c'est Léon XIV lui-même
18:53qui souhaitait poursuivre
18:54l'échange avec Emmanuel Macron.
18:57Bon,
18:57j'imagine que pour le président
18:58qui a dû voir ces images
19:00comme tout à chacun
19:01à la télé,
19:02parce qu'il n'était pas présent
19:03sur les lieux,
19:04ça a dû aussi lui donner envie,
19:06peut-être,
19:06cette ferveur.
19:07Il voulait en être,
19:08si j'ose dire.
19:11Oui,
19:12enfin,
19:14bon...
19:14Non,
19:15vous pensez qu'il est cynique ?
19:17Oui,
19:17non,
19:18je trouve que c'est...
19:20Je me suis à trop de prétentions
19:22à leur maintenant dire
19:23que c'est le peuple
19:23qui voulait le voir.
19:25Non,
19:25c'est...
19:26Je pense qu'il s'est dit,
19:27oh là là,
19:27j'ai été un peu loin,
19:28donc je vais essayer
19:29de ramener quelques voix
19:32du centre-droit,
19:33là,
19:34un peu,
19:34un peu.
19:34Bon,
19:35je vais essayer
19:35de leur donner
19:36un petit sucre d'or.
19:38Mais bon,
19:38je pense que personne n'est du pas.
19:40Oui,
19:41bon...
19:41Il est un peu opportuniste,
19:42moi je suis d'accord
19:43avec l'auditeur,
19:45il ne peut pas s'empêcher
19:47d'être en dehors des choses.
19:48C'est comme une dingue.
19:49c'est sûr.
19:50Les choses qui se passent en France
19:52ne peuvent pas se passer sans lui.
19:54Eh bien,
19:55on verra qu'en avril,
19:56ça se passera sans lui.
19:57Encore un instant,
19:58M. Bourou.
19:59Ça,
20:00il faut mettre
20:00un grand nombre,
20:01quand même.
20:03C'est un pari très facile,
20:04quand même.
20:05Non,
20:05mais il y a un moment,
20:06les gens se recueillent,
20:08les gens sont heureux,
20:10et ça l'embête
20:11que ça se fasse sans lui.
20:12C'est quand même fou,
20:13moi je trouve ça totalement fou.
20:15Bon,
20:15après,
20:16non,
20:16non,
20:16mais moi je ne défends pas
20:17parce que j'imagine
20:18qu'il a dû en effet enrager
20:20de voir ça
20:20et de ne pas être là.
20:22Surtout qu'il est converti
20:23quand même au catholicisme.
20:25Moi aussi je suis catholique.
20:26Oui,
20:26mais vous n'êtes pas président
20:27de la République,
20:28mon cher Gilles.
20:28Est-ce que je suis à Metz ?
20:29Peut-être qu'on a un nouveau candidat,
20:31on ne le savait pas.
20:32Non,
20:33mais quand on a l'occasion
20:34d'y aller,
20:34c'est vrai que c'est difficile
20:35peut-être de refuser.
20:36J'imagine
20:37quand on a l'occasion
20:39de rencontrer le pape,
20:39d'aller à Metz.
20:40Voyons ce qui va se passer
20:41peut-être,
20:41je dirais.
20:41Au contraire,
20:42ça aurait été son honneur
20:43de refuser,
20:44de dire je refuse
20:45et je...
20:46Enfin,
20:46si c'est...
20:48Je ne pense pas
20:48qu'il est supplié non plus.
20:49Non,
20:49est-ce que c'est pour conclure
20:51et bien évidemment
20:53Magali le disait
20:54à juste raison,
20:55c'est peut-être pour conclure
20:56ces quatre jours
20:57très intenses
20:58qui ont emballé,
21:00je dirais,
21:01la France,
21:02quelle qu'elle soit,
21:03sous sa diversité
21:04et qu'il se dit
21:06si je n'y suis pas,
21:07je fais une faute politique
21:09et ce n'est pas
21:10au Premier ministre
21:11à clôturer
21:13ce séjour
21:14haut
21:15en couleur,
21:16en émotion
21:16et en message.
21:18Enfin voilà,
21:18après,
21:18il ne faut pas non plus
21:19peut-être qu'on voie le mal
21:21partout.
21:22Regardons
21:23la conclusion
21:23qui on s'en rend
21:24dans la semaine.
21:25Même vis-à-vis
21:25de Sébastien Lecornu
21:26qui devait se réjouir
21:27d'aller...
21:28Bon,
21:28il ira peut-être quand même
21:29mais c'est vrai
21:30qu'il devait remplacer
21:31le Président
21:31lui dit au dernier moment
21:33ben non,
21:33finalement je viens.
21:34Je pense qu'il n'est plus
21:35à sa presse
21:36je pense Sébastien Lecornu.
21:38Il va voir le pape
21:39et puis demain
21:39il enverra des armes
21:41pour tuer des gens
21:42à Zelensky.
21:43Donc il y a un moment
21:44s'il vous plaît.
21:46Alors le pape...
21:47Non, non,
21:49il n'y a pas de rapport
21:49mon cher Gilles.
21:50Si, le pape c'est la paix.
21:52Oui,
21:53pardonnez-moi.
21:54Le pape il a prêché
21:55pour la paix.
21:56Oui,
21:56mais en Ukraine justement.
21:58Oui,
21:58mais pour la paix.
21:59Oui,
21:59Pour avoir la paix
22:01comment on fait ?
22:02Là,
22:02vous lancez un autre départ.
22:05En effet.
22:05Il a vraiment passé
22:06un très bon week-end Gilles.
22:07Il est très bon.
22:08Il rentre.
22:09Bon,
22:09en tout cas,
22:11Yann Brossat,
22:11évidemment,
22:12il y a toujours un petit peu
22:13politique même si on n'a pas
22:14envie d'en parler.
22:15Yann Brossat,
22:16sénateur communiste de Paris
22:17sur le décalage
22:18entre le discours du pape
22:21et la droite
22:21et l'extrême droite.
22:22Écoutez.
22:22Moi,
22:23j'ai surtout été sensible
22:24au message du pape.
22:25J'étais d'ailleurs frappé
22:26par le décalage
22:28entre le contenu
22:29de ce que dit le pape
22:30sur la paix,
22:31sur l'accueil des réfugiés
22:33et les personnes
22:34qui étaient devant lui
22:35et qui,
22:35pour une part,
22:36comme Marine Le Pen
22:37ou Jordan Bardella,
22:38sont très très éloignées
22:40de ces thèses-là.
22:41Moi,
22:41je suis heureux
22:42qu'une grande voix
22:43comme celle du pape
22:44puisse dire
22:45qu'on a besoin
22:47d'un monde
22:48qui soit plus pacifique
22:49et d'un monde
22:49dans lequel on tende
22:50la main aux réfugiés.
22:51Oui,
22:51c'était mon propos jeudi
22:52quand vous me disiez
22:53tous que finalement,
22:55vous savez,
22:55je parlais de politique.
22:56Forcément,
22:57le pape,
22:59pas inconsciemment d'ailleurs,
23:00involontairement,
23:01fait de la politique
23:01et c'est vrai
23:02que ce discours
23:03rentre parfois
23:04en contradiction
23:05avec des idées
23:06de droite.
23:07Alors,
23:07est-ce qu'on peut être
23:08de droite finalement
23:09et être un bon catholique
23:12globalement
23:12pour poser la question
23:13à Magali ?
23:14Moi,
23:14je pense qu'en fait,
23:15il faut prêter attention
23:17aux mots
23:18qui sont utilisés
23:18et là,
23:19il y a un mot
23:19que Yann Brossat
23:20ne dit pas.
23:21C'est le mot dignité
23:22en fait.
23:23Et donc,
23:24c'est aussi
23:25quelle est la capacité
23:26de la France
23:26à accueillir
23:27dignement
23:28en fait
23:28les réfugiés
23:29et en fait
23:30de pervertir
23:31totalement le discours
23:32et d'accuser
23:33la droite
23:33et l'extrême droite
23:34finalement
23:34d'avoir un discours
23:35qui soit totalement
23:36contre l'immigration.
23:37c'est en fait
23:39omettre totalement
23:40le fond du discours
23:41qui est aussi
23:42majoritairement
23:43quand même
23:43sur la dignité
23:44de l'accueil
23:44et c'est
23:45l'échec politique
23:46que l'on peut constater
23:47en fait
23:47depuis ces dernières années.
23:49En même temps,
23:49il y râle
23:50mais il n'était pas
23:51à la messe non plus
23:51et je reviens
23:53à mes moutons.
23:53la gauche aurait dû
23:55être présente
23:56dans ce cas
23:56donc il critique
23:58ce que lui engendre
23:59Philippe Coye.
24:01Je me dis que
24:02selon les messages
24:02que le peuple a porté
24:04pendant ces trois jours
24:06d'entraide
24:07de solidarité
24:08d'accueil
24:09enfin c'est fort de valeur
24:10c'est quand même
24:11des valeurs
24:11qui souvent
24:13sont revendiquées
24:13par la gauche
24:14et je crois
24:16que c'est Mitterrand
24:16qui avait dit
24:17ou Chirac
24:18vous n'avez pas
24:18le monopole du coeur
24:19parce qu'on peut être
24:22de toute
24:23engagement politique
24:25et on peut avoir
24:26du coeur
24:27et avoir de l'action sociale
24:28ça me gêne d'ailleurs
24:29de dire
24:30qu'il faut être de gauche
24:31pour avoir un coeur
24:32et faire de l'action sociale
24:33c'est pas là
24:33où il y en a des fois
24:34le plus
24:34mais en l'occurrence
24:35là
24:36c'est pas le sujet
24:37je pense.
24:39On se retrouve
24:40dans quelques instants
24:41on va poursuivre
24:42nos débats
24:44et on parlera
24:44de ces français
24:45un tout autre sujet
24:46parce que malheureusement
24:47la visite du pape
24:49n'a pas caché
24:50ces problèmes
24:51que vivent beaucoup
24:52de français
24:53n'ont pas supprimé
24:53ces problèmes
24:54la flambée des prix
24:55du carburant
24:55et les français
24:56qui s'auto-confinent
24:58et on a un rapport
24:59avec des chiffres
24:59qui sont édifiants
25:01la moitié des français
25:02finalement renoncent
25:04à visiter un proche
25:0541% qui ont refusé
25:07un emploi
25:07alors qu'ils cherchaient
25:08un emploi
25:08parce que c'est trop loin
25:09et ça coûte trop cher
25:11tout ça
25:11venez réagir
25:120800 26 300 300
25:16sud radio
25:18parlons vrai
25:2117h19h
25:22les vrais voix
25:23sud radio
25:23on a le pape
25:24qui vient à Paris
25:25oui mais le pape
25:25ne veut pas visiter
25:26Notre-Dame
25:27avec Macron
25:28enfin c'est ça aussi
25:28le sujet
25:3110h midi
25:32sud radio
25:33à vous de le dire
25:34Stéphanie Demiru
25:35sur sud radio
25:37avec mes débatteurs
25:38du lundi
25:38Magali Vicente
25:39Louis Leroy
25:40Philippe Coy
25:41on va parler
25:43toujours et encore
25:44de la flambée
25:45des prix à la pompe
25:46malheureusement
25:47la visite du pape
25:47n'a pas fait oublier
25:49ces problèmes
25:50que vivent
25:50de nombreux français
25:52au quotidien
25:53près d'un
25:54automobiliste
25:55sur deux
25:55a déjà renoncé
25:56à rendre visite
25:57à un proche
25:57plus d'un sur deux
25:58à une sortie
25:59de loisirs
26:00et pour 28%
26:01c'est même
26:02plusieurs sorties
26:03de loisirs
26:03plus de cinéma
26:04plus de restaurant
26:0441%
26:05ça c'est vraiment
26:06grave
26:07des chômeurs
26:09renoncent
26:10à une possibilité
26:11professionnelle
26:12parce que c'est trop loin
26:13ce sont des chiffres
26:15publiés
26:15qui datent de fin
26:17fin juillet
26:18publié par le Parisien
26:19ce matin
26:19issu d'un rapport
26:20de la fondation
26:21Jean Jaurès
26:22en gros
26:23le prix du carburant
26:24empêche clairement
26:25aujourd'hui
26:26les français
26:27à vivre normalement
26:28vous
26:29à quoi avez-vous
26:30renoncé ?
26:31n'hésitez pas
26:31à venir nous en parler
26:320800 26
26:33300
26:34300
26:35je disais aussi
26:35Louis Leroy
26:36des soins
26:37de santé
26:39auxquels renoncent
26:40plusieurs français
26:41écoutez
26:42le carburant
26:43est en train
26:43de devenir
26:43un produit
26:44de luxe
26:45et ça
26:45on ne peut pas
26:45s'y habituer
26:47c'est-à-dire que
26:48quand travailler
26:49quand se soigner
26:50quand aller voir
26:51sa famille
26:51ça devient
26:52un problème
26:53de plein d'essence
26:54moi je pense
26:56que là
26:56ce n'est même plus
26:56un problème
26:57de pouvoir d'achat
26:58c'est un problème
26:58de liberté
27:00au-delà des loisirs
27:02quand aller travailler
27:03coûte trop cher
27:03autant vous dire
27:04qu'on est un pays
27:05malade
27:05c'est ce que
27:06je vous racontais
27:07pendant la pub
27:07j'ai croisé
27:08une famille
27:10dans ma commune
27:11ce week-end
27:11classe moyenne
27:12pas forcément
27:13les classes
27:13les plus défavorisées
27:14qui me disait
27:15qu'elle expliquait
27:16à son fils
27:17qu'il ne pourrait pas
27:18rentrer le week-end prochain
27:19pour assister à l'anniversaire
27:20de son père
27:20parce que l'aller-retour
27:21en voiture
27:22ça allait faire
27:22un petit peu cher
27:23je veux dire
27:23là à un moment
27:25il est en train
27:25de se passer
27:26quelque chose
27:26et ce sont les français
27:28qui travaillent
27:29et ce n'est pas normal
27:30de travailler
27:30toute la semaine
27:31et le samedi
27:32de regarder la jauge
27:33pour savoir
27:33si on peut aller
27:34embrasser ses parents
27:35à 50 kilomètres
27:36je veux dire
27:36c'est absolument terrifiant
27:38Stéphanie
27:39vous avez dit
27:39classe rupture sociale
27:41je pense aussi
27:42à rupture territoriale
27:43parce que je vois
27:45en étant ici
27:47à Paris
27:48c'est assez facile
27:49de prendre un bus
27:50un métro
27:50un Uber
27:51on peut arriver
27:52à se déplacer
27:53quand je rentre
27:54chez moi
27:54à l'escar
27:55si je n'ai pas
27:56ma voiture
27:56je ne fais rien
27:57je ne peux pas faire
27:59il y a des bus
27:59il y a des transports collectifs
28:00mais je pense
28:01à tous ces gens
28:02qui amènent les gamins
28:03le matin au collège
28:04enfin voilà
28:05il y a là
28:06une vraie fracture
28:07de la société
28:08on va se retrouver
28:10avec des gens
28:10oubliés de tout
28:11alors certes
28:12le conflit
28:13personne n'en est
28:14vraiment directement
28:15responsable
28:16en France
28:17comme en 2018
28:18mais en tous les cas
28:19aujourd'hui
28:19des gens souffrent
28:21se privent
28:22et on va avoir
28:23des gens
28:23qui vont se sentir
28:24exclus de tout
28:25et ça
28:25ça m'inquiète
28:26non pas parce qu'ils vont
28:27être exclus de tout
28:28mais ce que sera
28:29leur réaction
28:30dans les prochains mois
28:31vous dites le conflit
28:32bien sûr
28:33personne n'en est
28:33responsable en France
28:35mais bon
28:35il y a un choix politique
28:37à ne pas vouloir
28:38baisser les taxes
28:38en effet
28:39parce que les caisses
28:40sont vides
28:40et qui les a vidées
28:42et oui
28:43c'est un point
28:44à souligner
28:45moi j'ai utilisé
28:46un vocabulaire
28:47en fait aujourd'hui
28:48le carburant
28:48est devenu un révélateur
28:49et c'est un impôt indirect
28:51sur la liberté
28:52de vivre
28:52et c'est ça vraiment
28:53que les différents politiques
28:56doivent prendre en compte
28:57c'est que jusqu'à présent
28:57on mesurait finalement
28:58le pouvoir d'achat
28:59en euros
28:59aujourd'hui on mesure
29:00le pouvoir d'achat
29:01dans ce que les français
29:02en fait suppriment au quotidien
29:03dans leur liberté de vie
29:05et ça en fait
29:06c'est vraiment un révélateur
29:07et surtout quand on voit
29:08les différentes prises de position
29:09par rapport au carburant
29:10la semaine dernière
29:11où justement
29:12moi je disais
29:12j'analysais
29:13il faut regarder au-delà
29:14c'est-à-dire que je trouve
29:15que les mesures en elles-mêmes
29:17parlent de la manière
29:18dont potentiellement
29:19ils sont en capacité
29:20de gouverner
29:20c'est-à-dire
29:21qui est en capacité
29:22d'écouter aujourd'hui
29:23la souffrance des français
29:24est-ce que vous avez la réponse
29:25est-ce que quelqu'un est capable
29:26de donner la réponse
29:27aujourd'hui immédiatement
29:28je ne le crois pas
29:29non mais le problème
29:29c'est que Philippe Coil le disait
29:31les caisses sont vides
29:32et puis bon
29:33il y a une question aussi
29:34de salaire
29:35peut-être réduire
29:36le net et le brut
29:37on dit toujours
29:38les politiques ne sont pas honnêtes
29:39est-ce que pour une fois
29:40alors même si ça ne va pas
29:42du tout
29:44de dire
29:44on ne peut pas
29:45parce qu'on n'en a plus
29:45les moyens
29:46n'est pas un moment
29:47d'honnêteté
29:47je rappelle qu'aujourd'hui
29:48aussi il y a un grand mouvement
29:49des sapeurs-pompiers
29:50partout en France
29:51qui ont besoin
29:52de moyens
29:54donc là
29:54on est dans le dur
29:57et on ne peut plus
29:58certainement
29:58faire de ristourne
29:59sur la fiscalité
30:01bien que l'Etat
30:02perde chaque jour
30:03puisque la consommation
30:04est baissière
30:05et si c'est un peu
30:06comme le tabac
30:07si je vois mes
30:08citoyens du Berne
30:09aller faire le plein
30:10en Espagne
30:11où il est 70 centimes
30:12moins cher
30:12c'est encore moins
30:13de fiscalité
30:14qui rentre dans
30:14les caisses de l'Etat
30:14mais enfin
30:15ceci est un autre sujet
30:16c'est ça la question
30:19Philippe Coye dit
30:20au moins il y a une honnêteté
30:21de la classe politique
30:22il dit on ne baisse pas les taxes
30:23parce qu'on n'en a pas les moyens
30:24enfin c'est une demi-honnêteté
30:25parce que la véritable honnêteté
30:27consisterait à dire
30:28tout le monde sait très bien
30:29qu'il va y avoir
30:30des choix budgétaires
30:31et des choix budgétaires
30:32difficile à faire
30:34mais personne
30:34ou très peu de monde
30:35n'en parle
30:35c'est-à-dire qu'à un moment
30:37tout ça va devoir être mis
30:38sur la table
30:38il y a le budget
30:39qui arrive très prochainement
30:40et bien il y a un moment
30:41on le sait
30:42qu'il va falloir faire
30:42des choix difficiles
30:43personne ne veut en parler
30:44alors si il y en a qui en parlent
30:46la gauche qui veut taxer
30:48alors c'est toujours
30:48les mêmes rengaines
30:49c'est parce que j'appelais
30:50par des choix difficiles
30:51je ne pensais pas
30:51à taxer davantage les gens
30:54mais ça c'est sûr
30:55qu'on l'entend bien
30:56ça c'est sûr qu'on l'entend bien
30:57non par choix difficiles
30:58je veux dire à un moment
30:59il va falloir qu'on mette
31:00sur la table
31:01la réforme de l'Etat
31:02la suppression
31:04de tout un tas de normes
31:05les retraites
31:06les retraites
31:07qui sont un vrai sujet
31:08et là où la classe politique
31:09ne veut pas
31:11faire entendre
31:11ces choix difficiles
31:13ne vous inquiétez pas
31:13ne vous y trompez pas
31:14les français eux
31:15ils l'ont très très bien compris
31:16oui mais alors
31:17là je ne vais pas me faire
31:18des copains
31:19ça j'avoue
31:20mais la réforme des retraites
31:22les français n'en voulaient pas
31:23excusez-moi
31:23alors c'était certainement
31:24pas une bonne réforme
31:25enfin il n'y avait pas
31:26grand monde pour défendre
31:27cette réforme
31:28à tel point qu'elle a été suspendue
31:29c'était une des rares mesures
31:31du quinquennat Macron
31:33bon
31:33est-ce qu'on pourrait se mettre
31:34d'accord
31:34ça c'est vrai aussi
31:35non mais il va falloir
31:36travailler plus
31:38certainement
31:38pour ne pas faire tourner
31:39est-ce qu'on peut au moins
31:40se mettre d'accord
31:41pour dire que bien sûr
31:42que la réforme de l'Etat
31:43cristallise toute une partie
31:44de la population
31:45mais si l'Etat se réforme lui-même
31:47si l'Etat fait des réformes
31:48courageuses
31:48je pense que l'Etat
31:49pourra éventuellement
31:50venir chercher un compromis
31:51auprès des retraités
31:52auprès des plus fortunés
31:53auprès d'un tel
31:54ou auprès d'un tel
31:55tant que l'Etat
31:56ne montre pas l'exemple
31:57parce qu'on sait tous
31:58que la manne financière
31:59allait à cet endroit-là
32:01je le répète à chaque fois
32:02à chaque semaine
32:02le CDE chiffre
32:03notre désorganisation
32:0480 milliards d'euros
32:05en fait on sait que c'est
32:06beaucoup plus
32:06on sait où aller chercher l'argent
32:08il faut redonner du pouvoir
32:09au local
32:10qui sont 20%
32:12un quart de la dépense publique
32:16attendez
32:16ça c'est un auditeur
32:18qui nous appelle
32:19Tony
32:19de Marche Primes
32:21c'est ça ?
32:21Bonjour Tony
32:24soyez bienvenus
32:24ça va bien ?
32:25oui et vous ?
32:27ça va très bien
32:28vous avez suivi
32:29la visite du pape ?
32:30ah oui
32:31oui mais de où ?
32:32non je rigole
32:34je ne sais pas
32:35que je m'en fiche un peu
32:35mais c'est bien
32:36c'est bien qu'il soit là
32:37c'est comme une rockstar
32:38pour moi
32:38c'est pareil
32:39Mick Zegger
32:40ou le pape
32:40c'est pareil
32:41j'ai pas entendu
32:42excusez-moi
32:43Mick Zegger
32:44ou le pape
32:44c'est pareil
32:44bon bah écoutez
32:45chacun sa religion
32:46ma foi
32:47alors les prix de l'essence
32:49vous est-ce que vous
32:50je vais pas vous demander
32:51si vous vous sentez concerné
32:52parce que je pense que
32:53tout le monde
32:53se sent concerné aujourd'hui
32:55oui oui tout à fait
32:57mais en fait
32:59votre collaborateur
32:59quand il m'a appelé
33:00m'a demandé
33:00si ma vie avait changé
33:02il me dit
33:02bah oui maintenant
33:03je dors sur le sentier
33:04directement
33:05voilà
33:06je rentre plus chez moi
33:07et oui
33:08parce que j'ai 130 km par jour
33:10à faire
33:10donc je peux plus quoi
33:12j'ai quasiment
33:13c'est le prix de mon loyer
33:15que je passe en gasole
33:15c'est incroyable
33:17parce que Magali
33:18a dû me traduire
33:18parce que j'avais l'impression
33:20de ne même pas entendre
33:21ce que vous disiez
33:21vous dites
33:22vous dormez sur les chantiers
33:23c'est ça
33:24vous travaillez dans le bâtiment
33:25et vous ne rentrez même plus
33:27chez vous
33:27c'est ça
33:28ah non
33:28je rentre
33:29alors j'ai dit peut-être aux enfants
33:30que vous rentrerez le mercredi
33:32peut-être
33:32mais je pense que non
33:33je pense que je rentrerai
33:35le mercredi
33:36maintenant
33:37donc vous êtes avec
33:38peut-être
33:39d'autres ouvriers
33:40d'autres
33:42d'autres hommes
33:43alors c'est vrai que moi
33:44mes collègues
33:45ils travaillent
33:45moi j'habite
33:46à 60 km
33:47de là où je travaille
33:48logiquement
33:49mais bon
33:50ça dépend où vous voulez
33:50situer le chantier
33:51parce que je crois
33:52ma voiture perso
33:52mais bon
33:53eux mes collègues
33:54ils sont dans le coin
33:55sur la salade
33:56ils ne sont pas loin
33:56de chez eux
33:56mais moi bon
33:58mais voilà
33:58j'ai fait le choix
33:59j'ai 600 euros
34:00de gasoil par mois
34:01600 euros
34:01vous avez traité un chantier
34:02mais c'est énorme
34:03mais votre patron
34:04ne peut pas vous aider
34:06là-dessus
34:07vous lui avez parlé
34:08de votre
34:09de votre situation
34:10à mon patron
34:11oui
34:12alors je vous avoue
34:13que c'est peut-être
34:15je ne sais pas
34:16des réflexes
34:16chrétiens
34:18en fait
34:18ils n'arrivent pas
34:19je n'arrive pas
34:19à demander
34:20oui parce que
34:21c'est difficile
34:21d'expliquer
34:23non mais
34:25c'est un réflexe
34:30que j'ai
34:30oui c'est vrai
34:31j'ai du mal
34:31à lui demander
34:32quoi que ce soit
34:33et je n'en parle pas
34:34trop non plus
34:34parce que je serais gêné
34:35qu'on me dise
34:36viens chez moi
34:37si tu veux
34:38en fait je suis hyper gêné
34:39vous voyez
34:41et en plus
34:42quand je suis dans le chantier
34:43je dors dans ma voiture
34:44non mais c'est pas normal
34:46il faut que vous ayez
34:47voir votre mairie
34:48ou votre aide
34:49mais je comprends aussi
34:51la pudeur
34:52et vous ne pouvez pas
34:53avoir honte
34:54de ne pas avoir d'argent
34:55à notre époque
34:56vous savez
34:56on en est tous là
34:58et qu'il faut
35:00qu'on vienne
35:01c'est pas normal
35:02qu'à notre époque
35:03qu'un humain
35:04dans sa voiture
35:04alors que vous avez
35:05un travail
35:06et des enfants
35:06mais parce qu'il ne peut pas
35:08se payer l'essence
35:08moi je vous invite
35:09très sincèrement
35:10à aller voir
35:11votre employeur
35:13il y a
35:14tout le monde
35:15il y a une compréhension
35:16et une sincérité
35:18dans le partage
35:19je l'ai fait
35:20dans mon entreprise
35:20alors certes
35:21j'ai que 6 salariés
35:23pardon
35:23dans une petite entreprise
35:24parce que là aussi
35:26ceux qui viennent
35:26avec leur voiture
35:27j'ai pu le faire
35:28tant mieux
35:29tous les chefs d'entreprise
35:30ne pourront pas le faire
35:31chaque mois
35:32je mets 50 euros
35:33dans le dispositif
35:35qui ont été
35:36mis en place
35:37jusqu'à 600 euros
35:38et qui ont été relevés
35:39à 1000 euros
35:39hors fiscalité
35:41hors charge sociale
35:42parce que je peux le faire
35:43et je me dis
35:44enfin
35:44je ne voudrais pas
35:46que mes salariés
35:47se retrouvent
35:48dans votre situation
35:48et je peux le faire
35:50tant mieux
35:50demander à votre employeur
35:51Tony
35:51vous ne bénéficiez pas
35:53de l'aide
35:54des grands rouleurs ?
35:56alors
35:57je gagne
35:58un tout petit peu plus
35:59j'ai fait 2100 euros
36:01par mois
36:02donc je ne suis pas
36:02mais c'est vrai
36:03que peut-être
36:03qu'au niveau des kilomètres
36:04ça passerait
36:05mais encore une fois
36:07je vous avoue
36:08je ne sais pas pourquoi
36:08j'ai un blocage
36:10qui fait que
36:11je ne sais pas
36:11c'est un mélange de honte
36:13parce que c'est la première fois
36:14de ma vie
36:14vous voyez
36:14j'ai 48 ans
36:16vous êtes obligés
36:17de dire à mes enfants
36:18bon mais là
36:18on va faire encore plus
36:19qu'attention
36:21je ne suis pas quelqu'un
36:22qui n'est pas du tout
36:23vous voyez
36:23pour moi personnellement
36:24mais je vous avoue
36:25que si je le fais
36:26c'est pour qu'eux
36:27ils n'aient pas
36:27à subir la situation
36:29c'est tout à votre honneur
36:30et votre témoignage
36:31est très émouvant
36:33Tony
36:33enfin je pense
36:35qu'on est tous désolés
36:36ici d'entendre ça
36:38j'ai essayé de dialoguer
36:39avec votre employeur
36:40c'est ça
36:41je vous demandais
36:42s'il y a des bureaux
36:43d'aide sociale à la mairie
36:44il y a le CCS
36:45il y a le Centre Communal
36:46d'Action Sociale
36:46mais donc je ne suis pas certain
36:47c'est un bon début
36:48il faut aller les voir
36:49bien évidemment
36:50où il y aura une prise
36:51en charge sociale
36:52maintenant ce n'est pas
36:52une compétence municipale
36:54financer le plein de carburant
36:56d'un tel ou d'un tel
36:56et si vous me permettez
36:57juste un commentaire
36:58enfin moi je suis bouleversé
36:59par ce que vient de dire
37:00ce monsieur là
37:00moi je suis un élu local
37:02et à mon modeste niveau
37:03je me suis engagé
37:04pour essayer
37:05d'améliorer concrètement
37:06un tout petit peu
37:07le quotidien des gens
37:07je suis conscient
37:08qu'on n'a pas de baguette magique
37:09je suis conscient
37:09qu'on n'a plus
37:10beaucoup de marge de manœuvre
37:11mais enfin si on pense
37:12que la solution
37:12à chaque problème
37:13c'est un chèque
37:14une allocation
37:15un dispositif
37:16il y a un moment
37:17il n'y a qu'une seule chose
37:18qui doit payer dans ce pays
37:19c'est le travail
37:20et quand ce monsieur nous dit
37:21mais moi je n'ai pas envie
37:22d'aller chercher un chèque
37:22il n'a pas envie
37:23d'aller voir son patron
37:24il veut juste vivre
37:25dignement de son travail
37:26et ça je pense
37:27qu'il est grand temps
37:27que toute une partie
37:28de la classe politique
37:29il y a 40 candidats
37:30à cette élection présidentielle
37:31il faudrait au moins
37:32qu'il y en ait
37:33plus de la moitié
37:34si ce n'est pas les trois quarts
37:35soyons fous
37:35qui se rendent compte
37:36de la réalité
37:37dans laquelle vivent
37:38mais ce ne sont même plus
37:39les classes populaires
37:40ce sont les classes moyennes
37:42de ce pays
37:42bien sûr
37:43on parlait tout à l'heure
37:44de la grande majorité silencieuse
37:46c'est bien le téléphone
37:47la majorité silencieuse
37:48aujourd'hui
37:48on l'a vu ce week-end
37:49à la télé
37:49la majorité silencieuse
37:50Tony, bon courage à vous
37:52et écoutez
37:52n'hésitez pas
37:53à peut-être
37:54aller en parler
37:55à votre patron
37:55je suis persuadée
37:57qu'il vous accueillera bien
37:58en tout cas
37:59sinon vous lui repassez
38:00ce passage
38:01de Sud Radio
38:02indirectement
38:03il reconnaîtra votre voix
38:04et peut-être
38:05qu'il saura
38:06se montrer généreux
38:07en tout cas
38:08c'est tout ce qu'on vous souhaite
38:09merci à vous
38:10et bon courage
38:11n'hésitez pas
38:13à venir réagir
38:14en tout cas
38:150 826 300
38:16300 sur Sud Radio
38:19Sud Radio
38:2210h midi
38:23Sud Radio
38:24à vous de le dire
38:25Stéphanie Demiru
38:26à vous de le dire
38:27sur Sud Radio
38:28avec mes débatteurs
38:28du lundi
38:29Magali Vissante
38:30Louis Leroy
38:31et Philippe Coy
38:33il nous reste
38:3310 petites minutes
38:35je voudrais qu'on revienne
38:36quand même
38:36sur cette percée historique
38:38du RN
38:38le RN qui s'installe
38:40au Sénat
38:41qui domine les sondages
38:42au moins 14 sièges
38:43acquis
38:44ça veut dire
38:45qu'a priori
38:46un futur groupe RN
38:47UDR devrait
38:49finalement
38:50faire un groupe
38:50donc au Sénat
38:51c'est en tout cas
38:52le seuil requis
38:54c'est vrai que c'est
38:55c'est une transformation
38:57clairement
38:59du paysage politique
39:00Louis Leroy
39:01oui
39:02oui et non
39:03c'est une maison
39:04que je connais très bien
39:05parce que j'y ai travaillé
39:06pendant 6 années
39:07donc je connais très bien
39:08la chambre des territoires
39:10bon
39:10il n'y a pas
39:11d'événements
39:12particulièrement nouveaux
39:13puisque le RN
39:14avait déjà
39:14des sénateurs
39:15ils en avaient 3
39:15ils en ont plus
39:16c'est sûr
39:17c'est une résultance
39:19c'est un groupe
39:19oui c'est un groupe
39:20et donc c'est une résultance
39:21des élections municipales
39:22donc j'ai envie de dire
39:23jusque là
39:23rien de nouveau
39:24sous le soleil
39:24bon après je ne suis pas là
39:26pour distribuer
39:27des brevets
39:27d'honorabilité
39:29ou de respectabilité
39:31ce que je veux juste dire
39:31mais ça ne s'agit pas de ça
39:32mais maintenant
39:32c'est plus un parti
39:33vote protestataire
39:34je l'entends
39:36maintenant si on est
39:36tout à fait honnête
39:37il faut dire que c'est
39:38extrêmement faible
39:39au regard de la représentation
39:42sénatoriale
39:42il faut dire que ça
39:43ne modifiera pas
39:44les équilibres
39:45ou la façon
39:45de travailler du Sénat
39:47et ça veut dire surtout
39:48que le Sénat
39:48reste à droite
39:49au centre
39:50reste à majorité
39:51à droite
39:52et donc que désormais
39:53voilà
39:54il faudrait un président de droite
39:55un premier ministre de droite
39:56une assemblée nationale de droite
39:57et le Sénat
39:58s'est vraiment conforté
39:59sur ce qui encore une fois
40:00fait son âme
40:02il est la chambre des territoires
40:03il représente les élus locaux
40:04de ce pays
40:05qui majoritairement
40:06sont à droite
40:06mais ça dit quelque chose
40:08moi j'entends ce que dit Louis
40:10et effectivement
40:11c'est toute la position
40:13de la droite
40:14depuis hier soir
40:14dans les commentaires
40:15ceci dit
40:16je pense qu'il faut y voir
40:17deux symboles
40:17extrêmement forts
40:18le premier
40:19c'est quand même
40:20l'image de la normalisation
40:21institutionnelle
40:22qui est extrêmement forte
40:23dans la constitution
40:24de ce groupe au Sénat
40:26et qui en fait
40:27est la résultante
40:28du coup
40:28de ce qui s'est passé
40:29sur le territoire
40:30et là en fait
40:31c'est vraiment
40:32à prendre en compte
40:33en termes d'image
40:33et de symbolique
40:34parce que maintenant
40:35les élus municipaux
40:36du RN
40:37sont devenus
40:37une influence parlementaire
40:39et c'est ça
40:40qui est à prendre en compte
40:41au détriment
40:42de la droite classique
40:43exactement
40:43alors même si
40:44effectivement
40:45à droite
40:45on essaye de minimiser
40:46parce qu'en termes d'impact
40:48forcément ça ne va pas
40:48changer les votes
40:50et que la droite
40:51et le centre
40:52restent majoritaires
40:53mais ceci dit
40:54ça reste un symbole
40:55de ce qui est en train
40:55de se passer
40:56et de ce qui s'est passé
40:57dans les territoires
40:58dans les collectivités
40:59et donc là
41:00petit à petit
41:00c'est en train de remonter
41:01au niveau institutionnel
41:02national
41:03je ne suis absolument
41:05pas d'accord
41:06avec vous
41:07Louis Leroy
41:07vous venez de lire
41:09quelques minutes
41:10et la classe politique
41:11n'écoute pas les français
41:12mais vous n'écoutez pas
41:13plus les français
41:14vous dites
41:15c'est rien
41:15moi je ne suis pas sénateur
41:16je analyse
41:18un résultat électoral
41:19oui mais il faut l'analyser
41:20à mon avis
41:21avec sa juste valeur
41:22vous dites c'est rien
41:23ils arrivent à 14
41:24c'est la première fois
41:24de l'histoire
41:25que le rassemblement national
41:26aura un groupe
41:28le 9ème groupe
41:29de cette haute assemblée
41:30ça veut dire
41:31qu'il y a des mouvements
41:32de fonds qui arrivent
41:33vous n'avez que
41:3450% du Sénat
41:36qui a été renouvelé
41:36qu'est-ce qui se passera
41:38dans 3 ans
41:38et comme vient de le dire Magali
41:40il y a une expression du peuple
41:41on ne peut pas dire
41:42ça ne va rien changer
41:43dans les équilibres au Sénat
41:45bien évidemment
41:45cette sage assemblée
41:48ne va pas être bouleversée demain
41:49mais ça veut dire
41:50que des français
41:51ont mis un bulletin
41:52au mois de mars
41:54dans les élections municipales
41:55il y aura les présidentielles
41:57il y aura les régionales
41:58ils ont exprimé une colère
42:01par une attente
42:02par un vote
42:03et les assemblées changent
42:05regardez
42:05c'est quand même
42:06le premier groupe
42:07à l'assemblée nationale
42:08le rassemblement national
42:10et le 7ème au Sénat
42:11mais juste pour vous répondre
42:12ça veut dire
42:13qu'il y a quand même
42:14une expression
42:14une colère
42:15qui n'est pas écoutée
42:16et dans les droits traditionnels
42:18ils n'y trouvent pas leur compte
42:20et en plus
42:21si on regarde
42:21ce qui s'est passé
42:22dans les bouches de Rhône
42:23si vous continuez
42:24à faire les divisions
42:25vous ferez le jeu
42:26de l'élection
42:27je voudrais vous faire écouter
42:28Yann Brossat
42:28qui était notre invité
42:29sur Sud Radio Vendredi
42:31lui
42:32sur cette entrée du RN
42:33au Sénat
42:34l'extrême droite
42:35était déjà là
42:35de toute façon
42:36dans les idées
42:37moi je préfère le dire honnêtement
42:38ça fait longtemps
42:39qu'un certain nombre
42:40d'élus de droite
42:42dits élus républicains
42:44avaient épousé
42:45les thèses
42:46de l'extrême droite
42:47donc d'une certaine manière
42:48l'extrême droite
42:49par les idées
42:50était déjà présente
42:51au Sénat
42:52Yann Brossat
42:53qui était ce matin
42:54sur France Info
42:55également
42:56alors c'est vrai
42:57qu'ils s'en défendent
42:57le président du groupe LR
42:58Mathieu Darnot
42:59affirme qu'il n'existe
43:00aucune porosité
43:01entre LR et RN
43:02au Sénat
43:03bon on n'est pas obligé
43:03d'y croire
43:04non mais c'est
43:05une réalité
43:06pour le coup
43:07et il n'y en a pas
43:08il n'y en aura pas
43:08et pour répondre
43:09à ce que vous venez
43:10de dire Philippe
43:11moi j'entends
43:11je ne trouve pas anormal
43:13que le Rassemblement National
43:14ait des sièges
43:16au Sénat
43:16à partir du moment
43:17où ils représentent
43:1830-35
43:18en fonction des sondages
43:20et je le dis d'autant
43:20plus tranquillement
43:21que je ne suis pas
43:21un de leurs électeurs
43:22donc moi je n'ai pas
43:23de difficulté
43:23à ce que le Rassemblement National
43:29l'est également
43:30ils incarnent aujourd'hui
43:3120%
43:32d'après le dernier sondage
43:33donc je ne trouve pas
43:33le beau faire
43:34de M. Mélenchon
43:34déconnant
43:35c'est intéressant
43:37les sondages
43:37j'ai regardé un petit peu
43:3935 et 36%
43:40au premier tour
43:41et attendez
43:41il y a quand même
43:42une nouveauté
43:43ce matin
43:43c'est que même
43:44avec un candidat
43:45central unique
43:46Jean-Luc Mélenchon
43:47resterait devant
43:48deuxième tour
43:49Mélenchon-Le Pen
43:5018% contre 16%
43:52pour Philippe Ouataille
43:53ça veut dire
43:54que la dispersion
43:54du centre
43:55et de la gauche
43:56sociale-démocrate
43:56se renforce
43:58non seulement
43:59il y a une dispersion
43:59mais en plus de ça
44:00ils n'entendent pas
44:01je veux dire
44:01en termes d'incarnation
44:03et de leadership
44:05pardon
44:05mais Edouard Philippe
44:06il continue en fait
44:08à rester exactement
44:09dans sa position
44:09et dans sa posture
44:10il ne sort absolument rien
44:12Gabriel Attal
44:13continue en fait
44:14à parcourir les territoires
44:15et à s'agiter
44:16mais c'est pareil
44:17en termes d'incarnation
44:18il ne sort rien
44:18il n'y a pas de vision proposée
44:20c'est quand même
44:22assez fade
44:22alors il y a
44:24cette contradiction
44:26entre les enjeux
44:27qui sont énormes
44:28sur lesquels
44:29les français
44:29attendent énormément
44:30les candidats
44:30où il y a de la matière
44:32cette forme d'agitation
44:33on a les candidats
44:34qui s'agitent dans tous les sens
44:34pour aller partout
44:35mais dont il ne sort absolument rien
44:37en termes de personnalité
44:39et ça c'est hyper frustrant
44:40pour les français
44:41aujourd'hui
44:41et pour revenir
44:42sur les sénatoriales
44:43ce qui est intéressant
44:44de regarder aussi
44:45c'est les élections
44:45au premier tour
44:46les sénateurs
44:47qui ont été
44:47sénatrices
44:48qui ont été réélus
44:49au premier tour
44:50notamment dans les communes
44:52dans les circonscriptions
44:54les plus rurales
44:55parce qu'il y a cette notion
44:56de lien territorial
44:57hyper fort
44:58et on voit que
44:59sur les parties
44:59beaucoup plus urbaines
45:00et périurbaines
45:01et bien là
45:02on a atteint
45:03un second tour
45:04un élu
45:04un sénateur
45:05LFiste
45:06maintenant
45:06dans le monde
45:07qui a fait
45:07le bon faire
45:09à monsieur Malencher
45:10on peut s'en émouvoir
45:11se dire que ça fera
45:12modifier les équilibres
45:13du sénat
45:13c'est pas le cas
45:15à un c'est sûr que non
45:16à 14 ans
45:16il a une symbolique
45:17alors lui
45:17il est très fort
45:18il a sa symbolique
45:19non mais ça dit quelque chose
45:20mais ça ne change rien
45:21ne restons pas sourds
45:22les français
45:23vont exprimer
45:24dans les prochaines semaines
45:26et ça vous évoque quoi
45:28justement ces sondages
45:29avec Jean-Luc Mélenchon
45:31qui grignote
45:32qui grignote
45:32je pense qu'on prend
45:34dans notre discussion
45:35le problème à l'envers
45:36les français veulent du changement
45:38aujourd'hui il y a deux personnes
45:39qui incarnent
45:40plutôt bien
45:40plutôt mal
45:41chacun se fera son idée
45:42le changement
45:43c'est Jean-Luc Mélenchon
45:44et Marine Le Pen
45:44est-ce que je pense
45:45qu'il y a un espace
45:46où qu'on ait mis
45:48le parti communier
45:49des années 70
45:50c'est-à-dire
45:50le rassemblement national
45:51ni un parti communautariste
45:53et dangereux
45:54de l'autre côté
45:55de l'échiquier politique
45:55je pense que oui
45:56je souhaite que oui
45:57j'espère que oui
45:58il reste 7 mois
46:006 mois et demi
46:01de campagne présidentielle
46:02je veux croire quand même
46:03qu'il y a suffisamment
46:04de personnes talentueuses
46:05et Dieu sait qu'il y en a
46:06dans la classe politique
46:07de ce pays
46:07et notamment au bloc local
46:08mais pourquoi ils ont autant
46:09de mal à le montrer alors ?
46:10et bien écoutez moi
46:10j'ai bon espoir
46:11que les choses changent
46:12et puis il y a une réalité
46:13sondagière
46:13on peut dire ce qu'on veut
46:14moi je pense que
46:15tout ce petit monde
46:16a vocation à se parler
46:17en tout cas
46:17ça serait souhaitable
46:18dans les mois à venir
46:20et vous avez montré
46:20que même si demain
46:22il devait y avoir alliance
46:23ça ne changerait pas fatalement
46:25les résultats du second tour
46:28et même
46:29je trouve dramatique
46:29c'est qu'autour de nos discussions
46:31qui a entendu parler
46:32ces derniers jours
46:33de Bruno Retailleau aussi ?
46:35je veux dire pardon
46:36mais il y a un vrai problème
46:37en fait
46:38d'incarnation
46:39de toutes ces personnalités
46:42de droite et du centre
46:43vous l'avez bien dit
46:44les gens
46:45les français attendent
46:46de la rupture
46:46et en fait
46:47à la droite et au centre
46:48on a des candidats
46:49qui parlent de la rupture
46:50mais qui n'incarnent
46:51absolument pas la rupture
46:52dans la façon
46:52dont ils font campagne
46:53aujourd'hui
46:53et ça c'est dramatique
46:55parce que les français
46:56ne se sentent pas écoutés
46:57non du tout
46:58ils s'en foutent les gens
46:59de savoir si ça sera
47:00un tel ou un tel
47:00ce qu'ils veulent
47:01c'est savoir
47:01qui répond concrètement
47:02au problème du litre d'essence
47:03c'est savoir
47:04si pour repartir en vacances
47:06en province
47:06en famille à Noël
47:07c'est des réponses
47:08très concrètes
47:09qu'attendent les gens aujourd'hui
47:10on est peut-être
47:10encore un peu loin
47:11de l'échéance
47:13je pense que les écuries
47:14vont affiner leur message
47:15c'est vrai qu'on peut entendre
47:17et je l'entends au bar
47:18oui mais qu'est-ce qu'ils nous proposent
47:19on ne sait pas
47:19il n'y a pas de programme derrière
47:20donc je pense qu'il est
47:21ah oui c'est ce que vous entendez
47:22que ce n'est pas assez précis
47:23ben non
47:24parce que c'est des invectives
47:25c'est des grandes idées généralistes
47:27que le café de commerce
47:28pourrait produire
47:31mais les français
47:32ont besoin d'attentes
47:33et de réponses concrètes
47:34le témoignage
47:35de l'auditeur
47:37tout à l'heure
47:37en témoigne
47:38il y a un vrai besoin
47:39les entrepreneurs
47:40l'économie
47:41en a besoin
47:42on ne va pas se satisfaire
47:43de petites phrases
47:44ah ben quand on entend
47:45l'auditeur tout à l'heure
47:46qui ne peut même plus rentrer
47:48chez lui
47:48après le travail
47:49on se dit qu'il y a urgence
47:50et qu'il va falloir
47:52que ces gens-là
47:52soient entendus
47:53en effet
47:54merci Magalie
47:54Vicente
47:55merci Louis Leroy
47:57merci Philippe Coye
47:58bonjour Perico
47:58bonjour Stéphanie
48:00comment vous avez passé
48:02ce week-end
48:02on va évoquer un peu
48:03tous les sujets
48:03que vous avez traités ici
48:05mais on va surtout parler
48:06de 13h à 14h
48:07je vous parle
48:08de mon face à face
48:09sur cette meute
48:10qui attend
48:11que le cadavre
48:12de Macron
48:13soit au sol
48:14pour se partager
48:15la proie
48:16ou ses vautours
48:17c'est un livre
48:18qui s'appelle
48:18le crépuscule des princes
48:19ces dauphins veulent le trône
48:20mais pas son héritage
48:21écrit par Jérémy Marot
48:22de l'AFP
48:23et Pauline Thémeux
48:23je l'ai dévoré
48:24c'est un régal absolu
48:26et on se dit
48:27mon dieu
48:27mais quelle bande de toccards
48:29voilà
48:29et puis on parlera
48:30un petit peu du Covid
48:31un peu du Covid
48:32qui va revenir
48:32voilà
48:33un petit peu
48:34ah mais c'est un traité
48:35sur l'actualité
48:36j'ai jamais vu
48:37un résumé aussi
48:38je vais dire
48:39impitoyable
48:39et réaliste
48:40de ce qui se passe
48:41dans ce pays aujourd'hui
48:41je peux vous dire
48:42que ça fait froid dans le dos
48:42lui il va à la messe
48:44quand même Emmanuel Macron
48:45parce qu'il y a 600 000
48:46d'un côté
48:46800 000
48:46et pourquoi pas moi
48:47vous voyez
48:48je ne sais pas pour laisser
48:4920 000 et 12 000
48:50il ne serait pas allé
48:50mais là quand même
48:51il faut récupérer
48:51une part du gâteau
48:52c'est la bonne des choses
48:53merci
48:53bonne émission
48:54Péricault les gars
48:55et merci à vous trois
48:56on se retrouve nous
48:57demain
48:58à 10h
48:58sur Sud Radio
48:59pour à vous de le dire
49:00pour à vous de le dire

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