Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 25 minutes
Mettez vous d'accord avec Remi Branco, Laurence Sailliet, Mathias Leboeuf, Jean Pierre Denis, Gilles Ganzmann

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr


##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-08##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Et vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:02Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Félix Mathieu.
00:00:06Bonjour Valérie.
00:00:07Aujourd'hui, évidemment, nous revenons sur l'affaire Liana, la mort de cette petite fille,
00:00:13l'assassinat de cette petite fille dans le Gers.
00:00:16Le ministre de la Justice réunit les procureurs, on va essayer de comprendre
00:00:19les dysfonctionnements qui ont pu intervenir.
00:00:23On va être dans un instant avec Jean Sagné, maître Sagné,
00:00:26avocat de l'association Innocence en danger pour évoquer les dysfonctionnements
00:00:32qui ne sont pas nouveaux.
00:00:33On voit tout le monde s'émouvoir.
00:00:35Néanmoins, l'association Innocence en danger alerte depuis des années,
00:00:39puis à 11 heures évidemment, avec vos appels, vos témoignages
00:00:42qui étaient déjà très nombreux vendredis et qui nous racontaient ces dysfonctionnements.
00:00:470826 300 300 que vous évoque cette affaire.
00:00:51On sera avec vous et Gilles avec vous dans le Zapping.
00:00:56Pas de côté, ça fait beaucoup parler ce week-end.
00:00:59Bernadette qui était très chouette et la disparition de Bernadette Chirac.
00:01:04On verra si c'est une époque politique qui s'en va.
00:01:06Parce qu'elle était évidemment engagée derrière son mari, Jacques Chirac,
00:01:09mais c'était aussi une vraie politicienne, mais avec une certaine classe.
00:01:14On pourra en parler avec nos débatteurs et nos auditeurs au 0826 300 300.
00:01:18Qu'est-ce que c'est J-3 ?
00:01:21La Coupe du Monde !
00:01:23Vous n'êtes pas prêts ?
00:01:24Vous n'avez pas sorti les caouettes et les saucissons ?
00:01:27Les maillots.
00:01:28Et les maillots ?
00:01:29On parlera des maillots.
00:01:31C'est un vrai business.
00:01:32D'ailleurs, il y a eu un reportage sur M6 juste incroyable sur le business des maillots.
00:01:38Et puis, je vous parlerai de quelque chose d'assez incroyable.
00:01:42incroyable, les Français ont deux fois plus d'or chez eux que la Banque de France.
00:01:47Ce sera tout à l'heure à 10h30.
00:01:49C'est quoi le problème ?
00:01:50On voudrait bien savoir, on voudrait bien avoir la réponse
00:01:53après le choc de la mort de la petite Liana dans le Gers.
00:01:58Je le disais, le ministre de la Justice réunit ce matin tous les procureurs généraux.
00:02:02Action, réaction.
00:02:03Est-ce que ça va changer quelque chose, cette petite phrase sur laquelle on pourra revenir ?
00:02:07Personne ne partira en vacances.
00:02:09A dit Gérald Darmanin, ça semble assez dérisoire par rapport à l'ampleur du problème.
00:02:14Oui, il les a convoqués à 8h30, les procureurs généraux des 36 cours d'appel du pays
00:02:19pour leur demander une revue des affaires de violences sexuelles qui impliquent des enfants.
00:02:23Il y en aurait 70 000.
00:02:24Effectivement, il l'a dit Gérald Darmanin, on va prendre toutes les plaintes.
00:02:27Il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances tant que ce recensement n'aura pas
00:02:31été fait.
00:02:32Après la marche blanche d'hier à Florence, des associations féministes
00:02:36et des associations de protection de l'enfance aussi en appel à se rassembler aujourd'hui devant les tribunaux.
00:02:41Le ministre de la Justice, d'ailleurs, a présenté les excuses de l'institution judiciaire à la famille de Liana.
00:02:47Alors, évidemment, des syndicats de magistrats parlent des parquets engorgés pour cause de juges et de grecifiés en nombre insuffisant.
00:02:55Néanmoins, la question des moyens est-elle la seule en cause ?
00:02:59Oui, justement, le président de la République a un peu évacué cette question des moyens en disant que dans cette
00:03:03affaire,
00:03:03Liana, c'était plus grave que ça, qu'on était au-delà de ça, qu'il y avait eu une
00:03:06négligence.
00:03:07On rappelle que le suspect, en tout cas, n'avait toujours pas été entendu au bout de plusieurs mois de
00:03:12procédure,
00:03:13depuis la plainte, malgré des éléments d'enquête accablants, des antécédents aussi qui étaient quand même très inquiétants.
00:03:18Il y en avait déjà eu des plaintes.
00:03:19Restent les chiffres, quand même, qui disent le sous-effectif, selon la Conférence nationale des procureurs de France.
00:03:25Notre pays compte 3 procureurs pour 100 000 habitants, contre 12 en moyenne en Europe.
00:03:30Autrement dit, donc, la France compte, semble-t-il, 4 fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne,
00:03:36tout de même.
00:03:37Et ça a des conséquences au quotidien, racontait Maître Pierre-Olivier Sur, avocat pénaliste, ancien bâtonnier de Paris.
00:03:43Il était l'invité de Jacques Cardos dans le Grand Matin Sud Radio.
00:03:45Regardez, qu'est-ce qui se passe pour nous, avocats, quand on dépose plainte.
00:03:48Bordeaux, qui est une juridiction que je connais bien.
00:03:50On dépose plainte pour une jeune fille qui a subi des atteintes.
00:03:55Eh bien, il ne se passe rien.
00:03:56On appelle le parquet.
00:03:57Il ne vous prend pas au téléphone.
00:04:00On appelle les gendarmes.
00:04:01Rien.
00:04:02On appelle le maire de la ville.
00:04:04Alors, lui, le maire, il fonctionne.
00:04:06Il appelle à droite, à gauche.
00:04:07Et enfin, vous arrivez à voir les gendarmes.
00:04:09Et qu'est-ce qu'ils vous disent, les gendarmes ?
00:04:11Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
00:04:12Ah, ben, maître, oui, mais vous savez, on a beaucoup d'affaires en ce moment.
00:04:14On le mettra sûrement en garde à vue dans quelques mois.
00:04:17Et entre-temps, il est toujours là, sur zone.
00:04:20Alors, lui, on appelle à développer Cassiopée.
00:04:22C'est le système intranet des parquets.
00:04:24À mieux communiquer entre gendarmerie, police et justice.
00:04:27Parce que dans ce dossier, Liana, le magazine Le Nouveau Détective affirme
00:04:31que le parquet aurait demandé par courrier aux gendarmes d'arrêter Jérôme Barrella en février.
00:04:36Une demande qui n'a pas été suivie des faits.
00:04:37On ne sait pas trop ce qu'est devenu ce courrier.
00:04:39Une inspection, en tout cas, justice, gendarmerie, éducation nationale,
00:04:43doit rendre ses conclusions sous 15 jours pour faire la lumière sur les défaillances dans cette affaire.
00:04:48Alors, on est en ligne avec Jean Sagné, avocat d'Innocence en danger.
00:04:53Bonjour, maître.
00:04:54Merci d'être avec nous ce matin.
00:04:57Pour vous, ce que vous dites, c'est que l'affaire Liana révèle un fonctionnement
00:05:02ou un dysfonctionnement structurel de la justice.
00:05:05Ce n'est pas un fait isolé.
00:05:07Bonjour, maître.
00:05:08Oui, bonjour.
00:05:09Non, je ne vais même pas parler de dysfonctionnement.
00:05:12Je ne vais pas parler de dysfonctionnement parce qu'un dysfonctionnement, ça se corrige.
00:05:16Là, on est face à un système qui fonctionne comme il est prévu qu'il fonctionne,
00:05:21c'est-à-dire qu'il enraille absolument partout.
00:05:23Ce que dit maître Sûr est absolument certain.
00:05:27Nous avons dans nos cabinets, et actuellement, actuellement, j'ai...
00:05:31Alors, à cette heure-ci, les enfants sont à l'école, je ne peux en parler.
00:05:34J'ai, dans un périscolaire, deux enfants, 8 ans, qui dénoncent les jeux scatophiles et urophiles de l'animateur.
00:05:48Les dénonciations sont très précises.
00:05:51Le comportement de l'animateur ne laisse pas un instant douter que cela ne puisse se qualifier que de viol.
00:05:58Eh bien, la plainte est déposée le 17 avril, l'individu est mis en garde à vue,
00:06:02et puis, à l'issue de sa garde à vue, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, il est remis en
00:06:08liberté.
00:06:09On apprend que peut-être que l'enquête va se poursuivre, probablement deuxième quinzaine de juillet,
00:06:15parce qu'il n'y a pas de psychologue susceptible d'accueillir la parole de l'enfant avant la deuxième
00:06:21quinzaine de juillet.
00:06:21Il faut que l'affaire de la petite, il y en a, sorte pour que la gendarmerie s'aperçoive
00:06:27que s'il y a la possibilité d'écouter cette enfance ce matin, on est donc le 8 juin.
00:06:32Voilà comment ça se fonctionne.
00:06:33Oui, et ces plaintes pour agression sexuelle sont de plus en plus nombreuses également.
00:06:42Donc, est-ce que c'est une question de moyens ?
00:06:44C'est ce que disait une magistrate en disant que les dossiers s'accumulent et on n'a pas le
00:06:50temps de les traiter,
00:06:51ou on ne peut pas, il y a toujours des priorités sur des priorités.
00:06:56Je reprends, vous dites que ce n'est pas un dysfonctionnement,
00:06:58c'est effectivement le système en lui-même qui disjoncte complètement.
00:07:05Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:07:08Alors oui, bien entendu qu'il y a une question de moyens,
00:07:11bien entendu qu'il n'y a pas assez de magistrats,
00:07:13bien entendu qu'il n'y a pas assez de temps, pas assez de personnel, pas assez de tout.
00:07:18Mais surtout, il n'y a pas assez de volonté.
00:07:21Parce que l'on voit dans ce dossier qu'on pouvait très bien,
00:07:24avec un simple appel téléphonique, à l'issue de la première affaire extrêmement grave,
00:07:29parce que cet individu va progresser, il progresse très tranquillement.
00:07:35Relation inappropriée avec un mineur de 17 ans, ça passe à l'as.
00:07:38Bon, très bien, il n'y a pas d'infraction.
00:07:40Donc on passe au stade supérieur, viol.
00:07:43Pas de souci, on viole aggravé, viole répété.
00:07:46Pas de souci, il ne se passe rien, on passe au meurtre.
00:07:48Et ça, c'est une évolution qui a mis plusieurs années.
00:07:50Donc très clairement, c'est à l'issue de la première grave, très grave affaire,
00:07:54celle de la petite Rosa.
00:07:56Au lieu de répondre à la maman, arrêtez de venir nous emmerder.
00:08:00Sinon c'est vous qu'on va criminaliser.
00:08:03Vous vous rendez compte de cette maman qui a avec elle sa petite fille,
00:08:07qui a été violée à plusieurs reprises,
00:08:10et qui se voit par des hommes en uniforme se dire
00:08:13« Madame, ne venez plus parce que sinon on va engager des procès à votre rencontre ».
00:08:18Vous croyez que ça, c'est une question de moyens ?
00:08:20Non, non, ce n'est pas une question de moyens.
00:08:22Enfin, c'est une question de moyens peut-être parce que les policiers sont débordés.
00:08:28Ils ne sont pas formés, ils ne veulent pas être formés.
00:08:30Mais moi j'ai une gamine qui dénonce l'inceste paternel,
00:08:34et comme c'est filmé, c'est filmé en salle Mélanie,
00:08:38les policiers tournent autour d'elle,
00:08:40elle dénonce le viol de papa,
00:08:42et puis à un moment, ils vont fumer ces trois gaillards qui rôdent autour de la gamine,
00:08:46et puis à un moment, il y en a un qui prend son poing,
00:08:48il tape du poing sur la table et lui dit
00:08:50« Tu veux arrêter de mentir maintenant ? »
00:08:51Et l'enfant s'effondre, elle se met à pleurer, elle s'effondre, elle tremble.
00:08:56Que fait la mère ?
00:08:57La mère va prendre l'enfant, et elle va fuir en Australie.
00:09:00Oui.
00:09:02J'ai effectivement entendu un cas comme celui-là,
00:09:05d'une dénonciation, d'une agression sexuelle sur un enfant,
00:09:10et le policier qui enquêtait,
00:09:16c'était un tout petit, donc n'a pas entendu l'enfant,
00:09:19n'a pas entendu la personne mise en cause,
00:09:21et a dit à la mère « Non, ce n'est pas vraisemblable,
00:09:27ce n'est pas vraisemblable, on s'arrête là. »
00:09:29Et il y avait quand même un certain nombre de choses
00:09:31qui indiquaient qu'il avait pu se passer quelque chose,
00:09:34donc c'est insupportable.
00:09:36On est dans un déni systématique.
00:09:39Déni systématique.
00:09:41L'inceste maternel est rare.
00:09:43J'ai un dossier dans lequel l'enfant dénonce l'inceste maternel.
00:09:49Il se passe ce qu'il se passe toujours dans les dossiers,
00:09:52c'est-à-dire que les magistrats ont la volonté
00:09:55de confier l'enfant qui dénonce l'inceste à l'incesteur.
00:09:59C'est malheureusement quelque chose que l'on observe.
00:10:01Donc le magistrat dit à la petite fille
00:10:04« Eh bien écoute, on va te confier à maman. »
00:10:06Cet enfant est tellement bouleversé
00:10:08qu'en sortant de l'audience, elle n'a qu'une envie.
00:10:10C'est de se suicider.
00:10:11Elle cherche tous les moyens de se suicider.
00:10:12Son père la prend par la main, la mène à l'hôpital.
00:10:14À l'hôpital, on lui dit « On va la garder huit jours. »
00:10:19On est en mai, fête des mères.
00:10:21La mère vient à l'hôpital le jour de la fête des mères
00:10:23pour voir sa fille.
00:10:23Le pédopsychiatre lui interdit l'accès à sa fille.
00:10:27Eh bien, que se passa-t-il quelques temps plus tard ?
00:10:30On dit au père « Je vous interdis désormais de parler à votre fille. »
00:10:35Il n'aura plus le droit de parler à sa fille,
00:10:37sauf en présence de deux personnes de l'aide sociale à l'enfance
00:10:40qui vont tout contrôler et qui vont pouvoir mettre un terme immédiat.
00:10:43Et lorsque le temps aura suffisamment passé,
00:10:45on va à nouveau confier l'enfant à la mère.
00:10:47Voilà où on en est.
00:10:48Donc, on a un problème de formation.
00:10:50Formation des enquêteurs, formation des magistrats,
00:10:53formation de toute la chaîne.
00:10:54Moi, je ne peux qu'espérer que ce que dit Gérald Damanin,
00:10:58qui a manifestement véritablement envie de procéder à des formes structurelles,
00:11:04puisse ne pas se limiter à des discours innocents, en danger,
00:11:09avec Omeras et Léa, sa tête, lutte depuis maintenant 40 ans.
00:11:13Et depuis 40 ans, nous entendons le même discours.
00:11:15Nous entendons les politiques, à chaque fois qu'il y a une affaire importante,
00:11:19venir s'émouvoir, venir faire des déclarations.
00:11:22Et puis chaque déclaration, chaque événement, chaque seul autre.
00:11:25Et nous ne voyons rien.
00:11:27Alors, peut-être que cette fois-ci, on y place tous nos espoirs.
00:11:29On place tous nos espoirs d'abord dans cette manifestation
00:11:32qui aura lieu ce soir devant tous les tribunaux.
00:11:34Manifestation des citoyens.
00:11:36Citoyens, ce n'est pas des gens syndiqués ni des gens engagés.
00:11:38Ce sont les citoyens qui veulent dire
00:11:40« Nous ne pouvons plus croire dans une justice
00:11:43qui n'est plus capable de protéger les plus faibles.
00:11:45Une justice qui ne peut pas protéger les enfants
00:11:48n'a plus aucune raison d'être. »
00:11:50Alors, on va y revenir avec vous,
00:11:52Maître Jean Sagné, avocat d'Innocence en danger.
00:11:54Formidable association qui fait, vous l'avez dit,
00:11:57un boulot considérable avec Omeras-Ellier
00:12:00qui se bat depuis 1999.
00:12:05Fondation de cette association
00:12:08et inlassable lanceuse d'alerte.
00:12:10On se retrouve dans un instant.
00:12:12On aura Olivier en ligne avec nous.
00:12:13A tout de suite.
00:12:13Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:12:16On est ensemble avec vous sur Sud Radio
00:12:18dans ce 10h midi
00:12:19pour évoquer en grande partie dans cette émission
00:12:22le choc après la mort,
00:12:24l'assassinat de la petite Liana
00:12:26dans le Gers.
00:12:27Le ministre de la Justice réunit ce matin
00:12:29tous les procureurs généraux.
00:12:31On est en ligne avec Jean Sagné,
00:12:32avocat d'Innocence en danger.
00:12:34On a Olivier, un auditeur,
00:12:36qui voulait réagir.
00:12:37Bonjour Olivier.
00:12:38Bonjour à tous.
00:12:39Bonjour.
00:12:40Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
00:12:44D'abord, le fait qu'il y ait
00:12:48un écœurement global
00:12:50qui dépasse, pour moi en tout cas,
00:12:52qui dépasse le cadre
00:12:53de ce qui se passe en ce moment,
00:12:55à savoir,
00:12:57je vais faire un raccourci qui paraît bizarre,
00:12:58mais réchauffement climatique,
00:13:00pollution de la planète,
00:13:01tout ça pour que l'humanité produise ça.
00:13:04Je suis effondré.
00:13:05Qu'on détruise la planète
00:13:08et que nous, entre nous,
00:13:10on n'arrive pas à faire mieux que ça,
00:13:13franchement, je suis atterré.
00:13:15Après, plus précisément,
00:13:16sur ce qu'on vient d'entendre là,
00:13:18moi, j'aimerais
00:13:19que la justice fasse une différenciation
00:13:22entre des agresseurs opportunistes,
00:13:25entre des criminels opportunistes,
00:13:28où vous avez une rancune envers quelqu'un,
00:13:31vous avez un conflit de voisinage,
00:13:32vous avez quelque chose qui est ponctuel.
00:13:34Vous avez devant vous un type
00:13:35qui a 200 millions d'euros dans sa poche,
00:13:37d'un seul coup,
00:13:38vous le tuez,
00:13:39vous prenez son argent,
00:13:39c'est opportuniste.
00:13:41Et puis,
00:13:42des agressions de nature.
00:13:45Prenez un pédophile,
00:13:48c'est une personne qui ne changera pas,
00:13:49c'est sa nature.
00:13:51Quand vous avez quelqu'un qui se met à suivre,
00:13:53moi, j'ai le cas dans mon entourage,
00:13:55une jeune femme qui a eu la malheur
00:13:57de tomber amoureuse d'un pervers narcissique,
00:14:00évidemment,
00:14:01elle en avait le profil,
00:14:02parce que ces choses-là sont prédictibles.
00:14:04La personne qui est sur le plateau
00:14:06a l'air très bien renseignée,
00:14:06elle vous expliquera ça mieux que moi.
00:14:08Donc,
00:14:08elle tombe amoureuse d'un pervers narcissique,
00:14:10elle finit de s'en débarrasser.
00:14:12Le type la suit jour et nuit depuis un an.
00:14:15Il lui a dit,
00:14:16si tu portes plainte,
00:14:16je vais en prison,
00:14:17je te tue.
00:14:18Et pour toutes les raisons
00:14:20qui viennent désexposer sur le bateau,
00:14:22elle ne porte pas plainte
00:14:23et elle vit la peur ou l'entre.
00:14:24Elle rentre chez elle à 3h du mat',
00:14:25le mec est sur le parking dans sa voiture.
00:14:27Donc,
00:14:28je voudrais bien que mon code,
00:14:30le code pénal,
00:14:32fasse la différence entre
00:14:34je suis un agresseur
00:14:35parce que c'est ma nature profonde
00:14:36et elle ne changera pas.
00:14:37Mettez ces mecs-là en prison 10 ans,
00:14:39le premier jour où ils sortent,
00:14:40les pulsions sont toujours là.
00:14:43Et les opportunistes,
00:14:44du type,
00:14:44ben voilà,
00:14:45j'ai tué mon ventin
00:14:45parce qu'il me fait chier,
00:14:46un jour j'étais énervé,
00:14:47c'est un crime,
00:14:49mais je ne retombe pas sur lui,
00:14:51je n'aurai pas de raison
00:14:51de recommencer.
00:14:52Et il faudrait,
00:14:53si on arrive à déterminer
00:14:55que la nature
00:14:56de certaines pré-agressions
00:14:57ou comportements
00:14:59sont de type,
00:15:01on va appeler ça une déviance
00:15:02parce que c'en est une,
00:15:04eh bien,
00:15:04on pourrait peut-être intervenir avant.
00:15:06Un type qui va chercher
00:15:07des enfants à la sortie de l'école
00:15:09ou qui passe son temps
00:15:10dans la sortie des écoles
00:15:11où il n'a pas d'enfants dedans,
00:15:12on peut le mettre directement hors jeu.
00:15:14Alors,
00:15:14sous diverses raisons,
00:15:15sur diverses façons,
00:15:16on n'est pas obligé
00:15:17de le mettre en prison
00:15:19ou quoi que ce soit,
00:15:19mais il faudrait
00:15:20que ce type
00:15:21ne soit plus jamais lâché
00:15:21parce que lui,
00:15:23de toute sa vie,
00:15:24il ne s'arrêtera jamais.
00:15:25C'est sa nature.
00:15:26Oui,
00:15:27ça c'est la question.
00:15:29On est en train
00:15:29de faire des choses
00:15:30si on arrive à intégrer ça
00:15:31dans le code.
00:15:32Après,
00:15:33juste pour terminer,
00:15:33un autre raccourci,
00:15:34merci de me laisser encore
00:15:35un peu de temps,
00:15:36c'est très gentil.
00:15:39La justice n'a pas assez de moyens,
00:15:40on est d'accord.
00:15:41Même si on avait les moyens,
00:15:42on n'a pas assez de prison.
00:15:43Ça fait aussi partie des moyens.
00:15:45Oui, bien sûr.
00:15:45Je vais dire un truc
00:15:46qui n'est pas politiquement correct,
00:15:47mais là,
00:15:48coup de chance,
00:15:50hasard heureux,
00:15:51l'agresseur est blanc
00:15:52et probablement
00:15:53avec une carte d'identité française.
00:15:54Donc,
00:15:54ce que je vais dire
00:15:55est vraiment quelque chose
00:15:56de généraliste et d'universel.
00:15:57On est un pays pauvre.
00:16:00On sait que
00:16:01certaines personnes
00:16:02qui viennent de l'extérieur
00:16:03nous coûtent de l'argent
00:16:05par leur propre nature.
00:16:07Non, mais écoutez-moi bien.
00:16:08Un mineur isolé,
00:16:09c'est 50 000 euros par an.
00:16:10C'est la Cour des comptes
00:16:11qui le dit.
00:16:11Je ne dis pas
00:16:12qu'il a fait quelque chose.
00:16:12et il n'envoie pas
00:16:13le premier euro.
00:16:14Si on arrêtait
00:16:15de faire rentrer
00:16:16des gens qui coûtent
00:16:16de l'argent,
00:16:17même si c'est un Américain
00:16:19ou quoi que ce soit,
00:16:20je veux dire,
00:16:20l'agresseur,
00:16:20il est blanc.
00:16:21Oui,
00:16:21mais Olivier,
00:16:24alors là,
00:16:24Maître Sagné
00:16:25va peut-être nous confirmer
00:16:26l'essentiel
00:16:29des violences sexuelles
00:16:30sont des violences
00:16:32intrafamiliales,
00:16:33des violences commises
00:16:34par des proches
00:16:35avant de partir
00:16:36sur ce sujet-là
00:16:37qui en est un,
00:16:38effectivement,
00:16:39aussi sur des agressions.
00:16:41Maître Sagné,
00:16:41je pense que vous
00:16:43ne me contredirez pas.
00:16:45À 83%,
00:16:48les agressions sexuelles
00:16:49sont intrafamiliales.
00:16:50Tout à fait.
00:16:51Mais je voudrais dire
00:16:52à cet auditeur
00:16:53une chose qui est
00:16:54extrêmement importante
00:16:54pour moi.
00:16:56Ne qualifions
00:16:57de pédocriminel
00:16:59que le pédophile
00:17:00qui a transgressé,
00:17:02qui a passé
00:17:02la ligne jaune.
00:17:03Il faut véritablement
00:17:04faire attention
00:17:05au langage.
00:17:06Le pédophile,
00:17:07c'est quelqu'un
00:17:08qui a une paraphimie
00:17:09et si on stigmatise
00:17:10les pédophiles,
00:17:12ils ne pourront pas
00:17:13se soigner.
00:17:13Il est important
00:17:14que le pédophile
00:17:15sache qu'il a la capacité
00:17:17de ne pas passer
00:17:18à l'acte.
00:17:18Il y en a beaucoup.
00:17:19Vous savez,
00:17:19il y a une étude
00:17:20d'Australienne qui est sortie.
00:17:20Vraiment,
00:17:21ça se soigne, maître ?
00:17:22Non,
00:17:23ça ne se soigne pas.
00:17:24Mais on peut
00:17:24ne pas passer à l'acte.
00:17:25On peut ne pas passer à l'acte.
00:17:27C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:17:28on a des traitements.
00:17:29Il y a des traitements
00:17:30pour lesquels
00:17:30il faut être volontaire.
00:17:31Mais certains le sont.
00:17:33Certains pédophiles le sont.
00:17:34Il faut vraiment
00:17:35que l'on puisse
00:17:36faire passer le message
00:17:38aux pédophiles
00:17:38d'aller voir
00:17:41un psychiatre
00:17:42pour pouvoir
00:17:42ne pas passer à l'acte.
00:17:44C'est extrêmement important
00:17:45de tenir compte
00:17:46de ce discours.
00:17:47Vous savez,
00:17:47il y a une étude australienne
00:17:48qui est sortie
00:17:48il y a peu près deux mois
00:17:49et qui dit qu'un homme
00:17:52sur dix
00:17:53a eu envie
00:17:55sexuellement
00:17:55d'un enfant.
00:17:57Un homme
00:17:57sur dix.
00:17:59Alors,
00:18:01remettons les choses
00:18:02en place.
00:18:03Peut-être l'avez-vous eu
00:18:04vous aussi,
00:18:05moi aussi.
00:18:05Nous avons tous eu
00:18:06des envies de meurtre.
00:18:07Mais on n'est jamais
00:18:08passé à l'acte.
00:18:09Donc,
00:18:09il faut aussi voir
00:18:10les choses qui sont en face.
00:18:12Mais il faut aussi
00:18:12prendre en considération
00:18:14cette paraphilie,
00:18:16cette anomalie
00:18:17qui fait que
00:18:18l'essentiel
00:18:19c'est surtout
00:18:19que les enfants
00:18:21soient préservés
00:18:22et que les passages
00:18:23à l'acte
00:18:23soient évités.
00:18:24Donc,
00:18:24utilisons les bons mots
00:18:25pédophile et pédopriminelle.
00:18:27Dites-moi,
00:18:27est-ce qu'il faudrait
00:18:28un parquet national
00:18:29dédié aux violences sexuelles ?
00:18:31C'est une de vos consœurs
00:18:31ce matin
00:18:32dans Libération
00:18:33qui signe une tribune
00:18:34qui dit
00:18:35qu'on a des tribunaux
00:18:37pour répondre
00:18:37au narcotrafic,
00:18:38au terrorisme.
00:18:39Les violences sexuelles
00:18:41justifient
00:18:41un même niveau
00:18:42de compétence
00:18:43d'action
00:18:43et de coordination.
00:18:45C'est maître
00:18:46Rachel Flore Pardo
00:18:46qui dit cela.
00:18:47Qu'en pensez-vous ?
00:18:49Je pense que
00:18:50toutes les idées
00:18:50sont à explorer.
00:18:52Celle-ci est peut-être
00:18:53nouvelle.
00:18:53En tout cas,
00:18:54ce que nous voyons
00:18:54en France,
00:18:55nous le copions
00:18:56depuis le Canada.
00:18:57Le Canada nous a apporté
00:18:59le protocole
00:19:00d'interrogation
00:19:01des enfants.
00:19:02Nous avons déjà
00:19:02la salle Mélanie.
00:19:04Nous avons
00:19:04dans les hôpitaux
00:19:05les yeux à pète.
00:19:06C'est-à-dire la possibilité
00:19:07d'avoir plusieurs professionnels
00:19:08sur un même plateau.
00:19:09Nous avons l'Espagne
00:19:10à côté de nous
00:19:11qui a su réagir.
00:19:12Et puis nous avons surtout
00:19:14toutes les réponses
00:19:15de ce qu'il faut faire
00:19:17dans le travail
00:19:19qui a été colossal
00:19:20et fait par la commission
00:19:22sur l'inceste
00:19:22et les violences sexuelles.
00:19:2482 préconisations
00:19:25qui attendent
00:19:26depuis maintenant
00:19:27on n'a pas compté
00:19:28plusieurs années
00:19:28que le gouvernement
00:19:29dagne enfin
00:19:30s'en occuper.
00:19:31s'en occuper.
00:19:32Nous avons tout.
00:19:33Les réponses
00:19:33nous les connaissons.
00:19:34Il suffirait
00:19:34de les mettre
00:19:35en application.
00:19:36Oui.
00:19:36Mais est-ce qu'il y a
00:19:37la volonté politique ?
00:19:38Est-ce qu'encore une fois
00:19:39c'est également
00:19:42la une délibération
00:19:43qui reprend les mots
00:19:44du maire de Florence
00:19:46qui dit
00:19:47plus jamais ça
00:19:48et pourtant
00:19:49plus jamais ça
00:19:50ça recommence.
00:19:51C'est extraordinaire.
00:19:52Il y a de l'émotion
00:19:54tout le monde s'indigne
00:19:55il y a des marches blanches
00:19:56et puis ça continue.
00:19:58C'est extraordinaire.
00:20:00Ce monsieur
00:20:00Beaubateau
00:20:02qui est maire
00:20:03d'une petite commune
00:20:04il ne me voudra pas
00:20:05de qualifier
00:20:05une commune de petite
00:20:07ce maire
00:20:07c'est tout.
00:20:09Il dit tout.
00:20:10Ce que le ministre
00:20:12de la justice
00:20:12n'a pas compris
00:20:13lui il l'a compris.
00:20:14C'est extraordinaire.
00:20:15Faut-il aller
00:20:16dans une petite ville
00:20:17à côté d'Oche
00:20:18pour comprendre
00:20:19ce qui se passe en France.
00:20:20Voilà.
00:20:21Et donc vous
00:20:22Innocence en danger
00:20:23vous êtes constitué
00:20:24parti civil
00:20:25dans l'affaire
00:20:26dans l'affaire Liana
00:20:28que va-t-il
00:20:29que peut-il se passer
00:20:31quelles peuvent être
00:20:31les conséquences
00:20:32de cette affaire
00:20:34parce qu'il n'y a qu'à
00:20:35faut qu'on réunit
00:20:35les procureurs
00:20:36ils ne partiront pas
00:20:37en vacances
00:20:37il faut éponger
00:20:3970 000
00:20:4077 000 plaintes
00:20:42etc.
00:20:42etc.
00:20:45On sent
00:20:46qu'il y a
00:20:46une sorte d'affolement
00:20:48mais est-ce que
00:20:49structurellement
00:20:49demain
00:20:50si je vais porter plainte
00:20:51pour une agression sexuelle
00:20:53sur un mineur
00:20:54ça va changer
00:20:55quelque chose.
00:20:57Les discours
00:20:58nous épuisent
00:21:00mais à chaque
00:21:01nouvelle intervention
00:21:03nous avons nous
00:21:04l'espoir
00:21:04que ce sera la bonne
00:21:06les discours
00:21:07ne suffisent pas
00:21:08il faut derrière
00:21:08des actes
00:21:09nous attendons
00:21:09de voir
00:21:10ce qu'il va se passer
00:21:11forcément qu'on espère
00:21:12forcément qu'on pense
00:21:13que M. Darmanin
00:21:14qui est cash
00:21:14qui va franco
00:21:16même s'il dit des choses
00:21:17qui paraissent
00:21:18totalement inapplicables
00:21:2070 000 dossiers
00:21:22vont être traités
00:21:22en l'espace
00:21:23de quelques semaines
00:21:24sans moyens supplémentaires
00:21:26sans hommes supplémentaires
00:21:27et sans considérer
00:21:28qu'il y a aussi
00:21:29toutes ces affaires
00:21:30qui ont été classées
00:21:31sans suite
00:21:31et qui ont fait l'objet
00:21:32d'un débat parlementaire
00:21:33puisqu'un député
00:21:34a interpellé le gouvernement
00:21:35en disant
00:21:36mais qu'est-ce que c'est
00:21:37ce classement 21
00:21:37qui permet de
00:21:39précisément
00:21:40libérer du temps
00:21:41au magistrat
00:21:41donc il y a
00:21:42toutes ces procédures
00:21:43qui ont été classées
00:21:44sans suite
00:21:44et dans ce dossier
00:21:45de cette petite enfant
00:21:46nous avons déjà
00:21:47des procédures
00:21:48de la sorte
00:21:49mais nous
00:21:50Innocence en danger
00:21:51nous allons nous constituer
00:21:52à chaque fois
00:21:52que c'est possible
00:21:53à chaque fois
00:21:54qu'un enfant est victime
00:21:55nous allons être présents
00:21:57et nous allons surveiller cela
00:21:58et nous allons rendre compte
00:21:59à la presse
00:22:00nous allons rendre compte
00:22:01au ministère
00:22:01nous allons rendre compte
00:22:02à chacune des familles
00:22:03qui nous saisit
00:22:04parce que
00:22:05c'est devenu
00:22:06totalement insupportable
00:22:08mais c'est insupportable
00:22:09depuis tant d'années
00:22:10que parfois
00:22:12il faut vraiment s'accrocher
00:22:13pour tenter de croire
00:22:14que ça va changer un jour
00:22:15on continuera à s'accrocher
00:22:17on continuera à croire
00:22:18que ça va changer
00:22:19mais il faut beaucoup
00:22:21d'abnégation
00:22:22mais on tape beaucoup
00:22:24sur les juges
00:22:25mais la police
00:22:26la gendarmerie
00:22:27est aussi en cause
00:22:29j'ai interrogé hier
00:22:30une procureure
00:22:31qui me disait
00:22:32sur 500 plaintes
00:22:36le parquet
00:22:37n'est saisi
00:22:37que de 50
00:22:39donc
00:22:40vous le voyez
00:22:40c'est vertigineux
00:22:42vous le voyez
00:22:44dans le dossier
00:22:44c'est le parcours
00:22:46du combattant
00:22:47que d'aller
00:22:47dans un commissariat
00:22:48ou dans une brigade
00:22:49territoriale
00:22:50le gendarmerie
00:22:50pour déposer plainte
00:22:52vous êtes abîmé
00:22:52vous êtes remis en cause
00:22:53Arnaud Gallet
00:22:54l'activiste disait
00:22:55qu'on lui a demandé
00:22:58si pendant qu'il se faisait violer
00:23:00il avait une érection
00:23:01oui
00:23:02c'est terrifiant
00:23:05est-ce que les peines
00:23:06servent à quelque chose
00:23:07est-ce que les condamnations
00:23:08servent à quelque chose
00:23:09on dit on manque de prison
00:23:11qu'est-ce qu'il faut
00:23:12comme peine
00:23:12on voit ressurgir
00:23:14évidemment
00:23:14les idées
00:23:15de castration chimique
00:23:16de peine de mort
00:23:17que sais-je encore
00:23:19est-ce que des peines
00:23:21plus sérieuses
00:23:22changeraient quelque chose
00:23:23à votre sens
00:23:24il faut répondre
00:23:25à la demande
00:23:26du public
00:23:27je vais vous reparler
00:23:29de cet enfant
00:23:30qui communique
00:23:32à l'âge de 12 ans
00:23:33avec des adultes
00:23:34sur son téléphone portable
00:23:35et qui s'échange
00:23:36des nudes
00:23:37les hommes lui envoient
00:23:38des photos d'érection
00:23:39et elle
00:23:40elle envoie des photos
00:23:40de son entrejambe
00:23:41et papa s'en aperçoit
00:23:42il l'emmène
00:23:43au commissariat
00:23:44pour qu'une plainte
00:23:46soit déposée
00:23:46quelques jours plus tard
00:23:47cet enfant
00:23:48en 12 ans
00:23:49a tellement honte
00:23:50d'avoir été ainsi manipulée
00:23:52qu'elle est dans sa chambre
00:23:53et son père
00:23:54entend un bruit sourd
00:23:55un bruit répétitif
00:23:56un bruit de claquement
00:23:56il se précipite
00:23:57il va voir
00:23:58le bruit
00:23:59c'était les jambes
00:24:00de sa fille
00:24:00qui tétanisaient
00:24:01parce qu'elle s'était pendue
00:24:03alors je vous rassure
00:24:04tout de suite
00:24:05il l'a décroché
00:24:06il l'a appelé
00:24:06le SAMU
00:24:07elle est sauvée
00:24:07qu'est-ce qu'il fait
00:24:08il retourne à la gendarmerie
00:24:10on lui dit
00:24:10mais monsieur
00:24:11vous savez
00:24:11on a autre chose à faire
00:24:13ils ont probablement
00:24:14des procès-verbeaux
00:24:15à rédiger
00:24:16ils ne vont pas s'en occuper
00:24:17cet homme
00:24:18pendant des mois
00:24:19va prendre le téléphone
00:24:20de sa fille
00:24:21pour chasser le pédocriminel
00:24:22et puis un jour
00:24:22celui-ci va faire une erreur
00:24:24il va se localiser
00:24:25l'homme va le retrouver
00:24:26il va être jugé
00:24:28ce père de famille
00:24:29avec sa fille
00:24:30se lève à 4h du matin
00:24:31pour être jugé
00:24:32au tribunal correctionnel
00:24:32de Vienne
00:24:33et l'individu arrive
00:24:34les mains dans les poches
00:24:35elle dit à la présidente
00:24:36madame la présidente
00:24:37pour mon premier viol
00:24:38mon premier viol
00:24:39pour mon premier viol
00:24:41je n'ai pas été condamné
00:24:42alors la présidente
00:24:43finalement le regarde
00:24:44il dit
00:24:44mais monsieur
00:24:45il faudra pas recommencer
00:24:46rentrer chez vous
00:24:47on va vous mettre
00:24:4812 minutes de prison
00:24:48mais il ne faut pas
00:24:49que vous reveniez
00:24:53mais vous avez été entendu
00:24:54vous rencontrer
00:24:55le ministre de la justice
00:24:56de temps en temps
00:24:57vous croyez qu'il a le temps
00:24:58l'innocence en danger
00:25:00n'a pas été sollicité
00:25:01pas plus dans le dossier
00:25:03pas plus dans ce dossier
00:25:04que dans le dossier
00:25:05Epstein
00:25:05où nous travaillons
00:25:06nous avons été les premiers
00:25:08à dénoncer le dossier Epstein
00:25:09je termine sur cet homme
00:25:10il va poursuivre sa quête
00:25:12il va continuer à chercher
00:25:14les autres hommes
00:25:15qui communiquaient avec la fille
00:25:16il va en identifier un deuxième
00:25:18il va le localiser
00:25:19il va donner son nom
00:25:20et son adresse
00:25:22et bien maintenant
00:25:22ça fait deux mois
00:25:23qu'il attend
00:25:23ça fait deux mois
00:25:24qu'il attend
00:25:25et cet homme est chauffeur routier
00:25:26et il m'appelle régulièrement
00:25:27il me dit
00:25:28mais si on ne va pas le chercher
00:25:29je vais prendre mon camion
00:25:30et je vais y aller moi-même
00:25:31à Strasbourg
00:25:33voilà ce qui se passe
00:25:34merci maître
00:25:35d'avoir été avec nous ce matin
00:25:38merci à vous
00:25:38j'encourage tout le monde
00:25:40à aller voir le site
00:25:41d'innocence en danger
00:25:42voir le travail formidable
00:25:43que vous faites
00:25:44toutes les trois minutes
00:25:45toutes les trois minutes
00:25:47un enfant est victime
00:25:47d'inceste, de viol
00:25:48ou d'agression sexuelle
00:25:50en France
00:25:51ce sont des chiffres
00:25:52relatés par UNICEF
00:25:54merci encore une fois
00:25:55d'avoir été avec nous ce matin
00:25:58et puis je pense
00:25:58qu'on aura l'occasion
00:25:59de vous réentendre
00:26:00merci maître
00:26:01nous nous continuons
00:26:02nos débats dans un instant
00:26:0410h midi
00:26:05mettez-vous d'accord
00:26:07Sud Radio
00:26:08le 10h midi
00:26:09mettez-vous d'accord
00:26:11Valérie Expert
00:26:12on est ensemble
00:26:14avec vous
00:26:14sur Sud Radio
00:26:15pour ce 10h midi
00:26:16pour commenter l'actualité
00:26:18l'actualité évidemment
00:26:19c'est la mort
00:26:20l'assassinat
00:26:21le meurtre
00:26:22de la petite Liana
00:26:24un scandale national
00:26:26des dysfonctionnements
00:26:27bien que maître Sagné
00:26:28avocat d'innocence en danger
00:26:30que nous avions au téléphone
00:26:31disent
00:26:31qu'il ne prononce
00:26:33qu'il ne parle pas
00:26:34de dysfonctionnement
00:26:35quand on voit
00:26:36l'échec total
00:26:37de la protection
00:26:38de l'enfance
00:26:39on en reparlera tout à l'heure
00:26:41plus précisément
00:26:41à 11h
00:26:42évidemment
00:26:43vous pouvez nous appeler
00:26:44pour témoigner
00:26:440826 300 300
00:26:46on est avec Laurence Saillet
00:26:47bonjour Laurence
00:26:49ancienne députée européenne
00:26:51chroniqueuse politique
00:26:52Mathias Leboeuf
00:26:53bonjour
00:26:53bonjour Valérie
00:26:54vous avez publié
00:26:56petit traité de la lenteur
00:26:57à l'usage des gens pressés
00:26:58paru chez Guy Trédaniel
00:27:00et Jean-Pierre Denis
00:27:00journaliste écrivain
00:27:02bonjour
00:27:03bonjour
00:27:03créateur de la lettre d'information
00:27:04théopolitique
00:27:05et bonjour
00:27:06et bonjour
00:27:07Robert et Gilles
00:27:08est resté avec nous
00:27:09pour le zapping
00:27:10avant de parler de Liana
00:27:11d'autres sujets
00:27:13évidemment
00:27:13une autre émotion
00:27:14ce week-end
00:27:15la mort de Bernadette Chirac
00:27:16et oui une chanson
00:27:18disait même
00:27:18que Bernadette
00:27:19elle était très chouette
00:27:20enfin ça parlait
00:27:20pas de Bernadette Chirac
00:27:22alors Bernadette
00:27:24elle était très chouette
00:27:25comme disait la chanson
00:27:26enfin pas tous les jours
00:27:27un sacré caractère
00:27:28qu'avait Bernadette Chirac
00:27:29dont on a appris
00:27:31la disparition
00:27:32ce samedi
00:27:33et le temps d'un week-end
00:27:34on a retrouvé une époque
00:27:36où la politique
00:27:37avait une autre classe
00:27:38Bernadette Chirac
00:27:39évidemment inséparable
00:27:40de son mari Jacques Chirac
00:27:42voici un extrait
00:27:43où il parlait
00:27:43de l'un de l'autre
00:27:44la femme a toutes sortes
00:27:46de qualités
00:27:47que je connais
00:27:48que je reconnais
00:27:50mais
00:27:51elle prend le temps
00:27:52nécessaire
00:27:53pour faire les choses
00:27:54mon mari avait été
00:27:57défini
00:27:57par Georges Pompidou
00:27:58très affectueusement
00:27:59autrefois
00:28:00de boule d'osère
00:28:02moi je suis la femme
00:28:03du boule d'osère
00:28:04il faut que je résiste
00:28:06et sa notion
00:28:07du temps nécessaire
00:28:07est un peu différente
00:28:08de la mienne
00:28:09autrement dit
00:28:09je suis plutôt
00:28:10quelqu'un de rapide
00:28:12elle est plutôt
00:28:12quelqu'un
00:28:13je dirais pas de lent
00:28:14mais de réfléchis
00:28:15alors il y a souvent
00:28:17un petit décalage
00:28:18il faut
00:28:20se donner un peu de temps
00:28:21je ne peux pas
00:28:23vivre continuellement
00:28:24dans une action
00:28:24je ne suis pas faite pour ça
00:28:25avec un rythme
00:28:26on revient toujours
00:28:27à la tortue
00:28:28mais la tortue
00:28:29est un animal familier
00:28:32sympathique
00:28:33chaleureux
00:28:33et ce n'est pas
00:28:35ça n'a rien de désobligeant
00:28:36d'être comparé
00:28:37à une tortue
00:28:38elle a gagné
00:28:39par rapport au lièvre
00:28:40petit traité de la lenteur
00:28:42on le disait
00:28:42ah oui ben là
00:28:43on est en plein dedans
00:28:43et effectivement
00:28:45Bernadette Chirac
00:28:46était surnommé
00:28:46la tortue
00:28:48dans le petit traité
00:28:49de la lenteur
00:28:49ça me fait sourire
00:28:50parce que
00:28:50j'ai fait un chapitre
00:28:52sur le lièvre
00:28:53et la tortue
00:28:53qui était une vertu
00:28:56à l'époque
00:28:57face à Jacques Chirac
00:28:59le lièvre
00:29:00il a eu une réputation
00:29:01d'aller très très vite
00:29:03dans tous les domaines
00:29:04d'ailleurs
00:29:04il paraît
00:29:10je crois qu'on l'appelait
00:29:133 minutes
00:29:14douche comprise
00:29:14l'auditeur comprendra
00:29:17mais oui
00:29:18ça m'amuse
00:29:20de voir
00:29:21Jacques Chirac
00:29:21parler de sa femme
00:29:22sur le temps
00:29:23et sur le temps
00:29:25que prenait
00:29:26Bernadette
00:29:26qui était quelqu'un
00:29:27de très réfléchi
00:29:29et de
00:29:31comment dire
00:29:31de
00:29:32de
00:29:33de tenace
00:29:34voilà
00:29:35et elle a été tenace
00:29:37également dans sa vie privée
00:29:38parce que
00:29:39elle a quand même
00:29:40avalé pas mal
00:29:41de couleuvres personnelles
00:29:43je pense
00:29:43avec Jacques Chirac
00:29:44donc
00:29:45c'est une vraie politicienne
00:29:46oui oui
00:29:47effectivement
00:29:48elle a été conseillère
00:29:49départementale
00:29:50je crois
00:29:50et puis
00:29:52elle a
00:29:53elle avait un sens
00:29:55elle a été
00:29:57effectivement
00:29:57un peu
00:29:58mis de côté
00:29:59au début
00:29:59et puis après
00:30:00elle a atteint
00:30:01vous l'avez connue
00:30:02Laurent Saillet
00:30:03vous l'avez déjà rencontrée
00:30:04pas personnellement
00:30:05j'aimais beaucoup
00:30:06sa personnalité
00:30:07de ce qu'on pouvait en voir
00:30:09je pense qu'elle a
00:30:10beaucoup oeuvré
00:30:12justement
00:30:12dans le parcours
00:30:13de son époux
00:30:14et elle a su
00:30:15elle-même
00:30:15ensuite
00:30:16évidemment
00:30:16avoir une vraie action politique
00:30:18être présente
00:30:19et voilà
00:30:20c'est vrai que
00:30:22c'était pas simple pour elle
00:30:22parce qu'il avait
00:30:23fort mauvaise réputation
00:30:25personnelle
00:30:26donc on peut en sourire
00:30:27mais ça reste
00:30:28des choses
00:30:28qui sont à mon avis
00:30:29pas faciles
00:30:30à vivre
00:30:32de savoir
00:30:33qu'effectivement
00:30:34il a des comportements
00:30:35mais elle avait
00:30:36je sais plus ce qu'elle avait dit
00:30:37un jour
00:30:37mais je crois qu'elle avait dit
00:30:40parmi les personnes
00:30:42les nombreuses conquêtes
00:30:45il y en a que j'aime bien
00:30:46il y en a que je déteste
00:30:47mais ce qui me fait rire
00:30:49c'est qu'elles sont toutes
00:30:49devenues moches comme moi
00:30:51c'était pas exactement
00:30:52son propos
00:30:53mais ça voulait dire ça
00:30:54donc elle regardait
00:30:55les choses avec philosophie
00:30:56Jean-Pierre
00:30:57vous l'avez connu
00:30:57rencontré ?
00:30:58non je ne l'ai pas rencontré
00:30:59mais je ne suis pas sûr
00:31:00d'être d'accord avec son mari
00:31:01quand il dit que la tortue
00:31:02est un animal affectueux
00:31:03et sympathique
00:31:04la tortue c'est d'abord
00:31:06un animal qui a une sacrée carapace
00:31:07je ne suis pas sûr que ce soit
00:31:09la gentillesse qui marque
00:31:12le caractère de la tortue
00:31:13pour rester dans l'esprit
00:31:15des fables de la fontaine
00:31:16et de la symbolique des animaux
00:31:18je pense qu'elle avait
00:31:18une sacrée carapace
00:31:19et du coup
00:31:20c'était peut-être difficile
00:31:21de percevoir qui elle était
00:31:23il a fallu du temps
00:31:23pour que derrière cette carapace
00:31:25s'impose une femme politique
00:31:27finalement
00:31:28qui a une image
00:31:29on le voit aujourd'hui
00:31:30à travers l'émotion
00:31:32les extraits que vous avez diffusés
00:31:33on sent qu'il y a une nostalgie
00:31:35alors c'est pas forcément une nostalgie
00:31:37pour Bernadette Chirac
00:31:39c'est aussi qu'on a tendance
00:31:40à avoir une nostalgie
00:31:41on embellit les époques
00:31:43la politique
00:31:44voilà
00:31:44c'est ce que j'ai dit dans mon texte
00:31:46que la politique avait une autre classe
00:31:47vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
00:31:49vous ne trouvez pas que c'est le symbole
00:31:51d'une autre politique ?
00:31:53ce serait curieux de se projeter
00:31:55dans 10 ans
00:31:56et de savoir qui laissera
00:31:57quelle trace
00:31:58oui je suis d'accord
00:31:59que la politique avait certainement
00:32:01une autre classe
00:32:02mais enfin il y avait aussi
00:32:03son lot de scandales
00:32:04d'indignation
00:32:05d'échec
00:32:05de trahison
00:32:06d'insatisfaction
00:32:08de cohabitation
00:32:09de corruption
00:32:10oui mais je parle de stature
00:32:11c'est à dire
00:32:12oui
00:32:13oui mais je veux dire
00:32:15les cohabitations
00:32:16ont montré aussi
00:32:17que
00:32:18la dissolution
00:32:19pour parler de Jacques Chirac
00:32:21c'était pas non plus
00:32:22le consensus général
00:32:23de l'opinion publique
00:32:24avec un homme politique
00:32:25adulé
00:32:26même de Gaulle au fond
00:32:27donc on a tendance
00:32:28à idéaliser
00:32:29et c'est peut-être sain
00:32:30c'est peut-être bien
00:32:30parce que
00:32:30évidemment on se dit toujours
00:32:32c'était quand même mieux
00:32:33c'est bien de retenir la meilleure
00:32:35quand ils sont plus aux poux
00:32:35non mais moi je trouve
00:32:36que c'est bien de retenir la meilleure
00:32:37c'est pas forcément
00:32:38une mauvaise chose
00:32:39mais là quand on regarde
00:32:40les choses de manière
00:32:41peut-être un tout petit peu
00:32:41plus objective
00:32:42voilà la tortue
00:32:43c'est pas un animal affectueux
00:32:45non
00:32:45elle était pas réputée
00:32:46très gentille d'ailleurs
00:32:47elle avait un caractère
00:32:48je crois
00:32:49il vaut mieux
00:32:49de pas trop l'être
00:32:50dans ces milieux
00:32:51et vous Laurence
00:32:52vous avez pensé quoi
00:32:53de l'hommage
00:32:53de Dominique de Villepin ?
00:32:55en fait je vous assure
00:32:56que ce week-end
00:32:57je n'ai pensé
00:32:58que l'affaire
00:32:59dont on va parler après
00:33:00tout le reste
00:33:03ça ne m'intéresse pas
00:33:04Stéphane nous dit
00:33:05l'ayant rencontré
00:33:06j'ai rencontré Bernadette
00:33:07avec Jacques
00:33:08quand j'étais enfant
00:33:08et elle était une autre personne
00:33:10car avec les adultes
00:33:12ça ne mouftait pas
00:33:12mais avec les enfants
00:33:13elle avait une tendresse infinie
00:33:15moi j'ai eu la chance
00:33:15de l'interviewer plusieurs fois
00:33:17sur LCI
00:33:18et il y avait une chose
00:33:19qui m'avait frappée
00:33:20puisque c'était après
00:33:21après la présidence
00:33:23et elle m'avait dit
00:33:24je lui ai demandé
00:33:24ce qui lui manquait le plus
00:33:25ou ce qui l'avait le plus frappé
00:33:27quand ça s'était terminé
00:33:28elle m'avait dit
00:33:28mais j'ai jamais eu de clé
00:33:30de ma vie
00:33:30c'est-à-dire entre
00:33:31la mairie de Paris
00:33:33et l'Elysée
00:33:34elle n'avait pas de clé
00:33:34donc elle me dit
00:33:35maintenant quand je sors
00:33:36j'oublie mes clés
00:33:36parce que je n'ai jamais pensé
00:33:39à avoir de clé
00:33:40c'est une petite anecdote
00:33:41mais elle faisait peur
00:33:42mais ce que vous disiez
00:33:43sur les enfants
00:33:44c'est aussi une des facettes
00:33:46de ce rôle
00:33:47jamais écrit
00:33:48jamais défini
00:33:50de première dame
00:33:52l'incarnation
00:33:53de quelque chose
00:33:53qui n'est pas dans la constitution
00:33:55mais qui est important
00:33:56dans l'imaginaire collectif
00:33:58et ça il faut le reconnaître
00:33:59qu'elle l'a plutôt
00:33:59très bien fait
00:34:00elle est une de celles
00:34:01qui l'ont le mieux
00:34:03portée
00:34:03il n'y a jamais eu
00:34:04vraiment de polémique
00:34:06absolument
00:34:07parlons des pièces jaunes
00:34:08on se retrouve dans un instant
00:34:10avec vous Gilles
00:34:11pour la suite
00:34:11du zapping
00:34:12et on parlera
00:34:13du meurtre
00:34:14de la petite Liana
00:34:15à 11h
00:34:160826
00:34:17300 300
00:34:18on est avec vous
00:34:19sur Sud Radio
00:34:19jusqu'à midi
00:34:2010h midi
00:34:22mettez-vous d'accord
00:34:23mettez-vous d'accord
00:34:24Valérie Expert
00:34:25alors Gilles
00:34:26de quoi parle-t-on encore
00:34:27on va en parler
00:34:29pendant des mois
00:34:30enfin non
00:34:30pendant plus d'un mois
00:34:31plusieurs semaines
00:34:33J-3 jeudi
00:34:35ça sera le lancement
00:34:36de la coupe du monde
00:34:37la coupe du monde
00:34:38aux Etats-Unis
00:34:39mais aussi au Canada
00:34:40et au Mexique
00:34:40avec un Donald Trump
00:34:42en guerre
00:34:43je pense qu'on va avoir
00:34:44pas mal de matière
00:34:45pour nos débats
00:34:46alors je ne sais pas
00:34:48si vous allez jeudi
00:34:49sortir avec modération
00:34:50les binouzes
00:34:51le saucisson
00:34:52et les caouettes
00:34:52et enfiler
00:34:54pour regarder les matchs
00:34:55le maillot de son équipe
00:34:56maillots
00:34:57qui sont
00:34:58un véritable business
00:35:00et qu'est-ce qui rapporte
00:35:01le plus
00:35:02les faux maillots
00:35:03au reportage
00:35:04où Amnus
00:35:05a mouillé le maillot
00:35:06muni de cutter
00:35:08cette palette-ci
00:35:09et cette-ci
00:35:10s'est douanier ce matin
00:35:11et vendre des colis
00:35:12par centaines
00:35:13encore un maillot
00:35:13de l'équipe de France
00:35:15systématiquement
00:35:15une même marchandise
00:35:17des maillots de football
00:35:18de l'équipe de France
00:35:19ou encore du PSG
00:35:21contrefaits
00:35:21ces contrôles ne doivent rien au hasard
00:35:23à chaque fois
00:35:24l'emballage des colis
00:35:25est identique
00:35:26à de précédentes saisies
00:35:27sous un plastique
00:35:28relativement neutre
00:35:29qui ne correspond pas du tout
00:35:31au conditionnement standard
00:35:33de la marque
00:35:34à la simple inspection
00:35:35des coutures
00:35:36et des collages
00:35:37il confirme la contrefaçon
00:35:38vous voyez sur les deux étoiles
00:35:40à l'intérieur
00:35:40par exemple
00:35:41on voit que c'est une qualité
00:35:42qui est
00:35:44plutôt mauvaise
00:35:45et qui ne correspond pas
00:35:46à un produit fini
00:35:48officiel
00:35:49à l'approche
00:35:50de la coupe du monde
00:35:51la douane française
00:35:52intensifie sa lutte
00:35:53contre les contrefaçons
00:35:54la semaine dernière
00:35:55en l'espace de 5 jours
00:35:56près de 2300 faux maillots
00:35:58ont été interceptés
00:35:59en région parisienne
00:36:00cette marchandise frauduleuse
00:36:02provenait de Chine
00:36:03c'est un reportage
00:36:04de France Info
00:36:05JUM6 en tête
00:36:06parce qu'hier
00:36:07ils ont fait
00:36:07dans Capital
00:36:08un grand reportage
00:36:09sur le business
00:36:10des maillots
00:36:12de foot
00:36:14et les maillots
00:36:15qui étaient contrefaits
00:36:17c'est vraiment
00:36:19assez hallucinant
00:36:20parce que Nike
00:36:20n'a presque plus
00:36:21de maillots
00:36:21de l'équipe de France
00:36:22qui va jouer
00:36:24mais il y en a plein
00:36:25sur le marché
00:36:26qui sont défauts
00:36:27parce que Nike
00:36:27n'arrive pas à fournir
00:36:28il n'arrive pas à fournir
00:36:29et surtout fournir
00:36:30très cher
00:36:31on l'a évoqué
00:36:32la semaine dernière
00:36:34entre 130 et 160 euros
00:36:36celui de l'équipe de France
00:36:38c'est 160 euros
00:36:38c'est un prix
00:36:39que vous retrouverez partout
00:36:41gigantesque
00:36:41160 euros
00:36:42c'est énorme
00:36:43c'est de quoi
00:36:44qu'est-ce qui est énorme
00:36:45le prix
00:36:45c'est de la norme
00:36:47officielle du match
00:36:48franchement
00:36:48c'est quand même
00:36:50un sport populaire
00:36:51on a plein de jeunes
00:36:52qui ont envie
00:36:53de l'avoir
00:36:54on pousse les gens
00:36:55au vice quelque part
00:36:56pour vous
00:36:57c'est parce qu'on les trouve
00:36:59à 30 euros
00:36:59non mais par exemple
00:37:01qui peut acheter
00:37:03un maillot à 160 euros
00:37:04qui ?
00:37:05assez en rupture de stock
00:37:08on a eu ce débat
00:37:09la semaine dernière
00:37:10c'est réservé
00:37:10à des gens riches
00:37:11non non
00:37:13justement détrompez-vous
00:37:14c'est là où moi
00:37:14ça me met en colère
00:37:15c'est que ce sont des gens
00:37:16qui n'ont pas forcément
00:37:17les moyens
00:37:17et qui se privent
00:37:18pour aller acheter
00:37:19il y avait un reportage
00:37:20je ne sais plus ce que c'était
00:37:21je vous l'avais envoyé
00:37:22Gilles la semaine dernière
00:37:24où vous avez des gens
00:37:25de milieux assez populaires
00:37:26qui achètent
00:37:27la panoplie complète
00:37:28pour 400 euros
00:37:29pour 400 euros
00:37:30le mug
00:37:31le gilet
00:37:32le machin
00:37:32la casquette
00:37:33il faut blâmer qui en fait
00:37:36est-ce qu'il faut blâmer
00:37:37le comment dire
00:37:38l'acheteur
00:37:39qui va effectuer
00:37:40notamment
00:37:41l'acheteur populaire
00:37:42qui va casser sa tirlière
00:37:44pour avoir la panoplie
00:37:45ou blâmer
00:37:46les équipementiers
00:37:47qui se font
00:37:48un fric monstrueux
00:37:50les équipementiers
00:37:51est-ce que ça vaut
00:37:52160 balles
00:37:53un baignement en acrylique ?
00:37:55j'ai envie de dire
00:37:56bien évidemment que non
00:37:57et les fabriqués où d'ailleurs ?
00:37:59juste une chose
00:38:00je voulais
00:38:01rappeler
00:38:02il y a quelqu'un
00:38:03qui avait vu
00:38:06et qui avait théorisé ça
00:38:09et qui aujourd'hui
00:38:11permet de lire
00:38:12comment dire
00:38:13ce phénomène
00:38:14c'est Marx
00:38:14le fétichisme
00:38:16de la marchandise
00:38:17concept de Marx
00:38:18on est à mort
00:38:20dans le fétichisme
00:38:21de la marchandise
00:38:22et c'est quand même
00:38:23assez efférent
00:38:23donc il est fabriqué
00:38:23en Thaïlande
00:38:24le meilleur équipe de France
00:38:25c'est ce qu'on m'a dit
00:38:25dans l'oreillette
00:38:27si c'est vrai franchement
00:38:28déjà
00:38:29on parle déjà
00:38:30de quelque chose
00:38:30qui ne fonctionne pas
00:38:33je veux bien
00:38:34que ce soit difficile
00:38:34de fabriquer en France
00:38:35mais à 160 euros
00:38:36de maillot
00:38:36on peut peut-être
00:38:37quand même
00:38:37le fabriquer en France
00:38:38c'est pas une surprise
00:38:39quand on sait
00:38:40qu'on a laissé détruire
00:38:41l'industrie textile
00:38:42en France
00:38:43il y a encore
00:38:44une petite industrie textile
00:38:45il ne faut pas
00:38:46non plus
00:38:47tomber dans la caricature
00:38:48mais est-ce qu'elle est
00:38:49en situation
00:38:50de produire
00:38:52ce maillot ?
00:38:53je ne suis même pas sûr
00:38:54j'ai posé la question
00:38:56tout ça est aberrant
00:38:57évidemment
00:38:57alors la grande majorité
00:38:58des maillots officiels
00:38:59est produit par la Thaïlande
00:39:01via des usines
00:39:02sous-traitantes de Nike
00:39:03notamment dans le nord-est
00:39:04du pays
00:39:04c'est le cas depuis
00:39:05de nombreuses années
00:39:07donc la fabrication
00:39:08est estimée à
00:39:093 euros
00:39:11entre 3 et 10 euros
00:39:12par maillot
00:39:13selon les sources
00:39:13alors qu'ils sont vendus
00:39:14entre 85 et 150
00:39:16en boutique
00:39:16là ce sera 160
00:39:18voilà
00:39:19donc c'est principalement
00:39:20la Thaïlande
00:39:21qui est le producteur
00:39:22et en France
00:39:23non
00:39:24on n'a pas
00:39:25de production
00:39:26possible
00:39:27de ces maillots
00:39:28je parle du maillot
00:39:29qui va jouer
00:39:30entre 3 et 10 euros
00:39:32160 euros
00:39:33c'est un scandale
00:39:34bien sûr que c'est scandaleux
00:39:36parce que c'est une fois
00:39:37tous les 4 ans
00:39:37parce que c'est
00:39:38le maillot d'équipe de France
00:39:39il n'existera plus
00:39:40moi je pense que
00:39:41dans cette dynamique
00:39:42si vous voulez
00:39:42collective
00:39:43d'apporter du plaisir
00:39:46à des gens
00:39:47d'un milieu
00:39:47de tout milieu
00:39:49si on pouvait rendre
00:39:51un peu accessible
00:39:52les choses
00:39:52ce serait quand même
00:39:53la moindre des choses
00:39:54je suis libérale
00:39:58votre fille
00:39:58elle est passionnée
00:39:59de football
00:39:59elle vous demande
00:40:00le maillot
00:40:00vous ne lui achetez pas
00:40:01alors déjà
00:40:01heureusement
00:40:02elle ne va pas me demander
00:40:03les maillots
00:40:03d'équipe de France
00:40:04parce que je pense que
00:40:05jamais j'achèterai
00:40:06160 euros
00:40:07un maillot
00:40:07très clairement
00:40:08même pour lui faire plaisir
00:40:09non même pour lui faire plaisir
00:40:10mais non
00:40:11parce que ce n'est pas
00:40:12lui donner
00:40:12selon moi
00:40:13une bonne image des choses
00:40:14160 euros
00:40:15je préfère lui acheter
00:40:16d'autres choses
00:40:17et par ailleurs
00:40:18elle est plus PSG
00:40:19donc
00:40:20je ne connais pas
00:40:23non mais
00:40:23à la taille enfant
00:40:24peut-être que
00:40:25non c'est 130 euros
00:40:26c'est 130 euros
00:40:28donc je ne lui achèterai pas
00:40:29130 euros
00:40:29un maillot
00:40:30très clairement
00:40:30et contrefaçon
00:40:31non non non plus
00:40:33non non
00:40:33Laurence a raison
00:40:35moi
00:40:35mon fils
00:40:37qui a 13 ans
00:40:37me demanderait
00:40:38un maillot
00:40:39de l'équipe de France
00:40:40vous ne lui feriez pas plaisir
00:40:42mais je lui apprendrai
00:40:43je lui apprendrai
00:40:44la notion
00:40:45enfin ce qu'il a déjà
00:40:46mais la notion
00:40:48de l'argent
00:40:48et justement
00:40:50j'essaierai
00:40:51j'essaierai de lui apprendre
00:40:53à ne pas fétichiser
00:40:54sur des mauvaises
00:40:55sur des mauvaises choses
00:40:56la notion de plaisir
00:40:57je pense qu'il y a d'autres
00:40:58façons de prendre du plaisir
00:41:00notamment en regardant
00:41:01les matchs
00:41:01et en regardant
00:41:02les matchs
00:41:02en famille
00:41:03mais franchement
00:41:04160 euros
00:41:05un t-shirt
00:41:06c'est délirant
00:41:07ou alors je lui demanderai
00:41:08de faire une cagnotte
00:41:09qu'elle aille demander
00:41:10de l'argent partout
00:41:10et qu'elle fasse en contrepartie
00:41:12bonne oeuvre
00:41:13et qu'elle le gagne
00:41:14alors on me dit
00:41:1585 euros le maillot
00:41:16en France
00:41:17110 euros la réplique
00:41:18je pense que c'est la réplique
00:41:19et 160 euros
00:41:20le maillot authentique
00:41:21le maillot authentique
00:41:23la réplique c'est le faux
00:41:24non non le faux
00:41:25il vaut 30 balles
00:41:25au puce
00:41:27maximum je pense
00:41:28je trouve bien renseigné
00:41:29non je vais te quitter
00:41:31sur le site
00:41:32on nous dit
00:41:32ce maillot
00:41:33met à l'honneur
00:41:34la France multiculturelle
00:41:35d'aujourd'hui
00:41:35avec un imprimé répété
00:41:37rehaussé
00:41:38de détails français
00:41:39traditionnels
00:41:39fait en Thaïlande
00:41:41le détail français
00:41:42traditionnel
00:41:43c'est qu'on est un pays
00:41:44qui a quand même
00:41:44une capacité
00:41:45une industrie
00:41:46même si on l'a
00:41:47largement détruite
00:41:48peut-être qu'on aurait pu
00:41:49mettre dans le cahier
00:41:49des charges
00:41:51une exigence
00:41:52soit de prix
00:41:52soit de fabrication
00:41:53française
00:41:54pourquoi pas
00:41:54on nous bassine
00:41:55avec le made in France
00:41:57qu'est-ce qu'on attend ?
00:41:57il ne peut pas y avoir
00:41:58un cahier des charges
00:41:59là-dessus ?
00:41:59il y en a un
00:42:00bien évidemment
00:42:00puisque c'est Nike
00:42:02qui a remporté
00:42:03la licence
00:42:04de toute façon
00:42:05le foot
00:42:05maintenant c'est l'argent
00:42:06et le business
00:42:06on est focus sur le foot
00:42:08mais il y a tellement
00:42:10d'autres sports
00:42:10ça rapporte à la fédération
00:42:11donc c'est bien
00:42:13la fédération
00:42:13qui souhaite
00:42:16pomper un maximum
00:42:18un auditeur me dit
00:42:19c'est le textile
00:42:19qui est différent
00:42:22pas sûr
00:42:22je vous explique quoi
00:42:23qu'en Thaïlande
00:42:24on a des meilleurs textiles
00:42:25qu'en France
00:42:26on va demander à Nac
00:42:27qui nous en envoie un
00:42:28pour qu'on voit la qualité
00:42:34moi vous me payez
00:42:35je ne mets même pas ça
00:42:36ça pue
00:42:37c'est du
00:42:37même pas
00:42:40même pas
00:42:41moi si on me l'offre
00:42:43je le mettrai
00:42:43mais franchement
00:42:44je n'irai pas mettre
00:42:45de l'argent là-dedans
00:42:45et si je montre à ma fille
00:42:46tout ce qu'elle peut avoir
00:42:47pour ce prix-là
00:42:49par ailleurs
00:42:49en vêtements
00:42:50je pense qu'elle va prendre
00:42:51l'option de tout ce qu'elle
00:42:52peut avoir par ailleurs
00:42:53en vêtements
00:42:53juste une dernière question
00:42:54à nos débatteurs
00:42:55puisqu'on va en parler
00:42:56jeudi on aura un Gérard Rolls
00:42:57pour faire un petit détour
00:42:59on a eu raison
00:43:00d'aller aux Etats-Unis
00:43:02pour la coupe du monde
00:43:04beaucoup de gens disent
00:43:06qu'on n'aurait pas dû
00:43:08participer
00:43:08on aurait dû boycotter
00:43:09par rapport à Trump
00:43:11par rapport à Donald Trump
00:43:13c'est pas beaucoup de gens
00:43:15c'est des gens de gauche
00:43:16je veux dire
00:43:17non pas tous les gens de gauche
00:43:19c'est pas beaucoup de gens de gauche
00:43:20moi je pense que c'est juste
00:43:23on peut toujours
00:43:24on trouvera mille façons
00:43:25mille raisons
00:43:26de boycotter
00:43:27n'importe quel événement sportif
00:43:29c'est un peu du délire
00:43:30franchement on n'en finit pas
00:43:31je veux dire
00:43:31c'est pas parfait
00:43:32ce qu'il est en train de faire Trump
00:43:33mais on peut pas non plus l'accuser
00:43:34vous préférez aller en Iran
00:43:36dans la coupe du monde
00:43:37non mais je veux dire
00:43:38on a l'impression
00:43:38maintenant
00:43:39on a l'impression
00:43:40que c'est lui le méchant
00:43:41maintenant
00:43:41et qu'en Iran
00:43:43les mots là
00:43:43c'est formidable
00:43:44et qu'ils sont victimes
00:43:46ce qui peut se passer
00:43:47l'Iran participe
00:43:48je crois
00:43:52ce qui peut se passer
00:43:54c'est des incidents
00:43:55à l'arrivée aux frontières
00:43:56avec des gens
00:43:56qui ont des problèmes
00:43:57avec des papiers
00:43:59ça ça peut arriver
00:44:00dans le contexte actuel
00:44:01de la politique de Donald Trump
00:44:03ça serait pas surprenant
00:44:04mais de là
00:44:05à boycotter l'événement
00:44:06ça reste les Etats-Unis
00:44:08ça reste les Etats-Unis
00:44:10le Canada
00:44:11le Mexique
00:44:12des grands pays
00:44:13enfin je trouve absurde
00:44:14l'idée même
00:44:15de discuter
00:44:16de boycotter
00:44:16ce type d'événement
00:44:17allez on se retrouve
00:44:18dans un instant
00:44:19le meurtre
00:44:20de la petite Liana
00:44:21le choc
00:44:22le choc
00:44:23l'émotion
00:44:24l'indignation
00:44:25la société du commentaire
00:44:27également
00:44:28avec un ministre
00:44:28de la justice
00:44:29qui se dit effrayé
00:44:31un président de la république
00:44:33qui se dit choqué
00:44:34on leur demande autre chose
00:44:35à tout de suite
00:44:36Sud Radio
00:44:38le 10h midi
00:44:39mettez-vous d'accord
00:44:40Valérie Expert
00:44:41on est ensemble
00:44:43avec vous
00:44:44sur Sud Radio
00:44:44pour ce 10h midi
00:44:45pour commenter l'actualité
00:44:46l'actualité
00:44:47c'est évidemment
00:44:48le meurtre
00:44:48de la petite Liana
00:44:51scandale national
00:44:52l'émoi
00:44:53dans la population
00:44:54et aussi
00:44:55les réactions
00:44:56les différentes
00:44:57réactions politiques
00:44:58avec ce matin
00:44:59le ministre
00:45:00de la justice
00:45:01qui réunissait
00:45:02les procureurs généraux
00:45:04on en parle
00:45:04avec Laurence Saillet
00:45:05chroniqueuse politique
00:45:06ancienne députée européenne
00:45:07Mathias Leboeuf
00:45:08journaliste
00:45:09philosophe
00:45:09je rappelle
00:45:10votre dernier livre
00:45:11petit traité
00:45:11de la lenteur
00:45:12à l'usage
00:45:12des gens
00:45:14pressés
00:45:15voilà
00:45:15c'est paru
00:45:16chez Guy Trédaniel
00:45:17et Jean-Pierre Denier
00:45:18journaliste écrivain
00:45:19et créateur
00:45:20de la lettre
00:45:20d'information
00:45:22théopolitique
00:45:22on est en ligne
00:45:24avec Christine Bouillaud
00:45:25alors on va la voir
00:45:27dans un instant
00:45:28mais revenons
00:45:28sur
00:45:28alors Christine
00:45:29est là
00:45:30pardon
00:45:30bonjour Christine
00:45:31vous êtes notre
00:45:32correspondante
00:45:33à Toulouse
00:45:33vous étiez
00:45:34ce week-end
00:45:36vous assistiez
00:45:37à cette marche blanche
00:45:38avec la famille
00:45:40avec les proches
00:45:40avec tous ceux
00:45:42qui sont venus
00:45:43soutenir
00:45:44la famille
00:45:45de la petite
00:45:46Liana
00:45:47racontez-nous
00:45:48cette émotion
00:45:49ce que vous avez
00:45:50perçu
00:45:51là-bas
00:45:52pour tout vous dire
00:45:53depuis dimanche dernier
00:45:55en Sud Radio
00:45:56on est sur
00:45:57d'abord
00:45:58les premières recherches
00:46:00cette battue citoyenne
00:46:01où déjà
00:46:02il y a 500 personnes
00:46:03qui se mobilisent
00:46:04spontanément
00:46:04un dimanche après-midi
00:46:05pour aider
00:46:06aux recherches
00:46:07et on sent très vite
00:46:08que l'affaire
00:46:09prend une dimension
00:46:10assez étonnante
00:46:11alors les radars médiatiques
00:46:12à ce moment-là
00:46:12étaient focus
00:46:13sur les violences
00:46:15après le match
00:46:15du Paris Saint-Germain
00:46:16et il y avait déjà
00:46:18des reproches
00:46:19qui étaient faits
00:46:19en disant
00:46:20mais pourquoi
00:46:20on n'est pas plus nombreux
00:46:22alors qu'il y a 22 000
00:46:23policiers et gendarmes
00:46:24qui sont en train
00:46:24de surveiller
00:46:26des festivités
00:46:26après un titre
00:46:27de coupe d'Europe
00:46:27bref ça c'est le premier sujet
00:46:29mais l'émotion
00:46:30elle est montée
00:46:31effectivement d'un cran
00:46:32et même nous
00:46:34journalistes
00:46:34on a un petit peu
00:46:35de mal à redescendre
00:46:35de cette affaire
00:46:36parce qu'on voit bien
00:46:37qu'aujourd'hui
00:46:38c'est l'affaire de trop
00:46:40ou en tous les cas
00:46:40c'est ce qu'on imagine
00:46:42mais après
00:46:43quelles seront
00:46:44les vraies réponses
00:46:45techniques sur le terrain
00:46:46pour pouvoir faire avancer
00:46:47tout ça
00:46:48ça c'est autre chose
00:46:48ce qui a révolté
00:46:50effectivement absolument
00:46:51tout le monde
00:46:51c'est le profil
00:46:52et le passé judiciaire
00:46:53qui refait surface
00:46:55autour du suspect
00:46:57numéro 1
00:46:58qui continue
00:46:58de garder le silence
00:46:59c'est cette impression
00:47:01que dans ce petit village
00:47:03Gersois
00:47:04si vous connaissez Florence
00:47:05c'est tout petit
00:47:06c'est là où Uber Eats
00:47:08venait faire ses conférences
00:47:09sur les étoiles
00:47:10donc on est très très loin
00:47:11des faits diverses
00:47:12ordites
00:47:12que l'on peut connaître
00:47:13dans l'actualité
00:47:14donc tout d'un coup
00:47:15on était rattrapé
00:47:15par une espèce d'horreur
00:47:16et un toboggan de malheur
00:47:18et les gens étaient
00:47:21dans leur compréhension
00:47:22quel était le sentiment
00:47:23c'était du recueillement
00:47:24où il y avait de la colère
00:47:25recueillement
00:47:26oui
00:47:27recueillement
00:47:27beaucoup
00:47:28c'était du recueillement
00:47:30mon confrère
00:47:31Franck Payana
00:47:31aussi qui était là
00:47:33on se disait
00:47:34c'est effectivement
00:47:35quelque chose
00:47:36qui aurait pu
00:47:36très vite mal tourner
00:47:38les gens sont
00:47:40en colère
00:47:41le village
00:47:42où était
00:47:42où résidait
00:47:44le suspect
00:47:45et sa famille
00:47:45le panneau
00:47:46a été recouvert
00:47:47d'un
00:47:48d'un drap
00:47:49et dessus
00:47:50il y avait marqué
00:47:50peine de mort
00:47:52pour les pédophiles
00:47:53dans le village
00:47:54donc on voit bien
00:47:55que tout le monde
00:47:56essaye de
00:47:57de trouver une réponse
00:47:58et d'essayer de venger
00:47:59cette famille
00:48:00et sa douleur
00:48:01et de comprendre
00:48:02et il faudra
00:48:03effectivement du temps
00:48:04il faudra
00:48:05une enquête judiciaire
00:48:06qui est actuellement
00:48:07menée par le parquet
00:48:08d'Agin
00:48:08et aussi des réponses
00:48:10qui seront d'abord
00:48:11qui viendront
00:48:12de la médecine légale
00:48:14de la légiste
00:48:14pardon
00:48:14avec l'autopsie
00:48:15de la petite fille
00:48:16et puis
00:48:17une enquête fouillée
00:48:19et puis des réponses
00:48:20aussi du suspect
00:48:20numéro 1
00:48:21et ensuite
00:48:22il y aura
00:48:22toutes les enquêtes
00:48:23administratives
00:48:23alors on focalise
00:48:24beaucoup sur
00:48:25beaucoup disent
00:48:26mais qu'on fait
00:48:27les juges
00:48:29qu'a fait le parquet
00:48:30de Hoche
00:48:30je rappelle que
00:48:31parquet de Hoche
00:48:31c'est trois magistrats
00:48:33pour tout un département
00:48:34dans lequel on doit gérer
00:48:36des délits routiers
00:48:37des délits de narcotrafic
00:48:39des délits
00:48:41divers et variés
00:48:42il y a des dossiers
00:48:43prioritaires
00:48:44Christine
00:48:44et en particulier
00:48:45à Hoche
00:48:45alors je vais vous raconter
00:48:46je vais vous raconter
00:48:48quand même quelque chose
00:48:50le dossier
00:48:51de la petite Liana
00:48:52de la petite Rosa
00:48:54cette plainte
00:48:54qui a été déposée
00:48:55en Haute-Garonne
00:48:56neuf mois avant
00:48:58elle est transmise
00:48:59par le parquet
00:49:00de Toulouse
00:49:02par la voie postale
00:49:03et moi je me suis fait
00:49:04confirmer ce week-end
00:49:05que quand c'est ça
00:49:06le courrier
00:49:08peut mettre
00:49:0815 jours
00:49:09à être ouvert
00:49:15je termine
00:49:16je termine
00:49:17je termine
00:49:17ensuite
00:49:18il y a eu
00:49:19et nous l'a confirmé
00:49:20la procureure de Hoche
00:49:22lors de sa conférence de presse
00:49:23il y avait donc
00:49:24la volonté
00:49:25de continuer
00:49:26d'entendre
00:49:27et de mettre
00:49:29en garde à vue
00:49:30le suspect
00:49:31numéro 1
00:49:32donc ce dossier
00:49:33est sur le bureau
00:49:34des gendarmes
00:49:35de Lectour
00:49:36qui sont à 6 km
00:49:37donc en fait
00:49:38c'est toute la chaîne
00:49:39mais sauf que
00:49:40entre temps
00:49:42le dossier
00:49:42il arrive sous forme papier
00:49:44il arrive avec
00:49:45des moyens
00:49:46qui sont
00:49:47ce qu'on a donné
00:49:48à la justice
00:49:49avec certainement
00:49:50des hommes et des femmes
00:49:50qui sont aussi débordés
00:49:51par ailleurs
00:49:52et effectivement
00:49:53et à juste titre
00:49:54tout le monde se dit
00:49:54mais comment se fait-il
00:49:56que 5 mois
00:49:56s'écoule
00:49:58entre le moment
00:49:58où il arrive
00:49:59sur le bureau
00:49:59des gendarmes
00:50:01et ce moment
00:50:02où la petite Liana
00:50:03disparaît
00:50:04et on découvre
00:50:04qu'il y a une plainte
00:50:05supplémentaire
00:50:05comme il n'était fiché
00:50:07nulle part
00:50:07c'était très compliqué
00:50:08alors je n'excuse
00:50:09absolument pas
00:50:10mais je dis
00:50:10qu'il y a une faillite
00:50:12et c'est ce qu'a dit
00:50:13le maire de Florence
00:50:14hier
00:50:14il y a une faillite
00:50:15d'état
00:50:16aujourd'hui
00:50:17avec des multiples
00:50:19dossiers
00:50:19qui s'accumulent
00:50:20à tous les niveaux
00:50:20qui sont tous urgents
00:50:21et on est passé
00:50:22à travers
00:50:23effectivement
00:50:23une audition
00:50:25d'un suspect
00:50:27qui aurait pu
00:50:27avoir lieu
00:50:28avant que le drame
00:50:29ne se produise
00:50:30merci Christine
00:50:31alors Joël-Laurence
00:50:32ça y est
00:50:32qui voulait réagir
00:50:34des éléments
00:50:35qui sont déjà remontés
00:50:36et l'enquête
00:50:37administrative le dira
00:50:39je suis désolée
00:50:40on ne peut pas
00:50:40mettre tout
00:50:41sur l'histoire
00:50:42des moyens
00:50:42quand ils envoient
00:50:44ce courrier
00:50:45dans ce cadre là
00:50:46on peut tout à fait
00:50:47doubler l'envoi
00:50:48du courrier
00:50:49si vraiment
00:50:49ils voulaient le faire
00:50:50par papier
00:50:51d'un appel
00:50:52pour signaler
00:50:53l'urgence du dossier
00:50:54et de doubler
00:50:56notamment par mail
00:50:57donc moi
00:50:58je veux bien entendre
00:50:59qu'on peut
00:50:59dire les politiques
00:51:01il n'y a pas de moyens
00:51:03il y a quand même
00:51:04me semble-t-il
00:51:04une responsabilité individuelle
00:51:06quand vous êtes magistrat
00:51:08que vous avez
00:51:09ce dossier
00:51:10sur le bureau
00:51:11que ça doit être transmis
00:51:13cet homme
00:51:14il a deux petites filles
00:51:15à la maison
00:51:16c'est-à-dire
00:51:17qu'il a deux petites filles
00:51:19chez lui
00:51:19on voit
00:51:20qu'il y a les examens
00:51:21médicaux légaux
00:51:21qui démontrent
00:51:23qu'effectivement
00:51:24les dires
00:51:24de la petite Rosa
00:51:25sont très certainement
00:51:27avérés
00:51:28et on ne se pose pas
00:51:29la question
00:51:30on se dit
00:51:30c'est pas grave
00:51:31parce que maintenant
00:51:32il est plus proche d'elle
00:51:34de cette petite fille Rosa
00:51:36il est ailleurs
00:51:37ok
00:51:38il est ailleurs
00:51:39mais on sait très bien
00:51:39que c'est des sérials
00:51:40agresseurs
00:51:41c'est rare qu'ils aient
00:51:42qu'une victime
00:51:43ces gens-là
00:51:43notamment quand on est déjà
00:51:44au fait d'avoir des lésions
00:51:46comme a eu la petite
00:51:48la vagina
00:51:48voilà exactement
00:51:49et on ne se dit pas
00:51:50ce monsieur a chez lui
00:51:51deux petites filles
00:51:52de 7 ans et 11 ans
00:51:53donc au lieu d'envoyer
00:51:54un courrier papier
00:51:55on passe le coup de fil
00:51:56qui va
00:51:57et même si on n'a pas
00:51:58fini l'enquête
00:51:58on va accueillir ce monsieur
00:51:59je vais vous dire
00:52:00c'est pas mon opinion
00:52:02tous les français
00:52:04ne disent ça
00:52:05alors qu'il y a un corporatisme
00:52:07qui est je ne sais quoi
00:52:08derrière
00:52:09ok mais
00:52:09trouvez-moi un seul français
00:52:11qui vous dit que ça c'est normal
00:52:12c'est pas possible
00:52:13non mais c'est pas
00:52:14c'est pas non plus
00:52:15alors Jean-Pierre
00:52:16Denis
00:52:16sur cette affaire
00:52:19Valérie d'abord
00:52:20j'ai envie de vous faire
00:52:21une confidence
00:52:21moi le Gers
00:52:22c'est chez moi
00:52:23et l'autre jour
00:52:24je passais sur cette route
00:52:25près de ces villages
00:52:26je ne vais pas donner
00:52:27les noms des villages
00:52:29et quand j'ai vu
00:52:31le déploiement
00:52:31des cars
00:52:32de gendarmes
00:52:33
00:52:33que j'ai compris
00:52:34ce qu'ils cherchaient
00:52:35que j'ai vu
00:52:35ce qu'ils cherchaient
00:52:36je peux vous dire
00:52:37que ça fait quelque chose
00:52:38et les faits divers
00:52:39c'est pas juste
00:52:40comme journaliste
00:52:41souvent on les traite
00:52:42de Douane
00:52:43depuis Paris
00:52:43j'en ai longtemps parlé
00:52:45depuis Paris
00:52:47voilà
00:52:47depuis derrière un ordinateur
00:52:49dans un studio
00:52:49ce sont d'abord
00:52:50des histoires concrètes
00:52:52humaines
00:52:52et c'est toute une région
00:52:53qui est vraiment
00:52:54durablement
00:52:56marquée
00:52:57par cette histoire
00:52:58et j'avais envie
00:52:59de le redire
00:53:00ça ne fait pas
00:53:00peut-être avancer
00:53:01le débat de société
00:53:02mais c'est aussi
00:53:03des cas humains
00:53:04c'est des vraies histoires
00:53:07qui marquent
00:53:07un territoire
00:53:09ensuite
00:53:09il y a quelque chose
00:53:10qui me dérange
00:53:11maintenant
00:53:12ces derniers jours
00:53:13ce matin
00:53:14j'entendais
00:53:14sur une autre antenne
00:53:15le président
00:53:16de la conférence nationale
00:53:17des procureurs
00:53:18qui disait
00:53:19qu'il ne faut pas
00:53:20jeter en pâture
00:53:20les magistrats
00:53:22après vous allez avoir
00:53:23les politiques
00:53:23qui vont dire
00:53:24que ce n'est pas leur faute
00:53:24qu'ils ont fait ce qu'il faut
00:53:26et moi ce qui commence
00:53:27à me déranger
00:53:27dans ce truc là
00:53:28c'est que chacun
00:53:28commence à se renvoyer
00:53:29la balle
00:53:30en disant
00:53:31c'est une question de moyens
00:53:32c'est pas une question de moyens
00:53:33c'est la faute
00:53:34du ministère de la justice
00:53:35c'est les gendarmes
00:53:36qui n'ont pas fait le boulot
00:53:36c'est les magistrats
00:53:37et je trouve que dans ce genre
00:53:39d'affaires
00:53:39il faudrait d'abord
00:53:39un peu de modestie
00:53:41d'humidité
00:53:41de dire
00:53:42ben oui
00:53:42à notre niveau
00:53:43nous
00:53:44justice
00:53:45parquet
00:53:46on a des choses à revoir
00:53:47parce qu'effectivement
00:53:48un dossier qui arrive
00:53:49par la voie postale
00:53:50et qui se perd
00:53:51c'est juste
00:53:52enfin qui se perd
00:53:52qui s'endort
00:53:53c'est juste pas acceptable
00:53:54même si on manque
00:53:55de greffier
00:53:56on n'a pas assez de greffier
00:53:57en France
00:53:57ok voilà
00:53:59oui on a augmenté
00:54:00les moyens de la justice
00:54:01Emmanuel Macron
00:54:02c'est vrai
00:54:03les moyens de la justice
00:54:04sont considérablement augmentés
00:54:05depuis qu'il est président
00:54:06de la république
00:54:06mais tout ça
00:54:07cette façon de rejeter
00:54:09voilà
00:54:10il faudrait se mettre
00:54:10tous autour de la table
00:54:11et dire
00:54:11on veut plus
00:54:12que ça se produise
00:54:13voilà
00:54:13c'est tout
00:54:14c'est une chaîne
00:54:15en fait
00:54:16c'est une chaîne
00:54:16voilà
00:54:17des postures
00:54:18un peu comme celle
00:54:19de Gérald Darmanin
00:54:20depuis le début
00:54:21de cette affaire
00:54:21moi je trouve ça
00:54:22un peu navrant
00:54:22oui je voulais peut-être
00:54:23qu'on écoute
00:54:23Gérald Darmanin
00:54:24écouter ce qu'il disait
00:54:26hier
00:54:27donc on se donne
00:54:27un mois
00:54:28on va avec
00:54:29le ministre intérieur
00:54:30qui demain matin
00:54:31je le remercie
00:54:32va donner une dépêche
00:54:33à l'ensemble
00:54:33de ces policiers
00:54:35dire qu'ils doivent être
00:54:35sous l'autorité absolue
00:54:37des procureurs de la république
00:54:38et j'en remercie Laurent Nunes
00:54:39pour ça
00:54:40on va prendre
00:54:41ressort par ressort
00:54:42toutes les plaintes
00:54:43et au 14 juillet
00:54:44je vais les réunir à nouveau
00:54:45et moi je ne partirai pas
00:54:47en vacances
00:54:47et il n'y a pas un haut magistrat
00:54:48qui va partir en vacances
00:54:49tant que je n'aurai pas vu
00:54:50un par un
00:54:51les procureurs généraux
00:54:52pour qu'on fasse le bilan
00:54:52de sa cour d'appel
00:54:54qu'on voit ce qu'il manque
00:54:55s'il y a des difficultés
00:54:56ici ou là
00:54:56peut-être des problèmes
00:54:57avec le ministre intérieur
00:54:58peut-être des problèmes
00:54:59d'experts
00:54:59parce qu'il manque des psys
00:55:05de l'IANA
00:55:05mais je parle en général
00:55:06et personne ne partira
00:55:08en vacances
00:55:08donc je n'aurai pas la certitude
00:55:10que toutes les plaintes
00:55:11pour lesquelles
00:55:11les procureurs de la république
00:55:12ont ouvert une enquête
00:55:13qui concerne les enfants
00:55:14n'a pas été correctement
00:55:15j'ai l'impression
00:55:16qu'il parle à des enfants
00:55:17vous ne partirez pas en vacances
00:55:18moi j'ai trouvé
00:55:19que le décalage
00:55:22était énorme
00:55:22c'est ça que je voulais dire
00:55:23c'est ce genre de phrase
00:55:25et on va dire aux français
00:55:27qu'en un mois
00:55:27on va examiner 77 000 plaintes
00:55:30alors qu'on a été infoutu
00:55:31d'en examiner une
00:55:33en 9 mois
00:55:34on va y revenir
00:55:340 826 300 300
00:55:36on vous attend
00:55:37évidemment sur Sud Radio
00:55:38vous avez la parole
00:55:4010h midi
00:55:41Sud Radio
00:55:42le 10h midi
00:55:43mettez-vous d'accord
00:55:45Valérie Expert
00:55:46alors nous revenons
00:55:47nous parlons
00:55:47du meurtre
00:55:49de la petite Liana
00:55:50des réactions politiques
00:55:52tout le monde s'agit
00:55:53dans tous les sens
00:55:54oui il y a des dysfonctionnements
00:55:55oui il y a des problèmes
00:55:57de moyens
00:55:58oui il y a aussi
00:55:58des questions
00:55:59d'accueil
00:56:00de formation
00:56:02peut-être sur la réaction
00:56:03sur ce que disait
00:56:04Gérald Darmanin
00:56:05Mathias Leboeuf
00:56:07moi c'est pareil
00:56:09je suis très embêté
00:56:10avec cette affaire
00:56:11je pense
00:56:12comme l'a dit Christine
00:56:13que effectivement
00:56:14c'est l'affaire de trop
00:56:15qu'effectivement
00:56:17il y a des dysfonctionnements
00:56:18individuels
00:56:19et structurels
00:56:21voire systémiques
00:56:23bon ça
00:56:24ça paraît
00:56:24à peu près sûr
00:56:25la question
00:56:26des sous-effectifs
00:56:27elle est quand même
00:56:27extrêmement importante
00:56:28on est un pays
00:56:30on passe notre temps
00:56:30à se comparer
00:56:31notamment à se comparer
00:56:32avec l'Allemagne
00:56:33si vous prenez
00:56:33les effectifs
00:56:34en France
00:56:35vous avez 11 juges
00:56:36et 3 procureurs
00:56:37pour 100 000 habitants
00:56:38en Allemagne
00:56:39c'est 24 juges
00:56:40et 7 procureurs
00:56:41pour le même
00:56:42nombre d'habitants
00:56:43donc il y a quand même
00:56:45une sous-représentation
00:56:48judiciaire
00:56:49qui est pour le coup
00:56:50qui pèse
00:56:51sur les dysfonctionnements
00:56:53systémiques
00:56:53néanmoins
00:56:54il y a une chose
00:56:55moi qui me dérange
00:56:58pour reprendre
00:56:59les mots de Jean-Pierre
00:57:00c'est la petite musique
00:57:01anti-justice
00:57:02qu'on entend
00:57:03depuis une semaine
00:57:05et ça me dérange
00:57:07pourquoi
00:57:07je me demande
00:57:08je vais être précautionneux
00:57:09je me demande
00:57:10si cette affaire
00:57:11tragique
00:57:12bien évidemment
00:57:12encore une fois
00:57:13affaire de trop
00:57:15pathétique
00:57:17ne met pas
00:57:18un effet de loupe
00:57:19et finalement
00:57:20on ne voit
00:57:21que les trains
00:57:21qui n'arrivent pas
00:57:23à l'heure
00:57:23il y en a beaucoup
00:57:26justement
00:57:26mais non
00:57:27si vous avez
00:57:3270 000 plaintes
00:57:33il n'y a pas
00:57:3470 000
00:57:34il y en a
00:57:35et je dis ça
00:57:37je vais vous dire
00:57:37pourquoi
00:57:37parce que moi
00:57:38j'ai dans mon entourage
00:57:39des juges
00:57:40je connais également
00:57:41un procureur
00:57:41c'est des gens
00:57:42qui travaillent
00:57:43comme des bêtes
00:57:44comme dans les hôpitaux
00:57:45c'est des gens
00:57:46qui ont des journées
00:57:47de fous
00:57:48qui sont harassés
00:57:49de travail
00:57:49et on entend
00:57:50cette musique
00:57:52la justice
00:57:53et les incompétences
00:57:54et moi je suis très gêné
00:57:56par ça
00:57:56c'est un peu comme
00:57:57dans les hôpitaux
00:57:58si vous voulez
00:57:59mais vous croyez que
00:57:59tous les procureurs
00:58:01sont comme votre ami
00:58:02non mais parce que
00:58:02c'est comme dans
00:58:03tous les domaines
00:58:04de la société
00:58:04je ne sais pas
00:58:05bien sûr
00:58:06vous pouvez comprendre
00:58:07dire à des parents
00:58:08dans le périscolaire
00:58:09que des gamins
00:58:10ont été agressés
00:58:11sexuellement
00:58:12et qu'on ne va pas
00:58:13en prison
00:58:13donc excusez-moi
00:58:15c'est quand même
00:58:15des décisions
00:58:16de justice
00:58:17rendues par les juges
00:58:19et ces gens
00:58:20sont dans la nature
00:58:21il y en a un là
00:58:22qui a été condamné
00:58:23pour agression sexuelle
00:58:25il est avec peine aménagée
00:58:26il est dans la nature
00:58:27donc si vous voulez
00:58:28que les prédateurs
00:58:29restent dans la nature
00:58:30comprenez l'exaspération
00:58:33ce que je veux dire
00:58:34c'est qu'encore une fois
00:58:36je pense que
00:58:37si on veut garder
00:58:39la tête froide
00:58:40et si on ne veut pas
00:58:42réagir dans l'émotionnel
00:58:43et si on veut avoir
00:58:44un diagnostic
00:58:45juste
00:58:45sur la justice
00:58:46qui est mal
00:58:48qui est en peine
00:58:49il faut justement
00:58:50garder la tête froide
00:58:52et ne pas
00:58:53sacrifier
00:58:54à cet effet de loupe
00:58:55bien évidemment
00:58:56que tout ce que vous venez
00:58:57de dire
00:58:57est absolument tragique
00:58:58il ne s'agit pas
00:58:59d'excuser
00:58:59mais encore une fois
00:59:01la petite musique
00:59:02anti-justice
00:59:03qui au passage
00:59:04vient nourrir
00:59:05un discours sécuritaire
00:59:06c'est-à-dire qu'il y a
00:59:07une intention politique
00:59:08derrière tout ça
00:59:10regardons les choses
00:59:11froidement
00:59:12il y a plein de choses
00:59:13qui fonctionnent aussi
00:59:14il y a plein de choses
00:59:15qui dysfonctionnent
00:59:16mais ne jetons pas
00:59:17le bébé de la justice
00:59:18avec l'eau
00:59:19je pense que l'émotion
00:59:20elle va servir
00:59:21l'émotion elle va servir
00:59:22parce que même si
00:59:23on peut critiquer
00:59:24la prise d'opposition
00:59:25de Gérald Darmanin
00:59:25on peut en discuter
00:59:26mais dans les 70 000 plaintes
00:59:28qui vont être réagrées
00:59:29et examinées
00:59:30peut-être que
00:59:31sur ce laps de temps
00:59:32on va sauver des enfants
00:59:33bien sûr
00:59:33je veux bien qu'on critique
00:59:35ça comme
00:59:35mais s'il n'avait rien dit
00:59:37s'il était planqué
00:59:37moi je trouve ça très bien
00:59:39qu'il prenne ses responsabilités
00:59:40parce qu'on peut dire
00:59:41des missions
00:59:42tous les politiques nuls
00:59:43c'était pas Darmanin
00:59:44je me suis en cause
00:59:45forcément
00:59:45mais là
00:59:45cette action-là
00:59:46sur les 70 000 plaintes
00:59:48je ne sais pas
00:59:48comment il va y arriver
00:59:49je ne sais pas combien
00:59:50vont être traités
00:59:51mais si des enfants
00:59:52sont sauvés
00:59:53grâce à cette chose-là
00:59:55tant mieux
00:59:56je suis entièrement d'accord
00:59:57et je vous retrouve là
00:59:58et ce que je voulais juste rappeler
01:00:00c'est que
01:00:02il n'y a pas 70 000
01:00:03il y en a
01:00:04donc il y a aussi
01:00:05des procs
01:00:06et des juges
01:00:07qui font leur boulot
01:00:07et qui sauvent des enfants
01:00:09et ça me paraît important
01:00:11de le rappeler
01:00:11quand vous écoutez quand même
01:00:12l'avocat d'innocence en danger
01:00:14vous vous rendez compte
01:00:15qu'il y a quand même
01:00:16un énorme chantier
01:00:18qui est là
01:00:19et je vais vous faire écouter
01:00:20moi
01:00:20Jacques Fontbonne
01:00:21c'est l'ancien commandant
01:00:22du centre de formation
01:00:23de police judiciaire
01:00:25c'est un commandant
01:00:25il était
01:00:26il est militaire
01:00:28il n'est pas police judiciaire
01:00:29il est gendarmerie
01:00:30non non
01:00:30il était à la police judiciaire
01:00:31celui dont je parle
01:00:32ainsi
01:00:32il est en synthé
01:00:33alors peut-être
01:00:36ils se sont trompés
01:00:37sur les synthés
01:00:37mais j'ai repris le synthé
01:00:39on l'écoute
01:00:40il était sur BFM
01:00:41sur une affaire de pédophilie
01:00:43chez un magistrat
01:00:45pour laquelle j'avais été saisi
01:00:46à la section des recherches
01:00:47d'Orléans
01:00:48on avait retrouvé
01:00:49plus d'un million
01:00:50de photos
01:00:51et de vidéos
01:00:53pédopornographiques
01:00:54chez lui
01:00:55il y a eu une instruction
01:00:58la sanction a été
01:00:59de 1000 euros d'amende
01:01:01combien ?
01:01:021000 euros d'amende
01:01:021000 euros d'amende
01:01:03pour la détention
01:01:04d'un million
01:01:04de clichés pédopornographiques
01:01:06absolument
01:01:06pour la détention
01:01:07pas de prison avec sursis
01:01:08rien de tout
01:01:09non non
01:01:09on s'attendait quand même
01:01:10à ce qu'il y ait
01:01:11une sanction significative
01:01:13mais ça n'a pas été le cas
01:01:15ce que disait tout à l'heure
01:01:17Jean Sagné
01:01:17c'est de faire la différence
01:01:18entre pédocriminels
01:01:19et pédophiles
01:01:20parce que pédophiles
01:01:23les pédophiles
01:01:24ne passent pas forcément
01:01:25à l'acte non plus
01:01:27il fait la différence
01:01:29mais tous les pédocriminels
01:01:30sont des pédophiles
01:01:31donc c'est des distinguos
01:01:33moi je veux venir
01:01:34sur ce que j'ai proposé
01:01:35parce que j'ai vu
01:01:37j'ai entendu des choses
01:01:38et j'ai pas découvert
01:01:39malheureusement
01:01:40dans l'affaire
01:01:41de la petite Liana
01:01:41qui m'ont interpellé
01:01:43beaucoup disaient
01:01:43le professeur de sport
01:01:45disait
01:01:45je trouvais un peu bizarre
01:01:46parce qu'il était
01:01:47trop proche des enfants
01:01:48une autre dame disait
01:01:49je trouvais un peu bizarre
01:01:50parce qu'il était sur un banc
01:01:51et voilà
01:01:52et je pense que
01:01:53la grosse difficulté
01:01:54je dis pas que ça va
01:01:55résoudre le problème
01:01:55mais une partie du problème
01:01:57c'est aussi
01:01:57la libération de la parole
01:01:59de manière simple
01:02:00alors il existe
01:02:01un numéro d'appel
01:02:01quand vous avez des doutes
01:02:02qui est le 119
01:02:03il se trouve que
01:02:04et notamment les jeunes
01:02:05ne téléphonent pas
01:02:07et téléphoner
01:02:08c'est un acte très difficile
01:02:09c'est montrer sa voix
01:02:11et moi je veux
01:02:12qu'il y ait
01:02:13une plateforme
01:02:14nationale
01:02:15j'ai saisi
01:02:17Gérald Darmanin
01:02:17vendredi matin
01:02:18sur le sujet
01:02:19qui permette
01:02:20non seulement
01:02:21de l'information
01:02:22expliquer
01:02:23quels sont
01:02:23les signaux faibles
01:02:24oui c'est étrange
01:02:26quand quelqu'un
01:02:27est toujours au contact
01:02:28des enfants
01:02:28et cherche
01:02:29oui si votre fille
01:02:31va à une soirée pyjama
01:02:32et que le papa
01:02:33vient faire des gros câlins
01:02:34dans le lit
01:02:34oui ça c'est bizarre
01:02:35excusez moi je parle
01:02:36de cas difficiles
01:02:37à entendre
01:02:37tout est un peu tabou
01:02:38mais c'est la réalité
01:02:39donc dans cette plateforme
01:02:40que je veux
01:02:41sous forme
01:02:42d'application
01:02:44application qu'on aurait
01:02:45tous dans notre téléphone
01:02:46et tous les jeunes
01:02:46et les parents
01:02:47on a la capacité
01:02:49de mieux être informé
01:02:50d'être dirigé
01:02:52et ensuite
01:02:52de faire remonter
01:02:54des signalements
01:02:54de manière simple
01:02:55c'est beaucoup plus facile
01:02:57pour un jeune
01:02:57d'aller sur son application
01:02:59tout ça sous contrôle
01:03:00bien sûr
01:03:00puisque c'est dédié
01:03:02à remonter
01:03:02au service de police
01:03:03et de justice
01:03:03on est bien d'accord
01:03:04c'est pas un me too
01:03:05où on jette tout le monde
01:03:06sur les réseaux sociaux
01:03:07et donc
01:03:07de faire remonter
01:03:09ces informations
01:03:09avec l'intelligence artificielle
01:03:11on a l'impression
01:03:12d'être encore
01:03:13vous voyez
01:03:13on envoie des courriers
01:03:14quand une personne
01:03:16est citée plusieurs fois
01:03:18dans des signalements
01:03:19que ça matche
01:03:20une fois pour toutes
01:03:20et que ça déclenche
01:03:21des signaux
01:03:22est-ce que cette personne
01:03:23est déjà dans les fichiers
01:03:24donc je veux
01:03:25que ce soit un outil
01:03:26à la portée de tous
01:03:28simple
01:03:28facile
01:03:29et sécurisé
01:03:30pour que
01:03:31la parole
01:03:32soit donnée
01:03:33beaucoup plus
01:03:34facilement
01:03:34oui mais là
01:03:35les signalements
01:03:35ont été faits
01:03:36enfin les démarches
01:03:37ils ne croient pas
01:03:37de cette affaire en particulier
01:03:38oui mais quand même
01:03:39il faut rester
01:03:39près de l'affaire
01:03:40non il ne faut pas rester
01:03:42près de l'affaire
01:03:42parce que ce n'est pas
01:03:43une affaire
01:03:43sinon on dit certes
01:03:45oui mais
01:03:46enfin les signalements
01:03:47ont été faits
01:03:47le problème c'est justement
01:03:49que les faits étant
01:03:50connus
01:03:51ou des signalements
01:03:52étant faits
01:03:52ça ne marche pas
01:03:54est-ce que le prof de sport
01:03:54a signalé ?
01:03:55non
01:03:55est-ce que la dame
01:03:57qui le voyait toujours
01:03:57sur le banc
01:03:58a signalé ?
01:03:59non
01:04:00moi je ne suis pas là
01:04:01pour résoudre cette affaire
01:04:02ce n'est pas ma compétence
01:04:03je veux donner un moyen
01:04:05pour déjà simplifier
01:04:07et que ça ne soit plus tabou
01:04:09parce que c'est tabou
01:04:10ces discussions encore
01:04:11et notamment
01:04:12dans le public masculin
01:04:14a beaucoup plus de mal
01:04:14à en parler
01:04:15que dans le public féminin
01:04:16l'école a aussi un rôle
01:04:17à jouer
01:04:17dans l'instruction civique
01:04:19et ou sexuelle
01:04:20je ne sais pas
01:04:20si on va parler
01:04:21d'instruction sexuelle
01:04:22mais civique
01:04:23en alerte
01:04:25et en éducation
01:04:26mais quand les enfants parlent
01:04:27et qu'on ne les écoute pas
01:04:28ou quand les enfants parlent
01:04:30et que la plainte n'est pas prise
01:04:31ou quand les enfants parlent
01:04:32j'ai lu un truc
01:04:33qui fait ronde
01:04:33je ne sais pas
01:04:33si cette information
01:04:34est confirmée
01:04:35j'ai lu que ce type
01:04:36a porté le goûter
01:04:38de la jeune fille
01:04:40tous les jours
01:04:41à l'école
01:04:43moi je peux vous garantir
01:04:44que si j'ai une gamine
01:04:46et qu'un adulte
01:04:48d'une quarantaine d'années
01:04:48vient apporter
01:04:49un goûter
01:04:50à ma fille
01:04:53je vais moi-même
01:04:54signaler
01:04:56mais est-ce que vous
01:04:56vous auriez plus facilement
01:04:57avec une application
01:04:58ou en téléphonant ?
01:04:59l'application
01:05:01bien évidemment
01:05:01l'application
01:05:02c'est le
01:05:03119 c'est anonyme
01:05:04non mais Valérie
01:05:06est-ce que tes enfants
01:05:07est-ce qu'ils téléphonent
01:05:08ou est-ce qu'ils envoient
01:05:09des messages
01:05:09c'est difficile
01:05:10de parler
01:05:11moi je suis désolée
01:05:12c'est difficile de dire
01:05:14bonjour
01:05:14j'ai 12 ans
01:05:15et ma petite copine
01:05:17quelqu'un lui amène
01:05:18le goûter
01:05:18si on a une appli
01:05:20c'est beaucoup plus facile
01:05:21de poser les questions
01:05:22il faut vivre avec notre temps
01:05:23bien sûr
01:05:24je vais dire
01:05:25pour faire ça
01:05:26il faut que les enfants
01:05:26aient le discernement
01:05:27c'est-à-dire qu'il faut
01:05:28aujourd'hui je pense
01:05:30ça c'est la partie information
01:05:33ça c'est la partie information
01:05:35d'application
01:05:36c'est-à-dire
01:05:37des jeunes qui témoignent
01:05:39des gens qui expliquent
01:05:40vous savez
01:05:41avec des petites vidéos
01:05:41tout ça
01:05:42rendre les choses
01:05:43en fait
01:05:44il faut se mettre à la portée
01:05:46des victimes
01:05:46et des témoins
01:05:47on se retrouve dans un instant
01:05:48on aura deux appels
01:05:49Marie, Stéphane
01:05:51qui veulent réagir
01:05:53qui sont évidemment
01:05:54comme beaucoup
01:05:55d'entre nous
01:05:56très choqués
01:05:5710h midi
01:05:58Sud Radio
01:05:59le 10h midi
01:06:01mettez-vous d'accord
01:06:02Valérie Exper
01:06:03Alors on va continuer
01:06:04à parler de l'affaire
01:06:05Iliana avec nos débatteurs
01:06:07mais on a beaucoup d'appels
01:06:08on a Marie qui est au téléphone
01:06:09Marie nous appelle
01:06:10de la Drôme
01:06:10bonjour Marie
01:06:11Oui bonjour
01:06:12bonjour à Valérie
01:06:13bonjour à vos invités
01:06:16je voulais donc parler
01:06:17de ce suspect
01:06:18j'ai entendu pas mal
01:06:20de choses
01:06:20qui m'entrappellent aussi
01:06:22mais avant tout
01:06:23je voulais remercier
01:06:24la personne
01:06:25qui était tout à l'heure
01:06:26la personne de votre plateau
01:06:27qui a pensé
01:06:29aux enfants
01:06:30de ce suspect
01:06:31donc
01:06:32qui a fait
01:06:33qui a fait disparaître
01:06:35et sans doute
01:06:36le décès
01:06:36de la petite
01:06:37Laïana
01:06:39je voulais
01:06:39je trouvais
01:06:41que c'était
01:06:41une bonne pensée
01:06:43parce que
01:06:44ce père
01:06:45je pense pas
01:06:45qu'il ait épargné
01:06:46ses enfants
01:06:47voilà
01:06:48je doute fort
01:06:49que ses enfants
01:06:50soient
01:06:50donc c'est bien
01:06:51d'avoir une pensée
01:06:52pour eux aussi
01:06:53c'est Laurent Saillet
01:06:53qui en parlait
01:06:55pardon
01:06:55c'est Laurent Saillet
01:06:57qui parlait
01:06:58de ses enfants
01:06:59aïe aïe aïe
01:07:00je vous entends
01:07:01plus du tout
01:07:02nous on vous entend
01:07:04qu'est-ce que
01:07:05qu'est-ce que vous
01:07:05vouliez nous dire
01:07:06sur cette affaire
01:07:07alors je voulais
01:07:08vous dire donc
01:07:09que je remercie
01:07:10cette personne
01:07:11pour la pensée
01:07:11parce qu'il faudrait
01:07:12peut-être pencher
01:07:13sur le sort
01:07:15de ses enfants
01:07:16à lui
01:07:17et puis
01:07:18je voulais
01:07:19je rejoins
01:07:20tous les témoignages
01:07:22que j'ai entendus
01:07:22par rapport au goûter
01:07:24c'est quand même étrange
01:07:25que personne ait remarqué
01:07:26cet homme
01:07:26qui venait toujours
01:07:28au collège
01:07:28amener des goûters
01:07:29je trouve ça étrange
01:07:30et que les parents
01:07:32des enfants
01:07:34personne n'aimaient parlé
01:07:35de ce monsieur
01:07:35qui venait à l'école
01:07:36ça me laisse interrogative
01:07:39oui
01:07:39merci de votre appel
01:07:41Marie
01:07:41vous avez raison
01:07:42mais il y a tout un faisceau
01:07:43après quand on refait
01:07:44l'histoire
01:07:45j'ai envie de dire
01:07:46il y a une dame
01:07:47moi ça m'a mise en colère
01:07:48qui a fait un message
01:07:51en disant
01:07:53elle s'est exprimée
01:07:54il faudrait que je retrouve
01:07:55où je me suis dit
01:07:56mais t'avais pas
01:07:57t'avais qu'à parler
01:07:58avant
01:07:59toute la journée
01:08:00on le voyait
01:08:01avec des jeunes filles
01:08:02témoignons
01:08:02sans colère
01:08:03une habitante du village
01:08:04sur la disparition
01:08:06de Liana
01:08:06bah oui
01:08:08c'est pour ça
01:08:08que plus on facilitera
01:08:09la capacité
01:08:10de donner
01:08:10des informations
01:08:12et de faire remonter
01:08:13des informations
01:08:13c'est pas de la délation
01:08:14c'est de la protection
01:08:15c'est la protection
01:08:16des enfants
01:08:17plus on facilitera
01:08:19mécaniquement
01:08:19techniquement
01:08:20les choses
01:08:22me semble-t-il
01:08:23plus on avancera
01:08:24sur ces sujets
01:08:24Jean-Pierre
01:08:25je voudrais revenir
01:08:26sur la question
01:08:27de la responsabilité
01:08:28des magistrats
01:08:29est-ce qu'ils travaillent
01:08:29bien ou pas bien
01:08:30j'ai envie de faire
01:08:30le parallèle
01:08:31avec des affaires
01:08:32que je connais très bien
01:08:32depuis 25 ans
01:08:33qui sont celles
01:08:34des abus sexuels
01:08:35dans l'église catholique
01:08:36qui ont beaucoup
01:08:37de ressemblances
01:08:38avec les questions
01:08:39qu'on se pose
01:08:40parce qu'on passe son temps
01:08:41on a passé son temps
01:08:42dans l'église catholique
01:08:43à renvoyer
01:08:44la responsabilité
01:08:45ou à dire que c'était
01:08:46des cas individuels
01:08:47que c'était pas
01:08:47un problème systémique
01:08:48moi je crois
01:08:49qu'à un moment donné
01:08:49c'est bien
01:08:50qu'il y ait une indignation
01:08:51un mouvement d'opinion publique
01:08:52parce qu'il n'y a que comme ça
01:08:53que ça va changer
01:08:54j'ai envie de vous dire
01:08:56les bougies
01:08:56les fleurs
01:08:57les ballons
01:08:57et les so what
01:08:58non mais justement
01:08:59je pense que
01:09:00il faut beaucoup de temps
01:09:01si je prends l'exemple
01:09:02de l'église catholique
01:09:03je parle d'une échelle
01:09:04de temps de 25 ans
01:09:05et les problèmes
01:09:05sont très très loin
01:09:07d'être résolus
01:09:08et donc
01:09:10malheureusement
01:09:10ce genre d'affaires
01:09:12oblige aussi
01:09:13des institutions
01:09:14à se remettre en question
01:09:15et ce que je voulais dire
01:09:16c'est qu'évidemment
01:09:16les magistrats qui travaillent
01:09:18j'en connais
01:09:19qui sont formidables
01:09:20j'en connais
01:09:21on en connaît tous
01:09:21mais ça ne peut pas
01:09:23empêcher la discussion
01:09:24sur le fond
01:09:24et sur les dysfonctionnements
01:09:25de la justice
01:09:26de même que
01:09:27je connais beaucoup
01:09:28d'évêques et de prêtres
01:09:29qui sont des gens
01:09:30absolument remarquables
01:09:31et merveilleux
01:09:33et ça n'empêche pas
01:09:34qu'il faille discuter
01:09:35des problèmes
01:09:36qui se posent
01:09:36dans l'église catholique
01:09:37alors on a Stéphane en ligne
01:09:39bonjour Stéphane
01:09:39vous nous appelez de Bordeaux
01:09:40qu'est-ce que cette affaire
01:09:43Liana évoque pour vous ?
01:09:46Forcément
01:09:46c'est absolument terrible
01:09:48mais je voulais mettre ça
01:09:50en perspective
01:09:50et énoncer
01:09:51qu'on ne résoudra rien
01:09:54tant qu'on n'aura pas
01:09:54une approche
01:09:55vraiment systémique
01:09:56de la problématique
01:09:58problématique
01:09:58qui concerne la justice
01:09:59mais qui concerne
01:10:00beaucoup d'autres ministères
01:10:02ça concerne aussi
01:10:03l'éducation nationale
01:10:04ça concerne la police
01:10:06on a un fonctionnement
01:10:07enfin on a un état
01:10:08qui dysfonctionne complètement
01:10:10quand on se dit
01:10:10une approche systémique
01:10:11c'est qu'il y a effectivement
01:10:13le problème du budget
01:10:14c'est-à-dire qu'on voit bien
01:10:15que c'est un ministère
01:10:16qui est sous-doté
01:10:17avec des moyens
01:10:18qui sont très limités
01:10:19mais je voudrais mettre
01:10:20ça en perspective
01:10:21je vais vous raconter
01:10:22une petite anecdote
01:10:23j'ai eu une affaire
01:10:23en justice à Bordeaux
01:10:25et on a attendu
01:10:26des heures et des heures
01:10:27et de ce pauvre juge
01:10:27il nous disait
01:10:28mais c'est terrifiant
01:10:29on ne peut pas
01:10:31faire le jugement
01:10:32parce qu'on a un problème
01:10:33d'informatique
01:10:34et on est absolument
01:10:35sous-doté
01:10:37et il était très malheureux
01:10:38de tout ça
01:10:39mais le problème
01:10:39c'est que tout ça
01:10:40avait lieu dans un
01:10:42comment dire
01:10:42un endroit
01:10:43un palais en fait
01:10:45qui avait été construit
01:10:46je crois qu'il a coûté
01:10:48une quarantaine
01:10:48de millions d'euros
01:10:49donc c'était un truc
01:10:50qui était magnifique
01:10:51avec des espèces
01:10:52de cathédrales à l'intérieur
01:10:53alors je me suis rancé
01:10:54c'est incroyable
01:10:55ce que vous avez fait
01:10:56il y avait des fenêtres
01:10:57énormes
01:10:58donc il fallait tous les mois
01:10:59venir laver
01:11:00ça coûtait un budget incroyable
01:11:01à l'intérieur
01:11:01comme à l'extérieur
01:11:03donc pour vous dire
01:11:03qu'il faut relativiser
01:11:04ça
01:11:05donc il y a le problème
01:11:05de l'argent
01:11:06effectivement il faut doter
01:11:07ce qu'on doute un peu plus
01:11:08mais il faut voir où
01:11:09on va l'argent aussi
01:11:11après il y a quelqu'un
01:11:11de des problèmes
01:11:13on vous a perdu Stéphane
01:11:15mais l'idée c'est de
01:11:17oui c'est de régler
01:11:18de façon systémique
01:11:19mais réunion de crise
01:11:20je vois là sur les antennes
01:11:21de télé
01:11:21réunion de crise terminée
01:11:23réunion de crise
01:11:24et après
01:11:25et après
01:11:26quand on écoute
01:11:27je voyais Laurence Rossignol
01:11:29qui est très engagée
01:11:30sur les sujets
01:11:30des violences
01:11:31qui disait
01:11:32mais c'est pas faute
01:11:33d'avoir tiré
01:11:34la sonnette d'alarme
01:11:35pour les associations
01:11:35ce que nous disait
01:11:36Jean Seigne
01:11:37avocat d'innocence
01:11:38sans danger
01:11:39une association
01:11:40qui existe depuis 40 ans
01:11:41qui tire la sonnette d'alarme
01:11:42qui n'a quasiment jamais
01:11:44été reçu par le ministre
01:11:45de la justice
01:11:46par aucun ministre
01:11:47de la justice
01:11:48bah on s'interroge
01:11:49Laurence
01:11:50mais bien sûr
01:11:51que moi je m'interroge
01:11:52mais je suis tellement
01:11:55terrifiée
01:11:55par tout ce qui se passe
01:11:58alors c'est vrai
01:11:59que comme j'ai une fille
01:12:00de 11 ans
01:12:01et que je baigne
01:12:02dans le milieu scolaire
01:12:03et que je suis entourée
01:12:04de gens terrorisés
01:12:06terrorisés
01:12:06ça amplifie
01:12:08si vous voulez
01:12:09mon émotion
01:12:11mais moi maintenant
01:12:12ce que j'ai envie
01:12:12c'est qu'on avance
01:12:13est-ce qu'on peut virer
01:12:15tous les ministres
01:12:16dire que tout le monde
01:12:16est nul
01:12:17taper sur les juges
01:12:18et faire ça
01:12:19ok
01:12:19mais on avance comment
01:12:21on avance
01:12:22morceau par morceau
01:12:2377 000 plaintes
01:12:24en un mois
01:12:25on verra ce qui peut être fait
01:12:27mais en tout cas
01:12:27je trouve que
01:12:29c'est important
01:12:30que Gérald Darmanin
01:12:31se mouille
01:12:32qu'est-ce qu'on dirait
01:12:33s'il était dans son bureau
01:12:34en disant
01:12:35une enquête administrative
01:12:36a été diligentée
01:12:37nous verrons
01:12:38oui nous allons réfléchir
01:12:40les candidats à la présidentielle
01:12:41pourront faire l'argent
01:12:42voilà
01:12:43je veux dire
01:12:43c'est pas parfait
01:12:44mais en tout cas
01:12:45je suis contente
01:12:45qu'il prenne le risque
01:12:46et qu'il
01:12:47en fait
01:12:48il affronte
01:12:49il affronte
01:12:50parce que
01:12:51c'est pas agréable
01:12:51vous savez
01:12:52d'aller faire
01:12:52un 20h
01:12:53pour dire que
01:12:54en fait
01:12:55ça n'a pas fonctionné
01:12:58ça provoque aussi
01:12:59une forme de défiance
01:13:01de la population
01:13:02où on sent le politique
01:13:04totalement impuissant
01:13:07ça décharge
01:13:08c'est quand même
01:13:08mission impossible
01:13:09soit effectivement
01:13:09il reste enfermé
01:13:10dans son bureau
01:13:11on dit son fiche
01:13:11soit il annonce des mesures
01:13:13on dit c'est de la poudre aux yeux
01:13:14c'est un peu
01:13:15c'est pour ça que c'est une affaire
01:13:16ce sont des affaires de fond
01:13:18il faut quand même savoir
01:13:19que ça n'évoluera
01:13:20que très lentement
01:13:20mais il y a qu'un jour
01:13:20la priorité c'était
01:13:21le narcotrafic
01:13:23hier avant-hier
01:13:24il vient en 20h
01:13:25pour dire que la priorité
01:13:26c'est les enfants
01:13:27une priorité chasse l'autre
01:13:29mais c'est nous
01:13:30qui lui demandons aussi
01:13:31ces priorités là
01:13:31il faut bien être honnête
01:13:33il n'y a pas de solution miracle
01:13:35ça évidemment
01:13:37néanmoins
01:13:37il y a quand même eu
01:13:39une circulaire
01:13:40et contrairement à ceux
01:13:41qui disent
01:13:42c'est pas une toutes les semaines
01:13:43qui mettait en priorité
01:13:45le dossier des enfants
01:13:46je voudrais juste vous dire
01:13:47quelque chose
01:13:47je ne veux pas défendre
01:13:48les politiques
01:13:48parce que
01:13:50évidemment
01:13:51il y a de la colère
01:13:52et c'est normal
01:13:53mais
01:13:55on ne peut pas
01:13:56lui reprocher
01:13:57d'être aussi un peu
01:13:58dans l'émotion
01:13:59ou dans la colère
01:14:00notamment parce qu'il a dû
01:14:01avoir lui
01:14:02et lire
01:14:03et quand il était mis
01:14:04à l'intérieur aussi
01:14:05vous avez quand même
01:14:06l'atrocité des faits
01:14:07sous les yeux
01:14:08et heureusement
01:14:09vous savez
01:14:10il y a des scènes colères
01:14:11comme disait
01:14:11Ségolène Royal
01:14:12moi je trouve
01:14:13qu'il faut des scènes colères
01:14:14parce que c'est souvent
01:14:15sur de la colère aussi
01:14:16qu'on construit quelque chose
01:14:18et qu'on avance
01:14:18parce que si c'est juste
01:14:19pour dire
01:14:20oui c'est vrai
01:14:21bon on va
01:14:22rallonge de budget
01:14:23ça ne servira à rien
01:14:24c'est l'organisation
01:14:25en fait qu'il faut revoir
01:14:26au-delà du budget
01:14:27l'organisation
01:14:28ce n'est pas normal
01:14:29qu'on envoie encore
01:14:30des courriers
01:14:31papiers
01:14:32qui ne soient pas
01:14:32au moins doublés
01:14:33d'un mail
01:14:33c'est des choses comme ça
01:14:35et ça il faut
01:14:36c'est le choc
01:14:37qui doit provoquer
01:14:37la décision
01:14:38écoute du ministre
01:14:39de l'intérieur
01:14:39qu'on a vu hier
01:14:41au journal
01:14:42de France 2
01:14:43mais qui est assez
01:14:44silencieux
01:14:44malgré tout
01:14:45et qui a quand même
01:14:46une responsabilité
01:14:48enfin quand je dis
01:14:49responsabilité
01:14:50il est à la tête
01:14:50des services de police
01:14:51je rappelle
01:14:52et c'est Gérald Darmanin
01:14:53qui l'a dit
01:14:543 millions de plaintes
01:14:55en souffrance
01:14:563 millions de plaintes
01:14:57qui attendent
01:14:57dans les tribunaux
01:14:58dans les commissariats
01:14:59aujourd'hui
01:15:00ils vont travailler
01:15:00les deux mains dans la main
01:15:01j'imagine
01:15:01en sachant que Gérald Darmanin
01:15:03est plus politique
01:15:04que le ministre de l'intérieur
01:15:05donc c'est pour ça
01:15:06qu'il y a peut-être
01:15:07aussi une répartition des rôles
01:15:08et que là
01:15:08c'est la procédure judiciaire
01:15:11spécifiquement
01:15:11qui a été
01:15:12plutôt mise en cause
01:15:14bien que l'enquête
01:15:15administrative
01:15:16touche évidemment
01:15:17la gendarmerie
01:15:18et l'éducation nationale
01:15:21moi je trouve
01:15:22le silence
01:15:23du ministre
01:15:23de l'intérieur
01:15:24assez assourdissant
01:15:26il a fait le 20h
01:15:27il y a
01:15:27oui mais
01:15:28pour dire quoi
01:15:29c'est
01:15:31pas
01:15:31en fond
01:15:32j'ai pas trouvé
01:15:33qu'il était
01:15:34d'une
01:15:34très grande éloquence
01:15:36sur la question
01:15:36et d'une force
01:15:37de proposition
01:15:39ébouriffante
01:15:39donc
01:15:40voilà
01:15:41après
01:15:42la question
01:15:43c'est
01:15:43est-ce qu'aussi
01:15:44cette affaire
01:15:45tout d'un coup
01:15:46n'est pas
01:15:47pris
01:15:48au sérieux
01:15:50par les politiques
01:15:51parce qu'on va rentrer
01:15:52dans une séquence politique
01:15:53et que les politiques
01:15:54savent que
01:15:56si on ne monte pas
01:15:57au créneau
01:15:58si il ne monte pas
01:15:59au créneau
01:16:00il y aura
01:16:01franchement
01:16:01je vais vous dire
01:16:01il y aura des
01:16:02je ne vais défendre personne
01:16:03mais je connais
01:16:04Gérald Amin
01:16:04depuis 15 ans
01:16:06vous ne pouvez pas dire
01:16:07que s'il n'y avait pas
01:16:08une élection présidentielle
01:16:09là il ne bougerait pas
01:16:10il resterait dans son bureau
01:16:11c'est pas possible
01:16:13je pense qu'il a tout à fait
01:16:14conscience
01:16:15de la violence
01:16:17si vous voulez
01:16:18de cette affaire
01:16:19de l'émotion
01:16:20qu'elle suscite
01:16:22du drame
01:16:22des parents
01:16:23Gérald Amin
01:16:23il a été ministre
01:16:24de l'intérieur
01:16:24il ne sait pas
01:16:25le perdre de l'année
01:16:26avant d'être
01:16:27ministre de la justice
01:16:28il a été
01:16:29ministre de l'intérieur
01:16:30vous ne pouvez pas dire
01:16:31qu'il n'a rien fait
01:16:32non plus
01:16:32je n'ai pas dit
01:16:33qu'il n'avait rien fait
01:16:34mais enfin
01:16:35il est quand même
01:16:36comptable
01:16:38d'une action publique
01:16:40c'est pas un ministre
01:16:41qui va pouvoir gérer
01:16:42ça c'est le problème
01:16:43on pense qu'un ministre
01:16:44il arrive
01:16:44et qu'il dit
01:16:45bon allez moi je veux ça
01:16:46tout se passe bien
01:16:47c'est énorme
01:16:48c'est toute une administration
01:16:49c'est tout un fonctionnement
01:16:50vous si demain
01:16:51vous êtes ministre de la justice
01:16:52ou moi-même
01:16:53ou de l'intérieur
01:16:54c'est pas parce que
01:16:55on a envie
01:16:56et tout ça
01:16:56que les choses vont changer
01:16:57en 48 ou 72 ans
01:16:59j'entends bien
01:17:00mais par exemple
01:17:00votre idée d'application
01:17:02comment se fait-il
01:17:03qu'elle n'ait pas déjà
01:17:04été mise en place
01:17:06moi j'ai eu cette idée
01:17:07parce que je suis baignée
01:17:08dans le
01:17:10mais il y a aussi
01:17:11j'espère bien
01:17:12qu'on va avancer
01:17:13sur ce sujet
01:17:15et que tant mieux
01:17:16ça s'appelle
01:17:17vu ou vécu
01:17:18je parle
01:17:18je n'ai rien à gagner
01:17:20là-dessus
01:17:20puisque c'est juste
01:17:21une idée que je donne
01:17:21donc je ne vends rien
01:17:23et j'espère bien
01:17:24qu'effectivement
01:17:24on va avancer
01:17:25sur ce sujet
01:17:25parce que je suis convaincue
01:17:27que ça aidera
01:17:28sur une toute petite partie
01:17:30de cette chose
01:17:31mais pourquoi
01:17:31est-ce qu'on ne reçoit pas
01:17:33les associations
01:17:33les gens
01:17:34comme Innocence
01:17:35je dis Innocence en danger
01:17:36mais il y en a plein
01:17:37il y a l'oiseau bleu
01:17:38enfin il y en a plein
01:17:39plein plein
01:17:40ces gens-là
01:17:42savent exactement
01:17:43ce qu'il faut faire
01:17:44ils savent
01:17:44ils sont au contact
01:17:45des enfants
01:17:46ils racontent
01:17:46les dysfonctionnements
01:17:47au quotidien
01:17:48c'est ce que nous a raconté
01:17:49Jean Sagné
01:17:50je vous conseille
01:17:50de réécouter
01:17:51ce qu'il nous a disait
01:17:52on a parlé de la tortue
01:17:54tout à l'heure
01:17:54on a parlé du lièvre
01:17:55et de la tortue
01:17:56mais les politiques
01:17:57ils savent qu'aujourd'hui
01:17:57ils sont obligés
01:17:58d'être des lièvres
01:17:59donc il est obligé
01:18:00de réunir les procureurs
01:18:01en urgence
01:18:02d'annoncer des mesures
01:18:03et il ne sera plus là
01:18:04quand on essaiera
01:18:05d'en vérifier
01:18:06l'efficacité
01:18:07moi j'ai envie juste
01:18:08de citer un chiffre
01:18:09que j'ai trouvé
01:18:09dans l'Ibê ce matin
01:18:11qui est quand même
01:18:11assez significatif
01:18:12il y a 0,6 greffiers
01:18:15en France
01:18:16contre 14,7
01:18:17dans la moyenne
01:18:18du conseil de l'Europe
01:18:190,6
01:18:20contre 14,7
01:18:22la médiane
01:18:23plus exactement
01:18:24du conseil de l'Europe
01:18:24je parle des greffiers
01:18:25les magistrats
01:18:26c'est aussi
01:18:27très déséquilibré
01:18:28c'est 3,2 pour 100 000
01:18:30contre 11,2 à l'échelle
01:18:32donc ça
01:18:32ça va prendre du temps
01:18:33ça ne va pas se faire
01:18:34d'un coup
01:18:34et puis
01:18:35où est-ce qu'on va le trouver
01:18:36l'argent pour donner
01:18:37ces moyens à la justice
01:18:38on va le prendre
01:18:38les politiques
01:18:39sont comptables
01:18:40c'est-à-dire que
01:18:41c'est une politique publique
01:18:42mais les français aussi
01:18:43les français aussi
01:18:44parce qu'on construit
01:18:44un budget
01:18:45dans lequel
01:18:45il va falloir faire
01:18:46des choix
01:18:47et donc on va demander
01:18:48tout aux politiques
01:18:49on va demander
01:18:49de garder
01:18:50nos moyens
01:18:51pour les retraites
01:18:52de garder nos moyens
01:18:53pour la santé
01:18:53mais aussi dire
01:18:54qu'est-ce que vous faites
01:18:55pour la justice
01:18:55et ça ça prend
01:18:57beaucoup de temps
01:18:58imaginez que Gérald Darmanin
01:19:00d'ici la fin de la semaine
01:19:01il va régler ce problème
01:19:02par contre
01:19:03ce qui est vrai
01:19:04c'est que ce genre d'affaires
01:19:05ça permet d'enclencher
01:19:06les choses
01:19:07et de les faire
01:19:08petit à petit changer
01:19:09mais il va falloir
01:19:09moi je ne crois pas du tout
01:19:11à ce que ça change
01:19:11très rapidement
01:19:12à l'échelle
01:19:13ça va changer
01:19:14à l'échelle de 10 ans
01:19:16de 20 ans
01:19:16malheureusement
01:19:17il faut aussi que les citoyens
01:19:18s'engagent
01:19:18l'État ne peut pas tout
01:19:19donc on est tous citoyens
01:19:21tous responsables
01:19:22il faut aussi que nous
01:19:24nous arrivions
01:19:25à s'intéresser
01:19:27aux enfants
01:19:28des autres aussi
01:19:29je suis d'accord
01:19:30il faut qu'on ait
01:19:31un regard
01:19:32combien de fois
01:19:32des enfants qui sont
01:19:34victimes de violences
01:19:35parfois
01:19:36ou malheureusement
01:19:37ça finit tragiquement
01:19:38et les voisins disaient
01:19:39c'est vrai que parfois
01:19:40j'entendais les enfants
01:19:41hurler etc
01:19:42chaque citoyen aussi
01:19:44on disait
01:19:44il faut un village
01:19:45pour élever un enfant
01:19:46à nous tous aussi
01:19:47de nous bouger
01:19:48et d'essayer aussi
01:19:49de détecter
01:19:50de dénoncer
01:19:50vous n'avez pas de réponse
01:19:51en face
01:19:51vous pouvez dénoncer
01:19:52tout ce que vous voulez
01:19:53il y a aussi
01:19:53beaucoup de choses
01:19:54qui ne sont pas dénoncées
01:19:55absolument
01:19:55mais commençons déjà
01:19:56par ce qui est dénoncé
01:19:57il y en a beaucoup
01:19:58et on a des témoignages
01:20:00on a eu vendredi
01:20:01des témoignages terrifiants
01:20:04de plaintes
01:20:04qui n'ont pas
01:20:05été conçues
01:20:06et il y a aussi des choses
01:20:06qui ne sont pas dénoncées
01:20:08absolument
01:20:08je suis d'accord avec vous
01:20:10vous savez
01:20:10c'est un tout
01:20:12et il faut agir
01:20:13sur chaque
01:20:13vous dénoncez
01:20:15il n'y a pas de suite
01:20:16il ne faut pas dire ça
01:20:17parce qu'il y a quand même
01:20:18des fois où on dénonce
01:20:19il y a des suites
01:20:19si on commence à se dire
01:20:20j'ai plus besoin de dénoncer
01:20:21de toute façon
01:20:22c'est ce que je disais tout à l'heure
01:20:24il y a quand même
01:20:25un certain nombre d'affaires
01:20:26où il y a eu des dénonciations
01:20:27il y a des suites
01:20:28et il faut rappeler
01:20:29qu'un certain nombre d'affaires
01:20:31heureusement
01:20:32aboutissent à un traitement
01:20:33qui est un traitement positif
01:20:35qui évite des drames
01:20:35pas beaucoup hélas
01:20:37on se retrouve dans un instant
01:20:39avec vous
01:20:39à tout de suite
01:20:41Sudre Midi
01:20:41mettez-vous d'accord
01:20:43Valérie Expert
01:20:44nous sommes ensemble avec vous
01:20:45jusqu'à midi
01:20:46Christine Bouillot
01:20:47et toujours là Christine
01:20:48vous vouliez peut-être réagir
01:20:49à nos débats
01:20:50sur ce que vous avez entendu
01:20:51vous qui suivez cette affaire
01:20:52depuis le début
01:20:56Oui
01:20:56rappelez
01:20:57on parlait
01:20:57Laurence
01:20:58tout à l'heure
01:20:59effectivement
01:20:59évoquez
01:21:00les signaux d'alerte
01:21:02alors moi
01:21:03le prof de sport
01:21:03je l'ai rencontré
01:21:04ce prof de sport
01:21:05et le témoignage
01:21:06vous avez sur la page Instagram
01:21:07de Sud Radio
01:21:08si vous voulez le réécouter
01:21:09mais hors micro
01:21:11bien évidemment
01:21:12qu'il avait des doutes
01:21:13mais c'est très compliqué
01:21:14ce genre de
01:21:15ce genre de
01:21:17de distinguo
01:21:18j'allais dire
01:21:19à l'impression
01:21:21les parents de Liana
01:21:22que j'ai rencontré
01:21:23dimanche dernier
01:21:24disent effectivement
01:21:24cet homme
01:21:25puisqu'on
01:21:25savait qu'une personne
01:21:27était en garde à vue
01:21:28mais on n'en connaissait
01:21:29ni les tenants
01:21:30ni les aboutissants
01:21:31pour
01:21:32pour le début
01:21:34de l'affaire
01:21:35disait effectivement
01:21:36il a porté
01:21:36il était souvent
01:21:37avec notre fille
01:21:38il était
01:21:38sa fille était amie
01:21:39avec notre
01:21:40notre fille
01:21:41donc
01:21:42c'est très difficile
01:21:43je pense que
01:21:44seuls des professionnels
01:21:45peuvent effectivement
01:21:46apporter des mots
01:21:47en tous les cas
01:21:47donner des réponses
01:21:48à des interrogations
01:21:49que l'on a
01:21:50c'est des professionnels
01:21:51formés
01:21:51qui vont dire
01:21:52moi le professeur de sport
01:21:53me disait
01:21:53mais moi je ne suis pas formé
01:21:54pour savoir si
01:21:56dans ce que j'ai vu
01:21:57ça relevait
01:22:00de quelque chose
01:22:00qui était déviant
01:22:02ou c'était
01:22:03simplement
01:22:03la réaction
01:22:04d'un papa
01:22:05qui jouait beaucoup
01:22:06avec les enfants
01:22:06comme on peut en avoir
01:22:07donc c'était très très difficile
01:22:09pour lui
01:22:11au moment où ça se déroulait
01:22:12sous ses yeux
01:22:13à postériori bien évidemment
01:22:14vous vous dites
01:22:14j'aurais dû
01:22:15mais sur le moment
01:22:16c'était très très très compliqué
01:22:17et donc je pense que
01:22:19dans la mécanique
01:22:20de protection de l'enfance
01:22:21aussi
01:22:21puisque c'est un travail collectif
01:22:24il y a des choses
01:22:25qui sont effectivement
01:22:27difficilement palpables
01:22:28ce qui est certain
01:22:29en revanche
01:22:29c'est que la parole
01:22:30de l'enfant
01:22:31quand cette petite Rosa
01:22:32effectivement
01:22:33vient pousser la porte
01:22:34de la gendarmerie
01:22:35que des faits sont avérés
01:22:37et que la maman demande
01:22:38où en est sa plainte
01:22:39parce que là aussi
01:22:39il faut se poser des questions
01:22:40et qu'elle appelle
01:22:41tous les lundis matins
01:22:42pour dire
01:22:42où est-ce que ça en est
01:22:43ce dossier
01:22:44où en est ce dossier
01:22:45et que quelqu'un lui dit
01:22:46au bout du fil
01:22:47à la gendarmerie
01:22:47arrêtez madame
01:22:48de nous harceler
01:22:49parce que sinon
01:22:49on va porter une main courante
01:22:51contre vous
01:22:52imaginez le monde
01:22:53comment il s'écroule
01:22:54autour de vous
01:22:54donc je pense
01:22:56qu'il y a
01:22:57différents échelons
01:22:59de remise en question
01:23:00et de remise en perspective
01:23:02la première
01:23:03et la toute première
01:23:04et ce que disent
01:23:04toutes les associations
01:23:05et notamment
01:23:06toutes celles
01:23:08qui appellent
01:23:08à manifester
01:23:09peut-être ce soir
01:23:09devant les tribunaux
01:23:10c'est déjà
01:23:11d'être formé
01:23:13à cette parole
01:23:14de l'enfant
01:23:15de savoir comment
01:23:16la recueillir
01:23:17comment
01:23:17où elle peut être déposée
01:23:20aussi
01:23:20c'est difficile
01:23:21de pousser la porte
01:23:22d'une gendarmerie
01:23:23et d'un commissariat
01:23:24pour dire
01:23:25ce monsieur
01:23:25mon professeur de sport
01:23:28le papa de ma meilleure copine
01:23:30etc
01:23:30a eu des gestes déplacés
01:23:32sur moi
01:23:32c'est extrêmement compliqué
01:23:34donc est-ce qu'il n'y a pas
01:23:35quelque chose collectivement
01:23:36et je crois savoir
01:23:37qu'il y a une loi intégrale
01:23:38qui est en attente
01:23:39dans les couloirs
01:23:40de l'Assemblée nationale
01:23:40que portent
01:23:41les associations
01:23:42comme celle
01:23:43de Anne-Cécile Maïfer
01:23:45qui milite là-dessus
01:23:46pour dire
01:23:47mettez les moyens
01:23:48c'est un vrai sujet
01:23:50aujourd'hui sociétal
01:23:51il y a une vraie souffrance
01:23:52derrière
01:23:53ça coûte en plus
01:23:54si on veut parler économie
01:23:55une fortune
01:23:56un pognon de dingue
01:23:58à l'état
01:23:59donc agissons
01:24:00faisons les choses correctement
01:24:02et pardon
01:24:03mais arrêtons
01:24:04la course à l'échalote
01:24:05aux solutions
01:24:06toutes faites
01:24:07dès le lendemain
01:24:08d'une marche blanche
01:24:10alors que
01:24:10effectivement
01:24:11c'est un sujet
01:24:11extrêmement sensible
01:24:12il y a certainement
01:24:13des problèmes de moyens
01:24:14mais il y a des problèmes
01:24:15de formation
01:24:15des problèmes
01:24:16d'accompagnement
01:24:18effectivement
01:24:19ce suspect
01:24:20quand il est licencié
01:24:22du lycée
01:24:22parce qu'il a des propos
01:24:24inappropriés
01:24:25avec une
01:24:25comment se fait-il
01:24:27que n'y ait pas
01:24:28un voyant lumineux
01:24:30qui s'allume quelque part
01:24:31moi je vais vous donner un exemple
01:24:32dans les clubs de sport
01:24:33par exemple
01:24:34vous pouvez faire
01:24:35donc les gens
01:24:36qui interviennent
01:24:36auprès des enfants
01:24:37ils font une déclaration
01:24:40donc c'est du déclaratif
01:24:41ce qu'on appelle
01:24:43de bon comportement
01:24:44j'allais dire
01:24:45c'est ce qui est prévu
01:24:46par la loi
01:24:46mais qu'est-ce que devient
01:24:47cette déclaration derrière
01:24:49qu'est-ce qu'on en fait
01:24:50jusqu'à quel point
01:24:51quelqu'un qui ne veut pas
01:24:52la signer
01:24:53ou qui ne prend pas sa licence
01:24:54et qui s'occupe des enfants
01:24:55est-ce qu'il n'échappe pas
01:24:57à ce système-là
01:24:57donc toutes ces affaires-là
01:24:59aujourd'hui nous éveillent
01:25:00donc je pense que
01:25:01la protection de l'enfance
01:25:03la protection de la parole
01:25:04de l'enfant
01:25:04des victimes
01:25:05y compris des femmes
01:25:07qui viennent devant
01:25:08les tribunaux
01:25:09qui poussent la porte
01:25:10des tribunaux
01:25:11valent beaucoup plus
01:25:13je veux dire
01:25:13qu'un déballage médiatique
01:25:15ou en tous les cas
01:25:16un déballage politique
01:25:17de concours lépine
01:25:19des solutions toutes faites
01:25:20et du Yaka Faucon
01:25:22Merci Christine
01:25:23et vous suivez effectivement
01:25:24et on peut aller
01:25:25sur le site de Sud Radio
01:25:26où vous avez réalisé
01:25:27de très nombreuses interviews
01:25:29Jean-Pierre Denis
01:25:30je voulais que vous nous disiez
01:25:31on en profite
01:25:31on a un spécialiste
01:25:32du pape
01:25:33que vous nous parliez
01:25:34de la visite du pape
01:25:35en Espagne
01:25:36qu'est-ce que ça a dit ?
01:25:38Alors c'est une visite
01:25:39très importante
01:25:39parce que c'est une visite
01:25:40qui pose plein de questions
01:25:42d'abord des questions
01:25:44politiques et géopolitiques
01:25:45le pape Léon XIV
01:25:47essaie de faire entendre
01:25:48une petite musique
01:25:49elle est difficile d'entendre
01:25:50parce qu'elle est nuancée
01:25:51modérée
01:25:52il n'y a jamais un mot
01:25:53qui dépasse
01:25:53mais c'est un choix
01:25:55un choix justement politique
01:25:56face à Donald Trump
01:25:58notamment
01:25:58face à tous les populistes
01:26:00aussi
01:26:00en Espagne
01:26:01il y en a
01:26:02il y a un parti
01:26:03qui s'appelle Vox
01:26:03qui est un parti
01:26:04qui est à la droite
01:26:04de la droite
01:26:05et qui prospère
01:26:06sur le sentiment
01:26:08anti-migrant
01:26:09et donc le pape
01:26:10finalement
01:26:11se retrouve
01:26:12assez en accord
01:26:13avec un gouvernement
01:26:15de gauche
01:26:15avec lequel
01:26:16ils étaient globalement
01:26:16en désaccord
01:26:17sur beaucoup de sujets
01:26:18pour défendre
01:26:20le multilatéralisme
01:26:22le fait
01:26:23qu'une société
01:26:24puisse être
01:26:25multiple
01:26:26et multiculturelle
01:26:27voilà
01:26:27il y a
01:26:27une vraie convergence
01:26:29après c'est que
01:26:30le début
01:26:30c'est aussi
01:26:33un phénomène
01:26:34de participation populaire
01:26:35assez important
01:26:36alors on a beaucoup
01:26:37et un peu vite
01:26:38enterré le catholicisme
01:26:39en Espagne
01:26:40l'Espagne
01:26:41c'était vraiment
01:26:41un grand pays
01:26:42catholique
01:26:43il y a une chute
01:26:44de la participation
01:26:46aux messes
01:26:47il y a une chute
01:26:47du nombre de personnes
01:26:48qui s'identifient
01:26:49comme catholiques
01:26:50aujourd'hui
01:26:50c'est plus qu'un catholique
01:26:52sur deux
01:26:52c'est presque
01:26:5320 points de moins
01:26:53que la dernière fois
01:26:54qu'un pape
01:26:55est allé en Espagne
01:26:56à l'époque de Benoît XVI
01:26:57néanmoins
01:26:57500 000 jeunes
01:26:59à Madrid
01:27:00rassemblés autour du pape
01:27:011 200 000
01:27:03à la messe
01:27:04dimanche
01:27:05il y a vraiment
01:27:06quand même aussi
01:27:07un vrai intérêt
01:27:08voilà
01:27:08il ne faut pas trop vite
01:27:09enterrer le catholicisme
01:27:11en Espagne
01:27:11et je pense
01:27:12ailleurs
01:27:13évidemment on regarde
01:27:14cette visite
01:27:15de plus près
01:27:15parce que c'est
01:27:16pour nous français
01:27:18une sorte de répétition générale
01:27:19avant la visite
01:27:20du pape
01:27:22en septembre
01:27:23en France
01:27:25alors
01:27:27moi je trouve
01:27:29ce pape formidable
01:27:30néanmoins
01:27:31je trouve que
01:27:32parfois
01:27:32ça paraît un peu
01:27:33déconnecté
01:27:34dans le sens
01:27:35
01:27:36ce n'est pas le pape
01:27:37qui par exemple
01:27:38subit
01:27:39l'immigration
01:27:40qui serait massive
01:27:42pardon de le dire
01:27:43que c'est bien facile
01:27:44et on voit
01:27:44la politique de gauche
01:27:45qui est menée en Espagne
01:27:46et qui ne va pas bien
01:27:47dans le bon sens
01:27:48sur ces sujets
01:27:48d'avoir des grandes théories
01:27:50humanistes
01:27:51mais après
01:27:52les gens qui souffrent
01:27:53eux
01:27:53d'une immigration
01:27:54incontrôlée
01:27:55mais ce sont des gens
01:27:56qui
01:27:58certes
01:27:58seront peut-être pieux
01:27:59et par ailleurs
01:28:00moi je pense que
01:28:01la religion
01:28:02moins l'aura de place
01:28:03si vous voulez
01:28:04dans la politique
01:28:05mieux c'est
01:28:06parce que parfois
01:28:07on me dit
01:28:07oui mais pour lutter
01:28:08contre l'islamisme
01:28:09j'ai pas dit
01:28:10l'islam
01:28:11il faut qu'on renforce
01:28:13le catholicisme
01:28:14il faut juste
01:28:15qu'on renforce
01:28:16selon moi
01:28:16la laïcité
01:28:18et la république
01:28:19bon c'est un
01:28:20long débat
01:28:21oui mais
01:28:22pour aller dans
01:28:23alors je vous dirais
01:28:24juste que le pape
01:28:24n'est pas dupe
01:28:26je crois
01:28:26des tentatives
01:28:27de développer
01:28:28l'identité
01:28:29chrétienne
01:28:30comme rempart
01:28:31et son prédécesseur
01:28:32ne l'était pas
01:28:33non plus
01:28:33la visite est en cours
01:28:34donc on aura le temps
01:28:35de le voir
01:28:37d'un peu plus près
01:28:38mais je pense que
01:28:39justement
01:28:40là il y a un point
01:28:41sur lequel je peux pas
01:28:41vous laisser
01:28:43en fait il va pas
01:28:44sur le terrain politique
01:28:44justement
01:28:45et il a toujours refusé
01:28:46d'aller sur le terrain politique
01:28:47d'ailleurs il a jamais
01:28:48nommé Donald Trump
01:28:49il se situe
01:28:50un peu au-dessus
01:28:52c'est le boulot
01:28:53d'un chef spirituel
01:28:53je crois
01:28:54allez
01:28:55Perico Léguaz
01:28:56vient de nous rejoindre
01:28:56bonjour Perico
01:28:57parce que si la France
01:28:59s'était dotée
01:28:59de la législation espagnole
01:29:00en matière d'immigration
01:29:01nous n'en serions peut-être pas là
01:29:02je dis pas que tout est parfait
01:29:03voilà mais en fait
01:29:04ils ont eu le courage
01:29:04de prendre certaines mesures
01:29:06mon joie Mélenchon
01:29:08la France insoumise
01:29:09dans son cri de guerre
01:29:10à Saint-Denis
01:29:11alors est-ce que ce serait
01:29:12une campagne militaire
01:29:13ou militante
01:29:13je vais voir ça
01:29:14avec le grand Arnaud Benedetti
01:29:16qui c'est souvent chez vous
01:29:17qui va nous décryper
01:29:18cette situation
01:29:19a-t-on les moyens
01:29:20d'électrifier la France
01:29:21en borne automobile
01:29:23je verrai ça
01:29:24avec le patron d'Indigo
01:29:25les parkings
01:29:26parce que c'est bien
01:29:27d'avoir des voitures électriques
01:29:28faut-il encore avoir une prise
01:29:29pour les recharger
01:29:29et puis le vrai pouvoir occulte
01:29:31la bureaucratie
01:29:32est-elle devenue
01:29:33la bureaucrature
01:29:35est-ce que
01:29:36et avec l'arrivée de l'IA
01:29:37est-ce que ça va pas être encore pire
01:29:38il y a de quoi
01:29:38se faire peur
01:29:39et j'en discuterai
01:29:40avec Frédéric Masquelier
01:29:41qui a écrit
01:29:42Anatomie de la bureaucratie
01:29:44aux éditions
01:29:45Dussert
01:29:45Merci à vous
01:29:47on se retrouve dans un instant
01:29:48merci à tous les trois
01:29:49pour ces débats
01:29:51et on se retrouve demain
01:29:52très bonne journée
01:29:53sur Sud Radio
Commentaires

Recommandations