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  • il y a 7 semaines
Avec Gilles Ganzmann, Michaël Darmon, Serge Guérin, Geneviève Goëtzinger

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##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-09-10##

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Transcription
00:00:00Je veux dire, soyez les bienvenus ravis de vous retrouver jusqu'à midi pour votre rendez-vous, à vous de
00:00:05le dire, dans la prochaine demi-heure.
00:00:07Vous le savez maintenant, c'est votre histoire.
00:00:09On va parler de votre quotidien qui vous concerne, ce qui vous fait réagir, en l'occurrence peut-être de
00:00:15vos enfants et de vos petits-enfants,
00:00:16parce qu'on revient sur ce classement PISA qui a provoqué beaucoup de réactions sur Sud Radio.
00:00:22Pourquoi tant d'élèves peinent-ils encore sur les bases de l'école après ces nouveaux résultats au plus bas
00:00:28depuis 2000 pour la France ?
00:00:29Que faut-il changer en premier ? Les méthodes, les moyens, la place des écrans ? Comment est-ce possible
00:00:34? Est-ce que vous trouvez ça normal, à vous de le dire ?
00:00:36On sera avec un professeur et écrivain, Harold Cobert, qui est avec nous. Et vous, bien sûr, 0826 300 300.
00:00:44Et puis, vous le savez maintenant, à partir de 10h30, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets
00:00:50qui font parler la France ce matin.
00:00:52C'est l'un des principaux sujets. Travailler en voiture est devenu un luxe, avec un carburant qui dépasse désormais
00:00:582,10 euros, 2,30 euros même pour le gasoil.
00:01:02Bercy dit non à la baisse des taxes, non au plafonnement, non au blocage des prix.
00:01:07Le chèque de 100 euros pour les gros rouleurs, lui, est maintenu, mais pour tous les autres, c'est rien.
00:01:12Est-ce que vous trouvez ça normal ? Le gouvernement en fait-il assez ? A vous de le dire.
00:01:17Et pendant que les Français tirent la langue sur le pouvoir d'achat, la course vers l'Elysée, elle, aiguise
00:01:22les ambitions personnelles.
00:01:23Elisabeth Borne explique vouloir que le centre soit représenté.
00:01:26Edouard Philippe aimerait bien siphonner les voix de Retailleau.
00:01:29Alors, qu'en pensez-vous, vous ? 70% des sympathisants de droite et du centre sont favorables à une
00:01:34primaire pour désigner un candidat unique.
00:01:37Est-ce que vous aussi, ou est-ce que vous vous en fichez complètement ?
00:01:40A vous de le dire. 0826 300 300.
00:01:44Et puis, un sujet qui nous concerne tous directement, août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré
00:01:51sur la planète depuis 100 000 ans.
00:01:54La France, évidemment, n'y a pas échappé.
00:01:56Résultat, notamment, plus de 96 000 hectares partis en fumée.
00:02:00Est-ce que vous avez commencé, vous, à changer vos habitudes pour faire face à ces épisodes de chaleur ?
00:02:06A vous de le dire.
00:02:07Et puis, enfin, ceux qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourra tous nous tuer d'ici la fin
00:02:13de la décennie.
00:02:14Un employé d'Anthropic, c'est une des grandes entreprises de l'IA, claque la porte mettant en garde contre
00:02:20les dangers mortels de l'intelligence artificielle.
00:02:23Alors, est-ce que ça vous fait peur ? Est-ce qu'il faut arrêter cette course effrénée avant qu
00:02:27'elle nous échappe ?
00:02:28Un seul numéro, manu, au standard 0800 26 300 300.
00:02:3410h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02:38Bonjour.
00:02:39Bonjour, mon cher.
00:02:41Bonjour, mon cher Gilles Gonzman.
00:02:43Je fais sécher, je suis malade.
00:02:44Oui, vous êtes malade, je me tiens loin de vous, mais je vous soutiens.
00:02:50Heureusement, dans 5 ans, je vous enverrai mon IA, qui me remplacerait quand j'aurai la gorge.
00:02:56Pour l'instant, malheureusement, vous êtes là, vous êtes obligé d'être avec moi, vous êtes y remplaçable.
00:03:02Mais non, mais pour vous, je voulais dire.
00:03:04Il y avait un rôle, j'avais besoin de prendre des cours.
00:03:07Oui, c'est ça.
00:03:08Écoutez, on ne va pas vous faire trop parler, mais quand même, c'est vrai que c'est un sujet,
00:03:12on voulait absolument revenir dessus sur Sud Radio, puisque ça vous a fait réagir,
00:03:16et puis c'est le sujet qui concerne tout le monde, finalement, vos enfants, peut-être vos petits-enfants,
00:03:22avec ces résultats PISA qui sont tombés bien bas, en disant le score a baissé de 40 points en compréhension
00:03:30écrite et en mathématiques.
00:03:31Alors, ces 40 points, ça ne vous dit peut-être rien, vous qui nous écoutez,
00:03:34mais ça représente l'équivalent quand même de deux ans d'apprentissage.
00:03:38Donc, ce n'est pas rien.
00:03:40Seuls 5% des élèves ont obtenu des résultats très élevés en maths.
00:03:44Il y a la culture scientifique qui s'en tire vaguement, Gilles.
00:03:48Et là, ça va, la culture scientifique, mais c'est un vrai sujet quand même.
00:03:52Moi, ce qui m'interroge le plus, c'est le nombre de réformes qu'il y a eues.
00:03:56On parlait hier avec vos débatteurs qu'il y avait eu 8 ministres de l'enseignement sous Emmanuel Macron.
00:04:02Et puis très différents ces ministres, c'est ça aussi le problème.
00:04:04Et que depuis des années, on parle, vous vous souvenez, du fameux mammouth,
00:04:12et qu'on n'a rien fait, en fait.
00:04:14On ne sait plus quoi faire.
00:04:16Et à côté de ça, d'autres pays savent quoi faire.
00:04:19Donc, est-ce qu'il faut les copier ?
00:04:20Est-ce qu'il faut avoir des après-midi culturels et avoir moins de travail l'après-midi ?
00:04:25Je ne sais pas.
00:04:26On va poser la question à notre invité Harold Cobert.
00:04:29Bonjour.
00:04:30Vous êtes écrivain, professeur de lettres également.
00:04:33Vous avez publié « Fois de prof » où vous racontez votre expérience de la classe.
00:04:38Moi, j'ai bien aimé ce livre.
00:04:40Je l'avais lu à l'époque de sa sortie.
00:04:42Je vous avais comparé un peu à ce professeur dans le cercle des poètes disparus
00:04:46qui se met debout sur la table et qui a une vision un petit peu différente.
00:04:50Ça ne passe pas toujours, cela dit, dans l'éducation nationale,
00:04:53qui est quand même très corsetée en France.
00:04:57C'est la vie des élèves.
00:04:58Moi, j'ai des enfants qui sont à l'école.
00:05:00Ça ne se passe pas toujours bien parce que l'école française,
00:05:03j'ai l'impression que même quand on soit bonne élève ou moyenne élève ou mauvaise élève,
00:05:08on ne l'aime pas forcément.
00:05:09Est-ce que le problème, il ne vient pas de là, tout d'abord ?
00:05:12C'est que ce système français, finalement, il est rigide.
00:05:15Je ne sais pas si c'est parce qu'il est rigide ou parce qu'on l'a détricoté d
00:05:19'une certaine façon.
00:05:20Il y a une rigidité qui est surtout administrative.
00:05:24Il y a une sorte d'inflation, de réglementation,
00:05:27mais c'est à peu près symptomatique de la France qui enfle d'à peu près partout.
00:05:31Vous parliez, à juste titre, de dégraisser le mammouth.
00:05:34Et les professeurs sont souvent pris dans des injonctions contradictoires qui ne les aident pas.
00:05:40Et surtout, moi, j'en veux beaucoup à ceux qui font les programmes et qui ont détricoté l'école.
00:05:46Le fait qu'on ait eu X ministres en à peine 5 ans.
00:05:48Ça, c'est un vrai problème, c'est vrai.
00:05:50Et puis même, on voit bien qu'il manque une vision de fond.
00:05:54Exemple, les mathématiques.
00:05:56Jean-Michel Blanquer arrive.
00:05:58On supprime les mathématiques du tronc commun à partir de la seconde.
00:06:02Donc, 2022 ou 2023, ils se disent
00:06:04« Ah non, on va quand même remettre un peu de maths dans le tronc commun
00:06:09parce qu'éventuellement, l'apprentissage des mathématiques
00:06:12permet de structurer une pensée en termes de logique. »
00:06:15Et attendez, l'année dernière, on nous a annoncé
00:06:18un bac de maths qui arrive en même temps que le bac de français,
00:06:23sachant que le programme de français est très lourd.
00:06:26Réellement, c'est très lourd.
00:06:27En plus, c'est très très mal chiffré.
00:06:29La grammaire française, ce n'est pas facile.
00:06:31Non.
00:06:32Et autrefois, la première a été l'année reine du français.
00:06:36Ils se sont retrouvés stressés.
00:06:38Et donc, le bac de maths est venu concurrencer, rajouter du stress.
00:06:42Et il y a surtout quelque chose qui est horrible.
00:06:46On a cru que ça allait amener énormément d'égalité.
00:06:49Mais c'est totalement faux.
00:06:50Ça n'a que des mauvais effets.
00:06:51C'est parcours sup.
00:06:53Et le contrôle continue.
00:06:54Rien que le nom me donne mal à la tête.
00:06:56J'y ai passé à peu près un mois complet.
00:06:58Oui, mais je pense que tous les parents de France et tous les élèves de France
00:07:01au moment de parcours sup sont au bord des anxiolytiques, de la crise de nerfs, etc.
00:07:06Et puis, ça a rendu les élèves.
00:07:10Ça leur a donné un stress terrible.
00:07:11Parce que comme chaque note compte, les parents, ça les stresse.
00:07:16Et ça crée aussi le fait que les parents viennent à chaque note contester s'il y a une mauvaise
00:07:22note.
00:07:22Et ça n'aide pas au climat de bonne intelligence qu'il doit y avoir entre le corps en 6
00:07:25ans et les parents.
00:07:26Oui, mais alors, à Ron Cobert, je vais me faire un petit peu l'avocat du diable.
00:07:28Mais enfin, vous avez vu les classements.
00:07:30Ce sont les Asiatiques, les Chinois qui tiennent le haut du pavé.
00:07:33Vous n'allez pas me dire qu'en Chine, ils ont moins de pression qu'en France.
00:07:36On a tous vu des reportages où ils travaillent vraiment.
00:07:40Ils font des mathématiques in utero.
00:07:42Ils n'arrêtent pas.
00:07:43Quasiment des concours de piano.
00:07:44Vous vous faites marrer avec la pression des élèves français par rapport aux chinois.
00:07:48Je pense qu'on est des touristes.
00:07:50Pardon, non ?
00:07:52Si, mais alors précisément, peut-être aussi qu'il y a une manière d'éduquer nos enfants.
00:07:59Une manière dont les parents se comportent aussi.
00:08:01Parce qu'il y a un vrai souci.
00:08:03Je vais vous raconter une anecdote qui m'est arrivée en conseil de classe.
00:08:07Un truc tout bête.
00:08:09J'avais une classe de seconde qui était un peu dissipée, un petit peu compliquée.
00:08:13Ça prenait du temps.
00:08:14On allait moins vite.
00:08:15Et tous les profs se disaient, mince, en termes d'attention, c'est très difficile.
00:08:19Et on se rendait compte surtout que les devoirs n'étaient jamais faits.
00:08:23En conseil de classe...
00:08:24C'est tout ça ?
00:08:25Oui.
00:08:25Et on essayait de leur expliquer que le travail se fait aussi ensuite à la maison.
00:08:32que la consolidation se fait dans les devoirs qu'on leur donne à faire.
00:08:35Et les parents, en conseil de classe, nous ont posé cette question.
00:08:38C'est qu'est-ce que les professeurs ont prévu pour que les enfants se mettent au travail ?
00:08:43Et moi, je les ai regardés.
00:08:44Je leur ai dit, mais qu'est-ce que vous faites chez vous ?
00:08:46Est-ce que vous abandonnez vos enfants aux écrans ?
00:08:48Est-ce que vous suivez leur travail ?
00:08:50Est-ce que vous les accompagnez ?
00:08:51Est-ce que vous échangez avec eux aussi ?
00:08:53Il y a aussi chez nous, en France, des enfants totalement abandonnés aux écrans,
00:08:59avec des parents qui aussi sont totalement dépendants du numérique et qui ne donnent pas les gens.
00:09:03C'est compliqué, les journées sont longues pour les collégiens.
00:09:05Est-ce que justement, c'est souhaitable d'avoir ces devoirs ?
00:09:08S'ils ne les font pas, c'est qu'il y a une raison, non ?
00:09:10C'est surtout que, moi je m'interroge, c'est qu'ils sont surtout abandonnés aux écrans
00:09:15et on sait l'addiction que cela crée.
00:09:17Moi, je suis toujours stupéfait de me dire, ils sont 8 heures par jour à l'école
00:09:22et ils passent plus de 8 heures sur les réseaux sociaux.
00:09:24Comment c'est possible ?
00:09:25Quand est-ce qu'ils dorment ?
00:09:27Oui, et la question que je voulais vous poser,
00:09:31et qui est remarquée dans le rapport,
00:09:33il y a un problème de concentration en France des élèves.
00:09:38Alors, comment faire pour qu'ils arrivent à se concentrer ?
00:09:41Est-ce que d'avoir des activités l'après-midi, d'alléger le programme, est-ce qu'il y a
00:09:47une solution ou pas ?
00:09:48Il y a des pistes qui sont multiples, mais en tous les cas, déjà,
00:09:52on sait que vraiment l'usage abusif des réseaux sociaux fragmente la capacité d'attention,
00:09:58on le sait, c'est fait pour une attention de 8, 9 à 10 secondes.
00:10:01C'est sûr que les Chinois, ils le coupent, leur TikTok,
00:10:05ils inondent l'Europe avec ça, et on se demande si ce n'est pas fait un petit peu exprès.
00:10:10Mais je pense aussi que les parents ne laissent pas leurs enfants être sur TikTok toute la journée en Chine,
00:10:15d'où peut-être aussi, outre cette idée...
00:10:17Mais il coupe, il le coupe.
00:10:18Voilà, donc c'est quand même plus simple aussi de pouvoir le faire.
00:10:20Donc, il y a ça, mais en revanche, là où vous avez raison,
00:10:23c'est qu'il y a tout un tas de choses qui ont pénétré l'école,
00:10:28des enseignements, une manière de faire.
00:10:29Moi, je crois qu'il faudrait, et tout se joue dans les toutes petites classes, réellement.
00:10:34Oui.
00:10:34C'est votre avis ?
00:10:35Ah oui, oui.
00:10:36C'est-à-dire, l'apprentissage de la langue,
00:10:38on devrait mettre un plan massif aux primaires.
00:10:41D'abord, la maîtrise du français, français-mat, les deux premières années, point.
00:10:46Et effectivement, je pense qu'on fait ça le matin,
00:10:49le moment où ils sont le plus attentifs.
00:10:51On peut commencer à 9h et terminer à 12h30,
00:10:53leur faire faire quelques activités,
00:10:55soit d'éveil culturel et sportif en début de journée,
00:10:59et on fait vraiment une étude à accompagner le soir pour les devoirs,
00:11:03où on révise ce qu'on a fait le matin.
00:11:04Mais c'est ça qu'il faut faire.
00:11:05Alors, vous êtes nombreux à réagir 0800 26 300 300.
00:11:09On va vous prendre, Sarah, dans quelques instants.
00:11:12Vous nous appelez de Belgarde.
00:11:13Vous êtes professeur de français au collège.
00:11:15Vous allez nous dire ce que vous en pensez
00:11:17de ces premières discussions avec votre collègue,
00:11:20confrère Harold Cobert,
00:11:23et nous expliquez, vous, comment vous pensez pouvoir augmenter
00:11:26le niveau des élèves.
00:11:28À tout de suite sur Sud Radio.
00:11:29Sud Radio.
00:11:32Parlons vrai.
00:11:33À vous de le dire, sur Sud Radio 0800 26 300 300,
00:11:38Manu au standard, si vous voulez réagir.
00:11:40Nous sommes revenus dans ce 10h, 10h30 avec Gilles Gansman
00:11:44sur ce qui vous a fait réagir cette semaine,
00:11:47ce classement PISA,
00:11:48et surtout ces élèves français qui n'y arrivent pas manifestement.
00:11:51Et on est avec Harold Cobert, écrivain, professeur de lettres,
00:11:54au lycée privé catholique Passy-Saint-Honoré.
00:11:57Vous avez quitté récemment.
00:12:00C'est vrai que vous nous disiez,
00:12:01on a des élèves qui ne sont plus concentrés.
00:12:03Aujourd'hui, on n'arrive pas à les mettre au devoir, par exemple.
00:12:06Alors, on a Sarah qui nous joint au standard.
00:12:09Bonjour, Sarah.
00:12:11Bonjour à tout le monde.
00:12:12Bonjour à Harold Cobert.
00:12:13Bonjour, madame.
00:12:14Je suis d'exprime au livre.
00:12:16Bravo d'avoir dit tout ça.
00:12:17Je profite pour saluer aussi Myriam Meyer
00:12:20et Joachim Lefloc à Imane.
00:12:23Et je suis très étonnée.
00:12:25Quand je vois tous les livres, tout ce qu'on fait,
00:12:27quand je vois les émotions des journalistes,
00:12:29quand je vois les livres qui ont été écrits sur l'état de l'école,
00:12:32que nos politiques ne bougent pas,
00:12:34c'est plus scandalisé.
00:12:36J'ai 60 ans, ça fait 40 ans de réforme dans les bêtes,
00:12:40de réformes toutes plus bêtes les unes que les autres,
00:12:42qui ont achevé leurs résultats,
00:12:44c'est-à-dire de rendre nos pauvres élèves complètement incapables,
00:12:48y compris les meilleurs, comme l'a souligné à Rhodes,
00:12:50de faire quoi que ce soit.
00:12:51Et pourquoi ?
00:12:52C'est très simple.
00:12:54Premièrement, on laisse les mêmes aux commandes.
00:12:57Moi, j'ai connu 23 ministres en 40 ans,
00:12:59avec une moyenne de 2 ministres par an.
00:13:02Non, mais c'est insensé.
00:13:04Oui, avec le résultat que toutes les éthiques sont toujours les mêmes.
00:13:07C'est toujours les mêmes derrière,
00:13:09qui arrivent avec des idées de plus en plus idiotes.
00:13:12Et on ne demande jamais aux professeurs des terrains,
00:13:14regardez Harold, il a vos idées.
00:13:16Moi, j'en ai plein.
00:13:17On sait très bien comment faire.
00:13:19Nous, on ne va jamais demander notre avis.
00:13:20On va nous imposer des trucs complètement idiots qu'on va mettre en place pendant un an ou deux,
00:13:26sans aucun test à la fin.
00:13:28Vous l'avez déjà vu dans une entreprise ?
00:13:32J'imagine, Sarah, votre frustration de professeur,
00:13:35vous qui faites ce métier depuis plusieurs décennies,
00:13:39vous l'avez dit, de ne pas être finalement consultée,
00:13:42de ne pas avoir voix au chapitre,
00:13:43et d'avoir des ministres qui se succèdent.
00:13:46Vous aimeriez plus d'autonomie, vous ?
00:13:48C'est ça, Sarah ?
00:13:49Oui, c'est des choses très simples.
00:13:51La dernière réforme de Belkacem, en 2016,
00:13:54elle a fait des morts,
00:13:55et elle fait encore des morts.
00:13:56On a enlevé,
00:13:57Harold, il était justement sa face aux primaires.
00:14:00Maintenant, sur 20 heures de français,
00:14:02il n'y a plus que 10 heures de français en primaire.
00:14:05Ils ne connaissent pas leur langue.
00:14:06Ils arrivent en collège,
00:14:07ils ne savent même pas ce que c'est qu'un sujet et un verbe.
00:14:09Et en collège,
00:14:10on a perdu une heure et deux minutes.
00:14:12On avait 6 heures de français,
00:14:14on n'a plus que 4 heures et demie.
00:14:16Vous mettez le doigt sur quelque chose de très important, Gilles ?
00:14:19Sarah, vous habitez Belgarde,
00:14:20c'est la frontière de la Suisse.
00:14:21Mais laissez-moi terminer,
00:14:23parce que c'est quand même dramatique.
00:14:24On ne le dit jamais aux parents d'élèves.
00:14:26Les parents d'élèves,
00:14:27ils ont voté cette réforme,
00:14:28les yeux fermés.
00:14:29Et maintenant, ils se plaignent.
00:14:31Et toutes ces choses ont été faites,
00:14:32et on n'est jamais revenu dessus.
00:14:35Et alors maintenant,
00:14:35il y a les élections,
00:14:36on promet des choses.
00:14:37Eh bien, vous allez voir,
00:14:38M. Blanquer, il est revenu,
00:14:39il n'a jamais revenu les heures.
00:14:41On propose des heures de soutien.
00:14:42Elles ont été supprimées en 2016.
00:14:44On a tous fallé.
00:14:45On a dit, il faut arrêter.
00:14:47Les parents d'élèves ont voté ça.
00:14:49Et là, je vous dis,
00:14:49c'est un des facteurs.
00:14:51Et les groupes de niveau de M. Attal ?
00:14:52Est-ce qu'on a évalué les dégâts ?
00:14:54Ça a encore rendu les élèves
00:14:55encore plus bêtes.
00:14:56Est-ce qu'on évalue les dégâts
00:14:58de chaque réforme ?
00:14:59Il serait temps d'évaluer
00:15:00qu'à chaque fin de réforme,
00:15:01on évalue ce que ça a apporté.
00:15:03Ça n'a rien apporté.
00:15:05Parce que ça tire vers le bas
00:15:06à vous entendre.
00:15:08Harold Cober,
00:15:09vous voulez réagir à votre collègue, Sarah ?
00:15:11Vous avez l'air d'être d'accord.
00:15:12Je suis entièrement d'accord
00:15:14avec Sarah.
00:15:16Parce que, tout simplement,
00:15:17j'ai l'impression que ceux
00:15:18qui font les réformes,
00:15:20ce n'est pas toujours les ministres,
00:15:22mais c'est ceux qui travaillent
00:15:22dans l'ombre des ministres,
00:15:23dans les rectorats,
00:15:25ce qu'on pourrait appeler
00:15:25une sorte d'état profond
00:15:28qui a un vrai paradigme
00:15:31intellectuel curieux.
00:15:32Mais c'est surtout que
00:15:33ce sont des personnes
00:15:35qui ne voient pas
00:15:36ou qui n'ont pas vu
00:15:37d'élèves réels
00:15:38depuis l'époque du Minitel.
00:15:39Parce qu'ils n'enseignent plus.
00:15:40Mais vous imaginez,
00:15:41à l'ère de l'IA,
00:15:42on va en parler
00:15:43à la fin de cette émission.
00:15:44Je vous promets,
00:15:45c'est-à-dire,
00:15:46les inspecteurs
00:15:46qui font les programmes,
00:15:47qui pensent tout cela,
00:15:49ils ne voient les élèves
00:15:50que quand ils inspectent
00:15:51les professeurs.
00:15:51C'est-à-dire,
00:15:51ils ne voient pas les élèves
00:15:52dans la vraie situation
00:15:53de toujours,
00:15:53parce qu'étrangement,
00:15:55les élèves,
00:15:55même les plus perturbateurs,
00:15:57se comportent toujours
00:15:57d'une manière...
00:15:59se comportent mieux
00:16:00le jour où l'inspecteur est là
00:16:01parce qu'ils n'ont pas envie
00:16:01que leur professeur
00:16:02soit en difficulté.
00:16:03Ils sont tous très empathiques
00:16:04par rapport à cela.
00:16:06Mais, donc,
00:16:06ils font des réformes,
00:16:08ils ne connaissent vraiment,
00:16:09ils n'ont que des études
00:16:10qui sont des PowerPoint
00:16:11et des camemberts.
00:16:12Ils ne voient pas
00:16:13comment l'attention bouge,
00:16:14comment nous,
00:16:15professeurs,
00:16:16on est contraints
00:16:16d'adapter la séance
00:16:19qu'on a prévue,
00:16:20l'heure qu'on a prévue,
00:16:21mais toutes les cinq minutes,
00:16:22moi, je change de braquet.
00:16:24C'est vraiment intéressant
00:16:25de vous entendre,
00:16:26vous deux,
00:16:27Sarah et Harold,
00:16:28vous êtes professeurs
00:16:29et c'est vrai,
00:16:30quand on vous écoute,
00:16:31on comprend mieux quand même,
00:16:32on se dit,
00:16:33ben oui,
00:16:33c'est évident.
00:16:34C'est vrai que ces réformes
00:16:36un petit peu hors sol,
00:16:37moi, je me souviens,
00:16:38Sarah nous citait
00:16:41Mme Belkacem,
00:16:41alors, c'est sûr
00:16:42qu'elle était en pointe,
00:16:43vous savez,
00:16:43sur les fameuses Elko,
00:16:44là, elle voulait rajouter
00:16:45les langues régionales,
00:16:48l'arabe, notamment,
00:16:49enfin, moi, je m'en souviens,
00:16:50j'avais des gens,
00:16:51je me disais,
00:16:51mais qu'est-ce que ça vient faire là,
00:16:52déjà, qu'ils apprennent
00:16:53le français,
00:16:54alors, c'était bien
00:16:54pour les Alsaciens,
00:16:57pour les Bretons,
00:16:58pour ceux qui maîtrisaient
00:16:59l'arabe,
00:16:59qui arrivaient,
00:17:00qui apprenaient ça,
00:17:00mais j'imagine
00:17:01que ça rognait aussi,
00:17:02peut-être,
00:17:03sur le français.
00:17:04C'est ça, Sarah ?
00:17:05Je vous redonne la parole.
00:17:07On a perdu
00:17:09une heure et demie en français.
00:17:11Alors, moi,
00:17:11si vous voulez,
00:17:11ça me fait rire
00:17:12quand je vois qu'on s'émeut
00:17:13des classements pivins
00:17:14comme les marronniers
00:17:15chaque année.
00:17:15Mais il n'y a pas assez mouvoir,
00:17:17il n'y a qu'à regarder les chiffres.
00:17:19C'est quoi la solution ?
00:17:20En primaire,
00:17:20on s'en avait une heure et demie
00:17:21en collège.
00:17:22Sarah, pour vous,
00:17:23c'est quoi la solution ?
00:17:27Il faut remettre des heures
00:17:28de toute l'urgence.
00:17:29Après,
00:17:29Harold a raison,
00:17:30c'est multifactoriel.
00:17:31Il faut aussi s'occuper
00:17:32de la concentration.
00:17:33Mais qui a imposé
00:17:34des tablettes
00:17:35et Parcoursup ?
00:17:37C'est toute cette équipe
00:17:38de Belle-Cartelle.
00:17:38Et Harold a tout à fait raison.
00:17:40Ce sont les gens de l'ombre
00:17:41dans les rectorats
00:17:42qui font n'importe quoi
00:17:44et qu'on laisse faire.
00:17:46Parcoursup,
00:17:46qu'est-ce qui vous dérange ?
00:17:47Alors,
00:17:47je connais bien,
00:17:49j'y ai passé quelques heures
00:17:50un peu traumatisantes,
00:17:51mais c'est vrai que,
00:17:52bon,
00:17:53après tout,
00:17:54c'est une plateforme,
00:17:56enfin,
00:17:56c'est une plateforme
00:17:57où on met des dossiers.
00:17:58Alors,
00:17:58c'est fastidieux à faire,
00:17:59mais c'est ce que disait Harold,
00:18:01selon vous,
00:18:01ça met un petit peu
00:18:02la pression sur les élèves ?
00:18:05Complètement,
00:18:05mais moi,
00:18:05je n'ai pas la pression
00:18:06qui me gêne,
00:18:07c'est la déshumanisation.
00:18:08On a des enfants
00:18:09de plus en plus perdus,
00:18:11comme dit Harold,
00:18:11comme vous le voyez.
00:18:13Ils ont besoin d'aide,
00:18:14ils ont besoin d'humains,
00:18:15ils n'ont pas besoin,
00:18:16comme vous dites,
00:18:16de se prendre la tête
00:18:17sur des classements aberrants.
00:18:19Ils ont besoin
00:18:19qu'on gère leur dossier
00:18:20par exemple,
00:18:21qu'on les écoute,
00:18:22qu'on les entende.
00:18:23Ce n'est pas le cas.
00:18:23On n'arrête pas
00:18:24de déshumaniser.
00:18:25On met de l'informatique partout
00:18:28alors que les problèmes
00:18:29sont humains.
00:18:30Mais là,
00:18:31vous êtes contradictoires
00:18:31tous les deux.
00:18:32Vous dites,
00:18:32on met de l'informatique partout
00:18:34et en même temps,
00:18:34vous dites,
00:18:35c'était Harold Cooper
00:18:36qui le disait,
00:18:38que les contrôleurs viennent,
00:18:40les inspecteurs plutôt
00:18:41et que c'est un peu
00:18:42le temps du Minitel
00:18:43alors que,
00:18:43bon,
00:18:44j'imagine qu'en Asie,
00:18:45ils sont beaucoup plus
00:18:46modernes entre guillemets.
00:18:47Là,
00:18:48il y a l'IA qui arrive,
00:18:49enfin,
00:18:49ce n'est plus qui arrive,
00:18:50c'est qui galope
00:18:51comme un cheval lancé.
00:18:53Enfin,
00:18:53voilà.
00:18:54Et on est un petit peu,
00:18:55moi,
00:18:56j'ai plutôt le sentiment
00:18:56qu'on est dans une école
00:18:58archaïque,
00:18:58non ?
00:18:59Harold Cooper ?
00:19:00précisément.
00:19:01Non,
00:19:02non,
00:19:02non,
00:19:02c'est-à-dire,
00:19:03on ne peut pas se plaindre
00:19:04de l'arrivée des écrans
00:19:06quand tout a été digitalisé.
00:19:07Par exemple,
00:19:08si on prend Parcoursup,
00:19:09moi,
00:19:10ce qui me dérange,
00:19:10c'est que c'est un algorithme
00:19:11qui décide de l'affectation
00:19:13des élèves.
00:19:13Alors ça,
00:19:14ils vous disent non.
00:19:14Attends,
00:19:15moi,
00:19:15j'ai eu un ministre
00:19:16plusieurs fois,
00:19:17ils vous disent non,
00:19:18ce n'est pas l'algorithme
00:19:18qui décide.
00:19:19Qu'ils disent ce qu'ils veulent,
00:19:20c'est faux.
00:19:22J'ai le fils d'un couple d'amis
00:19:24qui est rentré aux mines,
00:19:26mais qui s'est fait saquer
00:19:27par Parcoursup
00:19:28parce qu'il venait
00:19:29d'une école privée.
00:19:29Il y a une idéologie aussi
00:19:30derrière Parcoursup.
00:19:31Alors ça,
00:19:31c'est vrai.
00:19:31Je suis tout à fait d'accord
00:19:32avec vous.
00:19:33Où est l'égalité républicaine
00:19:34par rapport à ça ?
00:19:35c'est l'idéologie.
00:19:36Mais c'est l'idéologie
00:19:37qui a été rentrée
00:19:38dans l'algorithme.
00:19:40Parce que,
00:19:40très très honnêtement,
00:19:41moi ce qui m'agace...
00:19:42Oui mais l'algorithme,
00:19:43pardonnez-moi Aron Cobert,
00:19:44l'algorithme,
00:19:45ce sont le corps pédagogique
00:19:47qui décide de ces critères.
00:19:49Donc ce n'est pas l'algorithme,
00:19:50c'est en effet,
00:19:52oui on veut laisser la chance
00:19:54à tout le monde
00:19:55et un élève qui a 19
00:19:56dans un lycée privé catholique
00:19:58a peut-être moins de chance
00:19:59que celui qui a 13
00:20:01dans un quartier prioritaire.
00:20:05Mais vous voyez,
00:20:05je trouve ça terrible
00:20:06parce que ce n'est pas
00:20:08parce qu'un enfant
00:20:09vient d'une famille
00:20:10plus favorisée qu'une autre
00:20:11qu'il n'en est pas moins
00:20:12un citoyen français.
00:20:13C'est ça qui m'agace.
00:20:14C'est le mérite
00:20:15qu'il faut remettre
00:20:16au goût du jour.
00:20:17C'est la seule chose qui compte.
00:20:17Et si vous voulez,
00:20:18moi ce que j'aimais avant
00:20:19et qu'on pourrait revenir à ça,
00:20:21non pas au vieux dossier papier,
00:20:23mais on peut faire
00:20:23des dossiers dématérialisés,
00:20:25mais avant,
00:20:26on envoyait,
00:20:26moi j'envoyais
00:20:27dans chaque endroit
00:20:28où je voulais aller
00:20:29faire mes études supérieures.
00:20:31Et les personnes
00:20:32qui recevaient ces dossiers-là
00:20:33dans les établissements
00:20:34où je voulais aller,
00:20:36savaient que mon prof
00:20:37ne mettait pas plus de 12
00:20:38et que donc je valais plus chez eux.
00:20:40Vous savez que tel prof
00:20:41mettait 19,
00:20:42mais en fait valait 11.
00:20:43C'était l'humain
00:20:44qui choisissait de l'humain.
00:20:45Et c'est ça
00:20:46qu'il faut remettre aussi.
00:20:47On sait qu'il y a
00:20:47beaucoup de monde,
00:20:48on a voulu donner le bac
00:20:49à tout le monde,
00:20:50ça c'est vrai aussi.
00:20:51Mais il y a moins de monde
00:20:52puisqu'il y a moins d'élèves,
00:20:53donc je ne vois pas pourquoi
00:20:53le système d'abande
00:20:54ne fonctionnerait pas.
00:20:55En 2008,
00:20:56il y en a encore beaucoup,
00:20:57la génération,
00:20:58mais il y en aura
00:20:58effectivement moins
00:20:59dans le futur,
00:21:00Gilles Gansman.
00:21:01Rapidement,
00:21:01la proposition de Bruno Le Maire
00:21:02de démarrer l'école à un an ?
00:21:05Moi je pense qu'il faudrait
00:21:06d'abord qu'il parle
00:21:06vraiment bien
00:21:07pour pouvoir commencer l'école.
00:21:09Déjà,
00:21:10et puis on a déjà
00:21:12la maternelle
00:21:13à partir de 3 ans.
00:21:14Je pense qu'il est important
00:21:15aussi quand même
00:21:16que les enfants
00:21:16ne soient pas arrachés
00:21:17à leurs parents trop tôt.
00:21:19Il faut préserver aussi
00:21:20une certaine vision
00:21:21de l'enfance.
00:21:22L'enfance,
00:21:22c'est fait pour autre chose.
00:21:23La partie de l'éveil.
00:21:24La partie de l'éveil.
00:21:26Et puis,
00:21:27moi j'en ai assez,
00:21:29mais c'est...
00:21:30On ne peut pas demander
00:21:31à l'école d'éduquer.
00:21:33L'école,
00:21:33elle doit instruire.
00:21:35elle ne peut pas...
00:21:35Bien sûr que ça déborde
00:21:37parce qu'il y a de l'humain dedans,
00:21:38mais il faut laisser
00:21:39la part d'éducation
00:21:40aux parents aussi.
00:21:41Ça sera le mot de la fin.
00:21:42Merci beaucoup,
00:21:43Harold Cober.
00:21:43Je rappelle le nom
00:21:45de votre ouvrage
00:21:45fois de prof
00:21:46où vous racontez
00:21:47votre expérience de classe.
00:21:49C'est passionnant.
00:21:49Merci à vous
00:21:50d'être passé
00:21:50par le studio d'Europe 1.
00:21:52Et à 10h30,
00:21:53ce sera...
00:21:54Oh !
00:21:55Pardon,
00:21:55ça y est,
00:21:55je l'ai dit.
00:21:57Ben voilà.
00:21:57Dans le studio de Sud Radio.
00:22:00Vous n'avez rien entendu,
00:22:00c'était sublimé.
00:22:02Il fallait bien
00:22:02que je fasse cette...
00:22:04Voilà, pardon.
00:22:06Sud Radio,
00:22:07dans quelques instants,
00:22:08on se retrouve
00:22:08pour l'heure des débats.
00:22:10Oh là là là là.
00:22:11Gilles Gansvat,
00:22:12vous êtes malade,
00:22:13mais bien réveillé manifestement.
00:22:15Je vous écoute.
00:22:17Voilà,
00:22:17on va parler du carburant,
00:22:19évidemment.
00:22:20Est-ce que vous vous sentez
00:22:21lâché par le gouvernement
00:22:22puisque aller travailler
00:22:24en voiture,
00:22:24c'est devenu un luxe.
00:22:26On se retrouve
00:22:27dans quelques instants.
00:22:28Merci Harold Cober.
00:22:29Merci à vous.
00:22:31Sud Radio.
00:22:33Et Sud Radio,
00:22:34à vous de le dire,
00:22:35Stéphanie Demiru.
00:22:37Soyez les bienvenus
00:22:38sur Sud Radio.
00:22:39C'est l'heure
00:22:39de notre partie débat.
00:22:41Trois débatteurs,
00:22:42vous le savez,
00:22:42maintenant autour de la table
00:22:44pour commenter
00:22:45les sujets
00:22:45qui font parler
00:22:46la France ce matin,
00:22:47qui vous font parler.
00:22:48Et puis on veut
00:22:49vous entendre,
00:22:49je veux vous entendre.
00:22:500800 26 300 300.
00:22:53N'hésitez pas
00:22:54à tout moment
00:22:54à intervenir
00:22:55dans cette émission.
00:22:56d'ailleurs,
00:22:56je le rappelle,
00:22:57il y a une petite cloche
00:22:58quand même,
00:22:59si vous n'êtes pas d'accord
00:23:01avec ce que vous entendez,
00:23:02nos débatteurs
00:23:03qui disent des bêtises,
00:23:04ça ne leur arrive jamais,
00:23:05mais qui sont hors sol
00:23:06parfois peut-être.
00:23:07C'est le repos qu'on fait
00:23:09parfois aux médias.
00:23:09Vous intervenez
00:23:10sur l'antenne
00:23:11de Sud Radio,
00:23:12vous nous coupez
00:23:13et puis vous prenez part
00:23:14aux discussions.
00:23:15Bonjour Michael Darmon.
00:23:16Bonjour.
00:23:17Journaliste politique
00:23:18chez I24 News,
00:23:20auteur des Derniers Jours
00:23:20d'Izac Rabin,
00:23:22aux éditions passées composées.
00:23:23Merci d'être avec nous.
00:23:24Serge Guérin,
00:23:26sociologue,
00:23:26auteur de
00:23:27Quand l'amour n'a pas d'âge
00:23:28et l'amour non plus
00:23:29aux éditions Michelon.
00:23:30Quand le sexe n'a pas d'âge
00:23:31et l'amour non plus.
00:23:31Oui, mais j'avais
00:23:31une petite coquille
00:23:33qui s'est glissée
00:23:33dans ma...
00:23:35Je fouetterais Juliette.
00:23:36Voilà.
00:23:37Je me disais aussi
00:23:38c'est bizarre ce titre.
00:23:40Soyez le bienvenu Serge
00:23:41et Geneviève Gonsinger,
00:23:44présidente de l'agence Imageux.
00:23:47Bonjour Geneviève.
00:23:48Bonjour Stéphanie.
00:23:49Alors, premier sujet,
00:23:52ça va être lancé
00:23:52par l'œil acerbe
00:23:54de mon cher Gilles Gansman.
00:23:56Vous êtes toujours avec nous,
00:23:57Gilles,
00:23:57vous n'avez pas encore...
00:23:58Ce qu'il en reste.
00:23:59Ce qu'il en reste,
00:24:00Gilles Gansman,
00:24:01aujourd'hui diminué.
00:24:03C'est l'heure du zapping.
00:24:04Sud Radio, 10h midi,
00:24:06l'instant zapping.
00:24:07Alors, Stéphanie,
00:24:08puis autour de la table,
00:24:09qu'est-ce qui vous attire
00:24:10quand vous montez
00:24:10dans une voiture neuve ?
00:24:12Est-ce qu'il y a quelque chose
00:24:14qui vous marque
00:24:14quand vous montez
00:24:15dans une voiture neuve ?
00:24:17Alors là, tout de suite...
00:24:18L'odeur !
00:24:19Oui, j'allais le dire,
00:24:21mais parfois,
00:24:21justement,
00:24:22ce n'est pas agréable.
00:24:23En fait,
00:24:24les constructeurs calculent
00:24:26cette odeur-là
00:24:26pour vous pousser à l'achat.
00:24:28Ah bon ?
00:24:29Absolument.
00:24:29Et il y a même des nez
00:24:31de parfum,
00:24:32de parfumeurs,
00:24:33qui calculent
00:24:34l'odeur de vos voitures.
00:24:36Reportage dans le Trésor
00:24:36de TF1,
00:24:37c'est assez étonnant
00:24:38et encore une fois,
00:24:39on est manipulé.
00:24:40Se sentir à l'aise
00:24:42est renoué
00:24:42avec l'odeur du neuf.
00:24:44Parce que oui,
00:24:45l'odeur du neuf,
00:24:46ça existe.
00:24:46Mais dans le détail,
00:24:47que sent-on
00:24:48dans une nouvelle voiture ?
00:24:49Le cuir,
00:24:50le plastique,
00:24:51ça sent même un peu
00:24:52les cols
00:24:53qui sont utilisés
00:24:54dans les véhicules
00:24:54pour rassembler
00:24:55les matériaux.
00:24:56Ce parfum,
00:24:57les constructeurs
00:24:58le travaillent
00:24:59autant que le dessin
00:25:00de la carrosserie.
00:25:01Chaque marque
00:25:02a même sa propre odeur,
00:25:03son identité.
00:25:04Les fabricants
00:25:05automobiles
00:25:06recourent même
00:25:06à des nez.
00:25:07Oui, oui,
00:25:08des nez
00:25:08pour élaborer les senteurs.
00:25:10Cette brigade de scientifiques
00:25:11analyse une mousse
00:25:12prélevée dans l'habitacle
00:25:13d'un véhicule.
00:25:14Et pas question
00:25:15de copier sur son voisin.
00:25:16Ici,
00:25:16chacun se laisse guider
00:25:17par ses sens
00:25:18et réalise son propre test.
00:25:20Et au niveau
00:25:20de la perception,
00:25:22j'ai un peu mis vinaigré.
00:25:24Moi,
00:25:24je trouvais que ça sentait
00:25:24un peu vinaigre.
00:25:25Les chercheurs
00:25:26évaluent l'intensité
00:25:27des parfums.
00:25:28L'odeur du neuf,
00:25:29des plastiques
00:25:29et des matériaux
00:25:30sortis d'usines
00:25:31peut se révéler toxique.
00:25:32Dans cette chambre
00:25:33d'un mètre cube,
00:25:34des fauteuils
00:25:34ou des plafonds de voitures
00:25:35exposés à plus de 60 degrés
00:25:37pour reproduire
00:25:38l'effet des rayons du soleil.
00:25:40C'est incroyable quand même.
00:25:42Oui,
00:25:42et chaque marque
00:25:43a son odeur,
00:25:43c'est-à-dire une voiture neuve
00:25:45Mercedes n'aura pas
00:25:46la même odeur
00:25:47qu'une Citroën
00:25:48ou qu'une Skoda.
00:25:48Une Tassia n'aura pas
00:25:49la même odeur
00:25:50qu'une Porsche,
00:25:50par exemple.
00:25:51Absolument.
00:25:52Donc, voilà.
00:25:52C'est drôle ça,
00:25:54quand même.
00:25:55Donc, voilà comment
00:25:56on vous pense.
00:25:56Bon, il y en a,
00:25:57ils n'aiment pas.
00:25:57Ça sent le vinaigre.
00:25:58Bon, c'est pas terrible ça.
00:25:59Oui, c'est parce qu'en fait,
00:26:00ils étudient les matériaux
00:26:02et leur odeur
00:26:02pour voir s'ils les prennent
00:26:03ou pas
00:26:04et donc ils leur font sentir
00:26:05les matériaux.
00:26:05On est vraiment
00:26:07minusculés.
00:26:07Tu aimes comme odeur
00:26:08et je te dirais
00:26:09qui tu es.
00:26:10Exactement.
00:26:11Le salaire médian en France
00:26:12est de 2190 euros.
00:26:16Absolument.
00:26:16Cela signifie
00:26:16que 50% des salariés
00:26:18gagnent moins
00:26:19de 2190 euros.
00:26:22Eh bien, hier,
00:26:23Apple a sorti
00:26:23son premier modèle pliable,
00:26:25le Apple Duo
00:26:26et son prix est de
00:26:302339 euros.
00:26:30Ah, 2339.
00:26:31Mais c'est de plus en plus cher.
00:26:32Eh oui,
00:26:32et au-dessus donc
00:26:33du salaire médian
00:26:34et sachez que ça peut aller
00:26:36jusqu'à 3839 euros,
00:26:38c'est-à-dire 4000 euros.
00:26:40Mais il est beau.
00:26:43Voici l'iPhone Duo,
00:26:44le premier iPhone pliant
00:26:46par Apple.
00:26:46Il vient d'être annoncé
00:26:47aujourd'hui.
00:26:48Il sortira le 23 octobre prochain.
00:26:50L'iPhone pliant
00:26:51avec une interface différente.
00:26:52Un écran externe
00:26:53de 5,4 pouces,
00:26:54un écran interne
00:26:55de 7,6 pouces,
00:26:57un iOS arrangé,
00:26:59un dock décalé
00:26:59sur le côté,
00:27:00un écran intérieur
00:27:01en anneau texturé
00:27:03pour éviter d'avoir
00:27:03des reflets partout.
00:27:05Deux caméras.
00:27:06Peut-être qu'il y a
00:27:06dit qu'il y a son grand retour.
00:27:07Caméra frontale interne
00:27:09qui est placée
00:27:09sous l'écran.
00:27:10Ça devrait être
00:27:10un iPhone complètement différent
00:27:12à partir de 2339 euros
00:27:14le 26 octobre prochain.
00:27:17Alors,
00:27:17tout le monde court après.
00:27:18Et le pire,
00:27:18c'est que ça va se vendre.
00:27:19Bah, évidemment.
00:27:20Et c'est ça
00:27:20que je voulais demander
00:27:21aux sociologues que vous êtes.
00:27:22Pourquoi on veut
00:27:23le dernier modèle
00:27:24quitte à prendre un crédit
00:27:26ou à s'endetter
00:27:27alors qu'on n'a pas les moyens
00:27:28d'avoir un iPhone
00:27:30de son prix ?
00:27:31Alors,
00:27:31si je la fais sérieux,
00:27:33c'est René Girard,
00:27:34le désir mimétique.
00:27:35Je veux ce que
00:27:36quelqu'un que j'estime
00:27:37au-dessus de moi a.
00:27:39Donc,
00:27:39je me dis,
00:27:39ça va me faire,
00:27:40je vais faire partie
00:27:40de ceux qui sont un peu
00:27:41dans l'élite.
00:27:42Donc,
00:27:42il y a un espèce
00:27:42de truc autour de ça.
00:27:43Finalement,
00:27:43c'est plus facile,
00:27:44même à cette somme-là,
00:27:46d'être dans l'élite
00:27:46que de travailler,
00:27:48que de réussir,
00:27:48ainsi de suite.
00:27:49Donc,
00:27:49c'est comme si ça me
00:27:50donnait la preuve.
00:27:51Je peux le montrer aux autres.
00:27:53Alors,
00:27:53le mien n'est pas du tout.
00:27:54Je crois que c'est
00:27:54l'iPhone 6.
00:27:55Donc,
00:27:55c'est le premier,
00:27:56ça.
00:27:57Il est minuscule.
00:27:58Oui,
00:27:58les étudiants,
00:27:58parfois,
00:27:58sont là à me regarder
00:27:59bizarrement.
00:28:00Évidemment,
00:28:00ça devient de plus en plus
00:28:01difficile à suivre.
00:28:03Ça fait longtemps
00:28:03que je n'avais pas vu
00:28:04un aussi petit.
00:28:05C'est ce qu'on appelait
00:28:06un signe extérieur de richesse.
00:28:07Exactement.
00:28:08En français,
00:28:09on pourrait dire ça.
00:28:11Je participe au truc
00:28:11et je montre que j'ai réussi.
00:28:13Si à 14 ans et demi,
00:28:15tu n'as pas ton iPhone,
00:28:16je ne sais plus combien,
00:28:16tu n'as pas réussi ta vie.
00:28:17Il y a un truc autour de ça.
00:28:19Après,
00:28:19c'est vrai qu'aujourd'hui,
00:28:20on fait tout sur les iPhones.
00:28:21Alors,
00:28:25surtout qu'on va parler
00:28:26du carburant tout à l'heure,
00:28:27la plupart des Français
00:28:29se serrent la ceinture,
00:28:30changent leurs habitudes.
00:28:31Moi, je suis toujours pris
00:28:31indécent par rapport
00:28:32à notre téléphone.
00:28:32C'est vrai que c'est très cher maintenant.
00:28:35C'est vrai aussi qu'on fait tout.
00:28:36On travaille.
00:28:38Mais Stéphanie,
00:28:39on fait tout sur iPhone
00:28:40ou sur...
00:28:41Oui, oui.
00:28:42Sauf un truc
00:28:42qui s'appelle téléphoner.
00:28:45En reçu quand même.
00:28:46Le temps passé
00:28:47par rapport à l'échange en vrai,
00:28:50c'est bien plus faible
00:28:52que scroller et ainsi de suite.
00:28:54Non, mais aujourd'hui,
00:28:55c'est vrai que vous achetez un iPhone,
00:28:56vous achetez un ordinateur,
00:28:58vous achetez l'IA,
00:29:00un GPS, tout.
00:29:00Alors, c'est un nom,
00:29:01il y a quelques années,
00:29:02qui avait établi
00:29:03cette théorie
00:29:05des tribus nomades.
00:29:06C'est Michel Maffezoli
00:29:08qui avait mis au point
00:29:08le fait que, justement,
00:29:09on est aujourd'hui
00:29:10de plus en plus investi
00:29:12à chaque fois dans des sphères,
00:29:14mais qu'on peut passer
00:29:15sans problème
00:29:15du sphère à l'autre.
00:29:16Et l'être iPhone
00:29:18que nous sommes devenus
00:29:19nous permet cela
00:29:20parce que sur une même enveloppe,
00:29:21on va dire,
00:29:23technologique,
00:29:24on peut en même temps
00:29:27participer à une collection mondiale
00:29:29avec ceux qui collectionnent
00:29:30la même chose que nous,
00:29:31on peut acheter un billet d'avion,
00:29:32on peut écouter
00:29:34les musiques que l'on aime,
00:29:35on peut choisir le film
00:29:36que l'on va voir,
00:29:36on peut accessoirement
00:29:38parler avec des gens,
00:29:40communiquer,
00:29:40et puis on écrit tout le temps.
00:29:41Ce qui est incroyable,
00:29:42c'est que le téléphone
00:29:43a fait muter l'écrit
00:29:46puisqu'on passe son temps
00:29:48à écrire.
00:29:48Mais vous trouvez ça justifié
00:29:50les 3300 ?
00:29:51Parce que c'est vrai
00:29:52qu'en plus,
00:29:52dès qu'ils sont un petit peu cassés,
00:29:55on a tendance à changer.
00:29:57Bon, alors maintenant,
00:29:58il y a le reconditionnement.
00:29:59Là, je ne rejoins pas
00:30:00l'analyse de mon confrère.
00:30:04C'est en fait l'idée
00:30:04qu'on achète autre chose.
00:30:08On achète sa place
00:30:09dans la société.
00:30:12Vous savez,
00:30:12c'est aussi l'analyse
00:30:13qui a été faite
00:30:14par rapport aux sociologues
00:30:15lorsqu'après les émotions urbaines
00:30:17il y a deux ans de cela,
00:30:19on a vu effectivement
00:30:20que les marques sans arrêt
00:30:23étaient prises dans les magasins.
00:30:25Et en réalité,
00:30:26ce sont des gens
00:30:27qui, au fond,
00:30:28montraient qu'ils n'étaient pas
00:30:29contre le système,
00:30:30mais qu'ils voulaient récupérer
00:30:31les symboles du système
00:30:33pour en faire partie
00:30:34et ils le faisaient
00:30:34de la façon la plus violente
00:30:37qu'ils soient.
00:30:38C'est vrai que c'est parfois...
00:30:39Non, mais certains
00:30:41sautent des repas
00:30:41et ont quand même
00:30:42le dernier iPhone.
00:30:43C'est un petit peu...
00:30:45Ça interroge.
00:30:46Moi, je n'aime pas trop juger,
00:30:47etc.
00:30:48Chacun fait ce qu'il veut,
00:30:49mais...
00:30:49C'est une nourriture.
00:30:50C'est une nourriture.
00:30:51C'est une nourriture.
00:30:51C'est une nourriture.
00:30:51C'est une nourriture, pardon.
00:30:52J'avais une Evelyne Kempfinger
00:30:54dans ma classe.
00:30:55C'est pour ça que j'ai risque
00:30:56de vous appeler Evelyne.
00:30:56Ah, mais c'est très étrange.
00:30:59Mais parce que j'en avais une
00:31:00dans ma classe
00:31:01qui portait votre nom.
00:31:02Voilà.
00:31:03Comme c'était il y a très peu de temps.
00:31:05C'était hier, mon chasseur.
00:31:07C'est un phénomène d'identification.
00:31:13Moi, je vois ça comme ça.
00:31:14Après, alors,
00:31:15Samsung avait son pliable
00:31:16depuis déjà un certain nombre d'années.
00:31:18Donc, il était quand même normal
00:31:19qu'Apple ait son pliable.
00:31:20Il est là toujours.
00:31:22Qui est magnifique,
00:31:23qui est très plat,
00:31:24qui est très beau.
00:31:25Donc, il était logique
00:31:26que dans la concurrence
00:31:28effrénée entre les deux marques,
00:31:30Apple sort également son pliable.
00:31:32Et du coup, Gilles,
00:31:33ça fait moins de place
00:31:33quand c'est pliable ?
00:31:35Oui, ça fait un téléphone normal.
00:31:37Je vous le montrerai.
00:31:38Oui, d'accord.
00:31:38Mais bon, c'est le prix
00:31:40qui interroge quand même.
00:31:42Vous trouvez ça normal ?
00:31:44Je trouve ça un peu indécent.
00:31:45Mais bon,
00:31:46je ne vais pas porter le jugement.
00:31:48Vous avez des personnes
00:31:49qui peuvent se l'offrir.
00:31:50Moi, je ne porte pas
00:31:51ce type de jugement.
00:31:52Oui, non, mais moi non plus.
00:31:54Maintenant que Gilles
00:31:54a lancé le sujet...
00:31:55C'est un peu indécent.
00:31:57Oui, c'est un peu indécent.
00:31:57Indécent au regard
00:31:58effectivement du salaire
00:32:00moyen médian.
00:32:01Alors, ce qui serait intéressant,
00:32:02c'est de connaître
00:32:02le salaire médian
00:32:04ou les revenus médians
00:32:05de ceux qui l'achètent.
00:32:06C'est vrai.
00:32:06On va voir
00:32:06est-ce qu'il est très différent
00:32:07ou pas.
00:32:09Parce que parfois,
00:32:10en effet,
00:32:10les gens qui ne gagnent pas énormément
00:32:12ont envie de montrer
00:32:12qu'ils en sont.
00:32:14En effet, toujours pareil.
00:32:15Je fais partie
00:32:16de formes de réussite.
00:32:17Bon, la suite du zapping
00:32:18dans quelques instants,
00:32:19mon cher Gilles Gansman.
00:32:20Et vous, n'hésitez pas.
00:32:21Si vous voulez réagir,
00:32:22Manu, vous attend au standard
00:32:230800 26 300 300.
00:32:27A tout de suite
00:32:27sur Sud Radio.
00:32:29Sud Radio.
00:32:3210h midi.
00:32:32Sud Radio.
00:32:33A vous de le dire.
00:32:35Stéphanie Demiru.
00:32:35Sud Radio.
00:32:36A vous de le dire.
00:32:37Toujours en compagnie
00:32:38de Geneviève Goldsinger,
00:32:40Mickaël Darmon,
00:32:41Serge Guérin
00:32:41pour nos débats aujourd'hui.
00:32:43Soyez au rendez-vous
00:32:440800 26 300 300
00:32:46parce qu'on va évidemment
00:32:47reparler du carburant
00:32:48puisque hier,
00:32:49à la même heure,
00:32:50on attendait des mesures miracles.
00:32:52On attendait,
00:32:53c'est un peu ironique,
00:32:53on n'attendait rien du tout.
00:32:54Mais il n'y a rien eu.
00:32:55Donc, on n'a pas été déçus au moins.
00:32:58Et c'est toujours aussi cher,
00:32:59même plus cher,
00:33:00donc ça, on en parlera.
00:33:01Venez réagir.
00:33:03Mais en attendant,
00:33:03c'est Gilles Ganzmann
00:33:04pour la suite du zapping.
00:33:05Et Gilles,
00:33:06vous aviez un son
00:33:06à lancer
00:33:08pour un débat.
00:33:09Est-ce que Trump
00:33:10ne serait-il pas
00:33:11en train de devenir fou,
00:33:13voire sénile ?
00:33:13Les observateurs américains
00:33:15et des observateurs
00:33:16dans le monde
00:33:16se posent la question
00:33:19de savoir
00:33:20s'il se passe quelque chose
00:33:22parce qu'il a publié
00:33:23une série de plus de 30 dessins
00:33:25et vidéos
00:33:26sur son site,
00:33:28vous savez,
00:33:29Trump Social.
00:33:31entre autres,
00:33:32où on le voit
00:33:32avec une énorme masse
00:33:34tapée sur l'Iran,
00:33:35on le voit en super-héros.
00:33:37Et puis,
00:33:38il y a une carte
00:33:39des Etats-Unis
00:33:39alors qu'il englobe
00:33:41plein de pays,
00:33:43y compris des territoires
00:33:44qui appartiennent
00:33:44à la France.
00:33:46Il a envie
00:33:46que les Etats-Unis
00:33:47deviennent un empire,
00:33:49mais sur place,
00:33:50ça ne plaît pas.
00:33:50un reportage
00:33:51du 20h de France 2.
00:33:53Peindre le monde
00:33:54aux couleurs
00:33:54de la bannière étoilée.
00:33:55Dans cette publication
00:33:56de Donald Trump,
00:33:57l'Amérique annexe
00:33:58ses voisins canadiens
00:33:59et mexicains
00:33:59avec lesquels
00:34:00les relations sont tendues.
00:34:01On connaissait ses vues
00:34:02sur le Groenland,
00:34:03moins celles sur l'Islande
00:34:04et sur les îles
00:34:05des Antilles françaises
00:34:06ou l'archipel
00:34:07de Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:34:08Là-bas,
00:34:09celles et ceux
00:34:09à qui nous présentons
00:34:10cette nouvelle carte
00:34:11ont un peu du mal
00:34:12à y croire.
00:34:20Même réaction outrée
00:34:21en Guadeloupe
00:34:22où on s'agace
00:34:23de cette nouvelle provocation.
00:34:37Alors,
00:34:37pour la ministre des Outre-mer,
00:34:39une mise au point s'impose.
00:34:40J'ai vu cette carte
00:34:41extravagante
00:34:42de Donald Trump.
00:34:42Ce qui est sûr,
00:34:43c'est l'occasion
00:34:44de lever toute ambiguïté.
00:34:45La Martinique,
00:34:45la Guadeloupe,
00:34:46la Guyane,
00:34:47Saint-Barthélemy,
00:34:48Saint-Martin
00:34:48et Saint-Pierre-et-Miquelon
00:34:49sont françaises
00:34:50et leurs habitants
00:34:51sont mon compatriote français.
00:34:53L'Islande a rappelé
00:34:54l'ambassadeur américain
00:34:56qui a été convoqué
00:34:57en Islande.
00:34:58En France,
00:34:58il y a la ministre
00:34:59qui s'est exprimée
00:34:59mais il n'y a pas eu
00:35:00tant de choses que ça.
00:35:01Qu'est-ce que vous pensez ?
00:35:03Il est sunnil ou pas ?
00:35:04C'est l'inant,
00:35:06il joue,
00:35:07il joue,
00:35:07il sait très bien
00:35:08qu'il est aujourd'hui
00:35:10installé dans son rôle
00:35:12de bad boy,
00:35:14de faire la météo
00:35:16comme on dit.
00:35:17Mappel,
00:35:18maintenant il dit un mot,
00:35:19le monde entier réagit.
00:35:20Donc il provoque,
00:35:23on voit bien
00:35:24que la cohérence
00:35:26elle est,
00:35:27je dirais,
00:35:28elle est difficile
00:35:29à trouver
00:35:30sur le plan géopolitique.
00:35:31Peut-être aussi,
00:35:31il faut-il ramener cela
00:35:32à un moment
00:35:34électoral interne
00:35:35où il veut
00:35:36continuer à dire
00:35:38voilà,
00:35:38comme on est avec,
00:35:40il faut reséduire
00:35:41les magas,
00:35:41alors l'Amérique
00:35:42great again,
00:35:43partout.
00:35:43C'est la doctrine
00:35:44Monroe,
00:35:45Donne-Roe d'ailleurs
00:35:46il l'appelle.
00:35:47On est exactement
00:35:47dans cette logique-là.
00:35:50Elle n'a pas de,
00:35:51je dirais,
00:35:52elle n'a pas
00:35:53de conséquences opérationnelles.
00:35:55Le Groenland
00:35:55n'est pas devenu américain,
00:35:57le Canada,
00:35:58le Canada non plus.
00:35:59Voilà,
00:36:00donc je pense
00:36:01que les Antilles
00:36:01vont continuer.
00:36:02une routine
00:36:03de faire un empire.
00:36:04il y a ce côté-là
00:36:05de redevenir
00:36:06des empires.
00:36:06C'est un empire
00:36:07totalement virtuel.
00:36:08C'est un empire virtuel.
00:36:10Poutine,
00:36:10il est dans des démarches
00:36:12beaucoup plus concrètes,
00:36:13on le voit bien,
00:36:14malheureusement,
00:36:14il y a quelques années.
00:36:15Bon,
00:36:15ça a chauffé un petit peu,
00:36:16souvenez-vous
00:36:17l'épisode du Groenland.
00:36:18Oui,
00:36:18mais il n'y a pas eu
00:36:19de guerre.
00:36:22Certains Européens
00:36:22ont dû sortir
00:36:23un petit peu les muscles
00:36:24quand même,
00:36:24parce que si vous le laissez faire...
00:36:26Faiblement,
00:36:26faiblement,
00:36:27ils savaient très bien
00:36:28que ça ne se ferait pas non plus.
00:36:29Tout ça,
00:36:29je pense que c'est une sorte
00:36:30de jeu de rôle
00:36:31en deux mots.
00:36:34Parce qu'effectivement,
00:36:35il y a cette volonté
00:36:36de dire
00:36:37je vais bousculer,
00:36:39je vais être
00:36:39le maverick,
00:36:41celui qui est vraiment
00:36:41en rupture permanente.
00:36:44Vous savez,
00:36:44il y a un fait
00:36:46que je retiens maintenant,
00:36:47c'est qu'à partir
00:36:48du 3 novembre,
00:36:49à partir des midterms,
00:36:50l'après-train
00:36:51va commencer.
00:36:53Oui,
00:36:53mais vous avez vu,
00:36:54vous l'avez dit,
00:36:55il est quand même
00:36:55en difficulté
00:36:56dans son rôle
00:36:57de bad boy.
00:36:58L'Iran,
00:36:58ce n'est quand même
00:36:59pas une réussite
00:36:59pour l'instant
00:37:00et il promet
00:37:03plutôt le versement
00:37:04d'une dividende
00:37:05de 5 000 dollars
00:37:06par citoyen adulte.
00:37:07S'ils sont partis
00:37:08garder le contrôle
00:37:09des deux chambres
00:37:10justement en novembre
00:37:11du congrès
00:37:11à l'issue
00:37:12de ces législatives,
00:37:13c'est complètement dingue.
00:37:15Ils s'africanisent.
00:37:16Ils s'africanisent.
00:37:17Dans certains pays,
00:37:17on achète les électeurs
00:37:18avant l'autre.
00:37:20Là,
00:37:20on va les acheter après.
00:37:21Nos amis africains,
00:37:22pas tous les pays d'Afrique,
00:37:23mais certains.
00:37:24C'est vrai,
00:37:24il n'y a pas de démocratie.
00:37:26C'est une pratique
00:37:27qui est assez courante
00:37:28quand on va en campagne
00:37:29de distribuer des enveloppes,
00:37:30etc.
00:37:31Bon, là, voilà.
00:37:33Moi, je ne pense pas
00:37:34que ce soit seulement
00:37:35un bad boy.
00:37:36Je pense qu'il y a une dimension
00:37:36quand même psychiatrique
00:37:37dans ce qu'il fait.
00:37:39Non, mais réellement,
00:37:41il est totalement
00:37:42sans filtre.
00:37:43Ce n'est pas juste
00:37:44le fait d'annexer.
00:37:45En fait,
00:37:45il raconte n'importe quoi.
00:37:46tout ce qui lui passe
00:37:47par la tête.
00:37:48C'est nos limites.
00:37:49Jamais.
00:37:51On est demain,
00:37:52on célébrera
00:37:54ou on pensera
00:37:55au 25e anniversaire
00:37:56du 11 septembre.
00:37:57C'est un moment
00:37:58qui, je pense,
00:37:59nous a tous autour
00:37:59de cette table
00:38:00profondément marquée.
00:38:01On se sentait profondément
00:38:02solidaires des Etats-Unis,
00:38:03profondément malheureux,
00:38:05très touchés
00:38:05de ce qui se passait.
00:38:07L'Amérique d'aujourd'hui,
00:38:08elle est considérablement
00:38:09moins abîmée.
00:38:10On aurait peut-être,
00:38:12enfin,
00:38:12on aurait évidemment
00:38:13le même réflexe
00:38:13de solidarité.
00:38:14Mais l'Amérique,
00:38:1525 ans après,
00:38:16qu'est-ce qu'elle est devenue ?
00:38:17Qu'est-ce qu'il est
00:38:17en train d'en faire ?
00:38:19Voilà,
00:38:20je voulais me remémorer
00:38:21ce moment-là.
00:38:22que dans ces histoires
00:38:23de 5 000 dollars,
00:38:24il était assez sérieux.
00:38:26Il dit cette somme
00:38:26devrait être dépensée
00:38:27seulement aux Etats-Unis.
00:38:29Vous imaginez,
00:38:30Serge Guérin,
00:38:31le sociologue que vous êtes.
00:38:33Ça vous inspire quoi ?
00:38:34C'est quand même incroyable
00:38:35de faire ce type de proposition.
00:38:36Alors, je ne dis pas
00:38:37que tous les politiques
00:38:38n'en rêveraient pas
00:38:38d'acheter leur voix.
00:38:40Ils le font d'ailleurs
00:38:40autrement parfois,
00:38:41mais quand même.
00:38:43C'est-à-dire que si les politiques
00:38:45français en rêvent,
00:38:46comme il y a un tout petit
00:38:46problème d'endettement,
00:38:47je ne sais pas trop
00:38:48comment ils trouveraient
00:38:49l'argent.
00:38:49Alors, vous me direz,
00:38:50les Etats-Unis sont aussi
00:38:52très endettés.
00:38:53Mais non,
00:38:54il est très, très keynésien
00:38:55parce qu'il se dit,
00:38:55après, je donne 5 000 dollars
00:38:57à tout le monde
00:38:57et donc les gens vont consommer.
00:38:59Et comme il leur dit,
00:38:59vous n'allez consommer
00:39:00que aux Etats-Unis,
00:39:01ça va générer
00:39:03de la consommation,
00:39:04des ventes,
00:39:04et ainsi de suite.
00:39:04Donc, il faut y avoir
00:39:05une logique économique
00:39:06assez intéressante.
00:39:06D'accord,
00:39:07mais il faut racheter
00:39:07des voix pour son parti
00:39:08quand même.
00:39:09Tout de suite,
00:39:10les grands mots.
00:39:11Mais c'est ce résultat.
00:39:11Mais c'est ce résultat.
00:39:15C'est pas comme...
00:39:17Il a une piètre opinion
00:39:19du peuple quand même
00:39:20de savoir que pour 5 000 euros,
00:39:22il vote dollars.
00:39:25Vous imaginez
00:39:25la piètre opinion
00:39:26que vous avez
00:39:27de votre peuple ?
00:39:28Je ne suis pas sûr
00:39:29qu'il ait une grande opinion.
00:39:30Je crois qu'il a
00:39:31une très forte opinion
00:39:32de lui-même.
00:39:33et sans doute
00:39:33un peu moins
00:39:34des autres.
00:39:35Donc, il doit y avoir
00:39:36un truc qui joue.
00:39:36Je ne sais pas si c'est psy
00:39:37ou tout ça,
00:39:38je ne suis pas qualifié.
00:39:39Évlie a raison,
00:39:39il y a une dimension
00:39:41psychanalique.
00:39:43Yves Lacoste disait
00:39:44la géographie,
00:39:45ça sert à faire la guerre.
00:39:46Ça sert à faire la guerre.
00:39:48Sans doute que
00:39:50les cartes,
00:39:51ça sert aussi
00:39:53à marquer
00:39:55une emprise culturelle.
00:39:57On pourrait dire
00:39:57une hégémonie culturelle
00:39:58si on le vient.
00:39:59Regardez ce qui est
00:40:00en train de se passer
00:40:00à l'ONU
00:40:01ou le continent africain.
00:40:02entre autres a obtenu
00:40:03avec le soutien
00:40:04de la France
00:40:04que le planisphère
00:40:06se fasse de manière
00:40:07plus représentative
00:40:09géographiquement.
00:40:09Et donc finalement,
00:40:10il y répond à sa manière.
00:40:11Lui, il essaie de montrer
00:40:12mon poids, il est là.
00:40:14Parce qu'il a très bien
00:40:16compris aussi
00:40:17que ça se joue
00:40:18beaucoup
00:40:19dans les représentations,
00:40:20ça se joue
00:40:20beaucoup dans les imaginaires.
00:40:22En fait,
00:40:22il a dû voir
00:40:23le film
00:40:24Liberty Valence
00:40:25des années 60.
00:40:26Si la légende
00:40:27est plus forte
00:40:28que la réalité,
00:40:29imprime la légende.
00:40:29Et lui,
00:40:30il est beaucoup là-dedans.
00:40:31Après,
00:40:31il est en difficulté
00:40:32quand même aux Etats-Unis,
00:40:33un Michael Darman
00:40:34clairement.
00:40:35Nous ne nous oublions pas
00:40:36que la séquence iranienne
00:40:37a été désastreuse.
00:40:39Ces histoires
00:40:39de droits de douane,
00:40:40les Américains
00:40:41en attendaient
00:40:42les dividendes.
00:40:43Bon,
00:40:43ça s'est plutôt
00:40:44mal passé.
00:40:45Il a d'abord été élu
00:40:46sur la promesse
00:40:47de s'occuper
00:40:48principalement
00:40:48des Américains,
00:40:49principalement des Américains
00:40:50qui avaient des problèmes
00:40:51de pouvoir d'achat.
00:40:52Donc, quelque part,
00:40:53il tente peut-être
00:40:54de rappeler cette promesse.
00:40:55Il a été élu
00:40:56sur le fait
00:40:57qu'il n'y aurait plus
00:40:58de guerre
00:40:58et en tout cas
00:41:00que l'Amérique
00:41:00ne s'occuperait plus
00:41:01des guerres des autres.
00:41:02C'est totalement raté.
00:41:03À partir du moment
00:41:04où il est arrivé
00:41:05et revenu au pouvoir,
00:41:07d'abord,
00:41:08un,
00:41:08il n'a pas réussi.
00:41:09Souvenez-vous
00:41:09qu'il avait aussi dit
00:41:10qu'en une semaine
00:41:11et en trois jours
00:41:12et en deux coups de fil,
00:41:13il réglerait le conflit
00:41:14en Ukraine.
00:41:15Voilà,
00:41:16dans le tact.
00:41:17Le conflit
00:41:18en Iran
00:41:19qui était censé
00:41:20au départ
00:41:20faire tomber le régime,
00:41:22non seulement
00:41:23maintient le régime
00:41:24dans des démarches
00:41:24encore plus crispées
00:41:26mais en plus,
00:41:27ça a ouvert
00:41:27une crise économique
00:41:28parce que l'angle mort
00:41:29que personne n'avait vu
00:41:30et que certainement
00:41:31les Iraniens
00:41:32attendaient avec impatience
00:41:33de voir comment
00:41:34le piège allait se refermer,
00:41:35c'était le détroit d'Hammouz
00:41:37et provoquer
00:41:37une crise économique
00:41:38majeure
00:41:39qui va peut-être
00:41:40avoir ses impacts
00:41:41sur la campagne présidentielle
00:41:42française
00:41:42parce que les prix
00:41:43à la pompe,
00:41:43parce que l'inflation,
00:41:44parce que l'économie...
00:41:45Vous êtes formidable
00:41:46pour donner ma transition
00:41:47pour notre prochain débat
00:41:50mon cher Michael.
00:41:51Je ne porte pas place
00:41:51donc...
00:41:52Un petit mot
00:41:52pour réagir
00:41:53à ce qu'a dit Serge
00:41:55sur la carte d'Afrique,
00:41:57le planisphère
00:41:57à l'initiative togolaise
00:41:59adoptée par les Nations Unies.
00:42:02Les Etats-Unis ont voté contre.
00:42:04Les Etats-Unis ont voté contre.
00:42:05Ce qui est quand même...
00:42:06Merci de cette précision,
00:42:07Jean-Pierre.
00:42:08L'image a du poids.
00:42:09L'image a du poids.
00:42:11Justement,
00:42:11parler du détroit d'Hammouz
00:42:12et le pétrole
00:42:14qui est désormais
00:42:15au-delà de 200 dollars
00:42:17le baril.
00:42:18Évidemment,
00:42:19les prix à la pompe,
00:42:19on en parle tous les jours
00:42:20en France
00:42:21parce que ça devient
00:42:22plus qu'inquiétant
00:42:24travailler en voiture,
00:42:25ça devient un luxe.
00:42:25Vous qui nous écoutez
00:42:26dans votre voiture,
00:42:27on pense bien fort à vous.
00:42:29N'hésitez pas à réagir.
00:42:310 826 300 300.
00:42:33Est-ce que vous attendiez
00:42:33quelque chose
00:42:34des annonces du gouvernement
00:42:35hier ?
00:42:36Il n'y a rien eu.
00:42:37Pas de baisse de taxes,
00:42:39pas de plafonnement.
00:42:40Alors,
00:42:40qu'est-ce qu'on fait ?
00:42:410 826 300 300.
00:42:44Venez réagir.
00:42:45C'est dans quelques instants
00:42:46sur Sud Radio.
00:42:48Sud Radio.
00:42:50Parlons vrai.
00:42:51Oui,
00:42:51dans la Réunion,
00:42:52une course,
00:42:52une 15 partant
00:42:54puisque le 16e Miucha
00:42:55est absente
00:42:56sur le tracé
00:42:57des 1400 mètres
00:42:58avec le 9
00:42:59et l'Iman
00:42:59qui est des plus réguliers
00:43:01devant le 6,
00:43:02Talen Choso
00:43:02et le 2,
00:43:03Skylad Brush
00:43:04Derrière ces 3 bases
00:43:05et viendront
00:43:06la Star Tissenberg,
00:43:074 Fast Raj,
00:43:087 Fire Rebels,
00:43:103 Alem,
00:43:1110 Rêves de Valarza,
00:43:139, 6, 2,
00:43:15As, 4, 7, 3 et 10.
00:43:18En Réunion,
00:43:183 courses 2
00:43:19à Roi-Mokanchi
00:43:20pour ma sélection du jour.
00:43:22Le 13,
00:43:22Mama Rose.
00:43:23Merci Jean-Paul Delperier
00:43:25et tous vos pronostics
00:43:26sont à découvrir
00:43:27sur le site
00:43:28redécouvrir
00:43:28sur le site
00:43:29sudradio.fr
00:43:32Sud Radio
00:43:34Skoda.
00:43:35Pour la rentrée,
00:43:36on peut acheter
00:43:36des cahiers grands carreaux,
00:43:38des cahiers petits carreaux,
00:43:39des protège-cahiers transparents
00:43:40et même découvrir
00:43:41qu'il fallait finalement
00:43:42des cahiers sans carreaux.
00:43:44Mais acheter une voiture
00:43:45sans avoir essayé une Skoda,
00:43:46ça, on ne peut pas.
00:43:48Jusqu'au 30 septembre,
00:43:49profitez de 2 mois
00:43:50de loyers offerts
00:43:51sur une large sélection
00:43:52de modèles Skoda.
00:43:53Portes ouvertes ce week-end.
00:43:552 loyers offerts
00:43:55après 1er loyer,
00:43:56LL des 37 mois
00:43:57s'y accorde
00:43:57par Volkswagen Bank.
00:43:58Détails sur Skoda.fr.
00:44:01Skoda.
00:44:02Pensez à covoiturer.
00:44:0410h midi,
00:44:05Sud Radio,
00:44:06à vous de le dire,
00:44:07Stéphanie Demuru.
00:44:09Sud Radio
00:44:09avec mes 3 débatteurs du jour,
00:44:11Geneviève Göttinger,
00:44:13Michael Darmon,
00:44:15Serge Guérin,
00:44:16alors que travailler en voiture
00:44:18devient un luxe
00:44:19avec un carburant
00:44:20qui dépasse désormais
00:44:212,10 euros le litre,
00:44:242,30 euros même
00:44:24pour le gasoil.
00:44:25Eh bien,
00:44:26Bercy dit non
00:44:27aux baisses des taxes,
00:44:28non au plafonnement,
00:44:29non au blocage des prix.
00:44:31Le chèque de 100 euros
00:44:32pour les gros rouleurs
00:44:33modestes,
00:44:34lui, est maintenu.
00:44:34Mais enfin bon,
00:44:35on a appris que finalement
00:44:36un sur deux
00:44:36ne l'avait même pas demandé.
00:44:38Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:44:39Le gouvernement en fait-il assez
00:44:41pour votre pouvoir d'achat ?
00:44:42Venez réagir.
00:44:430,826,
00:44:44300,
00:44:45300.
00:44:46Je me tourne vers vous,
00:44:48Geneviève Göttinger.
00:44:49C'est vrai qu'on n'attendait pas
00:44:50beaucoup de choses
00:44:51de Bercy.
00:44:52C'est sûr que c'est toujours
00:44:53la même chose,
00:44:54il n'y a plus rien dans les caisses.
00:44:55Mais quand on apprend quand même
00:44:57que les raffineurs font
00:44:58x4 sur les marges,
00:45:00c'est assez technique,
00:45:02c'est vrai qu'on importe
00:45:04la moitié de l'étranger,
00:45:05c'est compliqué de taxer.
00:45:06Mais évidemment
00:45:07qu'on ne comprend pas,
00:45:08les Français ne comprennent pas.
00:45:10Vous avez vu
00:45:10qu'il y en a 27%
00:45:12qui changent leurs habitudes,
00:45:13qui prennent moins la voiture.
00:45:15Comment on peut
00:45:17entendre...
00:45:17Moi, je pense qu'ils comprennent
00:45:18très bien.
00:45:19Moi, je pense que les Français
00:45:20sont parfaitement au fait
00:45:21maintenant des contraintes budgétaires.
00:45:23Ils se rendent compte
00:45:24que ce pays est totalement
00:45:25en faillite, en fait.
00:45:26Et qu'à un moment,
00:45:27il va falloir le dire
00:45:28et en tirer les conclusions.
00:45:30Alors, je ne sais pas
00:45:30si ça va être
00:45:32effectivement
00:45:33l'objet de la campagne présidentielle,
00:45:34vraiment,
00:45:35si certains auront
00:45:35des positions vraiment courageuses.
00:45:36mais en attendant,
00:45:38enfin,
00:45:38cessons peut-être
00:45:39de creuser le trou.
00:45:40On va se retrouver au niveau,
00:45:42peut-être même pas de la Grèce.
00:45:43On va peut-être un jour
00:45:44avoir des ajustements structurels
00:45:45comme mes pays africains
00:45:47qui me sont chers
00:45:48en ont eu dans le passé.
00:45:49Ils en ont connu le prix
00:45:50sur les populations.
00:45:52Donc, je pense qu'effectivement,
00:45:53aujourd'hui,
00:45:53il faut cesser d'attendre
00:45:54tout de l'État.
00:45:54L'État ne peut rien.
00:45:56En tout cas,
00:45:56il ne peut pas dépenser.
00:45:57Il ne peut plus dépenser.
00:45:58Il y a quand même
00:45:58certaines marges de manœuvre.
00:45:59On a vu qu'en Espagne,
00:46:00ils baissaient les taxes.
00:46:01Oui, en effet,
00:46:02je le répète chaque jour,
00:46:04les 5,5% des taxes,
00:46:07ça coûte quoi ?
00:46:07Entre 10 et 15 milliards
00:46:08sur le budget de l'État.
00:46:10La proposition de Marine Le Pen,
00:46:12c'est vrai que l'argent,
00:46:13on ne l'a pas.
00:46:13Ça, c'est un sujet.
00:46:14Donc, effectivement,
00:46:15pardon pour finir,
00:46:16je pense que la solution
00:46:17vient de chacun d'entre nous
00:46:18à titre individuel.
00:46:20Ça veut dire quoi qu'on change ?
00:46:21Il y en a déjà 27%
00:46:22qui prennent moins leur voiture ?
00:46:24Ça veut dire du covoiturage davantage.
00:46:26Ça veut dire que les entreprises
00:46:27accordent davantage de télétravail
00:46:28à ceux qui peuvent télétravailler.
00:46:30Mais il y a plein de choses à faire.
00:46:31Dites ça,
00:46:32là, il y a des auditeurs
00:46:33qui nous écoutent,
00:46:34ils sont dans leur voiture,
00:46:34des commerçants,
00:46:35des artisans,
00:46:36des infirmières.
00:46:37Je ne dis pas que tout le monde peut.
00:46:38Non, attendez, pardon Stéphanie,
00:46:39je ne dis pas que tout le monde peut.
00:46:40Je dis qu'il y a quand même
00:46:41des petites choses à imaginer,
00:46:43qu'il va falloir avoir
00:46:44chacun d'entre nous
00:46:45et collectivement des idées
00:46:46parce que de toute façon,
00:46:47l'État n'a plus d'argent.
00:46:49Voilà, c'est clair.
00:46:51Mais quel darment ?
00:46:52Tout ça, c'est le récit
00:46:53de l'impuissance,
00:46:54le récit de la perte de souveraineté,
00:46:56le récit de la dépendance.
00:46:58Et c'est pour ça
00:46:59que ça nourrit aussi
00:47:00la colère, je pense,
00:47:01du public
00:47:02et peut-être
00:47:02très certainement
00:47:03des électeurs,
00:47:04en tout cas,
00:47:05à en croire les sondages
00:47:06et surtout
00:47:07les sondages qualitatifs
00:47:11qui mettent en avant,
00:47:12il faut ressortir un peu
00:47:13les mots,
00:47:14les nuages de mots
00:47:15comme on dit,
00:47:16qui mettent en avant
00:47:17changement et radicalité.
00:47:19Donc, c'est ce qui nourrit
00:47:20effectivement
00:47:21cet état d'esprit,
00:47:22on va dire,
00:47:23du corps social
00:47:24dans son ensemble.
00:47:26c'est la prise de conscience
00:47:28d'une dépendance,
00:47:29d'une impossibilité
00:47:31d'avoir des marges de manœuvre
00:47:32à tous les niveaux
00:47:32parce que la situation budgétaire
00:47:34est totalement exemple
00:47:37parce qu'il n'y a effectivement
00:47:38plus d'argent.
00:47:38Mais ça vient faire ressortir
00:47:40tous les discours,
00:47:42toutes les rhodomontades
00:47:43sur la souveraineté française
00:47:45que l'on a retrouvés
00:47:46parce qu'on a finalement
00:47:48relocalisé
00:47:49je ne sais plus
00:47:49quelle usine
00:47:50de fabrication de médicaments
00:47:52et on a crié victoire.
00:47:53Là, on voit
00:47:54le grand sommet spatial
00:47:56et on crie victoire
00:47:57sur la grande souveraineté
00:47:59spatiale française.
00:48:00Mais ce n'est pas du tout le sujet.
00:48:01Quand vous entendez
00:48:02en effet
00:48:02que les raffineurs
00:48:04profitent quand même
00:48:05largement de cette crise
00:48:05fois 4 sur les marges
00:48:07que d'ailleurs
00:48:08l'Union Européenne
00:48:09refuse une enquête
00:48:10sur ces marges
00:48:12vous comprenez
00:48:13que les Français
00:48:13ça les met en colère.
00:48:15Il y a quand même
00:48:16des choses à faire.
00:48:16Le discours sur les profiteurs
00:48:18de par l'histoire
00:48:19on a su
00:48:20ce que ça a donné
00:48:21ça a rarement donné
00:48:22de la justice sociale
00:48:23ça a surtout donné
00:48:24en général
00:48:26ensuite des programmes
00:48:28et des pouvoirs
00:48:29radicalisés
00:48:30et même
00:48:31très autoritaires
00:48:32qui arrivent
00:48:33pour surfer
00:48:34sur cette forme
00:48:34de populisme.
00:48:35Ces mécanismes
00:48:36économiques des marges
00:48:37ils sont extrêmement complexes
00:48:39et combien même
00:48:41ils en feraient moins
00:48:42ça veut dire
00:48:43qu'ils mettraient des gens
00:48:44sur le trottoir
00:48:45et ce n'est pas pour autant
00:48:46que cet argent
00:48:46il y aurait dans la poche
00:48:47des Français.
00:48:48Ce sont des arguments
00:48:52qui viennent nourrir
00:48:53un débat
00:48:53mais surtout
00:48:54qui viennent nourrir
00:48:55un ressentiment
00:48:57et je crois
00:48:58qu'effectivement
00:48:59au cœur
00:48:59de cette campagne
00:49:01électorale
00:49:02qui commence
00:49:03à se mettre en place
00:49:04pour l'Elysée
00:49:06ça va être
00:49:07vraiment
00:49:08je pense
00:49:08le débat
00:49:09du ressentiment
00:49:10qu'est-ce qui est arrivé
00:49:11qu'est-ce qui fait
00:49:12qu'il y a ce sentiment
00:49:13général de déclassement
00:49:14pas uniquement
00:49:15sur le point économique
00:49:16c'est un déclassement
00:49:18sur le plan économique
00:49:19les gens le ressentent
00:49:20comme tel
00:49:21sur le plan
00:49:22on va dire
00:49:23politique
00:49:24géopolitique
00:49:25diplomatique
00:49:26c'est aussi
00:49:27assez patent
00:49:28donc ça va être
00:49:30un rendez-vous crucial
00:49:31on entendait
00:49:32ce matin
00:49:33on a d'ailleurs
00:49:34le son de Benjamin Haddad
00:49:35ministre de l'Europe
00:49:37soutien
00:49:37non on l'a pas
00:49:38en tout cas
00:49:39il se posait la question
00:49:41de savoir
00:49:41on donne des milliards
00:49:43à l'Ukraine
00:49:43alors à juste titre
00:49:44c'est une juste cause
00:49:45personne ici
00:49:46certainement
00:49:47va le contester
00:49:47sauf qu'en attendant
00:49:49les français
00:49:49eux qui prennent leur voiture
00:49:50ils n'arrivent pas
00:49:51à faire le plein
00:49:52donc comment vous l'expliquez
00:49:53ça aux français
00:49:56d'abord un
00:49:57on l'explique très mal
00:49:57parce que ça n'a rien à voir
00:49:59avec l'Ukraine
00:50:00en réalité
00:50:00ça a à voir avec le fait
00:50:01que depuis
00:50:02une vingtaine d'années
00:50:04il n'y a pas eu
00:50:05le courage politique
00:50:06nécessaire
00:50:06pour ensuite
00:50:07faire les ajustements
00:50:08voir les réformes
00:50:09voir par quoi
00:50:10parfois les décisions difficiles
00:50:11pour permettre aux gens
00:50:12de continuer
00:50:13à profiter
00:50:14de ce système
00:50:15social français
00:50:15que le monde entier
00:50:17regarde soit avec envie
00:50:18soit avec surprise
00:50:19ou stupéfaction
00:50:20en disant
00:50:20comment est-ce possible
00:50:21parce que la fiction
00:50:23la grande fiction française
00:50:24au lendemain de la seconde guerre mondiale
00:50:26qui consiste à dire
00:50:27que la France est une exception
00:50:28que le paradis
00:50:29social français
00:50:31serait éternel
00:50:32que nous avons gagné la guerre
00:50:33que tout cela
00:50:34est en train
00:50:35d'exploser
00:50:35de voler en éclats
00:50:37et c'est cette
00:50:38cette explosion
00:50:39de la réalité
00:50:40qui plonge les français
00:50:41également dans le désarroi
00:50:43j'ai hâte d'entendre
00:50:44la vision du sociologue
00:50:46sur ce point
00:50:47c'est absolument passionnant
00:50:48parce qu'on a utilisé
00:50:49plein de termes
00:50:52la notion de sentiment
00:50:53qui en effet
00:50:54pas un sentiment
00:50:54qui est une réalité
00:50:56cette notion en effet
00:50:57longtemps je me souviens
00:50:58j'entendais le terme
00:50:58modèle social
00:50:59un jour j'ai regardé
00:51:00qui a copié
00:51:01le modèle social français
00:51:02personne
00:51:03donc un modèle
00:51:04qui n'est jamais copié
00:51:04ce n'est plus tout à fait
00:51:05un modèle quand même
00:51:05donc il y a quand même
00:51:06un truc avec ça
00:51:07mais c'est vrai
00:51:07qu'on a raconté une histoire
00:51:08qui était une belle histoire
00:51:09et qui au début d'ailleurs
00:51:10en plus a créé
00:51:10quand même une forme
00:51:11de consensus
00:51:12c'était la France Gaulienne
00:51:13quand même
00:51:13mais en échange
00:51:15de la France Gaulienne
00:51:16c'était quand même
00:51:16plutôt 48 heures
00:51:18que 35 heures
00:51:18de travail par semaine
00:51:19par exemple
00:51:20il y a des choses
00:51:21de ce type là
00:51:21on a un petit public
00:51:22qui avait un échange
00:51:23qui propose 32 heures
00:51:24aujourd'hui
00:51:25pour ça
00:51:25donc il y avait quand même
00:51:26on démarrait
00:51:27aujourd'hui 25%
00:51:29il y avait une contrepartie
00:51:30des jeunes de 25 ans
00:51:31n'ont pas encore travaillé
00:51:33à 45
00:51:33c'était
00:51:34on démarrait plutôt
00:51:35à 18-20 ans
00:51:35donc il y a plein de choses
00:51:36qui ont changé
00:51:37et en échange
00:51:39il n'y a pas eu d'échange
00:51:40c'est vrai qu'il y a eu
00:51:41une fiction
00:51:42vous avez raison
00:51:42on est capable de
00:51:43je me souviens
00:51:44on travaille sur la question
00:51:45des 35 heures
00:51:46par exemple
00:51:46on disait
00:51:46on va travailler moins
00:51:47que les autres
00:51:48mais un
00:51:48les autres ils vont faire
00:51:49comme nous
00:51:49on va partager le travail
00:51:50nous on a une productivité
00:51:51bien supérieure
00:51:53manque de chance
00:51:53notre productivité
00:51:54n'est plus supérieure
00:51:55il y a plein de choses
00:51:56comme ça
00:51:56il y a quand même
00:51:57jusqu'aux années 2000
00:51:58le système scolaire français
00:52:00était extrêmement efficace
00:52:01rappelez-vous
00:52:01on disait sur la santé
00:52:02on est numéro 1 de la santé
00:52:03dans les années 2000
00:52:05j'avais regardé plus tard
00:52:06on était passé à 18ème
00:52:07aujourd'hui à 36
00:52:08donc les choses
00:52:09on n'a pas les moyens
00:52:11de ce qu'on propose aujourd'hui
00:52:13et donc il y a un décal
00:52:14mais je me souviens
00:52:15combien ça m'a mis en colère
00:52:16quand j'avais entendu
00:52:17le président Macron
00:52:18qui avait parlé
00:52:19du quoi qu'il en doute
00:52:20il n'y a pas plus idiot
00:52:21comme formule
00:52:22que celle-ci
00:52:23ça coûte toujours
00:52:24et là justement
00:52:25c'est très pédagogique
00:52:26si nous arrivons avec le carburant
00:52:27c'est que le quoi qu'il en coûte
00:52:28ne marche plus
00:52:29le premier ministre actuel
00:52:30est obligé de dire
00:52:31je ne peux pas
00:52:31je ne peux pas
00:52:32et du coup
00:52:33ça fait réfléchir quand même
00:52:34on va aller prendre le pouls
00:52:35du côté de ceux
00:52:36qui nous écoutent
00:52:37parce que c'est eux
00:52:38qui vivent justement
00:52:39ce qu'on commente ici
00:52:41Marie-Alice
00:52:42bonjour
00:52:43oui bonjour
00:52:44vous vous êtes infirmière libérale
00:52:45donc vous êtes vraiment
00:52:47concernée par ces gens
00:52:48qui ont besoin
00:52:48de leur voiture
00:52:49pour travailler
00:52:50ah ben oui
00:52:51surtout quand on exerce
00:52:53en campagne
00:52:54il est évident
00:52:55que prendre mon vélo
00:52:57ou une trottinette
00:52:58c'est vraiment pas possible
00:52:59c'est compliqué
00:53:01surtout à 200
00:53:02200
00:53:03250 kilomètres
00:53:04jour
00:53:05après
00:53:06c'est beaucoup
00:53:07oui
00:53:08les français sont déprimés
00:53:09oui
00:53:10au niveau infirmier
00:53:12c'est compliqué
00:53:13et je pense
00:53:15que tout le monde
00:53:15est en train
00:53:16d'aller dans le mur
00:53:17parce qu'on taxe
00:53:19à gauche
00:53:20on taxe à droite
00:53:21alors tout le monde
00:53:22va vous dire
00:53:23et on nous le dit
00:53:23vous n'êtes pas à plaindre
00:53:25vous avez du travail
00:53:26vous avez
00:53:26ça je suis d'accord
00:53:27ok
00:53:28on a du boulot
00:53:28mais les gens
00:53:29ne réalisent pas
00:53:30les quantités d'heures
00:53:32qu'il faut faire
00:53:33pour avoir
00:53:34un salaire
00:53:36identique
00:53:37à il y a 10 ans
00:53:38mais bien sûr
00:53:38je crois qu'il faut être
00:53:40conscient de ça
00:53:40Marie-Alice
00:53:41racontez-nous
00:53:42vos 250 kilomètres
00:53:43jours
00:53:44j'imagine que là
00:53:45avec
00:53:46je ne sais pas
00:53:47ce que vous avez
00:53:47comme voiture
00:53:48on est à 2,10 euros
00:53:50pour le sans-plomb
00:53:51alors là
00:53:51vous voyez
00:53:51je suis dans les Landes
00:53:53parce que
00:53:53j'ai quelques jours
00:53:54de repos
00:53:55et bon
00:53:56c'est personnel
00:53:57donc pour
00:53:58problèmes familiaux
00:53:59là le carburant
00:54:01dans la grande surface
00:54:03où je viens
00:54:04de m'arrêter
00:54:04est à 2,299 euros
00:54:07ah oui
00:54:08de quoi
00:54:09du sans-plomb
00:54:11non non
00:54:11le gasoil
00:54:12ah oui gasoil
00:54:13il est quasiment
00:54:13oui il frôle
00:54:14les 2,30 euros
00:54:15donc ça vous coûte
00:54:16une fortune
00:54:17vous quand vous allez
00:54:17travailler
00:54:18c'est hors de prix
00:54:19c'est hors de prix
00:54:21avec en plus
00:54:22de plus en plus
00:54:23de gens qui rentrent
00:54:23à domicile
00:54:24en post-op
00:54:25voilà
00:54:26on a de plus en plus
00:54:27de demandes
00:54:28nous on a
00:54:29un groupe
00:54:30whatsapp
00:54:31un chernier
00:54:32où on
00:54:32c'est comme une
00:54:34c'est comme
00:54:35c'est dire
00:54:37un pôle emploi
00:54:39où on envoie
00:54:40où on dit
00:54:40aussi
00:54:41quelqu'un cherche
00:54:42une infirmière
00:54:43à tel endroit
00:54:43quelqu'un a besoin
00:54:45d'un pansement
00:54:45à tel endroit
00:54:46nous on est un peu
00:54:47trop loin
00:54:48est-ce que quelqu'un
00:54:48est plus près
00:54:49voilà
00:54:49c'est le système
00:54:51D quoi
00:54:51vous vous débrouillez
00:54:52entre vous
00:54:52vous faites partie
00:54:53de 27% des français
00:54:54qui ont changé
00:54:55leurs habitudes
00:54:56parce que le quoi
00:54:57qu'il en coûte
00:54:58pour les infirmières
00:54:59non
00:54:59les infirmières libérales
00:55:01en tout cas
00:55:03la prime covid
00:55:04et tout ça
00:55:04on n'en a pas plus
00:55:05la queue d'une sonnise
00:55:06mais après moi
00:55:08je conçois que
00:55:10on ne demande pas
00:55:11on demande juste
00:55:12à être reconnue
00:55:14et rémunérée
00:55:15à notre juste valeur
00:55:16c'est tout
00:55:16et aujourd'hui
00:55:17vous estimez
00:55:17que vous ne l'êtes pas
00:55:19ah non
00:55:19non non
00:55:20et j'en veux
00:55:22pour preuve
00:55:22moi je suis responsable
00:55:24je fais partie
00:55:25d'un bureau syndical
00:55:26et je vois
00:55:27nos jeunes diplômés
00:55:29qui sont de plus en plus
00:55:31à même
00:55:31de se demander
00:55:32si elles vont poursuivre
00:55:33ou pas
00:55:34jeunes diplômés
00:55:35alors quand ça commence
00:55:37comme ça
00:55:37c'est sûr que c'est mal parti
00:55:39et vous faites
00:55:40merci en tout cas
00:55:41de votre témoignage
00:55:41Marie-Elise
00:55:42bon courage à vous
00:55:43mais vous faites partie
00:55:44de ces nombreux travailleurs
00:55:46en France
00:55:46ils sont pleins
00:55:48à vouloir juste
00:55:49bien gagner leur vie
00:55:50et pas avoir des subventions
00:55:51les pêcheurs
00:55:52c'est pareil
00:55:52en Bretagne
00:55:53avec le carburant
00:55:54ils demandent juste
00:55:55d'être bien payés
00:55:56et pas l'aumône
00:55:57c'est malheureusement
00:55:59ce qui fait défaut
00:56:00aujourd'hui
00:56:01on continue nos débats
00:56:02avec vous
00:56:03et n'hésitez pas
00:56:04à réagir
00:56:040826 300 300
00:56:06Manu vous acquérira
00:56:07au standard
00:56:07à tout de suite
00:56:09Sud Radio
00:56:13Sud Radio
00:56:13à vous de le dire
00:56:14toujours avec mes débatteurs
00:56:15Geneviève Göttinger
00:56:17Mickaël Darmon
00:56:18Serge Guérin
00:56:19dans quelques instants
00:56:20on va parler un petit peu
00:56:21politique
00:56:22quand même
00:56:22ça intéresse peut-être
00:56:24pas grand monde
00:56:25mais quand même
00:56:25on va quand même
00:56:26vous poser la question
00:56:27est-ce que vous avez envie
00:56:28d'avoir une primaire
00:56:29parce que
00:56:30ce qui va se passer
00:56:31en 2027
00:56:32quand même
00:56:32vous n'avez peut-être
00:56:33pas envie d'en parler
00:56:34mais enfin
00:56:34ça va peser
00:56:35justement
00:56:35sur les questions
00:56:36de pouvoir d'achat
00:56:38on en parle énormément
00:56:39le carburant
00:56:40est-ce que quelqu'un
00:56:40a la solution
00:56:41je ne suis pas sûre
00:56:42en attendant
00:56:44ça réagit
00:56:45sur le carburant
00:56:462,30 euros
00:56:47nous disait
00:56:47il y a quelques instants
00:56:48Marie-Alice
00:56:49infirmière libérale
00:56:50dans les Landes
00:56:51qui tire la langue
00:56:52comme beaucoup de français
00:56:53si vous nous écoutez
00:56:54j'imagine que c'est votre cas
00:56:56peut-être
00:56:56dans la voiture
00:56:57en train d'aller
00:56:58au travail
00:56:59c'est devenu
00:57:00intenable
00:57:01Dominique
00:57:01bonjour
00:57:02oui bonjour
00:57:04à toute l'équipe
00:57:05bonjour à vous
00:57:06soyez le bienvenu
00:57:07merci
00:57:09écoutez moi
00:57:10je me posais
00:57:11une question
00:57:12peut-être que
00:57:13j'enfonce une porte
00:57:14ouverte
00:57:15comment se fait-il
00:57:17que l'essence
00:57:17est un produit
00:57:18de première nécessité
00:57:20il y ait des surtaques
00:57:22c'est qu'au minimum
00:57:23au maximum
00:57:24on devrait appliquer
00:57:25simplement la TVA
00:57:26c'est-à-dire
00:57:27c'est comme si
00:57:27sur le pain
00:57:28ou des légumes
00:57:29on appliquait
00:57:30une taxe de TVA
00:57:32de 60%
00:57:33c'est inadmissible
00:57:35c'est un produit
00:57:37de première nécessité
00:57:38donc quelle est la raison
00:57:39c'est pas des diamants
00:57:40on n'achète pas des diamants
00:57:41je crois que l'état
00:57:42s'est mis dans les poches
00:57:43de mémoire
00:57:439 milliards d'euros
00:57:45depuis mars dernier
00:57:46si j'ose dire
00:57:47à la faveur de cette crise
00:57:48peut-être que vous avez
00:57:49l'explication
00:57:51voilà
00:57:52donc moi
00:57:52ce que je demanderais
00:57:54c'est tout simplement
00:57:55d'aligner
00:57:55de mettre une TVA
00:57:57normale
00:57:57si on peut dire
00:57:58normale
00:57:59de 20%
00:58:00sur l'essence
00:58:01ou un bar
00:58:02c'est ça qu'il faut faire
00:58:04c'est pas des petites économies
00:58:06de bout de chandelle
00:58:07baissées
00:58:07par-ci par-là
00:58:09c'est mettre une TVA standard
00:58:10pourquoi
00:58:11pourquoi payer autant
00:58:13pour un produit
00:58:14de première nécessité
00:58:15on a tous besoin
00:58:15de rouler
00:58:16alors la première nécessité
00:58:18ça serait peut-être
00:58:205,5% même
00:58:22vous y voyez jusque-là
00:58:23Dominique
00:58:24bah écoutez
00:58:25oui
00:58:25déjà si on arrive à 20%
00:58:27je serais bien content
00:58:28mais effectivement
00:58:295,5%
00:58:30ça serait tout à fait normal
00:58:32pour un produit
00:58:32comme l'essence
00:58:33alors c'est vrai
00:58:34que c'est ce qu'on dit
00:58:35tout le temps
00:58:36l'état perdrait
00:58:3710 à 15 milliards
00:58:38d'euros par an
00:58:39et on les a pas
00:58:40alors qu'est-ce que
00:58:41vous répondez à ça
00:58:43écoutez
00:58:43je crois qu'en
00:58:44en faisant des analyses
00:58:46sur les comptes de l'état
00:58:47comme notamment
00:58:48dans le bouquin
00:58:49de Sarah Knafro
00:58:50on s'aperçoit
00:58:51qu'on peut faire
00:58:52des très très très
00:58:52grosses économies
00:58:53qui compenseraient
00:58:54le manque à gagner
00:58:55de la baisse
00:58:56de la TVA
00:58:57sur les produits pétroliers
00:58:58en fait
00:58:58et vous pensez quoi
00:59:00vous Dominique
00:59:01que d'une certaine manière
00:59:02le gouvernement
00:59:03n'en fait pas assez
00:59:04et un peu de mauvaise foi
00:59:06et fait pas bien son job
00:59:08voilà
00:59:09moi ce que j'en pense
00:59:10c'est tout simplement
00:59:10que le gouvernement
00:59:12il travaille pour lui
00:59:12qu'il n'en a rien à foutre
00:59:14des problèmes des français
00:59:15et puis c'est tout quoi
00:59:17tout simplement
00:59:18c'est une
00:59:20voilà
00:59:20c'est une comédie
00:59:21tout ça
00:59:21c'est une véritable comédie
00:59:23ne serait-ce que de voir
00:59:24que les
00:59:25les anciens premiers ministres
00:59:27ont de se présenter
00:59:28aux élections présidentielles
00:59:29en mettant maintenant
00:59:31en avant
00:59:31qu'ils ont les solutions
00:59:32alors qu'ils ont été aux manettes
00:59:33et qu'ils n'ont rien fait
00:59:34c'est une pantalonnade
00:59:37merci en tout cas
00:59:38merci Dominique
00:59:39de vous être exprimé
00:59:41Mickaël Darman
00:59:41je me tourne vers vous
00:59:43ce que vient de dire Dominique
00:59:44c'est ce que pensent
00:59:45beaucoup de français
00:59:45quand je disais tout à l'heure
00:59:47ça vous intéresse peut-être pas
00:59:49je me faisais un peu provocatrice
00:59:50on va parler politique
00:59:51ça vous intéresse peut-être pas
00:59:53mais c'est vrai que les français
00:59:54aujourd'hui
00:59:54ils sont de plus en plus
00:59:55à dire ça
00:59:56on en a ras-le-bol quoi
00:59:58leurs histoires d'appareils
00:59:59de primaires
01:00:00de candidats
01:00:02d'ambition personnelle
01:00:03ils s'en foutent quoi
01:00:04ils ont envie
01:00:04vous voyez
01:00:05de bien vivre les français
01:00:06alors je suppose que
01:00:08vous aurez fait une adresse générale
01:00:09en disant que
01:00:10ça pourrait peut-être
01:00:11ne pas intéresser
01:00:12mais je crois que
01:00:13d'abord
01:00:13évidemment personnellement
01:00:14ça m'intéresse
01:00:15au premier degré
01:00:16et au plus au chef
01:00:17je crois aussi
01:00:18d'après les études qualitatives
01:00:20qui ont été publiées
01:00:21notamment par l'IFOP
01:00:23donc à la fin de l'été
01:00:25que l'élection présidentielle
01:00:27est entrée vraiment
01:00:29dans les conversations
01:00:29des français
01:00:30ça s'est beaucoup ressenti
01:00:32apparemment
01:00:32durant cet été
01:00:33où ce sujet de conversation
01:00:35est monté
01:00:36en gamme
01:00:37ça va je pense
01:00:39ça va continuer
01:00:40parce que vraiment
01:00:41c'est maintenant installé
01:00:42dans la chronique
01:00:44publique
01:00:46le fait qu'effectivement
01:00:48pour l'instant
01:00:48à droite
01:00:49contrairement
01:00:50du côté socialiste
01:00:52il n'y ait pas de primaire
01:00:53je pense que ça peut aussi
01:00:54quelque part
01:00:56déplaire aux français
01:00:57qui voudraient avoir
01:00:59envie de départager
01:01:00comme on vient de l'entendre
01:01:01et de donner leur avis
01:01:02en tout cas
01:01:02sur le fait que
01:01:03d'anciens premiers ministres
01:01:05disent aujourd'hui
01:01:05moi j'ai les solutions
01:01:06et je suis en rupture
01:01:07avec ce que j'ai fait avant
01:01:08que d'autres disent
01:01:10voilà mon ambition
01:01:11c'est que j'ai tout compris
01:01:12et que je vais vous montrer
01:01:13comment ça se passe
01:01:13que d'autres vont dire
01:01:15il faut tout changer
01:01:16vous dites en fait
01:01:17les français ça les intéresse
01:01:20la présidentielle
01:01:20mais on en a marre
01:01:22de la petite politique
01:01:23politicienne
01:01:23on veut de la clarté
01:01:24voilà
01:01:24et moi ce que je regrette
01:01:26c'est que à la fois
01:01:27les responsables politiques
01:01:29passent leur temps
01:01:30quelque part
01:01:30à dire
01:01:30mais il ne faut pas faire attention
01:01:32au sondage
01:01:32les sondages ne donnent pas
01:01:33la réalité
01:01:34mais ils disent
01:01:34mais en ce qui concerne
01:01:35le départage des candidats
01:01:36et bien on va se fier au sondage
01:01:38c'est l'abandon de la politique
01:01:39le fait de ne pas vouloir
01:01:42faire une primaire
01:01:43aller se mettre
01:01:44parce qu'au fond
01:01:44c'est ce que
01:01:45n'importe quel candidat
01:01:46dans n'importe quel job
01:01:48dans ce pays
01:01:49chez ceux qui nous écoutent
01:01:51fait
01:01:52quand ils postulent
01:01:54pour un travail
01:01:54ou un poste
01:01:56ou un projet
01:01:57ils savent
01:01:57qu'il y a 3 ou 4 concurrents
01:01:59et qu'ils vont devoir
01:01:59être les meilleurs
01:02:00que les autres
01:02:0370% des sympathisants
01:02:05de la droite
01:02:06hors RN
01:02:07et du centre
01:02:07sont favorables
01:02:08à une primaire
01:02:09pour désigner
01:02:09donc ce candidat
01:02:10c'est un sondage
01:02:11Jodoxa réalisé
01:02:13avec Blackbone
01:02:14et Le Figaro
01:02:16mais c'est vrai
01:02:17qu'Edouard Philippe
01:02:18on le voit
01:02:19vous avez vu
01:02:20il aimerait bien
01:02:21faire sa petite réunion
01:02:23avec tout le monde
01:02:24il aimerait bien
01:02:26que Bruno Retailleau
01:02:27abandonne la partie
01:02:28enfin il ne va pas lâcher
01:02:29Retailleau
01:02:30Gabriel Attal
01:02:31c'est pareil
01:02:31il se fait épingler
01:02:32par Elisabeth Borne
01:02:33qui explique
01:02:34vouloir que le centre
01:02:35soit représenté
01:02:35jugeant qu'Attal
01:02:37s'éloigne des valeurs
01:02:38de cet espace politique
01:02:39c'est tout ce que
01:02:39les français détestent
01:02:40alors le départage
01:02:41ça s'appelle
01:02:42l'élection présidentielle
01:02:43quand même
01:02:44sous la 5ème république
01:02:45c'est ça le départage
01:02:46c'est pas forcément
01:02:47des primaires
01:02:48ça peut passer
01:02:49par des primaires
01:02:50dont les modalités
01:02:51restent à définir
01:02:51les primaires
01:02:53peuvent être intéressantes
01:02:54pour un camp
01:02:54elles peuvent être
01:02:55aussi dévastatrices
01:02:55donc il faut voir
01:02:56la manière
01:02:57dont on les organise
01:02:58mais la primaire à droite
01:02:58s'est très bien passée
01:02:59en 2016
01:03:00c'est le résultat
01:03:01c'est après
01:03:01ce que ça
01:03:02on est d'accord
01:03:03en revanche
01:03:04concernant Valérie Pécresse
01:03:05ça s'est un peu
01:03:06moins bien passé
01:03:06pour la droite
01:03:07on va dire
01:03:07donc vous pouvez
01:03:08vous citer
01:03:092017
01:03:10le processus
01:03:12se passe bien
01:03:13après
01:03:13ça se passe différemment
01:03:14est-ce que
01:03:16dans un cas
01:03:17c'était peut-être
01:03:18une primaire ouverte
01:03:18et dans l'autre cas
01:03:19une primaire fermée
01:03:19donc tout ça aussi
01:03:20les modalités
01:03:21peuvent être importants
01:03:22après concernant
01:03:24le bloc central
01:03:24il risque d'avoir
01:03:25un duel
01:03:25RN-LFI
01:03:26c'est ce que tout le monde craint
01:03:27concernant le bloc central
01:03:30ce qui est intéressant
01:03:31aujourd'hui
01:03:32c'est le sondage
01:03:33cluster 17
01:03:34quand même
01:03:35qui fonctionne
01:03:36d'une manière
01:03:36un peu différente
01:03:37puisqu'il ne classe pas
01:03:37les électeurs
01:03:38selon le critère droite-gauche
01:03:39mais selon des critères sociologiques
01:03:41donc vous avez
01:03:42effectivement
01:03:4216 groupes
01:03:43qui sont définis
01:03:44les 16 clusters
01:03:45comme ils disent
01:03:46l'envie
01:03:47du bloc central
01:03:49souhaitez-vous
01:03:50qu'une personnalité
01:03:51du bloc central
01:03:52l'emporte
01:03:52cluster 17
01:03:53mois de septembre
01:03:54total oui
01:03:5524%
01:03:56total non
01:03:5770%
01:03:58donc l'envie
01:03:59d'un candidat
01:04:00issu du bloc central
01:04:0124% des électeurs
01:04:03aujourd'hui
01:04:05voilà
01:04:05donc ça
01:04:06c'est quand même
01:04:07aussi
01:04:07une tendance lourde
01:04:08qu'on retrouve
01:04:09dans toutes les classes d'âge
01:04:10en réalité
01:04:11et dans toutes les catégories
01:04:12il y a un besoin
01:04:13de radicalité
01:04:14ça veut dire
01:04:14qu'il n'y a pas
01:04:15en tout cas
01:04:15d'envie du bloc central
01:04:17tel que les candidats
01:04:18aujourd'hui
01:04:19qui sont
01:04:21à départager
01:04:21l'incarnent
01:04:24approuveriez-vous
01:04:25la démarche
01:04:25d'une primaire
01:04:27ouverte
01:04:27toujours
01:04:28cluster 17
01:04:29sans opinion
01:04:3030
01:04:31l'ensemble des français
01:04:32oui 31
01:04:34non 39
01:04:35donc quand même
01:04:37si on se fie
01:04:38un peu au sondage
01:04:39on considère
01:04:39qu'ils ont une importance
01:04:40c'est aussi
01:04:42quand même intéressant
01:04:43voilà
01:04:43Serge Guérin
01:04:44je me trouve
01:04:45et pardon
01:04:46au-delà de l'envie
01:04:47la probabilité
01:04:48aussi qu'un candidat
01:04:49du bloc central
01:04:50l'emporte
01:04:51non 59%
01:04:52oui 29
01:04:54on va commenter
01:04:55c'est intéressant
01:04:55tendance lourde quand même
01:04:56le bruit de la publicité
01:04:57je vous poserai la question
01:04:58parce que c'est intéressant
01:04:59de se tourner
01:05:00vers vous
01:05:01ce besoin
01:05:01de radicalité
01:05:03en tout cas
01:05:03ce rejet
01:05:04de la tièdeur
01:05:05si j'ose dire
01:05:06vous nous direz
01:05:07ce que vous en pensez
01:05:08dans quelques instants
01:05:09et vous n'hésitez pas
01:05:100 826 300 300
01:05:11à tout de suite
01:05:12sur Sud Radio
01:05:14Sud Radio
01:05:16Parlons vrai
01:05:17à vous de le dire
01:05:18avec mes débatteurs
01:05:19Geneviève Cotsinger
01:05:21Mickaël Darmon
01:05:22Serge Guérin
01:05:23ont parlé
01:05:24de ces envies
01:05:25de primaires
01:05:26qu'ont certains électeurs
01:05:27notamment à droite
01:05:2870% des sympathisants
01:05:29de droite hors RN
01:05:31et du centre
01:05:32sont favorables
01:05:32à une primaire
01:05:33pour désigner
01:05:33un candidat unique
01:05:34à la présidentielle
01:05:35alors il y a beaucoup
01:05:36de français
01:05:36qui s'en fichent
01:05:38disons-le
01:05:38qui se disent
01:05:39moi surtout
01:05:40je n'arrive pas
01:05:41à faire mon plein
01:05:41il n'empêche
01:05:42cette présidentielle
01:05:43elle va quand même
01:05:43être importante
01:05:44parce qu'on essaye
01:05:45encore de croire
01:05:46en la politique
01:05:47et peut-être que
01:05:48certains ont des idées
01:05:50pour que ça s'arrange
01:05:51un petit peu
01:05:52du point de vue
01:05:53du pouvoir d'achat
01:05:54on va prendre
01:05:54un premier auditeur
01:05:55Laurent
01:05:56qui nous appelle
01:05:56de Bordeaux
01:05:57bonjour Laurent
01:05:59oui bonjour
01:06:00alors qu'est-ce que
01:06:00vous en pensez
01:06:01de cette primaire
01:06:02vous faites partie
01:06:02de ceux
01:06:03qui l'appellent
01:06:04de leur vœu
01:06:06oui je trouve
01:06:07que c'est essentiel
01:06:07parce que
01:06:09ce matin
01:06:09j'écoutais un édito
01:06:10sur votre antenne
01:06:11où on parlait
01:06:12de la droite républicaine
01:06:13et de la gauche républicaine
01:06:15il va effectivement
01:06:16faire des rassemblements
01:06:18que ce soit
01:06:18à gauche
01:06:19ou à droite
01:06:20moi je suis profondément
01:06:21anti-extrême
01:06:23donc si
01:06:24on ne fait pas
01:06:25cette primaire
01:06:26on va avoir
01:06:27plein de candidatures
01:06:28ça va diluer les votes
01:06:30et on va se retrouver
01:06:31avec les deux extrêmes
01:06:31au deuxième tour
01:06:32c'est ce que créent
01:06:33en effet
01:06:33les membres du bloc central
01:06:35Elisabeth Borne
01:06:36encore ce matin
01:06:37Bayrou d'ailleurs
01:06:38qui veut carrément
01:06:39interdire
01:06:39il veut mettre
01:06:40tous les candidats ensemble
01:06:41sauf les extrêmes
01:06:42et faire une grande primaire
01:06:44vous c'est votre crainte
01:06:45donc vous dites
01:06:45c'est important
01:06:46de l'organiser
01:06:48à droite
01:06:48vous mettriez
01:06:50qui justement
01:06:51dans les candidats
01:06:53alors
01:06:54tous
01:06:55sauf le RN
01:06:56oui voilà
01:06:58donc vous mettez
01:06:58reconquête
01:06:59tous sauf le RN
01:07:00à droite
01:07:01non non plus
01:07:02non plus
01:07:03parce que je le considère
01:07:04comme un extrémiste
01:07:05effectivement
01:07:06donc tous sauf
01:07:07les extrêmes
01:07:08en fait
01:07:08et par contre
01:07:10il faut que
01:07:10pour que les primaires
01:07:11réussissent
01:07:12il faut absolument
01:07:13que ça se fasse
01:07:15dans un état d'esprit
01:07:16apaisé
01:07:17et que ça ne soit pas
01:07:18la garde étrange
01:07:19parce que
01:07:20sinon
01:07:21on a déjà vu des primaires
01:07:22où les gens se déchirent
01:07:23ça décrédibilise
01:07:24leurs idées
01:07:26et les personnages
01:07:27et après
01:07:28ils échouent
01:07:29mais Laurent
01:07:30pardon
01:07:30mais comment vous
01:07:31vous conciliez
01:07:32un Olivier Faure
01:07:33qui veut taxer
01:07:34tout le monde
01:07:35il n'y a pas d'autres mots
01:07:36avec je ne sais pas
01:07:37moi
01:07:37un Gabriel Attal
01:07:39qui est plus libéral
01:07:40sur le plan économique
01:07:41ou carrément
01:07:42Bruno Retailleau
01:07:43qu'est-ce qu'ils ont
01:07:44en commun
01:07:45ces gens
01:07:46alors vous avez dit
01:07:47Olivier Faure
01:07:48qui veut concilier
01:07:48tout le monde
01:07:50taxer
01:07:50taxer tout le monde
01:07:51taxer
01:07:52ah oui pardon
01:07:52j'avais maintenant entendu
01:07:55parce que
01:07:55à sa façon
01:07:56Olivier Faure
01:07:57bon
01:07:58on ne va pas le casser
01:07:59dans les extrêmes
01:07:59mais
01:08:01pour moi
01:08:02c'est quelqu'un
01:08:02qui est plus crédible
01:08:04vu ce qu'il a fait
01:08:05sur les retraites
01:08:06avec ce chandage
01:08:07odieux
01:08:08et puis
01:08:09on n'oubliera pas
01:08:10non plus
01:08:10qu'il fricote
01:08:13un petit peu
01:08:13avec les filles
01:08:14quand même
01:08:14ce garçon
01:08:15vous avez bien raison
01:08:15de le dire
01:08:18donc
01:08:20pour moi
01:08:20il n'y a plus
01:08:21aucun crédit à gauche
01:08:22donc il peut se présenter
01:08:23mais si on est un peu sérieux
01:08:25et qu'on veut vraiment
01:08:26voter pour une gauche républicaine
01:08:28on ne vote pas pour lui
01:08:29mais c'est vrai
01:08:30qu'il y a peu de points
01:08:31en commun
01:08:31là je me tourne
01:08:32vers Mickaël Darmon
01:08:33c'est vrai que
01:08:34ce que nous dit Laurent
01:08:35c'est ce que propose
01:08:36par exemple
01:08:37François Bayrou
01:08:37une primaire
01:08:38avec tout le monde
01:08:39sauf
01:08:40les extrêmes
01:08:41enfin
01:08:41c'est vrai
01:08:42qu'ont en commun
01:08:43les socialistes
01:08:44aujourd'hui
01:08:44avec la droite républicaine
01:08:46de Bruno Retailleau
01:08:47pas grand chose
01:08:48le fait de pouvoir partager
01:08:50simplement
01:08:51je dirais
01:08:52un rapport
01:08:54à la démocratie
01:08:55à la capacité
01:08:56de pouvoir
01:08:56effectivement
01:08:57organiser
01:08:58des débats contradictoires
01:08:59maintenir
01:09:00la volonté
01:09:01quand même
01:09:02d'une expression
01:09:03libre
01:09:04médiatique
01:09:04non corsetée
01:09:06de maintenir
01:09:06un service public
01:09:07voilà
01:09:08qui soit
01:09:09aussi
01:09:10je dirais
01:09:11capable de pouvoir
01:09:12produire
01:09:13une information
01:09:14citoyenne
01:09:16le fait
01:09:16le fait
01:09:16de pouvoir
01:09:17peut-être
01:09:17s'entendre
01:09:17sur
01:09:18une vision
01:09:20de l'école
01:09:20qui puisse
01:09:22une fois de plus
01:09:24remettre
01:09:24je dirais
01:09:25un récit
01:09:27pareil
01:09:28citoyen
01:09:28éducatif
01:09:29en commun
01:09:30il pourrait s'entendre
01:09:31s'il le voulait
01:09:32mais ça
01:09:32ce que je viens de dire
01:09:33c'est un peu
01:09:33la science-fiction
01:09:34la réalité
01:09:35c'est qu'effectivement
01:09:35les querelles partisanes
01:09:37les cloisons partisanes
01:09:38les clivages
01:09:39sont tellement importants
01:09:40on le voit même
01:09:40regardez au sein
01:09:41de la démarche
01:09:42d'Edouard Philippe
01:09:44mal à droite
01:09:45sur le plan
01:09:45du temps politique
01:09:46il propose
01:09:48l'union
01:09:48derrière lui
01:09:49au moment
01:09:50où Gabriel Attal
01:09:51essaie d'être
01:09:51le plus autonome possible
01:09:52voilà
01:09:53et au moment
01:09:54où Bruno Retailleau
01:09:55dit
01:09:55moi aussi
01:09:56je veux exister
01:09:57je serai
01:09:58aussi
01:09:59le chef de file
01:10:00de la droite
01:10:00donc c'est le mauvais moment
01:10:02enfin on les comprend
01:10:03un peu Mickaël
01:10:03je vous coupe
01:10:04mais Bruno Retailleau
01:10:05c'est vrai que
01:10:06quand on l'écoute
01:10:07il se distingue
01:10:08même d'Edouard Philippe
01:10:09les électeurs de Bruno Retailleau
01:10:10ils n'ont peut-être pas envie
01:10:11d'Edouard Philippe
01:10:11mais bien évidemment
01:10:12parce qu'il considère
01:10:13qu'il n'oublie pas
01:10:14qu'il a été effectivement
01:10:15le premier ministre
01:10:16d'Emmanuel Macron
01:10:17malgré tous les efforts
01:10:18qu'il fait pour le faire oublier
01:10:19il n'oublie pas
01:10:20qu'au fond
01:10:21ce sont
01:10:22Edouard Philippe
01:10:23le premier
01:10:24Edouard Philippe
01:10:25c'est paradoxal
01:10:26il est celui
01:10:26dont les mesures politiques
01:10:28ont déclenché
01:10:29les gilets jaunes
01:10:31on en a beaucoup parlé
01:10:32surtout des antennes
01:10:33en particulier ici
01:10:36et pendant la fronde
01:10:37et bien
01:10:38il n'y a pas eu
01:10:39un graffiti contre lui
01:10:40c'est Emmanuel Macron
01:10:42qui a été
01:10:42la cible principale
01:10:43de cette fronde
01:10:44cette première
01:10:46peut-être fronde populiste
01:10:47en France
01:10:48mais en réalité
01:10:50la politique a été menée
01:10:52à l'époque
01:10:52d'ailleurs il a plus ou moins
01:10:54fait savoir
01:10:54dans des réunions d'appartement
01:10:56qu'il mène
01:10:57que les 80 km sur les voies secondaires
01:10:59et certaines mesures
01:11:01étaient maladroites
01:11:01donc il sait
01:11:03qu'il y aura une mémoire
01:11:05électorales
01:11:06merci en tout cas Laurent
01:11:07de votre intervention
01:11:09je me tourne
01:11:10vers le sociologue
01:11:12monsieur Serge Guérin
01:11:14alors justement
01:11:15ce besoin
01:11:16on en parlait
01:11:16juste avant la pub
01:11:17de radicalité
01:11:18que les français
01:11:19aujourd'hui ont tendance
01:11:20peut-être
01:11:21Geneviève
01:11:21nous en parlait
01:11:22à rejeter
01:11:22cette tiédeur
01:11:24du bloc central
01:11:25vous en pensez quoi
01:11:27vous ?
01:11:28l'équation
01:11:29qui est quand même
01:11:29hyper compliquée
01:11:30c'est
01:11:31globalement
01:11:31si on prend
01:11:32on parle des extrêmes
01:11:33enfin les extrêmes
01:11:34font la majorité
01:11:34c'est-à-dire qu'ils font
01:11:35plus de 60%
01:11:36si on prend LFI
01:11:38d'un côté
01:11:38et Le Pen & Co
01:11:39de l'autre
01:11:40on est autour de 60%
01:11:41donc quand les extrêmes
01:11:42font 60%
01:11:43ça veut dire quoi
01:11:43être extrême ?
01:11:44généralement c'est les deux
01:11:45les deux morceaux
01:11:46sauf que c'est deux petits morceaux
01:11:47là c'est les gros morceaux
01:11:49donc ce qui reste au centre
01:11:49ou dans des centres
01:11:51parce que je ne sais pas
01:11:51comment on peut définir le centre
01:11:53est compliqué
01:11:53deuxième élément
01:11:54ce qui a souvent permis
01:11:55à ce genre du centre
01:11:57on va dire
01:11:58de la raison
01:11:59c'était la compétence
01:12:00alors le problème
01:12:01pour beaucoup de gens
01:12:02c'est de se dire
01:12:02c'est quoi la compétence
01:12:04quand on a un déficit
01:12:05comme on l'a connu
01:12:05quand on n'a pas été capable
01:12:06de prévoir
01:12:07comme on le connait
01:12:08donc c'était quand même
01:12:10l'argument majeur
01:12:11c'est attendez
01:12:12nous on est des gens sérieux
01:12:13on sait comment faire
01:12:14et le problème
01:12:15c'est que les gens sérieux
01:12:16on sait comment faire
01:12:17pas très bien réussis
01:12:18pour être modeste
01:12:19et donc du coup
01:12:20c'est super compliqué
01:12:21de dire aux gens
01:12:21vous êtes extrême
01:12:23c'est pas bien
01:12:24parce que c'est quand même ça
01:12:24un peu le discours
01:12:25c'est ça
01:12:25le côté un petit peu moralisateur
01:12:27donc il y a quand même
01:12:27un certain mépris
01:12:28pour les gens
01:12:29qui disent
01:12:29je suis peut-être extrême
01:12:30c'est pas bien
01:12:31mais enfin
01:12:31qu'est-ce qu'ils ont fait les autres
01:12:32et du coup
01:12:34le discours de la raison
01:12:35il est hyper compliqué
01:12:36le monsieur qui intervenit
01:12:38avant Laurent
01:12:39disait
01:12:39une solution assez simple
01:12:41voire simpliste
01:12:42de dire
01:12:42on va faire une TVA
01:12:44sur l'essence
01:12:44mais on ne dit pas
01:12:45et après ça va être facile
01:12:46de récupérer les milliards
01:12:47mais non c'est pas facile
01:12:48c'est hyper compliqué
01:12:50et donc du coup
01:12:50et plus on décline
01:12:52plus les réponses à chercher
01:12:54sont de plus en plus compliquées
01:12:55et le problème
01:12:55c'est qu'il n'y a personne
01:12:56dans les gens qui incarnent
01:12:58déjà
01:12:58il y a très peu de gens
01:12:59qui incarnent quelque chose
01:13:00hormis les deux
01:13:01des extrêmes d'ailleurs
01:13:02et les autres
01:13:03comme ils ont des solutions
01:13:04quand même
01:13:06qui ne résonnent pas beaucoup
01:13:07et donc ils n'arrivent pas
01:13:08à incarner
01:13:08donc déjà
01:13:09il y a un problème
01:13:09d'incarnation
01:13:10il y a un problème
01:13:11c'était main d'essence
01:13:11qui parlait de l'exemplarité
01:13:13il n'y a pas un politique
01:13:14où on se dit
01:13:14ah ouais lui au moins
01:13:15en tout cas
01:13:16il est honnête
01:13:16il est machin
01:13:17il est truc
01:13:17c'est intéressant
01:13:18en tout cas
01:13:18ce que vous nous dites
01:13:19sur ce côté moralisateur
01:13:21ça c'est un discours
01:13:22que les français
01:13:22n'ont plus envie d'entendre
01:13:23je rappelle que ça ne marche pas
01:13:25depuis 40 ans
01:13:25quand on explique aux gens
01:13:27mais vous êtes atroce
01:13:27de faire ce que vous allez faire
01:13:28et pourtant il y en a
01:13:29qui continuent
01:13:30dans cette voie là
01:13:31vous savez le débat
01:13:33de France Inter
01:13:33même avec Charles Sapin
01:13:35de Valeurs Actuelles
01:13:37qui est non grata
01:13:38sur les antennes
01:13:39de France Inter
01:13:40pour les syndicalistes
01:13:42les journalistes
01:13:42bon bah ça
01:13:43c'est une façon de dire
01:13:44de faire la morale
01:13:45et je pense que c'est
01:13:46complètement contre-productif
01:13:48ça ne marche pas
01:13:50ça fait 40 ans
01:13:51que ça ne marche pas
01:13:52oui mais pourtant
01:13:53il persiste
01:13:54il y a une envie
01:13:55alors je ne sais pas
01:13:56si c'est
01:13:57de radicalité
01:13:58oui sans doute
01:13:59en tout cas
01:14:00de tourner une page
01:14:01qui est la page
01:14:03de tourner la page
01:14:04de ces 10 années
01:14:05à tort ou à raison
01:14:06mais il y a une envie
01:14:07parce que ces 10 années
01:14:08qui n'ont pas non plus
01:14:10il n'y a pas que
01:14:10des choses mauvaises
01:14:11qui ont été faites
01:14:13voilà
01:14:13la posture très pro-européenne
01:14:15du président de la république
01:14:16moi me satisfait
01:14:17enfin bon
01:14:17il y a eu des choses
01:14:18qui ont été bonnes
01:14:19qui ont été faites
01:14:20pendant ces 10 ans
01:14:20pas tout
01:14:21mais on sent quand même
01:14:23la volonté de
01:14:24oui
01:14:24enfin pour moi
01:14:25l'erreur initiale
01:14:27du macronisme
01:14:28est la faute
01:14:29presque morale
01:14:30c'est en fait
01:14:31de rassembler
01:14:32une espèce
01:14:33de grand bloc central
01:14:34qui fait que l'alternance
01:14:35ne peut plus
01:14:36que se faire
01:14:37avec une radicalité
01:14:38qu'elle soit
01:14:39d'extrême droite
01:14:39ou d'extrême gauche
01:14:40donc vous rendez
01:14:41à partir du moment
01:14:42on dit que gauche et droite
01:14:42c'est pareil
01:14:43c'est normal
01:14:44à partir du moment
01:14:46où effectivement
01:14:46vous faites un grand
01:14:48un grand bloc central
01:14:49appelé à gouverner
01:14:51où est l'alternance
01:14:52donc vous imaginez
01:14:54que l'alternance
01:14:54va être impossible
01:14:55effectivement
01:14:55elle est impossible
01:14:56et Macron est réélu
01:14:57en 2022
01:14:5922
01:15:01merci
01:15:01il est réélu en 2022
01:15:02mais après lui
01:15:03après lui
01:15:04on fait quoi ?
01:15:05aujourd'hui
01:15:06il y a un rapport de force
01:15:07qui fait qu'il ne peut plus
01:15:08y avoir d'alternance
01:15:09droite-gauche classique
01:15:10dans ce pays
01:15:1311h42
01:15:13on va se retrouver
01:15:14dans quelques instants
01:15:15pour la suite
01:15:16et fin de nos débats
01:15:17des débats concernants
01:15:18puisqu'on va parler
01:15:19de ce mois d'août
01:15:19tenez-vous bien
01:15:20qui a été le mois
01:15:21le plus chaud
01:15:23jamais enregistré
01:15:24dans toute l'histoire
01:15:25de la planète
01:15:26en tout cas depuis 100 000 ans
01:15:28alors ça ça m'a interpellée
01:15:28il y a 100 000 ans
01:15:30apparemment
01:15:30il était quand même aussi chaud
01:15:31donc bon
01:15:32et puis évidemment
01:15:33la France n'a pas fait exception
01:15:35on a vu ces terribles incendies
01:15:37jalonnées tout l'été
01:15:38est-ce que vous
01:15:39vous avez changé vos habitudes
01:15:41pour mieux vous protéger
01:15:42contre la chaleur
01:15:44à vous de le dire
01:15:45venez réagir
01:15:45au standard de Manu
01:15:470800
01:15:4726 300 300
01:15:49et on parlera aussi
01:15:50en fin d'émission
01:15:51de l'IA
01:15:52alors ça c'est assez inquiétant
01:15:54parce qu'il y a un employé
01:15:55de ces grandes entreprises
01:15:57d'IA
01:15:57vous savez
01:15:57en tropique
01:15:58qui a démissionné
01:15:59en disant
01:15:59l'IA en gros
01:16:00allait tuer l'humanité
01:16:02et que c'était un scandale
01:16:03de ne pas prendre
01:16:04la mesure
01:16:04de cette responsabilité
01:16:06venez nous en parler aussi
01:16:07qu'est-ce que vous en pensez
01:16:08est-ce que l'IA
01:16:09vous fait peur
01:16:09à tout de suite
01:16:10sur Sud Radio
01:16:12Sud Radio
01:16:15Parlons Vrai
01:16:16à vous de le dire
01:16:17Sud Radio
01:16:17avec aujourd'hui
01:16:19mes débatteurs
01:16:19Geneviève Göttinger
01:16:21Mickaël
01:16:21Darmon
01:16:22Serge Guérin
01:16:23on va parler d'un sujet
01:16:24qui nous concerne
01:16:25qui vous concerne
01:16:27la chaleur
01:16:28puisque le mois d'août
01:16:29les chiffres sont tombés
01:16:30aujourd'hui
01:16:31enfin ce constat
01:16:32plutôt
01:16:32le mois d'août 2026
01:16:33a été à égalité
01:16:34le mois le plus chaud
01:16:35jamais enregistré
01:16:37sur la planète
01:16:38alors depuis 100 000 ans
01:16:39ça m'a interpellé
01:16:40ce petit 100 000 ans
01:16:42en France évidemment
01:16:43vous l'avez tous constaté
01:16:44on a vécu également
01:16:46l'été le plus chaud
01:16:47de notre histoire
01:16:49conséquence
01:16:50avec plein d'incendies
01:16:51malheureusement
01:16:51plus de 96 000 hectares
01:16:54qui sont partis
01:16:54en fumée
01:16:55vous les avez peut-être
01:16:56vu les flammes
01:16:57si vous avez été
01:16:58dans le sud-ouest
01:17:00parfois beaucoup
01:17:01on craint
01:17:02pour leur maison
01:17:02alors on peut parler
01:17:03de fatalité
01:17:04est-ce que vous
01:17:05vous avez changé
01:17:06vos habitudes
01:17:07pour mieux vous protéger
01:17:08contre la chaleur
01:17:09à vous de le dire
01:17:100800 26 300 300
01:17:11Manu vous attend
01:17:12au standard
01:17:13c'est vrai que
01:17:15ça c'est un des gros sujets
01:17:17aussi
01:17:18dont on a pris
01:17:19vraiment conscience
01:17:21cet été
01:17:22Michael Darmon
01:17:22ça va être l'un des enjeux
01:17:24également
01:17:24de cette présidentielle
01:17:26est-ce que vous
01:17:26par exemple
01:17:27vous avez changé
01:17:27vos habitudes
01:17:28avec cette chaleur
01:17:29il va falloir penser
01:17:30autrement
01:17:31oui je vais beaucoup plus
01:17:32à la mer
01:17:33quand je suis dans le sud
01:17:34parce que ça me permet
01:17:35de me rafraîchir
01:17:36je n'ai pas encore
01:17:36vraiment changé
01:17:38les habitudes
01:17:39mais ce que je vois
01:17:40c'est à quel point
01:17:41ça change la vie
01:17:44nationale
01:17:44à quel point
01:17:45ça change
01:17:45je dirais
01:17:46les enjeux
01:17:48vis-à-vis
01:17:49du gouvernement
01:17:50mais lorsque je vois
01:17:52encore pour l'instant
01:17:53les sujets de conversation
01:17:54on va dire
01:17:56pas préférés
01:17:57ou en tout cas
01:17:57prioritaires
01:17:57des français
01:17:58ou des préoccupations
01:18:00en ce qui concerne
01:18:01l'élection présidentielle
01:18:02ils ne mettent pas encore
01:18:04le changement climatique
01:18:07en haut de la liste
01:18:08pour l'instant
01:18:09ça reste
01:18:10pour quelles raisons
01:18:10parce qu'il n'y a pas
01:18:11de prise de conscience
01:18:12ou parce qu'il y a
01:18:13le pouvoir d'achat
01:18:13qui est trop
01:18:13parce que le pouvoir d'achat
01:18:14et qui écrase tout
01:18:15parce que les sentiments
01:18:16les gens ont effectivement
01:18:18ce sentiment
01:18:19de déclassement
01:18:21de besoin
01:18:22de pouvoir
01:18:24de pouvoir
01:18:25reprendre
01:18:26leur destin personnel
01:18:27en même temps
01:18:28qu'on est dans le sud-ouest
01:18:29que vous avez
01:18:29votre maison
01:18:30qui crame
01:18:31ou que vous êtes
01:18:31je ne sais pas
01:18:32dans le Var
01:18:34et que votre maison
01:18:35est emportée
01:18:36par une tornade
01:18:37bien sûr
01:18:38mais c'est absolument
01:18:39impressionnant
01:18:40ça arrive
01:18:41dans toutes les maisons
01:18:42avec les télévisions
01:18:44qui en font
01:18:45les reportages
01:18:45donc on a le sentiment
01:18:46effectivement
01:18:47qu'il y a une catastrophe
01:18:48nationale qui nous arrive
01:18:49mais lorsque
01:18:50pour l'instant
01:18:51les français sont interrogés
01:18:53et bien
01:18:53ça n'est pas
01:18:54cette revendication
01:18:55qui monte
01:18:57voilà
01:18:57ce sont encore
01:18:58d'autres préoccupations
01:18:59qui aujourd'hui
01:19:00sont en tête de liste
01:19:03le sociologue
01:19:04n'est pas d'accord
01:19:04j'espère bien
01:19:05qu'il n'est pas d'accord
01:19:06on débat
01:19:07on débat
01:19:08c'est l'intérêt ici
01:19:09c'est qu'on a en effet
01:19:09une discussion apaisée
01:19:10ce qui fait du bien
01:19:11un sens de la nuance
01:19:12sur Sud Radio
01:19:13et on a le droit
01:19:14de débattre
01:19:15avec des gens
01:19:15qui ne sont pas d'accord
01:19:16c'est rafraîchissant
01:19:17il y a un petit côté
01:19:17Albert Camus
01:19:18qui est agréable
01:19:21je nuancerais
01:19:22c'est à dire que
01:19:23bien sûr
01:19:24la question de pouvoir d'achat
01:19:24elle est majeure
01:19:25pour plein de gens
01:19:25et d'ailleurs
01:19:26quand on leur dit
01:19:26il faut utiliser moins d'essence
01:19:29ils disent
01:19:29vous êtes bien gentil
01:19:29mais je n'ai pas le moyen
01:19:30parce que j'habite loin
01:19:32comme disait la dame tout à l'heure
01:19:33l'infirmière
01:19:34je fais 240 km par
01:19:35donc évidemment
01:19:36tout ça
01:19:37mais il y a quand même
01:19:39peut-être mon côté darwinien
01:19:40mais il y a quand même
01:19:41on voit bien
01:19:42des formes d'adaptation
01:19:43vous avez dit tout à l'heure
01:19:4427% de gens
01:19:45qui ont changé d'habitude
01:19:46on a consommé quand même
01:19:47l'année dernière
01:19:4712% de moins d'essence
01:19:49donc il y a plein de choses
01:19:50qui se font
01:19:51souvent parce qu'il n'y a pas le choix
01:19:52mais Darwin c'est ça
01:19:54il n'y a pas le choix
01:19:54on essaie quand même
01:19:55donc il y a des gens quand même
01:19:56plus
01:19:57les gens de l'ouest
01:19:59par exemple
01:19:59les gens du nord
01:20:00disent
01:20:01il y a beaucoup plus de touristes
01:20:01qui sont arrivés
01:20:02donc on voit bien
01:20:03quand même
01:20:03qu'il y a des changements
01:20:04assez puissants
01:20:05des gens qui ont changé
01:20:06d'une semaine à l'autre
01:20:07leur lieu de vacances
01:20:08pour ceux qui peuvent partir en vacances
01:20:09des gens qui ne sont pas partis en vacances
01:20:11justement en se disant
01:20:11ça ne vaut pas le coup
01:20:12donc il se passe quand même des choses
01:20:14mais en même temps
01:20:15on rappellera
01:20:16qu'il y a besoin aussi
01:20:18de s'adapter plus
01:20:18j'ai fait un papier
01:20:19avec un collègue
01:20:20en disant
01:20:20par exemple
01:20:20sur les rythmes scolaires
01:20:21vous ne pouvez pas continuer
01:20:23je suis prof
01:20:24vous ne pouvez pas continuer
01:20:25à mettre le bac
01:20:26par exemple
01:20:27à un moment donné
01:20:27où il fait le plus chaud
01:20:28il y a des choses comme ça
01:20:29il va falloir réinventer aussi
01:20:30peut-être que les vacances d'été
01:20:31vacances d'hiver
01:20:32il va falloir changer même l'expression
01:20:33je ne sais pas
01:20:34il y a des choses comme ça
01:20:35on sait aussi
01:20:35que ça augmente très fortement
01:20:37la violence
01:20:38le réchauffement climatique
01:20:39à chaque fois
01:20:40il y a un lien direct
01:20:40avec l'augmentation de la violence
01:20:42donc ça veut dire aussi
01:20:42que ça va poser
01:20:43ça va poser aussi
01:20:44des problèmes assez
01:20:45et puis
01:20:46c'est vrai qu'il y a
01:20:47action de l'écologie
01:20:47mais on a aussi un problème
01:20:48alors là je reviens
01:20:49à de la politique
01:20:50c'est que
01:20:51ceux qui représentent
01:20:53l'écologie
01:20:54sont quand même
01:20:55globalement
01:20:56assez à côté de la plaque
01:20:57et leur agenda
01:20:58est quand même très
01:21:00on va dire
01:21:00d'extrême gauche
01:21:01pour aller vite
01:21:01du coup il y a plein de gens
01:21:02qui disent
01:21:02mais quand même
01:21:02l'écologie c'est un problème
01:21:03mais c'est une question
01:21:04c'est super important
01:21:05mais ceux qui m'en parlent
01:21:06n'en parlent pas
01:21:07avec pédagogie
01:21:08n'en parlent pas
01:21:09avec une sorte
01:21:09vous avez vu Monique Barbu
01:21:10qui a diabolisé
01:21:11la climatisation
01:21:12tout en prenant
01:21:13un jet privé
01:21:15depuis la Rochelle
01:21:16parce que ça allait pas assez vite
01:21:17le TGV
01:21:18on revient aussi à la question
01:21:19de l'exemplarité
01:21:19qui est aussi très très importante
01:21:21par rapport à ça
01:21:21mais du coup
01:21:22le discours écologique
01:21:23de est-ce qu'on peut y répondre
01:21:25d'une manière ou d'une autre
01:21:26n'est pas performant
01:21:27parce que les gens se disent
01:21:28mais de quoi ils me parlent
01:21:29c'est vrai que l'écologie
01:21:30est assez inaudible
01:21:31chez les autres candidats
01:21:32à la présidentielle
01:21:33et elle est dans les mains
01:21:34d'une marine tondelier
01:21:35et bon
01:21:36libre à chacun d'adhérer
01:21:38enfin c'est vrai
01:21:38que ça ne représente pas
01:21:39tous les français
01:21:40ça c'est vrai
01:21:40et qui n'exprime peut-être pas
01:21:42très bien
01:21:42pour le dire avec nuance
01:21:44qui n'exprime pas très bien
01:21:46les enjeux écologiques
01:21:47et comment on peut y répondre
01:21:49mais comment on peut y répondre
01:21:49sur la question écologique
01:21:51mais plus globalement
01:21:52parce que finalement
01:21:52il y a un lien
01:21:53très direct
01:21:53un peu
01:21:54pouvoir d'achat écologique
01:21:55si on consomme moins différemment
01:21:57on peut aussi
01:21:58gagner de l'argent par exemple
01:21:59en tout cas on perd moins
01:22:00mais tout ça n'est pas du tout inscrit
01:22:02et on parlait tout à l'heure
01:22:03des primaires et autres
01:22:04c'est quand même
01:22:05une question
01:22:06qui est très peu visible
01:22:07comme d'ailleurs
01:22:07ça fera le lien avec tout à l'heure
01:22:09comme la question
01:22:09de l'intelligence artificielle
01:22:10tout ça est très peu lisible
01:22:12très peu visible
01:22:12dans ce qui est proposé
01:22:14par ceux qui prétendent
01:22:15diriger le pays
01:22:16alors pour diriger le pays
01:22:17il faudrait avoir un truc
01:22:18au départ
01:22:18qui s'appelle une vision
01:22:20et on a un peu de mal
01:22:22sauf les extrêmes
01:22:23qui dans les deux cas
01:22:24ont une vision
01:22:25très forte
01:22:25très puissante
01:22:26et souvent très simpliste
01:22:27puisque c'est la faute
01:22:29du bouc émissaire
01:22:29le RN sur les questions climatiques
01:22:32ils n'étaient pas en pointe
01:22:33c'est un euphémisme
01:22:35quand je parle de vision
01:22:35je ne dis pas qu'ils en parlent
01:22:36je dis que sa part
01:22:37eux ils proposent une vision
01:22:38qu'on ne peut évidemment
01:22:39pas du tout adorer
01:22:40mais en tout cas
01:22:40les deux ont une vision
01:22:41hyper simpliste
01:22:42et ils perdent quand même
01:22:43il n'y a qu'à
01:22:44et chacun en trouvant
01:22:45un ou deux boucs émissaires
01:22:46assez précis
01:22:49comment ça se fait
01:22:51Geneviève Göttinger
01:22:52que les parties
01:22:53dits traditionnels
01:22:54ne parlent pas plus
01:22:55d'écologie
01:22:55parce que c'est vrai
01:22:56que dans cet été
01:22:57ça a été un tournant
01:22:58quand même
01:22:59encore une fois
01:22:59l'été le plus chaud
01:23:00jamais enregistré
01:23:01sur la planète
01:23:02depuis 100 000 ans
01:23:03certains vous diront
01:23:05finalement il n'y a pas
01:23:06de changement climatique
01:23:07puisque c'était pareil
01:23:08sous la cueillette
01:23:09c'est vrai que c'est étonnant
01:23:13je suis d'accord
01:23:13avec ce qu'a dit
01:23:14Mickaël Darmon
01:23:15je pense qu'il y a un sujet
01:23:16qui efface tout le reste
01:23:20qui domine tout le reste
01:23:21c'est effectivement
01:23:22le pouvoir d'achat
01:23:23donc à partir de là
01:23:24c'est vrai que c'est lié
01:23:26il a raison
01:23:27Serge
01:23:27vous isolez mal
01:23:28votre maison
01:23:29il y a la chaleur
01:23:30vous payez plus
01:23:31de gaz en hiver
01:23:32oui oui
01:23:33on peut
01:23:34vous pouvez avoir
01:23:34des aides
01:23:35et il y en a eu
01:23:36pour mieux isoler
01:23:37votre maison
01:23:38là encore une fois
01:23:39je pense
01:23:39comme je le disais
01:23:41sur le premier sujet
01:23:42que ça vient
01:23:43et d'ailleurs c'était
01:23:43la question que vous posiez
01:23:44aussi à Mickaël
01:23:45de chacun d'entre nous
01:23:47cette adaptation
01:23:48cette possibilité
01:23:49de s'adapter
01:23:49à cette nouvelle donne
01:23:50climatique
01:23:51fermer les volets
01:23:52les fenêtres
01:23:53les ouvrir la nuit
01:23:54quand il fait plus frais
01:23:55faire des courants d'air
01:23:56s'habiller différemment
01:23:58boire et boire
01:23:58et boire encore
01:23:59de l'eau
01:24:01humidifier la question
01:24:02des forêts
01:24:03est-ce qu'on déforait
01:24:04est-ce qu'on a arrêté
01:24:04les activités
01:24:05c'est juste votre responsabilité
01:24:07c'est pas vrai
01:24:10si on fait attention à l'eau
01:24:11c'est très gentil
01:24:11c'est très bien
01:24:12c'est ce qu'il faut faire
01:24:12mais c'est 10% du sujet
01:24:14c'est vraiment un changement
01:24:15beaucoup plus large
01:24:16et de dire aux gens
01:24:17c'est de votre faute
01:24:18c'est vous qui êtes responsable
01:24:18mais je dis absolument pas
01:24:19c'est de votre faute
01:24:20je dis que nous nous adaptons
01:24:22je dis que nous nous adaptons
01:24:23il est malheureusement
01:24:2411h55
01:24:24que je n'ai pas fait mon débat
01:24:25sur l'IA
01:24:26alors peut-être
01:24:26qu'on peut le faire demain
01:24:28il y a d'ailleurs un sacré générateur
01:24:30de pollution
01:24:30d'utilisation de l'eau
01:24:32et d'énergie
01:24:32donc c'est vrai
01:24:33c'est vrai
01:24:34avec les centres de données
01:24:35on en parlera demain
01:24:36peut-être
01:24:380826 300 300
01:24:39vous appelez Manu
01:24:40demain si vous voulez réagir
01:24:41est-ce que l'IA
01:24:42vous avez peur
01:24:42qu'elle vous tue
01:24:43ou pas
01:24:44peut-être que Péricot
01:24:45Légas
01:24:45en parlera dans son émission
01:24:47pas aujourd'hui
01:24:48mais si on pouvait
01:24:49enseigner aux enfants
01:24:50à l'école
01:24:50qu'il faut faire attention
01:24:51à l'eau
01:24:52les miens sont déjà élu
01:24:53ça ne vous inquiétez pas
01:24:54on leur dit
01:24:54on met quelques heures de cours
01:24:56et j'ai écouté
01:24:57j'ai vu les paroles
01:24:57de Mickaël Darman
01:24:58les candidats à la présidentielle
01:25:00devraient le consulter
01:25:01gratuitement en plus
01:25:01il n'y aura pas de problème
01:25:04sur vos analyses
01:25:05voilà je voulais juste
01:25:06faire ce ton
01:25:07merci en tout cas
01:25:08à tous les trois
01:25:08Péricot votre programme
01:25:09alors nous allons recevoir
01:25:11un homme très en colère
01:25:11qui s'appelle Jérôme Bayle
01:25:13le paysan
01:25:13qui veut tuer nos paysans
01:25:14il va à l'Elysée à 16h
01:25:16et là il va nous raconter
01:25:17une anecdote
01:25:18qu'il est même fâché
01:25:18avec certains médias
01:25:19qui lui ont demandé
01:25:20de dire des choses
01:25:20qu'il n'avait pas envie de dire
01:25:21nous l'avons en exclusivité
01:25:25écoutez nous
01:25:25parce que ça va barder
01:25:27et ça ne sera pas
01:25:27la mode de paille
01:25:28avec Gabriel Nathal
01:25:29qui promet
01:25:29Monts et Merveilles
01:25:30André Bercoeur nous dirait
01:25:32amenez-vous sur Saracnafou
01:25:33qui semble être
01:25:33un nouveau phénomène
01:25:34je pense qu'André aura
01:25:35les mots qu'il faut
01:25:37moi je dirais
01:25:38pourquoi la gauche
01:25:38la plus nulle du monde
01:25:39veut nous imposer
01:25:40François Hollande
01:25:41tiens
01:25:42Monts et Marais
01:25:43et nous recevrons
01:25:44sur le Nutri-Score
01:25:45que les agro-industriels
01:25:46et certains agro-industriels
01:25:47essaient de contourner
01:25:48le Nutri-Score
01:25:49qui est une norme
01:25:50absolument géniale
01:25:51sociale et généreuse
01:25:53et on aura le professeur
01:25:54Hergberg
01:25:54son concepteur en studio
01:25:56et madame Mathilde-Touvier
01:25:57de l'IMSEM
01:25:57qui vont nous expliquer
01:25:58pourquoi Nutri-Score
01:25:58est une nécessité nationale
01:26:00c'est le RBCD
01:26:01les couleurs
01:26:02c'est pour empêcher
01:26:04les pauvres de mal manger
01:26:05c'est tout
01:26:05c'est très pédagogique
01:26:07et très concurrence
01:26:08vous n'avez pas recommencé
01:26:09le débat
01:26:09à tout à l'heure
01:26:12si vous voulez l'écouter
01:26:13c'est à midi
01:26:14à tout de suite
01:26:14et à demain
01:26:15nous à 10h midi
01:26:16pour

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