- il y a 40 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Kevin Bossuet, Mathias Leboeuf, Andrea Kotarac
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00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:04Soyez les bienvenus ravis de vous retrouver du lundi au vendredi, vous le savez, de 10h à midi pour à
00:00:09vous de le dire dans la prochaine demi-heure.
00:00:12Ce qui vous fait parler, ce qui vous fait réagir, votre quotidien aussi.
00:00:17Wesh, lol, la skip ! Est-ce que vous comprenez encore vos enfants ou vos petits-enfants ?
00:00:22Mylène Farmer s'empare du sujet dans sa nouvelle chanson.
00:00:25Vous vous dites qu'il faut vivre avec son temps, le langage français évolue, ou alors SOS, vous êtes en
00:00:32PLS et vous criez au français qui s'appauvrit.
00:00:35Bref, est-ce que vous trouvez ça normal, ces mots que les plus de 20 ans ne peuvent pas connaître
00:00:40?
00:00:40A vous de le dire, on en parle avec le linguiste Alain Bentolila.
00:00:45Trois débatteurs autour de la table comme chaque jour pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin.
00:00:50Le gouvernement qui a réuni six ministres pour annoncer des aides au carburant.
00:00:55Les chèques destinés aux grands rouleurs passent de 50 à 100 euros.
00:00:59Ça pourra concerner désormais plus de 5 millions et demi de français.
00:01:02Alors face à cette flambée, les nouvelles aides sont-elles à la hauteur ?
00:01:05Oui, il aurait fallu faire autre chose.
00:01:20Merci.
00:02:16Gilles Gansman, bonjour.
00:02:19J'aime bien ce nouveau titre de Mylène Farmer.
00:02:21Eh oui, il fonctionne bien.
00:02:23Ah oui, il fonctionne très bien.
00:02:24Est-ce que vous comprenez tous les mots ?
00:02:26Oui, bien sûr.
00:02:28Je suis boomer, mais pas à ce point-là.
00:02:31Attendez, c'est difficile.
00:02:32Est-ce que c'est un banger ?
00:02:34Quelque chose qui est banger ?
00:02:36Non.
00:02:37Ah, vous ne savez pas ce qu'est un banger ?
00:02:38Désolée, pourtant j'ai des ados, mais j'essaye de leur apprendre un français correct.
00:02:42Et à ce type ?
00:02:43Oui, quand même.
00:02:44Ça veut dire quoi ?
00:02:45Ce qui paraît.
00:02:47Non, mais bon, vous n'allez pas me faire un QCM.
00:02:50Un petit peu, mon frère.
00:02:51Bon, vous l'avez compris, on parle de la langue française, des lols et des quoi, la langue au plus
00:02:55bas.
00:02:56C'est donc cette nouvelle chanson de Mylène Farmer qui est sortie il y a quelques jours, le 11 septembre.
00:03:01Le fait y croiser, Ronsard et les expressions des jeunes, vous à la maison ou au volant qui nous écoutez,
00:03:10est-ce que vous arrivez à suivre ?
00:03:11Est-ce que ces mots vous amusent, vous agacent ?
00:03:14Vous avez parfois l'impression que tout devient de ouf sans qu'on arrive à vous expliquer précisément pourquoi.
00:03:20En tout cas, on le sait, chaque génération a eu ses expressions.
00:03:24Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que ça y est, on atteint la langue de
00:03:27Molière ?
00:03:28Et puis, allez voir le clip, parce que le clip, déjà, il a fait des millions en quelques jours et
00:03:35surtout, elle braque la BNF, la Bibliothèque Nationale Française, comme si on braquait les mots.
00:03:42Et elle joue sur cette ambiguïté, Mylène Farmer. On ne sait pas si elle est pour, si elle est contre
00:03:47ce changement.
00:03:48Mais c'est assez brillant, je trouve, parce que c'est vraiment, je suis sûre que beaucoup de vous qui
00:03:53nous écoutez allez réagir.
00:03:54C'est un vrai débat et je suis sûre que c'est assez clivant. Bonjour Alain Bentolila.
00:04:00Bonjour.
00:04:01Vous êtes linguiste, spécialiste de l'apprentissage du langage et de la lecture.
00:04:06On va justement parler de ce vocabulaire qui déroute parfois les adultes, mais aussi ce que signifie vraiment maîtriser le
00:04:15français.
00:04:16Alors déjà, est-ce que ça, c'est pas du tout français ce que je vais dire, est-ce que
00:04:19ça n'a jamais été aussi pire ?
00:04:21Je le fais exprès.
00:04:22Non, mais c'est vrai que là, il y a plein de mots nouveaux.
00:04:25Bon, moi j'ai des adolescents, honnêtement, parfois je ne comprends pas un mot sur deux.
00:04:28Je les entends parler avec leurs copains, on ne comprend rien, parfois.
00:04:34Est-ce que ça a toujours été à ce point-là ?
00:04:39Non, il y a eu l'argot. Et l'argot, c'était une langue particulière qui était parlée par des
00:04:49confrérie ou des métiers, des gens de métier particuliers.
00:04:58Alain Bentonila, je crois qu'on va vous rappeler et utiliser un téléphone.
00:05:03Un bon vieux téléphone à l'ancienne, parce que c'est vrai qu'on vous entend peu.
00:05:08Alors moi, je vais parler de cette chanson de Mylène Farmer.
00:05:12Vous allez voir, je vous ai isolé la fin, parce qu'à la fin, elle fait un montage, enfin, elle
00:05:19chante tous les petits mots, justement, des jeunes.
00:05:23Et elle finit par « De quoi qu'il en coûte ? »
00:05:26Donc il y a un clin d'œil à Emmanuel Macron aussi, écoutez.
00:05:45Bon allez, je vous dis, un banger, c'est quelque chose, enfin, un must, je le dirais moi vers anglais.
00:05:51Mais quelque chose qu'on doit avoir, l'incontournable, c'est un banger, tu dois l'avoir, donc voilà.
00:05:59Bon, on a retrouvé Alain Bentonila, notre linguiste, spécialiste de l'apprentissage du langage.
00:06:04Alors, ma question était la suivante, est-ce que, c'est vrai que là, on a l'impression qu'un
00:06:09tout nouveau langage a été quasi réinventé par ces jeunes ?
00:06:13Est-ce que ça n'a jamais été comme ça, à ce point-là ?
00:06:18Justement, je fais exprès de me mal parler, mais c'est vrai que c'est assez prégnant, ce nouveau langage
00:06:24aujourd'hui.
00:06:26Oui, non, je vous disais qu'en fait, si vous voulez, ça n'est pas nouveau qu'il y a
00:06:31eu l'argot,
00:06:32qui était un langage très particulier, mais qui était une façon de communiquer à l'intérieur de cercles étroits.
00:06:41La question, si vous voulez, de ce qu'on appelle le langage des jeunes, le langage du quartier, etc.,
00:06:48est la suivante.
00:06:50C'est que, certes, il y a des innovations, bien sûr qu'il y a des mots qui sont nouveaux,
00:06:56des expressions nouvelles.
00:06:57Mais la langue française, elle est faite pour rassembler.
00:07:04Elle n'est pas faite pour séparer.
00:07:07Et si nous sommes une nation, et si nous voulons que tous participent à l'acte politique et national,
00:07:21alors il faut que nous ayons un minimum de langues communes.
00:07:29Or, la question qui se pose, si vous voulez, c'est ce langage-là,
00:07:35et que si on n'a que ce langage, c'est ça que je veux dire,
00:07:40s'il n'y a que ce langage, alors il y a danger,
00:07:43parce qu'il y aura une difficulté particulière à mettre sa pensée à la disposition de quelqu'un d'autre
00:07:52qui ne fait pas partie de l'endroit où je vis, de mes amis.
00:07:59Il peut être clivant et excluant.
00:08:03Évidemment, si vous voulez, nos enfants sont tout à fait à même d'utiliser ces mots nouveaux et ce langage
00:08:15nouveau, bien sûr.
00:08:16Mais eux, ils ont les 3500 mots nécessaires pour que, hors de leur cercle étroit,
00:08:24lorsqu'ils s'adressent à des gens qui ne sont pas de leur environnement immédiat,
00:08:30ils puissent se faire comprendre.
00:08:36Il ne s'agit pas de dire que c'est beau ou que ce n'est pas beau.
00:08:40Oui, ce n'est pas le sujet. Il faut qu'ils puissent parler autrement aussi.
00:08:44Il s'agit de dire, est-ce que je me fais comprendre au plus juste de mes intentions
00:08:51ou est-ce que je n'ai pas suffisamment de mots communs avec l'ensemble de la communauté nationale
00:08:58pour que je puisse avoir une chance de m'y faire une place ?
00:09:01Alain Bantolila, vous disiez qu'il faut 3500 mots pour correctement s'exprimer en français, c'est ça ?
00:09:07Il faut à peu près 3500 mots pour pouvoir effectivement dire les choses aussi précisément que possible, oui.
00:09:17Mais c'est souvent chez les jeunes que les nouveaux mots arrivent.
00:09:19C'est rare qu'il y ait un grand langage entre les retraités chez eux dans leur maison
00:09:26et qu'il y ait un langage qui les isole et qu'ils aillent leur propre langage.
00:09:30C'est vraiment chez les jeunes que ça arrive, le verlan ?
00:09:34Oui, mais ils ne resteront pas éternelement jeunes.
00:09:41Ils auront à faire leur place dans la société.
00:09:43Ils auront à aller défendre leur position quand ils auront un entretien d'embauche.
00:09:51Oui, et l'entretien ne se fait pas forcément par d'autres jeunes, donc il faut savoir s'exprimer.
00:09:57que les jeunes ont besoin d'être entre eux quand même.
00:10:06La position qui dit oh là là, quelle horreur, c'est une position idiote.
00:10:10La position qui dit oh là là, quelle spandeur, c'est une position idiote.
00:10:14La réalité, c'est que la langue évolue, qu'elle intègre de nouveaux mots, qu'il y a une créativité
00:10:20réelle dans le langage des jeunes,
00:10:22mais qu'il faut absolument veiller, et ça c'est l'école et la famille,
00:10:28il faut absolument veiller à ce que ces jeunes aient tout ce qu'il leur faut en termes de mots,
00:10:33de syntaxe.
00:10:34Oui, mais est-ce que c'est le cas aujourd'hui Alain Bentolila ?
00:10:37Parce qu'on sait que tous ces mots viennent aussi des réseaux sociaux, c'est peut-être pour ça qu
00:10:44'il y en a autant aujourd'hui.
00:10:46Oui, bien sûr, ça vient, si vous voulez, de cet engouement d'abord pour l'image,
00:10:55parce que les réseaux sociaux c'est d'abord l'image, bien avant les mots,
00:10:59et puis c'est ce besoin de parler de façon raccourcie, d'écrire de façon étoile.
00:11:07C'est ça, même les textos, ils n'écrivent plus des mots en entier les jeunes aujourd'hui sur les
00:11:12textos.
00:11:14Mais vous avez raison, quand il s'agit de parler à quelqu'un que vous connaissez bien et qui vous
00:11:21connaît parfaitement,
00:11:22pour lui dire qu'est-ce que tu fais et t'es où.
00:11:24Là, évidemment, je dis, oui, si vous voulez raccourcir, économiser, etc., c'est tout à fait légitime.
00:11:34Mais l'écriture, ça n'est pas seulement ça, heureusement.
00:11:39L'écriture, c'est aussi argumenter, raconter.
00:11:43Et si nos enfants ne sont pas capables de faire cet effort-là,
00:11:49effectivement, ils s'en remettront à quoi ?
00:11:51Ils s'en remettront à Chuck J.P.C. qui parlera pour eux et qui pensera pour eux.
00:11:55Oui, Gilles.
00:11:56Je vous ai envoyé, avant l'émission, le clip et la chanson de Mylène Fermat.
00:12:03Quel est le regard du linguiste ?
00:12:06Moi, je pense, vous l'avez dit tout à l'heure,
00:12:10je l'ai dit tout à l'heure, on ne sait pas trop si elle s'émerveille ou si elle
00:12:15s'indigne.
00:12:16Ça, c'est assez malin de sa part.
00:12:18C'est tout à fait malin.
00:12:20Oui.
00:12:21Et elle a raison.
00:12:22Parce qu'il ne faut ni s'émerveiller ni s'indigner.
00:12:25Oui, c'est ça.
00:12:25C'était ma question.
00:12:26Est-ce que vous, ça vous choque ?
00:12:29Non, il faut rendre hommage à la créativité.
00:12:32Et il faut dire que cette créativité-là,
00:12:35il ne faut pas que ce soit enfermante.
00:12:38Alors, vous restez avec nous, Alain Bento-Lila.
00:12:42On va marquer une petite pause.
00:12:43Le temps de prendre des auditeurs qui nous appellent au standard pour réagir.
00:12:48On prendra Liliane dans quelques instants.
00:12:50Parce qu'évidemment, vous avez beaucoup de réactions.
00:12:53Venez nous dire, vous, si ça vous choque.
00:12:55Au contraire, si vous aimez bien ce nouveau...
00:13:03Alors, ça, c'est la nouvelle chanson de Mylène Farmer
00:13:07qui met le doigt sur ce langage des jeunes aujourd'hui,
00:13:11des mots ou des quoi.
00:13:13Est-ce que ça vous choque, ce nouveau langage ?
00:13:14C'est vrai qu'on ne comprend pas toujours.
00:13:17Tout-même, je venais de parler à mon réalisateur.
00:13:20Il dit, bon, tu passes le son.
00:13:21Ouais, vas-y.
00:13:22Alors, ça, c'est un truc de jeune.
00:13:23Vas-y.
00:13:25Quand j'entendais mon ado dire, vas-y, à son commun,
00:13:28j'ai dit, mais où est-ce qu'ils vont ?
00:13:29Et en fait, c'est une façon de parler qui est rentrée dans le langage commun.
00:13:34On en parle avec Alain Bentolila, qui est linguiste,
00:13:36qui est avec nous sur Sud Radio.
00:13:38Et puis Liliane, qui nous appelle de Clamart.
00:13:41Bonjour, Liliane.
00:13:43Bonjour.
00:13:44Alors, vous, ça vous parle, ces nouveaux mots ?
00:13:46Vous y comprenez quelque chose ou vous êtes en PLS ?
00:13:51Alors, avec un jeune homme de 19 ans à la maison,
00:13:56je peux dire que j'ai passé des moments où il me fallait un dictionnaire.
00:14:04Mais ce n'est pas dans le dico, c'est ça le problème, Liliane.
00:14:11Mais bon, j'ai appris, j'ai pris de la sagesse en ayant un adolescent à la maison.
00:14:17Et donc, je constate que la façon dont il parlait il y a trois ans, par exemple,
00:14:25qui était remplie de nouveaux mots que je ne comprenais pas,
00:14:30ça lui est passé.
00:14:32Ah oui, c'est vrai ?
00:14:33C'est-à-dire, il ne parle plus comme ça avec vous,
00:14:35ou il ne parle plus comme ça également avec ses copains ?
00:14:40Ça a changé même dans leur langage.
00:14:42C'est-à-dire qu'ils ont tous un peu changé.
00:14:45Et à 19 ans, ça passe un peu.
00:14:49Vous voulez dire que c'est une manière peut-être de se démarquer
00:14:52quand on est au cœur de l'adolescence,
00:14:53et quand on devient adulte, la sagesse l'emporte.
00:14:57C'est intéressant.
00:14:59Oui, je voulais demander à Alain Bentolila,
00:15:03si WESH montre une appartenance,
00:15:06parce qu'on entend beaucoup les jeunes dire WESH, Bro.
00:15:09Est-ce que là, dans ce langage-là,
00:15:12le WESH est aussi l'appartenance,
00:15:15pas une nationalité, mais vous comprenez,
00:15:18à une culture.
00:15:19Merci, Steph.
00:15:21Oui, c'est de l'appartenance,
00:15:24mais c'est aussi une façon de nouer un lien.
00:15:31C'est-à-dire, WESH, c'est aussi,
00:15:34c'est à toi que je parle,
00:15:36nous sommes proches,
00:15:38c'est un mot de passe, si vous voulez,
00:15:41qui fait qu'effectivement,
00:15:43on se reconnaît.
00:15:45On se reconnaît.
00:15:49Mais, encore une fois,
00:15:50c'est intéressant ce que dit la dame au téléphone.
00:15:54Oui, Liliane.
00:15:56D'abord, ce garçon avait quand même la chance
00:16:01que, chez lui, il entendait un autre langage
00:16:04que celui qu'il utilisait avec ses copains.
00:16:07Ce n'est pas toujours le cas, quand même ?
00:16:09Parce que, bon, les parents, j'imagine,
00:16:10ne parlent pas en ref.
00:16:12Il y a des parents.
00:16:13D'abord, il y a des parents qui ne parlent pas
00:16:14à leurs enfants.
00:16:15Bien sûr.
00:16:16Pratiquement jamais.
00:16:18Pratiquement jamais.
00:16:19Donc, ces enfants sont dans un cercle extrêmement étroit
00:16:25qui, chez eux, ils dorment.
00:16:27Ils sont devant, ils sont sur leur tablette.
00:16:30Et, par conséquent, il n'y a pas de communication
00:16:33avec les parents.
00:16:35Là, j'ai au contraire l'impression
00:16:38que l'auditrice avait de vraies conversations
00:16:42même si elle faisait un effort.
00:16:45Donc, petit à petit, il y a une prise de conscience.
00:16:47Alain Bentolila, ça vient toujours,
00:16:49pour poursuivre sur la question de Gilles,
00:16:51est-ce que ça vient toujours, ces nouveaux mots,
00:16:53finalement, de la rue, là, même de la cité.
00:16:56Wesh, mon frère, alors maintenant,
00:16:58c'est carrément mon ref.
00:17:00Ce sont des mots qu'on entendait auparavant,
00:17:03même dans les, disons-le, dans les banlieues, etc.
00:17:06Il y a une fascination pour ce langage.
00:17:10Ils sont maintenant dans le 16e enronnissement.
00:17:12Ah non, mais c'est ce que je vous dis.
00:17:13Mais ça vient à la base, vous voyez, de base.
00:17:16C'est moche de dire ça, mais de base,
00:17:18ils parlent comme ça, ça vient des banlieues,
00:17:20ces mots-là.
00:17:21Oui, ces mots viennent plutôt, si vous voulez,
00:17:24des quartiers où, effectivement...
00:17:27Et même de l'arabe, Wesh, c'est de l'arabe.
00:17:30Oui, ça vient de l'arabe,
00:17:32ça vient de certaines langues africaines.
00:17:35Oui, bien sûr, il y a quelques-uns, trois,
00:17:38c'est évident.
00:17:40Mais il y a aussi des expressions, si vous voulez,
00:17:43qui sont parfois intéressantes.
00:17:48C'est pour ça que je disais tout à l'heure,
00:17:51en fait, on n'a pas à interdire,
00:17:59à stigmatiser.
00:18:03Mais on doit veiller
00:18:04à ce que nos enfants...
00:18:07Oui, mais je vous l'avais dit,
00:18:09effectivement, on les deux langages...
00:18:11Kevin Bossuet, qui nous a rejoint un voleur,
00:18:13puisque, bon, bonjour Kevin,
00:18:14vous ferez partie de mes trois débatteurs du jour,
00:18:16mais ça m'intéressait d'avoir votre avis,
00:18:18parce que vous êtes professeur
00:18:20en histoire contemporaine,
00:18:22et vous avez, vous, totalement accès,
00:18:24vous êtes en contact permanent avec ces jeunes.
00:18:27C'est quoi votre regard, justement ?
00:18:28On est parti de la chanson de Mylène Farmer,
00:18:30c'est vrai qu'il y a un langage
00:18:31complètement nouveau, aujourd'hui.
00:18:33Oui, c'est un langage générationnel,
00:18:35notamment à travers le WESH,
00:18:36qui est parti des banlieues,
00:18:38qui veut dire, en fait,
00:18:39on appartient à la même jeunesse.
00:18:41C'est ça que je remarque,
00:18:42parce que le WESH,
00:18:43moi, quand j'ai commencé à enseigner
00:18:45il y a dix ans,
00:18:45c'était très présent,
00:18:46notamment en Seine-Saint-Denis,
00:18:47dans les quartiers.
00:18:48Aujourd'hui, vous allez dans les quartiers
00:18:49du 16e arrondissement,
00:18:50évidemment, ils disent exactement
00:18:52la même chose.
00:18:53Alors, attention aussi,
00:18:54parce que je trouve que sur cette question,
00:18:55il y a aussi une fracture territoriale,
00:18:57parce que vous allez entendre
00:18:58des WESH,
00:18:58notamment au centre de Paris,
00:19:00vous allez en entendre
00:19:00dans l'embolieux parisienne,
00:19:01mais quand vous allez,
00:19:02notamment dans les communes rurales,
00:19:04vous entendez très peu
00:19:05ce genre de choses,
00:19:06ce mimétisme n'a pas pris,
00:19:08notamment dans ces quartiers.
00:19:09C'est en différé, quoi.
00:19:10C'est pas forcément en différé,
00:19:12je pense que c'est un schéma
00:19:13de valeurs qui est différent.
00:19:14D'ailleurs, quand vous regardez
00:19:15ce que pensent les jeunes aujourd'hui,
00:19:17ils sont très attachés à l'écologie,
00:19:18par exemple,
00:19:19ils sont très attachés
00:19:20à la question palestinienne,
00:19:21et ça aussi bien
00:19:22dans le centre de Paris
00:19:23que finalement
00:19:24en banlieue parisienne.
00:19:25Et quand vous regardez
00:19:25ce que votent notamment
00:19:27les jeunes de 18 à 25 ans,
00:19:28que ce soit à Paris
00:19:29ou que ça soit en banlieue parisienne,
00:19:31ils votent très largement
00:19:31pour les filles.
00:19:32Alors que si vous essayez
00:19:34de voir ce qui se passe
00:19:35notamment à la campagne,
00:19:36c'est pas du tout la même chose.
00:19:37Ce sont des gens
00:19:38qui votent beaucoup plus
00:19:39pour le rassemblement national,
00:19:40qui sont pas finalement
00:19:41dans ce mimétisme
00:19:42et qui ont d'autres préoccupations
00:19:44comme le pouvoir d'achat,
00:19:46comme le fait
00:19:46de l'identité française, etc.
00:19:48Et ils parlent évidemment différemment.
00:19:50Le langage n'est qu'un reflet
00:19:51finalement d'une culture sociale
00:19:53et le reflet de revendications politiques.
00:19:56Vous en pensez quoi Alain Bento-Lila
00:19:57de ce que vient de dire
00:19:58Kévin Bossuet ?
00:19:59C'est intéressant.
00:20:00Oui, bien sûr.
00:20:02Non, non.
00:20:02Vous êtes d'accord ?
00:20:03Je suis absolument d'accord avec lui.
00:20:06Cela étant, il faut faire attention
00:20:08parce que les sites ruraux
00:20:14et notamment les friches rurales
00:20:17sont certes, ne n'utilisent pas
00:20:21ce langage-là,
00:20:22mais pour autant,
00:20:24ils souffrent d'un manque
00:20:26de vocabulaire absolument terrible
00:20:28et les taux d'illettrisse
00:20:30sont plus importants
00:20:33dans ces lieux ruraux
00:20:36désertés par la culture.
00:20:36Je n'ai pas trop d'accord avec vous,
00:20:37j'ai l'impression,
00:20:38le professeur à côté.
00:20:39Je ne suis pas forcément d'accord avec ça.
00:20:41Le problème du maniement
00:20:42de la langue française,
00:20:43ça touche toute une catégorie,
00:20:44ça touche l'ensemble des jeunes.
00:20:45Et il ne faut pas stigmatiser
00:20:47notamment les jeunes
00:20:48qui sont dans les campagnes.
00:20:49Vous avez des élèves extrêmement brillants
00:20:50qui manient extrêmement bien
00:20:52la langue française.
00:20:53Et le problème
00:20:54dans ces territoires-là,
00:20:56finalement,
00:20:56c'est l'absence de connaissances
00:20:58du système éducatif,
00:20:59le fait que ces jeunes-là
00:21:01sont finalement mal orientés
00:21:02et il y a des richesses,
00:21:04des talents partout,
00:21:04que ce soit en banlieue,
00:21:05que ce soit dans les zones
00:21:06de l'héritage urbaine.
00:21:07Je suis d'accord,
00:21:08mais je voulais juste rectifier ça
00:21:09parce que moi,
00:21:10je viens des Ardennes,
00:21:11je connais ces jeunes
00:21:12et je veux les valoriser
00:21:14parce qu'on n'en parle jamais,
00:21:15sauf sur Sud Radio
00:21:16où en effet,
00:21:17le sujet est souvent évoqué.
00:21:18Et puis,
00:21:18le Wesh,
00:21:19c'est très important
00:21:20en Belgique et dans le Nord.
00:21:22Oui, c'est vrai.
00:21:24Merci à la Bento-Lila.
00:21:25C'est très bon et c'est très bon.
00:21:26Merci Alain Bento-Lila
00:21:28d'avoir été avec nous
00:21:29et on se retrouve
00:21:30dans quelques instants
00:21:31pour les débats du jour
00:21:32et le zapping de Gilles Gansman.
00:21:34Venez réagir surtout,
00:21:35Manu,
00:21:35vous attend au standard
00:21:36comme chèque,
00:21:37jour 0, 826, 300, 300.
00:21:39On va bien évidemment
00:21:40parler de ces annonces
00:21:42face à la flambée
00:21:43des prix du carburant.
00:21:44Est-ce qu'elles vous conviennent ?
00:21:45Est-ce que c'est une usine à gaz
00:21:47comme le dénoncent certains ?
00:21:48Puis,
00:21:48les mots d'Emmanuel Macron,
00:21:50vous parliez de la Palestine.
00:21:52à la tribune de l'ONU,
00:21:53bon,
00:21:54il dénonce un spectacle
00:21:55qui nous fait tous honte.
00:21:56Il dit que le Hamas
00:21:57n'intervient pas en Cisjordanie.
00:21:59C'est peut-être à discuter,
00:22:01mais enfin,
00:22:01est-ce que ça vous choque ou pas ?
00:22:030, 826, 300, 300.
00:22:06Sud Radio.
00:22:08Merci de nous rejoindre
00:22:09sur Sud Radio
00:22:10et j'accueille mes débatteurs
00:22:12de 10h30.
00:22:13Vous avez trois débatteurs
00:22:15maintenant pour faire parler,
00:22:17pour commenter les sujets
00:22:18qui font parler la France se mettre.
00:22:19Kevin Bossuet,
00:22:20qui est là depuis quelques instants,
00:22:22nous a parlé du langage des jeunes
00:22:24diplômés en histoire contemporaine.
00:22:25Bonjour Kevin.
00:22:27Mathias Leboeuf,
00:22:28journaliste,
00:22:28philosophe,
00:22:29auteur du petit traité
00:22:30de la lenteur
00:22:31à l'usage des gens pressés.
00:22:33Bonjour Stéphanie.
00:22:34Mathias,
00:22:34vous avez écrit d'ailleurs aussi
00:22:35sur la question du langage.
00:22:36J'ai publié une interview
00:22:38sur ce sujet
00:22:39parce que j'ai lu le livre
00:22:41de Bento Lila,
00:22:42Alain Bento Lila
00:22:43avec grand intérêt.
00:22:44Et effectivement,
00:22:45j'ai publié une interview
00:22:46sur ce sujet
00:22:47parce que j'avais déclaré
00:22:48que plus on avait
00:22:50un langage pauvre,
00:22:52plus on avait
00:22:53une appréhension frustre
00:22:54du réel
00:22:55et que cette appréhension
00:22:56frustre du réel
00:22:58pouvait alimenter
00:22:59de la violence.
00:23:00Donc il faut faire attention
00:23:02avec les liens univoques
00:23:04mais en tout cas
00:23:05il peut y avoir
00:23:05un continuum
00:23:06et moi j'enseigne
00:23:08la culture générale
00:23:09et l'histoire des idées
00:23:11dans une école de droit
00:23:12et je peux vous dire
00:23:13qu'il y a du boulot
00:23:14et que c'est la culture générale.
00:23:16Même en études supérieures ?
00:23:17Même en études supérieures ?
00:23:18Oui, oui, oui.
00:23:19Même en études supérieures.
00:23:20Bien sûr,
00:23:20c'est pour ça que
00:23:22le rôle
00:23:24des instituteurs,
00:23:25des profs,
00:23:26quel que soit le niveau
00:23:27est fondamental
00:23:28pour la République
00:23:29autant que la police
00:23:30d'ailleurs
00:23:31et on devrait
00:23:33beaucoup plus
00:23:34s'appuyer sur ces gens
00:23:35et les aider.
00:23:38Andréa Cotarac
00:23:39porte-parole du RN
00:23:40qui est notre
00:23:40troisième débatteur.
00:23:41Bonjour Andréa Cotarac.
00:23:44On va débattre
00:23:44évidemment des sujets
00:23:45du jour,
00:23:46ces aides
00:23:48face à la flambée
00:23:48des prix du carburant
00:23:50avec des aides annoncées
00:23:51100 euros.
00:23:53Six ministres,
00:23:54ils étaient tous là.
00:23:55On s'attendait à...
00:23:56C'était l'armée hier.
00:23:57Bon,
00:23:58usine à gaz pour les uns,
00:24:00aide ciblée,
00:24:01bienvenue pour les autres.
00:24:02Venez nous en parler.
00:24:040826 300 300.
00:24:06Emmanuel Macron
00:24:07aussi à la tribune
00:24:08de l'ONU,
00:24:08ça fait réagir
00:24:09notamment les Israéliens
00:24:10qui sont vraiment
00:24:11pas contents.
00:24:12Il parle d'un spectacle
00:24:12qui nous fait honte
00:24:13à Gaza.
00:24:14Il dit qu'il n'y a pas
00:24:15d'action du Hamas
00:24:17en Cisjordanie.
00:24:18Vrai, faux.
00:24:19En tout cas,
00:24:19ce que ça vous a choqué.
00:24:20Puis Emmanuel Macron
00:24:20qui n'assistera pas
00:24:22à la messe papale,
00:24:24à aucune messe d'ailleurs.
00:24:25Ce que c'est bien,
00:24:26c'est la laïcité
00:24:27où il a perdu une occasion
00:24:29de faire corps
00:24:29peut-être avec
00:24:30les catholiques français.
00:24:31On en débattra également
00:24:32mais tout de suite,
00:24:33c'est le zapping
00:24:33avec vous mon cher
00:24:34Gilles Gansman.
00:24:35Sud Radio,
00:24:3610h midi,
00:24:37l'instant zapping.
00:24:38Est-ce que d'avoir
00:24:39tourné dans Harry Potter
00:24:40donnerait des envies
00:24:41à certains
00:24:42de montrer leur baguette ?
00:24:44C'est la très...
00:24:45On s'attaque.
00:24:46Vous vous attaquez fort.
00:24:48C'est la très conservatrice
00:24:50J.K. Rollins
00:24:51qui ne va pas être
00:24:51très contente
00:24:52car une de ses actrices
00:24:53d'Harry Potter
00:24:54se monte sur OnlyFans.
00:24:56Maintenant,
00:24:56vous savez ce que c'est
00:24:57OnlyFans,
00:24:58ce réseau de charme.
00:25:00Une actrice d'Harry Potter
00:25:01affirme avoir gagné
00:25:02plus d'argent sur OnlyFans
00:25:04qu'avec les films de la saga.
00:25:05L'actrice Jessie Cave,
00:25:06connue pour avoir joué
00:25:07le rôle de Lavon Brown,
00:25:08un personnage secondaire
00:25:09de la maison Gryffondor,
00:25:10s'est inscrite sur la plateforme
00:25:11OnlyFans en 2025.
00:25:13Dans un entretien au Times,
00:25:15elle avoue qu'elle ne trouvait
00:25:16plus de tournage cette année-là
00:25:17et qu'elle a décidé
00:25:18d'ouvrir un compte
00:25:18pour subvenir
00:25:19aux besoins de sa famille.
00:25:20Cette plateforme propose
00:25:21en majorité du contenu
00:25:22pour adultes
00:25:23mais l'actrice britannique
00:25:24assure qu'elle ne poste
00:25:25rien de tout ça,
00:25:26uniquement des vidéos d'elle
00:25:27en train de prendre
00:25:27soin de ses cheveux.
00:25:29J'ai gagné facilement
00:25:30en une seule année
00:25:31plus d'argent
00:25:32que dans toute ma carrière.
00:25:33Ce qui inclut aussi
00:25:34les revenus qu'elle a pu gagner
00:25:35avec la saga Harry Potter.
00:25:37Jessie Cave explique
00:25:38qu'au lancement de son compte,
00:25:39elle a gagné 20 000 dollars
00:25:40en une seule journée.
00:25:41Rapidement,
00:25:42elle a donc décidé
00:25:42de poursuivre l'aventure
00:25:43qui, selon elle,
00:25:44lui a véritablement
00:25:45sauvé la vie.
00:25:46Moi, je découvre un monde,
00:25:48là, c'est vrai.
00:25:49Alors, sur cette vidéo,
00:25:50elle se coiffe les cheveux,
00:25:51elle a des longs cheveux,
00:25:51c'est un peu réponse.
00:25:53Donc, il doit y avoir
00:25:54des gens qui adorent
00:25:55les cheveux.
00:25:56C'est peut-être un moyen
00:25:57pour financer le RN
00:25:58d'avoir certains...
00:25:59Marie-Le Pen,
00:26:00elle pourrait montrer ses pieds.
00:26:02Ça financerait la campagne.
00:26:04Comment on préfère avoir
00:26:05un prêt, tout simplement,
00:26:06comme les autres,
00:26:07si vous me permettez.
00:26:09Alors, vous,
00:26:09vous étiez étonné
00:26:10de cette génération
00:26:12qui va sur un iPhone ?
00:26:13Non, je ne suis pas étonné,
00:26:13c'est de l'argent facile.
00:26:14Donc, forcément,
00:26:15vous allez sur TikTok,
00:26:16vous avez des gens
00:26:17qui ont fait des vidéos
00:26:18pendant des années
00:26:19où ils étaient extrêmement
00:26:19bien rémunérés.
00:26:20Et là, vous avez
00:26:21la rémunération qui a baissé.
00:26:22Vous avez des gens
00:26:23qui sont complètement désemparés
00:26:24puisqu'ils ne gagnent plus
00:26:26ce qu'ils gagnaient auparavant.
00:26:27Donc, on a affaire
00:26:28à des gens, finalement,
00:26:29qui se donnent en spectacle,
00:26:30qui oublient toute dignité,
00:26:31tout simplement pour de la thune.
00:26:32Et moi, ce que je regrette,
00:26:33c'est qu'au sein de cette jeunesse,
00:26:35finalement,
00:26:35il n'y a plus la valeur du mérite,
00:26:37il n'y a plus la valeur du travail.
00:26:38Et aujourd'hui,
00:26:38tout est facile.
00:26:39C'est un effort permanent
00:26:41et on le voit également
00:26:41dans les salles de classe.
00:26:42Je pense que vous devez le voir,
00:26:43évidemment, Mathias,
00:26:44quand vous avez des étudiants
00:26:45qui font des devoirs
00:26:47avec chaque GPT
00:26:48et dès qu'on les repère,
00:26:49ils nous racontent
00:26:50que c'est parfaitement normal
00:26:51parce qu'ils ne veulent plus
00:26:54avoir le moindre effort,
00:26:55si vous voulez.
00:26:56On rejoint, finalement,
00:26:57cette génération
00:26:57pour qui tout est dû,
00:26:59tout doit tomber
00:26:59et il n'y a plus d'effort
00:27:00et l'argent doit être là.
00:27:01C'est dramatique.
00:27:02Oui, c'est la faute.
00:27:04Il reste quand même
00:27:04des étudiants brillants,
00:27:05vous l'avez évoqué, d'ailleurs.
00:27:06Il reste quand même
00:27:07des étudiants brillants,
00:27:08des étudiants qui lisent.
00:27:09Moi, je préfère toujours
00:27:10parier sur le meilleur
00:27:11et vous avez raison,
00:27:13le tchat GPT,
00:27:14c'est la plaie.
00:27:16Oui, mais il va falloir
00:27:17faire avec les amis quand même.
00:27:18Vous en parlez comme...
00:27:21Vous avez raison,
00:27:22il va falloir faire avec
00:27:22mais la question,
00:27:23c'est de savoir
00:27:25comment et qu'est-ce
00:27:25qu'on fait avec,
00:27:26comment on utilise,
00:27:27comment on incite
00:27:30les étudiants
00:27:31quand même
00:27:32à lire,
00:27:32à écrire,
00:27:33à penser par eux-mêmes.
00:27:35Oui, mais ce n'est pas
00:27:36en diabolisant
00:27:36et en écartant
00:27:37le tchat GPT
00:27:38de l'école
00:27:39et de l'éducation nationale
00:27:40qu'on apprend peut-être
00:27:41aux étudiants
00:27:42à s'en servir.
00:27:43Au contraire,
00:27:43il faut apprendre aux élèves
00:27:45à utiliser l'intelligence artificielle
00:27:46de manière intelligente
00:27:48avec une forme
00:27:48d'esprit critique.
00:27:49Mais vous le faites,
00:27:50vous n'avez pas le droit.
00:27:51On a tout à fait le droit.
00:27:52Bien sûr,
00:27:53il y a des formations
00:27:54au niveau de rectorale
00:27:55sur l'utilisation
00:27:56de l'intelligence artificielle
00:27:57aussi bien par les professeurs
00:27:58qu'aussi bien par les élèves.
00:28:00De toute façon,
00:28:00on va vers ça.
00:28:01Et si on veut créer
00:28:02les emplois de demain,
00:28:03il faut bien former
00:28:04les jeunes à cela.
00:28:06Et de toute façon,
00:28:06même si on leur interdit,
00:28:07ils iront quand même.
00:28:08C'est aussi ça le progrès.
00:28:09C'est pour ça, oui.
00:28:10André Guedard, Cotard.
00:28:11Très simplement,
00:28:12effectivement,
00:28:13qu'il va falloir faire avec.
00:28:14On ne peut pas proposer
00:28:15l'interdiction
00:28:16d'intelligence artificielle
00:28:17qui est partout.
00:28:18Moi,
00:28:19la première fracture
00:28:20qu'on va avoir,
00:28:21que ce soit dans l'éducation
00:28:22ou dans l'économie,
00:28:24c'est justement
00:28:24la maîtrise
00:28:25et la non-maîtrise
00:28:26des outils
00:28:27d'intelligence artificielle.
00:28:28Les entreprises
00:28:29qui utilisent cela
00:28:31et d'autres
00:28:32qui ne savent pas utiliser
00:28:33cette maîtrise-là.
00:28:34Et vous savez que le temps,
00:28:35on cède de l'argent,
00:28:35comme on dit cyniquement
00:28:36dans l'économie
00:28:37et que c'est un problème.
00:28:37Deuxièmement,
00:28:38vous avez des pays
00:28:39comme l'Estonie
00:28:40qui ont intégré
00:28:41depuis longtemps
00:28:42dans leur programme,
00:28:43dans la formation
00:28:44des professeurs
00:28:46qui vont bien au-delà
00:28:47de ce que peut proposer
00:28:48le rectorat aujourd'hui
00:28:48pour,
00:28:50si vous voulez,
00:28:51avoir un équilibre,
00:28:52permettre aux élèves
00:28:52de maîtriser ces outils-là.
00:28:54Mais évidemment,
00:28:55l'outil même
00:28:55est lui-même contrôlé
00:28:57par l'éducation nationale
00:28:58d'Estonie
00:28:59puisqu'ils essayent justement
00:29:01d'intégrer les programmes
00:29:02et de faire en sorte
00:29:03que les élèves
00:29:04s'y penchent.
00:29:05Donc,
00:29:05la maîtrise de l'outil
00:29:06mais la vraie question
00:29:08qu'on va avoir,
00:29:08c'est qu'est-ce que signifie
00:29:10penser ?
00:29:11Voilà.
00:29:11L'élève doit penser
00:29:12et réfléchir.
00:29:13Avec cette j'ai fait
00:29:14la question,
00:29:15c'est qu'est-ce que ça veut dire
00:29:15penser ?
00:29:16À quoi ça sert ?
00:29:17Puisque en deux secondes,
00:29:19sur l'EFAN,
00:29:20je peux gagner 20 000 euros.
00:29:21Dis donc,
00:29:21vous êtes obsédé par l'EFAN.
00:29:23Je reviens sur le sujet.
00:29:25Je reviens,
00:29:25je vais faire le...
00:29:27Ce que dit
00:29:29M. Cotara,
00:29:30qui est tout à fait juste,
00:29:31il y aura une fracture
00:29:32entre ceux
00:29:33qui seront utilisés
00:29:35effectivement en IA
00:29:35et ceux qui ne l'utiliseront pas.
00:29:37Mais il y aura aussi
00:29:38une autre fracture
00:29:39entre facture et fracture,
00:29:42entre ceux
00:29:43qui auront du savoir
00:29:44et ceux
00:29:45qui n'en auront pas.
00:29:46Il y avait un sociologue,
00:29:48Alain Touraine,
00:29:49qui en 2005
00:29:50a écrit un livre
00:29:51qui s'appelle
00:29:52Un nouveau paradigme
00:29:53et qui pointait déjà ça
00:29:54au moment où
00:29:55l'intelligence artificielle
00:29:56n'était pas aussi développée.
00:29:58Et ce que disait
00:29:59Alain Touraine
00:30:00en substance,
00:30:01c'est qu'on va passer
00:30:01d'une lutte des classes,
00:30:03des pauvres
00:30:04contre les riches
00:30:05à une fracture
00:30:06qui sera
00:30:07ceux qui ont du savoir
00:30:08avec l'économie du savoir
00:30:09qui est derrière
00:30:10et ceux qui seront
00:30:12ignorants,
00:30:12qui n'auront pas de savoir
00:30:13et qui eux seront
00:30:14complètement
00:30:16paupérisés
00:30:16intellectuellement
00:30:17et qu'on exploitera.
00:30:19Et ça,
00:30:19c'est extrêmement important.
00:30:21Je suis parfaitement
00:30:21d'accord
00:30:22sur ce qui a été dit.
00:30:22Moi, j'utilise beaucoup
00:30:23l'intelligence artificielle
00:30:24et je l'ai encore utilisé
00:30:25cet été
00:30:26quand j'étais en Roumanie,
00:30:27quand j'étais en Pologne,
00:30:27dans différents musées.
00:30:28Donc, il me permettait
00:30:30de comprendre
00:30:30ce que je voyais.
00:30:31Mais simplement,
00:30:32comme j'ai un minimum
00:30:33de culture,
00:30:34parfois, en effet,
00:30:34je voyais les failles
00:30:35de l'intelligence artificielle,
00:30:37je le relançais
00:30:38et il le corrigeait
00:30:39pour que j'ai l'information
00:30:40la plus fière possible.
00:30:41Mais quelqu'un
00:30:41qui n'a pas ce bagage culturel
00:30:42ne peut pas faire ça,
00:30:43je suis d'accord.
00:30:44Oui, mais il y en aura
00:30:45de moins de moins.
00:30:45Pour revenir au sujet
00:30:46de Gilles,
00:30:48Merci.
00:30:50Après,
00:30:51cette jeune femme,
00:30:52c'est un génie,
00:30:53parce qu'avoir
00:30:5520 000 dollars
00:30:56en une soirée
00:30:57en se coiffant les cheveux,
00:30:59moi, je ne vous cache pas
00:31:00que ça fait quand même envie.
00:31:02Je vais peut-être monter
00:31:04un OnlyFans
00:31:05pour ma barbe
00:31:06et expliquer
00:31:07comment je taille ma barbe.
00:31:09quelque chose
00:31:09du monde actuel.
00:31:11Ça interroge quand même.
00:31:13C'est un petit peu flippant,
00:31:14comme on dit.
00:31:15Gilles,
00:31:15je vous propose
00:31:16de marquer une petite pause
00:31:17et puis de faire la suite
00:31:18de votre zapping
00:31:19dans quelques instants
00:31:20et vous n'hésitez pas,
00:31:21venez réagir.
00:31:220826 300 300.
00:31:23A vous de le dire
00:31:24avec mes trois débatteurs
00:31:25de la journée,
00:31:26Kévin Bossuet,
00:31:27Mathias Leboeuf,
00:31:28Andréa,
00:31:29Cotarac
00:31:29et c'est la suite
00:31:30du zapping
00:31:30de Gilles Ganzman.
00:31:32De plus en plus
00:31:33de faux sites,
00:31:34vous savez,
00:31:35des sites identiques
00:31:35à l'original.
00:31:37Résultat,
00:31:37des touristes du monde entier
00:31:38qui voulaient venir
00:31:39voir le pape
00:31:40se sont fait berner.
00:31:41Ils se sont inscrits
00:31:42sur un site
00:31:43booking.com
00:31:44et c'était une copie.
00:31:46En août dernier,
00:31:48aux abords
00:31:48de la tour Eiffel,
00:31:50de nombreux voyageurs
00:31:51pensaient avoir trouvé
00:31:52le bon plan pour se loger.
00:31:54Un appartement luxueux
00:31:55et une annonce de rêve
00:31:57à la note rassurante.
00:31:589,3 sur 10.
00:32:00Mais à l'arrivée,
00:32:01porte close.
00:32:02Et un petit panneau
00:32:03pour les alerter
00:32:04que la location
00:32:05est une arnaque.
00:32:06C'est la concierge
00:32:07de l'immeuble
00:32:07qui, débordée par les touristes,
00:32:09a fini par l'installer.
00:32:10Voilà, c'était ça.
00:32:12Tous les jours,
00:32:13150, 90 personnes.
00:32:15En même temps ?
00:32:16En même temps.
00:32:17Avec leur valise,
00:32:18avec des enfants
00:32:19du Brésil,
00:32:21du Canada.
00:32:23Il y avait une femme
00:32:23qui venait de Londres,
00:32:25elle était à 7 mois
00:32:25de grossesse,
00:32:26elle a dormi dans sa voiture.
00:32:28Peu de temps
00:32:28après leur réservation,
00:32:30les voyageurs
00:32:30se sont fait piéger
00:32:31par ce message.
00:32:32Aux couleurs de booking,
00:32:33en réalité,
00:32:34rien à voir.
00:32:34C'est un lien vers
00:32:35le site des escrocs
00:32:36qui leur demande
00:32:37leurs coordonnées bancaires.
00:32:38Les clients ne le savent pas,
00:32:40mais ils paient donc
00:32:40hors de booking.com.
00:32:42C'est totalement faux.
00:32:43Mais c'est un fléau,
00:32:44les logements sociaux.
00:32:46Le Parisien fait sa une
00:32:47aujourd'hui dessus.
00:32:49Et là, en fait,
00:32:50ils se font berner
00:32:51par des faux sites.
00:32:51Il faut se méfier parfois.
00:32:52Mais oui, mais comment...
00:32:53Les sites...
00:32:54Ah ben, c'est compliqué.
00:32:55Comment on peut
00:32:56éviter ça ?
00:32:57Ben, c'est compliqué.
00:32:58Disney a été victime de ça
00:33:00où il y avait
00:33:00un faux site Disneyland.
00:33:03Pour finir,
00:33:04décidément,
00:33:04le périscolaire
00:33:05est devenu n'importe quoi.
00:33:07Trois agents du périscolaire
00:33:09ont laissé quitter
00:33:10un enfant de maternelle
00:33:11pendant deux heures
00:33:12dans les rues de Paris.
00:33:13Hier,
00:33:14les trois agents
00:33:14ont été suspendus.
00:33:16Reportage de France Info.
00:33:18Un enfant de maternelle
00:33:19quitte seul son école
00:33:20et erre dans les rues de Paris.
00:33:21Les faits se sont déroulés
00:33:22la semaine dernière.
00:33:23L'enfant devait rester
00:33:24à la garderie
00:33:25jusqu'à 18h.
00:33:26Sans que l'on sache encore
00:33:26pourquoi,
00:33:27il a quitté seul son école
00:33:28du 16e arrondissement
00:33:29à 16h30.
00:33:30Il a alors marché
00:33:31pendant près de 30 minutes
00:33:32et a parcouru 500 mètres
00:33:33dans les rues de Paris.
00:33:34Il est finalement repéré
00:33:35par une touriste japonaise
00:33:36près de la place
00:33:37du Trocadéro.
00:33:37Celle-ci va chercher
00:33:38de l'aide dans un café.
00:33:39Le patron appelle la police
00:33:40qui vient récupérer l'enfant.
00:33:42Entre-temps,
00:33:42sa mère arrive à l'école
00:33:43pour chercher son fils.
00:33:44Il est introuvable
00:33:45et l'alerte est donnée.
00:33:46Ce n'est qu'aux environs
00:33:47de 19h30
00:33:48après que la police
00:33:49a fait le rapprochement
00:33:50qu'elle apprend
00:33:50que son fils est sain et sauf.
00:33:51Les parents ont depuis
00:33:52porté plainte contre
00:33:53la ville de Paris.
00:33:54Une enquête administrative
00:33:55a été lancée
00:33:56pour comprendre
00:33:56ce qu'il s'est passé.
00:33:57Dans l'attente
00:33:58de ces conclusions,
00:33:58trois membres de l'équipe
00:34:00du périscolaire
00:34:00ont été suspendus
00:34:01à titre conservatoire.
00:34:03Il y a vraiment un sujet
00:34:04sur le périscolaire.
00:34:06Ce n'est pas possible.
00:34:08Vous imaginez ?
00:34:08Vous mettez vos enfants
00:34:09et ils se retrouvent...
00:34:11Il avait 5 ans, c'est ça ?
00:34:12Il a 5 ans ?
00:34:12Il est en maternelle.
00:34:13Je n'ai pas l'âge
00:34:14pour tout vous dire.
00:34:15Mais oui,
00:34:16c'est à peu près
00:34:17cet âge-là en maternelle
00:34:18et qu'ils se retrouvent
00:34:19dans Paris.
00:34:21Vous imaginez ?
00:34:22Kevin, vous suivez ?
00:34:23Évidemment, c'est scandaleux.
00:34:24Il y a un problème
00:34:25au niveau du recrutement,
00:34:26notamment du personnel
00:34:27du périscolaire.
00:34:28Et moi, ce qui me marque
00:34:29quand même,
00:34:29parce qu'il y a eu
00:34:30toutes les séquences
00:34:31d'agressions sexuelles, etc.,
00:34:32c'est la déresponsabilisation
00:34:33des hommes politiques,
00:34:34notamment de M. Bloch
00:34:36ou encore de Mme Hidalgo
00:34:37qui nous racontent
00:34:38qu'ils ne sont absolument
00:34:39pour rien
00:34:40et que le problème
00:34:41vient évidemment
00:34:42des associations
00:34:43qui en font beaucoup trop.
00:34:45Je pense que
00:34:46ce qu'il y a de plus dramatique
00:34:47là-dedans,
00:34:47ce qu'ils voulaient,
00:34:47c'est ce sentiment de défiance
00:34:49des familles vis-à-vis de l'école
00:34:50et le sentiment de défiance
00:34:51des familles vis-à-vis du périscolaire.
00:34:53Et ça, de toute façon,
00:34:54on ne réussira pas
00:34:55à le réparer.
00:34:56Et c'est ça, moi,
00:34:57qui me marque, vraiment.
00:34:59Alors, après,
00:34:59il y a un problème aussi
00:35:00peut-être de sécurité
00:35:02à l'entrée du bâtiment
00:35:03de l'école.
00:35:04C'est vrai que
00:35:05souvent, dans les maternelles,
00:35:07il y a une gardienne,
00:35:08elle est dépassée,
00:35:09vous savez comment c'est,
00:35:10tout le monde sort en même temps,
00:35:11les parents attendent.
00:35:13C'est un peu
00:35:14un joyeux bazar quand même.
00:35:15Mais c'est très grave.
00:35:16C'est un enfant de 3 ans
00:35:17qui, entre guillemets,
00:35:18s'évade.
00:35:18C'est pas un théoriste
00:35:19qui veut rentrer.
00:35:20On se dit, bon,
00:35:20il n'y avait pas de barrière,
00:35:21c'était pas fermé.
00:35:22C'est un enfant de 3 ans
00:35:24qui se promène
00:35:25pendant 2 heures dans Paris.
00:35:26Je ne sais pas
00:35:26si on se rend compte.
00:35:27Donc, il y a un vrai problème
00:35:28avec le périscolaire
00:35:29à Paris, notamment.
00:35:31Alors, je ne dis pas
00:35:31que tous les agents
00:35:32du périscolaire sont méchants,
00:35:33etc.
00:35:34Mais on a quand même
00:35:3570 ou 80 personnes
00:35:37qui sont poursuivies
00:35:39pour viol et des actes
00:35:40de pédophilie.
00:35:42Là, on a un enfant
00:35:43de 3 ans qui s'évade.
00:35:44Donc, vraiment,
00:35:44on a le pire des crimes
00:35:46avec quelque chose
00:35:48d'assez banal
00:35:49mais qui pose
00:35:51question
00:35:51sur le périscolaire
00:35:52et je vous corrige,
00:35:53c'est les politiques,
00:35:55non, c'est les élus
00:35:56socialistes de Paris.
00:35:57Je les ai cités.
00:35:59Le périscolaire,
00:36:00c'est potentiellement
00:36:02un problème partout,
00:36:03pas uniquement à Paris.
00:36:04Pourquoi ?
00:36:04Parce que le périscolaire
00:36:06a été le parent pauvre
00:36:07pendant des décennies
00:36:09de l'éducatif
00:36:11et qu'on a
00:36:12peu de personnel.
00:36:13Normalement,
00:36:14les sorties,
00:36:15il y a un taux
00:36:16d'encadrement
00:36:17qui doit être respecté.
00:36:18Je ne sais pas
00:36:18si c'était le cas là.
00:36:20Et surtout,
00:36:20la plupart du temps,
00:36:22on a du personnel
00:36:24qui est sous-qualifié.
00:36:25Il y a beaucoup
00:36:26de petits jeunes
00:36:27qui sont,
00:36:28comment dire,
00:36:29embauchés,
00:36:29qui ont à peine
00:36:30le BAFA.
00:36:31Et voilà.
00:36:32Et c'est pour ça,
00:36:33d'ailleurs,
00:36:33que dans le périscolaire,
00:36:35bien des fois,
00:36:36les directeurs
00:36:37de centres périscolaires
00:36:38refusent les sorties
00:36:39pour ne pas être confrontés
00:36:40à des problèmes
00:36:41de ce type-là.
00:36:42il faudra vraiment
00:36:44à un moment donné
00:36:46mettre les choses
00:36:47à plat
00:36:48sur la table.
00:36:50Alors,
00:36:50le périscolaire
00:36:51ne relève pas
00:36:52de l'éducation nationale,
00:36:53ça relève
00:36:54des municipalités.
00:36:55Et les municipalités
00:36:57sous-investissent.
00:36:58Est-ce qu'on est sûr
00:36:59que c'est le périscolaire
00:36:59qui est responsable ?
00:37:01Parce qu'à la fin des cours,
00:37:0216h30,
00:37:02normalement,
00:37:03c'est l'heure de la fin des cours.
00:37:06Oui,
00:37:06mais c'est vrai
00:37:07qu'il y a peut-être
00:37:07un problème d'organisation
00:37:08aussi dans cette école.
00:37:09Je vous dis
00:37:09le texte
00:37:12de France Info,
00:37:13c'est un zapping,
00:37:14donc je n'étais pas
00:37:15sur place
00:37:16et je n'ai pas fait le sujet.
00:37:18Mais je peux vous dire
00:37:19ce qui est mis
00:37:21sur la vidéo.
00:37:22Je suis en train
00:37:22de me reconnecter
00:37:23à la vidéo de France Info.
00:37:24Mais peu importe,
00:37:24mais c'est vrai
00:37:24qu'il y a de toute manière
00:37:25un sujet sur la qualité.
00:37:26Mais voilà,
00:37:27trois agents du périscolaire
00:37:28d'une école maternelle
00:37:28du 16e arrondissement de Paris
00:37:30ont été suspendus
00:37:31ce mardi 22 septembre.
00:37:33Ils ont laissé un enfant
00:37:34quitter l'école.
00:37:35Ce dernier a erré
00:37:36dans les rues.
00:37:37Donc voilà,
00:37:38et ces trois personnes
00:37:39ont été suspendues
00:37:41et la famille a donc
00:37:42porté plainte
00:37:43contre la mairie de Paris.
00:37:44Ça a dû être l'angoisse
00:37:45en plus pour ce petit gamin
00:37:46d'être livré à lui-même
00:37:48comme ça
00:37:48dans les rues parisiennes.
00:37:49Ils ont eu
00:37:49une énorme chance
00:37:51que rien de pire
00:37:52ne soit arrivé.
00:37:53Parce qu'à mon avis,
00:37:55ils ont frôlé le drame.
00:37:57Et qu'une touriste japonaise
00:37:57alerte de trouver
00:37:58un enfant comme ça
00:37:59sans parents.
00:38:01Heureusement que les touristes
00:38:01sont là.
00:38:02C'est le chèque
00:38:03heureusement que les touristes
00:38:04japonais sont à Paris.
00:38:05Comme quoi les étrangers
00:38:06peuvent avoir du bon.
00:38:07Oh là là là là.
00:38:09Messieurs,
00:38:09allez,
00:38:10le gouvernement
00:38:11qui a réuni hier,
00:38:12ils avaient sorti
00:38:12le grand jeu.
00:38:13Il y a les 6 mini.
00:38:14Ça a duré
00:38:15un certain temps.
00:38:18Le chèque destiné
00:38:18aux grands rouleurs
00:38:19passe de 50 à 100 euros
00:38:20pour les trois derniers
00:38:21mois de l'année.
00:38:22Ça pourra désormais
00:38:23concerner 5,5 millions
00:38:25de Français
00:38:26ces aides
00:38:27face à la flambée
00:38:28des prix de carburant.
00:38:29Alors,
00:38:29le coût final,
00:38:31c'est 450 millions
00:38:32d'euros d'aides supplémentaires.
00:38:33Alors,
00:38:33est-ce que c'est
00:38:34un véritable soutien
00:38:35ou une rustine ?
00:38:36Est-ce que c'est
00:38:37la bonne manière
00:38:38d'aborder le problème ?
00:38:40Il y a toujours
00:38:40évidemment cette question
00:38:41à ce qu'il faut cibler
00:38:42les travailleurs
00:38:42les plus dépendants
00:38:44ou aider tout le monde
00:38:45en baissant les taxes.
00:38:46Andrea Cotarac,
00:38:47je vous vois arriver.
00:38:49Bon,
00:38:50c'est vrai que pour beaucoup
00:38:50c'est une usine à gaz.
00:38:52Hier,
00:38:53vous partagez aussi
00:38:54Kévin Bossuet ?
00:38:55Évidemment que c'est
00:38:56une usine à gaz.
00:38:57On a vu arriver
00:38:58toute la technocratie
00:39:00avec son verbiage
00:39:02qui finalement
00:39:03ne prend plus.
00:39:04Avec des expressions,
00:39:05des mots
00:39:06pour nous expliquer
00:39:07déjà qu'on n'avait
00:39:07plus d'argent.
00:39:08D'ailleurs,
00:39:09ce qui a ruiné
00:39:09la France entre guillemets
00:39:10évidemment que c'est
00:39:11M. Macron.
00:39:12Et ensuite,
00:39:13avec des aides
00:39:13qui sont ciblées
00:39:15dans lesquelles
00:39:16finalement
00:39:16les gens ne se reconnaissent pas.
00:39:18Et on sait très bien
00:39:19que quand il y a
00:39:19des aides ciblées,
00:39:20il y a des gens
00:39:20qui ne vont pas les demander
00:39:21tellement c'est compliqué
00:39:22de les obtenir.
00:39:23Il faut remplir
00:39:24tel ou tel formulaire.
00:39:25Là, on nous dit
00:39:26que c'est automatique.
00:39:26Oui, c'est automatique.
00:39:27Mais je suis d'accord
00:39:28avec pour le coup
00:39:29le Rassemblement National.
00:39:30Le problème,
00:39:31c'est finalement
00:39:32la taxation
00:39:33notamment du carburant.
00:39:35Juste quelques chiffres.
00:39:36Sous Nicolas Sarkozy,
00:39:38les taxes sur le carburant
00:39:39rapportent à l'État
00:39:4033 milliards.
00:39:41Sous François Hollande,
00:39:42ces taxes rapportaient
00:39:4340 milliards.
00:39:44Sous Emmanuel Macron,
00:39:45on est à 50 milliards.
00:39:46On a affaire
00:39:47à un État
00:39:48qui taxe,
00:39:49qui taxe,
00:39:49qui taxe
00:39:50et qui refuse
00:39:50finalement de détaxer.
00:39:51Le gouvernement a dit
00:39:52qu'il était en débit
00:39:54de mémoire hier
00:39:56407 millions d'euros,
00:39:58qu'il a perdu de l'argent,
00:39:59qu'il était plutôt déficitaire
00:40:00par rapport à ces taxes
00:40:01puisque les aides
00:40:02ont été plus chères
00:40:03et Sébastien Lecornu
00:40:06qui introduit
00:40:06cette règle d'or.
00:40:08Il n'y aura plus
00:40:08aucun surplus
00:40:09dans les poches
00:40:10du gouvernement.
00:40:11Ça sera restitué
00:40:12aux Français.
00:40:12Si on veut être juste...
00:40:13Ça vous fait rire
00:40:14Andréa Cotara ?
00:40:15Vous n'y croyez pas ?
00:40:16La règle d'or
00:40:18tout le monde
00:40:18pourrait penser
00:40:19que c'est une bonne idée
00:40:20à savoir que
00:40:20quand il y a une crise
00:40:22majeure,
00:40:22un cas de force majeure,
00:40:23l'État ne s'engraisse pas
00:40:25sur le dos
00:40:25des consommateurs
00:40:25et des Français.
00:40:26La réalité...
00:40:27Mais ils mentent alors ?
00:40:28Mais la réalité est tout autre.
00:40:29La réalité c'est que
00:40:30vous avez moins de volume
00:40:31qui est consommé
00:40:32par les Français
00:40:33parce que le gouvernement
00:40:34dit que c'est moins
00:40:3430% de consommation
00:40:36en 10 jours.
00:40:37Donc il y a moins d'argent
00:40:37qui rentre dans les caisses
00:40:38de l'État
00:40:38et donc je conclue
00:40:40il n'y a rien
00:40:41qui sera redistribué.
00:40:42C'est de la com.
00:40:43Il n'y a rien.
00:40:44L'État ne va rien redistribuer
00:40:45aux Français.
00:40:46Et deuxièmement,
00:40:47ils perdent 400 millions
00:40:49mais Kevin vous a dit
00:40:50et c'est vrai,
00:40:51les taxes
00:40:52c'est 50% du litre,
00:40:5450% du prix du litre
00:40:55et l'État gagne
00:40:5642, pas millions,
00:40:57milliards d'euros.
00:40:58Oui, milliards,
00:40:58j'ai dit millions, pardon.
00:41:00Donc quand ils perdent
00:41:01400 millions, etc.,
00:41:02bah oui,
00:41:02le prix est tellement fort.
00:41:03Donc il y a le carburant
00:41:05qui augmente,
00:41:06qui va peut-être passer
00:41:07les 3 euros le litre
00:41:09si la situation se poursuit
00:41:11mais on a aussi
00:41:11toutes les autres énergies
00:41:12parce que l'ERN souhaite baisser
00:41:13les taxes sur toutes les énergies.
00:41:15Le fuel a augmenté
00:41:16de 109%
00:41:18ces 10 dernières années,
00:41:20109%
00:41:20si bien que les gens,
00:41:21c'est 2 millions de foyers quand même,
00:41:23ne remplissent même plus les cubes.
00:41:25Le gaz a augmenté
00:41:26de plus 41 depuis janvier,
00:41:27il réaugmente
00:41:28de 6% au mois d'octobre.
00:41:30Donc si vous voulez,
00:41:31et c'est 6 millions de familles
00:41:32qui sont touchées,
00:41:33tous les Français sont touchés.
00:41:34Donc ces aides ciblées
00:41:35qui d'ailleurs n'ont pas marché
00:41:37la dernière fois
00:41:37puisque peu de personnes
00:41:38s'inscrivaient,
00:41:39ne vont pas plus marcher.
00:41:40Cette fois-ci,
00:41:41il faut baisser les taxes.
00:41:42L'Allemagne le fait,
00:41:43l'Italie,
00:41:43l'Espagne,
00:41:44la Bologne.
00:41:44Et je vais vous le dire,
00:41:45la France y viendra.
00:41:47Oui, oui.
00:41:47Non mais d'accord,
00:41:48mais c'est l'éternel débat
00:41:50qu'on va recommencer
00:41:50encore une énième fois.
00:41:52C'est 10,
00:41:5315 milliards en moins
00:41:54dans les caisses de l'État aussi.
00:41:56On n'a plus du tout
00:41:57les moyens.
00:41:58C'est ça le sujet.
00:41:59Moi j'aimerais bien aussi,
00:42:00évidemment.
00:42:01Vous avez raison,
00:42:02ça coûte cher.
00:42:02Beaucoup de choses coûtent cher.
00:42:0310 milliards d'euros
00:42:04de contribution
00:42:05de la France à l'Union Européenne.
00:42:05Je pense que la dignité
00:42:06des gens
00:42:07211 milliards
00:42:08pour les fiscales
00:42:09aux entreprises.
00:42:101,3 milliards
00:42:11pour l'AM.
00:42:1415 milliards
00:42:14de fraude sociale,
00:42:15c'est-à-dire d'argent
00:42:16des Français
00:42:16qui partent dans les façades.
00:42:18Il y a beaucoup d'argent.
00:42:19Beaucoup de choses
00:42:19coûtent cher.
00:42:20Mais nous,
00:42:20on assume ce choix-là.
00:42:21Vous êtes vraiment sûr
00:42:22que vous allez le financer ?
00:42:23Évidemment qu'on est sûr
00:42:24et on l'assume.
00:42:25Le budget,
00:42:26ce sont des choix.
00:42:27On assume de donner
00:42:28de l'oxygène aux Français
00:42:28parce qu'il y a une autre question
00:42:29à se poser,
00:42:30excusez-moi.
00:42:31Là, moi j'ai budgétisé
00:42:32notre mesure.
00:42:34Mais ça va coûter
00:42:35beaucoup plus cher
00:42:36à l'économie française
00:42:37et aux familles
00:42:37de ne rien faire.
00:42:38Combien ça va coûter
00:42:39de ne rien faire ?
00:42:40C'est ça la vraie question.
00:42:41C'est vrai que là où
00:42:41je vous rejoins,
00:42:42c'est qu'il y a une baisse
00:42:43de la consommation
00:42:45évidente, Mathias.
00:42:46Cette mesure,
00:42:47est-ce que c'est une usine à gaz ?
00:42:49C'est en tout cas
00:42:49une rustine.
00:42:50C'est-à-dire que
00:42:51le gouvernement
00:42:52est un peu pris
00:42:53par sa marge de manœuvre
00:42:56qui est très très faible.
00:42:57Alors effectivement,
00:42:58moi je pense
00:42:59comme Andréa
00:43:00qu'il sera forcé
00:43:01à un moment donné
00:43:03sous le poids de la rue
00:43:04de baisser les taxes.
00:43:05Mais pour l'instant,
00:43:06il semble vouloir
00:43:07justement désamorcer
00:43:08un peu la situation.
00:43:09C'est une mesure
00:43:10très politique
00:43:11parce qu'on se dit
00:43:11les grands rouleurs
00:43:13on leur met un coup de pouce
00:43:14donc ça va retarder
00:43:17la descente dans la rue
00:43:19de la colère.
00:43:19Ce qui est à mon avis
00:43:20un très mauvais calcul.
00:43:22Et surtout,
00:43:23on voit qu'il y a
00:43:24quelque chose
00:43:24de l'ordre de la rustine
00:43:25quand on voit
00:43:26l'espèce de communication
00:43:27politique
00:43:28qu'il y a autour.
00:43:29Effectivement,
00:43:30ces ministres
00:43:30qui sont là
00:43:31au garde-à-vous
00:43:33derrière
00:43:34on avait l'impression
00:43:35qu'il y avait
00:43:36le banc
00:43:36et l'arrière-banc
00:43:36des gens concernés
00:43:38pour,
00:43:39franchement,
00:43:40une montagne
00:43:40qui accouche
00:43:41d'une souris.
00:43:41Donc il y a
00:43:42quelque chose
00:43:43de ridicule.
00:43:44dans tous les pays
00:43:45l'État n'aide pas
00:43:46forcément les gens.
00:43:47Là c'est encore bon
00:43:48il y a beaucoup de chèques.
00:43:49Dans tous les pays
00:43:49c'est pas aussi cher que ça.
00:43:51Il faut bien que
00:43:53ça soit souligné.
00:43:54Il y a quelque chose
00:43:55que les technocrates
00:43:56ne comprennent pas.
00:43:57C'est que ce n'est pas seulement
00:43:58une difficulté
00:43:59à bouger,
00:44:00à se déplacer.
00:44:01C'est que là
00:44:02on s'en prend directement
00:44:03à la dignité des gens.
00:44:04Quand vous n'avez plus
00:44:05assez d'argent
00:44:06pour circuler,
00:44:07pour aller au travail,
00:44:08quand vous êtes un jeune
00:44:09dans les milieux ruraux
00:44:10que vous n'avez plus
00:44:11assez d'argent
00:44:12pour aller chercher
00:44:13un travail,
00:44:14etc.
00:44:14Pour se chauffer
00:44:15avec le fondation de gaz.
00:44:17Non mais ça
00:44:17il faut quand même
00:44:18le signaler.
00:44:18Et autre chose aussi
00:44:19c'est encore
00:44:20les classes moyennes
00:44:20qui se sentent finalement
00:44:22ciblées.
00:44:23Et il y a dans ce pays
00:44:24beaucoup d'aides sociales
00:44:25des gens qui touchent
00:44:26des aides sociales
00:44:27qui sont non-contributives
00:44:28qui n'en fichent pas une
00:44:30et de l'autre.
00:44:31Des gens qui ne demandent
00:44:31qu'à travailler,
00:44:32qu'à circuler.
00:44:34Et c'est vraiment
00:44:34cette fracture
00:44:35qui est en train
00:44:35de s'intensifier
00:44:36dans le pays.
00:44:37Et quand je vois
00:44:37tous ces ministres
00:44:39attablés,
00:44:39en train de nous raconter,
00:44:41de nous lancer
00:44:41notamment ces mots-valises,
00:44:43ces mots-gadgets,
00:44:44c'est juste scandaleux.
00:44:45Ils se fichent du monde
00:44:46et les Français
00:44:47en ont ras-le-bol.
00:44:48Non mais c'est vrai.
00:44:48Il faut aussi porter
00:44:49cette voix-là
00:44:50des gens qui bossent.
00:44:51Bon, on poursuit
00:44:52nos débats
00:44:52dans quelques instants.
00:44:53Et vous,
00:44:53qu'est-ce que vous en pensez ?
00:44:540826 300 300
00:44:57sur Sud Radio.
00:44:59Sud Radio.
00:45:01Avec mes débatteurs du jour,
00:45:03Kevin Bossuet,
00:45:04très en forme aujourd'hui.
00:45:05Kevin,
00:45:06Mathias Leboeuf
00:45:07et Andréa Cotarac.
00:45:09On parle encore
00:45:10un petit peu
00:45:10de ces aides ciblées
00:45:12face à la flambée
00:45:13des prix du carburant
00:45:15avec cette phrase
00:45:15que je voulais
00:45:16vous faire commenter.
00:45:17Je n'ai pas envie
00:45:18d'embêter Total.
00:45:19Ça, c'est Serge Papin,
00:45:21le ministre du Commerce
00:45:22et des PME
00:45:23interrogés
00:45:24sur l'appel
00:45:25de certains partis
00:45:26à plus de transparence
00:45:27sur les marges
00:45:28du géant total
00:45:30ou à le taxer plus.
00:45:32Je m'intéresse
00:45:32d'avoir votre avis,
00:45:33Andréa Cotarac.
00:45:34D'abord,
00:45:35on a vu beaucoup de ministres,
00:45:36on ne sait même plus
00:45:37vraiment qui c'est
00:45:38parce que Serge Papin,
00:45:39moi je connaissais Jean-Pierre,
00:45:40Papin,
00:45:41mais Serge Papin,
00:45:41je ne connais pas.
00:45:43Deuxièmement...
00:45:43Ancien patron des systèmes.
00:45:45Oui, certainement.
00:45:46Mais moi,
00:45:47je ne savais pas
00:45:47qu'il était ministre.
00:45:48Il y en a tellement
00:45:48avec l'instabilité,
00:45:50on ne sait plus
00:45:51qui est ministre,
00:45:51qui est secrétaire d'État,
00:45:52etc.,
00:45:52on s'y perd un peu.
00:45:55Sur le Rassemblement National
00:45:57et les sur-profits,
00:45:58c'est ce dont on parle,
00:46:01Jean-Philippe Tanguy
00:46:02avait proposé
00:46:03une taxe
00:46:03sur les sur-profits
00:46:04induits,
00:46:05c'est-à-dire des profits
00:46:06qui ne sont pas dus
00:46:07au mérite de l'entreprise,
00:46:08qui ne sont pas dus
00:46:09aux investissements
00:46:10qu'ils ont faits,
00:46:11qui ne sont pas dus
00:46:11à leur talent
00:46:12et à leur anticipation
00:46:13des marchés,
00:46:14mais qui sont dus
00:46:15à un cas de force majeure.
00:46:16Une guerre,
00:46:16une crise,
00:46:17une explosion
00:46:17des matières premières
00:46:18et on refuse
00:46:19que des distributeurs
00:46:20ou des entreprises
00:46:21ou des multinationales
00:46:22fassent du gain
00:46:24indu sur le dos
00:46:25des consommateurs
00:46:25et des Français.
00:46:26Et donc,
00:46:27pour des entreprises,
00:46:28je sais que Total
00:46:29en a fait,
00:46:29mais il y en a bien d'autres
00:46:30parce qu'on parle
00:46:31beaucoup de carburant,
00:46:32mais je le répète,
00:46:32il y a le kérosène,
00:46:34il y a l'hélium,
00:46:34il y a du gaz,
00:46:35il y a les engrais agricoles,
00:46:36personne n'en parle,
00:46:37ça va être une vraie crise
00:46:38pour les agriculteurs
00:46:39sur les engrais
00:46:42puisque l'Egypte
00:46:43en produit,
00:46:44puisque énormément
00:46:45de matières premières
00:46:46passe par le détroit
00:46:47de Hormuz,
00:46:47passe par le détroit
00:46:48de Babel-Mendède,
00:46:49on va droit vers des crises.
00:46:50Je refuse,
00:46:51et le RN aussi,
00:46:52que des surprofits
00:46:53indu soient faits
00:46:54sur le dos des Français.
00:46:54C'est vrai que Total
00:46:55plafonne,
00:46:562 euros,
00:46:57le carburant,
00:46:58ça il faut quand même
00:46:59le souligner.
00:46:59C'est pour ça que nous,
00:47:00quand on dit qu'on veut
00:47:01une baisse des taxes,
00:47:01il ne faut pas oublier
00:47:02un autre mécanisme
00:47:03qui se fait en parallèle
00:47:04et qui est évident,
00:47:05c'est un contrôle des marges.
00:47:07Parce qu'en fait,
00:47:08vous vous souvenez
00:47:08quand Nicolas Sarkozy
00:47:09avait, à tort ou à raison,
00:47:10baissé la TVA
00:47:11pour la restauration,
00:47:12les prix étaient restés
00:47:13les mêmes.
00:47:14Donc les restaurateurs,
00:47:15certains d'entre eux
00:47:16en pochaient davantage.
00:47:17Nous, ce qu'on veut faire,
00:47:18c'est faire baisser
00:47:19le prix du litre.
00:47:19Quand on veut faire baisser la TVA,
00:47:21il faut en parallèle,
00:47:22de manière inévitable,
00:47:23contrôler les marges
00:47:24pour faire bénéficier
00:47:26non pas à l'État,
00:47:27non pas aux distributeurs,
00:47:28mais véritablement
00:47:28aux consommateurs français.
00:47:29Bonjour Cédric.
00:47:31Bonjour.
00:47:31Vous nous appelez Dottiniac.
00:47:33Alors vous en avez pensé quoi
00:47:34vous de ces annonces
00:47:35de ce cortège
00:47:36de ministres hier ?
00:47:38En fait, c'est excellent
00:47:39parce qu'en fait,
00:47:40ils font des aides
00:47:40avec notre argent.
00:47:42Donc nous,
00:47:42ça vous n'avez pas le temps.
00:47:45Voilà,
00:47:45c'est la meilleure punchline.
00:47:46Ils nous aident,
00:47:47ils nous prennent l'argent
00:47:48et ils nous redonnent l'argent
00:47:49pour qu'on ferme notre bouche
00:47:50grosso modo,
00:47:50c'est-à-dire
00:47:51on nous donne le sou
00:47:51et on va nous dire
00:47:52voilà,
00:47:52on t'a donné un peu de miettes,
00:47:53maintenant tu te tais,
00:47:55tu ne vas pas dans les rues
00:47:55et surtout tu ne fais rien.
00:47:57Aujourd'hui,
00:47:58ce n'est pas ça qu'il faut.
00:47:59Je vais vous donner
00:47:59un exemple concret.
00:48:00Hier,
00:48:01je passe devant
00:48:01la station de service
00:48:02de la grande surface
00:48:03où je vais régulièrement.
00:48:052,21 euros le litre.
00:48:06Ce matin,
00:48:08écoutez bien,
00:48:09ce matin,
00:48:09j'ai photo à l'appui.
00:48:1020 centimes de plus.
00:48:112,43 euros.
00:48:1320 centimes de plus.
00:48:15De l'essence normale
00:48:16ou du gasoil ?
00:48:16Il y a 22 centimes
00:48:17de différence
00:48:18entre hier et aujourd'hui
00:48:19alors que le Brent a baissé.
00:48:20Donc,
00:48:21il y a des super profits
00:48:21qui se font.
00:48:22On nous prend pour des imbéciles.
00:48:24D'ailleurs,
00:48:24quand on voit
00:48:25comme ça a été fait,
00:48:26comme l'État
00:48:29nous pompe
00:48:29du matin au soir,
00:48:30du soir au matin,
00:48:31c'est plus vivable.
00:48:32Là,
00:48:32aujourd'hui,
00:48:33heureusement,
00:48:34j'ai calculé
00:48:35avec madame,
00:48:36on fait en moyenne
00:48:37sur le mois
00:48:39avec les deux véhicules
00:48:40et moi,
00:48:40je suis en éthanol.
00:48:41Sur la moyenne
00:48:42sur les deux véhicules,
00:48:43on fait à peu près
00:48:43600 euros
00:48:44de plein par mois maintenant.
00:48:46600 euros
00:48:46de plein par mois.
00:48:47On nous donne 100 euros,
00:48:48ça ne fait même pas
00:48:48un plein 100 euros.
00:48:49On ne veut pas
00:48:50qu'ils nous donnent
00:48:50de l'argent.
00:48:51Nous,
00:48:51ce qu'on veut,
00:48:52c'est vivre avec notre salaire.
00:48:53On ne veut pas vivre
00:48:54avec les aides,
00:48:55on veut vivre avec notre salaire.
00:48:56Notre salaire ne nous suffit plus.
00:48:58Par contre,
00:48:59comme j'ai vu
00:48:59que vous avez des invités
00:49:01qui sont très compétents,
00:49:02ce que je souhaiterais,
00:49:03c'est qu'on puisse faire
00:49:04un décret aujourd'hui
00:49:04et on fait un décret.
00:49:06Aujourd'hui,
00:49:07on signe un décret.
00:49:09Le salaire des ministres
00:49:10et des députés,
00:49:102000 euros par mois.
00:49:11Apparemment,
00:49:12on vit bien
00:49:12avec 2000 euros par mois.
00:49:13Donc,
00:49:13dans ces cas-là,
00:49:14on peut faire 2000 euros par mois.
00:49:15Il n'y a pas de souci.
00:49:16En plus,
00:49:17ils ont des chauffeurs,
00:49:17ils ne payent pas l'essence.
00:49:18Ils sont payés à 2000 euros par mois.
00:49:19Ils avaient été chauffeurs.
00:49:20Oui.
00:49:21Vous en pensez quoi,
00:49:23Mathias Leboeuf,
00:49:23de ce que vient de dire Cédric ?
00:49:25Non,
00:49:25mais c'est vrai
00:49:25qu'on comprend cette colère.
00:49:27C'est insupportable.
00:49:28Les Français ont envie
00:49:29de vivre dignement
00:49:30de leur salaire.
00:49:31Point final.
00:49:31On comprend cette colère
00:49:33et je partage
00:49:34ce que vient de dire l'auditeur.
00:49:35C'est-à-dire
00:49:35qu'on a un peu l'impression,
00:49:37comme il l'a dit,
00:49:37qu'on donne le sou
00:49:39aux Français
00:49:39et encore pas à tous
00:49:41pour qu'ils se tiennent tranquilles
00:49:44en quelque sorte
00:49:45et qu'on n'ait pas
00:49:46une nouvelle vague
00:49:47de gilets jaunes
00:49:47dans les rues
00:49:48à sept mois
00:49:49des présidentielles.
00:49:50Et moi,
00:49:52l'impression que j'ai,
00:49:54c'est que le gouvernement
00:49:56et Emmanuel Macron
00:49:57cherchent à désamorcer
00:49:59politiquement
00:50:00une poudrière
00:50:01mais pas à résoudre
00:50:02le problème des Français.
00:50:03Donc on a l'impression
00:50:04que le problème pour eux
00:50:05est un problème politique
00:50:06et pas un problème économique
00:50:09de terrain
00:50:10des Français
00:50:10dans la rue
00:50:11qui galère.
00:50:13Donc encore une fois,
00:50:15on a l'impression
00:50:15d'une déconnexion totale
00:50:17de l'exécutif
00:50:18avec le problème
00:50:19et le terrain
00:50:20des Français.
00:50:21André Acota.
00:50:22Très simplement,
00:50:23je suis d'accord
00:50:23avec l'auditeur.
00:50:24Quand il dit
00:50:25on gagne très bien
00:50:26avec 2000 euros,
00:50:26c'est parce que
00:50:27c'est le ministre
00:50:29macroniste
00:50:29qui a expliqué
00:50:30qu'on vivait très bien
00:50:30avec 1200 euros.
00:50:31Trois jours avant,
00:50:32on avait eu
00:50:33la porte-parole du gouvernement
00:50:34qui expliquait
00:50:34que les retraités
00:50:36favorisés,
00:50:37on va dire,
00:50:37c'est ceux qui gagnaient
00:50:38plus de 1280 euros.
00:50:40Je répète,
00:50:411280 euros,
00:50:41c'est-à-dire moins que le SMIC.
00:50:42Donc,
00:50:43si vous voulez,
00:50:43on a effectivement
00:50:44une classe politique
00:50:46macroniste,
00:50:46celle qui nous dirige
00:50:47depuis près de 10 ans,
00:50:48qui est déconnectée.
00:50:49Évidemment,
00:50:50qui sont déconnectés.
00:50:51Et je le répète,
00:50:52il faudrait qu'ils s'appliquent
00:50:53ces chiffres à eux-mêmes,
00:50:54ce serait intéressant.
00:50:55Ce serait très intéressant.
00:50:56Mais on a une baisse
00:50:58de l'alimentaire,
00:50:59c'est-à-dire que
00:50:59les Français
00:51:00consomment moins
00:51:01au supermarché
00:51:02pour manger,
00:51:02c'est-à-dire
00:51:03les choses les plus élémentaires.
00:51:04Sur le carburant,
00:51:05on a une usine à gaz
00:51:06que nous fait le gouvernement,
00:51:07on sait très bien
00:51:07qu'ils ne vont pas aider
00:51:08les Français.
00:51:10Et le paradoxe qu'il y a,
00:51:11c'est quand on parle
00:51:12des gros rouleurs.
00:51:13L'INSEE nous explique
00:51:14que l'extrême pauvreté
00:51:15dans notre pays,
00:51:16ce n'est pas les banlieues,
00:51:17l'extrême pauvreté,
00:51:18c'est le monde rural.
00:51:19Et précisément,
00:51:20nous dit l'INSEE,
00:51:21les communes rurales
00:51:22les plus isolées,
00:51:23là où il n'y a pas de bus,
00:51:24là où il n'y a pas de métro,
00:51:25là où il n'y a pas
00:51:26de taxi,
00:51:26de Uber,
00:51:27de je ne sais quoi.
00:51:28Les gens prennent leur voiture.
00:51:30Et quand on écoute l'auditeur
00:51:31qui nous dit avec ma femme,
00:51:32on fait deux pleins
00:51:32et on a pour 600 euros,
00:51:34600 euros,
00:51:35c'est énormissime.
00:51:37Vous savez que
00:51:37deux Français sur trois
00:51:39gagnent entre le SMIC
00:51:40et 2000 euros.
00:51:41Donc on ne peut pas vivre.
00:51:42Et j'ai même vu
00:51:43que les assurances,
00:51:44les assurances,
00:51:45là, comptent augmenter
00:51:46les abonnements,
00:51:47enfin les contrats,
00:51:48de 5 à 7%
00:51:49pour l'habitation
00:51:50et l'automobile.
00:51:51C'est-à-dire bien au-delà
00:51:52de l'inflation.
00:51:53Donc les profiteurs de crise,
00:51:54c'est non.
00:51:54Je suis parfaitement d'accord
00:51:56avec ce qui a été dit.
00:51:57Au cours de la dernière présidentielle,
00:51:59il y a eu le débat
00:51:59autour du grand remplacement.
00:52:01Il y a eu le grand déclassement.
00:52:02Là, on va sur un débat
00:52:03autour du grand effacement.
00:52:04Parce que quand vous allez
00:52:05dans les territoires
00:52:07que vous parlez aux gens,
00:52:08ils ont l'impression
00:52:08de ne plus exister,
00:52:10de ne plus compter,
00:52:11de ne plus pouvoir vivre dignement
00:52:13et de recevoir en face,
00:52:15dès qu'ils expriment
00:52:15leur malaise social,
00:52:17finalement une forme de mépris
00:52:18venant des centres urbains
00:52:20et venant notamment
00:52:21de ceux qui nous dirigent.
00:52:23Et il y a une chose
00:52:24qui m'a énormément marquée,
00:52:25c'est la question de l'école.
00:52:27Parce que pendant longtemps,
00:52:28vous avez les catégories populaires
00:52:29qui ont joué le jeu.
00:52:30Ils disent,
00:52:30on paye des impôts,
00:52:31nos enfants feront des études,
00:52:32ils vont pouvoir s'élever socialement,
00:52:34sauf que ça ne fonctionne plus.
00:52:35Il y a le sentiment finalement
00:52:36d'une grande trahison
00:52:37et des gens finalement
00:52:39qui ont l'impression
00:52:39de ne plus compter
00:52:40et ça boue,
00:52:41ça boue, ça boue.
00:52:42Et vous faites bien souligner
00:52:43le problème de l'école
00:52:44dans les ruralités
00:52:44parce qu'on ferme des classes
00:52:46dans les écoles rurales
00:52:47et c'est vrai qu'il y a
00:52:48beaucoup d'argent investi
00:52:49dans les classes de CP
00:52:50pour les quartiers prioritaires
00:52:52et c'est un vrai sujet.
00:52:53Il y en a qui se plaignent
00:52:55de ça de plus en plus
00:52:58en ruralité.
00:52:58Bonjour Yvette.
00:53:00Bonjour.
00:53:00Vous vous appelez de Perpignan,
00:53:01vous vouliez réagir.
00:53:02Oui.
00:53:04Je ne sais pas
00:53:04ce que c'était le sujet
00:53:05de votre agence
00:53:08mais moi je voulais juste parler
00:53:09parce que là ce matin
00:53:10j'ai vu que le baril de Brent
00:53:13était à 90 dollars et quelques
00:53:15le WPI était à 88
00:53:19et quand l'autre jour
00:53:20c'était à 100 ou à 110
00:53:21tout de suite là
00:53:22hop hop à la pompe
00:53:23j'espère qu'ils vont faire pareil
00:53:25à la pompe
00:53:25maintenant que c'est moins de 100 dollars.
00:53:27Alors il y a toujours un décalage
00:53:28ils vont vous dire.
00:53:29Oui, ils disent qu'il y a un décalage
00:53:31il y a toujours un décalage
00:53:32Vous n'êtes jamais dans le bon sens
00:53:33vous l'accord Yvette.
00:53:35Jamais dans le bon sens
00:53:36le décalage
00:53:37c'est sûr ça augmente plus vite
00:53:39que ça baisse.
00:53:40Dites-le bien fort
00:53:41à tous ces voleurs
00:53:42qui profitent du système.
00:53:44Mathias le bon.
00:53:46Après le problème
00:53:47parce que ce problème là
00:53:49on y sera confronté
00:53:51encore dans 6 mois
00:53:53et peut-être dans 8 mois
00:53:54et dans un an
00:53:54le vrai fond du problème
00:53:56c'est un problème
00:53:57de souveraineté énergétique
00:53:58c'est-à-dire qu'on est tributaire
00:54:00d'un marché
00:54:01qu'on ne maîtrise absolument pas
00:54:03et donc au gré
00:54:04des aléas internationaux
00:54:06comme on peut connaître aujourd'hui
00:54:07on est dans la panade.
00:54:09On a fermé nos raffineries aussi
00:54:10parce que soi-disant
00:54:12il fallait en passer.
00:54:12On a fermé nos raffineries
00:54:13mais surtout
00:54:14moi il y a une chose
00:54:15que je pointe aussi
00:54:17c'est l'absence totale
00:54:18depuis 10 ans
00:54:19de mise en place
00:54:20d'une transition écologique
00:54:22qui soit fiable
00:54:24qui soit efficace
00:54:25et il n'y a pas de vision
00:54:28les biocarburants
00:54:29par exemple
00:54:29vous avez des tas de biocarburants
00:54:31notamment pour le monde agricole
00:54:32qui sont extrêmement efficaces
00:54:34il y a un de vos auditeurs
00:54:35qui a parlé tout à l'heure
00:54:36de bioéthanol
00:54:36il y a du bioéthanol
00:54:38il y a du GPL
00:54:39il y a l'hydrogène liquide
00:54:40les moteurs à hydrogène liquide
00:54:42ça marche très bien
00:54:43pourquoi
00:54:44on n'a pas mis en place
00:54:47ce panel
00:54:47de carburants alternatifs
00:54:50pour échapper
00:54:51à l'emprise
00:54:52des hydrocarbures
00:54:54et des énergies fossiles
00:54:55vous savez très bien
00:54:55qu'il n'y a pas de vision
00:54:56vous disiez
00:54:57avant qu'il fallait faire du diesel
00:54:58on avait fermé les raffineries
00:54:59ensuite il y a eu la décision
00:55:01de l'Europe
00:55:01d'interdire les moteurs thermiques
00:55:02donc du coup
00:55:03on va vers l'électrique
00:55:04c'est vrai qu'il n'y a pas de confiance
00:55:07sur la stratégie
00:55:08on paye aujourd'hui
00:55:1010 ans
00:55:11d'aveuglement politique
00:55:12en termes de souveraineté énergétique
00:55:15et d'aternoiement
00:55:16c'est certain
00:55:17merci
00:55:18merci Yvette
00:55:19d'avoir réagi
00:55:20d'avoir poussé
00:55:22votre coup de gueule
00:55:22sur l'antenne
00:55:23de Sud Radio
00:55:24dans quelques instants
00:55:25on poursuit nos débats
00:55:26est-ce que les propos
00:55:27d'Emmanuel Macron
00:55:28à la tribune de l'ONU
00:55:29vous ont choqué
00:55:30il a dénoncé un spectacle
00:55:31qui nous fait honte
00:55:32qui devrait tous
00:55:33nous faire honte à Gaza
00:55:34à propos
00:55:35évidemment du conflit israélo-palestinien
00:55:37mais il dit aussi
00:55:38qu'en gros
00:55:38le Hamas
00:55:39il n'intervient pas du tout
00:55:40en Cisjordanie
00:55:42vrai, faux
00:55:43en tout cas
00:55:44peut-être
00:55:45qu'il y a à redire
00:55:46Kevin Bossuet
00:55:47je vous sens prêt
00:55:49à dégainer
00:55:49certains arguments
00:55:50en tout cas
00:55:51réagissez 0826 300 300
00:55:54Sud Radio
00:55:56Stéphanie Demiru
00:55:57à vous de le dire
00:55:58avec Kevin Bossuet
00:55:59Mathias Leboeuf
00:56:00et Andréa Kotarak
00:56:01aujourd'hui
00:56:02on parle de ces mots forts
00:56:03d'Emmanuel Macron
00:56:04sur le conflit israélo-palestinien
00:56:06à la tribune de l'ONU
00:56:07le président français
00:56:09a critiqué
00:56:09les efforts de paix
00:56:11pour la bande de Gaza
00:56:12aucune voie humanitaire
00:56:13n'a été ouverte
00:56:14depuis une paix
00:56:15prétendue
00:56:16dit-il
00:56:16dans l'enclave palestinienne
00:56:17il a décrit une situation
00:56:19comme un spectacle
00:56:20qui devrait tous
00:56:21nous faire honte
00:56:23il a dénoncé
00:56:24les actions d'Israël
00:56:25en Cisjordanie
00:56:25affirmant que le Hamas
00:56:27n'y était pas actif
00:56:28évidemment
00:56:28le gouvernement israélien
00:56:29n'est pas vraiment content
00:56:30et dénonce une absurdité
00:56:31grotesque
00:56:32je vous propose
00:56:32d'écouter le président
00:56:34français
00:56:34avant de vous faire réagir
00:56:35mais quelle est notre crédibilité
00:56:37si nous continuons
00:56:38de rester inactifs
00:56:39face à Gaza
00:56:41certains sont flats
00:56:42d'une paix
00:56:44prétendue
00:56:45mais cette paix
00:56:46n'a pas rouvert
00:56:47une seule seconde
00:56:48les voies humanitaires
00:56:49devons-nous contempler
00:56:50ce spectacle
00:56:50qui nous fait honte
00:56:51à tous
00:56:54jamais
00:57:00regardez ce qui se passe
00:57:01en Cisjordanie
00:57:03où chaque jour
00:57:05des violations
00:57:07sont faites
00:57:08au nom de quoi
00:57:09le Hamas n'a jamais
00:57:11sévi en Cisjordanie
00:57:12c'est construire
00:57:14chaque jour
00:57:14l'impossibilité
00:57:15d'un projet
00:57:16qui est le respect
00:57:18des droits légitimes
00:57:19du peuple palestinien
00:57:21à exister
00:57:22mais c'est en même temps
00:57:23les conditions même
00:57:24de la sécurité
00:57:25d'aujourd'hui
00:57:26et de demain
00:57:27pour Israël
00:57:29et son peuple
00:57:30alors il y a plusieurs choses
00:57:32quand même
00:57:32dans ce que dit
00:57:33Emmanuel Macron
00:57:34il nous parle
00:57:34justement
00:57:35des voies humanitaires
00:57:37qui n'ont pas été ouvertes
00:57:38il nous parle aussi
00:57:39de Hamas
00:57:41qui ne serait pas
00:57:41en Cisjordanie
00:57:42alors on peut
00:57:43totalement
00:57:44regretter
00:57:45évidemment
00:57:45et déplorer
00:57:46cette situation
00:57:46à Gaza
00:57:47mais enfin
00:57:47il y a quelques exactitudes
00:57:48quand même
00:57:49moi j'ai pour le coup
00:57:51fait des petites recherches
00:57:52depuis le cessez-le-feu
00:57:53d'octobre 2025
00:57:54les livraisons humanitaires
00:57:55ont augmenté
00:57:56ont permis
00:57:57une amélioration
00:57:57certes fragile
00:57:58de la situation alimentaire
00:58:00donc première
00:58:04contre-vérité
00:58:05pardon
00:58:05par ailleurs
00:58:06que le Hamas
00:58:07n'intervienne pas
00:58:09en Cisjordanie
00:58:09on peut aussi
00:58:10s'interroger
00:58:11Kevin Bossuet
00:58:11c'est étonnant
00:58:12c'est extrêmement étonnant
00:58:14et je crois qu'il faut
00:58:15dépassionner le débat
00:58:16et répondre factuellement
00:58:18monsieur Macron
00:58:19nous dit que le Hamas
00:58:20n'a jamais sévi
00:58:21en Cisjordanie
00:58:22c'est totalement faux
00:58:23par exemple
00:58:23le 8 septembre 2025
00:58:25il y a
00:58:265 juifs
00:58:27qui ont été assassinés
00:58:28par 2 terroristes
00:58:30du Hamas
00:58:31en Cisjordanie
00:58:32qui est en fait
00:58:33la Judée Samarie
00:58:34encore récemment
00:58:35vous avez 4 juifs
00:58:36qui sont tombés
00:58:37sous les coups
00:58:38des brigades
00:58:39à l'Aqsa
00:58:40du Hamas
00:58:41et encore il y a
00:58:41quelques jours
00:58:42un Franco-Israélien
00:58:44a été assassiné
00:58:45notamment en Cisjordanie
00:58:47par un terroriste islamiste
00:58:49donc ce que dit
00:58:50monsieur Macron
00:58:51est faux
00:58:51et le Hamas
00:58:52a salué l'attaque
00:58:53soit c'est de la malhonnêteté
00:58:56soit c'est une manque
00:58:57de connaissances
00:58:57je pense que c'est de la
00:58:58malhonnêteté
00:58:59et de manière plus générale
00:59:00je regrette
00:59:01ce qui se passe à Gaza
00:59:02je suis évidemment choqué
00:59:03par rapport à ce qui se passe
00:59:05quand je vois des gamins
00:59:06dans des situations
00:59:07de détresse baissée
00:59:08évidemment j'ai un coeur
00:59:09et je suis le premier
00:59:10à m'en émouvoir
00:59:11mais il faut remettre ça
00:59:12dans ce contexte
00:59:13cette guerre
00:59:14fait suite notamment
00:59:15à une attaque terroriste
00:59:16qui est le 7 octobre
00:59:17et moi je remarque
00:59:18quand même
00:59:18monsieur Macron
00:59:19n'est pas à la hauteur
00:59:20de l'histoire
00:59:21il a quand même fait
00:59:21des zigzags
00:59:22au début
00:59:23monsieur Macron
00:59:24voulait une grande coalition
00:59:25avec Israël
00:59:26pour lutter contre le terrorisme
00:59:27et après
00:59:28il est devenu
00:59:28un ennemi
00:59:29acharné d'Israël
00:59:31en voulant notamment
00:59:32désarmer Israël
00:59:32en accusant de Sahel
00:59:34de telle ou telle chose
00:59:35etc.
00:59:36et dernière chose
00:59:36que j'aimerais dire
00:59:37ce qu'il y a de plus inquiétant
00:59:38c'est que monsieur Macron
00:59:39avec ses mensonges
00:59:40finalement discrédite
00:59:41la France
00:59:42et ça c'est extrêmement grave
00:59:44et finalement
00:59:45donne
00:59:46du grain à moudre
00:59:48à tous ces islamistes
00:59:49à tous ces gens
00:59:50qui sont dans une forme
00:59:51de rhétorique
00:59:52antisémite
00:59:53encore une fois
00:59:54et je terminerai là-dessus
00:59:55ce que fait Israël
00:59:56c'est un combat
00:59:57civilisationnel
00:59:58Israël
00:59:58jouissait sa survie
01:00:00Israël défend
01:00:01évidemment ses valeurs
01:00:02et ce que fait Israël
01:00:03c'est de lutter
01:00:04contre le terrorisme
01:00:05et les français
01:00:08devraient être derrière
01:00:09et encore une fois
01:00:10je regrette
01:00:10ce qui se passe à Gaza
01:00:11et l'un n'empêche pas
01:00:12l'autre
01:00:12il y avait une première partie
01:00:14qui était effectivement
01:00:14restons sur le factuel
01:00:16et vous avez raison
01:00:17il y a du factuel
01:00:18en effet
01:00:19le Hamas est bien présent
01:00:20en Cisjordanie
01:00:21il y a eu des voix humanitaires
01:00:22bon la deuxième partie
01:00:23c'était votre opinion
01:00:24qu'est-ce que tu es en train de faire
01:00:25Israël alors ?
01:00:26non non mais
01:00:26voilà
01:00:27je précise
01:00:29Mathias Leboeuf
01:00:30moi je partage
01:00:31la honte
01:00:33d'Emmanuel Macron
01:00:34parce que j'ai moi-même honte
01:00:36j'ai honte
01:00:37d'être occidental
01:00:38parce que nous nous comportons
01:00:40comme des barbares
01:00:41et je vais vous citer
01:00:42Marc Aurel
01:00:43Marc Aurel disait
01:00:44le meilleur moyen
01:00:45de te défendre aux deux
01:00:46c'est de ne pas leur ressembler
01:00:48Gaza c'est quoi ?
01:00:50c'est plus de 70 000 morts
01:00:51c'est plus de 170 000 blessés
01:00:54Gaza
01:00:55c'est 80% des bâtiments
01:00:57qui sont détruits
01:00:58c'est une population
01:01:00qui est à la rue
01:01:01c'est une situation
01:01:03humanitaire
01:01:05catastrophique
01:01:05et je ne parle pas de génocide
01:01:07il n'y a même pas besoin
01:01:08de parler de génocide
01:01:09pour constater la catastrophe
01:01:11il n'y a même pas besoin
01:01:14je ne l'ai jamais employé
01:01:17c'est une catastrophe
01:01:18on devrait tous avoir honte
01:01:20c'est pas le sujet
01:01:22le sujet c'est qu'il dit
01:01:23que le Hamas
01:01:24n'interrupte pas en Cisjordanie
01:01:25et qu'il n'y a pas de voie humanitaire
01:01:26c'est faux
01:01:26si nous sommes la civilisation
01:01:28nous
01:01:29pourquoi nous nous comportons
01:01:31comme des barbares ?
01:01:32après je regrette une chose
01:01:33effectivement
01:01:33c'est qu'Emmanuel Macron
01:01:35ait affaibli son propos
01:01:36par des approximations
01:01:38sur la présence
01:01:40ou pas du Hamas
01:01:41en Cisjordanie
01:01:42puisqu'effectivement
01:01:43comme l'a rappelé Kevin
01:01:44factuellement
01:01:45ce qu'il dit est faux
01:01:46c'est bien dommage
01:01:47je pense qu'Emmanuel Macron
01:01:48voulait dire
01:01:49que le Hamas
01:01:49en Cisjordanie
01:01:50c'était pas le Hamas
01:01:51quand on est président
01:01:52de la République
01:01:52il vaut mieux pas
01:01:53se tromper sur ce genre
01:01:54de sujet
01:01:54c'est bien dommage
01:01:57qu'il ait
01:01:58comment dire
01:02:00affaibli son propos
01:02:01mais moi
01:02:02le coeur du propos
01:02:03pour moi
01:02:03c'est la honte
01:02:04et au passage
01:02:05et là je m'adresse
01:02:06en particulier
01:02:06à Kevin Bossuet
01:02:07le pape n'a pas dit
01:02:09autre chose
01:02:09le pape
01:02:11a plus d'une fois
01:02:13exprimé
01:02:15pareil
01:02:15un sentiment
01:02:17de honte
01:02:17face à ce qui se passait
01:02:19donc juste
01:02:20pour le coup
01:02:21regardons
01:02:22ayons un peu
01:02:23d'humanité
01:02:23regardons les choses
01:02:25avec humanité
01:02:26regardons un peu
01:02:26ce qui s'est passé
01:02:27le 7 octobre
01:02:28ayons un peu
01:02:29d'humanité
01:02:29je ne défends pas
01:02:31c'est une certaine
01:02:31instrumentalisation
01:02:32de la population
01:02:33de Gaza
01:02:34par le Hamas
01:02:34aussi
01:02:36je ne défends
01:02:37en aucun cas
01:02:38le Hamas
01:02:38d'ailleurs le Hamas
01:02:39est plus populaire
01:02:40que l'autorité palestinienne
01:02:41à Gaza
01:02:41simplement
01:02:44je pense que tout ce qui est radical
01:02:45est inopérant
01:02:46et donc
01:02:48sur ces sujets là
01:02:50y compris
01:02:50moi j'attaque
01:02:51Emmanuel Macron
01:02:52à chaque fois
01:02:53sur les 10 années
01:02:54qu'il a eu
01:02:55et les résultats
01:02:56sont catastrophiques
01:02:58quand le chef de l'état
01:02:59représente la France
01:03:00à l'ONU
01:03:00je ne suis plus mesuré
01:03:02parce qu'il représente
01:03:03notre pays
01:03:03maintenant 1
01:03:04à titre personnel
01:03:05je n'ai aucun doute
01:03:06sur le fait que
01:03:07c'est une catastrophe
01:03:08humanitaire à Gaza
01:03:09c'est une catastrophe
01:03:10humanitaire à Gaza
01:03:11et je pense qu'on est
01:03:12tous d'accord
01:03:12sur ce que je veux
01:03:13c'est bien de le dire
01:03:14c'est bien de ne pas dire
01:03:15des exactitudes
01:03:16quand on est président
01:03:17de la République
01:03:18le chef de l'état
01:03:20effectivement a parlé
01:03:20de l'aide humanitaire
01:03:21à Gaza
01:03:21alors effectivement
01:03:22peut-être que certains
01:03:23camions rentrent ou pas
01:03:24il n'en reste pas moins
01:03:24que la situation reste catastrophique
01:03:26il n'en reste pas moins
01:03:27non plus
01:03:27que l'islamisme
01:03:28est toujours présent
01:03:30sur l'ensemble
01:03:30de ces territoires là
01:03:31et l'ERN souhaite combattre
01:03:33cette idéologie
01:03:34non pas un peuple
01:03:35palestinien
01:03:36non pas une religion
01:03:37musulmane
01:03:37une idéologie
01:03:39islamiste
01:03:39en l'occurrence sunnite
01:03:40qui commet des actes
01:03:42terroristes
01:03:43et troisièmement
01:03:44il a parlé
01:03:45le chef de l'état
01:03:46de violation
01:03:47de souveraineté
01:03:48et je pense que
01:03:49là-dessus
01:03:50la France doit
01:03:51davantage
01:03:53participer
01:03:53à défendre
01:03:54la souveraineté
01:03:55et les frontières
01:03:56on l'a fait
01:03:57sur l'Ukraine
01:03:58on l'a fait
01:03:59sur le Liban
01:03:59parce qu'on a
01:04:00beaucoup de liens
01:04:01avec Israël
01:04:01mais on a énormément
01:04:02de liens
01:04:03avec le Liban
01:04:04on l'a fait
01:04:05avec la Syrie
01:04:06on l'a fait
01:04:07contre Donald Trump
01:04:09sur l'Iran
01:04:09puisque Marine Le Pen
01:04:10avait dit que c'était
01:04:11une erreur cette guerre
01:04:11et manifestement
01:04:13si on parle de prix
01:04:13de carburant
01:04:14d'inflation
01:04:15de blocage
01:04:15des trois d'hormuz
01:04:16etc
01:04:16c'est du fait
01:04:17d'un déclenchement
01:04:18de guerre en Iran
01:04:19donc une violation
01:04:20également de souveraineté
01:04:21je pense qu'il faut
01:04:22être ferme
01:04:23sur le respect
01:04:24des souverainetés
01:04:24on ne trouvera pas
01:04:25la paix
01:04:26si on a des violations
01:04:28de souveraineté
01:04:28et j'ajoute un dernier point
01:04:29quand même
01:04:30parce qu'on parle
01:04:30de la situation
01:04:31catastrophique à Gaza
01:04:31il y a des situations
01:04:33catastrophiques
01:04:33tout autour
01:04:34en Syrie
01:04:35on a des émeutes
01:04:36anti-Jolani
01:04:37qui est un islamiste
01:04:38qu'Emmanuel Macron
01:04:39a accueilli
01:04:39à côté de la tour Eiffel
01:04:40des émeutes anti-Jolani
01:04:42qui arrivent beaucoup
01:04:42plus rapidement
01:04:43qu'on imaginait
01:04:45au Liban
01:04:46en Jordanie
01:04:47en Iran
01:04:48dans les pays du Golfe
01:04:49également
01:04:50puisqu'on commence
01:04:51à taper
01:04:51que ce soit les Iraniens
01:04:52ou les autres
01:04:53des usines
01:04:54de dessalement d'eau
01:04:54l'eau c'est primordial
01:04:56donc si vous voulez
01:04:57je garderai un peu de mesure
01:04:58sur l'ensemble
01:04:59de la situation
01:05:00et il faut rechercher
01:05:02s'attaquer à l'islamisme
01:05:03faire exister
01:05:05l'Israël
01:05:05et un état palestinien
01:05:06et troisièmement
01:05:08rechercher la paix
01:05:09quand même
01:05:09dans toute cette région
01:05:10et vous qu'en pensez-vous
01:05:11n'hésitez pas
01:05:12Manu
01:05:12vous accueillez au standard
01:05:130
01:05:14826
01:05:14300
01:05:15300
01:05:16on marque une pause
01:05:16et on se retrouve
01:05:17dans quelques instants
01:05:18sur Sud Radio
01:05:20Sud Radio
01:05:2210h midi
01:05:23Sud Radio
01:05:24à vous de le dire
01:05:25Stéphanie Demuru
01:05:2611h30
01:05:27sur Sud Radio
01:05:28avec mes débatteurs
01:05:29de la journée
01:05:30Kevin Bossuet
01:05:31Mathias Leboeuf
01:05:32Andréa Cotarac
01:05:33et vous évidemment
01:05:34n'hésitez pas
01:05:35à prendre part
01:05:35aux discussions
01:05:360
01:05:36826
01:05:38300
01:05:39300
01:05:40on vient de parler
01:05:41d'Emmanuel Macron
01:05:42à la tribune de l'ONU
01:05:43on va parler maintenant
01:05:44d'Emmanuel Macron
01:05:45qui n'ira à aucune messe
01:05:46du pape
01:05:47il sera représenté
01:05:48notamment par Sébastien Lecornu
01:05:50et Brigitte Macron
01:05:51samedi
01:05:52place de la Concorde
01:05:54alors est-ce que
01:05:55finalement
01:05:55c'est le respect normal
01:05:56de la laïcité
01:05:57on se souvient
01:05:58qu'il avait été copieusement
01:06:00sifflé
01:06:01à la messe du pape
01:06:02à Marseille
01:06:03du précédent pape
01:06:05François
01:06:05donc c'est bien
01:06:06respect de la laïcité
01:06:07ou alors
01:06:07rendez-vous manqué
01:06:08avec les catholiques français
01:06:09lors de ce grand événement
01:06:11on ne va pas se mentir
01:06:13quoi qu'il fasse
01:06:13il va être critiqué
01:06:14Emmanuel Macron
01:06:14si on doit être honnête
01:06:15oui mais là
01:06:16si on s'intéresse
01:06:17véritablement au sujet
01:06:18il faut essayer de comprendre
01:06:19pourquoi il a agi comme ça
01:06:20je pense que le chef d'état
01:06:22Emmanuel Macron
01:06:23a été vexé
01:06:24parce qu'il a proposé
01:06:25notamment
01:06:26à Léon XIV
01:06:27un dîner d'état
01:06:28il a proposé
01:06:30qu'il pavoise ensemble
01:06:32au sein de Notre-Dame de Paris
01:06:33pour montrer la reconstruction
01:06:35et comme Léon XIV
01:06:36a tout refusé
01:06:37finalement
01:06:38M. Macron
01:06:39Sérédit
01:06:40il a dit
01:06:40puisque c'est comme ça
01:06:41je n'irai pas
01:06:42à la messe
01:06:42donc ça en dit déjà
01:06:43long
01:06:44sur la personnalité
01:06:45du chef de l'état
01:06:46ensuite je ne vois pas
01:06:47le rapport
01:06:47avec la laïcité
01:06:50Léon XIV
01:06:51c'est évidemment
01:06:52le chef des catholiques
01:06:54mais c'est aussi
01:06:54un chef d'état
01:06:55qui représente
01:06:56quelque chose
01:06:57dans le monde
01:06:58et je rappelle
01:06:59après c'est pas un boycott
01:07:00il le reçoit
01:07:02il faut juste
01:07:03ramouir quand même
01:07:03une chose
01:07:04je rappelle une chose
01:07:05on est en France
01:07:07juste une chose
01:07:09on est en France
01:07:10notre pays
01:07:11c'est un pays chrétien
01:07:13mais la république
01:07:14est laïque
01:07:14mais ça n'a rien à voir
01:07:15aux racines chrétiennes
01:07:17la France
01:07:17c'est la rencontre
01:07:19entre un roi
01:07:20et le dieu des chrétiens
01:07:22et la religion chrétienne
01:07:23c'est ça notre pays
01:07:25après par la suite
01:07:26en effet
01:07:26il y a eu la laïcité
01:07:28mais la laïcité
01:07:29ne va pas à l'encontre
01:07:30de notre civilisation chrétienne
01:07:35et de notre culture chrétienne
01:07:38simplement
01:07:39ce n'est pas antagoniste
01:07:40donc il faut simplement le dire
01:07:42et je terminerai juste une chose
01:07:43quand vous allez
01:07:43dans chaque village de France
01:07:44vous ne voyez pas
01:07:45une mosquée
01:07:46vous ne voyez pas
01:07:47un temple bouddhiste
01:07:48vous voyez une église
01:07:49et ça signifie quelque chose
01:07:50quand vous voyez
01:07:51nos jours fériés
01:07:52ce sont des jours fériés chrétiens
01:07:53quand vous voyez
01:07:54une crise chronologique
01:07:55le repère
01:07:56c'est l'an zéro
01:07:57la naissance de Jésus-Christ
01:07:58donc notre pays est chrétien
01:08:00et c'est aussi le rôle
01:08:01d'Emmanuel Macron
01:08:02du président de la république
01:08:03de défendre cet héritage
01:08:05je voulais rappeler
01:08:07à Kevin Bossuet
01:08:08qu'on n'est plus
01:08:09sous Saint-Louis
01:08:09ça c'est une première chose
01:08:11vous avez pris le pain
01:08:12comme référence tout à l'heure
01:08:14vous le prenez
01:08:14quand ça vous arrange
01:08:15non mais j'ai aucun problème
01:08:17avec le pain
01:08:17on ne dirait pas
01:08:18mais non non non
01:08:19justement
01:08:20moi je considère
01:08:22qu'il ne faut pas
01:08:22qu'il y ait de privilèges
01:08:23catholiques
01:08:25ah bon ?
01:08:25ah bah non non
01:08:26la laïcité
01:08:31c'est l'égal traitement
01:08:33de toutes les religions
01:08:34donc ne vous en dépeignez
01:08:36la France n'est pas
01:08:36de racine chrétienne
01:08:37mais si la France
01:08:38mais la république
01:08:39est laïque
01:08:40vous confondez la France
01:08:41bien évidemment
01:08:42mais vous opposez les deux
01:08:43ça n'a rien à voir
01:08:44j'ai connu l'histoire
01:08:45je connais l'histoire
01:08:47de la France
01:08:47j'ai lu Jacques Bainville
01:08:49je sais bien
01:08:50je me promène en France
01:08:52je vois bien
01:08:52qu'il y a des églises
01:08:53et qu'il y a des calvaires
01:08:55et tout ça
01:08:55il ne s'agit pas
01:08:56de nier ça
01:08:57la France
01:08:58est de racine chrétienne
01:09:00très bien
01:09:01aucun problème
01:09:02mais la république
01:09:03est laïque
01:09:04ne vous en déplaise
01:09:05et la république
01:09:06c'est l'organisation politique
01:09:08qui doit respecter
01:09:10une certaine forme
01:09:11de neutralité
01:09:11ce qui ne veut pas dire
01:09:13au passage d'ailleurs
01:09:14invisibiliser les religions
01:09:15c'est-à-dire que
01:09:17Emmanuel Macron
01:09:18irait à Metz
01:09:20ça ne le choquerait pas
01:09:21pour autant
01:09:21à partir du moment
01:09:22où il fait de même
01:09:23pour les autres religions
01:09:25et après tout
01:09:26il peut aller
01:09:27à un dîner du CRIF
01:09:28il peut aller
01:09:29à la grande mosquée de Paris
01:09:30ça ne change rien
01:09:32bon
01:09:32après
01:09:33ce qu'a dit Kévin
01:09:34effectivement
01:09:35la vraie question
01:09:36c'est le rapport
01:09:37entre Léon XIV
01:09:39et Emmanuel Macron
01:09:41et ce rapport
01:09:42n'est pas bon
01:09:43ce rapport n'est pas bon
01:09:44parce qu'effectivement
01:09:45il a reçu
01:09:46un camouflet
01:09:47de la part du pape
01:09:48notamment sur la visite
01:09:51de
01:09:51comment dire
01:09:52de Notre-Dame
01:09:54et puis surtout
01:09:54vous avez oublié
01:09:56une chose Kévin
01:09:56c'est que
01:09:57lors de la
01:10:00du vote
01:10:01de la loi
01:10:01sur la fin de vie
01:10:02le pape
01:10:03a pris
01:10:04une position
01:10:05très tranchée
01:10:06il était dans son rôle
01:10:06il était dans son rôle
01:10:07bien évidemment
01:10:08et ça n'a pas pu du tout
01:10:11à Emmanuel Macron
01:10:12qui voulait à tout prix
01:10:13faire passer
01:10:13cette loi
01:10:14donc il y a quand même
01:10:15des tensions
01:10:16néanmoins
01:10:17Emmanuel Macron
01:10:18répond à ses obligations
01:10:19il va aller chercher
01:10:21le pape
01:10:21à Orly
01:10:22il va y avoir
01:10:23des entretiens
01:10:24qui seront des entretiens
01:10:25justement
01:10:26d'état
01:10:27avec un chef d'état
01:10:28après franchement
01:10:29cette double casquette
01:10:31de
01:10:31je suis
01:10:32le chef d'état
01:10:33du Vatican
01:10:35pardon
01:10:35je suis
01:10:36le chef spirituel
01:10:38le patron
01:10:39des chrétiens
01:10:40bon il avait
01:10:41assis
01:10:42à la messe
01:10:42oui
01:10:43ce matin
01:10:44c'est exprimé
01:10:45ceux qui organisent
01:10:47les évêques de France
01:10:48étaient en interview
01:10:49sur notre radio
01:10:50et la question
01:10:51leur a été posée
01:10:52sur le rapport
01:10:53avec le président
01:10:55Emmanuel Macron
01:10:56la réponse
01:10:57a été très claire
01:10:57ce n'est pas
01:10:59une visite d'état
01:11:00c'est une visite
01:11:01apostolique
01:11:03apostolique
01:11:03et une visite religieuse
01:11:05et donc évidemment
01:11:06la façon dont on organise
01:11:07une visite religieuse
01:11:09et une visite d'état
01:11:10ce ne sont pas
01:11:11les mêmes
01:11:12les mêmes choses
01:11:12qui sont mis en place
01:11:14ils l'accueillent
01:11:15en tant
01:11:15en tant que pape
01:11:17et non pas en tant que
01:11:18contrairement à ce que vous avez dit
01:11:19président du Vatican
01:11:21et ce matin
01:11:22c'est ce qui a été
01:11:23alors je relais la parole
01:11:24ce matin
01:11:25c'est ce qui a été
01:11:26redit
01:11:27et en effet
01:11:28il est censé
01:11:29ne pas se mêler
01:11:30de la religion
01:11:31c'est ce qu'a répété
01:11:32les évêques de France
01:11:34ce matin
01:11:34petite précision
01:11:36le gouvernement sera représenté
01:11:37d'ailleurs
01:11:39le gouvernement sera représenté
01:11:42c'est pour ça
01:11:43qu'on ne rentre pas
01:11:44dans la laïcité
01:11:45je ne rentre même pas
01:11:46dans la laïcité
01:11:47dans la mesure
01:11:48où si le chef de l'état
01:11:48ne vient pas
01:11:49parce que c'est le chef
01:11:50de l'état
01:11:50de la république française
01:11:51qui est laïque
01:11:52il envoie quand même
01:11:53le patron du gouvernement
01:11:55de la république française
01:11:56et sa femme
01:11:57donc si vous voulez
01:11:59il n'y a pas de question
01:12:00de laïcité
01:12:00moi je vais vous dire
01:12:01le fond de ce que je pense
01:12:02après des années
01:12:03de macronisme
01:12:04la France a été fracturée
01:12:07fracturée totalement
01:12:07il n'est pas allé
01:12:09à la manifestation
01:12:10contre l'antisémitisme
01:12:11chez l'état
01:12:11il s'est attaqué
01:12:12à telle ou telle personne
01:12:13il a fracturé
01:12:14en expliquant
01:12:15qu'il y avait des violences
01:12:16policières
01:12:17contre les personnes de couleur
01:12:17etc
01:12:18stop
01:12:19on est la fille aînée
01:12:20de l'église
01:12:21on a des racines chrétiennes
01:12:22d'une part
01:12:23on a effectivement
01:12:24la plus grande communauté
01:12:25musulmane d'Europe
01:12:25on a effectivement
01:12:26la plus grande communauté
01:12:27juive d'Europe
01:12:28et à un moment donné
01:12:29et on a énormément
01:12:30de non-croyants
01:12:31de gens qui ne croient pas
01:12:31en notre pays
01:12:32à un moment donné
01:12:33il va falloir
01:12:33cicatriser tout ça
01:12:34et arrêter de faire
01:12:35des polémiques
01:12:36H24
01:12:36les catholiques ont droit
01:12:38au respect
01:12:38on va arrêter
01:12:39de les insulter constamment
01:12:40c'est un manque de respect
01:12:42pour vous
01:12:42et deuxièmement
01:12:43qui insulte les catholiques
01:12:45pour vous
01:12:45pardon
01:12:46vous dites
01:12:46les catholiques ont droit au respect
01:12:48on a l'impression
01:12:49qu'il faut surtout pas avoir
01:12:50le respect
01:12:50c'est les catholiques
01:12:52j'ai coupé
01:12:53j'ai coupé
01:12:56la parole
01:12:57arrêtez
01:12:58on va laisser
01:12:59on va laisser
01:13:00on va laisser
01:13:00vous l'avez dit
01:13:01la même chose
01:13:01vous auriez applaudi
01:13:03ce truc victimeur
01:13:04ce truc victimeur
01:13:05des cathos
01:13:06franchement
01:13:07j'ai rien contre
01:13:07les catholiques
01:13:08je peux terminer
01:13:09Mathias s'il vous plaît
01:13:10le président Macron
01:13:12a rencontré
01:13:12à d'innombrables reprises
01:13:13le pape
01:13:14à d'innombrables reprises
01:13:15on n'a jamais eu de polémique
01:13:16bon
01:13:17et deuxièmement
01:13:18vous savez que la troisième communauté
01:13:20en France
01:13:21c'est les bouddhistes
01:13:22en termes d'un nombre
01:13:23le chef de l'état
01:13:24a rencontré le Dalai Lama
01:13:25qui est un chef religieux
01:13:27personne ne s'est inquiété
01:13:29de ceux qui s'attaquaient
01:13:30à Emmanuel Macron
01:13:30sur le pape
01:13:31les codes bendites
01:13:32la gauche
01:13:33à l'époque
01:13:34personne n'avait dit un mot
01:13:35lorsque le président de la république
01:13:36a rencontré le Dalai Lama
01:13:38le Dalai Lama
01:13:39est un chef religieux
01:13:41et manifestement
01:13:41il n'y avait pas de polémique
01:13:42donc à un moment donné
01:13:43il faut faire passer
01:13:44le critère français
01:13:46avant la couleur de peau
01:13:47et avant la religion
01:13:48le critère français
01:13:49l'islamo-gauchisme
01:13:50a fait passer la religion
01:13:51avant le fait d'être français
01:13:52le Black Lives Matter et compagnie
01:13:54a fait passer la couleur de peau
01:13:55avant d'être français
01:13:56on est d'abord et avant tout français
01:13:58quelle que soit sa couleur de peau
01:14:14il va falloir cicatriser un petit peu
01:14:16les fractures ethno-religieuses
01:14:18et même territoriales
01:14:19on parlait tout à l'heure
01:14:20qu'il y a une monsieur
01:14:20entre les banlieues
01:14:21et les banlieues
01:14:22Mathias
01:14:22pardonnez-moi
01:14:23mais c'est vrai que même
01:14:23dans les médias
01:14:24parfois vous ne pouvez pas nier
01:14:26qu'il y a une petite moquerie
01:14:27à l'endroit des catholiques
01:14:29non vous ne la ressentez pas vous ?
01:14:30non moi je ne la ressens pas
01:14:31je pense que
01:14:32parce que vous n'êtes pas catholique
01:14:33si
01:14:34figurez-vous
01:14:36figurez-vous
01:14:37que j'ai été baptisé
01:14:38j'ai même fait ma confirmation
01:14:39à Notre-Dame
01:14:40donc vous voyez
01:14:42j'ai été au catéchisme
01:14:44et je suis très heureux
01:14:45d'y avoir été
01:14:46je ne crois pas
01:14:50mais la spiritualité
01:14:51la spiritualité catholique
01:14:55je la trouve extrêmement intéressante
01:14:56je vais même vous faire une confession
01:14:57vous voyez
01:15:00je suis en train de lire
01:15:02en ce moment
01:15:02un livre sur Saint François d'Assise
01:15:04donc j'ai aucun souci avec ça
01:15:07vraiment
01:15:07mais encore une fois
01:15:09Emmanuel Macron
01:15:10va chercher le pape à Roli
01:15:12je crois qu'il y a un entretien prévu
01:15:14en plus
01:15:14il y a une renseignement
01:15:15il ne voulait même plus
01:15:16il voulait le décorer
01:15:17mais tout a été refusé
01:15:18par le Vatican
01:15:19donc on ne peut pas dire
01:15:20qu'il y a un mépris
01:15:21mais effectivement
01:15:22il voulait l'amener
01:15:23à Notre-Dame
01:15:24pour le faire
01:15:25c'est le pape
01:15:26c'est le pape
01:15:26qui a refusé
01:15:27c'est le pape qui a refusé
01:15:29pour des questions d'agenda
01:15:30est-ce que vous trouvez ça
01:15:31élégant
01:15:32est-ce que vous trouvez
01:15:34élégant
01:15:34que le pape refuse
01:15:35pour des questions d'agenda
01:15:37non mais
01:15:37on s'en fiche
01:15:38moi ce qui m'a choqué
01:15:38ce qui m'a choqué
01:15:40c'est quand vous parlez
01:15:41de privilège catholique
01:15:42est-ce que vous pensez
01:15:43que dans notre pays
01:15:44il y a un privilège catholique
01:15:45est-ce que vous pensez
01:15:46que finalement
01:15:47les catholiques
01:15:47ne sont pas toujours
01:15:49raillés
01:15:49on se moque d'eux
01:15:50on les met de côté
01:15:51quand ils s'expriment
01:15:53on met en avant
01:15:53la laïcité
01:15:54et on leur raconte
01:15:55qu'ils doivent totalement
01:15:55s'effacer
01:15:56parce qu'ils portent
01:15:57notamment
01:15:58mais c'est ça
01:15:58ne parlez pas
01:15:59de privilège catholique
01:16:00vous savez
01:16:00dans notre pays
01:16:02il y a beaucoup
01:16:03de christianophobie
01:16:04il y a des églises
01:16:05qui sont pris à partie
01:16:05des chrétiens
01:16:06qui sont insultés
01:16:07parce que les chrétiens
01:16:08ils ont le droit
01:16:08au respect
01:16:08comme les autres
01:16:09les musulmans
01:16:10qui sont insultés
01:16:11ont le droit
01:16:12au même respect
01:16:13que les catholiques
01:16:13qui sont insultés
01:16:14et vice-versa
01:16:15c'est tout
01:16:15c'est ça
01:16:17les valeurs de la France
01:16:18et à un moment
01:16:18ne pas nier nos valeurs
01:16:20chrétiennes
01:16:21notre France
01:16:22est judéo-chrétienne
01:16:23il faut l'affirmer
01:16:23et moi j'en suis fier
01:16:24et ça ne m'empêche pas
01:16:25d'accepter
01:16:26qu'il y ait des musulmans
01:16:27ou des bouddhistes
01:16:27fin du débat
01:16:28je peux dire
01:16:29je veux dire
01:16:30je veux dire
01:16:35quelques instants
01:16:35on va parler plutôt
01:16:36des arrêts maladie
01:16:37ça va vous calmer
01:16:38peut-être
01:16:38en tout cas
01:16:39le MEDEF
01:16:40a de drôles idées
01:16:41sur la question
01:16:42on en parle
01:16:43il aimerait bien
01:16:43ne plus rembourser
01:16:44les arrêts maladie
01:16:45courts
01:16:46on en parle
01:16:470826 300 300
01:16:49Sud Radio
01:16:51Sud Radio
01:16:52à vous de le dire
01:16:54Stéphanie Demiru
01:16:55à vous de dire
01:16:56dernière partie
01:16:57avec Kevin Bossuet
01:16:58Mathias Leboeuf
01:16:59et Andréa Cotarac
01:17:01aujourd'hui
01:17:01on parle de la proposition
01:17:02au choc du président
01:17:03du MEDEF
01:17:04sur les arrêts maladie
01:17:05est-ce qu'il faut
01:17:05arrêter de les indemniser
01:17:07pour faire des économies
01:17:09Patrick Martin
01:17:09propose que les premiers jours
01:17:11d'arrêt maladie
01:17:12ne soient plus indemnisés
01:17:13ni par la sécurité sociale
01:17:15ni par les complémentaires
01:17:16et ni même par les entreprises
01:17:17parce que
01:17:18la majorité des entreprises
01:17:20aujourd'hui
01:17:20finalement
01:17:21se substitue
01:17:22à la sécurité sociale
01:17:23est-ce que vous trouvez ça normal ?
01:17:25On écoute Patrick Martin
01:17:26Je crains
01:17:27je crains là aussi
01:17:28pendant l'expression
01:17:29qu'il faille
01:17:29des arrêts maladie
01:17:31dits d'ordre public
01:17:32c'est-à-dire
01:17:33qu'ils ne soient plus
01:17:34remboursés
01:17:34ni par le régime de base
01:17:37ni par les complémentaires santé
01:17:38quand elles existent
01:17:39d'ailleurs
01:17:39ces complémentaires santé
01:17:41parce que là
01:17:42ça aura un effet comportemental
01:17:43vous voulez dire
01:17:43que les jours de carence
01:17:44doivent être des jours
01:17:45de carence à 100% ?
01:17:46Non mais je me garde
01:17:47de généraliser
01:17:48évidemment
01:17:49mais on sait bien
01:17:50et ça crée des tensions
01:17:51dans les entreprises
01:17:51que certains salariés
01:17:52peuvent être tentés
01:17:53de prendre des arrêts maladie
01:17:55qui ne sont pas parfaits
01:17:55pour le justifier
01:17:56si ça ne leur coûte rien
01:17:58c'est-à-dire que c'est pris en charge
01:17:59par l'entreprise
01:18:00plutôt que par l'assurance maladie
01:18:02Alors là je sens
01:18:03que ça va grincer des dents
01:18:04je ne sais pas
01:18:05si vous vous trouvez ça normal
01:18:06n'hésitez pas
01:18:070826 300
01:18:08mais c'est vrai
01:18:08que c'est une mesure
01:18:09qui frapperait quand même
01:18:10tous les salariés malades
01:18:12pour atteindre
01:18:12une minorité de fraudeurs
01:18:13je ne sais pas
01:18:14si c'est une bonne idée
01:18:14Kevin peut suivre
01:18:15c'est une très mauvaise idée
01:18:16c'est s'en prendre finalement
01:18:17aux malades
01:18:18et il y a des abus
01:18:19au niveau des arrêts maladie
01:18:21tout le monde le dit
01:18:21mais on ne lutte pas
01:18:22contre les abus
01:18:23en sanctionnant
01:18:24ceux qui sont vraiment malades
01:18:25il faut peut-être voir
01:18:26avec les médecins généralistes
01:18:27qui font parfois
01:18:27des certificats de complaisance
01:18:29etc
01:18:29et je trouve extrêmement dommage
01:18:31parce que le MEDEF
01:18:31avait quand même réussi
01:18:32dans la sphère médiatique
01:18:34à imposer un discours
01:18:35un peu plus modéré
01:18:36à être écouté davantage
01:18:37des politiques
01:18:38et là il s'est dit
01:18:39crédit complètement
01:18:40en menant finalement
01:18:41une campagne
01:18:42anti-malade
01:18:43et anti-pauvre
01:18:43et je trouve ça désastreux
01:18:44Et Andréa Cotara
01:18:46qu'est-ce que vous en pensez ?
01:18:47Effectivement
01:18:47le MEDEF avait posé
01:18:49certains sujets
01:18:49de manière assez modérée
01:18:50et avait créé des débats
01:18:52parfois philosophiques
01:18:53et moraux
01:18:53dans le décalage
01:18:55des richesses etc
01:18:56mais parfois
01:18:57ils ont des petites crises
01:18:58des rechutes
01:18:59des petites rechutes
01:19:00parce que la dernière fois
01:19:01ils nous ont sorti
01:19:02le fameux CDI Gênes
01:19:03qui en fait était
01:19:04un truc
01:19:05qui n'avait rien de CDI
01:19:06rien de stable
01:19:07ça me rappelle le CPE
01:19:07et c'était exactement le CPE
01:19:09qui avait mis toute la France
01:19:10dans les rues
01:19:11et qui avait fait sauter
01:19:12de mille pins
01:19:12donc c'était assez étonnant
01:19:13ils ont dit
01:19:14non non
01:19:14mais c'était une fuite
01:19:15dans la presse
01:19:15c'est pas nous
01:19:16j'ai pas trop apprécié
01:19:17non plus
01:19:17les rires
01:19:19lors du débat
01:19:20fin août
01:19:20quand on a demandé
01:19:21l'augmentation des salaires
01:19:22tout le monde a ri
01:19:23j'ai trouvé ça un peu
01:19:24c'était du mépris social
01:19:26c'était du mépris social
01:19:27surtout quand on connait
01:19:28la situation
01:19:28et là il nous parle
01:19:29de lutter contre les fraudes
01:19:30oui il y a des fraudes
01:19:31oui il y a des abus
01:19:32et oui il faut
01:19:33taper très fort
01:19:34d'une part taper et sanctionner
01:19:35et d'autre part
01:19:36le recouvrement
01:19:37parce que
01:19:37Gabriel Atta avait lancé
01:19:39un certain nombre de pistes
01:19:39bon il avait fait les courses
01:19:41dans notre programme
01:19:41c'est pas grave
01:19:42mais il avait agi
01:19:43mais il avait que 6%
01:19:44de recouvrement
01:19:45c'est à dire qu'il n'arrivait pas
01:19:46à aller chercher l'argent
01:19:46qui avait été volé
01:19:47et le dernier point
01:19:49je crois que les fraudes sociales
01:19:50c'était avant l'élection
01:19:51de 2022
01:19:52la cour des comptes
01:19:53nous expliquait
01:19:54par une fourchette
01:19:55entre 15 et 30 milliards
01:19:58de fraudes sociales
01:19:59c'est pas simplement
01:19:59des arrêts maladie
01:20:00mais les cartes vitales
01:20:02la fraude à la TVA
01:20:03fraude aux marchandises
01:20:04fraude au travail détaché
01:20:05etc
01:20:05c'est de l'argent
01:20:06des français
01:20:07qui part par les fenêtres
01:20:08et ça vraiment
01:20:09il faut s'y attaquer
01:20:11mais sans attaquer
01:20:11tous les travailleurs français
01:20:12avant de vous donner la parole
01:20:13Mathias
01:20:14juste pour savoir
01:20:14de quoi on parle
01:20:15quand même
01:20:15les dépenses
01:20:16d'indemnités journalières
01:20:17ont atteint
01:20:1717,9 milliards d'euros
01:20:20en 2025
01:20:20c'est quand même
01:20:21une hausse de 45%
01:20:23depuis 2019
01:20:24c'est vrai
01:20:25mais les exonérations
01:20:27de charges
01:20:28c'était 71 milliards
01:20:29à la demande du MEDEF
01:20:31et d'autre part
01:20:32le CICE
01:20:33vous vous souvenez
01:20:33c'était François Hollande
01:20:34l'amie de Quilibrin
01:20:35il avait dit
01:20:3630 milliards pour le CICE
01:20:37crédit d'impôt
01:20:38compétitivité
01:20:39en échange
01:20:40le MEDEF va créer
01:20:41un million d'emplois
01:20:42bon ben on les attend toujours
01:20:45Mathias
01:20:45je partage
01:20:47pleinement
01:20:48ce qui vient d'être dit
01:20:49là le MEDEF
01:20:51pour aller
01:20:52dans la ligne
01:20:53de l'Andrea
01:20:56chasser
01:20:56le naturel
01:20:59il revient au galop
01:21:00c'est à dire que
01:21:00bon
01:21:01il y a une forme
01:21:02de rechute
01:21:02quand même
01:21:04et à mon avis
01:21:05il y a quand même aussi
01:21:06une méconnaissance
01:21:07de la situation
01:21:08parce que
01:21:08si je ne me trompe
01:21:10il y a plein plein de
01:21:11alors c'est pas le cas partout
01:21:12mais il y a plein de cas
01:21:13dans les entreprises
01:21:14où de toute façon
01:21:14il y a des jours de carence
01:21:16quand vous posez
01:21:17des congés maladie
01:21:19je crois qu'il y a
01:21:19deux ou trois jours
01:21:20de carence
01:21:22donc où vous n'êtes pas
01:21:23où vous n'êtes pas remboursé
01:21:24donc à tel point
01:21:25en tout cas
01:21:25les entreprises
01:21:26se substituent
01:21:27il y a 45%
01:21:28des entreprises
01:21:29d'au moins 10 salariés
01:21:30qui représentent quand même
01:21:3166% des salariés
01:21:32qui déclareraient
01:21:33indemniser toute une partie
01:21:35de ces arrêts maladie
01:21:37mais c'est pas forcément
01:21:38là
01:21:38les entreprises
01:21:41représentées par le MEDEF
01:21:42ne sont pas forcément
01:21:43les CPE à 1 à 10 salariés
01:21:45c'est ça
01:21:45dans les petites entreprises
01:21:48à tel point
01:21:48qu'il y a beaucoup de français
01:21:49qui ne se mettent pas
01:21:51en arrêt maladie
01:21:52justement
01:21:52pour ne pas
01:21:54avoir
01:21:55à la fin
01:21:56sur leur fiche de paye
01:21:58après il y a aussi
01:21:59les auto-entrepreneurs
01:22:00il y en a plein
01:22:00de plus en plus
01:22:01dans ce pays
01:22:01eux ils ne peuvent pas
01:22:02se mettre en arrêt maladie
01:22:03du tout
01:22:03sinon c'est pour leur pomme
01:22:06vous ne venez pas de travailler
01:22:07vous n'êtes pas payé
01:22:07pareil pour les commerçants
01:22:08les artisans
01:22:08je vais faire une proposition
01:22:10comment dire
01:22:12au MEDEF
01:22:13dans la ligne
01:22:13à ce moment
01:22:14ils peuvent aussi
01:22:14moi je propose au MEDEF
01:22:16cette réforme
01:22:17les premiers jours
01:22:18de congés payés
01:22:19je propose
01:22:20qu'ils ne soient pas payés
01:22:21par exemple
01:22:21parce que ça coûte
01:22:22de l'argent aux entreprises
01:22:23ils devraient réfléchir à ça
01:22:25non non mais
01:22:25moi je suis d'accord avec vous
01:22:26je l'ai dit dès le départ
01:22:27mais c'est vrai que
01:22:28certains peut-être
01:22:29qui nous écoutent
01:22:29se disent
01:22:30voilà
01:22:30qu'ils sont artisans
01:22:31je le dis
01:22:32auto-entrepreneurs libéraux
01:22:34ils se disent
01:22:34ils sont quand même
01:22:34assez gâtés
01:22:35les salariés
01:22:36par rapport à eux
01:22:36il y a des abus
01:22:37il y a une injustice
01:22:38qui est évidente
01:22:39parce qu'il y a
01:22:40tout un tas de travailleurs
01:22:41qui ne peuvent pas poser de congés
01:22:42qui eux aussi galèrent
01:22:43etc
01:22:43la question n'est pas là
01:22:45moi je pose la question
01:22:45qu'il faut s'attaquer aux abus
01:22:47il faut s'attaquer aux fraudes
01:22:48il y a des entreprises
01:22:49qui effectivement
01:22:50subissent
01:22:51c'est quoi votre secret
01:22:52pour les arrêter
01:22:52non mais il y a des entreprises
01:22:53qui subissent
01:22:54effectivement des abus
01:22:55mais je vous pose une question
01:22:56les médecins
01:22:58les médecins qui prescrivent
01:23:00il n'y a pas quelque chose
01:23:01à aller voir aussi là-dedans
01:23:02il n'y a pas des médecins
01:23:03qui aussi
01:23:05renforçons
01:23:05c'est compliqué
01:23:06renforçons les contrôles
01:23:07on arrive à prendre de l'argent
01:23:09à la source
01:23:09sur les comptes en banque
01:23:10quand l'administration fiscale
01:23:11voit qu'il y a quelque chose
01:23:12qui ne fonctionne pas
01:23:13croyez-moi
01:23:14si l'état veut
01:23:16identifier
01:23:17sanctionner
01:23:18récupérer de l'argent
01:23:18il s'agit de le faire
01:23:20statistiquement aujourd'hui
01:23:20un peu très vite
01:23:21et maintenant
01:23:22ils utilisent les réseaux sociaux
01:23:23vous avez vu
01:23:24qu'il y en a
01:23:24qui se mettent en arrêt maladie
01:23:26vous allez sur leur Instagram
01:23:27ils sont évidemment
01:23:28en train de se dorer
01:23:29la pilule au soleil
01:23:30c'est quelque chose
01:23:30qui malheureusement existe
01:23:31même si c'est marginal
01:23:32effectivement
01:23:33et l'histoire
01:23:34c'est que
01:23:36on ne jette pas un principe
01:23:38on ne met pas à mal un principe
01:23:39parce qu'il y a des abus
01:23:40du principe
01:23:42sur toute règle
01:23:43qui est établie
01:23:43il y aura toujours des gens
01:23:44qui iront contourner
01:23:46qui iront frauder
01:23:47mais ce n'est pas pour autant
01:23:48que la règle est mauvaise
01:23:49donc comme l'a dit Kevin
01:23:51attachons-nous
01:23:52à
01:23:52comment dire
01:23:54contrôler plus
01:23:55et à réprimer
01:23:56les abus
01:23:57ça effectivement
01:23:58ça mérite d'être fait
01:23:59parce que c'est de la fraude
01:24:01et gardons
01:24:02le principe
01:24:03de l'arrêt maladie
01:24:04je ne vais pas rencontrer
01:24:06un franc succès
01:24:06en tout cas
01:24:07cette proposition
01:24:08de Patrick Martin
01:24:09merci à tous les trois
01:24:10Kevin Bossuet
01:24:11Mathias Leboeuf
01:24:12Andréa Cotarac
01:24:13Gilles Gansman
01:24:14on se retrouve évidemment
01:24:16demain
01:24:16de 10h à midi
01:24:18c'est l'heure
01:24:19de Perico
01:24:20les gars
01:24:20j'ai failli zapper
01:24:21votre passage d'antenne
01:24:22mon cher Perico
01:24:23vous étiez en retard
01:24:24j'avais pris ma place
01:24:25oui oui
01:24:26c'est quoi au menu aujourd'hui
01:24:29et bien nous allons dire
01:24:30que Trump nous course
01:24:31le haricot
01:24:31et pas que de moutons
01:24:33les déclarations
01:24:33du président de la république
01:24:34sur la France
01:24:35sont problématiques
01:24:36et puis nous verrons
01:24:37si Macron
01:24:38est un mécréant
01:24:38ou un faux laïc
01:24:40avec Jean-Fédéric Poisson
01:24:41et Gilbert Haberjeune
01:24:42vaste débat
01:24:43merci à vous
01:24:44et bonne émission
01:24:44mon cher Perico
01:24:45les gars
01:24:45à tout à l'heure
01:24:46Sud Radio