- il y a 7 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Jérôme Dubus, Giulia Acha, Louis Leroy
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NewsTranscription
00:00:00A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:03Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver jusqu'à midi pour votre...
00:00:08C'est plus nouveau rendez-vous, c'est désormais rendez-vous quotidien, traditionnel.
00:00:12A vous de le dire, dans la prochaine demi-heure, c'est votre histoire.
00:00:16On va parler de votre quotidien, ce qui vous concerne, ce qui vous fait réagir aujourd'hui.
00:00:21A 10h, se loger en France est-il devenu le parcours du combattant ?
00:00:26Moins de logements à louer, des loyers qui pèsent lourd, des jeunes et des étudiants qui galèrent pour trouver un
00:00:32toit en cette rentrée universitaire.
00:00:33On en entendra un.
00:00:35Est-ce que vous trouvez ça normal ? A vous de le dire, 0 826 300 300.
00:00:41Et puis, comme chaque jour, à partir de 10h33, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui
00:00:47font parler la France.
00:00:49Ce matin, on viendra sur cette fausse polémique ou pas ?
00:00:52On en parlera ensemble, est-ce que c'est acceptable qu'un lieu public refuse une demande visant à invisibiliser
00:00:58les femmes ?
00:00:59C'est pourtant ce qui s'est passé à la Tour Eiffel samedi.
00:01:01Vous trouvez ça normal ? A vous de le dire.
00:01:04Et puis, gros sujet, évidemment, d'actualité aujourd'hui, le classement PISA 2026, qui vient de tomber.
00:01:10Il est sans appel.
00:01:11Il révèle le décrochage inédit des résultats des élèves français, comme d'ailleurs dans l'ensemble de l'OCDE.
00:01:17Les scores en compréhension de l'écrit en maths des élèves de 15 ans n'ont jamais été aussi bas
00:01:23en France depuis 2000, tout simplement.
00:01:26Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:01:28A vous de le dire, 0 826 300 300.
00:01:31Manu vous accueillera au standard.
00:01:33Et puis, la surprise, Ségolène Royal, elle était l'invité de Sud Radio ce matin.
00:01:37Vous l'avez sans doute entendu.
00:01:38Est-ce qu'elle va tous les griller à la primaire PS ?
00:01:40En tout cas, elle a déjà les parrainages.
00:01:42Elle fait un très bon début de campagne.
00:01:45Et vous, qu'en pensez-vous ?
00:01:46Venez nous le dire.
00:01:48Et puis enfin, est-ce que vous trouvez que les candidats à la présidentielle ne parlent pas assez d'emplois,
00:01:53de pouvoir d'achat et de logement ?
00:01:54C'est ce que dit Michel-Édouard Leclerc.
00:01:56Est-ce qu'il a raison, oui ou non ?
00:01:57A vous de le dire.
00:02:0010h midi, Sud Radio.
00:02:02A vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:02:04Bonjour, mon cher Gilles Ganzemann.
00:02:06Bonjour, Stéphanie.
00:02:07Bon, évidemment, on aura votre zapping à 10h30 qui fait toujours, qui suffit beaucoup de réactions.
00:02:13J'ai quelque chose de très drôle pour démarrer.
00:02:15C'est vrai, j'aime bien vos trucs drôles le matin.
00:02:18On va parler tout d'abord de quelque chose qui est un petit peu moins drôle.
00:02:22On en parle de plus en plus.
00:02:24C'est un problème récurrent, mais qui a tendance à s'amplifier.
00:02:27C'est la pénurie de logements en France-Ville.
00:02:29Oui, une pénurie qui s'explique évidemment par l'Airbnb, par les propriétaires qui ont de plus en plus peur
00:02:36qu'on ne paye pas les loyers,
00:02:38qu'ils se retrouvent à devoir rembourser un crédit et ne pas avoir du mal à déloger les personnes.
00:02:46Et puis, à l'inverse, ceux qui veulent trouver un logement, c'est de plus en plus compliqué.
00:02:51Trouver à la fois les cautions, des appartements dans des états qui sont corrects.
00:03:01Oui, il y a quand même des gens.
00:03:02Et puis, on pourra en parler, le déclassement de certains appartements parce que c'était des passoires énergétiques.
00:03:10Et puis, on parlera avec nos invités, notre invité qui est le président de l'AFNAIM.
00:03:17Est-ce qu'aujourd'hui, il faut des logements avec de la climatisation ?
00:03:21C'est un peu désespérant parce que même quand les choses marchent en France, on a l'impression que tout
00:03:25est organisé finalement pour que ça ne marche plus.
00:03:27Et ça met les gens en difficulté, aussi bien les propriétaires, les petits propriétaires et évidemment ceux qui cherchent à
00:03:35louer, ceux qui cherchent à acheter.
00:03:37On a l'impression que tout se ligue pour que ça ne se passe pas bien.
00:03:40D'ailleurs, premier exemple, quand on a préparé cette émission hier, Gilles, vous pouvez raconter, vous parliez dans la rédaction
00:03:49de ces problèmes.
00:03:50J'ai dit, tiens, il y a un stagiaire chez nous qui a du mal à se loger.
00:03:55Bonjour Julien !
00:03:56Bonjour Stéphanie !
00:03:57Effectivement, oui.
00:03:58Vous avez accepté de venir témoigner, du coup, on ne vous a pas cherché très loin, mais c'est intéressant
00:04:02de voir que vous n'êtes plus étudiant, a priori.
00:04:05Je ne suis plus étudiant, je suis en stage et je cherche du coup à poursuivre sur Paris.
00:04:10Et problème, trouver un logement, c'est extrêmement compliqué.
00:04:12Donc, je suis obligé de loger chez ma sœur, dans un petit 10 mètres carrés à 2, sur un petit
00:04:17lit un peu gonflable pour essayer de dormir.
00:04:22Mais concrètement, quand on est étudiant et qu'on cherche un logement, on essaie de trouver des solutions.
00:04:27Moi, j'ai la chance d'avoir ma sœur sur Paris.
00:04:29Mais en fait, si je n'avais personne, concrètement, ce serait encore plus compliqué.
00:04:33Et dès qu'une place se libère quelque part, il y a directement 50-100 personnes sur une annonce et
00:04:39sur des logements.
00:04:42Ce n'est pas un 100 mètres carrés en plein milieu de Paris, c'est un 8 mètres carrés.
00:04:46Reprenons depuis le début, parce que c'est défiant ce que vous nous dites.
00:04:4910 mètres carrés, vous êtes au sol avec un médecin gonflable, ce n'est pas acceptable.
00:04:57Vous venez d'où ?
00:04:58Moi, je viens de Nice.
00:04:59Vous venez de Nice.
00:05:00Donc, vous avez voulu venir sur Paris pour faire votre stage ici.
00:05:03Exactement.
00:05:03Et quelles ont été vos premières démarches pour essayer de trouver un studio, c'est ça ?
00:05:08Oui, un studio, c'est ça.
00:05:09Une chambre, colocation, peu importe en fait.
00:05:12Une sous-location aussi.
00:05:13Même colocation, vous allez chercher ?
00:05:14Même colocation, mais colocation, c'est...
00:05:16En fait, on essaie de trouver des solutions.
00:05:18Vous avez bien un budget de combien, Julien ?
00:05:20De 800 au maximum.
00:05:22Et vos parents sont conscients.
00:05:24Et vos parents sont conscients.
00:05:24C'est quand même beaucoup d'argent, 800 euros.
00:05:27C'est beaucoup d'argent.
00:05:28Non, c'est beaucoup d'argent.
00:05:29C'est pour ça que maintenant, je me rabats sur des budgets qui sont encore bien plus souples
00:05:34et même des logements qui sont du 8 mètres carrés, par exemple, en banlieue de Malakoff
00:05:38ou des choses comme ça.
00:05:39Parce que trouver, c'est une chose, mais après, il y a des dossiers, il y a des sélections, etc.
00:05:45Et en fait, il y en a des centaines dans mon cas qui ont le même dossier que moi, le
00:05:49même budget que moi.
00:05:50Et surtout ici à Paris, où les logements sont encore plus chers.
00:05:53Donc en fait, faire la différence, c'est très compliqué.
00:05:55Et quand on ne peut pas, la visite, ce sera demain.
00:05:58Vous faites la visite et puis après, vous rentrez chez vous, vous n'avez pas de réponse.
00:06:01Parce que du coup, elle est négative.
00:06:03Mais du coup, le temps passe.
00:06:05Et moi, comme je vous dis encore une fois, j'ai ma soeur, heureusement.
00:06:08Mais ceux qui n'ont pas de famille sont obligés de loger, c'est des amis.
00:06:11Des amis, d'amis, d'amis.
00:06:13C'est comme ça que ça se passe.
00:06:15Et comment vous cherchez des logements ?
00:06:18Alors, il y a plusieurs applications.
00:06:20Plusieurs applications.
00:06:22Je peux les citer, les applications ?
00:06:24Ah oui, oui, oui.
00:06:25Gynka, les gens de confiance, etc.
00:06:27Puis sur Facebook, on rejoint des groupes Facebook qui sont faits exprès pour ça, etc.
00:06:32Donc il y a plein de moyens, des annonces, Le Bon Coin.
00:06:35En fait, on tente tout ce qui est possible.
00:06:37Moi, je demande à des amis d'amis qui connaissent quelqu'un, le cousin d'eux.
00:06:41C'est comme ça que ça se passe.
00:06:43Et à votre avis, Julien, qu'est-ce qui ne passe pas ?
00:06:46Pourquoi vous avez du mal à trouver ?
00:06:48C'est que derrière, il y a quoi ?
00:06:49Il faut vraiment un piston ?
00:06:51C'est quoi le truc ?
00:06:52Oui, moi, je pense que ça peut marcher en tout cas plus comme ça aujourd'hui.
00:06:56Parce que ce qui fait aujourd'hui que ça ne marche pas tellement,
00:07:00c'est le peu de place qu'il y a par rapport au nombre de demandes.
00:07:04Ça, c'est logique.
00:07:05Mais quand on voit aussi tous les critères qu'il y a en place,
00:07:08parce qu'il faut des dossiers hyper précis,
00:07:10on a l'impression que c'est quelque chose d'incroyable.
00:07:12Alors que c'est, entre guillemets, juste louer un studio de 9 mètres carrés.
00:07:15Oui, avec une caution et un très bon budget.
00:07:18Et un très bon budget, oui, c'est vrai, effectivement.
00:07:19Oui, on s'est un peu parlé tous les deux avant.
00:07:23On m'a expliqué que vous aviez quand même visité aussi des appartements assez terribles.
00:07:30Où, voilà, on ne peut pas vivre dedans.
00:07:32Et puis, vous m'expliquez qu'être avec votre soeur,
00:07:36c'était très compliqué parce que c'était une femme.
00:07:39Donc, vous vous cachez pour vous habiller, pour prendre la douche.
00:07:43Il n'y a aucune intimité.
00:07:45Il y a son copain qui vient.
00:07:47Donc, ça aussi, à tous les jours, ça doit être compliqué ensuite à venir travailler.
00:07:51C'est compliqué parce que, en fait, quand on rentre chez soi après le travail,
00:07:55on a ce moment justement où on déconnecte un petit peu et on se retrouve seul avec soi-même.
00:08:01Et on peut se reposer, on peut regarder des jeux vidéo, n'importe quoi.
00:08:06Et en fait, ce moment-là, il n'existe pas.
00:08:08Du coup, on rentre chez nous et puis, en fait, on cohabite avec...
00:08:12Bon, moi, c'est ma soeur, ça va.
00:08:13Enfin, vous allez finir par vous engueuler.
00:08:15C'est arrivé plusieurs fois.
00:08:17C'est pour ça que je témoigne aussi.
00:08:19On le serait pour moi.
00:08:19Mais c'est vrai qu'on cherche à déconnecter un petit peu.
00:08:23Et ce moment n'arrive finalement jamais parce qu'on cohabite.
00:08:26Bon, on va aller poser la question à l'expert Loïc Quentin, président de la FNAIM.
00:08:32Bonjour Loïc Quentin.
00:08:33Bonjour.
00:08:33On va évidemment, avec vous, tenter de comprendre les raisons de ce qui se passe pour Julien.
00:08:39Mais déjà, première réaction.
00:08:40Enfin, j'imagine que vous n'êtes pas étonné.
00:08:42Mais même si on ne l'est pas, c'est quand même édifiant d'entendre ce témoignage.
00:08:45Vous avez raison, c'est un constat édifiant et un constat qui dure depuis plusieurs années,
00:08:50dont les pouvoirs publics n'ont pas pris conscience.
00:08:52Et ce constat, aujourd'hui, sera encore pire l'année prochaine.
00:08:55L'an dernier, déjà, on avait constaté que 17% des étudiants avaient renoncé à leurs études
00:09:00parce qu'ils ne trouvaient pas de logement.
00:09:02Et voire même, des étudiants choisissent une ville où ils vont trouver un logement
00:09:05pour pouvoir s'inscrire dans une université pour faire des études.
00:09:08Voilà la réalité de notre pays.
00:09:11Gouverner, c'est prévoir, dit-on.
00:09:13En réalité, on le sait très bien, il y a des projections démographiques chez les étudiants.
00:09:18L'an dernier, 1,5% d'étudiants en plus.
00:09:210,5% cette année, nous avons passé la barre des 3 millions d'étudiants.
00:09:24Elle va régresser en 2030, puisque la démographie va baisser,
00:09:28et notamment le baby-boom sera passé par là.
00:09:30En attendant, il faut les loger.
00:09:31Et paradoxalement, en même temps, concomitamment,
00:09:34moins d'investissements en France, moins de construction,
00:09:37et notamment là où on n'a pas, notamment, satisfait,
00:09:40et accompagné, et mis en place une vraie politique du logement.
00:09:43Et ce qui est grave, ce sont les jeunes qui payent, notamment, ces conséquences.
00:09:47Et je dirais qu'être étudiant, chercher un logement quand on est étudiant,
00:09:51c'est la première marche d'un parcours de vie, d'un parcours résidentiel,
00:09:55et qui va les conduire à chercher un logement plus tard au premier emploi.
00:09:59Quand on n'a pas de logement, on n'a pas d'emploi.
00:10:01Et quand on n'a pas d'emploi, on n'a pas de logement.
00:10:03Et la boucle est fermée.
00:10:04Et ça, c'est grave.
00:10:05Voilà le constat.
00:10:05Mais vous êtes responsable.
00:10:07Allez dans les agences, on nous demande un dossier.
00:10:09On est refusé, les agences, ce barricade.
00:10:14Mais cher monsieur...
00:10:14Alors, attendez, en même temps, oui, je vais laisser parler Loïc Quentin,
00:10:17mais dans le même temps, les propriétaires, parfois, on se retrouve...
00:10:20On a entendu des témoignages, des reportages ces derniers jours,
00:10:24mais attendez, on marche sur la tête.
00:10:26Les gens rendent des appartements dans une crasse pas possible.
00:10:29Il y a des choses complètement lunettes.
00:10:30Aujourd'hui, on ne peut pas louer ce que nous n'avons pas.
00:10:33Nous n'avons pas de produit.
00:10:35Et nous en avons de moins en moins.
00:10:36Et nous sommes confrontés à un mur, notamment, d'inconscience,
00:10:40où on promeut des lois, notamment,
00:10:42qui vont interdire l'allocation de certains appartements,
00:10:45dont beaucoup s'en satisferaient.
00:10:47Et d'ailleurs, que les propriétaires occupent.
00:10:48Vous êtes propriétaire d'un appartement G ou d'un appartement F,
00:10:52eh bien, vous pouvez l'occuper.
00:10:52Et même certains petits propriétaires,
00:10:55vous voyez, des retraités qui ont des petits studios,
00:10:58qui investissent, sont découragés.
00:11:00On vous expliquera pourquoi dans quelques instants.
00:11:02Si vous, vous voulez réagir,
00:11:04à nos débats 0-826-300-300.
00:11:07A tout de suite sur Sud Radio.
00:11:10Sud Radio.
00:11:1310h30.
00:11:14Sud Radio, à vous de le dire.
00:11:16Stéphanie Demiry.
00:11:17Sud Radio, à vous de le dire.
00:11:19En compagnie de Gilles Gansman,
00:11:21on parle ce matin de la pénurie du logement.
00:11:23On vient d'entendre le témoignage de notre stagiaire,
00:11:26le stagiaire de Sud Radio, Julien,
00:11:28qui dit partager une chambre de 10 mètres carrés avec sa sœur.
00:11:31Il dort sur un matelas gonflable parce qu'il ne trouve pas de studio.
00:11:34Il a pourtant la caution de ses parents,
00:11:37un budget de 800 euros par mois,
00:11:39ce qui n'est pas rien.
00:11:40Et pourtant, pas de studio,
00:11:42parce que c'est vrai que ça devient de plus en plus compliqué,
00:11:44notamment de trouver des chambres de bonne ou des studios.
00:11:47On est avec également Loïc Quentin,
00:11:49président de la FNAIM,
00:11:49qui nous expliquait que rien n'est fait aujourd'hui
00:11:52pour qu'il y ait assez de logements.
00:11:54Il n'y a plus assez de logements disponibles sur le marché.
00:11:57On va vous redonner la parole.
00:11:58D'ailleurs, Loïc Quentin et Julien,
00:12:00qui est toujours avec nous.
00:12:01On prend un premier auditeur, Cédric,
00:12:03qui nous appelle de Narbonne.
00:12:04Bonjour, Cédric.
00:12:05Pardon, on vous a fait patienter au téléphone.
00:12:08Vous souhaitiez nous apporter votre témoignage sur Sud Radio.
00:12:12Bonjour, Stéphanie.
00:12:13Bonjour à toute l'équipe.
00:12:15Oui, effectivement, j'attends.
00:12:17Ce n'est pas grave.
00:12:18J'ai écouté, c'était très édifiant.
00:12:20Et je suis passé par le même problème.
00:12:23Moi, j'ai un congé qui a été posé
00:12:26pour le vente de la maison où je suis.
00:12:30Et effectivement, j'ai un loyer qui a un petit peu plus de 750 euros.
00:12:34Et aujourd'hui, je n'arrive pas à trouver
00:12:37parce que tout est bloqué.
00:12:41Les gens pensent qu'ils ont des châteaux
00:12:44et louent des maisons avec juste un garage à 1 000 euros
00:12:48ou avec le jardin à 1 000 euros.
00:12:51Je suis désolé, c'est devenu impossible.
00:12:53Et quelque part, je vais faire l'avocat du diable.
00:12:57Ils ont quelque part raison.
00:12:58Il y a 250 demandes pour une enfant.
00:13:03C'est logique.
00:13:04Donc, ils jouent là-dessus.
00:13:05Mais je pense qu'il faudrait s'amuser
00:13:07à réguler réellement les choses.
00:13:09Moi, je vis dans une passoire thermique,
00:13:11une maison qui est dans un état pitoyable.
00:13:15Et ça fait des...
00:13:15Donc, j'y suis.
00:13:16Le propriétaire ne fait pas de travaux.
00:13:19Il brode sur les travaux.
00:13:21Il vous dit, quand le chauffage tombera en panne,
00:13:24on le réparera.
00:13:25Mais je lui dis, il va tomber en panne.
00:13:27Et du coup, il est tombé en panne en plein hiver.
00:13:29On s'est retrouvé en hiver
00:13:30pendant presque trois mois et demi sans chauffage.
00:13:33Aujourd'hui, quand on fait appel à la justice,
00:13:36quand on demande les choses,
00:13:37on attend six, sept, huit, neuf mois
00:13:39avant que tout se mette en place.
00:13:41Et je trouve qu'aujourd'hui, être locataire,
00:13:44c'est un bien.
00:13:45Moi, c'est un choix que j'ai fait.
00:13:46Pourquoi ?
00:13:47Parce que j'ai un problème avec un voisin.
00:13:49Je ne rentre pas dans la maison.
00:13:50Je déménage, fin de l'histoire.
00:13:52Voilà.
00:13:52Moi, je ne me prends pas la tête
00:13:53avec les gens autour de moi.
00:13:55Je viens prendre avec les chiens, les chats,
00:13:57les poules ou n'importe quoi d'autre.
00:13:58Moi, ça ne me dérange pas.
00:13:59Mais je vous dis, c'est une idée.
00:14:01Et on se retrouve maintenant
00:14:02à avoir des gens peu scrupuleux
00:14:05en tant que propriétaires.
00:14:06Bon, il y a des locataires aussi
00:14:07qui sont peu scrupuleux.
00:14:08Bien sûr.
00:14:09Mais des propriétaires qui sont peu scrupuleux
00:14:11parce qu'ils se disent,
00:14:13bon, je suis en catégorie F,
00:14:15mais je m'en fous,
00:14:16je vais quand même pouvoir louer.
00:14:17Et ils arrivent à louer.
00:14:18Et ils arrivent à louer.
00:14:19Le problème, c'est ça.
00:14:20Et il n'y a pas de législation.
00:14:21On légifère, on donne des aides.
00:14:24L'État fait plein de choses
00:14:25pour plein d'autres pays.
00:14:28Mais nous, en France, en fait,
00:14:29on a des lois qui font 255 pages
00:14:32pour une loi,
00:14:33alors que quelque part, c'est simple.
00:14:35Tu es en catégorie F,
00:14:37tu ne loues pas, interdiction.
00:14:38Fin de l'histoire.
00:14:39On ne t'ergiverse pas en disant
00:14:41que le DPE change.
00:14:42Vous savez, la fenêtre,
00:14:43elle fait 6 cm de plus.
00:14:45Donc, quelque part,
00:14:45vous passez de F à E
00:14:47ou autre chose.
00:14:49Ce n'est pas possible
00:14:50et ce n'est pas visible.
00:14:52Aujourd'hui, on a besoin
00:14:53d'avoir une vraie législation
00:14:54qui soit prise en charge.
00:14:56Et je pense que le président,
00:14:58il même sera d'accord avec moi.
00:15:00Il faut impérativement
00:15:01que tout soit structuré,
00:15:03qu'il n'y ait pas des surcharges
00:15:06de loyers
00:15:07et que le système du Airbnb
00:15:09qui est en train de tuer la location...
00:15:12Ah là, vous nous décrivez
00:15:13tous les problèmes, effectivement,
00:15:15qui nous touchent.
00:15:16En tout cas, merci Cédric.
00:15:17C'était assez édifiant
00:15:18comme témoignage.
00:15:20Loïc Quentin,
00:15:21bon, il dit beaucoup de choses.
00:15:22Cédric, il aurait aimé
00:15:23devenir propriétaire.
00:15:24Mais bon, les banques refusent.
00:15:26C'est compliqué.
00:15:27Et puis, le marché de la location,
00:15:29on l'a dit,
00:15:30il est bouché.
00:15:31Il y a des histoires de DPE.
00:15:33Il y a aussi le mauvais comportement
00:15:34parfois des propriétaires,
00:15:35mais aussi des locataires.
00:15:36C'est extrêmement compliqué.
00:15:38C'est très compliqué.
00:15:40Quand un pays n'a pas
00:15:40une politique du logement clair,
00:15:42notamment à soutenir
00:15:43les deux aspects,
00:15:44à la fois les propriétaires
00:15:45ou futurs propriétaires
00:15:46et les locataires,
00:15:47les marchés s'équilibrent.
00:15:48On a deux façons
00:15:49d'occuper un logement.
00:15:50On est ou locataire
00:15:51ou propriétaire.
00:15:51Mais ce qu'on constate,
00:15:52on est passé de 57,8%
00:15:54de propriétaires
00:15:55à 57%
00:15:56en l'espace de 14 ans.
00:15:57C'est-à-dire qu'on a perdu
00:15:58en réalité
00:15:59240 000 propriétaires
00:16:01qui sont devenus locataires
00:16:02quand on ne construit pas
00:16:03de logement pour le louer.
00:16:04Ça aussi, c'est un des aspects.
00:16:06Notamment de quelque chose,
00:16:07un marché qui n'est pas équilibré.
00:16:08Quand votre auditeur
00:16:09parle tout à l'heure
00:16:10de logement classé G,
00:16:11mais moi, je m'insurge.
00:16:13Combien de fois l'ai-je dit ?
00:16:14Nous, professionnels,
00:16:15on applique la réglementation,
00:16:16on n'a pas le droit
00:16:17d'où est un appartement G.
00:16:18Vous allez sur les plateformes
00:16:19de location
00:16:20qu'a notamment évoquée
00:16:22votre sager tout à l'heure,
00:16:23Le Boncoin,
00:16:24PAP et tant d'autres.
00:16:26Il n'y a pas d'infraction
00:16:27constatée.
00:16:28C'est le propriétaire
00:16:29qui met son annonce
00:16:29qui est responsable
00:16:30et la plateforme n'est pas...
00:16:31C'est un scandale.
00:16:32J'ai appelé combien de fois
00:16:33les pouvoirs publics
00:16:34à avoir notamment un rôle ?
00:16:35Nous, quand on met
00:16:36on manque une virgule
00:16:37sur une annonce,
00:16:38on est sanctionné
00:16:38par la DGCCRF.
00:16:40On dit que c'est
00:16:41la norme européenne
00:16:42qui fait que l'hébergeur
00:16:44n'est pas l'éditeur
00:16:45et l'hébergeur
00:16:45n'est pas responsable
00:16:46de l'édition
00:16:46qu'est le particulier
00:16:47qui met une annonce.
00:16:48Tant qu'on aura cette politique,
00:16:50on n'a pas de politique
00:16:50publique du logement.
00:16:52Pour pouvoir faire respecter
00:16:53une politique,
00:16:54il faut veiller
00:16:55à ce qu'elle soit contrôlée,
00:16:56appliquée et pénalisée.
00:16:58Nous, on est vertueux,
00:16:58on est pour la rénovation énergétique
00:17:00mais quand on voit
00:17:01des passoires thermiques
00:17:02qui se louent
00:17:03et notamment,
00:17:04certaines sont habitables
00:17:05mais d'autres ne le sont pas du tout
00:17:06ou même pas,
00:17:07ce sont des passoires thermiques
00:17:08c'est-à-dire de logements
00:17:08quasiment indécents,
00:17:10c'est inadmissible.
00:17:11Je crois qu'il n'y a pas
00:17:12de contrôle,
00:17:12notamment de cette politique
00:17:14du logement et de l'offre.
00:17:15Et il y a aussi
00:17:15de plus en plus,
00:17:16je le disais avant la publicité,
00:17:18de propriétaires,
00:17:19d'investisseurs,
00:17:20même des petits retraités
00:17:21parce que c'est vrai
00:17:22qu'on a tendance en France
00:17:23à diaboliser
00:17:24les méchants capitalistes,
00:17:25propriétaires,
00:17:26mais non,
00:17:26il y a des petits retraités
00:17:27qui ont envie
00:17:28d'un complément de retraite
00:17:29d'investir dans des studios
00:17:30et franchement,
00:17:31moi j'en entends plein
00:17:32autour de moi
00:17:33qui renoncent.
00:17:33C'est important,
00:17:34il y a une statistique
00:17:35que je cite
00:17:36qui date d'il y a 3 ans
00:17:38où 17% des propriétaires
00:17:40de logements
00:17:41classés G et F
00:17:43ont plus de 80 ans.
00:17:45Moi j'en ai dans ma clientèle
00:17:46et c'est leur petit
00:17:47complément de retraite,
00:17:48un petit artisan,
00:17:48un chauffeur taxé
00:17:49qui a un petit appartement
00:17:50qui lui sert
00:17:51de complément de retraite,
00:17:52une retraite par capitalisation,
00:17:54c'est vraiment le cas,
00:17:55et bien ils décident
00:17:56mais à mon âge
00:17:56je ne vais pas faire des travaux
00:17:57donc on décide de vendre
00:17:58et on provoque une attrition
00:17:59et finalement
00:18:00un encouragement
00:18:01chez les propriétaires
00:18:02avec une perte de confiance.
00:18:03Est-ce que Airbnb
00:18:04a fait du mal
00:18:05à votre profession ?
00:18:06Énormément,
00:18:06on voit la part des meublés
00:18:08dans les grandes villes françaises
00:18:09qui ont été multipliées
00:18:10par deux en 15 ans
00:18:11et notamment parce qu'on a accordé
00:18:12un statut fiscal
00:18:13plus avantageux
00:18:14pour la location Airbnb
00:18:16que la location vide.
00:18:17Vous prenez par exemple
00:18:18toutes les locations Airbnb
00:18:20qui sont inscrites
00:18:21sur les plateformes.
00:18:22Avant 2024,
00:18:24les plateformes de location
00:18:25sont exonérées
00:18:26de travaux
00:18:26de rénovation énergétique
00:18:28jusqu'en 2034.
00:18:29Merci le législateur,
00:18:31c'est inadmissible,
00:18:32c'est une honte.
00:18:33Mais par quel coup du sort
00:18:34le législateur décide
00:18:36de favoriser les Airbnb ?
00:18:37Vous savez,
00:18:39lors de l'élaboration de la loi,
00:18:40il y a une commission
00:18:41mixte paritaire
00:18:41où on va trouver
00:18:43un arrangement
00:18:44entre le Sénat
00:18:44et l'Assemblée nationale
00:18:45pour flécher la loi.
00:18:48Voilà.
00:18:48Donc c'est excellent.
00:18:49Depuis 2024,
00:18:50ça existe.
00:18:51Le monsieur propriétaire
00:18:52de l'Airbnb,
00:18:53il n'est pas assujetti
00:18:54aux travaux de rénovation énergétique
00:18:55si son appartement
00:18:56était déjà clé sur l'Airbnb
00:18:57avant provocation de la loi.
00:18:58Ça, on enquiquine quand même
00:18:59un peu les propriétaires,
00:19:00notamment dans les villes
00:19:01comme Paris
00:19:01où il y a l'encadrement
00:19:03des loyers.
00:19:04Alors il faut être raisonnable,
00:19:05c'est vrai,
00:19:05du côté des propriétaires aussi,
00:19:06mais on ne favorise pas.
00:19:09si je vous disais,
00:19:09on va le révéler prochainement,
00:19:10on vient de se rendre compte
00:19:11que finalement,
00:19:12les loyers de référence à Paris
00:19:13en matière d'encadrement
00:19:14des loyers,
00:19:15eh bien le loyer de référence
00:19:16sur Avenue Foch,
00:19:17il est inférieur
00:19:18à un appartement dans l'11e
00:19:19face à une salle de shoot.
00:19:20Vous allez chercher l'erreur.
00:19:22Voilà.
00:19:22Alors tant qu'on va avoir
00:19:23une politique d'encadrement
00:19:23de ce niveau-là,
00:19:24on va avoir du mal
00:19:25notamment à avoir
00:19:26une vraie politique
00:19:26du logement
00:19:27et d'accompagnement.
00:19:28Bon, Julien,
00:19:30j'espère que...
00:19:31Passer une annonce,
00:19:32c'est le moment
00:19:32sur Sud Radio.
00:19:33Non, non, non,
00:19:34on va demander Loïc.
00:19:36Loïc, qu'est-ce que vous pouvez
00:19:36faire une B1 ?
00:19:38Pour notre pauvre stagiaire.
00:19:40Alors c'est vrai
00:19:41ce qu'il a dit.
00:19:41On a une annonce,
00:19:43c'est 200 demandes.
00:19:44On ne passe même plus d'annonces.
00:19:45Eh bien évidemment,
00:19:46parce que...
00:19:47Il faut du piston,
00:19:48c'est ça ?
00:19:48Oui, mais voilà,
00:19:48mais même avec du piston,
00:19:49je dirais que c'est tous les jours.
00:19:51Nous, on est comme lui.
00:19:52Quand il fait des demandes partout,
00:19:53nous, on reçoit
00:19:54des demandes de partout.
00:19:55Donc voilà.
00:19:56Bon, bah vous en avez
00:19:56une de plus.
00:19:57Une de plus.
00:19:59Merci Loïc Quentin.
00:20:00Bon, bon courage Julien,
00:20:01on vous croisera dans les couloirs.
00:20:02Sinon, on peut demander
00:20:03à Patrick Roger,
00:20:03il y a une petite salle
00:20:04de réunion,
00:20:04il n'y a personne.
00:20:05J'ai demandé partout.
00:20:06Parce que que ce soit G ou F,
00:20:07de toute façon,
00:20:08moi je pense...
00:20:09Je plaisantez,
00:20:09vous pourriez habiter ici.
00:20:11On est dans une petite salle
00:20:12où se reposent
00:20:13les gens de la matinale
00:20:14avec la ligne.
00:20:19Merci à vous deux.
00:20:20A partir de 10h30,
00:20:21on recevra
00:20:22nos trois débatteurs
00:20:24de la journée.
00:20:24Puis on parlera évidemment
00:20:25des sujets ce matin
00:20:26qui font parler
00:20:27la tour Eiffel.
00:20:28Bon, ils n'aiment pas beaucoup
00:20:29les femmes manifestement,
00:20:30les groupes d'Hindou.
00:20:31Bon, ils se sont excusés,
00:20:32c'est peut-être une fausse polémique,
00:20:33mais je tiens à y revenir.
00:20:35Et puis,
00:20:35cette mauvaise nouvelle
00:20:36pour les élèves français
00:20:37de 15 ans,
00:20:38le classement PISA,
00:20:40on est en chute libre.
00:20:41On en parle.
00:20:420826 300 300
00:20:43sur Sud Radio.
00:20:45Sud Radio.
00:20:47Parlons vrai.
00:20:49Midi 14h,
00:20:51Sud Radio.
00:20:52La France dans tous ses états.
00:20:54Péricault les gaz.
00:20:5610h midi,
00:20:57Sud Radio.
00:20:58A vous de le dire,
00:20:59Stéphanie Demiru.
00:21:00A vous de le dire,
00:21:0110h31 sur Sud Radio
00:21:03et c'est l'heure
00:21:03de nos débats.
00:21:04J'accueille trois débatteurs
00:21:06comme chaque jour
00:21:07qui sont autour de la table
00:21:07pour commenter
00:21:08les sujets qui font parler
00:21:10la France ce matin.
00:21:12Jérôme Dubu,
00:21:13consultant politique
00:21:14et ancienne élu de Paris.
00:21:14Bonjour Jérôme.
00:21:16Louis Leroy,
00:21:17c'est une première je crois.
00:21:19Conseiller municipal d'Orsay
00:21:21dans l'Essonne.
00:21:22Soyez le bienvenu.
00:21:22Bonjour Louis.
00:21:23Merci.
00:21:23Et puis Julia Achat,
00:21:25conseillère municipale
00:21:26de Kingersheim en Alsace
00:21:28dans le Haut-Rhin
00:21:28qui va nous rejoindre
00:21:29dans quelques instants
00:21:30qui est coincé certainement
00:21:31dans les bouchons parisiens.
00:21:34Alors on va parler
00:21:36de plein de choses aujourd'hui.
00:21:37Évidemment,
00:21:37ce classement PISA,
00:21:39mauvais élève.
00:21:39Il n'y a pas eu de miracle.
00:21:40On baisse encore plus
00:21:41les élèves français.
00:21:43On en parle.
00:21:43On parlera aussi
00:21:44de cet épisode
00:21:45à la Tour Eiffel,
00:21:46les femmes invisibles
00:21:48parce qu'un groupe d'hindous
00:21:49ne souhaitait pas
00:21:50les croiser.
00:21:51Ça a fait beaucoup réagir
00:21:52et vous pouvez réagir.
00:21:53Vous aussi,
00:21:540826 300 300.
00:21:56Mais avant,
00:21:56comme chaque jour,
00:21:57c'est le zapping
00:21:58de Gilles Gangemanin.
00:21:59Sud Radio,
00:22:0010h midi,
00:22:01l'instant zapping.
00:22:02Je vais commencer
00:22:03par quelque chose
00:22:04d'anecdotique
00:22:05mais par un sourire.
00:22:06Ça fait du bien
00:22:07à notre époque.
00:22:08Oui, on en veut.
00:22:08Alors ça a été remarqué
00:22:09par de nombreux internautes.
00:22:11C'est passé à la messe du dimanche,
00:22:13vous savez,
00:22:13qui est diffusée
00:22:14par France Télévisions.
00:22:15Et ils ont,
00:22:16les internautes,
00:22:17repéré ce prêtre.
00:22:18Vous allez voir,
00:22:19il parle comme Emmanuel Macron.
00:22:21Il a la même diction
00:22:23qu'Emmanuel Macron.
00:22:25C'est la reconversion
00:22:26qui s'annonce.
00:22:26C'est assez drôle.
00:22:27Écoutez bien.
00:22:28Peut-être à l'instant même,
00:22:31Christ se cache avec vous
00:22:34dans cette obscurité.
00:22:37Et sachez-le bien,
00:22:38c'est pour vous
00:22:39et avec vous
00:22:41que tout à l'heure
00:22:41nous avons chanté.
00:22:44Le bras du Seigneur est fort.
00:22:46Le bras du Seigneur se lève.
00:22:48Je vivrai pour vous.
00:22:51Avec vous.
00:22:52Nous en sommes tous convaincus.
00:22:57Aussi, frères et sœurs,
00:22:59tenons.
00:23:01Jusqu'au bout.
00:23:02Alors,
00:23:03franchement,
00:23:03Gilles,
00:23:04vous me faites plaisir.
00:23:05Ça fait des années,
00:23:06ça fait dix ans
00:23:07que je dis
00:23:07qu'Emmanuel Macron
00:23:08parle comme mon curé.
00:23:09Quand j'étais à la messe
00:23:11en Alsace,
00:23:11il parlait comme ça.
00:23:12Et c'est vrai
00:23:13qu'il a un ton de curé.
00:23:14Donc,
00:23:14je suis contente
00:23:15que vous ayez dégoté le...
00:23:17Non,
00:23:17mais c'est incroyable.
00:23:18C'est vrai qu'on a tous
00:23:18beaucoup riches
00:23:19dans ce studio.
00:23:20Il y a la même sonorité,
00:23:22la même voix.
00:23:23Si j'étais méchant,
00:23:24je dirais que le fond
00:23:24est quand même plus profond.
00:23:26Ah oui,
00:23:26dans ce qu'il dit,
00:23:27oui.
00:23:28Vous ne trouvez pas
00:23:28qu'Emmanuel Macron
00:23:29parle comme un serment d'église ?
00:23:32Il prêche depuis des années.
00:23:33Il prêche depuis des années,
00:23:34absolument.
00:23:35C'est drôle.
00:23:36Il faut reconnaître
00:23:37qu'il a convaincu
00:23:38à deux reprises.
00:23:39C'est vrai.
00:23:40Vous voyez comme quoi.
00:23:40Donc,
00:23:40la prêche n'était pas inutile.
00:23:42Alléluia.
00:23:43C'est assez drôle.
00:23:44Alors,
00:23:44si vous êtes boomer,
00:23:46vous avez connu
00:23:46les cabines téléphoniques.
00:23:47J'imagine que vous avez connu ça,
00:23:49Jérôme.
00:23:50Il y a des boomers ici.
00:23:50Pourquoi vous retournez ?
00:23:51C'est une belle perte.
00:23:53Oui,
00:23:54vous avez connu
00:23:54les cabines téléphoniques.
00:23:56Vous avez connu les boomers.
00:23:57Vous voyez aussi quand même.
00:23:59Oui,
00:23:59vous savez,
00:24:00vous mettez des pièces de 5
00:24:01ou de 1 franc.
00:24:02Je sais, moi.
00:24:03Puis vous voyez les pièces
00:24:04tombées à fur et à mesure.
00:24:05Puis après,
00:24:06il y a eu la carte.
00:24:07Eh bien,
00:24:07à Londres,
00:24:08il y a les fameuses cabines rouges
00:24:10aussi qui commencent à disparaître.
00:24:12Il y a un petit malin
00:24:13qui a trouvé une astuce.
00:24:15Vous allez voir
00:24:16parce qu'il y a une règle
00:24:17de loi là-bas
00:24:18pour maintenir les cabines
00:24:20et il utilise ça.
00:24:21Écoutez.
00:24:24Ce Britannique
00:24:25s'est lancé un défi,
00:24:27sauver les vieilles cabines téléphoniques
00:24:29menacées de disparition
00:24:30au Royaume-Uni.
00:24:31Alors,
00:24:31il parcourt des centaines de kilomètres
00:24:34pour appeler depuis la cabine
00:24:35car pour qu'elles soient conservées,
00:24:37il faut un minimum
00:24:38de 52 appels
00:24:39passés chaque année.
00:24:41Il a par exemple
00:24:42enchaîné les coups de fil
00:24:43dans ce téléphone public
00:24:44d'un village écossais.
00:24:50Une façon de préserver
00:24:51un patrimoine unique
00:24:53mais aussi
00:24:53de garantir l'accès
00:24:54à la téléphonie
00:24:55pour certaines zones isolées.
00:24:59Alors,
00:24:59il fait toutes les cabines,
00:25:00il passe 52 appels
00:25:01et comme c'est la loi,
00:25:04du coup,
00:25:04la cabine n'est pas...
00:25:05Je trouve ça génial.
00:25:07Qu'est-ce qu'il fait,
00:25:08ce monsieur,
00:25:08dans la vie ?
00:25:09Je ne sais pas.
00:25:10S'il passe son temps
00:25:12à retrouver des cabines
00:25:13téléphoniques
00:25:13pour les sauver ?
00:25:14C'est un reportage d'AMC
00:25:15et donc,
00:25:16il passe sa journée
00:25:18à noter les cabines
00:25:19qu'il fait.
00:25:20Il est d'utilité publique,
00:25:21ce monsieur.
00:25:21C'est vrai que les cabines rouges
00:25:23sont belles.
00:25:24C'est des actualités
00:25:25au milieu de la nôtre.
00:25:26Il appelle qui ?
00:25:27On peut savoir qui il appelle
00:25:28parce que ça...
00:25:29Les gens qui conservent
00:25:30les téléphoniques...
00:25:31Il passe 52 appels
00:25:34et comme il y a 52 appels,
00:25:36elle les fait détruite.
00:25:37Vous étiez à Londres.
00:25:39C'est pour ça
00:25:39que vous allez régulièrement
00:25:40à Londres.
00:25:41En fait, vous faites ça.
00:25:42Reportage d'AMC
00:25:43à vos heures perdues.
00:25:43Moi, je trouve qu'il y a
00:25:44des gens comme ça
00:25:45qui veulent sauver
00:25:45une partie du patrimoine
00:25:47et qui sont des particuliers
00:25:49qui ont envie
00:25:50que les choses comme ça
00:25:51restent.
00:25:51Moi, je trouve ça
00:25:52admirable.
00:25:52C'est vrai que celles
00:25:53qui sont à Londres,
00:25:54elles valent le coup
00:25:55d'être sauvées.
00:25:56Les nôtres,
00:25:57ça peut se discuter.
00:25:58Non, c'est pas terrible.
00:25:59Un peu grise,
00:26:01tristounes.
00:26:01Métallique, un peu.
00:26:02Oui, oui.
00:26:03C'est moche.
00:26:03Oui, on va faire connaissance
00:26:05puisque c'est votre première
00:26:07petit bisuitage.
00:26:08Est-ce que vous lisez
00:26:09les avis
00:26:10quand vous allez
00:26:10dans un restaurant ?
00:26:11Ça m'arrive.
00:26:12Ça vous influence ou pas ?
00:26:14Non, à part si la note
00:26:15est très mauvaise.
00:26:16Mais en général,
00:26:17je regarde.
00:26:17Puis maintenant,
00:26:18à l'heure de l'intelligence
00:26:19artificielle,
00:26:20c'est vrai que moi,
00:26:20j'ai pris l'habitude
00:26:21notamment cet été
00:26:21de demander à chaque GPT
00:26:22autour de moi
00:26:24quels étaient les restaurants
00:26:25les mieux notés.
00:26:26Il n'est pas toujours bon,
00:26:26je trouve.
00:26:27Il n'est pas super là-dessus.
00:26:28dans l'organisation
00:26:28un peu de la journée.
00:26:30L'autre jour,
00:26:30on a atterri
00:26:31dans une brasserie affreuse
00:26:32avec un néon.
00:26:32On était seuls
00:26:33avec mes copines.
00:26:34Non, on ne se laissait pas.
00:26:35Parce que vous aussi,
00:26:35vous regardez sur chaque GPT.
00:26:37Pourquoi pas ?
00:26:38C'est triste.
00:26:39Autant demander
00:26:39à quelqu'un du coin.
00:26:40Il n'y avait personne
00:26:41là-bas.
00:26:42J'étais à Paris.
00:26:44Quelqu'un du coin.
00:26:45Demandez-moi,
00:26:46je suis de Paris.
00:26:47Ok.
00:26:48En tout cas,
00:26:49il y a des restaurateurs
00:26:49bretons.
00:26:51Vous savez que la Bretagne
00:26:52aime bien se révolter.
00:26:55Ils ont décidé
00:26:56de se révolter
00:26:57contre ce système
00:26:58et ils l'ont fait
00:26:59en chanson.
00:27:00Toujours un reportage
00:27:01d'Amcisse.
00:27:02Baptiste est à la tête
00:27:03de ce bar à poissons
00:27:04ouvert début 2025
00:27:05après de gros travaux
00:27:06de rénovation.
00:27:07Cet établissement
00:27:07représente beaucoup
00:27:08pour lui et son équipe
00:27:09et ils ont un combat commun
00:27:10qu'ils partagent
00:27:11en musique.
00:27:12On va parler des étoiles.
00:27:14Celles qui font mal
00:27:15au moral.
00:27:17Les étoiles
00:27:18des avis Google,
00:27:19fléaux des restaurateurs,
00:27:20surtout quand ils sont négatifs
00:27:21et Baptiste y est parfois
00:27:22confronté
00:27:23comme avec cette cliente.
00:27:24Elle est déçue
00:27:24et des quantités
00:27:25et de la qualité.
00:27:27et puis elle nous envoie
00:27:27une photo
00:27:29assassine
00:27:29en ayant par ailleurs
00:27:31tout mangé.
00:27:31Ce qu'on aurait aimé
00:27:32c'est qu'elles puissent nous dire
00:27:33qu'on discute,
00:27:34qu'on s'excuse.
00:27:35Pour en montrer l'impact,
00:27:36ils ont décidé de répondre
00:27:36avec le sourire
00:27:37grâce à ce clip
00:27:38publié sur leurs réseaux sociaux.
00:27:46Car une note d'une étoile
00:27:47est encore plus
00:27:48si elle est infondée
00:27:49à de vraies conséquences.
00:27:50C'est une sorte de dictature
00:27:51qui est en ligne
00:27:52sur laquelle on a assez peu la main.
00:27:53Ça nous impacte commercialement
00:27:54parce que ça fait baisser
00:27:55notre note sur Google,
00:27:57sur TripAdvisor.
00:27:58Je pense que le plus important,
00:27:59ça impacte directement
00:28:00notre moral,
00:28:01le moral de l'équipe.
00:28:02Alors ce que veulent
00:28:03ces restaurateurs,
00:28:04au-delà du clin d'œil
00:28:06de la chanson,
00:28:06c'est venez-nous le dire.
00:28:11À vous de le dire.
00:28:12À vous de le dire.
00:28:13À vous de venir dire
00:28:15c'était pas bon,
00:28:17on n'a pas aimé ça.
00:28:18Et comme ça,
00:28:19à la fois on peut se corriger
00:28:20parce que mettre un avis,
00:28:22ça reste aussi vos goûts.
00:28:24Peut-être il y a eu
00:28:24un problème en cuisine.
00:28:25Exactement,
00:28:26je suis assez d'accord avec eux,
00:28:27c'est dur ces amis.
00:28:27Et donc venez dialoguer avec nous,
00:28:29ils veulent que,
00:28:30en tout cas ces restaurateurs bretons,
00:28:32qu'on remette le dialogue
00:28:34et non plus qu'on se veut
00:28:37vengent comme ça
00:28:38sur les réseaux sociaux.
00:28:39Moi je trouve que c'est...
00:28:40Oh, vous n'êtes pas convaincu Jérôme.
00:28:41Moi je trouve que c'est une belle démarche.
00:28:42Alors oui,
00:28:43ils ont l'air assez sympathiques,
00:28:44ouverts, etc.
00:28:45Mais il y a un certain nombre
00:28:46de restaurateurs,
00:28:46si vous leur dites la moindre chose
00:28:48sur ce qu'ils ont servi,
00:28:50vous vous faites ramasser.
00:28:51Dans ce cas-là,
00:28:51vous mettez un avis.
00:28:52Oui, mais moi je n'ai pas envie
00:28:53d'avis non plus
00:28:54parce qu'effectivement
00:28:55c'est contre-productif.
00:28:56Donc il n'y a pas de solution
00:28:57parce que quand vous essayez
00:28:58d'avoir un dialogue,
00:29:00c'est un crime de laisse-mais-gesté,
00:29:02c'est tout juste
00:29:03si on a le droit de leur parler
00:29:04parce que ce sont des stars.
00:29:06Pas toutes,
00:29:06mais bon, bref.
00:29:07Et puis si vous mettez
00:29:08un commentaire négatif,
00:29:10là vous les assassinez.
00:29:11Donc c'est compliqué.
00:29:12En même temps,
00:29:13cette culture de la vie...
00:29:14Bonjour Julia.
00:29:15Bonjour,
00:29:15Navré pour le retard.
00:29:17Vous avez été le meilleur.
00:29:18C'est terrible.
00:29:19Bah oui,
00:29:19je m'en doute,
00:29:20mais je l'ai écouté à distance quand même
00:29:21pour être au fait des sujets.
00:29:23Moi sur le sujet en question,
00:29:25je pense que c'est tellement plus facile
00:29:26d'être critique derrière un écran
00:29:27et via des commentaires
00:29:28sur les réseaux
00:29:29qu'effectivement
00:29:30de faire la démarche,
00:29:31d'aller voir le propriétaire
00:29:32et le regarder dans les yeux
00:29:33en lui disant
00:29:33ton plat,
00:29:33il n'était pas bon.
00:29:34Après,
00:29:34il y a souvent des bons avis aussi.
00:29:36Aussi.
00:29:37Voilà.
00:29:37Mais on peut s'interroger
00:29:39sur cette culture de la vie.
00:29:41Moi je vois maintenant
00:29:41même les médecins
00:29:42ont leur avis.
00:29:44Vous voyez,
00:29:44je ne sais pas
00:29:45si c'est pertinent
00:29:46d'avoir...
00:29:47Les commerces,
00:29:48les entreprises.
00:29:49Méfiez-vous,
00:29:49on va mettre un avis
00:29:50sur l'émission.
00:29:51Qu'est-ce que ça ?
00:29:51Ça va faire très mal.
00:29:52Ils ne vont pas se gêner.
00:29:53Vous savez,
00:29:54non.
00:29:54Et en même temps,
00:29:55c'est utile aussi pour nous
00:29:56les consommateurs
00:29:56de regarder les commentaires.
00:29:58Ça évite parfois
00:29:59d'avoir des déceptions
00:30:00et pour le coup,
00:30:01moi c'est vrai que
00:30:01dès lors où le service
00:30:02n'est pas bon,
00:30:03je sors la menace
00:30:04de « je vais vous laisser
00:30:04un mauvais commentaire
00:30:05et puis vous vous arrangerez avec ça ».
00:30:06Oui, c'est pas un peu facile ça ?
00:30:08Non,
00:30:08parce que du coup,
00:30:09j'ai fait la démarche
00:30:09d'aller leur dire en face
00:30:10et effectivement,
00:30:11quand vous avez quelqu'un
00:30:11qui ne veut pas entendre
00:30:13la critique,
00:30:14il vaut mieux prévenir
00:30:15les autres consommateurs.
00:30:16C'est compliqué de consommer,
00:30:17d'aller au restaurant.
00:30:18Il vaut mieux qu'au regard
00:30:19de la situation économique actuelle
00:30:21que les gens,
00:30:21quand ils vont au restaurant,
00:30:22puissent aller dans un bon restaurant.
00:30:23La meilleure flamencuche d'Alsace,
00:30:25elle est où ?
00:30:26Elle est à Kingersheim.
00:30:28Je ne connaissais pas cette adresse.
00:30:30Je vous préviens,
00:30:31ne racontez pas de bêtises,
00:30:32je vous connaissais bien le coin.
00:30:34Je vous viendrai
00:30:34et avec plaisir,
00:30:35je vous ferai attester
00:30:36la meilleure flamencuche.
00:30:40J'avoue par exemple
00:30:41que les restaurants,
00:30:42c'est systématique.
00:30:43Je regarde systématiquement
00:30:44les avis quand je ne connais pas.
00:30:46Ah oui ?
00:30:47Ça vous étonne Jérôme ?
00:30:48Oui, ça m'étonne.
00:30:49Ah bon, pourquoi ?
00:30:50C'est subjectif.
00:30:53Non, en général,
00:30:54vous voyez,
00:30:54quand vous avez un 4 sur 5,
00:30:564 sur 8,
00:30:57vous êtes en dessous de 3,5,
00:30:58pareil pour les films
00:31:00sur Netflix ou ailleurs.
00:31:02Ah bon,
00:31:02mais vous n'avez pas d'avis
00:31:03alors dans la vie ?
00:31:04Si, bien sûr,
00:31:05je me le fais après.
00:31:06Oh bah si,
00:31:06vous savez,
00:31:07j'ai des avis,
00:31:07bien tranché,
00:31:08même plutôt parfois.
00:31:09Non mais en tout cas,
00:31:10les restaurateurs,
00:31:11il faudra qu'ils soient
00:31:11un petit peu modérés
00:31:12quand on leur adresse
00:31:13une petite critique.
00:31:15Voilà.
00:31:16Vous avez eu
00:31:16des mauvaises expériences,
00:31:17je sens.
00:31:18Louis, alors vous,
00:31:18les avis ?
00:31:19Non, moi j'ai la chance
00:31:20d'habiter sur un territoire
00:31:21où il n'y a que
00:31:21des bons restaurants
00:31:22et la version moins numérique
00:31:23des avis,
00:31:25c'est...
00:31:25On est saine,
00:31:26alors c'est,
00:31:26sur le plateau de Sacré,
00:31:27on n'a que des restaurateurs
00:31:28formidables,
00:31:29bien fréquentés.
00:31:31Il n'y a pas de McDo
00:31:32et tant mieux
00:31:33et donc ça fait marcher
00:31:34le petit restaurateur
00:31:35du coin
00:31:35et puis la version
00:31:36moins numérique
00:31:37de tout ça,
00:31:38c'est souvent de regarder
00:31:38si le restaurant
00:31:39est fréquenté.
00:31:40C'est vrai que quand
00:31:40nos restaurants
00:31:41sont côte à côte,
00:31:41en général,
00:31:42on a tendance à dire
00:31:42bon,
00:31:43on va aller dans celui
00:31:43où il y a le plus de monde,
00:31:44c'est celui qui doit avoir
00:31:44une meilleure réputation,
00:31:45parfois à tort,
00:31:46sans doute d'ailleurs.
00:31:47Bon,
00:31:48messieurs,
00:31:48dames,
00:31:49dans quelques instants,
00:31:49est-ce que c'est acceptable
00:31:50qu'un lieu public en France
00:31:52refuse une demande
00:31:53visant à invisibiliser les femmes ?
00:31:55C'est ce qui s'est passé
00:31:56à la Tour Eiffel,
00:31:57ça a fait beaucoup parler.
00:31:58Alors,
00:31:58est-ce que c'est une fausse polémique
00:31:59parce que ce groupe d'hindous,
00:32:01en l'occurrence,
00:32:01s'est excusé entre-temps
00:32:03ou est-ce que c'est un énième
00:32:05renoncement à nos valeurs ?
00:32:06Parfois,
00:32:07eh bien,
00:32:07on n'est pas si ferme que cela.
00:32:09En tout cas,
00:32:10donnez-nous votre avis,
00:32:11à vous de le dire,
00:32:120800 26 300 300.
00:32:14A tout de suite sur Sud Radio.
00:32:16Sud Radio,
00:32:18parlons vrai.
00:32:2010h midi,
00:32:21Sud Radio,
00:32:22à vous de le dire,
00:32:23Stéphanie Demiru.
00:32:24À vous de le dire,
00:32:25avec mes trois débatteurs du jour,
00:32:27Jérôme Dubu,
00:32:28Julia Achat,
00:32:29Louis Leroy,
00:32:30est-ce que c'est acceptable
00:32:31qu'un lieu public en France
00:32:33refuse une demande
00:32:34visant à invisibiliser les femmes ?
00:32:37C'est pourtant ce qui s'est passé
00:32:38à la Tour Eiffel,
00:32:39c'était samedi dernier.
00:32:41Ces employés féminines,
00:32:42en l'occurrence,
00:32:43disent avoir été invités
00:32:44à quitter leur poste,
00:32:45à ne pas apparaître,
00:32:46pendant la visite privée
00:32:48d'une centaine de membres
00:32:49d'un groupe religieux hindou.
00:32:51Alors,
00:32:51certaines auraient même été
00:32:52remplacées par les hommes.
00:32:54Alors,
00:32:55c'est vrai que la polémique
00:32:56a tout de suite enflé,
00:32:58mais elle retombe un petit peu
00:33:00parce que la direction
00:33:01a présenté ses excuses
00:33:03dans la direction
00:33:03de la Tour Eiffel.
00:33:04Et le groupe hindou aussi,
00:33:06il ne voulait blesser personne.
00:33:08Il n'empêche,
00:33:09c'est vrai qu'on peut
00:33:10quand même se poser la question
00:33:12est-ce que c'est un énième
00:33:13renoncement à nos valeurs,
00:33:15à nos cultures,
00:33:15d'avoir toujours finalement
00:33:16le réflexe de dire
00:33:17ah bah oui,
00:33:18on s'efface.
00:33:19Est-ce que nous,
00:33:20il nous viendrait à l'esprit
00:33:21de ne pas respecter
00:33:23les traditions
00:33:24quand on va en Inde,
00:33:25quand on visite le Taj Mahal ?
00:33:26J'imagine que non.
00:33:28Jérôme Dubu,
00:33:29que vous inspire cette histoire ?
00:33:31Écoutez,
00:33:32moi je cherche la responsabilité
00:33:34dans cette affaire.
00:33:34J'ai bien vu ce qui s'était passé,
00:33:36c'est un groupe assez intégriste,
00:33:38si j'ai bien compris.
00:33:40À la limite de la secte,
00:33:41en effet.
00:33:41Effectivement,
00:33:42donc ils ont exigé
00:33:43un certain nombre de choses
00:33:44et la société d'exploitation
00:33:45de la Tour Eiffel
00:33:46qui dépend de la ville de Paris
00:33:47parce que le président
00:33:48est le maire de Paris-Centre,
00:33:51Ariel Veil,
00:33:51donc ce n'est pas un inconnu,
00:33:53c'est un élu,
00:33:55avec un conseil d'administration,
00:33:57il y a un règlement intérieur,
00:33:58etc.
00:33:58Donc moi je cherche
00:34:00à savoir maintenant
00:34:01qui a autorisé.
00:34:03Voilà.
00:34:04C'est ça qui m'intéresse.
00:34:05Parce qu'une fois de plus,
00:34:06on va nous dire
00:34:07mais il n'y a pas de responsable
00:34:08dans cette affaire.
00:34:09Vous allez voir,
00:34:10circuler,
00:34:11il n'y a rien à voir,
00:34:12personne n'a donné l'autorisation,
00:34:13ce n'est pas le président,
00:34:14ce n'est pas la directrice générale,
00:34:16ce n'est pas le directeur général,
00:34:17ce n'est personne,
00:34:18ce n'est pas le responsable
00:34:19de l'exploitation.
00:34:20Donc moi c'est ça
00:34:21La Tour Eiffel,
00:34:22je crois que c'est un établissement privé,
00:34:23mais avec quand même
00:34:24une partie publique,
00:34:26c'est bien ça.
00:34:26C'est la société d'exploitation
00:34:27de La Tour Eiffel,
00:34:28donc c'est la ville de Paris.
00:34:29Oui.
00:34:30Avec le maire de Paris-Centre
00:34:33qui est à Riel Veil,
00:34:34donc qui est responsable
00:34:36de cette affaire.
00:34:37Et qui a entassé ?
00:34:38C'est la deuxième question
00:34:40qu'il faut se poser.
00:34:41Parce que bien évidemment,
00:34:42si vous avez regardé les images,
00:34:44j'en ai vu beaucoup
00:34:45en préparant le zapping,
00:34:46il y avait toute une manifestation,
00:34:49il était soulevé sur un trône,
00:34:52il y a eu des danses indiennes,
00:34:54donc le quartier a été bouclé.
00:34:56Non mais c'est pour ça
00:34:56que personne ne pouvait
00:34:58ne pas savoir.
00:35:00Donc maintenant,
00:35:00il faut savoir
00:35:01qui est responsable
00:35:02et faire en sorte
00:35:03que ça ne se reproduise plus.
00:35:05Non mais c'est le problème
00:35:07mille fois aligné
00:35:08avec ce que vous dites,
00:35:09la responsabilité,
00:35:10il y a bien quelqu'un
00:35:10qui a pris la décision
00:35:11de tolérer ça.
00:35:13Moi, quand j'entends
00:35:13qu'ils se sont excusés
00:35:15et que j'entends ce matin
00:35:16au micro de France Inter,
00:35:18Edouard Philippe,
00:35:18qui dit
00:35:18« Faut avouer à moitié pardonné »,
00:35:21ben non.
00:35:21Non, non, ben non,
00:35:22ce n'est pas pardonnable.
00:35:23Je veux dire,
00:35:23il y a eu une tentative
00:35:24d'invisibiliser des femmes.
00:35:26Paradoxalement,
00:35:27on a un débat public
00:35:28qui nous dit que
00:35:28en plus les femmes
00:35:29qui s'invisibilisent
00:35:31via le voile,
00:35:32ce n'est pas bien non plus.
00:35:33Donc en fait,
00:35:33on est toujours en train
00:35:34de nous mettre
00:35:34face à des injonctions
00:35:35en plus contradictoires,
00:35:36nous les femmes,
00:35:37et on est là en train
00:35:38de nous expliquer
00:35:38qu'ils se sont excusés
00:35:39alors on va passer
00:35:40à autre chose
00:35:40et puis en plus
00:35:41on sent bien
00:35:41que la pression médiatique
00:35:43aussi redescend
00:35:44alors que non, non,
00:35:44il y a bien eu
00:35:45une prise de décision
00:35:46qui avait pour but
00:35:47d'aller en tout cas
00:35:48dans le sens
00:35:49d'une philosophie,
00:35:51vous l'avez évoquée,
00:35:52vous avez dit le mot,
00:35:52intégriste
00:35:53et qui vise à cacher les femmes,
00:35:55à les remplacer par des hommes.
00:35:56Enfin, je veux dire,
00:35:57on est en train de revenir
00:35:57à un âge...
00:35:58Oui, mais que eux essayent,
00:36:01c'est un groupe,
00:36:01on l'a dit,
00:36:02proche quand même
00:36:03d'une secte,
00:36:04qu'ils essayent
00:36:05qu'ils aient leurs coutumes,
00:36:06leurs traditions,
00:36:06c'est une chose,
00:36:07mais enfin que nous,
00:36:07on opte en père,
00:36:08c'en est une autre.
00:36:09Je le disais,
00:36:10est-ce que nous,
00:36:11ça nous viendrait à l'esprit
00:36:11de ne pas suivre
00:36:12les coutumes d'un pays ?
00:36:15J'imagine que vous allez
00:36:15dans certains pays,
00:36:16on vous demande
00:36:17de vous voiler.
00:36:18Alors, c'est votre choix
00:36:19de ne pas le faire,
00:36:20vous n'allez pas dans le pays,
00:36:21mais en général,
00:36:22en tout cas,
00:36:23moi j'essaye de respecter
00:36:24les lois du pays
00:36:25dans lequel je vais,
00:36:26je me rends en vacances
00:36:28ou autre,
00:36:28Louis-Laurent ?
00:36:29Non, mais trois choses,
00:36:30la première,
00:36:30c'est que je suis d'accord,
00:36:31ça pose la question
00:36:31de la responsabilité,
00:36:32voilà,
00:36:33s'excuser,
00:36:33c'est très bien,
00:36:34mais moi je pense
00:36:34que le mal est fait.
00:36:36La deuxième chose,
00:36:37au-delà de qui sont
00:36:38ces personnes
00:36:39qui sont venues
00:36:40visiter la tour Eiffel,
00:36:41peu importe d'ailleurs
00:36:42ce qu'elles pensent,
00:36:44elles ont le droit
00:36:45de le penser,
00:36:46mais quand elles viennent en France,
00:36:47elles ont le devoir
00:36:47de respecter ce que nous sommes,
00:36:49de respecter nos règles,
00:36:50et la première,
00:36:51c'est que les femmes
00:36:51sont l'égale des hommes,
00:36:56qui vont venir nous expliquer
00:36:57que nous ne sommes pas bienveillants,
00:36:59que nous n'accueillons pas l'autre,
00:37:00mais vous l'avez dit,
00:37:01moi quand je vais
00:37:02dans un pays étranger,
00:37:03je respecte les usages du temple.
00:37:04C'est toujours
00:37:05sa petite musique
00:37:05de la tolérance.
00:37:07Bien sûr.
00:37:07Serge, bonjour,
00:37:09vous nous appelez de Paris,
00:37:11vous souhaitiez réagir Serge,
00:37:12est-ce que vous avez été choqué,
00:37:13vous,
00:37:14ou c'est une fausse polémique ?
00:37:16Alors, pour moi,
00:37:18c'est plusieurs choses.
00:37:19Premièrement,
00:37:20que ce groupe demande,
00:37:22il peut demander ce qu'il veut,
00:37:23il aurait pu demander
00:37:25même un pompon
00:37:25sur la tour Eiffel.
00:37:27L'idée,
00:37:27c'est que,
00:37:28si j'ai bien compris,
00:37:29il y a eu une réservation.
00:37:31La réservation,
00:37:32parce que si ça avait été le cas
00:37:34où on demande tout de suite
00:37:35est-ce que je peux avoir ça,
00:37:37alors là,
00:37:38les responsables,
00:37:39ils disent,
00:37:39j'en sais rien,
00:37:41vu qu'il y a un groupe,
00:37:42je vais faire de l'argent,
00:37:43je dis oui,
00:37:44mais si les rues ont été bloquées,
00:37:46c'est que ça a été préparé en avance.
00:37:47Oui, c'est ça.
00:37:48Ça a été préparé en avance.
00:37:49À ce moment-là,
00:37:50les responsables auraient dû dire non,
00:37:52de dire,
00:37:53attendez,
00:37:53je vais voir,
00:37:54et je ne fais pas,
00:37:56mais ils peuvent demander
00:37:57ce qu'ils veulent.
00:38:00Le grave,
00:38:01c'est que ça a été accepté.
00:38:03Et que c'est un bâtiment public.
00:38:05Et que c'est un bâtiment public.
00:38:07Et pas n'importe lequel.
00:38:08Ça n'aurait pas dû être accepté,
00:38:09mais ils auraient pu demander,
00:38:11moi,
00:38:11j'en sais rien,
00:38:12n'importe quoi.
00:38:13Et on leur dit,
00:38:14ben non,
00:38:15oui,
00:38:15la demande est recevable,
00:38:17enfin,
00:38:18elle est acceptable,
00:38:18mais on ne peut pas l'accepter.
00:38:21Voilà.
00:38:21Ce qui vous choque,
00:38:24monsieur,
00:38:24c'est que ça soit la tour Eiffel,
00:38:26ou si,
00:38:26par exemple,
00:38:27moi,
00:38:28je suis patron d'un palace à Paris,
00:38:30et on me demande
00:38:31d'avoir qu'un étage réservé aux hommes
00:38:34parce que je loue tout un étage,
00:38:37est-ce que ça vous choquerait,
00:38:38moi ?
00:38:39Non,
00:38:39moi,
00:38:39ça ne me choque pas.
00:38:40Il y a bien des magasins
00:38:41qui se privatisent
00:38:43pour les princesses saoudiennes.
00:38:46Ouais.
00:38:46Eh ben,
00:38:46ça se privatise le dimanche après-midi
00:38:48ou le samedi,
00:38:49ou j'en sais rien.
00:38:50Et là,
00:38:50il n'y a pas d'hommes.
00:38:51Et il n'y a pas d'hommes,
00:38:52ou il n'y a pas de chien,
00:38:53ou il n'y a pas de chat,
00:38:54ou j'en sais rien,
00:38:54peu importe.
00:38:55Le gars,
00:38:56il privatise,
00:38:56il fait ce qu'il veut.
00:38:57Vous avez raison,
00:38:58parce que,
00:38:58d'une certaine manière,
00:38:59la République est laïque.
00:39:00En l'occurrence,
00:39:01c'est un bâtiment public.
00:39:02C'est la Tour Eiffel
00:39:03qui vous gêne dans l'histoire.
00:39:04C'est un bâtiment public
00:39:06et qui est géré par le maire
00:39:08ou par un organisme public.
00:39:10Et l'organisme public,
00:39:11il va pouvoir dire
00:39:12non,
00:39:13ce n'est pas possible,
00:39:15on ne peut pas le faire.
00:39:16Maintenant,
00:39:17vous louez une salle
00:39:18et dans la salle,
00:39:19vous n'avez que des hommes.
00:39:21On fait,
00:39:21si c'est une salle privée,
00:39:23eh ben,
00:39:23l'entreprise a choisi
00:39:25cette solution,
00:39:26on peut le faire.
00:39:28Moi,
00:39:28ce qui me choque,
00:39:29ce n'est pas qu'il est demandé.
00:39:31Moi,
00:39:31ce qui me choque,
00:39:31c'est que ça a été accepté.
00:39:33Bien sûr.
00:39:34Louis Leroy,
00:39:35c'est vrai qu'il a raison,
00:39:36Serge,
00:39:37c'est le principe de laïcité
00:39:39qui règne en République.
00:39:40bien sûr,
00:39:40la République est laïque
00:39:41et la France est chrétienne
00:39:42et nous avons une identité,
00:39:43nous avons des valeurs
00:39:44qu'il faut défendre.
00:39:45Ce n'est pas dans la Constitution encore.
00:39:47Au-delà de la question
00:39:48de savoir si c'est un bâtiment public,
00:39:50un bâtiment privé
00:39:50ou que sais-je,
00:39:51on ne va pas rentrer
00:39:51dans un débat juridique,
00:39:52c'est le symbole de la France.
00:39:54La France,
00:39:54le pays le plus visité du monde.
00:39:55C'est paradoxal
00:39:56parce qu'on l'appelle
00:39:56la dame de fer
00:39:57dans des plaies
00:39:58à ces personnes qui sont là.
00:39:59Elle ne l'a pas été en l'occurrence.
00:40:01Mais au-delà de cette question-là,
00:40:02c'est la question de dire
00:40:04nous,
00:40:05nous avons des règles très simples.
00:40:06Nous accueillons tout le monde,
00:40:07nous respectons
00:40:08les croyances de tout le monde
00:40:09mais nous ne transigeons pas
00:40:10avec les valeurs fondamentales
00:40:11de la République
00:40:12que sont l'égalité
00:40:13entre les femmes
00:40:14et les hommes,
00:40:15la liberté
00:40:16et que nos lois,
00:40:17je dirais,
00:40:19ne peuvent pas s'adapter
00:40:20à des prescriptions religieuses.
00:40:22Je privatise Disney,
00:40:23je ne veux pas de femme Disney.
00:40:25Ça vous choque ou pas ?
00:40:26Oui, ça me choque.
00:40:27Bien sûr que ça me choque.
00:40:28Ce n'est pas la France.
00:40:28Attendez, ne parlez pas en même temps.
00:40:29Ce n'est pas la France.
00:40:30A la société d'exploitation,
00:40:31moi j'y ai siégé
00:40:32donc je sais très bien
00:40:33comment ça se passe.
00:40:34Il y a un règlement intérieur.
00:40:36Ce n'est pas la peine
00:40:37d'aller chercher la laïcité,
00:40:38la défense des grands mots.
00:40:39Non,
00:40:40il y a un règlement intérieur
00:40:41à la société d'exploitation
00:40:42de la Tour Eiffel
00:40:43qui interdit ce genre de choses.
00:40:45Donc ce règlement intérieur
00:40:47a été contourné par quelqu'un.
00:40:48Moi je veux savoir aujourd'hui,
00:40:50je demande à M. Ariel Veil,
00:40:52le Président,
00:40:53de faire toute la lumière
00:40:54sur cette affaire
00:40:55et de dire
00:40:55qui a commis cette faute,
00:40:57qui a donné cette autorisation
00:40:59contrairement au règlement intérieur
00:41:00de la société d'exploitation
00:41:02de la Tour Eiffel.
00:41:03C'est très simple.
00:41:03Mais vous verrez
00:41:04qu'on n'aura pas la réponse.
00:41:06Mais règlement intérieur
00:41:07ou pas réglement intérieur,
00:41:08on ne va pas ressortir la pyramide.
00:41:11Mais règlement intérieur
00:41:11ou pas réglement intérieur,
00:41:13ici c'est la France.
00:41:14Il y a des principes,
00:41:14il y a des règles,
00:41:15il y a des lois.
00:41:16La femme et les gammes de l'homme.
00:41:17On est d'accord.
00:41:19Le problème c'est qu'on a parfois
00:41:20une certaine mollesse
00:41:22sur ce genre de chose.
00:41:24Mais juridiquement,
00:41:26juridiquement,
00:41:27la société était couverte
00:41:28pour ne pas accepter ça.
00:41:30Oui, mais ils l'ont fait quand même.
00:41:32Mais vous verrez
00:41:32que nous n'aurons aucune réponse
00:41:33sur ce sujet.
00:41:34Courage, fuyons.
00:41:35Merci Serge d'avoir réagi
00:41:37sur l'antenne de Sud Radio.
00:41:38On poursuit nos débats
00:41:39dans quelques instants
00:41:40avec Jérôme Dubu,
00:41:41Julia, Achat, Louis, Leroy.
00:41:43On va parler de ce carton,
00:41:45pas carton rouge,
00:41:46mais enfin bulletin très mauvais
00:41:48en tout cas pour les élèves français
00:41:51ainsi que dans l'ensemble
00:41:52de l'OCDE.
00:41:53Le classement PISA
00:41:53vient de tomber.
00:41:55Il est sans appel.
00:41:56Le niveau,
00:41:57notamment en maths
00:41:58et en français,
00:41:59n'a jamais été aussi bas
00:41:59depuis 2000.
00:42:00Vous voulez réagir ?
00:42:010800-26-300-300.
00:42:04Sud Radio.
00:42:07Parlons vrai.
00:42:0810h midi.
00:42:09Sud Radio.
00:42:10À vous de le dire.
00:42:11Stéphanie Demiru.
00:42:14Sud Radio.
00:42:15À vous de le dire.
00:42:16Toujours en compagnie
00:42:16de Jérôme Dubu,
00:42:17Julia, Achat, Louis,
00:42:18Leroy en poursuit.
00:42:20Les débats qui vous font
00:42:21parler ce matin,
00:42:22en France,
00:42:23en l'occurrence,
00:42:24le classement PISA 2025
00:42:26qui vient de tomber.
00:42:27Bon, il n'y a pas eu de miracle.
00:42:28Sans appel.
00:42:29Il révèle le décrochage inédit
00:42:31des résultats des élèves français.
00:42:34Ça se mesure sur les élèves
00:42:35de 15 ans.
00:42:36Alors, l'ensemble de l'OCDE,
00:42:38ce n'est pas beaucoup mieux.
00:42:39Alors, ce qui pêche
00:42:40les scores en compréhension
00:42:41de l'écrit et en maths
00:42:43qui n'ont jamais été aussi bas
00:42:45depuis 2000
00:42:46dans les pays comparables.
00:42:48Bon, il n'y a pas eu de miracle.
00:42:50Vous êtes étonné ?
00:42:51Vous vous attendiez à mieux,
00:42:52Louis Leroy ?
00:42:53On utilise les mêmes effets.
00:42:55On est en train, je pense,
00:42:56de payer 40 ans,
00:42:58non pas d'une politique éducative,
00:43:00mais je pense d'une succession
00:43:01de politiques éducatives.
00:43:03d'ordre, de contre-ordre.
00:43:05Je pense qu'on en reviendra,
00:43:06mais vraiment que d'une seule manière.
00:43:08La plus simple,
00:43:08c'est celle de définir une méthode,
00:43:10une méthode de réorganisation,
00:43:11déjà, je pense,
00:43:12de l'éducation nationale
00:43:14et de toutes les strates
00:43:15qui viennent aujourd'hui l'empêcher.
00:43:17C'est bien évidemment
00:43:18le retour aux fondamentaux.
00:43:19Enfin, on ne redécouvre rien.
00:43:21On a l'impression
00:43:21de poser des lieux communs
00:43:23en disant ça.
00:43:24Mais que sont lire, écrire,
00:43:26compter, connaître l'histoire.
00:43:27C'est de revenir
00:43:28à un véritable système de notation.
00:43:30Moi, je veux bien
00:43:31les gommettes, les codes couleurs,
00:43:32mais je pense que ça n'a jamais
00:43:35véritablement permis
00:43:36de connaître les capacités
00:43:37d'un élève.
00:43:38Et donc, c'est une forme
00:43:39de nivellement par le bas.
00:43:40La deuxième chose,
00:43:41c'est le retour
00:43:42d'une école
00:43:44où l'autorité règne,
00:43:46où l'instruction
00:43:47des savoirs est maîtrisée.
00:43:49Ça passe par, oui,
00:43:50le retour de l'autorité
00:43:51dans une salle de classe.
00:43:52Ça passe par des professeurs
00:43:53mieux rémunérés.
00:43:54Parce que, bon, moi,
00:43:55je pense qu'on n'attire pas
00:43:56des mouches avec du vinaigre.
00:43:57À un moment,
00:43:57il faut revaloriser
00:43:59ses professeurs.
00:44:00Et c'est, bien évidemment,
00:44:01une école sanctuarisée
00:44:03où on retire un peu
00:44:04tout un tas de sujets
00:44:05qui n'ont pas lieu d'être.
00:44:07Un peu de politique
00:44:08et de politique politicienne,
00:44:10je dirais,
00:44:11qui sont mises à l'école
00:44:12pour revenir à des choses
00:44:13beaucoup plus fondamentales.
00:44:14Et il y a un dernier point,
00:44:15et c'est sans doute
00:44:16un des plus importants,
00:44:17ou en tout cas,
00:44:17ça va dans la continuité,
00:44:18c'est le retour
00:44:19d'une véritable politique
00:44:20d'orientation
00:44:22dès le collège.
00:44:24Aujourd'hui,
00:44:24il faut qu'on remette
00:44:25tout ça à plat
00:44:26pour pouvoir avoir
00:44:27quelque chose
00:44:27qui soit le plus simple
00:44:28et donc le plus efficient possible.
00:44:30Mais alors,
00:44:31quid du choc des savoirs ?
00:44:33Je me souviens,
00:44:33vous vous souvenez,
00:44:34un jeune ministre
00:44:35de l'éducation,
00:44:36Gabriel Attal,
00:44:37lors du dernier classement PISA
00:44:39qui était déjà désastreux,
00:44:40qui nous a sorti
00:44:41le choc des savoirs,
00:44:43la fin du tabou
00:44:44du redoublement,
00:44:45le groupe de niveau
00:44:45en français,
00:44:46en maths,
00:44:47au collège,
00:44:48c'est devenu quoi, ça ?
00:44:49Il y a eu neuf ministres
00:44:51en dix ans, je crois,
00:44:52je crois que c'est à peu près
00:44:53le tarif,
00:44:54donc ça veut dire
00:44:55que l'éducation nationale
00:44:56n'a pas été une priorité
00:44:57parce que si vous voulez
00:44:57avoir une politique
00:44:58un peu continue...
00:44:59Oui, et puis en plus
00:45:00des ministres différents.
00:45:01Des ministres différents,
00:45:02des ministres qui n'avaient pas
00:45:03les mêmes orientations,
00:45:04ce qui prouve qu'il n'y avait
00:45:04pas d'orientation générale
00:45:05définitive,
00:45:06ni du premier ministre en place,
00:45:08ni du président
00:45:08qui lui était resté en place.
00:45:10Donc il y a eu un problème
00:45:12parce qu'à chaque fois
00:45:12on nous dit
00:45:13que l'éducation nationale
00:45:14est une priorité.
00:45:15D'ailleurs, ça recommence,
00:45:16vous entendez les candidats
00:45:17et ils vous disent tous
00:45:17que l'éducation nationale
00:45:18est une priorité.
00:45:19L'éducation nationale,
00:45:20c'est la jeunesse
00:45:21qui est une priorité.
00:45:22Enfin, encore une fois,
00:45:22on n'a rien inventé.
00:45:23Non, mais ils se disent les deux.
00:45:25Quand j'ai entendu
00:45:25M. Retailleau présenter
00:45:26son plan pour l'éducation nationale,
00:45:28il vient de nous dire
00:45:28que l'éducation nationale
00:45:29était une priorité.
00:45:30Moi, je veux bien l'entendre
00:45:31et je veux bien l'écouter
00:45:32et je veux bien le croire.
00:45:33Mais pour le moment,
00:45:34je constate qu'il y a eu
00:45:36neuf ministres en dix ans.
00:45:37Huit.
00:45:38Huit.
00:45:38Voilà, je vous ai fait checker.
00:45:39Ça revient au même.
00:45:40Non, ça ne revient pas au même.
00:45:42Après, va.
00:45:44Attendez,
00:45:44bon, pendant que vous vous engueulez,
00:45:46je vais prendre un Romina
00:45:48qui nous appelle
00:45:48de Vic en Bigor.
00:45:50Bonjour, Romina.
00:45:52Bonjour, Stéphane.
00:45:53Oui.
00:45:54Soyez la bienvenue
00:45:55sur l'antenne de Sud Radio.
00:45:56Bon, ben,
00:45:56ce n'est pas folichon
00:45:58ce classement.
00:46:00Vous en pensez quoi ?
00:46:01Je crois que vous êtes
00:46:01déléguée de parents d'élèves,
00:46:02c'est ça ?
00:46:03Oui, je suis déléguée
00:46:04de parents d'élèves.
00:46:05Écoutez, moi,
00:46:06je trouve que c'est lamentable,
00:46:07c'est pitoyable
00:46:08et puis ça fait des années
00:46:09et des années
00:46:10que ça continue comme ça,
00:46:11que personne ne s'en offusque.
00:46:12Je crois aussi
00:46:13qu'on en ressent
00:46:14les premiers effets,
00:46:15voyez-vous,
00:46:15de Parcoursup,
00:46:17c'est-à-dire des gens
00:46:18qui arrivent là aussi
00:46:19devant les élèves
00:46:20et puis,
00:46:21ben, par dépit,
00:46:22il faut dire ce qu'il y a,
00:46:23avec parfois des collèges,
00:46:25des lycées
00:46:25qui, dès la rentrée,
00:46:26recherchent des professeurs.
00:46:28Vous parlez, Romina,
00:46:29excusez-moi,
00:46:30vous parlez des professeurs,
00:46:31c'est ça, vous ?
00:46:32Oui, je parle aussi
00:46:33des professeurs.
00:46:34Il y a des gens
00:46:35qui sont vraiment
00:46:36très impliqués
00:46:36pour les enfants
00:46:37qui aiment leur matière,
00:46:39qui la connaissent,
00:46:39qui partagent
00:46:40avec leurs collègues,
00:46:41qui aiment vraiment
00:46:42leur métier.
00:46:43Puis, il y en a d'autres
00:46:43qui sont là,
00:46:45on ne sait pas trop pourquoi.
00:46:46Donc, vous avez des années
00:46:47où les enfants,
00:46:48ils se dégoûtent
00:46:49d'une matière
00:46:50juste parce que le professeur,
00:46:51il n'a pas le goût
00:46:52à l'enseigner.
00:46:53Ça, vous n'avez pas tort.
00:46:54Je l'ai vécu moi-même
00:46:55avec mes enfants,
00:46:56avec un prof de maths
00:46:56qui n'arrêtait pas
00:46:57de répéter au début du cours.
00:46:58Si vraiment,
00:46:59vous trouvez ça trop dur,
00:47:00vous pouvez toujours
00:47:00changer d'option.
00:47:02J'ai trouvé ça absolument
00:47:02scandale au lieu
00:47:03de les aider.
00:47:04Ça, c'est vrai.
00:47:05Mais vous, Romina,
00:47:07qu'on comprenne bien,
00:47:08vous dites que c'est
00:47:08la faute de Parcoursup ?
00:47:11Je pense aussi,
00:47:12les premiers essais
00:47:13de Parcoursup,
00:47:15c'est-à-dire des voies
00:47:17qu'on prend,
00:47:17des voies pour eux,
00:47:19s'ils n'ont pas pu
00:47:20aller ailleurs,
00:47:21et donc,
00:47:22ils se lancent là-dedans
00:47:23et en fait,
00:47:24ce n'est pas l'enseignement
00:47:25qui les a intéressés
00:47:26de prime abord.
00:47:28Oui, Gilles.
00:47:29Je vais vous emmener
00:47:30il y a 26 ans.
00:47:33C'est en l'an 2000
00:47:34qu'a été créée
00:47:36l'étude PISA
00:47:37par l'OCDE
00:47:39auprès de 41 pays,
00:47:40une époque
00:47:41où il n'y avait pas
00:47:41de réseaux sociaux,
00:47:42une époque où
00:47:43la téléréalité
00:47:44n'existait pas
00:47:45pour nos jeunes.
00:47:46Eh bien,
00:47:46en mathématiques,
00:47:48on était 11ème
00:47:50sur 41.
00:47:51Vous vous rendez compte ?
00:47:52En science,
00:47:53on était 13ème
00:47:54sur 41
00:47:55au premier PISA
00:47:57et on était 15ème
00:47:58sur la compréhension
00:48:00écrite et la lecture
00:48:01sur 41.
00:48:02Donc,
00:48:02on était en haut
00:48:03du classement
00:48:03en l'an 2000.
00:48:05La France était réputée
00:48:06pour avoir des mathématiciens
00:48:07de haut niveau,
00:48:08de très haut niveau.
00:48:08Attendez,
00:48:09toujours,
00:48:10toujours.
00:48:10Si,
00:48:11il y a une petite partie
00:48:12peut-être,
00:48:13Polytechnique
00:48:13est une des meilleures
00:48:14écoles au monde,
00:48:15Saclay,
00:48:16chez vous,
00:48:17à l'Essonne.
00:48:18Arthur Mensch
00:48:19sort de Saclay,
00:48:20il sort de Polytechnique,
00:48:22c'est un des meilleurs
00:48:23mathématiciens de France.
00:48:25Voilà,
00:48:25c'est surtout
00:48:25qui part après.
00:48:26C'est un autre débat.
00:48:28Romina,
00:48:29vous,
00:48:30il y a une forme
00:48:31de fatalisme aujourd'hui.
00:48:33Vous êtes déléguée
00:48:34de parents
00:48:34dans quelle école ?
00:48:37Moi,
00:48:37c'est encore Massy
00:48:38qui est au primaire.
00:48:39Par contre,
00:48:39je suis inférieure libérale
00:48:40et je suis aussi
00:48:40les gamins.
00:48:41Je suis aussi des parents
00:48:42dont les enfants
00:48:43sont au collège
00:48:45ou au lycée.
00:48:46Et c'est vrai
00:48:47que ces questions
00:48:48d'éducation,
00:48:49en plus avec la présidentielle
00:48:50qui arrive,
00:48:51il ne faut pas
00:48:51se le cacher,
00:48:52ça fait partie
00:48:53des grandes questions
00:48:54et on en parle régulièrement.
00:48:56Et les réseaux sociaux,
00:48:57et le téléphone,
00:48:58et qu'est-ce qu'on en fait ?
00:48:59Vous voyez,
00:48:59ces questions-là,
00:49:00les Français
00:49:00se sentent très concernés.
00:49:04Ensuite,
00:49:05j'ai aussi des professeurs
00:49:06et je vous assure,
00:49:07il y en a qui sont formidables
00:49:09pour que ce soit science,
00:49:11maths,
00:49:11littérature.
00:49:12Alors bien sûr,
00:49:12ce sont les trois matières principales.
00:49:16Et déjà,
00:49:17on a aussi les parents.
00:49:18Les parents,
00:49:18déjà,
00:49:19du départ étant,
00:49:20vous avez des parents
00:49:21qui ont du mal
00:49:21avec l'orthographe,
00:49:22qui ne lisent plus,
00:49:23qui ne savent plus...
00:49:24C'est l'un des points faibles
00:49:25d'ailleurs du classement,
00:49:27la lecture.
00:49:28Ça,
00:49:29c'est vrai que c'est un sujet
00:49:30qui est même un peu tabou.
00:49:32J'avais vu des rapports.
00:49:33Il y a ce problème aussi
00:49:35des parents
00:49:36qui,
00:49:36pour certains,
00:49:37dans certains quartiers,
00:49:38ont du mal aussi
00:49:38avec le français.
00:49:39Il faut le dire.
00:49:41Romina,
00:49:42Racine Carré,
00:49:42des 49.
00:49:43Non,
00:49:44je voulais qu'il y ait une Romina.
00:49:45C'est 7,
00:49:46bien sûr.
00:49:46Oui, 7.
00:49:47Bravo, Romina.
00:49:48Mais bien sûr,
00:49:49mais bien sûr,
00:49:49je veux dire,
00:49:50on a...
00:49:50Non,
00:49:51mais il faut donner envie,
00:49:52puis dire aux gamins
00:49:53où que vous alliez,
00:49:54quoi que vous fassiez,
00:49:56pour vous réunir aussi
00:49:57pour l'histoire
00:49:58de se retrouver,
00:49:59l'histoire de la communauté,
00:50:00dans la société,
00:50:01les grandes questions
00:50:03philosophiques ou sociales,
00:50:04tout ce qu'on traverse
00:50:05dans notre époque,
00:50:05dans notre temps,
00:50:06la psychologie,
00:50:08tout ce à quoi on a ouvert
00:50:09et éclairé les gamins.
00:50:10C'est formidable
00:50:11depuis ces 40 ans,
00:50:13tout ce qu'on a réussi à faire.
00:50:15Mais sans le français,
00:50:16sans les maths,
00:50:16on n'y arrive pas.
00:50:18Absolument.
00:50:18Merci Romina,
00:50:19en tout cas,
00:50:19de votre intervention.
00:50:20C'est vrai qu'on passe
00:50:21beaucoup de temps à l'école
00:50:22à parler parfois d'autres choses.
00:50:25Mais non,
00:50:25mais si vous voulez,
00:50:26l'école,
00:50:26c'est quoi ?
00:50:27L'école,
00:50:27c'est pour transférer
00:50:28un certain nombre
00:50:29de connaissances.
00:50:30Et de savoir.
00:50:31Et de savoir.
00:50:32Aujourd'hui,
00:50:33elle ne remplit plus cette mission.
00:50:34C'est assez clair.
00:50:35Puisqu'on mène une génération
00:50:37à 92,
00:50:3993,
00:50:4095%,
00:50:40ça dépend des années,
00:50:42au bac.
00:50:43Très bien.
00:50:44Mais quelle est la valeur du bac ?
00:50:46Dans la vie,
00:50:47moi je considère
00:50:48qu'il y a toujours
00:50:48une sanction.
00:50:49Quand vous êtes dans une entreprise,
00:50:50il peut y avoir des sanctions
00:50:51si vous n'êtes pas bon,
00:50:52etc.
00:50:52Bon,
00:50:53voilà.
00:50:53C'est le sens de la vie.
00:50:55Et l'école est devenue
00:50:56à l'abri des sanctions.
00:50:57C'est-à-dire qu'il n'y a plus
00:50:58de sanctions disciplinaires,
00:51:00ou quasiment plus,
00:51:00très peu.
00:51:01Et puis,
00:51:02il n'y a pas de la sanction
00:51:02du savoir.
00:51:04Il n'y a plus de sanctions
00:51:04du savoir.
00:51:05Quand vous avez une génération
00:51:06qui va au bac à 95%,
00:51:07Oui.
00:51:08Je sais que tout le monde
00:51:09a coutume de dire ça,
00:51:11mais enfin,
00:51:12un enfant qui a passé le bac,
00:51:14c'est pas non plus si facile.
00:51:15Le ministre vous dit
00:51:16on va remettre en circuit,
00:51:19on va remettre dans la correction
00:51:20un certain nombre
00:51:21de fondamentaux,
00:51:22notamment l'orthographe,
00:51:23etc.
00:51:24Et les profs nous ont dit
00:51:25mais allez vous faire voir.
00:51:26Il y avait des conciles
00:51:27cette année
00:51:27pour que ça soit noté
00:51:29plus sévèrement,
00:51:30mais ils ont abandonné.
00:51:30Le niveau de collège
00:51:31d'il y a 40 ans
00:51:32et le niveau de collège
00:51:33d'il y a 40 ans
00:51:33est un niveau de primaire
00:51:35il y a 60 ans.
00:51:36Enfin,
00:51:36on peut tous prendre l'exemple
00:51:37de nos grands-mères,
00:51:38par exemple.
00:51:39La mienne,
00:51:39je crois,
00:51:39arrêtait l'école en CM2,
00:51:40avait une calligraphie impeccable,
00:51:43savait lire, écrire
00:51:44et compter
00:51:45sur le bout des doigts
00:51:46parce qu'on a dilué
00:51:47dans tout un tas de matières.
00:51:49On ne va pas en mettre
00:51:49les blouses blanches
00:51:50et les encrier.
00:51:51Non, non, non,
00:51:51c'est pas une histoire de blouse,
00:51:52c'est une histoire de méthode.
00:51:53C'est une histoire
00:51:54de la façon
00:51:54dont on transmet le savoir.
00:51:55Vous utilisez
00:51:56des correcteurs d'orthographe ?
00:51:58Non, parce que j'étais un élève...
00:52:00Non, non, non,
00:52:00je vous dis la vérité,
00:52:01moi j'étais un élève
00:52:02plutôt bon en français.
00:52:03Un peu bon en maths
00:52:04mais plutôt bon en français.
00:52:05Aujourd'hui,
00:52:05il faut prendre en compte
00:52:06la technologie aussi.
00:52:07Non, mais c'est une élève
00:52:08mais le grand sujet
00:52:10de l'intelligence artificielle
00:52:11et des correcteurs
00:52:12et tout ce qu'on veut
00:52:14autour de ça,
00:52:14c'est de permettre
00:52:15à un enfant
00:52:16de pouvoir réfléchir
00:52:17par lui-même
00:52:17sans ses intelligences artificielles
00:52:19mais avec sa propre intelligence
00:52:20à lui
00:52:21pour pouvoir utiliser
00:52:22ensuite l'intelligence artificielle
00:52:24et avoir l'esprit critique.
00:52:25C'est-à-dire,
00:52:25c'est ce que nous faisons
00:52:26vous, nous,
00:52:27autour de la table.
00:52:28Et un deuxième point,
00:52:29moi je ne pense pas
00:52:29que ce soit la faute
00:52:30des professeurs.
00:52:30Les professeurs,
00:52:31ils ont ordre,
00:52:32contre-ordre.
00:52:32Chaque ministre de l'éducation,
00:52:33vous avez dit,
00:52:34il y en a 8 en 10 ans,
00:52:35y est allé de sa petite circulaire,
00:52:37y est allé de son nouveau projet de loi.
00:52:39C'est insupportable.
00:52:40Moi, je pense qu'il faut redonner
00:52:41de la liberté aux professeurs.
00:52:42Ça ne me semble pas
00:52:43complètement délirant
00:52:44de dire que l'école
00:52:44doit tourner autour du professeur
00:52:46et que le professeur sait
00:52:47comment est-ce qu'on règle
00:52:49des difficultés.
00:52:50Ce n'est pas une question d'argent,
00:52:51je pense que ce n'est pas
00:52:52une question de nombre
00:52:53d'enfants par classe.
00:52:54Vous pouvez mettre 25 enfants.
00:52:55Ah, si,
00:52:57quand vous êtes 35,
00:52:58c'est plus compliqué.
00:53:00Je pense que l'autorité
00:53:01du professeur
00:53:01ne doit pas forcément
00:53:03être la même.
00:53:04Et je pense que,
00:53:05c'était cette auditrice
00:53:06qui le disait,
00:53:07ça pose tout un tas
00:53:08de questions sur l'éducation
00:53:09dans la campagne présidentielle.
00:53:11Vous savez quoi ?
00:53:11Comme c'est un sujet tout fur,
00:53:13on va continuer à en parler
00:53:14et je n'ai pas entendu Julia
00:53:15sur ce sujet.
00:53:17Et vous, n'hésitez pas.
00:53:17On parle de l'égalité hommes-femmes
00:53:18mais je n'ai pas eu l'occasion.
00:53:19Exactement, c'est pour ça.
00:53:20Vous voyez, je viens à votre secours
00:53:21ma chère Julia.
00:53:22On en parle dans quelques instants.
00:53:24Et puis n'oubliez pas,
00:53:25vous, si vous voulez réagir,
00:53:27826 300 300,
00:53:28votre avis m'intéresse.
00:53:30A tout de suite.
00:53:38On poursuit nos débats,
00:53:39en l'occurrence celui
00:53:40sur l'éducation nationale
00:53:42puisque le classement PISA
00:53:43est tombé ce matin
00:53:44et le verdict est sans appel.
00:53:46On n'a jamais été aussi mauvais
00:53:47depuis les années 2000
00:53:49en compréhension de l'écrit,
00:53:50en mathématiques.
00:53:51Les élèves de 15 ans
00:53:53sont aux fraises,
00:53:54disons-le,
00:53:55par rapport aux élèves asiatiques
00:53:56qui tiennent le haut du pavé.
00:53:58Ça fait un moment
00:53:58mais là, c'est en pire.
00:54:00On est 27 sur 91.
00:54:01Alors, c'est vrai
00:54:02qu'on a toujours tendance
00:54:04à se demander
00:54:04ce qu'ils font mieux
00:54:05que nous, les asiatiques.
00:54:06Alors, il y a la fameuse
00:54:07école méthode,
00:54:08plutôt Singapour.
00:54:09Alors, c'est vrai que,
00:54:10personnellement,
00:54:11je milite pour rendre
00:54:13peut-être les mathématiques
00:54:14moins abstraites,
00:54:15plus concrets.
00:54:16On a loupé le coche
00:54:17et puis on n'arrive pas
00:54:18à changer des choses,
00:54:19Julia.
00:54:20Effectivement,
00:54:20il y a un sujet doctrinal.
00:54:22On a abandonné,
00:54:23en abandonnant
00:54:24la recherche de l'excellence,
00:54:25ce qui était le cas
00:54:26il y a encore une dizaine
00:54:27d'années à l'école
00:54:27puisque j'étais un produit
00:54:29de cette école-là,
00:54:30même si on voyait déjà
00:54:31que ça commençait
00:54:31à se dissiper.
00:54:33On a abandonné
00:54:34notre génération
00:54:35et puis on abandonne
00:54:36aussi notre futur
00:54:36parce que, typiquement,
00:54:37ce sont ces jeunes gens
00:54:38qui vont rentrer
00:54:39bien plus tard
00:54:39sur le marché du travail
00:54:40avec une méconnaissance
00:54:42des mathématiques.
00:54:43On va prendre un retard
00:54:45incalculable
00:54:45sur les notions
00:54:46autour de l'IA,
00:54:47de l'intelligence artificielle.
00:54:48On le voit bien,
00:54:48c'est déjà le cas.
00:54:49On a une fuite des cerveaux
00:54:51parce que la France
00:54:52n'est plus un pays
00:54:53qui fait rêver
00:54:54pour ces profils-là.
00:54:56Donc, en perdant
00:54:56cette culture
00:54:57de l'excellent...
00:54:57Ils se forment ici,
00:54:59c'est ce qu'on disait.
00:55:00C'est malheureux,
00:55:01mais c'est vrai
00:55:01que les polytechniciens,
00:55:02etc.
00:55:03Et puis après,
00:55:03ils partent.
00:55:04Il y a de meilleures optiques.
00:55:06Là où j'aimerais revenir,
00:55:07c'est qu'effectivement,
00:55:08l'éducation nationale
00:55:08a un rôle à jouer
00:55:09dans ce déclassement.
00:55:11Et je pense que l'éducation
00:55:12aussi des parents
00:55:13à l'égard des enfants
00:55:14a aussi un impact
00:55:17extrêmement fort.
00:55:18Moi, je me souviens,
00:55:19l'école, pour moi,
00:55:20c'était ma clé de réussite.
00:55:21C'était ma façon à moi
00:55:22de pouvoir briser
00:55:23un plafond de verre.
00:55:24Moi qui venais
00:55:25de la province,
00:55:26c'était vraiment
00:55:26travailler à l'école
00:55:27et tu auras le métier
00:55:28de tes rêves,
00:55:28tu pourras exercer
00:55:29le métier de tes rêves.
00:55:29Et c'est ça qui m'a drivée
00:55:30et ça a drivée
00:55:32mes compagnons aussi.
00:55:33L'éducation est aussi
00:55:34sur les réseaux sociaux.
00:55:35Aujourd'hui,
00:55:35les parents ont un concurrent
00:55:37de taille,
00:55:37je peux vous dire.
00:55:38Et quand on rêve
00:55:39et qu'on voit,
00:55:39aujourd'hui,
00:55:40on parlait de rôle modèle
00:55:41tout à l'heure
00:55:41qui sont des influenceurs,
00:55:42des footballeurs,
00:55:43on se dit,
00:55:43on n'a peut-être pas besoin
00:55:44forcément d'étudier
00:55:45et puis on va tenter
00:55:46d'aller faire de l'influence.
00:55:48Moi, je vois même
00:55:48des stagiaires aujourd'hui
00:55:49qui sont en stage
00:55:50chez des influenceuses
00:55:52au collège,
00:55:52au lycée.
00:55:53Je trouve ça assez dommage.
00:55:55Je pense que,
00:55:55tout à chacun,
00:55:56on a la responsabilité aussi
00:55:57de faire émerger
00:55:58des rôles modèles
00:55:59qui ont réussi par l'école.
00:56:01C'est de moins en moins le cas.
00:56:02On a de moins en moins
00:56:03de réussite française.
00:56:05Donc, je pense aussi
00:56:06qu'on a une responsabilité.
00:56:07Vous êtes un peu sévère.
00:56:07Il y en a quand même
00:56:08des réussites françaises.
00:56:09Mais on en parle trop peu.
00:56:10Mais c'est vrai aussi,
00:56:11et là où je me rejoins,
00:56:13c'est que c'est vrai aussi
00:56:13qu'on parle des Bac plus 5
00:56:15aujourd'hui
00:56:15qui ont du mal
00:56:16à trouver des stages,
00:56:17des emplois
00:56:18et c'est peut-être décourageant.
00:56:19L'autre jour,
00:56:20je parlais avec un ami suisse
00:56:21qui m'expliquait
00:56:22qu'en Suisse,
00:56:22c'était l'inverse.
00:56:23On commençait par l'apprentissage,
00:56:25le concret,
00:56:25le travail
00:56:27et après,
00:56:27on pouvait s'ouvrir
00:56:30à des parcours
00:56:30plus traditionnels.
00:56:32C'est une bonne idée.
00:56:33Au tour de l'apprentissage,
00:56:33j'avais un réel tabou
00:56:35au sujet de l'apprentissage.
00:56:36Ça a été
00:56:36une des réussites
00:56:38entre guillemets
00:56:38d'Emmanuel Macron
00:56:39que de faire en sorte
00:56:40qu'on ait
00:56:41des apprentissages
00:56:42qui soient similaires
00:56:44en nombre
00:56:44à peu près
00:56:45à l'Allemagne
00:56:46puisqu'on était
00:56:47à 1 million d'apprentis par an
00:56:49et nous,
00:56:49on était à 800 000.
00:56:50Il a essayé
00:56:51mais il a fait
00:56:52150 000.
00:56:53C'est une forme de l'orientation.
00:56:55Simplement,
00:56:56Bercy est arrivé par là
00:56:58et a raboté
00:56:59les aides à l'apprentissage.
00:57:01Immédiatement,
00:57:03le nombre d'apprentis
00:57:05a chuté.
00:57:05On est aujourd'hui
00:57:06à 600 000.
00:57:07Alors,
00:57:07ça a été des apprentis
00:57:08qui n'étaient pas dirigés
00:57:10vers les métiers
00:57:11industriels ou manuels
00:57:12mais vers les métiers
00:57:13supérieurs.
00:57:14Mais comme il n'y a plus
00:57:15d'industrie...
00:57:16Il faut faire attention
00:57:16parce qu'il y a quand même
00:57:17un sujet aussi de société
00:57:18et c'est la subvention.
00:57:19Ça a une date de début,
00:57:20une date de fin
00:57:20et c'est un contrat
00:57:21qu'on fait entre l'État
00:57:22et les entreprises.
00:57:23La subvention,
00:57:23c'était censé impulser
00:57:25l'embauche à l'alternance
00:57:26ce qui était une très bonne chose.
00:57:27Mais il ne fallait pas
00:57:28dépasser le post-Covid
00:57:29parce qu'en fait,
00:57:30on a dopé les entreprises
00:57:31à ça et on les a habituées
00:57:32à recruter des alternants
00:57:33au profit d'une prime.
00:57:35Non mais c'était
00:57:35de l'argent public
00:57:36bien placé pour le coup.
00:57:37Il y a tellement
00:57:38d'argent public
00:57:39bien placé.
00:57:40Je ne suis pas d'accord
00:57:40avec vous.
00:57:40Là, c'était de l'argent
00:57:41public bien placé.
00:57:42Parce que les entreprises
00:57:43ont une responsabilité
00:57:44à jouer,
00:57:44notamment dans l'apprentissage.
00:57:45Ce n'est pas un combat
00:57:45que l'éducation nationale
00:57:47et les services publics
00:57:47vont pouvoir mener seuls.
00:57:48C'est même un avantage
00:57:49aussi pour les entreprises
00:57:50d'avoir des personnes
00:57:52en sortie d'études
00:57:52qui soient employables
00:57:54le plus rapidement possible.
00:57:55Vous ne pouvez pas dire
00:57:56qu'il ne faut pas aider
00:57:57les entreprises
00:57:57pour encourager
00:57:58l'argent public ?
00:57:59Je dis juste
00:57:59que les subventions
00:58:00telles qu'elles ont été
00:58:02données post-Covid
00:58:03auraient dû être réduites
00:58:05drastiquement dès le début
00:58:06ou en tout cas
00:58:07on aurait dû les cesser
00:58:08parce qu'une subvention
00:58:08c'est une date de début
00:58:09une date de fin
00:58:10et on a mis ces subventions
00:58:11pour pallier à la crise Covid
00:58:12qui juste...
00:58:13Mais non !
00:58:14L'objectif c'était
00:58:14d'aller vers le système allemand
00:58:16qui recrutait
00:58:17un million d'apprentis.
00:58:18Mais reconnaissez
00:58:18que l'entreprise
00:58:19a une responsabilité
00:58:20au sein de notre niveau
00:58:22scolaire sur l'écriture
00:58:23et les maths.
00:58:25Non mais ça dit
00:58:26quelque chose
00:58:26de la philosophie
00:58:27qu'on a.
00:58:28En France
00:58:28on n'avait pas assez
00:58:30d'apprentis
00:58:30et qu'il fallait
00:58:31encourager l'apprentissage.
00:58:32Ça n'a rien à voir
00:58:33avec le Covid.
00:58:34Et donc on a mis en place...
00:58:35Vous parlez des subventions
00:58:35ça...
00:58:36Non, non, je ne parle pas
00:58:37seulement des subventions
00:58:38je parle de l'ensemble
00:58:39de la politique
00:58:40qui a été mise en place
00:58:41sur l'apprentissage.
00:58:42Bon, et bien tout d'un coup
00:58:44on a commencé
00:58:44à raboter les aides.
00:58:45C'est une erreur fondamentale
00:58:49parce que c'est de l'argent
00:58:50public bien placé
00:58:52pour le coup.
00:58:52Oui, l'apprentissage
00:58:53ça sera un autre débat
00:58:54et c'est moi qui l'ai lancé
00:58:55vous avez raison
00:58:56mais c'est vrai que
00:58:57voilà, là on parle
00:58:58du niveau
00:58:58qui est au ras des pâquerettes
00:59:00c'est vrai que
00:59:01comment peut-être
00:59:02s'inspirer aussi
00:59:02alors est-ce qu'on a envie
00:59:04d'ailleurs de s'inspirer
00:59:05de l'exemple asiatique ?
00:59:07Je veux dire
00:59:07c'est quoi l'école
00:59:08de l'excellence ?
00:59:09Pour vous, vous avez dit
00:59:09j'étais à l'école
00:59:10de l'excellence.
00:59:11C'était une école exigeante
00:59:12c'était une école
00:59:13qui offrait déjà le rêve
00:59:15de briser son plafond de verre
00:59:16travaille bien à l'école
00:59:17et tu auras
00:59:18tu auras le job de tes rêves
00:59:19je me souviens
00:59:20qu'on était hyper exigeants
00:59:21sur les mathématiques
00:59:22il y avait encore
00:59:22cette grosse culture
00:59:23de la notation
00:59:24pour nous d'avoir
00:59:25des bonnes notes à l'école
00:59:26c'était un graal
00:59:27il fallait qu'on soit les meilleurs
00:59:28et le fait qu'aujourd'hui
00:59:29on ait abandonné
00:59:29C'est l'esprit chinois
00:59:30aujourd'hui si je peux me permettre
00:59:31vous avez déjà vu
00:59:32les élèves chinois
00:59:33on a tous vu des reportages
00:59:34sur les chinois
00:59:35qui sont
00:59:36vous disiez
00:59:37rentaine Louis Leroy
00:59:38que dans
00:59:39il dormait
00:59:40vous à Saclay
00:59:40dans les bibliothèques
00:59:42j'ai le souvenir
00:59:42d'avoir visité
00:59:43des établissements
00:59:43de l'université
00:59:44Paris-Saclay
00:59:45on a la chance
00:59:45d'avoir parmi
00:59:46les plus grandes écoles
00:59:46on parlait de polytechnique
00:59:47qui ne fait pas partie
00:59:48de l'université
00:59:48mais à Centrale Supélec
00:59:51à Normale Sup
00:59:52moi j'ai vu des étudiants
00:59:53asiatiques
00:59:53dormir dans les bibliothèques
00:59:54universitaires
00:59:55c'est-à-dire faire des siestes
00:59:55pour pouvoir réviser
00:59:56toute la nuit
00:59:57c'est une autre méthode
00:59:58ils ont faim quoi
00:59:58si j'ose dire
00:59:59j'avais des amis
00:59:59après on n'a pas tellement
01:00:01envie de s'inscrire
01:00:01du modèle éducatif chinois
01:00:03c'est pour ça
01:00:11c'est pas un modèle éducatif
01:00:12c'est un modèle de société
01:00:13qui n'est pas une démocratie
01:00:15c'est un autre régime
01:00:15je ne suis pas en train
01:00:16de louer l'exemple chinois
01:00:17je suis juste en train
01:00:18de vous dire
01:00:19qu'ils sont en haut du tableau
01:00:20et nous
01:00:20là où je suis d'accord
01:00:21avec vous
01:00:22j'aimerais qu'ils travaillent
01:00:23un peu plus par exemple
01:00:24là où je suis d'accord
01:00:24entièrement avec vous
01:00:25vous parlez de niaques
01:00:26aujourd'hui les enfants
01:00:27n'en ont plus
01:00:27c'est lié effectivement
01:00:29à l'exigence qu'on a
01:00:29à leurs égards à l'école
01:00:31mais c'est aussi lié
01:00:32à l'attitude des parents
01:00:33envers les enfants
01:00:33quand vous avez un enfant
01:00:35il y a de ça aussi
01:00:36moi je l'ai vu
01:00:37je voyais la différence
01:00:38entre ceux qui venaient
01:00:39de la classe moyenne basse
01:00:40populaire
01:00:40et dont l'école
01:00:41était la possibilité
01:00:43de changer de vie
01:00:44l'attitude était
01:00:46totalement différente
01:00:46d'un enfant
01:00:47qui bénéficiait de tout
01:00:49d'alors où les parents
01:00:49n'étaient pas derrière
01:00:50à pousser pour des bonnes notes
01:00:51il y avait un décalage
01:00:52et il existe encore
01:00:53c'est vrai que
01:00:54ça apparaît
01:00:55cette inégalité
01:00:55de classe sociale en France
01:00:57dans ces classements
01:00:58les classes défavorisées
01:00:59ont plus de mal
01:01:00à s'en sortir
01:01:00bien sûr
01:01:01Louis Leroy
01:01:02oui mais
01:01:03je nous écoute
01:01:04depuis tout à l'heure
01:01:05c'est vrai qu'on y va
01:01:06notre petite proposition
01:01:07quel modèle
01:01:08quelle proposition
01:01:09quelle nouvelle circulaire
01:01:10quel nouveau
01:01:11c'est un problème
01:01:12de méthode
01:01:13c'est à dire que
01:01:13si jamais on ne rebâtit pas
01:01:14l'école par la base
01:01:15c'est à dire ce qu'elle doit être
01:01:17ce qu'elle doit transmettre
01:01:18ce qu'elle ne doit pas être aussi
01:01:19on parle toujours de ça
01:01:20j'entends le ministre
01:01:21de l'éducation nationale
01:01:23il y a quelques semaines
01:01:23quelques mois dire
01:01:24ah oui mais on va commencer
01:01:25à réfléchir pour voir
01:01:25si on ne va pas faire commencer
01:01:26les gamins à 9h
01:01:28c'est ça la question
01:01:29de l'école aujourd'hui
01:01:30mais la question c'est pas
01:01:30de savoir à quelle heure on commence
01:01:31c'est de savoir ce qu'on a appris
01:01:33une fois qu'on en sort
01:01:34je pense qu'on est en train
01:01:35de prendre tout le problème
01:01:36à l'envers
01:01:37le problème c'est pas celui
01:01:38des mesures
01:01:39c'est pas de savoir
01:01:40voilà
01:01:40le problème c'est celui
01:01:41de la méthode
01:01:42et je le pense aujourd'hui
01:01:43il y a un mot
01:01:44que plus personne ne veut dire
01:01:45pourtant on en parle
01:01:46quand on parle de classement
01:01:47c'est le mot de niveau
01:01:48ce qui fait l'orientation
01:01:49ce qui fait
01:01:50c'est le niveau
01:01:51le niveau c'est pas l'intelligence
01:01:52le niveau c'est le fait
01:01:53de pouvoir suivre un cursus
01:01:55ou de ne pas pouvoir
01:01:56le suivre
01:01:56moi je fais partie de ceux
01:01:57qui pensent que l'intelligence
01:01:58de la main
01:01:59vaut l'intelligence de l'esprit
01:02:00quand je vous disais tout à l'heure
01:02:01qu'il faut refonder l'orientation
01:02:03c'est à dire que faire croire
01:02:04parce qu'on citait
01:02:05les grandes dates
01:02:05de l'éducation nationale
01:02:06tout à l'heure
01:02:06mais quand dans les années 80
01:02:07on a voulu 80% de bacheliers
01:02:09on a fait croire
01:02:10à toute une génération
01:02:11que tout le monde
01:02:11pourrait faire un bac général
01:02:12que tout le monde
01:02:13pourrait faire des études supérieures
01:02:14et ça n'est pas le but
01:02:15mais ça n'explique pas le but
01:02:17ça continue
01:02:18on est à 92 ou 93%
01:02:20et pour qu'on puisse avoir
01:02:2180% de bacheliers
01:02:22plus de 90 quasiment maintenant
01:02:23on a baissé le niveau
01:02:24si on n'en revient pas
01:02:25à la fin du collège unique
01:02:26et aux classes de niveau
01:02:28je pense qu'on ne s'en sent pas
01:02:29mais comment vous l'avez prenez
01:02:31et la méthode c'est
01:02:32des fondamentaux
01:02:33de l'autorité
01:02:34et de l'orientation
01:02:35absolument
01:02:35ça pose un problème
01:02:37le bac du 80%
01:02:38ça pose un problème de fond
01:02:41qui est d'ailleurs
01:02:43largement partagé
01:02:44sur tous les problèmes
01:02:45de société
01:02:45pas seulement les problèmes
01:02:46d'éducation
01:02:47comment des gens
01:02:48qui nous ont amenés là
01:02:49comment des gens
01:02:50qui nous ont amenés là
01:02:50parce qu'ils nous ont tous
01:02:51amenés là
01:02:52ils ont été ministres
01:02:53ils ont été
01:02:54ils ont voté
01:02:55un certain nombre
01:02:56de budgets
01:02:56etc
01:02:58comment des gens
01:02:59qui nous ont amenés là
01:03:00sont capables
01:03:01de faire en sorte
01:03:02que ça ne se reproduise plus
01:03:03je pose une question
01:03:04à laquelle vous n'êtes pas
01:03:05l'air
01:03:05il faut changer
01:03:06ça ne suffit pas
01:03:07il faut aussi changer les gens
01:03:08peut-être qu'une
01:03:09va vous apporter une réponse
01:03:10bien Ségolène Royal
01:03:11vous l'avez entendu ce matin
01:03:12sur Sudratif
01:03:13elle adorait la justice chinoise
01:03:14peut-être qu'elle adore
01:03:15l'éducation chinoise
01:03:16en tout cas
01:03:16elle a ses 500 parrainages
01:03:18donc je pense qu'elle ne va pas
01:03:19se priser
01:03:20au PS
01:03:21bien sûr
01:03:21pardon
01:03:22au PS évidemment
01:03:23bon apparemment
01:03:24elle a beaucoup d'amitié
01:03:25au PS
01:03:26elle le dit
01:03:27et elle est même surprise
01:03:28que ça se passe aussi bien
01:03:29pour elle
01:03:30on en parle dans
01:03:30quelques instants
01:03:32sur Sudradio
01:03:34Sudradio
01:03:37à vous de le dire
01:03:38Stéphanie Demiru
01:03:40Sudradio
01:03:41à vous de le dire
01:03:42l'heure de nos débats
01:03:43ça se poursuit
01:03:44Jérôme Dubu
01:03:45Julia
01:03:46Achat
01:03:47Louis
01:03:47Leroy
01:03:48on a parlé
01:03:49de l'école
01:03:49on va parler un petit peu
01:03:51politique maintenant
01:03:52avec la surprise
01:03:53Ségolène Royale
01:03:54est-ce qu'elle va tous
01:03:55les
01:03:55allez
01:03:56je vais employer un mot
01:03:57un peu familier
01:03:57les griller à la primaire PS
01:03:59l'ancienne candidate
01:04:00à la présidentielle
01:04:01invitée de Sudradio
01:04:03ce matin
01:04:03a déjà obtenu
01:04:04ses parrainages
01:04:05qui vont pouvoir lui
01:04:06permettre justement
01:04:07de faire cette primaire
01:04:08elle fait un
01:04:09plutôt bon début
01:04:10de campagne
01:04:11est-ce que vous
01:04:12vous voteriez pour elle
01:04:14répondez-nous
01:04:14au 0800 26 300 300
01:04:18alors ça y est
01:04:18Jérôme Dubu
01:04:19vous vous réjouissez
01:04:20c'est le retour
01:04:21de l'ordre juste
01:04:22c'est le retour
01:04:23de l'ancien couple infernal
01:04:25Hollande Royale
01:04:26alors Hollande
01:04:27est en embuscade
01:04:28il attend décembre
01:04:29visiblement
01:04:29enfin c'est ce qu'il nous dit
01:04:30son livre marche pas si mal
01:04:32visiblement
01:04:33il a fait une dédicace
01:04:33hier dans l'huitième arrondissement
01:04:35il y avait beaucoup de monde
01:04:35à Paris
01:04:37donc il fait des dédicaces
01:04:38à tour Larigot
01:04:39à tir Larigot
01:04:39et puis notre amie
01:04:40Ségolène
01:04:42admiratrice
01:04:43comme je le disais tout à l'heure
01:04:44de la justice chinoise
01:04:45il faut bien se le rappeler
01:04:46quand même
01:04:47et bien aujourd'hui
01:04:48elle est candidate
01:04:50alors je ne sais pas
01:04:50ce que ça va donner
01:04:51mon avis il n'a pas
01:04:52beaucoup de chance
01:04:52mais je peux me tromper
01:04:53donc le PS est dans
01:04:55un tel état de déliquescence
01:04:56qu'il est capable
01:04:56d'aller rechercher
01:04:57une ancienne candidate
01:04:58mais bon
01:04:58voilà
01:05:00je n'ai pas l'impression
01:05:01qu'elle ait grand chose
01:05:01à raconter de nouveau
01:05:04de nouveau
01:05:05elle est capable
01:05:06de toutes les provocations
01:05:07mais ça c'est autre chose
01:05:08mais de nouveau
01:05:09je n'ai pas l'impression
01:05:09qu'elle ait revu son logiciel
01:05:11bon voilà
01:05:11en tout cas on ne l'a pas forcément
01:05:13vu arriver
01:05:13elle m'a même dit
01:05:14je suis surprise
01:05:15je ne savais pas
01:05:16que cela viendrait si vite
01:05:18cela prouve que j'ai gardé
01:05:19beaucoup d'amitié
01:05:20au sein du PS
01:05:20alors surtout chez Olivier Faure
01:05:22puisque je creusais un petit peu
01:05:24la moitié des fameux
01:05:26parrainages PS
01:05:27viendraient de chez Olivier Faure
01:05:28c'est important de le souligner
01:05:31si on vous a fait bien
01:05:32monsieur Glucksmann
01:05:32c'est ce qu'on fait
01:05:33voilà c'est ça
01:05:33vous avez suivi ma pensée
01:05:35exactement
01:05:36moi j'ai écouté
01:05:37Madame Royal
01:05:38sur votre antenne
01:05:39ce matin
01:05:40c'était la quatrième dimension
01:05:41très honnêtement
01:05:42pourquoi ?
01:05:43la première question
01:05:44qu'on lui pose
01:05:44c'est quelles seraient vos mesures
01:05:45sur le pouvoir d'achat
01:05:46elle répond
01:05:46je veux lutter contre la solitude
01:05:48la solitude des entreprises
01:05:49dit-elle
01:05:50la solitude des commerçants
01:05:51j'ai une femme commerçante
01:05:52c'est un sujet que je connais bien
01:05:53la solitude des agriculteurs
01:05:54aussi dit-elle
01:05:54mais pourquoi est-ce qu'ils en sont
01:05:56dans cette situation-là
01:05:57aujourd'hui les entreprises
01:05:58les commerçants
01:05:59les agriculteurs
01:06:00les entreprises
01:06:01mais c'est bien la politique
01:06:02de Madame Royal
01:06:02et de ses amis
01:06:03pendant 40 ans
01:06:04qui dès que quelque chose
01:06:05bougeait
01:06:05a voulu le taxer
01:06:06l'imposer
01:06:07le normer
01:06:08mais elle dénonce
01:06:09les causes
01:06:10qu'elle a produites
01:06:11elle-même
01:06:12quand elle parle
01:06:13du prix de l'énergie
01:06:14mais quand elle était
01:06:15ministre de l'écologie
01:06:17en 2015
01:06:18c'est bien elle
01:06:19qui a voulu ramener
01:06:19à 50% le mix énergétique
01:06:21pour faire alliance
01:06:21avec ses amis écologistes
01:06:24aujourd'hui
01:06:24elle a tout un tas
01:06:25de bonnes idées
01:06:26Madame Royal
01:06:26c'est vraiment dommage
01:06:27qu'elle ait jamais été
01:06:28un second tour de présidentielle
01:06:29pour pouvoir en faire
01:06:29par aux français
01:06:30on vous sent très ironique
01:06:32non mais
01:06:33ces 40 ans d'inaction
01:06:35ces 40 ans
01:06:35qui nous ont conduit là
01:06:36et aujourd'hui
01:06:37on retend des micros
01:06:39à ces gens-là
01:06:39moi ça me dépasse totalement
01:06:40c'est vrai qu'on la voit
01:06:41c'est vrai qu'on la voit encore jeune
01:06:42sorti de l'énarque
01:06:43draguant entre guillemets
01:06:46Mitterrand
01:06:46pour avoir un poste
01:06:47enfin draguant
01:06:48pas au sens propre du terme
01:06:50mais le sollicitant
01:06:51c'est vrai qu'il est en paysage
01:06:53depuis très très longtemps
01:06:54c'est une évidence
01:06:55avec son petit chébichou
01:06:57moi je me méfie
01:06:59de tous ceux
01:07:00qui idolâtrent
01:07:01François Mitterrand
01:07:02parce que vous l'avez
01:07:02à juste titre
01:07:03on paye aujourd'hui
01:07:03une politique
01:07:04qui a 40 ans
01:07:05et une politique
01:07:05qui a desservi
01:07:07totalement la France
01:07:08il y a tellement
01:07:09de candidats aujourd'hui
01:07:10que moi j'essaye
01:07:11de prendre de la hauteur
01:07:11dans ce micmac
01:07:12en me disant
01:07:12bon ça va être amusant
01:07:14il y a les deux ex
01:07:14comme vous l'avez
01:07:15parfaitement évoqué
01:07:16qui vont se faire la guerre
01:07:16c'est une belle revanche
01:07:17pour Ségolène Royal
01:07:18vu au regard de ce que
01:07:20François Hollande
01:07:20lui a fait subir
01:07:22néanmoins
01:07:22est-ce qu'elle a des chances
01:07:23vous l'avez évoqué
01:07:24j'en doute
01:07:25si on compte
01:07:26sur les poids
01:07:27espérés d'Olivier Fort
01:07:28on peut se dire
01:07:29que c'est encore plus
01:07:30compromis pour
01:07:31Madame Royal
01:07:33maintenant moi
01:07:33je suis toujours ravie
01:07:34de voir une femme
01:07:34qui se prête au jeu
01:07:35il y en a très peu
01:07:38est-ce que
01:07:39ça vaut toute une énergie
01:07:40de se poser la question
01:07:41est-ce qu'elle a une grande chance
01:07:42et puis on ne voit pas trop
01:07:43où elle veut en venir
01:07:44Jacques Cardo ce matin
01:07:46insistait
01:07:46avec qui elle se verrait
01:07:48gouverner
01:07:49elle posait la question
01:07:50de Xavier Bertrand
01:07:51et c'est vrai
01:07:52qu'elle ne l'a pas dit
01:07:53elle n'a pas réussi
01:07:54à sortir une alliance
01:07:55avec la droite
01:07:56avec la gauche
01:07:57écoutez sa réponse
01:07:58d'abord
01:07:59l'essentiel c'est
01:08:01ce que pensent les lecteurs
01:08:03donc il faut
01:08:03attendre de voir
01:08:04ce que disent
01:08:05les électeurs
01:08:07c'est ça la démocratie
01:08:09c'est pas des opérations
01:08:10d'appareil avant
01:08:11deuxièmement
01:08:12le centre
01:08:13c'est très clair
01:08:14le centre c'est la droite
01:08:15le centre c'est la droite
01:08:17donc
01:08:18soit effectivement
01:08:19on veut une alliance
01:08:20avec la droite
01:08:21ça ça sera sans moi
01:08:22bien évidemment
01:08:23et d'autre part
01:08:25la dynamique
01:08:25de libre choix
01:08:27de l'électeur
01:08:28à un second tour
01:08:29c'est effectivement
01:08:31une union de la gauche
01:08:32c'est évident
01:08:33bon le centre c'est la droite
01:08:35de quelle gauche
01:08:36est-ce qu'elle préfère
01:08:37faire alliance avec la LFI
01:08:38plutôt que le centre droit
01:08:39qui pardon
01:08:40mais je fais partie
01:08:42je crois pas qu'on soit
01:08:43j'ai pas l'impression
01:08:43qu'elle ait répondu
01:08:44à cette question
01:08:44non non mais
01:08:45et puis par ailleurs
01:08:46elle répond pas à la question
01:08:47de la vision pour la France
01:08:48elle dit qu'elle laisse les mains
01:08:49elle laisse le choix
01:08:50dans les mains des électeurs
01:08:51oui mais les électeurs
01:08:52voilà
01:08:53les électeurs ont besoin
01:08:54d'avoir une vision
01:08:54pour se prononcer
01:08:55c'est d'ailleurs ce qui manque
01:08:56dans le débat politique actuel
01:08:57Ségolène Royal
01:08:58on en parle d'elle aujourd'hui
01:08:59mais enfin on peut parler
01:09:00des autres candidats
01:09:00où on sait pas trop
01:09:01où ils veulent aller
01:09:02finalement concrètement
01:09:04donc bon c'est toujours amusant
01:09:05d'entendre tous ces candidats
01:09:07présumés
01:09:07d'autant que Mme Royal
01:09:09a déjà soutenu
01:09:10des candidats et les filles
01:09:12il faut pas l'oublier
01:09:13quand même
01:09:13dans son petit parcours
01:09:14parce qu'elle a été
01:09:16candidate aux européennes
01:09:17puis elle a été tellement déçue
01:09:18qu'elle a dit
01:09:19ben non il faut voter
01:09:19pour la liste et les filles
01:09:21bon donc on voit bien
01:09:22où est son orientation
01:09:24Ségolène Royal
01:09:25c'est une femme de gauche
01:09:26elle a jamais été centriste
01:09:27elle a jamais été
01:09:28pour des alliances
01:09:29avec le centre
01:09:30voilà c'est clair
01:09:30donc elle
01:09:32elle est pour des alliances
01:09:32avec LFI
01:09:33c'est clair et net
01:09:34elle l'a dit
01:09:35elle a soutenu LFI
01:09:36donc il n'y a aucune ambiguïté
01:09:38sur son parcours
01:09:39elle a été un peu plus ambigüie
01:09:40ce matin
01:09:40oui Gilles
01:09:41j'ai été checker
01:09:42face checker
01:09:44l'histoire de mix énergétique
01:09:46ça date d'une loi
01:09:47du 17 août 2015
01:09:49et à ce moment là
01:09:50elle réclamait
01:09:51une réduction du nucléaire
01:09:52de 50%
01:09:54de nos énergies
01:09:55c'est à dire qu'on ait eu
01:09:56plus d'énergie nucléaire
01:09:57à d'ici 2025
01:09:59de passer de 75 à 50%
01:10:02et il voulait qu'on augmente
01:10:03de 40%
01:10:05la production
01:10:05d'énergie verte
01:10:07et donc évidemment
01:10:08on a bien vu
01:10:09avec ce qui s'est passé
01:10:11cet été
01:10:11qu'on avait besoin
01:10:12de toutes nos ressources nucléaires
01:10:14et ça a arrêté également
01:10:15cette loi
01:10:16la construction
01:10:17de nouveaux EPR
01:10:18ce n'est pas la termine
01:10:19c'est quand même assez disqualifiant
01:10:20ce que vous dites là quand même
01:10:21je vous rappelle
01:10:22qu'Emmanuel Macron
01:10:23le 3ème fois
01:10:23a fermé les règles
01:10:23puisque en bon français
01:10:25vous me fact checker
01:10:26du coup
01:10:26ce que je disais
01:10:27était exact
01:10:28mais moi je trouve
01:10:29que c'est quand même
01:10:29assez disqualifiant
01:10:31si on devait disqualifier
01:10:33tous ceux qui n'étaient pas
01:10:34pour le nucléaire
01:10:35déjà on n'aurait plus
01:10:35que président de la république
01:10:36et puis il y a quand même
01:10:37un grand déjeuner
01:10:37c'était dangereux
01:10:39il y en a un certain nombre
01:10:40même à droite
01:10:40qui ont fait cette erreur
01:10:41parce que sur les 40 dernières années
01:10:43si vous regardez
01:10:44un peu ce qui s'est passé
01:10:45il y a 20 ans de droite
01:10:46et 20 ans de gauche
01:10:46Jérôme Dubu
01:10:47pour abonder dans ce que
01:10:48vous disiez
01:10:49Juliette Ruffer
01:10:50me rappelle
01:10:51qu'en 2022
01:10:52Ségolène Royal
01:10:53a dit
01:10:53le vote utile
01:10:54à gauche
01:10:55c'est Mélenchon
01:10:56et aujourd'hui
01:10:56elle dit
01:10:57je ne m'occupe pas
01:10:58des accords d'appareil
01:10:58tout ça est passé
01:10:59par pertes et profits
01:11:00y compris son bilan catastrophique
01:11:01en poitou-charente
01:11:02quand elle était présidente
01:11:04quand on a eu
01:11:05la fusion
01:11:06avec l'Aquitaine
01:11:09le président aquitaine
01:11:10qui était socialiste
01:11:11a dit
01:11:11mais je ne veux pas
01:11:12reprendre ses comptes
01:11:13la petite popole
01:11:14c'est sûr que ça intéresse
01:11:15je pense très peu
01:11:16finalement
01:11:17les français
01:11:18d'ailleurs
01:11:18Samy nous appelle
01:11:20de Lyon
01:11:20bonjour Samy
01:11:22pardon
01:11:23bonjour Stéphanie
01:11:24et bonjour Gilles
01:11:25alors vous l'avez écouté
01:11:27Samy
01:11:27ce matin
01:11:28Ségolène Royal
01:11:29ce matin
01:11:29oui tout à fait
01:11:30merci de votre fidélité
01:11:32je vous en prie
01:11:33j'ai trouvé ça
01:11:34assez pathétique
01:11:36cette mise en lumière
01:11:37je suis désolé
01:11:38je vais être un peu direct
01:11:39mais on nous ressort
01:11:40les vieilles recettes
01:11:42je pense qu'elle tire
01:11:43une balle dans le pied
01:11:44de son parti
01:11:45en se portant candidate
01:11:47pour les primaires
01:11:49parce que le PS
01:11:50n'a vraiment pas besoin
01:11:50de Ségolène Royal
01:11:51et la France d'ailleurs
01:11:53n'a pas besoin
01:11:53de Ségolène Royal
01:11:55donc je peux comprendre
01:11:56que Ségolène Royal
01:11:56a besoin de lumière
01:11:57elle a du mal à comprendre
01:11:58que c'est fini pour elle
01:12:01elle tente d'exister
01:12:03du mieux qu'elle peut
01:12:04comme une personne
01:12:05qui est en train
01:12:06de se noyer
01:12:06elle se débat
01:12:07mais honnêtement
01:12:08qui veut encore
01:12:09de Ségolène Royal
01:12:11personne
01:12:12qui votera pour elle
01:12:13personne
01:12:14quel élu
01:12:16lui donnera
01:12:18son vote
01:12:19personne
01:12:19c'est triste en fait
01:12:20ce sera triste
01:12:21c'est pathétique
01:12:23alors je suis désolé
01:12:24moi Ségolène Royal
01:12:27next
01:12:28next
01:12:29il faut juste arrêter
01:12:31le PS
01:12:31n'a pas besoin de ça
01:12:32les gens de gauche
01:12:34n'ont pas besoin
01:12:34d'une Ségolène Royal
01:12:35vous Samy
01:12:36ça va être de faire
01:12:36pire qu'Anne Hidalgo
01:12:38Samy
01:12:38sans indiscrétion
01:12:39vous me répondez
01:12:40si vous voulez
01:12:40mais vous êtes plutôt
01:12:41justement vous socialiste
01:12:43et vous êtes un peu
01:12:45contrarié de ce qui se passe
01:12:46dans votre parti
01:12:47on ressent ça
01:12:48quand on vous écoute
01:12:49je ne suis pas socialiste
01:12:49en tant que tel
01:12:50mais je sais
01:12:51de quel côté
01:12:52se situe mon coeur
01:12:53voilà
01:12:55dans mon corps
01:12:56mais en tout cas
01:12:57Ségolène Royal
01:12:58c'est non
01:12:59voilà
01:12:59il faut juste arrêter
01:13:00c'est juste une personne
01:13:01qui a besoin de lumière
01:13:01qui n'existe pas
01:13:02sans lumière
01:13:03et qui fait tout
01:13:04pour
01:13:04qui fait des déclarations
01:13:05qui ne seront pas
01:13:06suivies de fait
01:13:07et en fait
01:13:08tout ce qu'elle compte
01:13:10elle souhaite juste
01:13:11avoir un peu de militisation
01:13:12un peu de lumière
01:13:12c'est tout
01:13:14malheureusement
01:13:14c'est vrai que
01:13:15c'est certainement
01:13:16l'avis de beaucoup de français
01:13:16ils sont un certain nombre
01:13:18dans ce cas là
01:13:18les hommes politiques
01:13:19ils sont déjugés
01:13:20par les urnes
01:13:21et c'est vrai qu'ils ont du mal
01:13:22à quitter la scène
01:13:22quand même
01:13:23il faut bien le dire
01:13:23merci Samy en tout cas
01:13:25de votre intervention
01:13:27c'est spécifique
01:13:28non mais pas seulement
01:13:29les organisations
01:13:29du PS
01:13:30c'est spécifique
01:13:31à la France
01:13:31quand vous regardez
01:13:32ce qui se passe
01:13:33au Royaume-Uni
01:13:34aux Etats-Unis
01:13:35vous avez des gens
01:13:36qui quittent la politique
01:13:38on ne les voit plus
01:13:38mais là non
01:13:39ils s'accrochent
01:13:40ils ne veulent pas s'arrêter
01:13:42ils ne savent rien faire d'autre
01:13:44regardez Ségolène Royal
01:13:45elle a vécu
01:13:46au crochet de l'Etat
01:13:47elle a été représentante
01:13:49des pôles
01:13:50on a contesté
01:13:51ses notes de frais
01:13:52etc
01:13:52comme disait Samy
01:13:53bon il faut savoir
01:13:54quitter la table
01:13:55quand l'amour est desservi
01:13:57la femme j'en sais même
01:13:58mais la table
01:13:58non non pardon
01:13:59j'ai ma langue à fourcher
01:14:02quitter la table
01:14:02bon
01:14:03on se retrouve
01:14:04dans quelques instants
01:14:05sur Sud Radio
01:14:070826
01:14:08300
01:14:08300
01:14:09justement
01:14:10les français sont dépassés
01:14:11par des discours politiques
01:14:12qui ne parlent pas
01:14:13de leurs besoins concrets
01:14:14c'est Michel-Edouard Leclerc
01:14:16qui le dit
01:14:16est-ce que vous estimez
01:14:17qu'on ne parle pas
01:14:17assez de pouvoir d'achat
01:14:18d'emploi
01:14:19de logement
01:14:20dites-le nous
01:14:210826
01:14:21300
01:14:22300
01:14:24Sud Radio
01:14:25Midi
01:14:26Sud Radio
01:14:27à vous de le dire
01:14:28Stéphanie Demuru
01:14:29à vous de le dire
01:14:30on poursuit les débats
01:14:31qui font parler
01:14:32la France ce matin
01:14:34qui font parler
01:14:34mes débatteurs du jour
01:14:35Jérôme Dubu
01:14:36Julia Achal
01:14:37Louis Leroy
01:14:38on parlait il y a quelques instants
01:14:39de Ségolène Royal
01:14:40est-ce qu'elle va créer
01:14:41la surprise
01:14:41bon vous n'avez pas l'air
01:14:43très emballé
01:14:43avant de parler
01:14:45de cette sortie
01:14:46de Michel-Edouard Leclerc
01:14:47le patron de la grande distribution
01:14:49qui estime que les français
01:14:50sont un peu dépassés
01:14:51par les discours politiques
01:14:52qui ne parlent pas
01:14:53de leurs besoins concrets
01:14:54je voudrais votre avis
01:14:55d'ailleurs sur la question
01:14:55est-ce qu'on ne parle pas
01:14:56assez d'emplois
01:14:57de logements
01:14:58de pouvoir d'achat
01:15:000826
01:15:00300
01:15:01je voulais quand même
01:15:03vous faire réagir
01:15:03sur cette phrase
01:15:05de ce week-end
01:15:05du patron du Modem
01:15:06ex-premier ministre
01:15:07François Bayrou
01:15:08qui lui propose
01:15:09un tour préliminaire
01:15:11élargi
01:15:12allant de tous ceux
01:15:13qui refusent l'alliance
01:15:14avec Jean-Luc Mélenchon
01:15:15et à tous ceux
01:15:15qui refusent l'alliance
01:15:16avec Marine Le Pen
01:15:17en gros
01:15:18une compétition
01:15:19entre
01:15:20ceux qui écartent
01:15:21finalement
01:15:22les extrêmes
01:15:23est-ce que
01:15:23ça c'est une bonne idée
01:15:25de François Bayrou
01:15:27selon vous ?
01:15:27c'est précisément
01:15:28ce que ne veulent plus
01:15:29les Français
01:15:29les Français ne veulent plus
01:15:31de cette eau tiède
01:15:32on a vu que
01:15:32en même temps
01:15:33ça ne marchait pas
01:15:34moi j'ai soutenu
01:15:35le en même temps
01:15:36et je reconnais aujourd'hui
01:15:37que ça n'a pas marché
01:15:38parce qu'il y a un certain
01:15:39nombre de sujets
01:15:40sur lesquels
01:15:41vous ne pouvez pas
01:15:42concilier des inconciliables
01:15:44comment voulez-vous
01:15:45concilier
01:15:45je pense qu'il allait
01:15:47jusqu'à Rotaillot
01:15:47c'est ça ?
01:15:48oui
01:15:48à peu près
01:15:49Rotaillot et Glucksmann
01:15:51c'est inconciliable
01:15:52arrêtons ce fantasme
01:15:53ça suffit
01:15:54c'est juste la machine
01:15:55à faire monter les extrêmes
01:15:56c'est tout
01:15:58petit tour de table
01:15:58Julia
01:15:59moi je suis totalement d'accord
01:16:00je me posais la question
01:16:01parce que du coup
01:16:01il n'a pas précisé
01:16:02on ne connait pas vraiment
01:16:03la position de Sarah Knafo
01:16:04et d'Éric Zemmour
01:16:05au regard du RF
01:16:06c'est pour ça
01:16:08que je posais la question
01:16:08non mais je pense
01:16:09qu'effectivement
01:16:09ça va être compliqué
01:16:10à une personne
01:16:12qui vote à droite
01:16:13de faire une alliance
01:16:14enfin de potentiellement
01:16:15si c'est quelqu'un à gauche
01:16:16qui gagne cette primaire
01:16:17de voter pour cette personnalité-là
01:16:19parce qu'il y a quand même
01:16:19des sujets
01:16:20qui vivent
01:16:20je trouvais ça un petit peu étonnant
01:16:23cette proposition
01:16:24là on parle de François Béron
01:16:27on parlait de Ségolène Royal
01:16:27juste avant
01:16:28voilà
01:16:28bonnet blanc
01:16:29blanc bonnet
01:16:30c'est-à-dire que
01:16:30c'est 40 ans d'inaction
01:16:32et aujourd'hui
01:16:33on tend encore un micro
01:16:34à François Bayrou
01:16:35qui nous propose
01:16:35une sorte d'alliance
01:16:37de la carpe et du lapin
01:16:39enfin je veux dire
01:16:39François Bayrou a perdu
01:16:40son fief de peau
01:16:42ça ne l'interroge pas
01:16:43il revient à la radio
01:16:44à la télé
01:16:45pour donner des conseils
01:16:46tout comme François Hollande
01:16:47oui mais il revient
01:16:48donner des conseils
01:16:49et puis encore une fois
01:16:50c'est-à-dire que
01:16:50cette campagne présidentielle
01:16:51est-ce qu'elle va vraiment
01:16:52se dérouler
01:16:52pour se positionner
01:16:53par rapport à Jean-Luc Mélenchon
01:16:54ou par rapport à Marine Le Pen
01:16:55et à tous ceux qui refusent
01:16:56l'un ou l'autre
01:16:57mais que des candidats
01:16:58et il y en a suffisamment
01:16:59d'ailleurs
01:16:59viennent faire des propositions
01:17:01il faut vraiment arrêter
01:17:02justement des propositions
01:17:04est-ce que selon vous
01:17:05on parle assez
01:17:05d'emplois
01:17:06de logements
01:17:07de pouvoir d'achat
01:17:08c'est ce que relève
01:17:09Michel-Édouard Leclerc
01:17:10il dit que
01:17:11en gros
01:17:11les politiques sont déconnectés
01:17:14je ne suis pas loin de penser
01:17:15qu'il a raison
01:17:16en effet
01:17:16quand on entend nos auditeurs
01:17:18l'un de mes auditeurs
01:17:19hier
01:17:20qui expliquait
01:17:20que le 5 septembre
01:17:22il lui restait 280 euros
01:17:24pour vivre
01:17:24alors qu'il gagnait
01:17:252500 net
01:17:27il y a un moment
01:17:28il faudrait que les politiques
01:17:29s'interrogent
01:17:30sur ce genre de sujet
01:17:31quand même Jérôme
01:17:32oui mais alors moi
01:17:32je pense qu'il y a quand même
01:17:33des phases
01:17:34je ne veux pas excuser
01:17:35les politiques
01:17:36mais il y a un certain nombre
01:17:37de phases
01:17:37dans une campagne
01:17:38et là aujourd'hui
01:17:39ils sont tous inaudibles
01:17:41c'est la machine à prière
01:17:42en ce moment
01:17:43vous avez entendu
01:17:43il y a 50 propositions par jour
01:17:46aussi inaudibles
01:17:47les unes que les autres
01:17:48personne
01:17:49vous interrogez
01:17:49quelqu'un dans la rue
01:17:50vous lui demandez
01:17:51est-ce que vous avez retenu
01:17:52le plan
01:17:52je le prends au hasard
01:17:53ça n'a pas de sous-entendu
01:17:56ni de mauvaise impression
01:17:58je le prends au hasard
01:18:00Retailleau a présenté
01:18:01son plan éducation
01:18:01vous demandez
01:18:02à un parent d'élève
01:18:03est-ce que vous avez entendu
01:18:04monsieur Retailleau
01:18:05est-ce que vous savez
01:18:05ce qu'il veut pour l'éducation
01:18:07personne ne sait
01:18:08c'est vrai que souvent
01:18:08il y a un petit paradoxe
01:18:10parce qu'on se plaint
01:18:11de ne pas parler
01:18:12des sujets concrets
01:18:13et c'est vrai que
01:18:14vous allez certainement
01:18:15retenir le sujet du voile
01:18:17c'est totalement inaudible
01:18:18et ça se trouve
01:18:18beaucoup de français
01:18:19s'en fichent
01:18:19j'en sais rien
01:18:20je ne sais pas
01:18:20c'est volontaire
01:18:21d'ouvrir la fenêtre
01:18:22d'Overtum sur un sujet
01:18:24absolument clivant
01:18:24qui est le voile
01:18:25de façon à ne pas répondre
01:18:26à des sujets
01:18:27éminemment importants
01:18:28comme le pouvoir d'achat
01:18:29parce qu'en fait
01:18:29la vérité c'est qu'ils n'ont
01:18:30pas de solution
01:18:31qu'ils n'ont pas de programme
01:18:32à ce jour
01:18:32à proposer aux français
01:18:34moi je pense
01:18:35qu'au contraire
01:18:35c'est une bonne chose
01:18:36qu'ils fassent
01:18:37dans la mesure du possible
01:18:38des propositions
01:18:39parce que justement
01:18:40on va les juger
01:18:41et on va les différencier
01:18:42à ça
01:18:43moi j'aimerais
01:18:43qu'ils fassent plus
01:18:44de propositions
01:18:44et que par ailleurs
01:18:45ils se prononcent
01:18:45assez rapidement
01:18:46sur la question
01:18:46du pouvoir d'achat
01:18:47qui est quand même
01:18:47la principale préoccupation
01:18:49des français
01:18:49c'est vrai
01:18:49est-ce que vous avez
01:18:50retenu une seule mesure
01:18:51d'un candidat
01:18:52sur le pouvoir d'achat
01:18:54typiquement
01:18:54quand Bruno Retailleux
01:18:55et moi je ne suis pas LR
01:18:56mais c'est une bonne idée
01:18:57qu'on partage
01:18:58quand il propose
01:18:59de défiscaliser
01:19:01totalement les heures
01:19:01supplémentaires
01:19:02pour relancer le travail
01:19:03et pour permettre
01:19:04aux français
01:19:04de gagner de l'argent
01:19:04ça me dit quelque chose
01:19:05cette mesure quand même
01:19:06c'est la mesure
01:19:07qui a été supprimée
01:19:09par Hollande
01:19:09et qui a été retravaillée
01:19:11de Sarkozy
01:19:12et qui a été retravaillée
01:19:13sous Hollande
01:19:13et sous Macron
01:19:14et où Macron
01:19:15a essayé quand même
01:19:15de la réinstaurer
01:19:16dans la mesure du possible
01:19:17mais ça pour le coup
01:19:18c'est une très bonne proposition
01:19:19en remettant le travail au centre
01:19:20et en permettant
01:19:20de gagner de l'argent
01:19:21par le travail
01:19:22mais enfin effectivement
01:19:23le reste c'est assez pauvre
01:19:24on ne les entend pas
01:19:25sur le prix de l'énergie
01:19:26pourquoi ?
01:19:27Marie-Le Pen a fait une proposition
01:19:29à part la taxe à 5,5
01:19:30elle vaut ce qu'elle vaut
01:19:31mais enfin il y a une proposition
01:19:33c'est une proposition
01:19:33qu'elle nous resserre
01:19:34à chaque élection
01:19:35et puis ça fait 20 ans
01:19:36qu'on l'a
01:19:36donc c'est une proposition
01:19:38ça reste une proposition
01:19:39la question est plutôt
01:19:40où est-ce qu'on va trouver l'argent
01:19:41pour compenser la perte
01:19:42je crois que c'est quoi
01:19:4310 milliards
01:19:44c'est le grand sujet
01:19:45de toutes les propositions
01:19:46qui sont faites par beaucoup
01:19:47on ne comprend pas
01:19:48comment ils financent
01:19:49toutes ces propositions-là
01:19:50le peu de propositions qu'on a
01:19:51on n'arrive pas à savoir
01:19:52comment ça va être financé
01:19:53il va falloir s'attaquer
01:19:55à la dépense publique
01:19:57et je pense que là
01:19:58vous soulevez les deux points
01:19:59c'est les deux éléphants
01:20:00dans la pièce
01:20:01mais dont personne ne parle
01:20:02c'est-à-dire que cette campagne
01:20:03elle a commencé
01:20:04on va dire depuis la rentrée
01:20:05on y va
01:20:06c'est la petite surenchère
01:20:07la nouvelle proposition
01:20:08la nouvelle circulaire
01:20:10le nouveau décret
01:20:11qu'on publiera la première semaine
01:20:13si on est élu
01:20:14on ne sait pas comment
01:20:15tout ça est financé
01:20:16vous l'avez dit
01:20:16il n'y a pas un français
01:20:17qui est capable de sortir
01:20:18une mesure
01:20:19qui a été donnée
01:20:20par un candidat
01:20:21et parce que je pense
01:20:22qu'on se plante de débat
01:20:24le débat n'est pas
01:20:25la question des mesures
01:20:26n'est pas la question
01:20:26des propositions
01:20:27on peut tous y aller
01:20:28c'est la foire
01:20:28chacun y va
01:20:29sa petite surenchère
01:20:30c'est le concours
01:20:31l'épine de celui
01:20:31c'est une question centrale
01:20:34c'est avec quelle méthode
01:20:36et la priorité
01:20:37pour pouvoir parler
01:20:37d'éducation
01:20:38pour pouvoir parler
01:20:39de justice
01:20:39pour pouvoir parler
01:20:40des hôpitaux
01:20:41pour pouvoir parler
01:20:42de tous les services publics
01:20:43qui ne fonctionnent plus
01:20:44dans ce pays
01:20:45à part la collecte de l'impôt
01:20:46qui ça
01:20:46est le dernier service public
01:20:48dans ce pays
01:20:48il faut parler de la méthode
01:20:50et donc il faut parler
01:20:51de la réforme de l'état
01:20:52je veux bien que sur le budget
01:20:54que nous nous apprêtons
01:20:55à voter à la fin de l'année
01:20:57avec nos représentants politiques
01:20:59on commence à demander
01:21:01des économies
01:21:01on ne peut pas
01:21:02démarrer cette campagne présidentielle
01:21:04en demandant
01:21:05des économies aux français
01:21:06tant que l'état ne s'est pas
01:21:07réformé lui-même
01:21:08le coût de notre désorganisation
01:21:09c'est 80 milliards d'euros
01:21:11c'est ce qu'a dit
01:21:12le CDE
01:21:13je ne vous parlerai pas
01:21:13des agences d'état
01:21:14des hauts commissariats
01:21:16des hauts comités
01:21:17des hauts commissariats
01:21:18le but ce n'est pas
01:21:18de fermer le CEA
01:21:19ou le CNRS
01:21:20c'est d'en virer les doublons
01:21:22c'est de débureaucratiser
01:21:23c'est de redonner de la liberté
01:21:24parce que ce n'est pas
01:21:25comme si on n'en parlait pas
01:21:26c'est quand même
01:21:27un débat qui ressort
01:21:29et le jour où on rendra
01:21:32du pouvoir d'achat
01:21:32au français
01:21:32Michel-Edouard Leclerc
01:21:33dit le logement
01:21:34il a raison
01:21:34je pense qu'il y a
01:21:35deux grands chantiers majeurs
01:21:35dans ce pays
01:21:36c'est la jeunesse
01:21:36et le logement
01:21:37mais redonner du pouvoir d'achat
01:21:39mais pour quoi faire ?
01:21:40pour tout simplement
01:21:41qu'on puisse réaccéder
01:21:42à la propriété
01:21:43c'est-à-dire qu'on y va
01:21:44de nos petites mesurettes
01:21:45mais si c'est le débat
01:21:46de la propriété
01:21:47alors posons-le clairement
01:21:48déjà c'est celui
01:21:49de l'accès à la propriété
01:21:50c'est celui du respect
01:21:51de la propriété
01:21:52et c'est celui de la transmission
01:21:54de la propriété
01:21:54excusez-moi
01:21:55et je termine juste là-dessus
01:21:56cette campagne présidentielle
01:21:57elle a commencé
01:21:58il y a 15 jours
01:21:59les 15 premiers jours
01:22:00de la campagne présidentielle
01:22:01ça a été de savoir
01:22:02comment est-ce qu'on pouvait
01:22:03taxer la propriété
01:22:04en l'occurrence
01:22:05sur la mort
01:22:05c'est-à-dire le droit
01:22:06sur les successions
01:22:0715 jours
01:22:09et maintenant
01:22:10depuis cette semaine
01:22:11en 15 jours
01:22:12on va avoir le droit
01:22:12au sujet de l'épargne salariale
01:22:14ils sont taillis
01:22:15franchement
01:22:16il vient demander
01:22:17les épargnes
01:22:18il y a un problème
01:22:20de méthode
01:22:20ça c'est clair
01:22:21mais il y a surtout
01:22:22un problème de niveau
01:22:24malheureusement
01:22:24moi je suis sorti
01:22:25du débat du MEDEF
01:22:27affligé
01:22:27affligé
01:22:28parce qu'on n'a parlé
01:22:29que de petites mesurettes
01:22:31que de pas de
01:22:32ni de timing
01:22:33ni de méthode
01:22:34et surtout
01:22:35aucun n'a une vision
01:22:36pour la France
01:22:37qu'est-ce qu'on demande
01:22:38à un président de la république
01:22:39c'est pas de vous dire
01:22:40je vais baisser la TVA
01:22:42je vais augmenter la TVA
01:22:43je vais faire de la TVA sociale
01:22:44je vais rétablir les comptes
01:22:45ça c'est là
01:22:47le job du premier ministre
01:22:49et du gouvernement
01:22:49le président
01:22:50c'est pareil
01:22:51dans une vision
01:22:53il y a de la méthode
01:22:53et dans la méthode
01:22:54il y a de la vision
01:22:54donc on peut
01:22:56c'est similaire
01:22:57c'est ça
01:22:59qu'on demande
01:22:59à un président de la république
01:23:01et bien je suis sorti
01:23:03de ces candidats
01:23:04quel que soit
01:23:07leur positionnement politique
01:23:09complètement affligé
01:23:10c'était pas un débat
01:23:11présidentiel
01:23:11c'était un débat
01:23:12de chef de gouvernement
01:23:14et puis parce qu'il y a un sujet
01:23:15c'est que
01:23:16en tout cas
01:23:17ils ont tous un peu en commun
01:23:18c'est le manque de courage
01:23:19et je pense qu'à partir du moment
01:23:20où on n'aura pas solutionné
01:23:21la question du courage
01:23:22en politique
01:23:23et bien on ne pourra pas
01:23:25mettre en place
01:23:25des réformes structurelles
01:23:26importantes
01:23:26dont notre pays a besoin
01:23:28et on a cité plein de choses
01:23:29mais d'autres sujets
01:23:30tels que la retraite
01:23:31est aussi un sujet
01:23:32éminemment important
01:23:32vous reviendrez en parler
01:23:33merci à vous trois
01:23:35Jérôme Dubut
01:23:35Julia Achal
01:23:36Louis Leroy
01:23:38bonjour Perico Légas
01:23:39bonjour Stéphanie
01:23:40alors
01:23:40d'abord grâce à vous
01:23:41j'ai changé mon humeur
01:23:42je vais la faire
01:23:43sur la tour Eiffel
01:23:44j'ai découvert
01:23:45qu'ils ont jeté
01:23:45un voile religieux
01:23:46sur la tour Eiffel
01:23:47il y avait déjà un truc
01:23:48sur le pont neuf
01:23:49pour le couvrir
01:23:49et là on a carrément
01:23:50jeté un voile
01:23:51c'est vrai
01:23:52on se demandait
01:23:53si c'était une faute polémique
01:23:54que nous ne soyons voir
01:23:55en République française
01:23:56ça dit quelque chose
01:23:57voilà donc je vais
01:23:59on ne dit pas se lâcher
01:24:00quand même
01:24:00je vais être réellement
01:24:02parce que
01:24:02c'est un détail très grave
01:24:04quand même
01:24:04vu notre niveau à l'école
01:24:05vous pouvez commencer
01:24:06à parler comme ça
01:24:07et vous l'avez bien
01:24:08et vous l'avez bien souligné
01:24:09ensuite on va parler
01:24:10évidemment du rapport Pisa
01:24:12ce qui est bien
01:24:13c'est comme la tour Eiffel
01:24:13on descend d'un étage
01:24:15à chaque fois
01:24:16là il faut un scaphandre
01:24:17pour suivre
01:24:18à un moment donné
01:24:19ça se fera des pâquerettes
01:24:20et je recevrai
01:24:21je recevrai
01:24:23l'auteur Sophie Audugé
01:24:25voilà
01:24:25membre de l'association
01:24:26qui se bat évidemment
01:24:27pour une éducation nationale
01:24:29qui dénonce
01:24:29une éducation nationale
01:24:30en perdition
01:24:31et puis dans la continuité
01:24:32on va parler des libertariens
01:24:33qui sont là pour nous sauver
01:24:34bien entendu
01:24:35est-ce qu'il faut avoir peur
01:24:36de ceux qui veulent détruire l'État
01:24:38et c'est l'illustre
01:24:39Christophe Bourseiller
01:24:39qu'on connait souvent
01:24:40dans les activités
01:24:41si démographiques
01:24:42mais qui est un spécialiste
01:24:43j'allais dire
01:24:44des tendances sectaires
01:24:45la saga des libertariens
01:24:46et je vais en discuter avec lui
01:24:48de 13h à 14h
01:24:49voilà le programme
01:24:49le menu du jour
01:24:50et bien
01:24:51il y a de quoi
01:24:51il faut rester sur Sud Radio
01:24:52évidemment qu'il faut rester
01:24:53moi je vous écoute tout le temps
01:24:56jusqu'à demain
01:24:56jusqu'à la fin de l'année
01:24:58on se verra
01:25:00bon allez à demain
01:25:0210h30 à vous de le dire
01:25:03Sud Radio
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