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Ce vendredi 25 septembre, Jérôme Tichit a reçu Thierry Koskas, PDG du Groupe SULO, et Stéphanie Chiotasso, directrice marketing du groupe Aoste, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business, la France a tout pour réussir. Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:12Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économie positive sur BFM Business.
00:16Et cette semaine, au sommaire, deux belles réussites industrielles françaises.
00:20Tout d'abord, Sulo, une marque pas forcément très connue et pourtant très présente dans notre quotidien.
00:25Chez Sulo, on fabrique notamment les bacs de tris, ceux où l'on verse nos déchets avant le traitement ou
00:30le recyclage.
00:31Sulo, c'est un groupe français en forte croissance, très présent à l'international
00:35et qui vient de réaliser un gros investissement dans son outil industriel du site de Langres en Haute-Marne.
00:41Mon premier invité est le PDG de Sulo, Thierry Koskas.
00:44Zoom ensuite sur Aost, le groupe français de charcuterie, fête ses 50 ans.
00:48Aost, ce sont aussi entre autres les marques Justin Bridoux, Cochonou et César Moroni.
00:53Et tout cela, c'est du Made in France avec quatre usines en Rhône-Alpes et dans le Tarn.
00:58On parlera aussi de la diversification dans le végétal.
01:01Ma deuxième invitée est Stéphanie Kiotasso, directrice marketing du groupe Aost.
01:06Et puis à la fin de l'émission, on se rappellera que la France a aussi des ressources souterraines,
01:10notamment du lithium, ce métal si précieux aux batteries électriques.
01:14Le lithium qui est présent dans l'Allier et aussi en Alsace.
01:17Notre reporter Astré-Olivier s'est rendu à Schwabwiller, c'est dans le Barat.
01:22Où que vous viviez ? En maison, en appartement, en copropriété ?
01:26Vous connaissez forcément les bacs de tri fabriqués par Sulo, souvent de couleur gris anthracite.
01:31On les distingue par la couleur de leur couvercle, selon les déchets à trier.
01:34Il y a aussi les points fixes de collecte dans l'espace public ou encore des machines à compacter.
01:40Bonjour Thierry Koskas.
01:41Bonjour.
01:41Vous êtes le PDG de Sulo Group, c'est bien votre entreprise qui fabrique tous ces bacs qui sont dans
01:46notre quotidien.
01:47Absolument. Il y a à peu près 60% des Français qui sont exposés tous les jours à nos produits.
01:53Ils ne le savent pas forcément, puisque comme vous l'avez dit anciennement, nous étions une émanation de plastique omnium.
02:00Donc on voit encore des bacs avec marqué PO dessus.
02:03Mais voilà, donc 60% des Français utilisent nos bacs et nos points d'apport volontaires.
02:07Parce que c'est un rachat de la branche environnement de plastique omnium, qui s'appelle maintenant OP Mobility.
02:15C'était en 2018.
02:17Absolument. Donc acheté par un fonds d'investissement français.
02:20Et donc depuis, l'entreprise a évidemment changé de nom et maintenant s'appelle Sulo.
02:23Le groupe reste un groupe français. Le siège est à Colombes, dans les Hauts-de-Seine.
02:27Combien vous avez de sites et de salariés en France ?
02:29Alors nous avons à peu près 2500 salariés dans le monde.
02:33On va dire un tiers en France. Et on a principalement six sites de production, dont trois en France.
02:41Et puis sinon, on est présent commercialement dans l'ensemble des pays européens.
02:45Donc en France, on l'a dit, le siège à Colombes. Il y a aussi un centre de logistique et
02:50d'assemblage à Lucet.
02:51C'est près de Chartres, en Nord-et-Loire.
02:53Site aussi à Bord-les-Orgues, en Corrèze. Et à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire.
02:56Et bien sûr, le site de Langre, qui est l'usine historique de Plastique Omnium Environnement, créé je crois en
03:031963 et qui reste votre usine phare.
03:06Absolument. Donc Langre, c'est vraiment notre flagship.
03:09C'est l'usine qui fait la plus grande partie de nos bacs plastiques.
03:15C'est un site qui est, comme vous l'avez dit, très ancien, mais en même temps très moderne,
03:19avec en particulier un investissement considérable que nous venons de faire.
03:23Et de cette usine, je crois que plus de 2 millions de bacs sortent chaque année.
03:27Voilà, à peu près 2 millions et demi. Donc on n'imagine pas, c'est absolument gigantesque.
03:31On y sort un bac toutes les minutes, ou moins d'une minute.
03:36Et donc c'est vraiment de la haute technologie, puisque c'est quelque chose d'assez, finalement, d'assez complexe
03:43pour un produit assez banal qu'on voit tous les jours.
03:46Mais le produit, il est maltraité tous les jours, donc il a besoin d'être extrêmement solide, de durer très
03:52longtemps.
03:52Les bacs, ça dure 25 ans ou plus. Et donc, voilà, ils sortent de l'usine de Langres.
03:58Donc outre ces bacs, qu'est-ce qu'on fait chez Sulot ? J'en parlais dans le sommaire, il
04:03y a ces points d'apport volontaires.
04:05Donc en fait, c'est ces bornes métal dans les communes, etc.
04:08Voilà, alors c'est les grosses boîtes que vous voyez sur le bord des rues.
04:11Alors elles sont soit complètement enterrées, donc il y a juste la petite borne qui sort,
04:16ou alors semi-enterrée, ou alors aérienne.
04:18À Paris, vous voyez les Trilibs, par exemple, et donc tous ces produits-là sortent de nos usines.
04:24C'est une manière assez efficace de faire de la collecte, parce que finalement, ça permet de bien trier les
04:29déchets.
04:30Et évidemment, comme c'est des choses très grosses, on les collecte moins souvent.
04:34Et donc, c'est une manière assez maligne d'optimiser la collecte des déchets.
04:39Et donc, vous faites aussi, je crois, j'en parlais dans le sommaire, des machines à compacter les déchets.
04:43Alors absolument, donc ça, vous ne le verrez pas, mais vous le verrez par contre à la sortie des supermarchés,
04:49des magasins de meubles, etc.
04:51Donc tous les cartons d'emballage, en fait, ils sont compactés dans des énormes machines
04:57pour ensuite faire des balles qui sont livrées chez les recycleurs.
05:02Donc là, les clients ne sont pas du tout les mêmes.
05:04On n'est pas sur les municipalités, on est sur des entreprises.
05:08Donc voilà, vos clients, il y a les collectivités territoriales, les métropoles, les municipalités, etc.
05:14Les entreprises, les industriels, mais aussi les acteurs de la collecte aussi.
05:19Oui, complètement. En fait, ça dépend beaucoup des pays.
05:21En France, on est à peu près à 80% de notre business, ce sont des municipalités.
05:27Mais si vous allez dans des pays, par exemple, comme l'Allemagne, ça va être beaucoup plus 50-50
05:31entre les municipalités d'un côté et les collecteurs de l'autre, puisque l'achat de bacs passe parfois par
05:40les collecteurs, en fait.
05:41Et tout cela, donc, ça nous fait un gros chiffre d'affaires, je le disais aussi dans le sommaire, en
05:45forte croissance.
05:46Quel est votre chiffre d'affaires de 25 versus aussi la période du rachat des années 2018 et 2019 ?
05:53Aujourd'hui, l'an dernier, on a fait un chiffre d'affaires d'un peu plus de 600 millions d
05:56'euros.
05:57Ça a doublé depuis le rachat, donc on a eu une forte croissance, à la fois interne, mais également externe,
06:04par acquisition d'un certain nombre d'entreprises.
06:07Et notamment, on s'est beaucoup implanté dans d'autres pays européens, comme la Scandinavie.
06:11Oui, vous êtes en Finlande, vous êtes en Suède, vous avez aussi, je crois, des sites de production en Allemagne
06:16et en Espagne.
06:17Exactement.
06:17Et une présence dans combien de pays ?
06:20Alors, on est présent dans une cinquantaine de pays, soit directement, soit via des distributeurs.
06:25On va d'ailleurs au-delà de l'Europe, puisqu'on a une petite filiale aux États-Unis pour vendre
06:32des machines à compacter,
06:33et également au Japon.
06:34Donc, on couvre à peu près la totalité de la planète.
06:37Les relais de croissance, c'est d'aller dans d'autres pays, c'est aussi l'amélioration des technologies.
06:42C'est quoi les principaux relais de croissance ?
06:44Alors, il y a plusieurs choses. Il y a d'abord, étendre notre territoire géographique.
06:49On a des pays, aujourd'hui, sur lesquels on est très peu présent, y compris en Europe.
06:52Donc, on s'étend dans certains pays, comme la Grande-Bretagne ou l'Italie.
06:58Mais aussi, la demande évolue.
07:00En particulier, elle devient de plus en plus digitale.
07:03On a besoin de mesurer ce que l'on met dans les bacs.
07:08On utilise maintenant de l'intelligence artificielle.
07:11Donc, il y a une évolution de la demande.
07:13Un bac, ce n'est pas simplement un bac plastique.
07:16La plupart sont pucés.
07:18On est capable de les peser quand on fait de la collecte.
07:21Donc, il y a un certain nombre d'évolutions de la demande auxquelles on s'adapte
07:26et qui nous permettent de développer notre activité.
07:28Et puis, les relais de croissance, ce sont aussi des gains de productivité.
07:31Donc là, on en vient à votre nouvelle presse inaugurée récemment dans votre usine de Langres.
07:36Cette nouvelle presse, c'est quoi ses caractéristiques technologiques ?
07:40Et surtout, qu'est-ce qu'elle va vous permettre de faire et de plus produire ?
07:42En fait, on est dans un domaine qui est extrêmement compétitif.
07:46On répond à des appels d'offres.
07:48On se bat avec des concurrents européens.
07:51Et donc, nous avons besoin de rester à la pointe du progrès, à la pointe de la productivité.
07:56La presse nous a permis, par exemple, de diviser par deux le temps de production d'un bac.
08:00On mettait quatre minutes, on met deux minutes pour un gros bac.
08:03Un bac à quatre roues.
08:05On consomme 35% d'énergie en moins.
08:11Ce sont aussi, bien que ce soit un monstre, cette presse.
08:13Elle est très facile à utiliser pour les opérateurs.
08:16Donc, des gains de productivité évidents à travers cet investissement énorme de 10 millions d'euros.
08:21Vous parliez de la réduction de la consommation d'eau et de l'énergie.
08:25Vous utilisez aussi, d'ailleurs, du plastique recyclé, de vos propres bacs qu'on vous ramène.
08:30Donc, c'est une boucle vertueuse qui se met en place.
08:31On est à plus de 80% de plastique recyclé.
08:35Donc, ce qui est à la fois un geste écologique, bien sûr, mais également bon au niveau économique.
08:41Et aujourd'hui, vous verrez, si vous allez à Langres, des vieux bacs qui arrivent et qui sont broyés.
08:47On utilise aussi beaucoup, pour la petite histoire, les bouchons de bouteilles.
08:50Ils sont un matériau très noble, en fait, puisqu'il est quasiment neuf.
08:54Il n'a jamais été recyclé.
08:57Et donc, voilà, 80%, plus de 80% de plastique recyclé.
09:01C'est pour ça que, comme vous l'aviez dit dans votre introduction, les bacs sont anthracites.
09:05Parce que ça, on est capable de le faire en 100% recyclé.
09:09Et donc, c'est bien.
09:09Est-ce qu'il y a de la concurrence ?
09:12Je crois que vous dites souvent, les Chinois, ils font des choses comme ça.
09:16Mais le coût du transport, il est tel qu'on est protégé de la concurrence chinoise.
09:21Alors, on a effectivement la chance, pour le moment, de ne pas être directement, en tout cas sur le territoire
09:27européen,
09:27concurrencé par les Chinois, parce que le transport coûte très cher.
09:30Quand vous avez un bac, le plus petit doit avoir un coût d'à peu près 15 euros.
09:35Si vous avez un transport qui coûte 1 euro ou 1,50 euro, c'est énorme.
09:38Et donc, évidemment, il y a peu de concurrence de pays lointains.
09:42Mais la concurrence en Europe est féroce.
09:44Et puis, n'oublions pas que nous vendons également, dans l'ensemble des pays,
09:49l'angre produit des bacs, y compris pour aller en Malaisie.
09:53Et donc là, on se bat avec des acteurs asiatiques.
09:56Locaux.
09:56Un mot, enfin, dans cette émission.
09:58Donc, on a bien les entreprises en expansion et donc qui embauchent.
10:02Vous avez dit 2 500 collaborateurs à peu près au niveau monde, le tiers en France.
10:05Est-ce qu'il y a des embauches, notamment en France, dans les prochains mois,
10:08ou les prochaines années ?
10:09Alors, on a toujours des besoins.
10:11Alors, ce sont des besoins assez spécifiques et assez ciblés sur certains métiers.
10:15On développe, par exemple, comme je l'ai dit, beaucoup le digital.
10:19On développe également notre activité de service.
10:22Et donc, il y a toujours un certain nombre de besoins dans nos activités.
10:27Alors, vous savez quoi ?
10:28Vous avez toutes les cases, vous cochez toutes les cases
10:30pour participer au Grand Prix de l'Industrie.
10:32Un mot, puisqu'on organise sur BFM Business la deuxième édition des Grands Prix de l'Industrie.
10:37Ce sera le 25 novembre prochain.
10:39On met en avant, vous le savez, des entreprises, des industries qui réussissent dans notre territoire.
10:44Vous avez donc 6 catégories comme l'année dernière.
10:47Usine du futur, start-up industrielle, personnalité industrielle, industrie et emploi,
10:52décarbonation et électrification, mais aussi succès à l'export.
10:56Et vous avez donc jusqu'au 27 septembre pour candidater avec une adresse,
11:01lesgrandprideelindustrie.fr.
11:02Thierry Koskas, merci d'avoir participé à La France à Tout pour réussir.
11:06On poursuit cette émission en restant dans l'industrie,
11:08et cette fois-ci dans l'agroalimentaire,
11:10avec une marque, Aost, qui fête ses 50 ans.
11:12Bonjour Stéphanie, que t'as saut, pardon, j'allais faire une erreur.
11:18Bienvenue donc dans cette émission, vous êtes la directrice marketing du groupe Aost.
11:22La marque Aost, mais en fait c'est un groupe qui regroupe, je le disais dans le sommaire, beaucoup de
11:26marques.
11:27Oui, c'est un groupe qui regroupe beaucoup, enfin beaucoup de marques, oui, plusieurs marques en tout cas.
11:30Donc la marque Aost, qui a donné son nom au groupe et qui a été créée en même temps en
11:341976.
11:36La marque Justin Bredou, qui a été créée par le groupe en 1978.
11:39Et deux marques ont été rachetées ultérieurement, qui sont la marque Cochonou, très bien connue aussi des Français.
11:44Et plus récemment, la marque César Moroni, qui est une marque de chorizo.
11:47Donc 50 ans, ça a été créé par qui ?
11:50Alors, ça a été créé par Roger Rébier, qui vraiment a créé cette entreprise de rien.
11:57Qui a découvert en Italie le savoir-faire du jambon cru.
12:02Et qui a voulu le faire découvrir aux Français, qu'il a importé en France.
12:05Qui s'est installé dans un petit village de l'Isère qui s'appelle Aost.
12:08Du même nom.
12:09Qui s'appelle Aost.
12:10Alors, en Italie, il est plutôt allé chercher du côté de Parme que du côté d'Aost.
12:14Il s'est installé dans un petit village de l'Isère.
12:16Et il a créé la marque Aost, le jambon cru Aost et la success story qu'on connaît aujourd'hui.
12:22Mais cette ambiguïté franco-italienne, elle vous sert encore finalement ?
12:25Oui, alors on ne l'exploite plus.
12:27Alors oui, ça a été un coup de génie marketing à l'époque.
12:29Donc, ça fait plus de 20 ans qu'on ne joue plus sur cette ambiguïté-là.
12:33Et qu'on affirme clairement qu'on est français, fabriqué en France, avec du port français.
12:37Mais elle est encore dans l'esprit de certains consommateurs, je ne peux pas le nier.
12:41Alors, une marque française, mais un capital, un actionnariat qui a évolué.
12:45Donc, on n'est plus dans l'entreprise familiale créée par M. Rébier en 1976.
12:50Il y a eu plusieurs mouvements à l'heure actuelle.
12:53Vous faites partie, si je ne me trompe pas, du groupe Camporio Food Group, sous pavillon, du groupe mexicain Sigma
12:58?
12:59Oui, tout à fait.
12:59On fait partie du groupe Sigma, qui est un groupe agroalimentaire mexicain.
13:03Et donc, on est entre guillemets les représentants en France.
13:07On reste une société basée en France, qui travaille en France, avec des usines en France.
13:12Et donc, on a bien un siège social en France.
13:15On va donc parler de ce que vous avez en France.
13:17Vous parlez du siège et les différents sites.
13:20Combien de personnes travaillant en France et quels sont ?
13:23Et le siège qui est à Saint-Priest, dans le Rhône, et les différents sites de production.
13:27Tout à fait.
13:27Donc, nous sommes 1 400 à peu près travaillant en France.
13:32Et nous avons quatre sites de production.
13:35Donc, trois qui sont assez proches de notre siège.
13:37Donc, le premier, vous l'avez compris, qui est le site d'Aoste, qui est donc dans l'Isère.
13:42Un deuxième qui est à Saint-Sinfoin-et-sur-Coisse, dans les Monts du Lyonnais,
13:45donc entre Lyon et Saint-Étienne.
13:47Un troisième qui est un peu dans le sud, autour de la vallée du Rhône, pour ceux qui connaissent.
13:52À Maclas ?
13:52À Maclas, vers le Saint-Joseph, par là, pour ceux qui aiment le bon vin et la Côte-Rôti.
13:58Et puis, en Occitanie aussi.
13:59Et le dernier qui est effectivement dans le Tarn, en Occitanie, à Albi.
14:02Et tout ça, combien de collaborateurs en France ?
14:06Donc, 1 000 sur le périmètre industriel.
14:09Même question qu'à Thierry Koskas.
14:10Est-ce qu'il y a des recrutements dans le groupe Aoste pour les prochains mois ou les prochaines années
14:14?
14:14Oui.
14:14Tous les ans, on a des recrutements.
14:16On a des recrutements à la fois sur nos sites et on a des recrutements sur notre siège social.
14:21De la même façon, pour accompagner le changement de l'entreprise.
14:25M. Koskas parlait de digital.
14:27Ça fait aussi partie des sujets sur lesquels on peut être amené à recruter.
14:29Et le chiffre d'affaires du groupe Aoste ?
14:32Le chiffre d'affaires est d'à peu près 500 millions d'euros par an.
14:36Par an.
14:36On va parler des innovations parce que même si on est dans la charcuterie, on pense à la tradition.
14:41Mais il y a quand même de nombreuses innovations que vous avez mises en place tout au long de ces
14:4650 ans.
14:47C'est quoi les principales ?
14:48Il y a le pré-tranché, il y a l'absence de conservateurs.
14:51C'est quoi les principales innovations au fil de ces 50 ans dans vos produits ?
14:55Si on remonte sur le passé de la marque Aoste, quand la marque a été créée, elle vendait uniquement du
15:00jambon entier.
15:02Effectivement, dans les années 80, en 86 exactement, l'entreprise a créé le segment du pré-tranché.
15:08C'est-à-dire ce que vous connaissez aujourd'hui quand vous achetez une barquette de jambon au supermarché.
15:12Ça n'existait pas.
15:13C'est difficile à imaginer, mais ça n'existait pas.
15:15En 86, on a créé les grandes tranches qui correspondaient à ça.
15:18Ensuite, effectivement, il y a eu d'autres améliorations.
15:22On a été un des premiers à ramener du jambon espagnol, du jambon serrano,
15:26qui est maintenant très connu par les Français sur le marché en 2009.
15:29Et effectivement, depuis 2018, tous nos jambons sont sans conservateurs.
15:33On a uniquement deux ingrédients, du jambon et du sel.
15:36Et cet acronyme dans votre démarche globale RSE, AGIR, qu'est-ce que ça veut dire AGIR ?
15:41Alors, ça veut dire acteur gourmand, innovant et responsable, ce qui dit beaucoup de choses.
15:46Et ça se manifeste comment ? C'est quoi votre ?
15:48Alors, ça se manifeste, on a vraiment voulu travailler sur l'ensemble de la chaîne de valeur,
15:53donc de la naissance du porcelet jusqu'à l'emballage que vous allez mettre dans votre poubelle jaune.
15:59On en parlait juste avant.
16:00Donc, on travaille sur tout ça pour effectivement réduire l'empreinte environnementale de l'ensemble de nos activités.
16:07Donc, à la fois avec l'amont, avec nos partenaires, mais aussi tout ce qu'on peut faire dans nos
16:11sites.
16:12Par exemple, on a travaillé sur le site d'House pour réduire la consommation d'eau, qu'on a réduite
16:15de 60% en trois ans.
16:18On a aussi, on parlait d'emballages, on a aussi nos emballages qui sont recyclables et à 80% en
16:24matière recyclée.
16:25Donc, voilà le type d'action qu'on a pu mettre en place dans le cadre de ce programme.
16:28Vous parliez de porc 100% français.
16:30Vous faites travailler combien d'éleveurs en France ?
16:33Alors, je ne sais pas vous dire combien d'éleveurs, parce que nous, on ne travaille pas en direct avec
16:36les éleveurs.
16:36On travaille avec des abattoirs.
16:39En revanche, on a un partenariat plus particulier avec 26 éleveurs sur lesquels on travaille pour développer une production de
16:47porc plus respectueuse dans l'environnement,
16:49donc sur des critères agroécologiques.
16:53Et le développement de la gamme végétale depuis quelques années, elle s'appelle Better Balance.
16:58Elle a, je crois, été lancée d'abord en Espagne et puis ensuite en France, donc en Espagne en 21
17:04et en France en 24.
17:05Est-ce que ça prend ? Est-ce que ça fonctionne au pays de la charcuterie ?
17:09Oui, ça fonctionne.
17:11Oui, ça fonctionne.
17:12Après, c'est un marché qui est très concurrentiel, mais c'est un marché qui est en développement en France
17:16aussi.
17:18La condition, c'est que les Français sont attachés au goût.
17:20C'est vrai pour la charcuterie, mais c'est vrai aussi pour le végétal.
17:23Donc, il faut des produits qui sont vraiment goûteux, qui sont bons, avec lesquels on se fait plaisir.
17:27Et c'est à ça qu'on s'attache avec la marque Better Balance.
17:29Dans un marché qui voit la réduction de la consommation de viande, est-ce que vous êtes impacté, vous, aussi
17:35sur la réduction de la charcuterie ?
17:36Et est-ce que le végétal est une réponse à ça ?
17:39Non.
17:40Alors, la charcuterie ne réduit pas vraiment, en fait.
17:43C'est-à-dire qu'il y a plutôt une transformation de la consommation de viande qu'une réduction, changement
17:47du bœuf vers le porc et la volaille, par exemple.
17:49Donc, la charcuterie ne réduit pas vraiment.
17:51Nous, on continue à être en croissance sur nos marques, parce qu'on est aussi sur des catégories de produits
17:57plaisir.
17:57On a parlé de jambon cru, mais on pourrait parler de saucisson.
17:59Et en fait, le plaisir, ça reste le premier driver des Français dans l'alimentation.
18:03Et donc, ils continuent à vouloir se faire plaisir avec du jambon cru et de saucisson.
18:07Pour ces 50 ans, comment le Group House a-t-il marqué le coup ?
18:10Il y a eu des fêtes, il y a eu des lancements de produits.
18:12C'est quoi la feuille de route de cette année 26 ?
18:15On a fait, effectivement, on a fait des fêtes.
18:17On l'a célébré d'abord avec ceux qui font le Group House, c'est-à-dire nos collaborateurs.
18:21Et on a eu l'occasion de faire une très belle journée porte ouverte sur le site d'Aost,
18:24où c'était ouvert à l'ensemble des collaborateurs du groupe et leur famille.
18:28Donc, c'était une très belle fête.
18:29On était 1300 sur le site.
18:32Donc, ça, c'était le plus important.
18:34Et évidemment, on l'a célébré avec nos consommateurs via des temps forts, des animations en magasin, des jeux concours,
18:40etc.
18:41Et puis, on a voulu marquer le coup d'une autre façon.
18:44On a été très présents sur les antennes des différentes chaînes françaises.
18:47Et on a fait 50 semaines de sponso télé sur cette année, ce qui nous a permis de marquer de
18:54façon assez forte nos 5 ans.
18:55Merci de faire vivre le modèle économique de la télé française.
18:59Et est-ce que Cochonou sera présent sur le Tour de France en 2027 ?
19:03C'est vraiment une des marques clés du Tour de France, de la caravane.
19:07Bien sûr, Cochonou sera présent en 2027 sur le Tour de France.
19:10Cochonou est engagé sur le Tour de France depuis 1999.
19:14Et on est déjà engagé avec l'équipe du Tour de France pour fêter nos 30 ans en 2029.
19:22Donc, on est encore là au moins jusqu'en 2029 et j'espère beaucoup plus longtemps.
19:26Un tout dernier mot sur cette distinction que vous avez reçue de la part de EY,
19:31le lauréat du Grand Prix de l'Agro-Alimentaire 2026.
19:34C'était pour quelle innovation ? C'était pour quoi ?
19:37Alors, c'était plus pour le parcours de l'entreprise.
19:39Donc, les critères sur lesquels le prix à EY était fondé étaient liés à la performance économique,
19:46la performance environnementale et la pérennité, l'implantation en France de l'entreprise.
19:52Et c'est pour ça qu'on a été distingués cette année.
19:55On était très fiers de ce prix-là.
19:56Et voilà, on était ravis de mettre à l'honneur cette entreprise des marques que l'on connaît tous dans
20:00notre quotidien.
20:01Que ce soit d'ailleurs de la charcuterie, que ce soit des bacs de tri.
20:05Voilà deux entreprises qu'on avait envie de mettre à l'honneur.
20:08Merci à tous les deux.
20:09Alors, en France, pour ceux qui ont vécu dans les années 70,
20:12une campagne télé nous rappelait qu'en France, justement, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées.
20:16On a surtout des ressources souterraines en lithium, ce métal indispensable aux batteries.
20:21Des gisements ont été décelés en Bretagne, dans les Vosges.
20:24Mais à l'heure actuelle, c'est uniquement dans l'Allier et en Alsace que l'exploitation va être développée.
20:29Le reportage d'Astré-Olivier à Schwab-Willeur, c'est dans le Barat.
20:34Une fourreuse de 50 mètres de haut surplombe le chantier.
20:37Elle a terminé de creuser deux immenses puits, détaille le directeur des opérations, Nicolas Savelli.
20:43Deux puits. Un puits de production de saumur, un puits de réinjection.
20:46C'est ce que nous avons démarré au mois de novembre 2025 et que nous sommes en train d'achever.
20:50Donc, nos deux puits sont terminés.
20:51Ces deux puits vont permettre d'extraire du lithium, mais aussi d'exploiter la géothermie via la chaleur remontée des
20:58sols.
20:58Le processus consiste à remonter de la saumure de grande profondeur, d'en extraire la chaleur, puisqu'on la remonte
21:04à 145 degrés,
21:05d'en extraire du lithium et de réinjecter cette saumure dans le sous-sol.
21:08Ces installations seront reproduites à l'identique sur 15 autres sites en Alsace.
21:13Le sol dispose de réserves de lithium pour au moins 30 ans.
21:16Il n'a pas été choisi au hasard.
21:18On a eu un effondrement il y a des millions d'années du sous-sol, ce qui fait qu'on
21:23a un sous-sol avec des failles qui remontent plus haut que sur le reste du territoire.
21:26Ce qui nous donne accès à ces saumures à moindre profondeur.
21:29Les sites seront opérationnels dans deux ans, anticipe le directeur général de lithium de France, Christophe Constant.
21:35Le projet ambitionne sur l'échelle de ces 15 sites d'avoir une production à la fois de chaleur équivalente
21:42à 2 TWh et une production de lithium à 27 000 tonnes par an,
21:46avec une génération de revenus étalée qui correspond à peu près à 10 milliards d'euros de revenus sur la
21:50période.
21:51La production de lithium sera vendue quasi exclusivement à Renault pour ses batteries de véhicules électriques.
21:56Côté géothermie, lithium de France cherche encore de nouveaux clients.
22:00Ce 2 TWh de chaleur, qui est beaucoup, sert pour le territoire. Il y a énormément de demandes.
22:05On a beaucoup de contacts avec des industriels, mais aussi par exemple des serristes, qui ont de grosses consommations de
22:10chaleur,
22:11avec des agriculteurs qui imaginent du poivron en Alsace.
22:15Mais avec des logements à seulement 100 mètres des chantiers, les habitants sont inquiets.
22:20Une multitude de pétitions ont été signées par les riverains, qui affirment ressentir des vibrations dans le sol et craignent
22:26pour leur sécurité.
22:27Alors, on ne peut pas se mettre dans les chaussures de tout le monde, mais effectivement, il y a des
22:31craintes.
22:32C'est la déformation du paysage. On peut comprendre effectivement que visuellement, ce soit un impact.
22:37Même si c'est un site industriel, on n'est pas un site Céveso.
22:40Il n'y a eu aucune sismicité induite, ressenti ou pas, qui ait été générée par nos activités.
22:46Au printemps, trois recours ont été rejetés par le tribunal administratif,
22:50mais le projet devra encore obtenir des autorisations environnementales pour débuter sa production.
22:56Direction à présent Romand-sur-Isère, l'ancienne capitale française de la chaussure.
23:01C'est d'ailleurs ici que se trouve l'usine Cartonnage de Vaucanson,
23:04historiquement pour produire justement des boîtes à chaussures.
23:07Mais désormais, on y produit aussi des puzzles et tous les éléments pour des jeux de cartes et des jeux
23:11de société.
23:12Un reportage dans la Drôme, signé Alexandra Pagé.
23:16Vous jouez au tarot, au bridge ou à un jeu de société, il y a fort à parier qu'ils
23:20viennent désormais d'ici,
23:21dans la Drôme, où Santosphère vient de relocaliser la production de jeux de cartes haut de gamme.
23:28Cartonnage de Vaucanson fabriqué ici, près de Valence, depuis 1936.
23:33D'abord des boîtes à chaussures, puis des coffrets en carton pour la maroquinerie,
23:36les spiritueux, le chocolat, les grandes marques de luxe.
23:39Plus récemment, des puzzles.
23:40Un carton qui a donné des idées à Antoine Latou, directeur du site.
23:44On s'est lancé dans la carte à jouer suite à un succès sur le puzzle en 2022,
23:47qu'on essaye de reproduire aujourd'hui, puisqu'on n'a plus grand monde qui fait de la carte.
23:52Les 27 salariés conçoivent, vernissent, découpent, d'or sur tranche même.
23:57Dame de cœur et valet de pique, car les finitions sont résolument haut de gamme.
24:01Nos objectifs, c'est d'avoisiner les 1 million, 2 millions de jeux de cartes à terme.
24:05Ça ne couvrira même pas le besoin français déjà.
24:07L'idée, c'est de faire de la carte de qualité, parce que n'importe quel imprimeur peut se dire
24:11« je fais de la carte », mais faire de la vraie carte à jouer.
24:14Qui se mélange bien, qui dure dans le temps, ce n'est pas évident.
24:17Et ainsi s'imposer face à la concurrence des pays de l'Est et de la Chine,
24:20l'ambition de Véronique Debroise en rachetant l'usine de romans sur Isère.
24:24C'est en y intégrant désormais la création et la fabrication de cartes à jouer,
24:27de proposer aux éditeurs un partenaire industriel intégré, unique,
24:32capable de concevoir et de produire leurs jeux de A à Z au même endroit, en France.
24:37On va faire ici aussi des plateaux de jeux, la boîte, on va pouvoir faire du thermoformage
24:44avec un partenaire qui est à 30 km, ou des pions aussi qui vont être découpés sur nos machines.
24:51Donc on a beaucoup de savoir-faire, il ne nous manquait vraiment que le jeu de cartes.
24:55Ce savoir-faire rentre dans l'équilibre économique d'autres savoir-faire.
24:59Et à partir du moment où déjà les charges fixes sont absorbées sur d'autres métiers, c'est très rentable.
25:06Cartonnage d'ovocans sont mis sur le made-in France pour jouer dans la cour des grands.
25:10Le marché français des jeux et puzzles connaît une croissance historique
25:14avec un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros l'année dernière et 35 millions de boîtes
25:18vendues.
25:19Voilà donc pour ce tour de France hebdomadaire de la France qui malgré tout, malgré le contexte,
25:24continue à essayer de réussir.
25:26On en a eu de beaux exemples encore une fois dans cette émission.
25:29Émission qui est disponible en replay sur le site et l'appli de BFM Business.
25:32Je vous souhaite un très bon week-end, une très belle semaine.
25:34et donc à dans quelques jours sur BFM Business.
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