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  • il y a 35 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Louis Leroy, Mehdy Raïche, Arnaud Benedetti

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-14##

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News
Transcription
00:00A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02A vous de le dire Sud Radio, soyez les bienvenus, on vous embrasse si vous êtes dans votre voiture que
00:07vous nous écoutez en ce lundi.
00:09On est ravis de vous accompagner, je suis avec mes débatteurs, Mehdi Raïch, Louis le Roi, Arnaud Benedetti.
00:15Dans quelques instants on parlera de Marine Le Pen, retour aux fondamentaux, la priorité nationale pour les logements.
00:20Est-ce que c'est une mesure que vous jugez souhaitable ou vous faites partie de ceux qui pensent que
00:25c'est raciste ?
00:260-800-26-300-300, on termine avec votre zapping mon cher Gilles.
00:31On en a un peu parlé avant la pub, elle était tellement contente, samedi, tout le week-end se fuit
00:37la Céline Dion Mania,
00:39alors à toutes les sauces, on l'a vu sur BFM avec plusieurs duplex à l'intérieur, à l'extérieur
00:45de l'aréna,
00:46avec des spécialistes en plateau qui ont analysé la voix, les tenues, comment elle s'est présentée,
00:53et puis surtout ce moment qui a été relayé sur les réseaux.
00:57Si tu n'avais pas ton extrait de Céline Dion, tu avais un peu raté ta vie quand même.
01:01Et il y avait évidemment cet extrait où elle disait qu'elle était enfin en bonne santé.
01:26Je suis debout sur scène, dans cette vie que j'aime tant, grâce à votre soutien.
01:39Merci.
01:40Merci.
01:42Bon, elle était vraiment émue, hein ?
01:48Elle était très, très, très, très, très, très émue.
01:51Vous êtes pour cette Céline Dion Mania ?
01:54Je suis totalement pour la Céline Dion Mania à laquelle je participe.
01:57J'ai passé le week-end à regarder beaucoup de vidéos aussi, j'ai trouvé ça assez émouvant.
02:00Et puis ça fait du bien au milieu de l'actualité qui est tellement morose de mettre 30 000 personnes,
02:0416 fois même plus, je crois que ça reprend au mois de mai,
02:07qui chantent à l'unisson, qui oublient les problèmes de dehors.
02:09Moi, je trouve ça assez génial.
02:10J'aime beaucoup Céline Dion.
02:11Et donc, j'aurai la chance d'aller l'applaudir aussi dans quelques semaines.
02:15Vous l'avez payé combien ?
02:16Je ne me rappelle plus, mais très cher.
02:17J'ai payé très cher.
02:18Je fais partie de la première vague, j'ai eu la chance d'être tiré au sort.
02:20Vous l'avez trouvé comment ce concert ?
02:24Est-ce qu'elle chante bien ? Est-ce qu'elle chante comme avant ?
02:26Elle chante bien, elle chante bien.
02:27Bon, la voix change un peu avec les années, mais ça, c'est malheureusement le lot de beaucoup d'artistes.
02:31Mais j'ai trouvé ça assez émouvant.
02:33Je pense que c'est un des plus grands comebacks de l'histoire de la musique
02:36depuis le retour d'Elvis en 68, qui avait été diffusé en Mondiovision à l'époque.
02:43Puis c'est des événements qui font du bien.
02:44Il y a peu d'événements où on peut tous se retrouver et passer de bons moments.
02:47Moi, je pense qu'il faut les saisir à chaque fois qu'on en a l'occasion.
02:50Il devait y avoir une vraie communion dans la salle.
02:52Parce que j'ai vu les images, nous, mais vous y étiez.
02:55Vous ne pouvez pas y rater ? Non, non, je n'y étais pas, je n'y étais pas.
02:56Ah, vous n'y étiez pas, j'avais compris que j'ai tiré.
02:58J'ai pu la chance et de tirer au surf pour pouvoir la première.
03:00J'y vais en octobre, oui.
03:02Et ce qui était assez étonnant, puisque du coup, mon métier est de zapper.
03:06J'ai zappé, alors c'était sur la LBC, c'était dans tous les pays.
03:11Et c'est vrai qu'on parlait de la France et de son retour de la France.
03:15Et d'un seul coup, la France était...
03:17On parlait d'elle, non pas pour la politique ou les grèves ou les sens.
03:21Pour une fois.
03:22On parlait de la France qui crée un événement un peu comme les JO.
03:26Et c'était sur toutes les chaînes étrangères, la première de Céline Dion.
03:30Et évidemment, beaucoup d'étrangers vont venir nous voir.
03:33Parce qu'on en parlait hors antenne.
03:35Elle va rapporter beaucoup d'argent.
03:36Oui, et puis on a vu aussi Michel Obama et Omfra Wifray.
03:40Omfra Wifray.
03:43Ça me fait toujours marrer, quand même, le côté...
03:45On parle écologie.
03:46Michel Obama, son mari, parlait écologie assez souvent.
03:50Et Pof, on se fait un petit aller-retour au Los Angeles pour aller voir Céline Dion à Paris.
03:54Elle est peut-être venue en vélo.
03:55Oui.
03:56Ou en voilier.
03:58On pédale ou en pédale ou en pédale.
03:59Greta Thunberg, tu vas envoyer finalement les revenus en avion.
04:02Non, mais si elle va chez Chopard acheter un petit diamant...
04:05Enfin, Chopard, c'est suisse.
04:05Non, mais moi je...
04:06Mais si elle va acheter un diamant pour la France...
04:08Le problème, c'est de juger les autres.
04:10Vous voyez, ce que je veux dire, c'est pas de venir, on s'en fiche,
04:12mais c'est de parler écologie, finalement, de faire l'inverse de ce qu'on dit.
04:17Moi, j'ai envie de savoir quelle politique se présente à la présidentielle et à voir Céline Dion.
04:21Il y en avait, il y avait Édouard Philippe et il y avait Gabriel Attal.
04:26Ah bah oui.
04:27Voilà.
04:27Bien sûr.
04:28Avec ou sans frites.
04:29Bien sûr.
04:30Non, et puis Emmanuel Grégoire, bien sûr aussi.
04:33Est-ce qu'ils ont acheté leur billet ?
04:35Ah, je pense.
04:37Je pense.
04:37Ah bon ?
04:38Oui, je pense.
04:38Oh, mais dis, enfin.
04:39C'est vrai ?
04:40Oui, je pense.
04:41Je connais des personnes qui sont allées...
04:42Vous pensez que le maire de Paris a payé son billet ?
04:44Ah, peut-être pas le maire.
04:45Le maire, peut-être pas.
04:46Mais je pense que les autres candidats, oui.
04:48Je connais une personne qui est allée, une proche.
04:50Elle m'a dit qu'effectivement, c'était très émouvant.
04:52Et que ça donnait aussi l'impression de la boucle est bouclée.
04:55Elle a commencé avec la France.
04:56Et là, elle termine après sa phase de maladie, où c'était très compliqué pour elle.
04:59Et elle revient un peu aux basiques, aux essentiels.
05:01Et c'était...
05:01Il y a presque l'impression d'une revanche personnelle sur...
05:05C'est l'impression que ça a donné.
05:06Donc, à un moment, elle chante aussi un peu d'opéra, je crois, dans le concert.
05:09Absolument.
05:09Elle a même fait un extrait qui était une reprise de la Calas avec un boa.
05:15Elle a chanté Whitney Houston aussi.
05:17Donc, c'est plutôt un retour aux sources.
05:19Mais la sensation générale était que c'était assez exceptionnel pour ceux qui étaient présents.
05:22Je sens que vous allez prendre votre place.
05:23Oui, on aimerait bien.
05:25Mais il n'y a plus.
05:27Arnaud Belletti, je sens qu'il brûle aussi de prendre sa place.
05:29Il brûle impatience.
05:30Ce qu'il y a de...
05:31Ce qu'il y a de public, c'est normal.
05:33Après tout, je veux dire, ce n'est pas la première star qui rencontre son public.
05:37Et puis, il y a un côté très positif pour la France.
05:39C'est qu'en plus, c'est quand même une francophone.
05:41Donc ça, il ne faut jamais l'oublier.
05:42Bon, elle chante en anglais aussi beaucoup.
05:44Mais elle chante en français.
05:45Donc ça, c'est quand même quelque chose qui est rare.
05:47Il faut le dire.
05:48Surtout dans le monde du...
05:50Et surtout dans le monde du divertissement.
05:52Et elle a le record de l'album francophone le plus vendu.
05:54Qui plus est ?
05:55Grâce à un certain Jean-Jacques Goldman.
05:56Et voilà.
05:57Jean-Jacques Goldman, d'ailleurs, que vous avez peut-être entendu...
06:00Il n'y était pas, d'ailleurs.
06:01Non, mais le « Je marche seul », vous avez échappé, ça, mon cher Arnaud Benedetti ?
06:05Vous savez, quand il y a eu l'entrée de Marine Le Pen et que Jordan Bardella est arrivé un
06:09petit peu en retard,
06:10il marchait seul.
06:11Faux Jean-Jacques.
06:12Non, pas Jordan Bardella qui fêtait d'ailleurs son anniversaire.
06:16Enfin, il n'a pas eu le droit de parler beaucoup.
06:18Ce discours très social, en tout cas, de Marine Le Pen.
06:22Hier, on en parle à Hénin Beaumont, la candidate REN qui lance donc sa bataille sociale sur le pouvoir d
06:28'achat.
06:29Et le logement exite donc la loi SRU, priorité aux Français.
06:33C'est le retour à la base pour les aides et les HLM.
06:36C'était quand même une mise au point, ni droite, ni gauche.
06:41Arnaud Benedetti, vous l'avez suivi, j'imagine.
06:42Oui, ce n'est pas une mise au point.
06:44Ce n'est pas fondamentalement un retour, je veux dire, aux fondamentaux.
06:47Le Rassemblement National, quand il était déjà Front National, a toujours fait de la préférence nationale,
06:52c'est-à-dire un des axes de son programme.
06:55Alors, il y a une évolution sémantique, puisqu'on ne parle plus de préférence nationale,
06:59on parle de priorité nationale, ce qui est un peu différent.
07:03Mais le discours était un discours, et là je l'ai trouvé assez habile, en fait.
07:07Elle a pris un sujet extrêmement concret, qui jusqu'à présent n'est pas abordé dans la campagne présidentielle,
07:12c'est la question du logement.
07:14Et le logement, c'est un sujet qui est absolument central,
07:16notamment pour les questions, entre autres, de pouvoir d'achat.
07:18Et c'est un sujet qui est très concret, et qui parle à tous les Français.
07:22Et qui parle notamment aussi aux classes populaires et aux classes moyennes,
07:24auxquelles elle s'adressait à Hénin Beaumont.
07:27Donc, cet angle-là est un angle qui lui permet de rentrer dans la campagne
07:33de manière assez concrète, très concrète même, en l'occurrence,
07:37en déclinant ensuite, j'allais dire, son programme politique sur cette politique publique.
07:45Alors après, on peut discuter des mesures, ça c'est un autre sujet.
07:48Mais en termes de communication politique, c'est plutôt efficace,
07:52après dix jours où de nombreuses questions ont été posées dans les médias,
07:56sur sa relation avec Bardella, sur un certain nombre de controverses
07:59concernant des points de son programme.
08:02Donc, elle a voulu montrer qu'elle reprenait la main.
08:05C'est apparu quand même les dissensions, parce qu'on a beau dire
08:09qu'ils s'entendent bien, ils ne sont pas sur la même ligne économique.
08:12On en parle tous sur les plateaux, en tant qu'observateurs, analystes, etc.
08:16Mais la réalité, c'est que pour l'instant, ça n'a strictement aucun impact
08:19sur les courbes d'attention.
08:21Il y a eu moins de points dans un sondage, je crois, pour M6.
08:25La dynamique est quand même pour elle.
08:26La dynamique est quand même pour elle.
08:27Elle reste très très haute.
08:29Elle perd deux points quand même.
08:29Oui, mais enfin, elle reste très très haute.
08:31Il y a l'étude notamment du Cevipof, l'Ipsos,
08:34qui est la mise, je crois, à 33 sur un échantillon de 12 000 personnes.
08:39Donc, ce qui est quand même assez très important.
08:42Et même quand on regarde, si vous voulez, l'historique des sondages,
08:45à la même époque, pour un certain nombre de candidats qui étaient favoris,
08:49et qui n'ont pas d'ailleurs, pour certains, n'ont pas emporté,
08:52à la différence de Nicolas Sarkozy en 2007,
08:56elle est quand même plus haute même que les étiages de ces candidats.
09:00Donc, aujourd'hui, ça a peu d'impact.
09:04Ensuite, on est encore très loin du premier tour de l'élection présidentielle.
09:09Non, mais vous avez l'air de dire qu'il n'y a pas d'impact.
09:11En gros, les Français s'en fichent,
09:13mais il y a quand même une différence fondamentale
09:16entre la droite un petit peu libérale de Jordan Bardella,
09:21et là, on a senti,
09:23elle dit de la droite d'ailleurs,
09:24une droite sans cœur qui confond social et socialisme.
09:27Non, mais de toute façon, alors là-dessus, il faut être clair,
09:29elle n'a jamais considéré que,
09:33par exemple, elle n'est pas favorable à l'union des droites.
09:35Parce que, quand vous discutez avec elle,
09:37moi, ça m'est arrivé de l'interviewer,
09:39quand vous discutez avec elle,
09:40elle vous dit, moi, je vais voir les électeurs d'Elin Beaumont,
09:42si je vais voir les électeurs d'Elin Beaumont,
09:44je ne vais pas leur dire que je suis de droite.
09:46Elle ne se présente pas comme une femme de droite.
09:48Hein, pardon ?
09:49Elle ne se présente pas comme une femme de droite.
09:50Elle ne se présente pas comme une femme de droite,
09:52donc elle est dans une logique.
09:53Mais après, ce qu'il y ait des nuances
09:55à l'intérieur d'une formation politique
09:57qui est en phase de conquête du pouvoir,
09:59ce n'est pas forcément un handicap.
10:01Ça devient plus problématique
10:03une fois quand vous exercez le pouvoir,
10:05mais qu'il y ait des nuances dans une famille politique,
10:08c'est d'ailleurs naturel en soi,
10:09et ce n'est pas forcément un handicap
10:13parce que justement, ça permet de brasser un peu plus large
10:15et d'avoir plusieurs fers au feu.
10:18Après, la vraie question qui se pose,
10:20c'est de savoir s'ils sont capables
10:21de tenir la distance,
10:22de gérer l'avance.
10:24Est-ce qu'ils sont capables d'éviter les couacs
10:27et la répétition des couacs ?
10:29Et les égaux.
10:30Et les égaux.
10:31Ça, c'est un autre sujet
10:32et c'est la campagne qui va nous le dire.
10:34Oui, au-delà des dynamiques
10:38présentes, pas présentes,
10:40moi, je constate que
10:43je pense que le véritable sujet,
10:45c'est qu'ils incarnent,
10:46et ils ne sont pas nombreux à l'incarner,
10:48une certaine idée de la rupture,
10:50une certaine idée du changement.
10:51C'est ça qui capte, je pense,
10:53le gros de l'électorat du Rassemblement National
10:55comme de l'électorat, d'ailleurs,
10:56de la France Insoumise,
10:58au-delà de questions, de divergences.
11:00Voilà, je pense que c'est ça qu'il faut entendre.
11:01Et d'ailleurs, je pense qu'on ne répondra pas
11:04à la colère de certains de leurs électeurs,
11:06que ce soit la France Insoumise
11:07ou du Rassemblement National,
11:09en disant qu'ils votent mal
11:10ou en utilisant, comme à chaque fois,
11:12les mots qui font peur.
11:14Non, moi, je pense qu'il faut arrêter
11:15de commenter les dynamiques
11:17des uns et des autres
11:18et qu'il est temps qu'une candidature
11:20qui porte un véritable esprit de rupture
11:22le fasse, parce qu'aujourd'hui,
11:23que ce soit le Rassemblement National
11:24ou le FN,
11:25ils prospèrent sur une idée très simple,
11:27c'est celle de dire
11:28qu'il faut tout changer.
11:29Quand beaucoup d'autres candidats
11:31disent surtout ne changent rien.
11:32Moi, je pense que ça n'a pas marché, les gars.
11:34Est-ce que la préférence nationale
11:35pour les logements sociaux,
11:37l'exposition...
11:38C'est un changement, c'est mon cycle, ça.
11:39Oui, voilà, j'allais y venir.
11:41Allons dans le fond,
11:41parce que c'est vrai que j'ai essayé
11:43de fouiller les chiffres.
11:46Ça représente quoi ?
11:47Alors, les derniers chiffres nationales
11:48de référence sont de 12%.
11:51Ils datent de 2017,
11:52mais ce n'est pas très clair.
11:54Apparemment, c'est 12%
11:55qu'occuperaient les logements sociaux
11:56qu'occuperaient les étrangers.
11:58Est-ce que ça change fondamentalement
12:00la donne ?
12:01Ou est-ce que c'est une mesure
12:02un petit peu démagogique ?
12:03Non, je pense qu'elle a raison
12:04d'axer sur le sujet du logement.
12:06En fait,
12:07je suis d'accord avec Arnaud,
12:09il n'y a pas forcément
12:09un retour aux fondamentaux
12:11du lupénisme façon père,
12:13où c'était préférence nationale,
12:15mais c'était surtout
12:15un sujet d'immigration,
12:16de sécurité, d'identité.
12:18Là, elle a déplacé, en fait, le sujet.
12:20Elle lie la préférence nationale
12:22à des sujets de justice sociale,
12:23d'économie, donc de logement.
12:25Donc, elle change totalement
12:26la nature du sujet.
12:27En ce sens, c'est très bien pensé pour elle.
12:28dire que, quand dans le cas
12:30de l'élection présidentielle,
12:31elle sait très bien,
12:32et on a vu les sondages 33-35%,
12:34c'est-à-dire qu'elle,
12:34elle sait d'office
12:35qu'elle est au second tour.
12:36Elle a compris
12:37qu'elle était au second tour
12:38et son marché électoral
12:39est très grand.
12:40D'où l'intérêt d'avoir
12:41un Jordan Bardella
12:42qui peut avoir une proposition
12:43un petit peu plus libérale
12:44pour aller chercher
12:44soit les CSP+,
12:45soit les retraités.
12:47Elle, son intérêt,
12:47c'est de se dire
12:48je suis au second tour,
12:49donc moi, quand je dis quelque chose,
12:50ça va conditionner
12:51la totalité du débat
12:52et tout le monde va devoir
12:53se positionner par rapport à moi.
12:54Donc, on n'est pas
12:55sur une configuration
12:56où il y a deux sièges
12:56pour le second tour,
12:57on est dans une configuration
12:58où il y a un siège.
12:59Donc, quand elle amène
13:00le sujet du logement social,
13:02elle dit,
13:02ça va être la proposition politique
13:03que tout le monde va faire.
13:04est-ce que ça change la donne ?
13:05Venez nous dire
13:06ce que vous en pensez,
13:070,826, 300, 300,
13:09quand on sait que, voilà,
13:1012% a priori d'étrangers
13:12sont dans les logements sociaux.
13:13Est-ce que ça change pour vous ?
13:14C'est une bonne mesure
13:15ou c'est une mesure discriminatoire ?
13:18N'hésitez pas à venir
13:19nous en parler sur Sud Radio.
13:20La suite de nos débats
13:21dans quelques instants.
13:25Parlons vrai.
13:26Sud Radio avec mes trois
13:28débatteurs du jour.
13:29Mehdi Raich, Louis Leroy,
13:31Arnaud, Bénédetti.
13:32Faut-il réserver
13:33les logements sociaux
13:35aux Français ?
13:36En tout cas,
13:37c'est ce qu'a rappelé,
13:38je le dis,
13:39retour aux fondamentaux,
13:40mais c'est vrai
13:40qu'on me faisait remarquer
13:42sur ce plateau
13:43dans ce studio
13:44que le RN n'avait jamais
13:45changé de braquet.
13:47Il est vrai.
13:48On est avec François
13:50qui nous appelle de Nîmes.
13:51Bonjour François.
13:53Bonjour, bonjour à tous.
13:54Alors, vous avez entendu
13:55peut-être le discours
13:56de Marine Le Pen
13:57à Hénin Beaumont
13:58qui met l'accent
14:00sur les logements,
14:02qui veut réserver
14:03les aides
14:04et les logements sociaux
14:06aux Français.
14:07Qu'est-ce que vous en avez pensé,
14:08vous ?
14:08Moi, j'ai pensé
14:09que c'est une très bonne décision.
14:11Notamment, moi,
14:12j'ai plein d'amis
14:12et il y en a beaucoup
14:13qui sont RN aussi,
14:14qui sont français
14:15d'origine maghrébine
14:16ou sud-africaine.
14:18Je veux dire,
14:18ils ne trouvent pas de logement.
14:20Par contre,
14:21les migrants,
14:21ils arrivent,
14:22ils sont en priorité.
14:23Il faut aller un peu plus loin
14:24que ce que fait Marine.
14:26C'est-à-dire,
14:26il faut vraiment
14:27stopper la vague d'immigration.
14:28On n'a plus les moyens
14:29aujourd'hui
14:29d'accueillir
14:30tout ce beau monde.
14:31On ne peut pas.
14:32C'est impossible.
14:33Par contre,
14:33ceux qui sont vraiment,
14:34par exemple,
14:35si je vous donne un exemple,
14:36les filles qui se coupent
14:37les cheveux en Iran,
14:38les afghanes
14:39qui sont vraiment
14:40dans la misère,
14:41là, on peut les accueillir
14:42quand on a les moyens.
14:42Mais on ne peut pas accueillir
14:43tout le monde.
14:44Il faut vraiment faire un choix
14:45au niveau de la sélection
14:46et dire, voilà,
14:47ceux qui sont vraiment,
14:48vraiment dans la mouise,
14:50on les prend,
14:50on les aide,
14:51on est là pour ça.
14:52Mais ceux qui viennent
14:53juste pour habiter à l'hôtel,
14:54vous savez,
14:54c'est vous et moi
14:55qui payons les chambres d'hôtel
14:56avec nos impôts.
14:57Je veux dire,
14:58je les vois,
14:58moi,
14:58quand je vais faire des marchés
14:59ou quoi,
15:00je vois des hôtels à côté,
15:01ils sont remplis de migrants.
15:03Mais qu'est-ce qu'ils font ?
15:04Ils sont là toute la journée.
15:05Ils ne veulent même pas travailler.
15:07Ils ne veulent même pas
15:07rapporter de l'argent en France.
15:08Je veux dire,
15:09à un moment donné,
15:09on n'a plus les moyens.
15:11Alors,
15:11qu'est-ce qu'on fait ?
15:12Soit on coule encore plus
15:13ou soit,
15:14à un moment donné,
15:15on arrête les robinets
15:16et on dit,
15:16voilà,
15:17désolé,
15:17mais il n'y a plus d'aide
15:18à l'immigration,
15:19il n'y a plus d'AME,
15:21il n'y a plus d'un tas d'aide possible.
15:23Parce qu'on ne connaît pas
15:24toutes les aides,
15:24mais il y en a un paquet.
15:25Et après,
15:26la priorité,
15:26c'est à ceux qui souffrent vraiment.
15:28Je vous dis vraiment quoi.
15:30Pour vous,
15:30ça va arranger
15:32le problème du logement
15:34dans son ensemble,
15:35François ?
15:36Parce que c'est vrai
15:36que vous le disiez,
15:38vous avez beaucoup d'amis,
15:39même d'origine maghréline,
15:40qui ne trouvent pas de logement,
15:41mais le problème,
15:42c'est peut-être
15:43tout simplement
15:44le manque de logement
15:45aussi en France.
15:47Mais après,
15:48il faut faire
15:48des problèmes de construction.
15:50Il faut voir,
15:51avec les écolos,
15:52il faut les mettre
15:53un peu de côté.
15:54Vous avez vu
15:54la fin de la loi SRU,
15:56c'est une bonne chose
15:57pour vous ?
15:57Oui,
15:58même la loi,
15:59vous savez,
16:00artificielle sur les sols,
16:01c'est complètement aberrant.
16:03C'est aberrant.
16:04Vous allez laisser pousser
16:05les gourdouilles,
16:06les crapauds,
16:07les tétards,
16:07les moustiques,
16:08et vous n'allez plus
16:09en décider,
16:09c'est incroyable.
16:10On est en France,
16:10alors on se tire une balle,
16:11on ne respire plus,
16:12on se met un scot sur la bouche
16:13et on meurt tous.
16:13On a foire avec les écolos,
16:15ils sont vraiment...
16:18Et puis avec la chasse,
16:19s'il n'y avait pas
16:19les chasseurs
16:19qui s'illait réguleraient
16:20les sangliers,
16:21qui s'illait réguleraient
16:22les renards,
16:23il n'y aurait plus d'oiseaux
16:24s'ils ont laissé les renards.
16:24Mais ils ne comprennent pas
16:25les écologistes,
16:26on dirait qu'ils ne font
16:26pas d'études pour ça.
16:28Les chasseurs,
16:29ils sont au courant,
16:29ils savent très bien
16:30de quoi ils parlent.
16:31Merci en tout cas,
16:32François qui nous appelait
16:34de Nîmes.
16:35Alors c'est vrai que
16:35cette loi SRU,
16:37la zéro artificialisation
16:39des sols,
16:39ça pour le coup,
16:40c'est un vrai changement
16:42potentiellement.
16:44Arnaud,
16:44vous voulez réagir ?
16:45La loi SRU,
16:46en tout cas,
16:47en plus,
16:48il n'y a qu'un point
16:48qu'il ne faut pas négliger,
16:49c'est qu'on est à 15 jours
16:50des sénatoriales,
16:51ou 3 semaines des sénatoriales.
16:53Elle envoie un petit message
16:54à un certain nombre d'élus
16:56qui ne sont pas forcément
16:58favorables à cette loi SRU,
16:59d'ailleurs qui préfèrent
17:00parfois payer des amendes
17:01plutôt que je veux dire
17:02de remplir les obligations
17:04de la loi.
17:05Donc il y a aussi
17:06cet aspect-là
17:06qu'il faut vraisemblable
17:07prendre en compte,
17:09mais elle parle aussi
17:11là à un électorat
17:12qui est un électorat
17:13conservateur,
17:14c'est-à-dire qu'elle est
17:14dans une stratégie
17:15déjà de second tour,
17:16finalement,
17:17ce que disait Mehdi,
17:18c'est-à-dire qu'elle sait
17:20que cet électorat libéral
17:21conservateur n'est pas
17:22du tout favorable
17:22à ces dispositions législatives,
17:25la loi SRU datant
17:26de je ne sais plus combien.
17:28De 2000.
17:28Oui, c'est ça à peu près.
17:31Donc, elle s'adresse
17:33à ce segment électoral.
17:37D'ailleurs, moi je note
17:37que, mis à part évidemment
17:39à gauche,
17:39mais globalement,
17:40je veux dire,
17:41sa position n'a pas été
17:43mal accueillie,
17:43pour l'instant en tout cas,
17:44sur cette suppression
17:45de la loi SRU.
17:48Et quant au zéro
17:50artificialisation,
17:51c'est la même chose,
17:51c'est-à-dire que
17:52certains nombres d'élus,
17:54eux aussi,
17:55considèrent,
17:55et c'est des lois.
17:56En fait,
17:57elle reprend le discours
17:59de Pompidou,
18:00n'emmerdez pas les Français.
18:01C'est un peu ça
18:03qu'il y a derrière
18:03et qui est du discours aussi,
18:05je le rappelle,
18:06de David Lysnard.
18:08Donc, voilà,
18:09il y a de cela
18:10dans ces positions.
18:11Oui, elle vise un segment
18:12électoral particulier
18:13et libéral.
18:14C'est surtout le discours
18:15de tous les élus locaux
18:16de ce pays,
18:17qu'ils soient de gauche
18:18ou de droite.
18:18Moi, je suis un élu local,
18:20c'est un sujet
18:20qui est redondant,
18:22mais au-delà
18:23de la loi SRU,
18:24du ZAN,
18:24de la zéro artificialisation
18:27nette des sols,
18:28c'est très difficile à dire.
18:29C'est compliqué à appliquer,
18:30mais c'est encore plus difficile à dire.
18:31Bon, voilà,
18:32on a organisé nous-mêmes
18:33notre empêchement là-dessus.
18:34Vous dites,
18:34Marine Le Pen,
18:35elle pose la question du logement.
18:36Non, moi je pense
18:37qu'elle pose une question
18:38sur le logement
18:39qu'une question d'ailleurs
18:40qui est légitime.
18:40Moi, je pense qu'il y a
18:41deux grands chantiers dans ce pays,
18:42c'est la jeunesse
18:42et le logement.
18:43Mais dans ce cas-là,
18:44il faut poser la question
18:44du logement dans sa globalité.
18:46C'était un petit peu
18:47l'objet de Marmar tout à l'heure.
18:48On peut dire,
18:48il faut prioriser le français
18:50plutôt que celui qui vient d'ailleurs
18:52dans le logement social.
18:53Mais c'est un faux problème.
18:54Vous disiez plus de 19%,
18:55on ne manque pas de 20%
18:57de logement dans ce pays.
18:58On en construit 250 000 par an,
19:00il en faudrait au moins le double.
19:02Et dans ce cas-là,
19:02si on pose la question du logement,
19:03en posant la question du logement
19:04dans sa globalité,
19:05c'est-à-dire que déjà,
19:06de un, c'est l'accès à la propriété.
19:08On dit au logement social.
19:09Logement social,
19:10ça ne veut pas dire grand-chose.
19:10Aujourd'hui, vous avez
19:11un Français sur deux
19:11qui est éligible à un logement social.
19:13Et un logement social
19:14où vous payez 1800 euros de loyer,
19:15moi, je ne suis pas convaincu
19:16que ce soit véritablement
19:17un logement social.
19:18Donc la première question,
19:19c'est celle de l'accès
19:21au logement, à la propriété.
19:22La deuxième, c'est celui
19:23du respect de la propriété.
19:24À partir du moment
19:25où on donne un logement social,
19:26il faut qu'on soit capable
19:27de pouvoir vous en sortir
19:28quand vous ne respectez pas les règles.
19:29Quand vous avez les squatteurs
19:30chez vous,
19:31il faut qu'on puisse pouvoir les squatteurs.
19:32Et le troisième point,
19:33c'est la transmission du logement,
19:35c'est la transmission de la propriété.
19:36Alors là, on ne parle plus
19:36de logements sociaux,
19:37mais on parle de logements
19:38dans sa globalité.
19:39C'est toute une réflexion
19:40qu'il faut avoir sur le logement
19:41et pas le prendre
19:42sur un petit bout de l'orniette
19:43pour faire des voies
19:45ou pour exciter un tel ou un tel.
19:47Elle en parle,
19:47de la France de propriétaires.
19:49Oui, bien sûr.
19:49On a clairement parlé
19:50dans son discours.
19:50À un moment,
19:51elle parle de la droite,
19:51elle récuse la droite.
19:54Je ne sais plus quelle formulation.
19:55Elle parle d'une gauche
19:56qui attise la haine sociale
19:57et une droite qui...
19:58Elle a une formulation sur la droite.
19:59Je la retrouve.
20:00Oui, une droite sans cœur
20:01qui est une droite sans cœur
20:02et qui récuse une gauche
20:04qui attise la haine sociale.
20:05C'est ce qu'elle dit.
20:05Le Pen réclame
20:06le monopole du cœur maintenant.
20:07Voilà.
20:08C'est ça.
20:08Ça dit d'où elle vient quand même.
20:09Elle dépasse,
20:10je pense qu'elle se met
20:11dans une position
20:12où elle dépasse
20:13le classement gauche-droite.
20:14Elle ne se dit pas de droite,
20:15c'est la droite
20:15qui la qualifie de femme de droite.
20:17Et sur la question du logement social,
20:18il faut aussi revenir
20:19sur ce qui est devenu
20:20le logement social.
20:21C'est qu'aujourd'hui,
20:21c'est devenu un lieu de sédentarité.
20:23Normalement,
20:23ce n'est pas un lieu de sédentarité
20:24le logement social.
20:25Oui, ça doit bouger.
20:26Et c'est ce qu'elle dit en substance
20:27quand on lit son allocution,
20:30quand on l'écoute.
20:32Elle dit plus ou moins
20:32en filigrame ça.
20:33Il n'y a plus de mouvement.
20:35Normalement,
20:35le logement social
20:36était plutôt un logement d'urgence.
20:37Aujourd'hui,
20:38c'est devenu un lieu de sédentarité,
20:40de communautarisme.
20:41Donc là,
20:41elle met et replace
20:42le sujet de l'immigration dedans
20:43avec la préférence nationale.
20:46Vous avez raison.
20:46Et un des plus grands besoins
20:47en matière de logement social,
20:48et vous avez raison,
20:49c'est par exemple
20:49le logement d'urgence.
20:50Et donc,
20:50c'est l'inverse de la sédentarité.
20:52Vous avez bien raison.
20:52Il n'y a pas un élu de France,
20:53de gauche comme de droite d'ailleurs,
20:54et bien souvent sans étiquette,
20:56qui ne vous dira pas
20:56que le logement d'urgence
20:58n'est pas un problème.
20:58On n'a pas assez
20:59de logement d'urgence
21:00quand une femme doit quitter
21:01le domicile familial
21:03avec ses enfants,
21:04quand il y a des coups durs de la vie,
21:05un incendie dans une commune.
21:07C'est un problème
21:07qui résonne partout,
21:08ou quelle que soit
21:09la classe sociale,
21:10Et du coup, c'est ce que nous disait
21:10notre auditeur,
21:11les gens terminent
21:13dans un hôtel
21:14que l'État paye,
21:15que nous payons tous.
21:16Et encore,
21:17l'État ne paye pas
21:17pour tout le monde,
21:18c'est-à-dire que la plupart du temps
21:18vous dormez dans votre voiture.
21:20Et je vous dis,
21:20même quand les délinquants
21:22réussissent à être expulsés,
21:23vous avez une obligation
21:26de reloger.
21:27Bien sûr.
21:28Et c'est l'État,
21:29une fois de plus,
21:30qui paye.
21:30Donc c'est quand même
21:31assez hubu à ce cas.
21:31Donc elle a plutôt tapé
21:31juste sur sa proposition,
21:33même si je ne suis pas d'accord
21:34avec ce qu'il dit fondamentalement,
21:35mais le fait d'amener
21:36ce sujet de cette manière-là,
21:37dans le cadre
21:38de l'élection présidentielle,
21:39elle a tapé juste.
21:40Aucun candidat
21:41n'a commencé sa campagne
21:42en commençant
21:43par ce type de sujet.
21:44Autant plus que le logement,
21:45il touche,
21:45on l'a dit tout à l'heure,
21:46toutes les strates de la société.
21:47Il va toucher les propriétaires,
21:49il va toucher les personnes
21:49qui sont les jeunes
21:50qui veulent en accès au logement.
21:52Donc les étudiants,
21:52ça va toucher les personnes
21:53qui veulent devenir propriétaires,
21:55ça va toucher
21:55toutes les strates de la société.
21:56C'est un sujet économique,
21:57c'est un sujet social,
21:58c'est un sujet aussi
21:59de liberté et d'indépendance,
22:00parce qu'être propriétaire,
22:01c'est aussi un sujet de liberté.
22:02Donc en replaçant
22:02le logement social
22:03dans la problématique politique,
22:05pour le coup,
22:05elle a parfaitement raison.
22:06Après, qu'on soit d'accord ou pas,
22:07ce n'est pas la question,
22:08c'est la liberté de l'électeur.
22:10Mais le fait de l'amener
22:11de cette manière-là,
22:12pour le coup,
22:12elle a fait plutôt
22:12un bon début de campagne.
22:14Ville Gansmane ?
22:15Je voulais rebondir
22:16sur ce qu'avait dit Arnaud,
22:18c'est le dimanche 26,
22:19les sénatoriales,
22:20donc ça va arriver
22:21très très vite.
22:22Alors évidemment,
22:23c'est un suffrage indirect,
22:25on n'élit pas les sénateurs,
22:27la Chambre sera renouvelée
22:29de moitié
22:29pour une durée de 6 ans.
22:32Est-ce qu'il va y avoir
22:33une poussée d'un parti
22:35chez les sénateurs ?
22:36On va avoir une stabilité,
22:38mais un des enjeux
22:39de cette élection sénatoriale,
22:40c'est de savoir
22:40si le Rassemblement national,
22:42au vu des dernières municipales,
22:43va pouvoir disposer
22:46d'un groupe parlementaire,
22:47ce qui est assez probable.
22:48C'était ma question sous-entendue.
22:48Oui, j'ai bien compris.
22:49Ce qui est assez probable,
22:50parce qu'ils ont déjà
22:51trois sénateurs,
22:52il y a quand même
22:53un certain nombre
22:53de départements
22:54où ils sont très très bien
22:56très bien implantés,
22:57qui renouvellent
22:58leur stock de sénateurs,
23:00je pense aux Vars
23:01ou aux Alpes-Maritimes,
23:03donc on peut imaginer
23:04que si vous voulez
23:05atteindre le chiffre
23:07de 7 sénateurs
23:08pour arriver à accéder
23:10à un groupe parlementaire,
23:11est tout à fait accessible,
23:12d'autant plus
23:13qu'il y a d'autres départements,
23:14je pense à la Gironde
23:15où Mme Diaz est candidate
23:17et où elle a de bonnes chances
23:18d'être élue,
23:19sans compter qu'on avait noté
23:20quand même lors des dernières
23:21élections sénatoriales,
23:22un phénomène assez intéressant,
23:23c'est que par rapport
23:24à l'étiage qui est le leur
23:25en termes de grands électeurs,
23:27qui était assez faible
23:28aux dernières élections sénatoriales
23:30il y a trois ans,
23:31ils avaient obtenu
23:31un score supérieur,
23:33c'est-à-dire que,
23:33par exemple,
23:34et ça c'est très intéressant
23:35de voir que dans la ruralité,
23:37dans les communes rurales,
23:39ils ont pas mal
23:40de grands électeurs
23:41qui se trouvent parmi
23:42les maires
23:42ou les conseillers
23:43ou les adjoints
23:43d'un certain nombre
23:44de ces communes.
23:45Donc l'objectif pour eux
23:46c'est d'avoir
23:46ce groupe parlementaire.
23:47Et bien évidemment,
23:48s'ils obtiennent
23:48un groupe parlementaire
23:49dans 15 jours,
23:50ils capitaliseront
23:51en disant que c'est un succès.
23:52Il y a 150 000 grands électeurs.
23:53Oui, c'est pas mal.
23:54Messieurs,
23:55on poursuit nos débats
23:56dans quelques instants,
23:57c'est l'heure de la pub.
23:58Le pluralisme, oui,
24:00mais alors quand ça reste à gauche,
24:01il ne faut pas que ça
24:01aille trop à droite
24:02cette affaire.
24:03Près de 300 artistes
24:05et intellectuels
24:05dont Julie Gaillet,
24:07Josiane Balasco
24:08et Lilian Thuram,
24:09ils sont à chaque fois là.
24:11On les voit
24:12à chaque pétition
24:13qui ont signé
24:14donc une tribune
24:15samedi dans le Parisien.
24:16en soutien à la grève
24:17lancée à Radio France
24:18contre l'arrivée
24:19d'un journaliste
24:20de Valeurs Actuelles.
24:21On en parle sur Sud Radio
24:22et vous venez réagir.
24:230 826 300 300
24:25Est-ce que vous trouvez ça normal ?
24:27Sud Radio
24:29A vous de le dire,
24:31mes débatteurs
24:31et Gilles Ganzemann
24:32qui est dissipé aujourd'hui.
24:34Ça suffit.
24:34Il est comme d'habitude.
24:36Pas du tout.
24:37En fait, je préférais
24:38quand vous étiez malade,
24:39je d'étiez silencieux au moins.
24:41Non,
24:41ce qui aime bien,
24:42châtie bien.
24:43Allez, mes débatteurs.
24:44Mais on a du coup
24:45il se tait le pauvre.
24:46Il est frustré.
24:48Vous m'embrasserez,
24:48vous me donnerez un virus.
24:50Mehdi Raichel,
24:51Louis Leroy,
24:52Arnaud,
24:53Benedetti.
24:54Le pluralisme,
24:55oui,
24:55mais alors,
24:56je le disais,
24:56quand ça reste bien à gauche,
24:58il ne faut pas que ça déborde
24:58trop sur la droite.
25:00Près de 300 artistes
25:01et intellectuels
25:02ont signé une tribune
25:04samedi dans le Parisien.
25:05On soutient la grève
25:06lancée à Radio France
25:07face à l'arrivée
25:08du journaliste
25:10Charles Sapin,
25:10directeur adjoint
25:12de valeurs
25:13actuelles,
25:14jugé
25:15beaucoup trop à droite.
25:17Je ne vais pas tous les citer,
25:19mais alors,
25:19devinez,
25:20il y a
25:20Josiane Balasco
25:21qui est de toutes les parties
25:22à chaque fois qu'il faut
25:23taper sur la droite,
25:25Denis
25:26Paudalides,
25:27Anna Mougladis
25:28et Géry
25:29Chanel,
25:29je le précise.
25:31Tiens,
25:31Julie Gaillet,
25:32la femme
25:32de François Hollande.
25:34Bref,
25:35non,
25:35mais alors,
25:35je voudrais bien
25:36votre avis
25:36là-dessus.
25:37C'est vrai que
25:39il ne faut jamais
25:40que ça soit quand même
25:41trop à droite.
25:42C'est le sujet,
25:43Louis Leroy.
25:44En fait,
25:45à France Inter,
25:46l'ouverture d'esprit
25:46est une fracture du crâne.
25:47C'est bien ce qu'on est
25:48en train de voir
25:49depuis tout à l'heure.
25:50Non,
25:50moi je trouve que c'est
25:51insupportable,
25:51très honnêtement.
25:52Et il se comporte
25:54comme des enfants
25:55pourri gâtés
25:56et pire,
25:57qui se sont habitués
25:58à l'être.
25:59Moi,
25:59je pense que France Travail
26:00n'appartient pas
26:01à ceux qui y travaillent,
26:02il appartient à tous
26:03ceux qui le financent,
26:03c'est-à-dire en l'occurrence
26:04l'ensemble des Français.
26:06Et il y a un moment,
26:07moi je pense,
26:09c'est presque devenu
26:10un lieu commun de dire ça,
26:11mais tant on vise
26:12l'impossible,
26:12que le service public
26:13doit être impartial,
26:14que le service public
26:15doit être neutre
26:15et surtout qu'il doit
26:16être pluriel.
26:16des valeurs en totale
26:17contradiction avec les missions
26:19de la radio publique.
26:20C'est ce qu'ils estiment,
26:20ces gens-là.
26:21C'est pour ça qu'ils manifestent
26:22aujourd'hui.
26:23Arnaud Benedetti,
26:24on a suivi avec vous,
26:25évidemment,
26:26vous faisiez partie
26:26du comité de soutien
26:27de Boilem Sansal.
26:28Qu'est-ce qu'il n'a pas,
26:30pardonnez-moi l'expression,
26:31pris ?
26:31Parce que, justement,
26:32il avait des idées
26:34jugées un peu trop à droite,
26:35il a lutté contre l'islamisme.
26:37Oui, alors en plus,
26:37lui, il était,
26:38il faut le rappeler,
26:39il était dans une prison,
26:42ce qui est encore plus grave.
26:43Non, mais il est évidemment
26:45choquant,
26:45c'est-à-dire,
26:46en fin de compte,
26:47une démocratie,
26:48c'est le pluralisme,
26:49c'est la contradiction.
26:49Si on n'accepte pas
26:50la contradiction,
26:51on se met en dehors,
26:52d'une certaine manière,
26:53de l'arc républicain,
26:55d'ailleurs,
26:55dont il se réclame.
26:57Donc, c'est un vrai sujet.
26:58Mais, si vous voulez,
26:59c'est une vieille tradition,
27:00quand même, à gauche.
27:01La gauche accepte le pluralisme
27:03jusqu'à un certain point.
27:05Et elle a très souvent
27:07envie de dénoncer
27:08et d'exclure
27:09et de censurer
27:10ceux qu'elle va délégitimer
27:12en les qualifiant
27:13d'extrême droite.
27:14Parce que l'extrême droite
27:14est devenue aujourd'hui
27:15un concept fourre-tout.
27:17L'extrême droite
27:18commence très vite,
27:18aujourd'hui.
27:19Vous savez,
27:19M. Attal est peut-être
27:20considéré comme d'extrême droite
27:22par un certain nombre
27:23de ses signataires.
27:25Ensuite, Charles Sapin
27:26est quelqu'un
27:28qui est un très bon journaliste,
27:30qui a une très bonne connaissance.
27:31Il a écrit un livre
27:31il y a deux ans
27:32sur les droits populistes
27:33en Europe
27:33qui est excellent.
27:36Et ces gens font
27:37comme s'ils étaient
27:38propriétaires
27:38du service public.
27:40Le problème,
27:40c'est qu'ils ne sont pas
27:40propriétaires du service public.
27:42Le service public,
27:43il appartient d'abord
27:44aux Français.
27:44Et il y a une obligation
27:45en effet de neutralité,
27:46mais il y a surtout
27:47une obligation de pluralité,
27:48en l'occurrence.
27:49Et ce n'est pas
27:50deux minutes, vingt
27:51qui sont hebdomadaires,
27:56qui sont accordées
27:57à Charles Sapin,
27:59qui d'ailleurs
28:00constitue un gage
28:00de pluralité
28:01sur France Inter.
28:02Véritablement,
28:03c'est presque un prétexte
28:04d'une certaine façon.
28:05Donc, soyons sérieux,
28:08mais c'est inquiétant,
28:08ça dit quelque chose
28:09sur l'évolution du débat.
28:10Mais alors,
28:11je trouve ça inquiétant
28:11de banaliser,
28:13je cite,
28:13les idées d'extrême droite.
28:15Mais tout est d'extrême droite.
28:16Oui, mais c'est ça.
28:17Il y a des gens de gauche
28:19qui s'expriment
28:20dans Valeurs Actuelles.
28:21Vous en trouverez,
28:21il n'y a aucun problème.
28:22Ce n'est pas ça
28:23qui est inquiétant.
28:24Ce qui est inquiétant,
28:25c'est qu'il n'y a pas
28:25d'artiste de droite
28:26dans ce pays.
28:27Aucun qui,
28:28d'un seul coup,
28:29va dire
28:29je suis de droite,
28:31je soutiens
28:32telle ou telle personne.
28:33Vous avez tonné à l'idée.
28:35Michel Sardot,
28:35mais il n'y a pas
28:38d'artiste de droite
28:38dans ce pays.
28:39Dès que vous êtes
28:40de droite,
28:41vous faites tomber dessus
28:42après raccourci.
28:43Ça ne donne pas envie.
28:45Regardez Léon Marchand.
28:45Il n'y a pas d'artiste de droite
28:47et surtout,
28:47il n'y a pas d'artiste
28:48qui ont le droit de dire
28:49mais moi,
28:50ça ne me concerne pas.
28:50Moi, je suis un chanteur,
28:51je suis là pour chanter,
28:52je suis un acteur,
28:53je suis là pour jouer,
28:53je suis un humoriste,
28:54je suis là pour faire rire.
28:55On n'a que des artistes.
28:56Regardez ce qui s'est passé
28:57avec Léon Marchand.
28:58Il a eu le malheur de dire
28:59qu'il n'avait pas
28:59de consignes à donner
29:00parce que ça n'était pas
29:01son métier.
29:01Moi, je pense qu'il faut
29:02que chacun fasse le dire.
29:02Il a dit, il faut que je travaille,
29:03je ne peux pas m'exprimer,
29:04c'était plutôt intelligent.
29:05Et je trouve que c'est
29:06assez insupportable
29:07la façon dont toute une presse,
29:08tout un tas d'artistes
29:10se sont engagés contre lui
29:12alors que c'est une des plus
29:13grandes fiertés nationales.
29:13Mais finalement,
29:14on adore brûler dans ce pays
29:15ce qu'on a adoré
29:16un mois, un an avant.
29:18C'est assez insupportable.
29:18Je dis simplement
29:19que dans ce pays,
29:21il y a quand même
29:21un problème de la liberté
29:22de la parole
29:23pour qu'on ait l'impression,
29:25moi, je suis incapable
29:26de vous en citer récent,
29:28d'avoir des artistes de droite.
29:30Si, il y en a un
29:30qui est très connu.
29:31Michel Sardot.
29:32Non, plus jeune.
29:35Lors de la dernière
29:36Coupe du Monde en France,
29:37celui qui avait présenté
29:39la Jean Dujardin,
29:41justement, la cérémonie
29:42a été jugée trop franchouillarde.
29:43Ah oui, à la baguette de pain.
29:45Mais elle a été jugée
29:45trop franchouillarde par qui ?
29:47Ah mais c'est chaud d'accord.
29:47La Libération avait fait ça une
29:49de ce que je vous rappelle.
29:51Je m'en souviens,
29:52c'était la France.
29:52La France-France.
29:52C'est plutôt une personne
29:53qui est un tropisme de droite,
29:54si je dois le définir.
29:55On se souvient de cette
29:56une de Libération.
29:57Mais je trouve que c'est
29:57un vrai souci.
29:58Ah oui, mais c'est un vrai souci.
30:00Je suis d'accord avec
30:00l'aspect propriété,
30:01c'est-à-dire que les journalistes
30:02ne sont pas propriétaires
30:03de la radio,
30:03donc là déjà c'est un problème.
30:05Et même si on se place
30:06dans une allée,
30:06dans une optique,
30:07on prend un petit peu
30:08de hauteur,
30:09on sait que le pays
30:10penche à droite.
30:11Quand on regarde
30:12le Front National,
30:13enfin le Rassemblement National,
30:14il fait entre 11 et 13 millions
30:15d'électeurs.
30:22dans un sectarisme.
30:23Donc ouvrir.
30:24Si vous êtes dans une...
30:26Ça vous en demandez trop là.
30:27Oui, mais en fait,
30:27si vous êtes dans une stratégie
30:28où en fait on ne reste
30:29qu'entre nous
30:29et vous voyez
30:30le Front National
30:31qui prend de plus en plus
30:32de parts à côté,
30:33je ne vois pas l'intérêt
30:34de le faire.
30:34Non, mais en plus,
30:35c'est contre-productif.
30:36Vous pensez que les 12 millions
30:37d'électeurs du RN,
30:38ils aiment bien entendre
30:39Josiane Balastro
30:40leur faire des leçons.
30:41Ça ne fait que les renforcer,
30:42ça ne fait que les consommer
30:43dans leur vote.
30:44C'est plus une question
30:44de se rassurer soi-même,
30:46je pense.
30:46Et là, on est typique,
30:48le populisme
30:49et c'est le peuple
30:50contre les élites.
30:51Là, on est vraiment
30:51dans une vision populiste.
30:52C'est nous
30:52et on doit enseigner
30:54au ville-peuple
30:55ce qu'il doit savoir.
30:56Mais ce qui est vraiment dommage,
30:56je trouve là-dessus,
30:57c'est qu'il y a quand même
30:59des émissions hyper qualitatives,
31:01notamment culturelles
31:01et une poignée
31:02de journalistes militants
31:03sont en train de jeter
31:04le discreux.
31:05Ça paraît une radio
31:06où il y a des gens formidables.
31:06Alors, réagit au standard
31:090826 300 300,
31:10je vous rappelle le numéro.
31:11Bonjour Dominique.
31:12Oui, bonjour,
31:13bonjour à toute l'équipe
31:14et puis bonjour
31:15à tous les auditeurs.
31:16Et bienvenue
31:17sur l'antenne de Sud Radio.
31:18Vous nous appelez
31:19du Roussillon.
31:20Vous, ça vous évoque quoi
31:22cette tribune
31:23de 300 artistes sportifs ?
31:25Alors, Lilian Thuram
31:26qui est toujours aussi
31:27de tout ce genre de partie.
31:29Ça vous hérisse le poil ?
31:31Oui, oui, bien sûr.
31:32Cette petite nomenclatura,
31:34cette minorité hurlante
31:35qui aujourd'hui s'émeut
31:38de la présence
31:39de Charles Sapin.
31:40Moi, ce que je voudrais,
31:42c'est qu'on évacue
31:43le positionnement
31:44politique
31:45et que l'on se situe
31:46sur les écrits,
31:48les propos
31:48qu'a tenus Charles Sapin
31:49dans cette chronique.
31:50Est-ce que c'était politique ?
31:51Est-ce que c'était engagé ?
31:52Est-ce que c'était du bon sens ?
31:53Oui, non.
31:54Il en a fait une.
31:55Oui, il en a fait une seule.
31:56Mais on peut,
31:57juste par rapport
31:58à cette chronique...
32:00sur l'intelligence artificielle
32:01qui doit être d'extraordinaire.
32:04Laissez parler, Dominique.
32:05Est-ce que c'était intéressant ?
32:06Est-ce que c'était du bon sens ?
32:07Est-ce que ça valait le coup
32:08d'être écrit ?
32:09Si oui, si non,
32:10on peut débattre
32:11sur ce qu'il dit.
32:12Et je trouve insupportable
32:16aujourd'hui
32:16ce positionnement de la gauche
32:18qui a d'ailleurs...
32:20Rappelez-moi le score
32:21d'Anne Hidalgo
32:23aux dernières élections présidentielles.
32:25Voilà.
32:26Donc on est vraiment
32:26dans de la minorité hurlante
32:28et qui ferait mieux aujourd'hui
32:29de se recentrer
32:30sur les vrais sujets
32:31et d'arrêter de confisquer
32:33d'abord la radio,
32:34d'abord le service public
32:35parce qu'elle ne lui appartient pas.
32:37Il m'appartient,
32:38il vous appartient,
32:39il appartient à tous les citoyens.
32:40Et aujourd'hui,
32:41s'il y a une désaffection,
32:42un désamour du public
32:43pour la gauche
32:45qui a des valeurs
32:45et qui a un certain intérêt politique,
32:48c'est aussi à cause de ça.
32:50C'est aussi à cause d'aujourd'hui.
32:51de Josiane Balasco,
32:52de Lio,
32:53de tous ces gens-là
32:53qui sont des has-beens aujourd'hui,
32:55je suis désolé de le dire,
32:56et qui pourraient aujourd'hui
32:57rester sur le devant de la scène
32:59par la qualité de leur production
33:00et qui sont devenus insupportables
33:02par ce qu'ils évoquent.
33:04Et c'est pareil pour l'écologie.
33:06On a positionné l'écologie à gauche
33:08alors que c'est transversal
33:09et transpartisan.
33:10Vous avez raison.
33:11Aujourd'hui,
33:11elle n'est pas dans ce pays
33:12à l'écologie.
33:15On vous a un petit peu perdu,
33:16Dominique, sur la fin,
33:17mais enfin,
33:17on a compris l'idée
33:18et sérieusement,
33:20c'est vrai,
33:20il a raison, Dominique,
33:21c'est extrêmement irritant.
33:24En plus,
33:24c'est toujours les mêmes
33:25qui reviennent nous donner
33:26des leçons de morale
33:27en permanence.
33:28Lilian Thuram,
33:29pardon,
33:29enfin,
33:29ça va être désagréable,
33:30mais il y a eu
33:31quelques petits problèmes
33:32quand même avec son ex-compagne,
33:33certaines dénonciations
33:34de Karine Lemarchand,
33:35vous qui suivez les médias
33:36sur Lilian Thuram.
33:37Ça, c'est pas du média,
33:38c'est du potin.
33:39Bah,
33:40non,
33:40mais bon,
33:41c'est pas du rago.
33:43Non,
33:44mais il n'y a pas eu
33:45une plainte,
33:45non,
33:45contre Lilian Thuram ?
33:47J'ai pas su,
33:47il m'envoie,
33:48Karine Lemarchand,
33:49elle,
33:49elle mâche pas ses mots aussi.
33:50C'est pour ça.
33:51Elle est plutôt...
33:52Elle s'est exprimée
33:53sur son ex-conjoint,
33:54il y a un moment stop.
33:55On peut dire
33:56que Josiane Balasco,
33:57quand elle a une pièce
33:59avec sa fille,
34:00elle va sur Europe 1
34:00faire la promo aussi.
34:02Oui,
34:03chez Thomas Hill,
34:04Thomas Hill,
34:05enfin,
34:05pas lui,
34:05mais son émission.
34:07Voilà,
34:07mais...
34:07Non,
34:07mais ça signifie aussi,
34:08si vous voulez,
34:09c'est un...
34:09Le problème,
34:10c'est que ce que disait Mehdi
34:11était juste,
34:12c'est-à-dire que plus le pays
34:13se droitise,
34:14parce que c'est quand même
34:14que ça,
34:15on le voit dans toutes
34:16les études d'opinion,
34:17plus vous avez un durcissement
34:19d'une partie de la gauche.
34:21Donc la gauche demandera
34:22toujours plus de censure
34:23au fur et à mesure
34:24qu'elle semble perdre pied.
34:26Donc il y a aussi cela
34:27que nous disent
34:27ce type d'initiative.
34:29Il y a aussi un problème
34:30de...
34:31Le sujet devient très moral.
34:32Le débat devient très moral
34:33ou moralisant.
34:35Personnellement,
34:35la morale,
34:36c'est subjectif,
34:36c'est amplement personnel.
34:38Mais si on fait
34:39effectivement,
34:40il y a eu la fameuse...
34:41la caricature
34:42de Daniel Obono
34:43chez Valeurs
34:44qui était absolument horrible.
34:44Oui, qui a été condamnée,
34:45effectivement.
34:46Mais je vous assure
34:46que si on fait
34:48toutes les choses horribles
34:49qui ont été faites
34:49dans les journaux,
34:50je pense qu'il n'y a plus
34:51personne qui passe
34:52à France Inter.
34:53Si vous prenez Libération,
34:54la fameuse tribune
34:55avec la pédophilie
34:56dans les années 70,
34:57si vous prenez...
34:58Je me sens que c'était
34:59Le Monde
34:59qui avait fait
35:00un aimant sorti
35:01quand il y avait
35:01les Khmer Rouges.
35:02Si vous sortez à chaque fois
35:03toutes les tribunes horribles
35:04qui avaient été faites...
35:06Je vous assure
35:07qu'il n'y a plus
35:08aucun journaliste
35:08d'aucun canard
35:09qui passe
35:10qui peut faire
35:10un édito politique.
35:11Donc la morale
35:12ne peut pas orienter
35:13à chaque fois...
35:14Certains appellent ça
35:14le privilège rouge.
35:16On poursuit nos débats
35:17dans quelques instants,
35:20notamment sur le budget 2027.
35:23Les retraités
35:24doivent-ils payer
35:25à la caisse
35:25pour combler le déficit ?
35:27Sébastien Lecornu,
35:28il pense de plus en plus
35:29et pas qu'en se rasant.
35:31On en parle.
35:310-826-300-300
35:33Venez nous donner
35:34votre avis
35:35sur la question.
35:37Sud Radio
35:39Parlons vrai.
35:41A vous de le dire
35:42en compagnie
35:42ce lundi de Médie Raich,
35:44Louis Leroy,
35:45Arnaud,
35:46Bénédetti
35:46et vous,
35:47vous évidemment
35:48qui pouvez intervenir
35:49à chaque instant.
35:510-826-300-300
35:52pour prendre part
35:53au débat.
35:55Alors est-ce que
35:55c'est aux retraités
35:56de payer
35:57pour réduire
35:58le déficit public ?
35:59La petite musique
36:01monte de plus en plus.
36:02Ça ne vous a pas échappé
36:03à l'heure
36:03où le gouvernement
36:04prépare son budget.
36:05Alors il y a le choix
36:06non-indexation
36:07de certaines pensions,
36:09suppression
36:09ou réduction
36:10de l'abattement fiscal
36:11de 10%
36:12appliqué aux pensions imposables.
36:14Entre les deux,
36:15le cœur des hommes
36:16de Bercy balance.
36:18Et vous,
36:18qu'est-ce que vous en pensiez ?
36:19Est-ce que vous trouvez ça normal ?
36:20C'est vrai qu'on met
36:21les uns contre les autres,
36:22les jeunes contre les vieux.
36:24Alors je regardais un petit peu,
36:26c'est vrai qu'on parle quoi
36:26de 40 euros
36:28au-delà de 2 000
36:29ou 3 000 euros
36:29de retraite.
36:30On peut peut-être
36:31se dire
36:32tiens,
36:32ce n'est pas grand-chose
36:33mais c'est vrai
36:34que les symboles
36:34parfois ont la vie dure
36:36et puis Marc,
36:37Louis Leroy,
36:38vous en pensez quoi ?
36:39Ça y est,
36:39ça recommence.
36:40C'est-à-dire,
36:40on cherche une poche.
36:42Voilà,
36:43chaque budget
36:43on cherche une nouvelle poche.
36:44Alors hier,
36:46c'était les parents salariés.
36:47Avant-hier,
36:48c'était les héritiers.
36:49Aujourd'hui,
36:49c'est les retraités.
36:50Demain,
36:50je ne sais pas qui ce sera,
36:52mais en tout cas,
36:52je pose juste une question,
36:53c'est à quand le tour de l'État ?
36:55Qui pense sérieusement
37:01le problème est un problème
37:02de dépense publique
37:03pour dépenser moins,
37:05pour taxer moins,
37:06pour pouvoir gagner plus
37:07et vivre dignement
37:08qu'on soit retraité,
37:09qu'on soit actif,
37:10qui que ce soit.
37:12Enfin,
37:12il y a un moment,
37:13on prend tout le système
37:14à l'envers,
37:14on devient malade.
37:16c'est les dépenses de santé
37:17et les retraites à 20%.
37:19Vous avez eu la gentillesse
37:19de m'inviter la semaine dernière
37:20sur votre plateau
37:21et je citais un chiffre
37:22que je réitère.
37:23L'OCDE a chiffré
37:24notre désorganisation
37:2580 milliards d'euros.
37:27On a l'air d'en chercher 30.
37:28Non,
37:29mais je veux bien.
37:29Il ne faut pas sortir
37:30de l'ENA,
37:31de Sciences Po
37:32ou de je ne sais quelle IEP
37:33de Paris ou de province
37:34pour pouvoir comprendre ça.
37:36Et à un moment,
37:37il est temps
37:37qu'on se le mette
37:38dans la tête.
37:39Le système ne peut plus
37:41continuer à tourner
37:42comme ça
37:42pour tout un tas de raisons
37:44démographiques,
37:45économiques,
37:45politiques.
37:46Tous ceux qui refusent
37:47de voir ça au pire,
37:48tous ceux qui refusent
37:49de le dire,
37:50sont en train
37:50de perdre la partie
37:52et seront jugés
37:53assez durement
37:53par l'histoire,
37:54je pense.
37:54Alors,
37:54je me fais l'avocate du diable,
37:55je ne vais pas me faire
37:56que des copains
37:56parmi les personnes
37:58qui nous écoutent,
38:00similaires qu'on cherche
38:00pour faire les poches
38:02des retraités,
38:02on les a perdus
38:03en suspendant
38:04la réforme des retraites aussi.
38:05Les Français n'en voulaient pas.
38:07Oui, mais à qui la faute ?
38:08Oui, c'est ça ?
38:09Oui, oui.
38:10Il fallait bien
38:11que je pose la question.
38:12Monsieur Lecornu
38:13a décidé,
38:13pour faire passer son budget,
38:15de faire cette concession
38:16au Parti Socialiste,
38:17clairement.
38:18Donc, c'est le gouvernement
38:19qui est responsable
38:20du budget
38:21qui l'a fait voter.
38:21Mais personne n'en voulait
38:22de cette suspension de retraite.
38:23Bien sûr.
38:24Pardon ?
38:24Personne n'en voulait
38:25de cette réforme des retraites.
38:26Pas grand mot.
38:27Oui, peut-être.
38:29que d'ailleurs,
38:30beaucoup voulaient
38:30la suspension de la réforme.
38:32Enfin, si, à gauche,
38:33bien évidemment,
38:33ils voulaient la suspension.
38:34Mais moi, si vous voulez,
38:35ça me pose un problème.
38:36J'ai Marine Le Pen aussi.
38:37Oui, oui, bien sûr.
38:38Mais moi, ce qui pose un problème,
38:40c'est d'abord,
38:40il y a une rupture
38:41du contrat générationnel.
38:42C'est quand même un sujet en soi.
38:44Ensuite, je crois que j'ai été là
38:46il y a 15 jours
38:46et on avait eu le même débat.
38:47C'est-à-dire que les retraités,
38:48je rappelle qu'ils ont cotisé
38:50pour les gens
38:51qui étaient avant eux.
38:53Ils ont souvent,
38:54et ils aident souvent
38:54leurs enfants,
38:55en l'occurrence.
38:57Donc, ça me paraît,
38:58en effet,
38:59pas une priorité.
39:02Après, clairement,
39:03en effet,
39:03je rejoins ce qui vient d'être dit.
39:04C'est-à-dire que la question,
39:05c'est le train de vie de l'État.
39:06Quand est-ce que l'État
39:07décide de se réformer ?
39:09Quand est-ce que l'État
39:10décide de s'attaquer
39:12aux agences ?
39:13Quand est-ce que l'État
39:14décide de s'attaquer
39:15aux millefeuilles administratives ?
39:16Aussi.
39:17Si vous voulez,
39:19on sait qu'il y a
39:20des sources d'économie
39:22aujourd'hui,
39:23sauf que, manifestement,
39:24elles ne vont pas être adoptées
39:26lors du prochain budget
39:27qui va avoir
39:27les plus grandes difficultés.
39:28C'est tellement plus facile
39:29de faire la poche.
39:30Ils vont avoir
39:31les plus grandes difficultés
39:32à pouvoir faire adopter
39:33ce budget, d'ailleurs.
39:34De toute façon,
39:35la séquence du budget
39:36va être terrible
39:36pour le gouvernement.
39:37Ça va être absolument...
39:38Et puis,
39:39comme on est dans le cadre
39:39de l'élection présidentielle,
39:41le budget va avoir
39:42une autre dimension
39:43parce qu'il va servir
39:44d'éléments de communication
39:44pour chacun des candidats
39:46et chacune des propositions
39:47qui seront faites en économie.
39:48Je rejoins en grande partie
39:50ce qui a été dit,
39:51même si je pense
39:51qu'effectivement,
39:52il y a un sujet
39:52sur les retraites,
39:54plus générales.
39:55Ah oui.
39:56C'est systémique.
39:59Rappelons quelques chiffres.
40:00C'est la démographie
40:01qui joue.
40:02Rappelons quelques chiffres.
40:03Donc, la dette de la France
40:04est 3600 milliards.
40:05Déjà,
40:05pour l'acte de ça.
40:07Le premier poste
40:08de dépense de l'État,
40:09ce n'est pas l'éducation nationale,
40:10ce sont les intérêts
40:11de la dette.
40:11Oui, bien sûr.
40:12Et donc,
40:13quand on arrive
40:13et qu'on est le Sébastien Lecornieux
40:14et qu'on se dit
40:15tiens, je vais proposer un budget.
40:16Si à chaque fois
40:17que l'on a un problème en France,
40:18on s'invente un impôt,
40:19je pense qu'on ne va pas
40:24Est-il capable
40:25de se réformer lui-même ?
40:27Ça, c'est déjà
40:27une question philosophique
40:28en soi.
40:28Est-ce que je peux demander
40:29à l'État
40:30qui lui va par essence
40:31dire que j'ai besoin
40:32de plus en plus
40:32de priorités,
40:33de prérogatives,
40:34donc est-ce que je peux
40:35me réformer moi-même ?
40:36C'est déjà assez compliqué.
40:37Mais surtout,
40:38c'est l'efficience
40:39de sa dépense
40:40et comment il dépense l'argent.
40:41Et on revient
40:42sur la nature même
40:43de la dette.
40:43On dit beaucoup
40:44que la dette française
40:44est une dette de rattrapage
40:45du système social.
40:46C'est vrai.
40:47Mais ça n'a jamais été
40:48une dette d'investissement.
40:49Donc tout ce qu'on n'a pas fait
40:50depuis 20 ans,
40:51depuis 30 ans
40:52sur nos politiques économiques,
40:53nos politiques sociales,
40:54on est en train
40:54de le payer aujourd'hui.
40:55Ça se retrouve dans la dette
40:56et ça sera en partie
40:57nos retraités
40:58qui vont le payer pour le coup
40:59mais aussi en grande partie
41:00la jeunesse
41:01qui elle voit
41:02se dit
41:03en fait j'ai clairement
41:03pas d'avenir.
41:04Donc là on crée
41:05une fissure
41:05et une fracture sociale
41:07intergénérationnelle.
41:07Moi j'ai deux questions.
41:08Attendez,
41:09vous attendrez Louis Leroy
41:10puisque place aux auditeurs,
41:13priorité aux auditeurs.
41:15Nous sommes avec Béatrice
41:16qui nous appelle
41:16de Brive-la-Gaillarde.
41:17Bonjour Béatrice,
41:18soyez la bienvenue.
41:20Merci, bonjour.
41:21Oui, oui,
41:22je vous m'avais sollicité
41:23de nouveau
41:24parce que l'année dernière
41:24j'étais déjà intervenue.
41:26Alors j'écoute
41:27tout ce que vous dites.
41:28Effectivement,
41:28il y a des sujets
41:29sur lesquels
41:29c'est plutôt épidermique.
41:31Alors on va être
41:32très clair.
41:32Moi je vais avoir
41:33bientôt 69 ans.
41:34J'ai fabriqué 5 enfants.
41:36Je les ai tous aidés.
41:37J'ai payé tous mes impôts
41:39toute ma vie.
41:40La vie est compliquée
41:42aujourd'hui.
41:43Bien sûr.
41:43Quand on a un grand âge,
41:45alors je ne suis pas
41:45encore au grand âge,
41:46mais les problèmes médicaux
41:48sont de plus en plus
41:49prégnants.
41:50Nous n'avons plus
41:50une médecin généraliste.
41:52Pour avoir un rendez-vous
41:54à l'hôpital,
41:55la liste d'attente
41:55c'est 6 mois au moins.
41:57Quand on doit avoir
41:58une intervention
41:59comme moi j'ai eu
42:00il y a 2 ans
42:00sur une hôtesse de hanche
42:02gauche,
42:03eh bien ma foi,
42:03comme je vis toute seule,
42:04j'ai été obligée
42:05d'être hospitalisée
42:06en soins de suite.
42:07Et je continue
42:08à aider mes enfants
42:09parce que la vie
42:11est difficile pour eux.
42:12et je suis,
42:13alors j'ai été sage-femme
42:14très longtemps,
42:14je suis encore assez proche
42:15de mon métier de base
42:17puisque je m'occupe
42:18de temps en temps
42:18d'aider des mamans
42:19par rapport à l'allaitement
42:20et il y a de moins en moins
42:22de bébés.
42:22Et quand vous écoutez
42:23les jeunes d'aujourd'hui,
42:25les 25-35 ans,
42:26qu'est-ce qu'ils vous disent ?
42:27Je ne veux pas faire d'enfants.
42:29Vous avez raison.
42:30C'est un truc trop cher.
42:30C'est vrai.
42:31Parce que l'avenir
42:33dans notre pays,
42:35il est foutu.
42:36C'est terrible
42:37d'entendre ça des jeunes.
42:39Moi, à mon époque,
42:40quand on avait 25-30 ans,
42:42on se projetait dans l'avenir,
42:43on avait envie d'avoir un enfant,
42:45de construire quelque chose.
42:46Maintenant,
42:47vous voulez acheter,
42:47ce n'est plus possible.
42:49Maintenant,
42:49vous voulez construire une famille,
42:50ce n'est plus possible.
42:52Et puis,
42:52il ne faut pas rêver
42:53quand on a cotisé
42:54toute sa retraite
42:55à tout,
42:56à tout,
42:56à tout.
42:57Et qu'on voit
42:57le prix de l'essence
42:58qui grimpe.
42:59Moi,
42:59je ne suis pas propriétaire.
43:01Je suis locataire.
43:02Ma voiture
43:03ne m'appartient pas.
43:04Elle est en leasing.
43:05Alors que vous avez travaillé
43:07toute votre vie,
43:08Béatrice.
43:08Absolument.
43:09Et je n'ai pas
43:09une grosse retraite.
43:10Et malgré tout,
43:11on vient me ponctionner
43:12sur tout.
43:13Quand je fais mes courses,
43:15bon,
43:16ce n'est pas grave,
43:17je ne vais pas encore aller
43:20aux pauvres,
43:21mais je fais mes courses
43:23chez Lidl.
43:24Parce qu'ailleurs,
43:25c'est beaucoup trop cher.
43:28Ce problème
43:29de la France,
43:30moi,
43:30j'aimerais bien
43:31que nos gouvernants
43:32un peu se regardent en face.
43:33J'en ai marre
43:34des ordres de la République.
43:35J'en ai marre
43:36de voir
43:36des présidents
43:38se targuer
43:38de recevoir
43:39au palais de Versailles
43:41des grandes personnes.
43:42Et on s'en fout.
43:43Là,
43:43maintenant,
43:44il faut aider
43:44ceux qui en ont besoin.
43:46Les jeunes,
43:47en priorité,
43:48les enfants.
43:49Quand est-ce qu'il y aura
43:50une politique
43:50de la famille
43:51en France ?
43:52Je pense que je montrerai...
43:57Ben, écoutez,
43:58la politique de la famille,
43:59moi,
43:59je ne la vois pas trop.
44:00Oui,
44:01vous avez raison.
44:02Il n'y a pas de politique
44:03de la famille,
44:04il n'y a pas de politique
44:04autour de l'enfance.
44:06Quand je vous entendais
44:07des jeunes personnes
44:08qui vous disent
44:09« Moi,
44:10je ne veux pas avoir
44:10d'enfant »,
44:13la natalité,
44:14elle s'effondre.
44:15Ça,
44:15vous avez raison,
44:15Béatrice,
44:16de le souligner.
44:17Déjà,
44:17votre cas est édifiant
44:19et j'aimerais
44:21que les politiques
44:21vous entendent
44:22quand je dis
44:22« Mais moi,
44:23j'ai eu cinq enfants,
44:24j'ai travaillé toute ma vie,
44:25sache-femme,
44:26ce n'est pas facile,
44:27vous devez prendre
44:28votre voiture,
44:29j'imagine,
44:29pour aller travailler
44:30et là,
44:31on vous dit
44:31« On va encore vous ponctionner »
44:33mais c'est insupportable.
44:34On a envie de leur dire
44:34« Mais est-ce que vous écoutez
44:35les Français ? »
44:36On en a ras-le-bol.
44:37À chaque fois,
44:38c'est l'État,
44:39c'est là où est-ce
44:39qu'on va aller pouvoir chercher.
44:41Louis Leroy,
44:42c'est vrai qu'à un moment donné,
44:43il va falloir prendre
44:44cette mesure
44:44pour la présidentielle.
44:46Là,
44:47ils vont devoir
44:48rendre des comptes
44:49et politiques quand même.
44:49C'est nécessaire.
44:50Moi,
44:50j'écoute le témoignage
44:51de madame
44:52qui est bouleversant
44:52et des témoignages
44:53comme les vôtres,
44:54comme le vôtre madame.
44:55Il y en a plein.
44:56Il y en a énormément.
44:57Moi,
44:57je croise beaucoup
44:59de retraités
44:59mais pas seulement
45:00des retraités.
45:00D'ailleurs,
45:01il y a des actifs,
45:01il y a une jeunesse,
45:02vous en parlez.
45:03Et puis,
45:03c'est les gens
45:03qui ne veulent plus faire d'enfance
45:04et ces jeunes,
45:05elle a raison,
45:06Béatrice,
45:07en raison du pouvoir d'achat.
45:08Je ne suis pas dans le foutuisme
45:09et je vais profiter
45:10de votre antenne
45:11peut-être pour avoir
45:11une note d'espoir.
45:12On est un grand pays,
45:13on est un grand peuple
45:14et moi,
45:14je suis convaincu
45:15que nous savons faire.
45:17Nous le pouvons faire.
45:18Vous avez une question
45:18très intéressante tout à l'heure.
45:19Vous dites,
45:20est-ce que l'État
45:20est en capacité de se réformer ?
45:22Il faut bien comprendre une chose,
45:23c'est que si l'État
45:23ne se réforme pas de lui-même,
45:25d'autres vont venir
45:26le réformer à sa place
45:27et ça va faire
45:28beaucoup plus mal.
45:29Et ce sont des personnes
45:31comme madame
45:31qui viennent téléphoner
45:32aux standards
45:32qui vont en pâtir
45:34en premier.
45:35Ce seront les actifs,
45:35ce seront la jeunesse.
45:36Ce qui est certain,
45:37c'est que ce n'est pas
45:37tout un tas de gens
45:37qui prennent ces décisions-là
45:38qui en pâtiront
45:39les premiers,
45:40c'est évident.
45:41Je me demande parfois
45:41si les politiques
45:42n'ont pas suffisamment
45:43de cynisme
45:43pour attendre justement
45:45ces petits jeunes
45:46du FMI
45:47ou de la BCE.
45:48Je ne pense pas
45:48ou je ne veux pas le croire.
45:50En même temps,
45:51il n'y a tellement pas de courage
45:53qu'on peut se poser
45:53la question légitimement.
45:55On poursuit nos débats.
45:57Merci Béatrice.
45:58Bon courage à vous
45:59et on espère
46:00que les décisions douloureuses
46:01ne seront pas prises
46:03sur les retraités.
46:04Peut-être que Sébastien Lecornu
46:06écoute Sud Radio
46:06ce matin qui sait.
46:07Du coup Sébastien.
46:09Si vous nous entendez.
46:11N'hésitez pas en tout cas
46:12dans quelques instants
46:13justement.
46:14Ça nous conduit
46:14à notre dernier sujet.
46:16Est-ce qu'on doit craindre
46:16le retour des gilets jaunes ?
46:18Parce que certains y pensent
46:19le 17 octobre
46:20il y aura une manifestation.
46:22Est-ce que c'est souhaitable ?
46:23Bon, ça avait quand même
46:23coûté 17 milliards d'euros
46:25les gilets jaunes.
46:26Donc, je ne suis pas sûre
46:27que ça soit souhaitable
46:28et en même temps
46:29on comprend la colère
46:30des Français.
46:31A tout de suite
46:31sur Sud Radio.
47:01Sud Radio
47:02question.
47:02Est-ce qu'un mouvement
47:04de gilets jaunes
47:05est souhaitable ?
47:06En tous les cas
47:07le 17 octobre
47:08pardon, je perds ma voix.
47:10Le 17 octobre
47:11un appel à manifester
47:12fait ressurgir
47:13le spectre
47:14de ces gilets jaunes.
47:16Est-ce que vous
47:17vous souhaiteriez
47:18vous comprendrez
47:19que ce mouvement
47:22prenne à nouveau
47:23de l'ampleur
47:23ou est-ce que vous
47:24le craignez ?
47:25C'est vrai que
47:26Arnaud Bédédetti
47:27je regardais un petit peu
47:28ça nous a coûté
47:29quand même cher
47:3017 milliards d'euros
47:31de mesures fiscales
47:33sociales
47:33à l'issue
47:34de ce mouvement.
47:36Est-ce que
47:37en tout cas
47:37vous le craignez
47:38ce retour ?
47:39C'est-à-dire que
47:40si vous voulez
47:40me poser la question
47:41de savoir
47:42si les causes
47:42qui ont fait
47:44que le mouvement
47:44des gilets jaunes
47:45a pu démarrer
47:46en 2018
47:46ont disparu
47:47non.
47:48Clairement
47:48tous les paramètres
47:50sont presque au vert
47:51aujourd'hui
47:52pour que
47:52ce mouvement
47:54puisse redémarrer.
47:55Le seul sujet
47:57c'est qu'on est
47:58à 8 mois
47:58ou 7 mois
47:59d'une élection
47:59présidentielle.
48:00Ce n'est plus
48:01tout à fait
48:01la même chose.
48:02Donc le calendrier
48:04institutionnel
48:04fait que
48:05les gens
48:06s'ils veulent
48:06véritablement
48:07s'exprimer
48:08et marquer
48:09leur désapprobation
48:10ça passera
48:10plutôt par
48:11le bulletin
48:12de vote.
48:13Après c'est vrai
48:13que la situation
48:14économique
48:15est extrêmement
48:16préoccupante.
48:17On est en train
48:19de rentrer
48:19en récession
48:21donc
48:23il y a le problème
48:23de la dette
48:24qui se pose.
48:25Je rappelle quand même
48:25qu'on a...
48:26Et puis les carburants
48:26c'était déjà
48:27la cause
48:28réunissaire.
48:29Encore une fois
48:30toutes les causes
48:30économiques
48:31qui avaient présidé
48:32au mouvement
48:34demeurent
48:34en amplifié.
48:35C'est ça.
48:36En amplifié.
48:37Voilà.
48:37Donc oui
48:38s'il y a une crise sociale
48:39qui démarre
48:40il ne faudra pas
48:41en être surpris.
48:42Mais après
48:43est-ce qu'encore une fois
48:44le fait qu'il y ait
48:44des élections
48:45dans quelques mois
48:46peut-être
48:46un moyen
48:47de dire
48:51leur mécontentement.
48:52Voilà.
48:53Oui mais direz-vous.
48:53Je ne pense pas
48:54parce que...
48:55Alors...
48:56Vous ne pensez pas quoi ?
48:57Qu'il y aura
48:58des gilets jaunes.
48:59Alors je m'explique.
49:00Toutes les caractéristiques
49:01sont effectivement réunies
49:02mais il y a une chose
49:03qui était propre
49:04aux gilets jaunes
49:05c'est que c'était spontané.
49:07Le caractère
49:07est arrivé d'un coup.
49:08C'est-à-dire
49:08quelque chose
49:09d'imprévisible.
49:10Là on n'a pas
49:11ce caractère-là.
49:12Donc si on veut
49:13quelque chose
49:13qui ressemble
49:14aux gilets jaunes
49:14ça ne peut pas
49:15ressembler aux gilets jaunes.
49:16Et d'ailleurs
49:16ça se voulait
49:16dans le répertoire
49:17d'action des gilets jaunes
49:18il n'y avait pas de chef.
49:19C'est quelque chose
49:19qui arrivait un peu
49:20de partout.
49:21C'était trop spontané
49:22pour être quelque chose
49:22d'organisé.
49:23Ça a été leur force
49:24et puis leur faiblesse.
49:25Ça a été leur force
49:26et ensuite ça a été récupéré
49:27et le mouvement
49:27s'est soufflé petit à petit.
49:29Donc la spontanéité
49:30fait que ça ne peut pas arriver.
49:31En revanche
49:33l'agrégation
49:33de toutes ces colères
49:36des problématiques
49:36sont toujours là.
49:37Il peut naître
49:38un mouvement
49:39mais il ne ressemblera pas
49:40au celui des gilets jaunes.
49:41Par contre
49:42il peut avoir
49:42les mêmes revendications.
49:44Et il peut peut-être
49:44aussi tomber
49:47mais je ne vois pas
49:48le caractère spontané
49:49n'existe pas.
49:50Parce que ce sont des appels
49:51à manifester
49:52sur les réseaux sociaux.
49:53J'écoutais
49:54je tendais l'oreille
49:55ce matin
49:55Sébastien Chenu
49:57le RN n'est pas contre.
49:59Enfin bon
49:59ils disent
50:00voter pour nous
50:02mais enfin
50:03c'était pas condamné.
50:05Il y a un élément
50:06outre l'élection présidentielle
50:07ça sera le budget.
50:08Peut-être que la séquence
50:09du budget
50:10ce qui sera discuté
50:12la manière dont ça sera critiqué
50:14par les oppositions
50:15ce qui peut être aussi utilisé
50:17tiens
50:17à telle proposition
50:18on parlait de l'épargne
50:18peut-être que là
50:19ça peut un peu
50:20mettre le feu aux poudres
50:20mais je ne vois pas
50:22forcément l'intérêt
50:22pour un candidat
50:23que ce soit coté
50:24notamment à droite
50:25peut-être plus
50:26pour Jean-Luc Mélenchon
50:27où le côté
50:28je me le fais au poudre
50:29peut le servir
50:30mais je ne vois pas
50:31le reste de l'arc républicain
50:33entre guillemets
50:33s'amuser à jouer
50:34avec cette ficelle-là
50:35un petit peu
50:36en termes de communication
50:37mais fondamentalement
50:38je ne pense pas
50:39qu'il...
50:39Monsieur Roussel
50:39à la fête de l'humanité
50:40a quand même dit
50:41qu'il fallait aller dans la rue
50:42avant d'aller voter
50:42mais là on est sur le PCF
50:47ils ont le sens
50:48de la manifestation
50:49vous avez vu d'ailleurs
50:50à gauche
50:51l'extrême gauche
50:52ils nous appellent déjà
50:53à la désobéissance civile
50:55avant le résultat
50:58des élections
50:58ils sont déjà pas contents
50:59avant le résultat
50:59ils sont déjà dans les starting blocks
51:02on est avec
51:02alors attendez
51:03on est avec Myriam
51:04qui n'est pas d'accord
51:05puisqu'en général
51:06quand il y a la cloche
51:07c'est que vous n'êtes pas d'accord
51:08avec nous
51:08bonjour Myriam
51:10bonjour
51:10soyez la bienvenue
51:11sur l'antenne de Sud Radio
51:12bon vous n'êtes pas d'accord
51:13vous vous êtes pour
51:14j'en conclue
51:15alors je vais juste rappeler
51:18un mot que disait
51:19un très grand homme
51:20qu'on n'a jamais assez écouté
51:22qui s'appelait Coluche
51:23et qui disait
51:24que si voter
51:25servait à quelque chose
51:26il y a longtemps
51:27que ça serait interdit
51:28alors moi je pense
51:29qu'attendre les élections
51:30où on a déjà vu
51:32ce que ça fait derrière
51:33on vient bien nous caresser
51:35dans le sens du poil
51:36et puis une fois qu'on est élu
51:37on nous oublie
51:37ça va cette fois-ci
51:39ça ne servira à rien non plus
51:40donc il faut
51:41qu'on fasse quelque chose
51:42avant
51:43pour justement
51:44mettre la pression
51:45pour ceux qui veulent
51:45se faire élire
51:46qui comprennent que
51:47maintenant ça suffit
51:49on en a marre
51:50d'être des chèvres
51:52contrées
51:52des moutons
51:54qu'on obéit sagement
51:55et qu'il faut un peu
51:57qu'on nous écoute
51:58et qu'on nous prenne en compte
51:58vous pensez que ça va
51:59vraiment leur mettre
52:00la pression
52:01Myriam
52:03ça décon
52:04les gilets jaunes
52:05ils ont eu peur
52:05je peux vous dire
52:06que les gilets jaunes
52:07ils ont eu très très peur
52:08et on était à deux doigts
52:09on n'était pas loin
52:10non mais bon
52:11en l'occurrence
52:12ils ne sont pas encore
52:12au pouvoir
52:13ça va faire peur
52:14certainement
52:15il faut leur mettre
52:18la pression avant
52:19qu'ils nous écoutent
52:20quand ils font leur programme
52:21qu'ils mettent dans leur programme
52:22ce que nous on veut
52:23et pas ce que eux veulent
52:25le problème Myriam
52:26vous l'avez dit
52:27d'ailleurs
52:27c'est pas de le mettre
52:28dans le programme
52:29parce que ça
52:29vous en trouverez
52:30plein qu'ils mettront
52:31dans le programme
52:31c'est d'appliquer
52:34oui mais justement
52:35il faut leur mettre
52:35la pression
52:36pour qu'ils l'appliquent après
52:37merci Myriam
52:38en tout cas
52:39d'être intervenue
52:40bah oui
52:40non mais on la comprend
52:41Myriam
52:41c'est vrai que
52:42là n'empêche
52:43qu'on se dit
52:44le prochain intérêt
52:46quand même
52:46à tenir ses promesses
52:47parce que
52:48là je me dis
52:49si ça marche pas là
52:50ça risque vraiment
52:52d'exploser
52:52non vous croyez pas
52:54je pense que
52:54c'est le plus grand
52:55danger de mémoire
52:57je suis pas très vieux
52:58je suis pas très jeune
52:59un petit peu entre les deux
53:01j'ai entendu
53:02à toutes les élections
53:02il faut aller voter à celle-ci
53:03parce que celle-ci
53:04vraiment
53:05les gars c'est la der des der
53:06si là on rétablit pas
53:08attendez
53:08là vous l'avez dit
53:09enfin là on est quand même
53:10au bout du ravard quand même
53:12je le dis parce que je crois vraiment
53:13je pense que c'est la dernière
53:14c'est la dernière
53:15parce que là
53:15encore une fois
53:16c'est ce que je disais
53:17c'est plus la question
53:18de savoir si l'Etat
53:18doit se réformer
53:19c'est de savoir
53:20s'il ne le fait pas
53:20qui va venir le faire
53:21je sais pas si les gilets jaunes
53:23vont revenir
53:23ou s'ils ne vont pas revenir
53:24je pense que d'ailleurs
53:24personne ne le sait
53:26je sais juste que les causes
53:26qui l'ont provoquée en 2018
53:29à mon avis
53:29sont toutes réunies
53:31l'appel de madame
53:32en est la bonne démonstration
53:34comme le disait Arnaud
53:35c'est même amplifié
53:36et le mouvement
53:37c'est amplifié
53:38maintenant il y a ceux
53:39qui vous diront que
53:39pour donner plus d'argent
53:41à ceux qui en manquent
53:42il faut taxer Bernard Arnaud
53:43il y a ceux qui vous diront
53:45que pour donner plus d'argent
53:47à d'autres
53:47c'est de la faute des immigrés
53:49je pense qu'il n'y a
53:51pas de bonne
53:51ou de mauvaise
53:52non il y a un système
53:54à réformer
53:54à 2,30 euros le litre
53:56on en parlait
53:57pendant une des pubs
53:58tout à l'heure
53:59à 2,30 euros le litre
54:00il faut bien que chacun
54:01se rende compte
54:02ce sont une majorité de taxes
54:04qui fixent ce prix
54:04combien l'état coûte cher
54:07à 2,30 euros le litre
54:08il faut bien que chacun
54:09se rende compte
54:09combien l'état coûte cher
54:10c'est tout ce système là
54:12il faut revoir
54:13merci
54:14ça sera le mot de la fin
54:15midi
54:15Raich
54:16Louis Leroy
54:17Arnaud
54:18Benedetti
54:18on se retrouve demain
54:19évidemment
54:20à vous de le dire
54:2110h
54:21à midi
54:22prenez soin de vous
54:23tout au long de cette journée
54:24et Perico les gars
54:25se nous a rejoint
54:26bonjour Perico
54:27vous allez bien
54:28on s'inquiétait
54:29de ne pas voir les gilets jaunes
54:31depuis déjà quelques années
54:32oui
54:33assez vite
54:35ils avaient quand même
54:36au niveau du tarif de l'essence
54:37et des facéties du gouvernement
54:40on se dit
54:40ils vont revenir
54:41et bien écoutez
54:42il a fallu qu'on se pose la question
54:43en comité de rédaction
54:44hier
54:44ils nous ont entendu
54:45c'est de votre faute
54:46et donc je reçois
54:47et donc je reçois
54:48Jérôme Rodriès
54:49qui va venir parler
54:51et qui va venir décrypter la situation
54:53il était temps quand même
54:54parce qu'on s'ennuyait
54:55c'est quand même un piso politique
54:58Benedetti qui est un grand expert
55:01depuis le quartel des gauches
55:04quand est-ce qu'il va se passer quelque chose
55:061924
55:071924
55:07et dans la suite
55:10nous allons savoir
55:10si la France
55:11c'est un pays corrompu
55:13est-ce qu'il y a une corruption
55:16et l'avocat Jérôme Carsanti
55:18qui est très très impliqué
55:19a écrit corruption au péril
55:21et donc j'ai vu qu'il était
55:21dans la tribune
55:22contre Charles Sapin
55:24Jérôme Carsanti
55:25oui oui oui
55:25on va parler de tout ça
55:26justement
55:28heureusement que c'est Charles Sapin
55:29quand même
55:30je l'ai vu
55:30on va quitter la gauche
55:31parce que là
55:31elle n'a plus peur de rien
55:32vous êtes au chômage
55:33l'union de la gauche
55:34quand l'union de la gauche
55:36se fait par Charles Sapin
55:37bon allez c'est
55:37je vous laisse
55:38parce que sinon
55:39vous allez faire ça
55:40je suis lancé
55:41c'est pour ça
55:42bon allez
55:43à demain
55:44et vous à tout à l'heure
55:47Sud Radio
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