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  • il y a 2 jours
Avec Gilles Ganzmann, Benoit Perrin, Pascal Bataille, Philippe Coy

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##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-10-14##

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Transcription
00:00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:06Soyez les bienvenus dans A vous de le dire jusqu'à midi, comme chaque jour.
00:00:10Aujourd'hui, un sujet concernant, enfin comme d'habitude d'ailleurs, mais qui fait beaucoup réagir
00:00:16puisque 13 millions de Français souffrent chaque année de troubles psychiques, dépressions, anxiétés, maladies psychiatriques
00:00:24et malgré une santé mentale déclarée grande cause nationale, deux années de suite,
00:00:28les difficultés persistent, on le voit tous les jours dans l'actualité.
00:00:32Alors pourquoi un Français sur cinq vont-ils mal ? Notre système de santé est-il à la hauteur ?
00:00:38La réponse est dans la question, à vous de le dire.
00:00:40Dans notre deuxième partie à partir de 10h30, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font
00:00:46parler la France ce matin.
00:00:48Les lycéens qui appellent à rejoindre les Gilets jaunes samedi et la CGT qui soutient la mobilisation du 17 octobre.
00:00:55Un mouvement national est-il souhaitable ou faut-il trancher dans les urnes ?
00:00:59Est-ce que vous y participez le 10 octobre ? A vous de le dire.
00:01:03Le gouvernement a publié hier un rapport important.
00:01:06Financer les retraites des fonctionnaires limite les moyens pour d'autres priorités.
00:01:11Près de 30% des crédits de l'éducation et de l'intérieur y sont dédiés.
00:01:15Alors faut-il réformer les retraites du public ? A vous de le dire 0826 300 300.
00:01:22Dans la série on cherche de l'argent, le débat budgétaire continue à l'Assemblée.
00:01:27Les socialistes proposent de taxer davantage les gros héritages pour augmenter les salaires nets.
00:01:32Est-ce que c'est une bonne idée ou est-ce que c'est de la spoliation ? A vous
00:01:35de le dire.
00:01:37Enfin, régulariser les travailleurs sans papier et fermer les centres de rétention administrative.
00:01:42C'est la proposition du député socialiste de la Drôme.
00:01:46Travailler en France donne-t-il le droit d'y rester ?
00:01:49A vous de le dire. Manu vous accueille au Standard.
00:01:5210h midi, Sud Radio. A vous de le dire. Stéphanie Demiru.
00:01:57Bonjour Gilles Gansman. Bonjour Stéphanie.
00:01:59Alors ces chiffres qui font peur.
00:02:01Un Français sur cinq atteint de troubles psychologiques.
00:02:0615,6% des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé en 2024.
00:02:12Ça donne le tournis.
00:02:15Plus de 9000 décès par suicide chaque année en France.
00:02:19Et pourtant, la santé mentale, deux ans de grande cause nationale.
00:02:24On voit tous les jours dans l'actualité que ça ne se passe pas exactement comme prévu.
00:02:29On en parlera avec notre invité. Il y a plusieurs causes à tout cela.
00:02:32Évidemment, le Covid a évidemment beaucoup perturbé les gens et leur façon de fonctionner.
00:02:39Et puis également, puisque notre invité est également sur Sud Radio tous les dimanches à 15h30 pour la tête dans
00:02:48le taf.
00:02:48On lui parlera aussi de la santé mentale au travail, sur les pressions qu'on peut faire.
00:02:54Le stress du travail a aussi un jeu sur notre santé mentale.
00:02:59Bonjour Didier Meilleuron.
00:03:01Vous êtes fondateur et président de l'association Psychodon et auteur du livre Bleu, Blanc, Rouge de la santé mentale
00:03:08publié aux éditions Hermann.
00:03:11Ça sort aujourd'hui d'ailleurs.
00:03:13C'est vrai que c'est un livre qui est intéressant parce que c'est une démarche originale.
00:03:17Vous ne vous contentez pas de dresser un constat alarmant comme le font souvent les auteurs.
00:03:22Vous avez réuni des psychiatres, des soignants, des malades, des familles, des élus aussi pour élaborer 20 propositions concrètes.
00:03:30Vous réclamez même une sorte de plan Marshall pour la santé mentale.
00:03:35On va en parler.
00:03:36Mais Didier Meilleuron, quand vous voyez l'actualité, encore ce collégien qui a tiré sur un proviseur.
00:03:42Tous les jours, il y a autre chose, notamment chez les jeunes.
00:03:46Vous vous dites finalement qu'on n'a rien foutu ?
00:03:49Oui, ce n'est pas passé grand-chose.
00:03:51En tout cas, la santé mentale a été grande cause nationale en ces deux dernières années.
00:03:57Et moi, je dis toujours que ça a été deux années de grande causerie.
00:04:00Il est temps que ça change.
00:04:02Nous réclamons un plan Marshall pour la santé mentale.
00:04:05Ce livre sort en pleine campagne présidentielle.
00:04:08Le livre bleu, blanc, rouge de la santé mentale.
00:04:09Il a été dressé à tous les candidats.
00:04:11Il y a tout dedans.
00:04:12S'ils veulent que ça change, il faut adopter cette méthode de gouvernance.
00:04:16Un plan Marshall va mesurer un budget.
00:04:18et arrêter de nommer une personne qui est, par exemple, déléguée à la santé mentale
00:04:23et qui est sous tutelle d'un ministre qui change tous les ans.
00:04:26Vous savez, depuis que M. Macron est arrivé, j'ai eu affaire à 11 ministres de la santé successifs.
00:04:32À peine le ou la ministre avait-elle compris la différence entre une bipolarité et une dépression
00:04:38qu'elle faisait ou qu'il faisait ses cartons pour que l'autre arrive.
00:04:40Et le délégué ministériel à la santé mentale restait là comme un rond de flanc.
00:04:44Il ne s'est rien passé parce qu'ils n'ont pas agi, pas de budget, pas de pilote dans
00:04:48l'avion.
00:04:48Alors maintenant, il y a le livre bleu, blanc, rouge de la santé mentale.
00:04:50On ne pourra pas nous dire.
00:04:52On ne savait pas.
00:04:52Tout est dedans.
00:04:53Et en effet, l'actualité nous montre combien ces jeunes manifestent leur anxiété,
00:04:59manifestent leur peur de l'avenir.
00:05:00Il faut les entendre, il faut les écouter, il faut accompagner la prévention.
00:05:04Sinon, c'est nous qui allons en payer le prix fort parce que ce sont notre avenir.
00:05:09Ils sont notre avenir.
00:05:10C'est vrai que je donnais en préambule ces chiffres alarmants.
00:05:13Un Français sur cinq atteint d'une forme de maladie mentale.
00:05:17Vous disiez, bon, il y a eu le Covid qui est passé par là.
00:05:20Mais enfin, c'est la seule chose qui explique.
00:05:22Comment vous expliquez, vous qui avez enquêté longuement sur ces sujets,
00:05:26ce désarroi de la plupart de nos compatriotes ?
00:05:29Les maladies psychiques, les maladies psychiatriques,
00:05:32pour aller vite, que ce soit les troubles dépressifs,
00:05:35les troubles bipolaires, les troubles anxieux ou les troubles schizophréniques,
00:05:38ce sont des vraies maladies.
00:05:41Certes, il y a des éléments de conjoncture qui comptent.
00:05:45L'anxiété, l'environnement, la consommation, la pression.
00:05:49Quand une génération vit en permanence pour aller à...
00:05:53Je ne sais pas, moi, acheter un livre, passer des barrières, fouiller ses sacs,
00:05:58qu'elle ouvre la télévision et qu'il y a des bombes ici, en Ukraine,
00:06:01des bombes là, que Macron fait des siennes d'une façon quasi despotique sur son territoire,
00:06:09que les...
00:06:12Despotiques peuvent... Voilà, ça n'en vient juste que vous.
00:06:13En tout cas, ça peut être perçu comme ça.
00:06:15Il y a une forme d'incompréhension globale
00:06:18qui crée un manque de visibilité, un manque de clarté.
00:06:21Et c'est oppressant.
00:06:23C'est pour ça que les jeunes vont mal.
00:06:25Ce n'est pas que conjoncturel.
00:06:28Les maladies psychiatriques sont des vraies maladies.
00:06:30Oui. L'anxiété n'a rien à voir avec une maladie psychiatrique.
00:06:34Ce n'est pas parce qu'on est anxieux qu'on a plus de chances de développer une bipolarité
00:06:37ou une maladie psychiatrique.
00:06:39Le trouble anxieux...
00:06:41Ça a toujours existé.
00:06:42Ça a toujours existé, mais les autres maladies aussi.
00:06:44Mais le trouble anxieux, il est très répandu chez les jeunes.
00:06:50On parle d'une trentaine de pourcents de jeunes touchés par des troubles anxieux.
00:06:53Mais c'est autre chose qu'un trouble dépressif, qu'un trouble bipolaire ou qu'un trouble schizophrénique.
00:06:58Vous parliez de la société qui voit les guerres,
00:07:03qui voit de plus en plus de difficultés à se projeter à un avenir.
00:07:08Or, qu'est-ce qui fait que quelqu'un va mieux le vivre que l'autre
00:07:11et qu'une personne va le transformer en maladie mentale ?
00:07:16C'est une fragilité ? C'est l'entourage ?
00:07:19Qu'est-ce qui fait qu'un individu va bien vivre les choses et l'autre un peu moins ?
00:07:25Il y a beaucoup de recherches sur ce sujet.
00:07:28Les chercheurs à travers le monde n'ont pas tranché.
00:07:31On ne peut pas dire que la maladie psychique, que les maladies psychiatriques sont des maladies héréditaires.
00:07:35On n'a pas identifié de gènes au sens maladie génétique.
00:07:40Cependant, il est vraisemblable qu'il y ait des terrains.
00:07:42On voit bien que dans des familles, par exemple dans la mienne,
00:07:44mon premier livre en 2017, c'est « La poire en bois, grandir avec un frère schizophrène ».
00:07:49Mon frère a donc un trouble schizophrénique.
00:07:51On voit bien que la plupart de mes cousins germains sont tous malades.
00:07:55Donc on voit bien qu'il y a un terrain sur la maladie psychiatrique.
00:07:57Et vous avez échappé à ça ?
00:07:59Moi, j'ai échappé à ça parce que je n'avais peut-être pas ces fragilités de terrain.
00:08:05Et comme vous le disiez, moi je donne toujours un exemple que c'est un peu...
00:08:10Vous voyez quand une personne se cogne.
00:08:12Il y a des gens, il y a des personnes, ils vont faire un petit bleu.
00:08:16Puis il y en a d'autres, ils vont faire un méga hématome.
00:08:18Nous ne sommes pas tous résistants aux impacts et aux chocs et aux traumatismes de la même façon.
00:08:25Vous avez des personnes pour le même traumatisme,
00:08:27ça va devenir quelque chose d'extrêmement amplifié,
00:08:30qui va les déclencher en effet comme une réaction inflammatoire et une maladie psychiatrique.
00:08:36Puis vous en avez d'autres qui vont encaisser beaucoup mieux l'impact.
00:08:39C'est aussi au regard de leurs histoires.
00:08:41Comment ils ont été regardés par les femmes et les hommes de leur famille.
00:08:45Comment ils ont été portés, accompagnés dans leurs histoires psychogénéalogiques,
00:08:50au sein de la famille, de tout le systémique de leur environnement.
00:08:54Nous sommes des êtres sociaux qui nous exposons au monde
00:08:57avec la façon avec laquelle on y a été portés aussi.
00:09:00Alors vous, vous donnez la priorité à la prévention et aux soins ambulatoires.
00:09:04Expliquez-nous ce que vous préconisez, parce que c'est compliqué.
00:09:08Bon, il y a des déclarations d'intention, mais c'est compliqué de soigner des jeunes.
00:09:12Moi je vois un ami qui a des ados, etc.
00:09:14C'est vrai qu'ils vont tous mal dans l'ensemble,
00:09:17quelle que soit leur situation sociale, qu'ils travaillent bien ou pas à l'école.
00:09:22Il y a beaucoup d'ados qui vont mal, mais moi ce que je constate,
00:09:25c'est qu'on a beaucoup de mal à les soigner.
00:09:26Même ceux qui ont la chance de voir des psychologues ou des pédopsychiatres.
00:09:31Ce n'est pas si évident d'une part de diagnostiquer les bonnes choses,
00:09:34chez les plus jeunes en tout cas.
00:09:36Non, ce n'est pas évident.
00:09:38Depuis de nombreuses années, les CMP ferment sur les territoires.
00:09:43Les CMP, ce sont les centres médicaux, psychologiques, qui ressortent du public.
00:09:47Oui, et ils ont de plus en plus été atteints par le manque de moyens.
00:09:53Donc ça veut dire que si sur les territoires, la prévention est de prise plus en plus tard,
00:09:58ces jeunes dont vous parlez, ils sont pris en consultation chez les psychologues ou chez les psychiatres de plus en
00:10:02plus tard.
00:10:03Alors qu'il faut consulter dès les premiers troubles psychiques,
00:10:07dès qu'on sent que ça ne va pas bien et que ton corps ne te parle.
00:10:10Si par exemple, tu as la gorge nouée, ça veut dire de toi.
00:10:13Si par exemple, tu as des troubles du sommeil ou de l'appétit, ça veut dire de toi.
00:10:18Moi, je prends toujours un exemple que quand on va chez le dentiste parce qu'on a mal aux dents,
00:10:23on n'a pas peur.
00:10:23Enfin, on a un peu peur, mais on sait qu'il faut le faire.
00:10:26On a un problème de vue, on va chez l'ophtalmo.
00:10:28On ne va pas bien dans sa tête, c'est pareil.
00:10:30Il faut aller voir le psychologue ou le psychiatre.
00:10:32Sauf que le dentiste, il soigne la dent et c'est réglé.
00:10:35Les psychologues ne sont pas tous égaux.
00:10:38Bien sûr.
00:10:38Il y a aussi des bons et des mauvais dentistes.
00:10:41Il n'y en a pas assez pour tout le monde, ça coûte cher.
00:10:44C'est compliqué, c'est beaucoup plus compliqué qu'un dentiste.
00:10:46Les CMP, il faudrait en faire plus.
00:10:48Les pédopsychiatres, il y en a 15 000, il en faudrait 150 000.
00:10:51C'est une question de volonté politique.
00:10:53C'est pour ça que le livre bleu blanc rouge de la santé mentale, il pose ces questions.
00:10:56On en parle dans quelques instants.
00:10:58On marque une pause.
00:10:59Et vous, qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
00:11:01Que vous avez vous-même, d'ailleurs, parce qu'il n'y a pas que les enfants.
00:11:05Je le disais, 13 millions de Français.
00:11:07Un Français sur cinq qui est atteint de troubles mentaux, si j'ose dire, de troubles psychologiques.
00:11:13Venez nous en parler.
00:11:14On ne vous voit pas à l'antenne.
00:11:15Vous pouvez donner un autre prénom.
00:11:17Et si vous avez envie d'en parler avec Didier Meyron, qui a écrit ce livre, le livre bleu blanc
00:11:22rouge de la santé mentale.
00:11:24A tout de suite sur Sud Radio.
00:11:2510h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:11:30À vous de le dire sur Sud Radio.
00:11:32On parle santé mentale ce matin parce qu'il y a ces chiffres inquiétants.
00:11:3613 millions de Français concernés chaque année par des troubles psychiatriques et psychiques.
00:11:41Vous êtes un Français sur cinq à finalement être malade.
00:11:45Je crois qu'on peut dire ça comme ça.
00:11:47Didier Meyron, fondateur et président de l'association Psychodon, auteur du livre bleu blanc rouge de la santé mentale aux
00:11:54éditions Herman.
00:11:56C'est vrai que 13 millions, ça fait mal quand même.
00:11:58Un Français sur cinq, c'est beaucoup.
00:11:59Oui, et c'est toutes frontières confondues.
00:12:01Ne pensez pas, vous qui nous écoutez, qu'il y a une spécificité française.
00:12:05C'est partout.
00:12:06L'OMS le déclare.
00:12:07C'est entre une personne sur quatre et une personne sur cinq, quels que soient les territoires, du nord au
00:12:12sud de la planète.
00:12:13C'est pareil, c'est une prédisposition, la maladie psychique qui n'a pas de frontières.
00:12:20On nous appelle au standard 0800 26 300 300.
00:12:24Bonjour Sabine, soyez la bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
00:12:27Bonjour messieurs dames.
00:12:29Bonjour Sabine.
00:12:30Bonjour.
00:12:32Écoutez-moi, c'était surtout pour expliquer un peu que, bon déjà, santé mentale, ça fait peur à beaucoup de
00:12:38gens.
00:12:39Ça ne veut pas dire qu'on est dingo, qu'on va partir avec un entonore sur la tête en
00:12:42faisant douille-douille dans les rues.
00:12:45Ce sont des choses qui sont propres à chacun, en fonction de son vécu, de ce qu'on vit, de
00:12:50son attention sur certaines choses qui vont toucher plus que d'autres.
00:12:54Moi, ça a été mon cas et c'est toujours le cas.
00:12:56Là, je suis en train d'arrêter des médicaments d'antidépresseurs.
00:12:59Je redescends, j'ai fini samedi d'ailleurs, la redescente, pour arrêter tout ça.
00:13:04Parce que ça va beaucoup mieux, mais c'est vrai qu'il y a certaines choses qui sont à la
00:13:09télé que je ne regarde plus, que je ne veux plus voir, que je ne veux plus entendre, que je
00:13:12ne veux plus savoir.
00:13:12Ça a été une source d'anxiété pour vous, vraiment, la communication, les journaux, la télé, etc., les chaînes info
00:13:19?
00:13:19C'est que ça. Le jour où il y aura quelque chose de bien et de joli à regarder, je
00:13:22le regarde dans le documentaire animalier, je me régale.
00:13:25Mais en dehors de ça, si vous regardez les informations tournées en boucle, ça ne donne pas envie, quoi.
00:13:31Donc, il y a de quoi partir, vraiment, comme les jeunes actuellement, quoi.
00:13:34Donc, je comprends tout à fait qu'il y ait beaucoup de gens qui soient atteints.
00:13:37À force de se bourrer le mou dans les réseaux sociaux, dans tout ce qu'on peut entendre, dans tout
00:13:41ce qu'on peut voir,
00:13:42on peut comprendre qu'effectivement, même les plus fragiles, parce que je ne me considère pas comme fragile,
00:13:46même si à un moment donné, j'ai eu une certaine fragilité qui m'est tombée dessus et je ne
00:13:49m'y attendais pas,
00:13:50parce qu'on ne s'y attend pas et on ne le voit pas forcément non plus.
00:13:55Écoutez, moi, je peux comprendre. Je peux comprendre qu'il y a des gens, vraiment, qui quittent un plomb.
00:13:59Moi, je suis d'accord avec vous. Vous savez quoi ? Je vais un peu me confier.
00:14:03Non, mais c'est vrai. C'est qu'à un moment, on a l'impression que l'humain ne compte
00:14:07pas.
00:14:07C'est-à-dire qu'on a trois, quatre dirigeants qui, d'un seul coup, ont le pouvoir, décident de
00:14:12vous taper dessus.
00:14:13Je parle militairement. Et moi, quand il y a eu la guerre qui a démarré entre l'Ukraine et la
00:14:19Russie,
00:14:19on ne savait pas trop ce que ça allait devenir.
00:14:23On voyait que ça a démarré. Moi, j'ai eu très peur, en fait.
00:14:26Oui, et puis quand on entend un général d'armée dire aux enfants, il faut être prêt à perdre vos
00:14:31enfants.
00:14:31Moi, ça m'a déstabilisé. Alors, j'étais soutenu à Sud Radio.
00:14:35Mais vraiment, j'étais vraiment soutenu. Oui, je suis parti trois semaines dans un autre pays pour réfléchir.
00:14:43J'ai continué à travailler, mais j'étais vraiment soutenu par cette radio.
00:14:48Mais oui, moi, ça m'a fait peur alors que ça m'est tombé dessus sans que je le sèche.
00:14:53Donc, je vous comprends. Et c'est vrai qu'ici, il y avait la rédaction qui disait,
00:14:57il y a les chars, on va donner des avions, etc. Et ça montait, ça montait, ça montait.
00:15:04Et je vous comprends. C'est vrai que lorsqu'on regarde le monde, on se dit, mais en fait, on
00:15:09n'est pas grand-chose et on décide de pas grand-chose.
00:15:12Et forcément, on est moins léger. Je vous comprends, madame.
00:15:16À la fois, c'est un exercice, le discernement face à l'information.
00:15:19Les boucles d'information, elles répètent toujours les mêmes choses. C'est leur métier.
00:15:23Mais c'est un exercice, c'est à nous, à chacun d'entre nous, si on le peut, voilà.
00:15:27Oui, mais quand vous voyez BFM, attaque imminente.
00:15:30C'est stressant.
00:15:31C'est ça, les bandeaux des chaînes infos, c'est terrible.
00:15:33Oui, la bombe nucléaire, va-t-elle utiliser ?
00:15:36Poutine, menace de la bombe nucléaire.
00:15:39La France pourrait être visée.
00:15:41C'est vrai que ça n'arrête pas. Et encore récemment, et Sabine, vous, vous, vous avez senti,
00:15:45une forme de bascule à ce moment-là, justement, puisque vous dites que vous avez fait une dépression ?
00:15:50Ce n'est pas vraiment une grosse dépression.
00:15:53C'est un état dépressif.
00:15:54Alors, je ne sais pas trop la différence, si ce n'est que ça plonge moins loin, je pense.
00:15:58Je suis moins descendue que certains.
00:16:00Ça a été ma mère.
00:16:01Ça a été ma mère suite aux restrictions Covid.
00:16:05Interdiction de sortir, interdiction de...
00:16:07Elle s'est sentie oppressée comme pendant la guerre.
00:16:09Elle a très, très mal vécu. Elle parlait de suicide.
00:16:11Donc, ça m'a beaucoup angoissée.
00:16:13Je surveillais comme huile sur le feu.
00:16:14Et tout est parti de là, en fait, sans que je m'en rende compte.
00:16:17Parce qu'on s'oublie par rapport à l'autre.
00:16:19Et du coup, on plonge avec.
00:16:21Et on essaye, on s'en aperçoit même pas, quoi.
00:16:23Donc, ce n'est pas la guerre en Ukraine.
00:16:25La guerre en Ukraine, quand elle a démarré, bon, ben, vous surveillez un peu.
00:16:28Vous écoutez.
00:16:29Vous vous dites, pourvu que ça ne me tombe pas dessus.
00:16:31Mais vous ne pouvez rien faire.
00:16:32Mais quand c'est quelqu'un de proche que vous voyez descendre
00:16:34et qui vous embarque un peu sans le vouloir, parce qu'elle ne l'a pas voulu.
00:16:38Elle ne s'en est même pas rendu compte.
00:16:40Ben, vous vous dites, jusqu'où ça va aller ?
00:16:43Donc, quelqu'un qui a des idées noires et qui est proche de vous,
00:16:45vous vous dites, merde, qu'est-ce qu'on fait, quoi.
00:16:47Et en plus, elle est anti-médicaments.
00:16:49Donc, ça a été très, très compliqué.
00:16:51Voilà.
00:16:52Pour elle, sa vie était finie.
00:16:53Alors, heureusement, elle a basculé dans des choses positives après.
00:16:56Mais pendant les deux premières années, là, ça a été très, très compliqué.
00:16:58Didier Meyran, c'est intéressant ce que nous dit Sabine,
00:17:02parce que souvent, c'est insidieux.
00:17:03C'est plein de choses qui s'accumulent.
00:17:06Il y a le pouvoir d'achat.
00:17:07On entend des Français tous les jours qui viennent témoigner,
00:17:10qui souffrent, qui ont du mal à joindre les deux bouts.
00:17:12Voilà.
00:17:13Il y a le vieillissement de la population.
00:17:15Beaucoup de Français s'occupent, sont aidants.
00:17:17Donc, c'est une charge mentale en plus.
00:17:19Et puis, vous rajoutez à ça le côté anxiogène de notre époque,
00:17:23les réseaux sociaux, les informations.
00:17:26C'est vrai que quand on met tout ça bout à bout,
00:17:28on se dit que ce n'est pas étonnant qu'un Français sur cinq
00:17:31ne se sente pas bien, quand même.
00:17:32Oui.
00:17:32Et en même temps, notre auditrice fait le lien très, très vite
00:17:36avec ce que les experts appellent la systémique,
00:17:39c'est-à-dire l'écosystème de la famille.
00:17:41Alors, on n'a pas le temps de rentrer aujourd'hui dans les détails.
00:17:43Mais très vite, madame, vous citez votre mère.
00:17:45La personne qui est malade, elle est un phare.
00:17:48Elle révèle une pathologie qui est dans un système.
00:17:51Il ne faut surtout pas que vous vous sentiez coupable.
00:17:52Au contraire, vous éclairez votre famille,
00:17:55vous éclairez vos proches en disant
00:17:56« Regardez-moi, je suis malade. »
00:17:58Mais c'est aussi de vous que ça parle,
00:18:00de votre mère, de votre père, de votre fils,
00:18:02de vos grands-parents, de votre environnement, de votre employeur.
00:18:04Et pour répondre à votre question,
00:18:07oui, l'actualité est anxiogène,
00:18:09mais soyons très clairs,
00:18:11un proche qui va mal,
00:18:14il y a trois critères pour le repérer.
00:18:15Il a un trouble du sommeil,
00:18:17il dort moins bien,
00:18:19il se lève les nuits.
00:18:20Il y a un trouble alimentaire,
00:18:22il mange trop ou il ne mange pas assez.
00:18:24Il a une tendance au repli,
00:18:26il est moins dans les temps conviviaux ou familiaux.
00:18:28Tout ça, ce sont des signaux.
00:18:30Si on sait les observer,
00:18:31on repère les maladies psychiques.
00:18:34Dites aux auditeurs qui nous écoutent,
00:18:36bah oui, mais ce n'est pas évident.
00:18:37J'imagine, prenez Sabine, sa maman,
00:18:41est-ce qu'elle aurait accepté des soins psychologiques ?
00:18:43Ce n'est pas facile,
00:18:44il n'y a pas toujours un psy à côté, à la campagne.
00:18:47C'est ça, c'est pour ça qu'il y a le livre
00:18:48« Bleu blanc, on bouge la santé mentale ».
00:18:50Je vous le disais tout à l'heure,
00:18:51il y a 15 000 pédopsychiatres dans notre pays,
00:18:53il en faut 150 000.
00:18:55Les CMP, les centres médico-psychologiques,
00:18:57il y en a qui ont fermé à travers les territoires
00:18:59il y a 18 mois d'attente.
00:19:00Il faut un CMP ouvert 24 heures sur 24
00:19:02dans chaque département.
00:19:03Il n'y a plus d'argent.
00:19:04Il n'y a plus d'argent.
00:19:05Donc ça ne sera pas la priorité.
00:19:07Elle coûte combien votre plan Marshall ?
00:19:10Le plan Marshall, il est chiffré
00:19:13pour la santé mentale
00:19:14et bien sûr, des économistes de la santé
00:19:16continueront le travail.
00:19:18On est à 3 milliards d'euros par an sur 5 ans.
00:19:21Vous vous rendez compte ?
00:19:21Oui, mais les économies à faire sont colossales.
00:19:24On peut quasiment faire la même chose
00:19:26en dépensant mieux.
00:19:27Si on choisit de moins hospitaliser
00:19:29à moins 40% d'hospitalisation,
00:19:31on va faire d'énormes économies.
00:19:33Si on choisit d'engager la prévention
00:19:36et toutes les actions de l'aller vers,
00:19:37ce que nous on appelle l'ambulatoire,
00:19:39avant de médicaliser,
00:19:40avant de donner des médicaments,
00:19:41avant d'hospitaliser,
00:19:43il faut repérer, prévenir.
00:19:45Et toutes ces économies-là,
00:19:47globalement, nous ce qu'on chiffre,
00:19:48c'est que ça ne coûtera pas plus.
00:19:49Et puis il y a aussi autre chose.
00:19:51Quelle nation on veut pour demain ?
00:19:52Quel pays on veut pour demain ?
00:19:54On veut un pays où les jeunes
00:19:55vont être anxieux, malades,
00:19:57en confiance avec leur travail
00:19:59ou en inconfiance dans la non-confiance.
00:20:00C'est vrai que pour revenir à l'actualité,
00:20:01Didier Méhéran,
00:20:02quand on voit ce jeune,
00:20:03je reviens à l'actu,
00:20:05à Aubagne,
00:20:06bon alors on nous dit,
00:20:07c'est vrai que c'est des jeux vidéo,
00:20:09c'est sûr que ça n'aide pas,
00:20:11mais souvent c'est un problème
00:20:13quand même de santé mentale.
00:20:14Bien sûr !
00:20:15On répond sécurité,
00:20:16c'est vrai,
00:20:17et dans certains cas,
00:20:18c'est totalement adéquat.
00:20:19Quand on parle des terroristes,
00:20:20de santé mentale,
00:20:21même s'il faut être fou
00:20:22pour certainement être terroriste,
00:20:24il ne faut pas répondre
00:20:25à chaque fois aux santé mentale,
00:20:26mais là, quand un jeune
00:20:28prend un fusil à 14 ans,
00:20:29il s'agit certainement
00:20:30d'une question de santé mentale.
00:20:33Bien sûr !
00:20:34Ce jeune-là,
00:20:35on ne connaît pas son cas,
00:20:36mais vraisemblablement,
00:20:38il y a une limite
00:20:41qui n'est plus respectée.
00:20:43Comment a-t-il été construit ?
00:20:45Quelle relation il a avec sa famille
00:20:47et au monde ?
00:20:47Comment il se sent vis-à-vis de lui ?
00:20:49Et quand on passe à l'arme
00:20:51et qu'il s'agit d'un passage à l'acte,
00:20:55vraisemblablement,
00:20:55dans beaucoup de cas,
00:20:56il y a un trouble psychique.
00:20:57Il a un papa militaire.
00:20:59Il n'y a peut-être pas
00:21:00tous les enfants militaires.
00:21:01Il n'y a peut-être pas
00:21:02une chose à effet,
00:21:03mais en tout cas...
00:21:04Je suis de la psychologie de garde.
00:21:05Attention à ce que vous dites.
00:21:07Merci Didier Méron.
00:21:08Je vous en prie.
00:21:08Vous êtes donc à l'antenne
00:21:09de Sud Radio
00:21:09tous les dimanches à 15h.
00:21:11J'appelle le nom
00:21:11de votre ouvrage
00:21:12qui sort aujourd'hui,
00:21:13le livre bleu-blanc-rouge
00:21:15de la santé mentale
00:21:16aux éditions.
00:21:16Merci de m'avoir reçu.
00:21:17Herman, merci à vous.
00:21:19Et on se retrouve
00:21:19dans quelques instants
00:21:20avec mes débatteurs.
00:21:22On parlera de cette colère sociale
00:21:24justement vers une convergence
00:21:25des luttes.
00:21:26Le 17 octobre,
00:21:27les Gilets jaunes
00:21:27vont-ils revenir ?
00:21:28Est-ce que vous,
00:21:29vous seriez tentés
00:21:30justement par cette mobilisation ?
00:21:32Venez nous le dire.
00:21:33Manu vous attend
00:21:34au standard 0826 300 300.
00:21:36Sud Radio,
00:21:37à vous de le dire.
00:21:38Stéphanie Demiru.
00:21:39Sud Radio,
00:21:40à vous de dire.
00:21:4110h30,
00:21:41soyez les bienvenus.
00:21:42J'accueille mes trois débatteurs
00:21:44du jour.
00:21:44Pascal Bataille,
00:21:45animateur,
00:21:46producteur,
00:21:47chef d'entreprise,
00:21:48auteur du petit traité
00:21:49de la jouissance,
00:21:50à l'usage
00:21:50de ceux qui en rêvent
00:21:52aux éditions Guy.
00:21:54Quel titre !
00:21:55Bonjour à tous !
00:21:55Quel joli titre !
00:21:56C'est bien
00:21:57parce qu'on vient
00:21:58de parler
00:21:58de tous les déprimés
00:21:59en France,
00:22:00très millions de français.
00:22:01Il suffit de vous écouter,
00:22:03vous êtes dans la jouissance,
00:22:04c'est bien.
00:22:05Il en faut
00:22:06qu'ils sont contents
00:22:07comme vous.
00:22:08Philippe Coye,
00:22:09buraliste,
00:22:10vice-président
00:22:11des entrepreneurs.
00:22:12Bonjour Philippe !
00:22:13Bonjour !
00:22:13Et puis Benoît Perrin,
00:22:14directeur de Contribuables
00:22:16Associés.
00:22:16Bonjour Benoît !
00:22:17Bonjour Stéphanie,
00:22:18bonjour à tous !
00:22:18Vous allez avoir du pain
00:22:19sur la planche aujourd'hui,
00:22:20parce qu'on va parler chiffres
00:22:22entre le budget,
00:22:23la retraite...
00:22:24C'est la période en général,
00:22:25c'est le mois d'octobre
00:22:26et le mois de septembre.
00:22:27C'est votre mois !
00:22:28Effectivement, des mois,
00:22:28effectivement,
00:22:30les enjeux d'argent public
00:22:31sont particulièrement
00:22:32à la une de l'actualité.
00:22:34On va en parler
00:22:35puisque c'est vrai
00:22:36que ce budget
00:22:37est en cours d'examen
00:22:38avec toujours
00:22:39les socialistes
00:22:40cette saison
00:22:40qui veulent mettre
00:22:41des taxes
00:22:42dans tous les sens,
00:22:43les gros héritages notamment.
00:22:44Vous pensez
00:22:45que c'est une bonne idée ?
00:22:470826 300 300,
00:22:48puis à ce 17 octobre,
00:22:50est-ce qu'il y a
00:22:51une convergence des luttes ?
00:22:52Est-ce que c'est le retour
00:22:53des gilets jaunes ?
00:22:54Bon, c'est une question
00:22:54un peu générique,
00:22:55mais quand même,
00:22:56on peut se la poser légitimement.
00:22:58En attendant,
00:22:59c'est le zapping avec vous,
00:23:00Gilles Gansman.
00:23:02Sud Radio,
00:23:0310h midi,
00:23:03l'instant zapping.
00:23:05On sait comment nos pompiers
00:23:06ont souffert,
00:23:07vous le savez particulièrement,
00:23:09vous, Pascal,
00:23:11et le manque,
00:23:12puisque Pascal est de cette région-là,
00:23:14et le manque de moyens.
00:23:15Alors, il y a une caserne
00:23:17de la Vienne
00:23:18qui a décidé
00:23:19de faire appel
00:23:20à la population
00:23:20via un prêt,
00:23:22tellement ils n'arrivent pas
00:23:23à avoir de l'argent,
00:23:24et ça, c'est une première.
00:23:25Pour les pompiers
00:23:26de la Haute-Vienne,
00:23:28avoir un nouveau camion-citerne
00:23:29comme celui-ci
00:23:30est indispensable.
00:23:31Mais leurs moyens
00:23:32sont devenus insuffisants.
00:23:34Un camion contre les feux
00:23:35de forêt
00:23:36coûte plus de 300 000 euros.
00:23:37Pour récolter les fonds,
00:23:39ils sont les premiers pompiers
00:23:40de France à lancer un emprunt,
00:23:42non pas auprès de la banque,
00:23:43mais des habitants.
00:23:44Ce retraité a décidé
00:23:45de prêter 500 euros.
00:23:47Participez au financement
00:23:48du 687 pour moi,
00:23:49ça représente un engagement.
00:23:51Concrètement,
00:23:52si vous prêtez 100 euros,
00:23:54vous recevrez 108 euros
00:23:55dans 5 ans.
00:23:56Une rémunération équivalente
00:23:58à celle du livret A.
00:23:59Dans les rues de Limoges,
00:24:00l'idée séduit,
00:24:01mais interroge.
00:24:02Je trouve que c'est très bien,
00:24:03mais c'est dommage
00:24:04que l'État ne puisse pas
00:24:05intervenir à ce niveau-là
00:24:06parce que les pompiers,
00:24:08on en a besoin.
00:24:09Je ne sais plus
00:24:09combien il y a d'argent
00:24:10sur les livrets A qui dorment
00:24:11ou sur les comptes courants,
00:24:12alors que là,
00:24:13ce serait utile.
00:24:14Et en plus,
00:24:14c'est rémunéré.
00:24:15Alors, pourquoi ne pas le faire ?
00:24:16Les pompiers doivent faire
00:24:17des enrins chaque année
00:24:18afin d'acheter du matériel.
00:24:20Passer par des citoyens
00:24:21est plus intéressant financièrement.
00:24:23C'est simplement une banque,
00:24:24le taux d'intérêt
00:24:25est entre 4 et 5 %
00:24:26et là,
00:24:27la population va proposer
00:24:28un taux d'intérêt
00:24:29à 2,8 %.
00:24:30Donc, ça nous coûte moins cher
00:24:32que passer par une banque
00:24:34et ça rapporte aussi
00:24:35un petit peu à la population.
00:24:37C'est quand même fou
00:24:38que notre société
00:24:39en soit là
00:24:40et à faire appel.
00:24:42C'est une bonne affaire,
00:24:44ce genre de prêt.
00:24:44C'est intéressant
00:24:45pour les deux parties.
00:24:48Benoît Perrin.
00:24:49Alors, c'est intéressant
00:24:49pour les deux parties,
00:24:50effectivement,
00:24:51sauf que très probablement
00:24:52que le prêt sera fiscalisé.
00:24:54C'est-à-dire qu'on devra payer
00:24:55des impôts,
00:24:55contrairement au livret A
00:24:56sur lequel, effectivement,
00:24:57comme vous le savez,
00:24:58tout est complètement défiscalisé.
00:24:59Non, c'est complètement fou.
00:25:00Écoutez,
00:25:00dans un pays
00:25:01qui a la dépense publique
00:25:02la plus importante au monde,
00:25:04je rappelle quand même
00:25:05que l'État français
00:25:06dépense à peu près
00:25:071 700 milliards par an,
00:25:09eh bien,
00:25:10on peut quand même
00:25:10être surpris
00:25:11que pour les sujets importants,
00:25:12je pense évidemment
00:25:13à la sécurité,
00:25:14je pense à l'éducation,
00:25:15je pense à tout ce qui concerne,
00:25:18bien sûr, la justice,
00:25:20eh bien,
00:25:20il n'y a pas assez d'argent.
00:25:21Et là,
00:25:21c'est absolument incroyable
00:25:23de se dire
00:25:23mais comment est-ce possible
00:25:24que l'État
00:25:26ne trouve pas,
00:25:27ou en tout cas,
00:25:28en l'occurrence,
00:25:28les départements
00:25:29ne trouvent pas
00:25:29dans leur caisse,
00:25:30suffisamment d'argent
00:25:31pour payer du matériel.
00:25:32Enfin, c'est absolument incroyable.
00:25:34Ce qu'il faut quand même rappeler
00:25:36pour être complètement honnête
00:25:38intellectuellement
00:25:39auprès des auditeurs,
00:25:40c'est que le financement
00:25:42n'est pas apporté par l'État
00:25:43mais par les départements.
00:25:45Les pompiers sont financés
00:25:47et gérés par les SDIS
00:25:48qui sont sous la houlette
00:25:50de chaque département
00:25:51et on sait
00:25:52combien les départements
00:25:54aujourd'hui souffrent aussi
00:25:55des arbitrages
00:25:56et des rabotages
00:25:57des dotations.
00:25:58mais en tout cas,
00:25:59je trouve cette initiative
00:26:01sympa et inquiétante.
00:26:03Oui, c'est ça.
00:26:03Parce qu'elle est
00:26:04un train d'œil
00:26:05et une alerte
00:26:06avec une collaboration
00:26:08avec la population
00:26:09de la Haute-Vienne
00:26:10et inquiétante
00:26:11parce que derrière,
00:26:13il y a des hommes
00:26:13et des femmes engagés
00:26:14et j'imagine
00:26:15que cette caserne
00:26:16a comme ressource
00:26:17essentiellement
00:26:17des sapeurs-pompiers,
00:26:18des pompiers volontaires.
00:26:20Donc,
00:26:20c'est des gens
00:26:21qui,
00:26:22en plus de leur travail,
00:26:23donnent du temps
00:26:24pour nous protéger
00:26:25et nous porter secours
00:26:26et qui,
00:26:27en plus,
00:26:27aujourd'hui,
00:26:28sont obligés
00:26:28de recourir
00:26:30à la solidarité
00:26:31des habitants
00:26:32pour financer
00:26:34le matériel
00:26:35pour qu'ils puissent intervenir.
00:26:36Donc,
00:26:37c'est sympathique
00:26:38parce que c'est un bon coup
00:26:39de média
00:26:39et bravo Gilles
00:26:40de le mettre à l'honneur
00:26:41mais c'est inquiétant
00:26:42derrière
00:26:43à l'homme
00:26:44de ce que l'on a vu
00:26:45cet été
00:26:45et de ce que l'on peut imaginer
00:26:47dans d'autres casernes.
00:26:49Pascal Bataille
00:26:49puisque c'est votre région.
00:26:51Une question d'abord
00:26:53que je n'ai pas compris,
00:26:54moi,
00:26:54comment cet emprunt
00:26:56allait être remboursé
00:26:59parce que une chose
00:27:00est d'emprunter
00:27:01et une deuxième chose
00:27:02est de pouvoir rembourser
00:27:03et je n'ai pas le sentiment
00:27:04que les pompiers
00:27:06fassent beaucoup de bénéfices
00:27:08donc je ne comprends pas
00:27:09très bien
00:27:09comment ils vont rembourser.
00:27:10Est-ce que c'est plutôt
00:27:11un don qu'un emprunt ?
00:27:12Je ne sais pas
00:27:13mais apparemment
00:27:13il y a des taux d'intérêt.
00:27:15Ça,
00:27:15c'est une question
00:27:16que je me pose
00:27:17et à laquelle
00:27:17le reportage ne donnait pas.
00:27:19Ça arrive souvent
00:27:21qu'il y ait des sociétés
00:27:23qui mettent en place
00:27:24un système
00:27:25de prêts
00:27:26avec de l'argent
00:27:28qui rapporte
00:27:30je pense qu'ils vont placer
00:27:31l'argent
00:27:32que donnent
00:27:33monsieur et madame
00:27:34tout le monde.
00:27:35C'est ça
00:27:35dans l'idée.
00:27:36Là en l'occurrence
00:27:37j'ai passé des taux
00:27:38apparemment
00:27:38ils veulent quand même
00:27:39l'utiliser pour acheter
00:27:40du matériel.
00:27:42Cette question étant posée
00:27:44et pas tout à fait résolue
00:27:47je souscris
00:27:47à ce qu'on dit
00:27:50mes deux camarades
00:27:51à l'instant
00:27:52bien évidemment
00:27:52et moi
00:27:54je peux rajouter
00:27:54une petite pierre
00:27:55à l'édifice
00:27:56en racontant
00:27:58que dans ma commune
00:27:59aujourd'hui
00:27:59on a besoin
00:28:00d'une caserne
00:28:02parce que celle
00:28:02qui existait
00:28:03est totalement délabrée
00:28:04et qu'aujourd'hui
00:28:06on en est
00:28:06à ce qu'un
00:28:07ou deux
00:28:09particuliers
00:28:10plutôt
00:28:11argentés
00:28:11de la commune
00:28:12contribuables
00:28:13argentés
00:28:14de la commune
00:28:14proposent de financer
00:28:16eux-mêmes
00:28:16cette caserne
00:28:17ce qui me semble
00:28:19comme vous le disiez
00:28:20à la fois sympathique
00:28:21et très inquiétant
00:28:22parce que si le service public
00:28:24est privatisé
00:28:24par des personnes
00:28:26qui effectivement
00:28:27sous prétexte
00:28:27qu'ils ont apporté
00:28:28les moyens financiers
00:28:29pour le faire
00:28:30peuvent peut-être
00:28:30ensuite revendiquer
00:28:31un traitement différent
00:28:33dans l'utilisation
00:28:34du service public
00:28:35en question
00:28:35ça devient un petit peu
00:28:37préoccupant
00:28:38par rapport
00:28:38à l'égalité républicaine
00:28:39j'imagine que ça va peut-être
00:28:40de plus en plus
00:28:41se multiplier
00:28:41quand les citoyens
00:28:43dans un tout autre genre
00:28:44rien à voir avec le camion
00:28:45de pompier
00:28:45et le simple citoyen
00:28:47qui donne 200 euros
00:28:48mais regardez Notre-Dame
00:28:49il y a eu beaucoup
00:28:49de fonds
00:28:51de privés
00:28:52notamment de Bernard Arnault
00:28:53etc
00:28:54mais ce que vous dites
00:28:54Stéphanie
00:28:55est très intéressant
00:28:56et dans une vie antérieure
00:28:58qui n'est pas si lointaine
00:28:59quand j'étais en responsabilité
00:29:01à la Confédération des Buralistes
00:29:02on a beaucoup accompagné
00:29:04la Fédération Nationale
00:29:05des Sapeurs-Pompiers
00:29:06d'abord pour un geste citoyen
00:29:07la protection de l'environnement
00:29:09avec le jet du mégot
00:29:10et tout ce qui était prévention
00:29:12et on a souvent travaillé
00:29:13avec la Fédération des Pompiers
00:29:15aussi sur ce lieu de proximité
00:29:17le commerce de proximité
00:29:18que nous représentons
00:29:19et la caserne
00:29:20ce sont des gens
00:29:21de la proximité
00:29:22et il y a tout un travail
00:29:24qui a été réalisé
00:29:25souvent présenté d'ailleurs
00:29:26au Salon des Mers
00:29:27sur la caserne du futur
00:29:28c'est-à-dire aussi
00:29:29comment elle devient autonome
00:29:30sur sa ressource
00:29:32et notamment
00:29:33puisque quand vous montez une garde
00:29:34il y a des gens
00:29:35à la caserne
00:29:36qui n'ont pas forcément
00:29:37une occupation
00:29:38s'ils n'interviennent pas
00:29:39et que ça puisse devenir
00:29:40un lieu de retrait
00:29:41pour des gros colis
00:29:43un lieu de service
00:29:44pour que la population
00:29:45puisse venir
00:29:45pendant qu'il y a
00:29:46des gens
00:29:48qui montent la garde
00:29:48pour avoir
00:29:49un retour
00:29:50sur un investissement
00:29:51parce que là
00:29:51on parle du matériel
00:29:52mais il y a les bâtiments
00:29:53à entretenir
00:29:54et tout cela
00:29:55coûte de l'argent
00:29:56et c'est aussi
00:29:57dans la réflexion
00:29:57de la fédération
00:29:59sur la caserne du futur
00:30:00comment elle peut avoir
00:30:01un soutien
00:30:01le sujet c'est ça
00:30:03les impôts seraient bas
00:30:04on peut dire effectivement
00:30:05on peut comprendre
00:30:06qu'il y ait des subscriptions
00:30:07participantes
00:30:07je n'en suis que d'accord
00:30:09avec vous
00:30:09le sujet c'est la super
00:30:10non seulement
00:30:11vous payez beaucoup d'impôts
00:30:12vous savez pas exactement
00:30:13à quoi ça sert
00:30:13et en plus
00:30:14on vous sollicite localement
00:30:16pour des projets
00:30:17de choses importantes
00:30:18aujourd'hui
00:30:18c'est qu'on en paye
00:30:19beaucoup d'impôts
00:30:19c'est sûr
00:30:20mais c'est pas fini
00:30:21mon cher Philippe
00:30:24merci de me remonter
00:30:25la morale Stéphanie
00:30:26et tous ceux
00:30:27qui font des cagnottes
00:30:28pour un oui
00:30:28pour un non
00:30:29confère
00:30:29Laurent Saïm
00:30:30et sa cagnotte
00:30:32les accidents
00:30:33n'ont pas suivi
00:30:33cette cagnotte
00:30:34je vous expliquerai
00:30:37en rentaine
00:30:38est-ce que vous aimez
00:30:39les montagnes russes
00:30:40alors non pas du tout
00:30:41j'ai vu
00:30:42les photos
00:30:43des réseaux sociaux
00:30:45justement
00:30:45je vais sur ce sujet là
00:30:47ah bah au secours
00:30:48non vous ne montez pas
00:30:49non je n'arrise pas
00:30:50de m'arriver
00:30:50alors les accidents
00:30:52de montagnes russes
00:30:52se multiplient
00:30:53comme vous avez pu voir
00:30:54sur les réseaux sociaux
00:30:56alors c'est pas
00:30:57les grands vides
00:30:57de notre enfance
00:30:59Stéphanie
00:31:01là on est
00:31:02on est brinqueballé
00:31:03dans tous les sens
00:31:04en haut
00:31:05en bas
00:31:05à gauche
00:31:06à droite
00:31:07et récemment
00:31:08il y a eu un mort
00:31:09et c'est pas le seul
00:31:11déjà dans la tourmente
00:31:13en Californie
00:31:14après une enquête
00:31:14de CNN
00:31:15Six Flags
00:31:16ferme des montagnes russes
00:31:17en Géorgie
00:31:18après la mort d'un homme
00:31:19la police
00:31:20n'a pas précisé
00:31:21les circonstances
00:31:22du décès
00:31:23ni le nombre
00:31:23de blessés
00:31:24mais selon plusieurs témoins
00:31:25sur place
00:31:26un homme serait tombé
00:31:27lundi 12 octobre
00:31:28de l'une des montagnes russes
00:31:30du parc d'attraction
00:31:30Six Flags
00:31:31over Georgia
00:31:32avant de s'écraser
00:31:34sur le toit
00:31:34d'une autre attraction
00:31:35en contrebas
00:31:36il n'aurait pas survécu
00:31:38à la chute
00:31:38plusieurs autres participants
00:31:40de l'attraction
00:31:40ont été blessés
00:31:42et les équipes du parc
00:31:43ont dû évacuer
00:31:44les wagons stoppés
00:31:45au milieu des montagnes russes
00:31:46le groupe Six Flags
00:31:48a annoncé
00:31:48la fermeture temporaire
00:31:50de 9 montagnes russes
00:31:51réparties dans 6 de ces parcs
00:31:53par mesure de précaution
00:31:54et présenté ses condoléances
00:31:56aux proches de la victime
00:31:57une enquête sur les circonstances
00:31:59de l'incident
00:31:59a été ouverte par la police
00:32:01le drame s'est produit
00:32:02deux semaines seulement
00:32:03après la fermeture définitive
00:32:05de l'attraction
00:32:06X2
00:32:06au parc Six Flags
00:32:08Magic Mountain
00:32:09en Californie
00:32:10une enquête de CNN
00:32:11avait révélé
00:32:12que plusieurs décès
00:32:13et blessures graves
00:32:14étaient liées
00:32:15à cette attraction
00:32:15mondialement connue
00:32:16des parcs Six Flags
00:32:18plusieurs parcs ont annoncé
00:32:20qu'ils arrêtaient
00:32:21leurs Six Flags
00:32:23qui s'éventuent beaucoup
00:32:24dans le monde entier
00:32:25parce qu'apparemment
00:32:25il y aurait quelque chose
00:32:27qui ne fonctionne pas
00:32:28sur cette montagne russe
00:32:31donc
00:32:31dans ce tapis
00:32:33en traite
00:32:33c'est vrai que je regardais
00:32:34des reportages
00:32:35ça c'est fascinant
00:32:37il y a des gens
00:32:38qui font vraiment
00:32:39un tourisme
00:32:40de ces parcs d'attraction
00:32:42ils recherchent
00:32:42ce qu'il y a
00:32:42de plus en plus grisant
00:32:45etc
00:32:45donc on en arrive peut-être
00:32:47à des choses comme ça
00:32:47Pascal Bataille
00:32:48vous êtes manège vous ?
00:32:51non pas spécialement
00:32:52les pijpots
00:32:55je monte sur mon petit camion
00:32:56pompier
00:32:57oui c'est ça
00:32:57moi je préfère
00:32:58le camion de pompier
00:32:59je fais du chasse de thé
00:33:00à Disney
00:33:01c'est vous le disiez
00:33:02Céphanie est très juste
00:33:03une sorte d'inflation permanente
00:33:05et de course permanente
00:33:07a des sensations
00:33:07toujours plus fortes
00:33:09et je ne veux pas
00:33:09faire la pub de mon livre
00:33:10mais on ne sait plus
00:33:12se contenter
00:33:12de plaisir simple
00:33:13aujourd'hui
00:33:13il faut en rajouter
00:33:15toujours encore un peu plus
00:33:17et au prix du danger
00:33:19effectivement
00:33:21et de
00:33:23ça fait beaucoup rire Gilles
00:33:25c'est parce qu'on a eu
00:33:26une petite discussion
00:33:27avant la plus longtemps
00:33:29non non je parle juste
00:33:30de profiter de la vie
00:33:32de plaisir simple
00:33:32d'une tasse de thé
00:33:32on n'a pas forcément besoin
00:33:33de mettre sa vie en danger
00:33:34en permanence
00:33:35pour prendre du plaisir
00:33:36ça vous risquez pas
00:33:37l'accident dans la tasse de thé
00:33:38mais moi aussi je suis
00:33:39d'abord j'aime trop
00:33:42le plancher des vaches
00:33:42et ce genre d'attraction
00:33:44c'est pas du tout
00:33:45mon point d'intérêt
00:33:46et je suis d'accord
00:33:47avec Pascal
00:33:48aujourd'hui
00:33:48ces attractions
00:33:49offrent de plus en plus
00:33:50de sensations
00:33:51c'est la vie d'aujourd'hui
00:33:53il faut aller toujours plus
00:33:54toujours plus fort
00:33:56plus haut
00:33:56et forcément
00:33:58il y a des limites
00:33:58certainement
00:33:59aux installations
00:34:00on voit souvent
00:34:01des reportages
00:34:02avec les créateurs
00:34:03en Allemagne
00:34:04vous avez l'Europa
00:34:05où il y a
00:34:07beaucoup d'innovation
00:34:09c'est certainement
00:34:10très sympathique
00:34:11avec des risques
00:34:12ce qui me surprend
00:34:13le plus
00:34:13c'est que
00:34:14là où j'ai souvent
00:34:15des doutes
00:34:15c'est sur les fêtes foraines
00:34:16où il y a des montages
00:34:17et des montages
00:34:18on n'est pas tout à fait sûr
00:34:20des vérifications
00:34:21alors que normalement
00:34:22dans les parcs
00:34:22c'est du matériel approuvé
00:34:24avec des contrôles réguliers
00:34:25vous parliez d'Europa Park
00:34:26moi je connais bien
00:34:27je suis de la base
00:34:28c'est le parc de mon enfance
00:34:29et ils sont quand même
00:34:30extrêmement rigoureux
00:34:31c'est assez surprenant
00:34:31mais il y a peut-être
00:34:33une défaillance
00:34:34sur cette installation-là
00:34:36puisqu'il y a eu
00:34:36plusieurs accidents
00:34:37mais c'est vrai que c'est fou
00:34:38parce qu'on le voit
00:34:38ce pauvre homme tomber
00:34:40dans ce manège
00:34:41sur les réseaux
00:34:42sont assez dingues
00:34:43alors hier
00:34:44on se demandait
00:34:46avec vos débatteurs
00:34:47d'hier
00:34:48ce qui est arrivé
00:34:49pour cet élève
00:34:50de 14 ans
00:34:51délégué de classe
00:34:52qui avait un profil
00:34:53apparemment
00:34:54bien sous tout rapport
00:34:56pourquoi
00:34:57il était avec
00:34:58un fusil de chasse
00:35:00à Aubagne
00:35:02et bien le profil
00:35:03a un peu évolué
00:35:04peut-être
00:35:05ce n'était pas
00:35:06celui qu'on imaginait
00:35:07au reportage d'M6
00:35:08les premiers éléments
00:35:10de l'enquête
00:35:10montrent que le tireur
00:35:11présumé appartiendrait
00:35:12à la mouvance TCC
00:35:13True Crime Community
00:35:14cette idéologie hétérogène
00:35:16glorifie les tueries de masse
00:35:17et notamment
00:35:18les tueries scolaires
00:35:19elle incite à passer à l'acte
00:35:20parfois de manière
00:35:21extrêmement violente
00:35:22précise le parquet antiterroriste
00:35:24les auteurs de ces attaques
00:35:25sont aussi idolâtrés
00:35:26c'est une mouvance
00:35:27qui est une menace
00:35:29aujourd'hui
00:35:29sécuritaire
00:35:30émergente
00:35:31en France
00:35:31il n'y a pas
00:35:32une motivation
00:35:33idéologique
00:35:34claire
00:35:35là on parle vraiment
00:35:36d'une fascination
00:35:37pour la violence
00:35:38disant que la violence
00:35:39est le principal moteur
00:35:40du passage à l'acte
00:35:41cette mouvance est née
00:35:42après la tuerie scolaire
00:35:43à Columbine
00:35:43aux Etats-Unis
00:35:44en 1999
00:35:46elle se diffuse en ligne
00:35:47sur les forums
00:35:47et prend de l'ampleur
00:35:48sur les réseaux sociaux
00:35:49comme TikTok ou X
00:35:51depuis le Covid
00:35:52c'est incroyable
00:35:53encore les réseaux sociaux
00:35:54j'avoue que je n'osais pas
00:35:56en parler hier
00:35:56parce qu'on ne connaissait pas
00:35:57on ne savait pas
00:35:58on ne savait pas
00:35:58mais je me suis dit
00:36:00c'est encore un problème
00:36:01de réseau social
00:36:03alors écoutez
00:36:04je vous propose
00:36:04parce que c'est important
00:36:05d'en parler
00:36:06dans quelques instants
00:36:07juste après la pub
00:36:07n'hésitez pas vous
00:36:08à venir réagir
00:36:100800 26 300 300
00:36:11Manu vous attend
00:36:12au standard
00:36:13à tout de suite
00:36:13sur Sud Radio
00:36:14à vous de le dire
00:36:15Stéphanie Demiru
00:36:17à vous de le dire
00:36:18avec aujourd'hui
00:36:18Pascal Bataille
00:36:19Philippe Coy
00:36:20Benoît Perrin
00:36:21la suite du zapping
00:36:22de Gilles Ganzman
00:36:23qui nous montrait
00:36:24il y a quelques instants
00:36:25ce reportage
00:36:25où on parlait
00:36:26vous savez
00:36:26de ce collégien
00:36:27d'Aubagne
00:36:28qui a tiré
00:36:29sur un proviseur
00:36:30et un professeur
00:36:31une question
00:36:33manifestement
00:36:34de réseaux sociaux
00:36:35ce jeune avait
00:36:38adhéré
00:36:38à un mouvement
00:36:39qui s'appelle
00:36:39True Ukraine Community
00:36:41et Laurent Nunez
00:36:42le ministre de l'Intérieur
00:36:43français
00:36:44en a parlé
00:36:45écoutez
00:36:45une espèce de communauté
00:36:46qui se tisse
00:36:47sur les réseaux sociaux
00:36:48de jeunes
00:36:49qui s'isolent
00:36:50qui se marginalisent
00:36:51qui petit à petit
00:36:52rentrent dans leur bulle
00:36:53et fréquentent
00:36:54d'autres jeunes
00:36:55sur les réseaux sociaux
00:36:55qu'ils ne rencontrent
00:36:56même pas
00:36:57et parlent
00:36:58de tuerie de masse
00:37:00un fléau
00:37:01encore une fois
00:37:01les réseaux sociaux
00:37:03en cause
00:37:04alors on rappelle
00:37:05quand même
00:37:06qu'Emmanuel Macron
00:37:07peut parfois
00:37:08le critiquer
00:37:08souvent
00:37:09n'est-ce pas
00:37:09Benoît Perrin
00:37:10qui sourit
00:37:11à pleines dents
00:37:12bon
00:37:12il avait quand même
00:37:13essayé de les interdire
00:37:14au moins de 15 ans
00:37:15on rappelle que
00:37:16le conseil constitutionnel
00:37:17avait retoqué
00:37:19sous prétexte
00:37:20d'atteinte disproportionnée
00:37:21à la liberté d'expression
00:37:22et de communication
00:37:23je veux bien
00:37:24mais c'est quand même
00:37:24le fléau
00:37:25de notre siècle
00:37:26ces réseaux sociaux
00:37:27Pascal Bataille
00:37:27je pense qu'il y a
00:37:29un double fléau
00:37:30en l'occurrence
00:37:30Stéphanie
00:37:30vous faisiez un sujet
00:37:32sur la santé mentale
00:37:33avant cette émission
00:37:35et je pense qu'il y a
00:37:36un vrai sujet
00:37:37sur la santé mentale
00:37:38sur la santé mentale
00:37:39de nos adolescents
00:37:39notamment
00:37:40qui n'est pas forcément
00:37:41suffisamment prise en compte
00:37:42prise en charge
00:37:45regarder sans tabou
00:37:46et avec vraiment
00:37:51transparence
00:37:51et puis effectivement
00:37:52le fait que
00:37:53les réseaux sociaux
00:37:55véhiculent tout un tas
00:37:56d'idéologies
00:37:58de comportements
00:37:59de modes
00:38:00de tendances
00:38:00alors on va pas
00:38:01quand je parle de modes
00:38:02je parle au sens large
00:38:04évidemment
00:38:04que d'aller
00:38:06tirer dans un établissement scolaire
00:38:07c'est pas une mode
00:38:08quelqu'un d'un peu faible
00:38:09mais la problématique
00:38:11de ces réseaux sociaux
00:38:12c'est effectivement
00:38:13leur côté incitatif
00:38:14leur côté grégaire
00:38:17comme ça
00:38:17est-ce que
00:38:18c'est au gouvernement
00:38:19de faire le ménage
00:38:20là-dessus
00:38:21est-ce que c'est
00:38:22aussi aux entreprises
00:38:23elles-mêmes
00:38:24qui véhiculent
00:38:25ces messages-là
00:38:26TikTok c'est chinois
00:38:26et les chinois
00:38:27n'ont pas le droit
00:38:27comme par hasard
00:38:28à TikTok
00:38:29mais en nous
00:38:30ils nous l'aient
00:38:30donc la responsabilité
00:38:32elle est quand même
00:38:33aussi sur les médias
00:38:35ce sont des médias
00:38:36aujourd'hui
00:38:36vous Stéphanie
00:38:37si vous incitez au meurtre
00:38:38aujourd'hui
00:38:39au micro-dessus de radio
00:38:40vous allez être pénalisé
00:38:41donc c'est aussi
00:38:43les médias
00:38:44et votre directeur
00:38:44de publication aussi
00:38:45c'est pas régulé
00:38:46les réseaux sociaux
00:38:47il y a un problème
00:38:48de régulation
00:38:48y compris
00:38:49des entreprises
00:38:50de la part des entreprises
00:38:51vous parlez
00:38:53à juste raison
00:38:54certainement
00:38:54d'un problème
00:38:55de santé mentale
00:38:56chez nos jeunes
00:38:56c'est évoqué
00:38:58aussi à travers
00:38:59les mouvements
00:39:00de lycéens
00:39:01ce sont les générations
00:39:02post-Covid
00:39:03qui ont vécu
00:39:04ces mois
00:39:05de confinement
00:39:06plutôt mal
00:39:07que bien
00:39:08d'ailleurs
00:39:08et qui aujourd'hui
00:39:11peuvent avoir
00:39:12des répercussions
00:39:13sur leur comportement
00:39:14les réseaux sociaux
00:39:15bien évidemment
00:39:15c'est un vrai sujet
00:39:17qui a besoin
00:39:18de régulation
00:39:19d'encadrement
00:39:20mais au-delà
00:39:21de cette communauté
00:39:22qui se crée
00:39:23sur les réseaux sociaux
00:39:24ces échanges
00:39:24complètement anonymes
00:39:26et je le dis souvent
00:39:27ça me fait beaucoup rire
00:39:28quand vous dites
00:39:28j'ai 500 amis
00:39:29sur Facebook
00:39:30quant à la roue
00:39:31de la voiture à plat
00:39:32tu peux les appeler
00:39:33j'appelle pas ça
00:39:34des amis
00:39:35mais il y a quelque chose
00:39:37qui m'inquiète
00:39:38d'autant plus
00:39:39conjugué aux réseaux sociaux
00:39:41c'est les jeux
00:39:42en communauté
00:39:43et je vois
00:39:44la bonne entourage
00:39:45où il y a une violence
00:39:47dans tous ces jeux
00:39:48où on tue
00:39:50sans vergogne
00:39:51on écrase
00:39:51les jeux vidéo
00:39:52en boucle
00:39:54vous jouez avec quelqu'un
00:39:55qui est en Allemagne
00:39:56en Vendée
00:39:57dans les périodes atlantiques
00:39:58dans le monde
00:39:59vous connaissez pas
00:40:00vous montez un groupe
00:40:01vous vous identifiez
00:40:03vous allez à la guerre
00:40:04vous attaquez des commerçants
00:40:07vous attaquez la police
00:40:08et du coup
00:40:09je trouve que
00:40:10tout cela
00:40:10mis bout à bout
00:40:11fait quand même
00:40:12un mauvais cercle
00:40:14d'environnement
00:40:15pour notre jeunesse
00:40:16excusez-moi
00:40:17vous n'avez jamais joué
00:40:18aux indiens
00:40:19aux cowboys
00:40:19et aux voleurs
00:40:20c'est dans la vérité
00:40:23une mamie sur la rue
00:40:24a tué mon voisin
00:40:25pour avoir un guerre
00:40:26mais tous les joueurs
00:40:27de vidéo
00:40:28ne sont pas
00:40:29des tueurs en puissance
00:40:31regardez
00:40:31quand il y a un problème
00:40:33souvent
00:40:33publicité
00:40:34c'est ces jeux
00:40:35avec une violence
00:40:36exacerbée
00:40:37et quand vous avez
00:40:38un président américain
00:40:39qui diffuse des exécutions
00:40:40à la télé
00:40:41c'était beaucoup moins violent
00:40:42moi aussi j'ai joué
00:40:43au Big Jim
00:40:45je ne vais pas être très populaire
00:40:46quand je vais dire ça
00:40:47mais effectivement
00:40:48on peut accuser
00:40:49les entreprises
00:40:49on peut accuser
00:40:52les sociétés
00:40:53qui font
00:40:54et qui commercialisent
00:40:55des jeux vidéo
00:40:56on peut
00:40:57critiquer les médias
00:40:58mais pardon de dire ça
00:40:59mais moi les gens
00:41:00que j'ai envie
00:41:00surtout de critiquer
00:41:01ou de responsabiliser
00:41:03plutôt
00:41:03ce sont les parents
00:41:03enfin je veux dire
00:41:04moi je suis toujours fasciné
00:41:06quand des parents
00:41:07se plaignent
00:41:08de l'impact des réseaux sociaux
00:41:09de l'impact des jeux vidéo
00:41:09mais bon sang
00:41:10exercez votre rôle de parent
00:41:12le rôle de parent
00:41:12c'est aussi
00:41:13de tout faire en sorte
00:41:14de faire en sorte
00:41:15en tout cas
00:41:15de faire le maximum
00:41:16je ne dis pas
00:41:16qu'on y arrive
00:41:17à tous les coups
00:41:17évidemment
00:41:18c'est difficile
00:41:19l'éducation
00:41:19question indiscrète
00:41:21est-ce que vous avez
00:41:21des adolescents ?
00:41:22pas encore
00:41:23pas encore
00:41:24mais ça
00:41:25par définition
00:41:26ça va venir
00:41:26je le connais
00:41:27je sais
00:41:28j'espère que d'ici là
00:41:30j'espère que d'ici là
00:41:31les réseaux sociaux
00:41:32seront interdits
00:41:33je peux vous dire
00:41:34que ça va vous rendre service
00:41:35non mais je suis d'accord
00:41:36parce que je sais
00:41:36que c'est un combat
00:41:37de tous les jours
00:41:38pour les parents
00:41:38c'est facile avec un enfant
00:41:40de 8 ans
00:41:40de lui interdire les écrans
00:41:42un enfant de 15 ans
00:41:43c'est pas pareil
00:41:44ils ont plus
00:41:45mais néanmoins
00:41:46je sais que c'est un combat
00:41:47de tous les jours
00:41:47des parents
00:41:48mais quand même
00:41:49malgré tout
00:41:49je pense qu'il y a quand même
00:41:50beaucoup de parents
00:41:51qui se défausent sur
00:41:53la société du nature générale
00:41:54avant de prendre
00:41:55leur responsabilité
00:41:56encore une fois
00:41:57les écrans
00:41:58ça peut être un poison
00:41:59et il faut le dire
00:42:00je pense qu'effectivement
00:42:01d'ailleurs
00:42:02on voit bien
00:42:03tous les grands géants
00:42:03de la tech
00:42:04interdisent des écrans
00:42:05à leurs enfants
00:42:05il y a peut-être une raison
00:42:06et les parents
00:42:07vous en êtes
00:42:08c'est pas incompatible
00:42:09mais les parents
00:42:09ont quand même
00:42:10un rôle à jouer
00:42:10dans l'éducation
00:42:11de leurs enfants
00:42:11il ne faut pas déresponsabiliser
00:42:13les parents
00:42:13c'est toujours la faute
00:42:14des autres de l'associé
00:42:15non les parents
00:42:15ont aussi un rôle à jouer
00:42:16et il faut les aider
00:42:17dans ce cas-là
00:42:18on va aller dire ça
00:42:19à une mère de famille
00:42:20qui rentre à 18-19h
00:42:21là le père
00:42:22il a laissé ses armes
00:42:23accessibles
00:42:25là c'est encore autre chose
00:42:28c'est pas Call of Duty
00:42:29là on parlait
00:42:30des réseaux sociaux
00:42:31en général
00:42:32je ne parle pas
00:42:32de ce père-là
00:42:34donc l'arme
00:42:35il l'a bien trouvé
00:42:36et il l'a trouvé
00:42:37dans le monde réel
00:42:38ça c'est autre chose
00:42:39mon cher Gilles
00:42:40mais c'est important
00:42:40parce qu'effectivement
00:42:41cette dérive
00:42:43de la possibilité
00:42:45d'accéder à des armes
00:42:46dont on voit
00:42:47aux Etats-Unis
00:42:48à quel point
00:42:49effectivement
00:42:49ça aboutit
00:42:50à un niveau
00:42:51de mortalité terrible
00:42:52notamment
00:42:53chez les jeunes
00:42:54mais pas que
00:42:55mais si on laisse
00:42:57en France
00:42:58arriver
00:42:58cette capacité
00:43:00pour n'importe qui
00:43:01à accéder à une arme
00:43:02je pense qu'on est
00:43:03très mal barré
00:43:04je pense que c'est pas
00:43:04l'ordre du jour
00:43:05de prendre
00:43:06la pente américaine
00:43:07comme là
00:43:08il s'agissait en effet
00:43:09d'un ancien
00:43:10enfin d'un militaire
00:43:11d'ailleurs
00:43:11donc j'imagine
00:43:11qu'il avait des armes
00:43:12chez lui
00:43:13pour cette raison-là
00:43:14et qui était
00:43:15plutôt accessible
00:43:16c'est pour ça
00:43:17qu'il a été entendu
00:43:19par la police
00:43:20mais pour revenir
00:43:22aux jeux vidéo
00:43:23et là
00:43:23la vraie différence
00:43:24c'est qu'il était
00:43:25dans une mouvance
00:43:27sur les tueries
00:43:28d'école
00:43:29et c'est ça
00:43:30qui l'a plus influencé
00:43:31que les jeux vidéo
00:43:33c'est-à-dire qu'il a été
00:43:35vraiment
00:43:35on a retrouvé
00:43:36il s'intéressait à ça
00:43:38et
00:43:40c'est ça qu'il a dû
00:43:42les développer
00:43:43à ces jeux de masse
00:43:44où vous avez
00:43:45des tueries organisées
00:43:46et que peut-être
00:43:47sa déviance
00:43:48a été sur ses groupes
00:43:49sur les réseaux sociaux
00:43:50mais en tous les cas
00:43:51je trouve
00:43:52aujourd'hui
00:43:53et bien évidemment
00:43:54Benoît
00:43:54vous avez raison
00:43:55de dire que
00:43:56la première responsabilité
00:43:57c'est certainement
00:43:57celle des parents
00:43:58je le dis facilement
00:43:59je ne suis pas parent
00:44:00mais il y a aujourd'hui
00:44:03une pression de la société
00:44:04je vois encore ce matin
00:44:07en circulant dans Parito
00:44:09ces jeunes
00:44:10qui descendent la rue
00:44:11avec leur téléphone
00:44:12rivé à la main
00:44:14et ils vous percutent
00:44:15parce que du coup
00:44:15ils ne vous voient même pas
00:44:16sur le trottoir
00:44:17et je me dis
00:44:18on est mal barrés
00:44:19il n'y a pas que les jeunes
00:44:20non
00:44:20mais ça veut dire aussi
00:44:22que les parents
00:44:23ont-ils la capacité
00:44:24aujourd'hui
00:44:24dans l'emballement
00:44:26de la société
00:44:26de priver leur enfant
00:44:27de se mettre
00:44:30en bataille
00:44:31avec leurs enfants
00:44:32alors que le copain
00:44:33a le téléphone
00:44:34je vois combien de parents
00:44:35disent non
00:44:35le téléphone
00:44:36pas avant 14 ans
00:44:37à 10 ans
00:44:38il y a une répression sociale
00:44:40Messieurs
00:44:41vous restez avec moi
00:44:42justement ces jeunes
00:44:43on va en parler
00:44:43mais des moins jeunes aussi
00:44:44parce qu'ils pourraient
00:44:45tous se retrouver
00:44:46dans la rue
00:44:46le 17 octobre
00:44:48est-ce qu'il y aurait
00:44:49un mouvement
00:44:49des gilets jaunes
00:44:50qui referait surface
00:44:51est-ce que vous seriez prêt
00:44:53à y participer
00:44:540
00:44:55826
00:44:55300
00:44:57à tout de suite
00:44:58sur Sud Radio
00:45:00Sud Radio
00:45:0210h midi
00:45:03Sud Radio
00:45:04à vous de le dire
00:45:05Stéphanie Demiru
00:45:06à vous de le dire
00:45:07avec aujourd'hui
00:45:08Pascal Bataille
00:45:09Philippe Coye
00:45:10et Benoît Perrin
00:45:11on parle des sujets
00:45:13qui font commenter
00:45:14qui vous font commenter
00:45:16donc les sujets
00:45:17qui font parler
00:45:18la France ce matin
00:45:19après les manifestations
00:45:20lycéennes
00:45:21un nouveau rendez-vous
00:45:22se prépare
00:45:23samedi 17 octobre
00:45:25contre la vie chère
00:45:26en général
00:45:26des organisations de jeunes
00:45:27appellent à rejoindre
00:45:29les gilets jaunes
00:45:30la CGT a déjà confirmé
00:45:31son soutien hier
00:45:32salaire
00:45:33pension
00:45:34prix
00:45:34service public
00:45:35les revendications
00:45:36dépassent désormais
00:45:37l'école
00:45:38alors est-ce que c'est colère
00:45:39elles peuvent donc
00:45:41se rejoindre
00:45:41faire reculer
00:45:42le gouvernement
00:45:43est-ce que c'est souhaitable
00:45:44qu'il y ait un grand mouvement
00:45:46national
00:45:46ou est-ce qu'il vaut mieux
00:45:47attendre finalement
00:45:48les urnes
00:45:49en avril prochain
00:45:50à vous de le dire
00:45:510826
00:45:52300
00:45:53300
00:45:53je me tourne vers
00:45:55l'économiste
00:45:55Benoît Perrin
00:45:56c'est vrai Benoît
00:45:58bon on se dit
00:45:59la colère est légitime
00:46:01les français en ont ras-le-bol
00:46:02de payer
00:46:03d'avoir une vie chère
00:46:05plus les moyens
00:46:06de joindre les deux bouts
00:46:07et dans le même temps
00:46:07c'est vrai que la facture
00:46:09s'amoncelle
00:46:10en termes de dettes publiques
00:46:11et on voit que ce genre
00:46:12de mouvement
00:46:13parfois
00:46:15occasionne des millions
00:46:16de dégâts
00:46:16alors qu'est-ce qu'il faut faire
00:46:17selon vous ?
00:46:19alors c'est vrai que la situation
00:46:20est compliquée
00:46:20parce que vous l'avez
00:46:21très bien dit
00:46:21les revendications
00:46:23sont légitimes
00:46:23c'est-à-dire qu'il y a
00:46:24des revendications
00:46:24de pouvoir d'achat
00:46:25il y a des revendications
00:46:26pour étudier
00:46:27dans de meilleures conditions
00:46:28qui peut être opposée
00:46:29à ces revendications
00:46:31encore une fois
00:46:31on ne peut plus légitimes
00:46:32quand on voit
00:46:33l'appauvrissement
00:46:33des français
00:46:34en revanche
00:46:35ce qui me semble
00:46:36être plutôt inquiétant
00:46:37c'est les solutions
00:46:38qui sont prônées
00:46:39par ceux qui souhaitent
00:46:40organiser ces manifestations
00:46:41c'est-à-dire que
00:46:42sur le carburant
00:46:43il me semble tout à fait logique
00:46:45qu'on se tourne vers l'État
00:46:46parce qu'encore une fois
00:46:47il faut rappeler que
00:46:47sur le carburant
00:46:48vous avez 50% de taxes
00:46:49sur l'électricité
00:46:50vous avez 30% de taxes
00:46:51sur votre facture de gaz
00:46:52vous avez 30% de taxes
00:46:53et bien plutôt que
00:46:54de se tourner vers l'État
00:46:55les manifestants
00:46:56demandent des blocages des prix
00:46:57demandent des nouvelles taxes
00:46:58sur le super profit
00:46:59donc ça ne me semble pas
00:47:00être la bonne solution
00:47:01côté lycéens
00:47:01c'est la même histoire
00:47:03plutôt que d'être obsédé
00:47:04par la question
00:47:04du niveau scolaire
00:47:06qui me semble-t-il
00:47:08devrait être la première
00:47:09déranger des questions
00:47:10des enfants
00:47:10en disant
00:47:11mais attendez
00:47:11vous nous
00:47:13aujourd'hui
00:47:13notre niveau s'effondre
00:47:15on voit bien que
00:47:15dans tous les classements
00:47:16internationaux
00:47:16on aurait à peu près
00:47:1725ème
00:47:17quel que soit les classements
00:47:19que ce soit les maths
00:47:19que ce soit le français
00:47:20enfin bref
00:47:21quelles que soient les matières
00:47:22le niveau s'effondre
00:47:24et en fait
00:47:24quelle est
00:47:25la revendication majeure
00:47:27des lycéens
00:47:28c'est d'avoir encore
00:47:28plus d'argent
00:47:30il y a une question de moyens
00:47:31franchement
00:47:32il y a objectivement
00:47:33une question de moyens
00:47:33mais néanmoins
00:47:34à côté de cette question de moyens
00:47:36je pense que
00:47:36la question des méthodes
00:47:37c'est pour ça que
00:47:38notamment
00:47:39encore une fois
00:47:40il y a certainement
00:47:41des bâtiments
00:47:42à rénover
00:47:43il y a un vrai problème
00:47:44de structure
00:47:45il est évident
00:47:47je crois que vraiment
00:47:47il faudrait être aveugle
00:47:49pour ne pas le voir
00:47:49en revanche
00:47:50encore une fois
00:47:51le sujet de la méthode
00:47:52d'enseignement
00:47:53devrait être
00:47:54et de la discipline
00:47:54devrait être deux sujets
00:47:56qui devraient être
00:47:56la une des revendications
00:47:58de ces étudiants
00:47:58et en fait
00:47:59malheureusement
00:48:00on voit encore une fois
00:48:01comme d'ailleurs
00:48:02s'est terminé l'épisode
00:48:03des gilets jaunes
00:48:04il y a quelques années
00:48:04ça se termine en fait
00:48:05par simplement un chèque
00:48:07en fait on calme les gens
00:48:08en faisant un chèque
00:48:09les gilets jaunes
00:48:09c'était entre 14 et 17 milliards
00:48:12le mouvement s'est essoufflé
00:48:13et en fait
00:48:14très concrètement
00:48:14on ne sait pas exactement
00:48:15à quoi servit cet argent
00:48:16ce qui est certain
00:48:17c'est que ça n'a pas apaisé
00:48:18la colère
00:48:18et donc
00:48:19le gouvernement
00:48:20et j'ai très peur de ça
00:48:21pour apaiser en fait
00:48:22en quelque sorte
00:48:23les manifestations
00:48:24qu'est-ce qu'ils vont faire ?
00:48:25ils vont à nouveau
00:48:26sortir le carnet tchèque
00:48:27et le carnet tchèque
00:48:28comme on le sait
00:48:28puisque la France
00:48:29n'a plus les moyens
00:48:30en fait
00:48:30c'est de la dette supplémentaire
00:48:32et du déficit supplémentaire
00:48:34donc pour dire la chose autrement
00:48:35il faut probablement
00:48:37mettre de l'argent
00:48:38dans des secteurs importants
00:48:39et l'éducation en est un
00:48:40mais parallèlement à ça
00:48:41il faut qu'on arrive
00:48:42à faire des économies à côté
00:48:43sinon on va encore dégrader
00:48:44notre déficit
00:48:45Philippe Coye
00:48:46écoutez
00:48:46je suis d'accord avec Benoît
00:48:48les revendications
00:48:49elles sont certainement légitimes
00:48:50elles doivent être fondées
00:48:51elles sont anciennes
00:48:52pour que ça soit
00:48:55les étudiants
00:48:55les lycéens
00:48:57il y a un vrai malaise
00:48:58l'attend
00:49:00pour autant
00:49:01est-ce que
00:49:01le 17 octobre
00:49:03est un jour utile
00:49:04pour notre pays
00:49:05pour nos emmerdes
00:49:07excusez-moi de le dire
00:49:08mais je pense que
00:49:09les auditeurs
00:49:10se retrouvent là aussi
00:49:11puisque nous sommes
00:49:12sur une succession
00:49:13de crise
00:49:13que ça soit
00:49:14dans le milieu
00:49:16scolaire
00:49:16que ça soit
00:49:17dans le milieu professionnel
00:49:18que ça soit nous
00:49:19citoyennes du quotidien
00:49:20c'est des crises
00:49:22quotidiennes
00:49:23successives
00:49:23qui affaiblissent
00:49:24notre pays
00:49:25notre pouvoir d'achat
00:49:26notre dégradation
00:49:27aussi
00:49:28personnelle
00:49:29dans cette société
00:49:30puisqu'il y a
00:49:31de la frustration
00:49:32par la baisse
00:49:33du pouvoir d'achat
00:49:34et d'aller manifester
00:49:36c'est ambigu
00:49:37parce qu'on est à quelques
00:49:38et vous l'avez rappelé
00:49:39semaines, mois
00:49:40d'une élection
00:49:42présidentielle
00:49:42nous avons un parlement
00:49:44aujourd'hui
00:49:44qui est inopérant
00:49:45parce qu'il est tellement
00:49:47éclaté
00:49:48il n'y aura pas
00:49:49de solution
00:49:50dans le budget
00:49:50il n'y aura pas
00:49:51de bon budget
00:49:51il faut un budget
00:49:53mais ça ne sera pas
00:49:53le bon
00:49:54en tous les cas
00:49:55et est-ce qu'aujourd'hui
00:49:57bloquer le pays
00:49:58rajouter de l'anxiété
00:49:59moi je le vois
00:50:00à travers mes clients
00:50:01il y a une nervosité
00:50:02une anxiété
00:50:03une peur du lendemain
00:50:05quotidienne
00:50:06et je suis plutôt
00:50:08à voir le verre
00:50:09à moitié plein
00:50:09en même temps
00:50:09ils ont peut-être
00:50:10envie de mettre
00:50:10la pression
00:50:11aux futurs candidats
00:50:12alors si les futurs candidats
00:50:15s'ils sont aussi nombreux
00:50:17n'ont pas compris
00:50:18dans quelle situation
00:50:19se trouve notre pays
00:50:20et les français
00:50:21je les invite
00:50:22à venir plus régulièrement
00:50:24dans nos établissements
00:50:25le bar tabac du coin
00:50:26c'est le parlement du peuple
00:50:27ils vont vite avoir
00:50:28la température
00:50:29c'est-à-dire qu'ils ont compris
00:50:30mais ils n'ont pas
00:50:31tout à fait les mêmes solutions
00:50:32écoutez Sébastien Chenu
00:50:33justement vice-président
00:50:35du RN ce matin
00:50:36sur Sud Radio
00:50:37il comprend la colère
00:50:38mais il n'appelle pas
00:50:39à manifester
00:50:40le 17 octobre
00:50:41comment ne pas entendre
00:50:42la souffrance des français
00:50:43maintenant ce gouvernement
00:50:44vous les soutenez ?
00:50:45je soutiens les français
00:50:46mais vous ne les appelez pas ?
00:50:47on ne l'a jamais fait ça
00:50:48parce que nous
00:50:49on n'est pas une centrale syndicale
00:50:50on peut soutenir
00:50:51les mots d'ordre
00:50:52on peut soutenir
00:50:53des revendications
00:50:54on peut les comprendre
00:50:55mais on n'est pas là
00:50:56pour organiser
00:50:56des manifestations
00:50:57moi je ne cherche pas
00:50:58à faire en sorte
00:50:59que mon pays aille moins bien
00:51:00j'essaie de trouver des solutions
00:51:01pour que le pays aille mieux
00:51:02la crainte c'est que
00:51:03la France bascule
00:51:04ou dans une crise sécuritaire
00:51:06avec un mouvement
00:51:08immétrisable
00:51:09qui soit
00:51:10confronté aux forces de l'ordre
00:51:11et qui mette
00:51:12à feu et à sang le pays
00:51:13ça c'est la première des choses
00:51:15mais la deuxième chose
00:51:15c'est qu'on envoie
00:51:16des signaux terribles
00:51:18vu l'état
00:51:20financier du pays
00:51:20au marché
00:51:21et que les investisseurs
00:51:24étrangers
00:51:24se disent
00:51:25on ne peut plus
00:51:26travailler avec la France
00:51:28ce qui est dommage
00:51:29en effet
00:51:29c'est qu'on a toujours peur
00:51:30d'une crise sécuritaire
00:51:31quand il y a des manifestations
00:51:32ça c'est pas normal
00:51:33en effet
00:51:33parce que les manifestations
00:51:35aujourd'hui
00:51:35elles sont instrumentalisées
00:51:37par une partie
00:51:38notamment de l'extrême gauche
00:51:40j'assume mes propos
00:51:40et puis avec certains
00:51:43black box
00:51:44qui s'infiltrent
00:51:44donc c'est dommage
00:51:46qu'on ne puisse pas manifester
00:51:47et afficher des revendications légitimes
00:51:50Pascal Bataille
00:51:50oui parce que
00:51:51en soi
00:51:52j'entends ce que dit Philippe
00:51:54et je suis souscrit
00:51:55en grande partie
00:51:56mais en soi
00:51:57c'est plutôt légitime
00:51:58et je dirais même souhaitable
00:52:00que les français
00:52:02puissent s'exprimer
00:52:02dans des manifestations
00:52:04premièrement
00:52:05deuxièmement
00:52:05moi je préfère
00:52:06à la limite
00:52:06qu'ils le fassent
00:52:07tous ensemble
00:52:08dans une sorte d'expression
00:52:10mesurée
00:52:11mais réelle
00:52:12et franche
00:52:13de leur colère
00:52:13de leur mal-être
00:52:14aujourd'hui
00:52:15un samedi
00:52:16plutôt qu'un jour de semaine
00:52:17etc
00:52:18où ça bloque moins le pays
00:52:19par définition
00:52:20et si possible
00:52:22si possible
00:52:23dans le calme
00:52:25parce que effectivement
00:52:26là aussi
00:52:27on a ce souci aujourd'hui
00:52:29qu'on ne se contente plus
00:52:31de manifester
00:52:31on est débordé
00:52:33de tous les côtés
00:52:34par des gens
00:52:35qui sont là
00:52:35juste pour casser
00:52:36et moi je crois pas
00:52:37à l'instrumentalisation
00:52:40sur le plan
00:52:40de la violence
00:52:41par les parties
00:52:44de gauche
00:52:45on va dire
00:52:45qui en sont accusées
00:52:47oui je pense pas
00:52:48que ce soit
00:52:48les fils
00:52:49personnellement
00:52:49c'est mon opinion
00:52:50qui aujourd'hui
00:52:53crée la violence
00:52:54dans les manifestations
00:52:56ou autour
00:52:56des manifestations
00:52:57je pense que
00:52:58cette violence là
00:52:59elle est malheureusement
00:53:00intrinsèque
00:53:01à
00:53:02on en parlait
00:53:03sur d'autres sujets
00:53:04juste avant
00:53:04elle est intrinsèque
00:53:05à notre société
00:53:06qui a des gens
00:53:07il y a toute une part
00:53:08de la population
00:53:09aujourd'hui
00:53:09qui saisit
00:53:10la moindre occasion
00:53:11pour exprimer
00:53:13eux
00:53:14une sorte de haine
00:53:15de colère
00:53:16viscérale
00:53:17par de la casse
00:53:18et ils n'ont rien à faire
00:53:19eux
00:53:19des revendications légitimes
00:53:21des lycéens
00:53:22et je reviens sur ce que disait
00:53:23Benoît
00:53:23tout à l'heure
00:53:24il y a quand même
00:53:26dans les revendications
00:53:26des lycéens
00:53:27il faut les entendre
00:53:28une demande de professeurs
00:53:30et je souscris
00:53:32tout à fait
00:53:33à ce que vous dites
00:53:33sur le fait
00:53:34il y en a 3000
00:53:34qui sont sortis
00:53:35du chapeau
00:53:36vous avez vu
00:53:36oui mais comme ça
00:53:37on se demande
00:53:38où ils les ont inventés
00:53:39mais aujourd'hui
00:53:41à 100% d'accord
00:53:42quand vous dites
00:53:43que ce qui manque
00:53:45avant tout
00:53:45dans l'éducation nationale
00:53:46c'est de la qualité
00:53:47de renseignement
00:53:48c'est de revoir
00:53:49des méthodes
00:53:49qu'on a tellement fait évoluer
00:53:51au bénéfice
00:53:52de réformes successives
00:53:54parce que chaque pilise
00:53:55veut sa réforme
00:53:56etc
00:53:56qu'on n'y comprend plus rien
00:53:57et qu'aujourd'hui
00:53:58nos enfants sont mal enseignés
00:54:00il faut le dire clairement
00:54:01et ce n'est pas
00:54:02une mise en cause
00:54:03des professeurs
00:54:04c'est une mise en cause
00:54:04des méthodes
00:54:05c'est une mise en cause
00:54:06aussi des moyens
00:54:07et du manque de discipline
00:54:09mais quand un lycéen me dit
00:54:11moi j'ai besoin
00:54:12d'un professeur
00:54:12en face de moi
00:54:13je ne peux pas lui dire
00:54:14qu'il a tort
00:54:16et je ne peux pas lui dire
00:54:16que...
00:54:18Alors sur les 70 000 contributions
00:54:21la grande majorité
00:54:22c'était sur les emplois du temps
00:54:23j'ai regardé exactement
00:54:25ce n'était pas forcément
00:54:26sur les profs
00:54:27c'était sur les emplois du temps
00:54:28les emplois du temps chargés
00:54:29peut-être
00:54:30mais enfin la vie
00:54:30c'est pas que chargé
00:54:31c'est quand par exemple
00:54:32ils ont 3 heures de pause
00:54:34entre deux cours
00:54:35où ils sont désolés
00:54:36vous n'avez pas eu ça vous ?
00:54:37on a tous mis ça
00:54:38pardon mais
00:54:39franchement
00:54:40je suis beaucoup mieux mieux que vous
00:54:41j'ai 46 ans
00:54:42quand j'étais lycée
00:54:43on avait déjà des problèmes
00:54:44de calendrier
00:54:45avec des trous
00:54:45c'est pas pour temps
00:54:46qu'on allait manifester
00:54:48ou qu'on allait
00:54:48il y avait des structures
00:54:50enfin je suis un peu plus âgé
00:54:52que vous
00:54:52il y avait des structures
00:54:54de permanence
00:54:54il y avait des choses
00:54:56il y avait des lieux
00:54:57des foyers
00:54:58où on pouvait jouer au baby-foot
00:54:59j'en sais rien
00:55:00je vais vous dire
00:55:00à mon avis
00:55:01il y avait surtout des gens
00:55:02qui nous disaient
00:55:03il ne faut pas casser
00:55:03et le sujet d'aujourd'hui
00:55:05c'est qu'il n'y a plus personne
00:55:06qui leur dit
00:55:06il ne faut pas casser
00:55:07c'est ça le problème
00:55:08il y a l'autorité parentale
00:55:10et puis il y a la responsabilité politique
00:55:13quand vous avez des responsables politiques
00:55:14qui refusent de condamner
00:55:15des violences
00:55:15des dégradations
00:55:17qu'on va tous payer
00:55:18enfin tous les gens qui bossent
00:55:19vont payer tout ça
00:55:19et bien c'est gênant
00:55:21et je trouve qu'effectivement
00:55:22la place
00:55:22c'est là où me semble-t-il
00:55:24il y a un vrai sujet
00:55:24entre les adultes et les enfants
00:55:26le rôle de l'adulte
00:55:27c'est de jouer son rôle d'adulte
00:55:29et le rôle d'adulte
00:55:30par définition
00:55:31c'est de mettre des cadres
00:55:31et là
00:55:32je pense qu'une partie
00:55:34des responsables politiques
00:55:35refuse en fait
00:55:36de mettre des cadres
00:55:37et encore une fois
00:55:38j'insiste là-dessus
00:55:39il y a des renegations
00:55:39qui sont légitimes
00:55:40c'est pour ça que c'est pas
00:55:41on ne va pas jeter le bébé
00:55:42avec l'eau du bain
00:55:42ce serait grotesque
00:55:43en revanche
00:55:45condamner les violences
00:55:45ça me semble être
00:55:47une attitude d'adulte
00:55:48et malheureusement
00:55:49trop peu de responsables politiques
00:55:51condamnent ces violences
00:55:51je vous donne la parole
00:55:53dans quelques instants
00:55:54tout de suite
00:55:54on marque une pause
00:55:55on se retrouve
00:55:56et vous
00:55:56qu'est-ce que vous en pensez
00:55:57est-ce que vous iriez
00:55:59manifester le 17 octobre
00:56:00avec les lycéens
00:56:01contre la vie chère
00:56:02est-ce que c'est une bonne idée
00:56:03ou est-ce qu'il vaut mieux
00:56:04attendre la sanction des urnes
00:56:06en 2027
00:56:08à vous de le dire
00:56:090 826 300 300
00:56:11Manu au standard
00:56:11à vous de le dire
00:56:12avec mes trois débatteurs du jour
00:56:13Pascal Bataille
00:56:14Philippe Coye
00:56:15Benoît Perrin
00:56:16est-ce qu'il est souhaitable
00:56:17d'aller manifester le 17 octobre
00:56:19pour rejoindre les lycéens
00:56:21manifestation contre le pouvoir d'achat
00:56:23la vie chère
00:56:24l'inflation
00:56:25vous êtes nombreux
00:56:25peut-être à penser
00:56:26que c'est utile
00:56:27il y a ceux qui pensent
00:56:28au contraire
00:56:29qu'il faut peut-être
00:56:30attendre le verdict des urnes
00:56:32je vais vous donner la parole
00:56:32Philippe Coye
00:56:33mais on va écouter Olivier
00:56:35qui nous appelle de Bordeaux
00:56:36bonjour Olivier
00:56:37bonjour à tous
00:56:38merci de m'accueillir
00:56:40avec plaisir
00:56:40est-ce que vous allez participer
00:56:42vous à une éventuelle
00:56:43enfin une éventuelle
00:56:44non
00:56:45elle aura lieu
00:56:45la mobilisation du 17 octobre
00:56:47oui je participais
00:56:49en fait moi j'ai participé aussi
00:56:51à celles d'avant
00:56:52pour encadrer
00:56:52les
00:56:53pour encadrer nos enfants là
00:56:55qui sont violentés
00:56:56donc pour essayer de faire
00:56:57un petit peu le barrage
00:56:58entre
00:56:59la violence
00:57:00de l'état
00:57:01contre
00:57:01contre nos gamins quoi
00:57:03parce que c'est quand même
00:57:04extrêmement violent
00:57:06de traiter
00:57:07les mineurs
00:57:08de cette façon
00:57:09déjà ça l'était
00:57:10avec les gilets jaunes
00:57:11mais
00:57:11là c'est carrément
00:57:12c'est vrai qu'il y a aussi
00:57:13des casseurs
00:57:14qui cassent
00:57:15dans ces manifestations
00:57:16Olivier
00:57:17vous avez vu
00:57:18que dans les casseurs
00:57:19il y a des policiers
00:57:20qui ont été interpellés
00:57:21récemment
00:57:21notamment par
00:57:23Anthony Smith
00:57:24et ça a été reconnu
00:57:25par le procureur
00:57:25bien sûr
00:57:26des deux côtés
00:57:27il y a eu des centaines
00:57:28d'interpellations
00:57:29aussi du côté des élèves
00:57:30on est dans une stratégie
00:57:32pour discréditer
00:57:33un mouvement
00:57:34et c'est très inquiétant
00:57:35alors c'est une vieille pratique
00:57:36mais qu'on utilise
00:57:38les policiers
00:57:38pour casser
00:57:39déjà qu'ils n'ont pas
00:57:40bonne réputation
00:57:41parce qu'on leur fait faire
00:57:42moi je suis pour
00:57:44la police nationale
00:57:45quant à des républicaines
00:57:46mais ça c'est des méthodes
00:57:47que je trouve
00:57:48je ne suis pas d'accord
00:57:49pour que des policiers
00:57:51se déguisent en casseurs
00:57:52pour discréditer un mouvement
00:57:53la colère du peuple
00:57:54elle est légitime
00:57:55elle doit s'exprimer
00:57:56dans la rue
00:57:56là il y a une convergence
00:57:58je pense qu'on est
00:57:58sur une fin de règne
00:58:00et que ça va être
00:58:01extrêmement violent
00:58:02parce que
00:58:03ça donne l'impression
00:58:04finalement que Macron
00:58:05ne veut pas lâcher le pouvoir
00:58:06on a l'impression
00:58:06d'avoir un monarque
00:58:09qui ne se remet pas
00:58:10en question
00:58:11donc je pense que
00:58:12il y a des élections
00:58:13en avril
00:58:13bon il a été
00:58:15démocratiquement élu
00:58:16c'est vrai
00:58:17vous souhaiteriez vous
00:58:18finalement qu'il quitte
00:58:19le pouvoir avant
00:58:19c'est ça
00:58:20avant l'élection
00:58:21non on n'est plus
00:58:22assez attrait
00:58:23honnêtement
00:58:25là on souhaiterait
00:58:26surtout qu'il arrête
00:58:27de borner nos gamins
00:58:28ça serait déjà pas mal
00:58:30on n'en est même plus
00:58:31à exiger
00:58:32qu'il s'en aille avant
00:58:33enfin moi j'en suis pas là
00:58:34parce que je sais que
00:58:35ce qui m'inquiète plutôt
00:58:37c'est qu'il déclenche
00:58:37un article 16
00:58:38et qu'il provoque le chaos
00:58:39dans ce pays
00:58:40avant de partir
00:58:40parce qu'il veut pas
00:58:41quitter le pouvoir
00:58:41mais ça on n'en est pas
00:58:43encore là
00:58:44j'espère
00:58:44oui on n'en est pas
00:58:45encore là peut-être
00:58:45mais sinon non
00:58:47moi je veux des élections
00:58:47démocratiques
00:58:48ça changera un petit peu
00:58:49la dernière fois
00:58:50qu'on a fait des législatives
00:58:51il a pas respecté
00:58:51le vote des français
00:58:52donc on est rentré
00:58:53dans un régime autoritaire
00:58:55à tendance fascisante
00:58:56c'est pas la France
00:58:57bon ça n'engage que vous
00:58:59Olivier
00:59:00on voit chose
00:59:01Olivier vous pouvez pas dire
00:59:02que la police
00:59:04se transforme en black bloc
00:59:06vous n'en avez pas la preuve
00:59:07il y en a qui se sont fait
00:59:08attraper monsieur
00:59:10renseignez-vous
00:59:10Anthony Smith
00:59:12ça a été filmé
00:59:13on voit un policier
00:59:14dans les manifs étudiantes là
00:59:15ou au moment des gilets jaunes
00:59:16non non non
00:59:17là là là
00:59:17dans les manifs étudiantes là
00:59:18et dans les manifs
00:59:19je l'ai dit
00:59:20alors en fait
00:59:21c'est une vieille pratique
00:59:22après ce qui est scandaleux
00:59:24c'est que l'Etat
00:59:24soit encore dans ce genre de stratégie
00:59:25c'est pas un truc
00:59:26extraordinaire
00:59:27non mais Olivier
00:59:28on peut pas vous laisser dire
00:59:29que l'Etat est dans
00:59:30non non non
00:59:31parce qu'il y a l'IGPN
00:59:32on peut pas effectivement
00:59:34vous laisser dire ça
00:59:34écoutez sur 32 éborgnés
00:59:36l'IGPN
00:59:37elle a condamné personne
00:59:38il faut arrêter maintenant
00:59:39tout le monde sait
00:59:39comment fonctionne l'IGPN
00:59:41on a un problème
00:59:42aujourd'hui
00:59:43avec la doctrine
00:59:45de l'Etat
00:59:46par rapport aux policiers
00:59:47et c'est pas en service
00:59:48à nos policiers
00:59:48à notre police nationale
00:59:50on a un vrai problème
00:59:51il faut le regarder en face
00:59:51Philippe Coil veut vous répondre
00:59:53Olivier
00:59:53j'entends
00:59:54et ces débordements
00:59:56sont condamnables
00:59:57mais ce que j'entends pas
00:59:59dans vos propos
01:00:00c'est aussi la sanction
01:00:02de ceux qui cassent
01:00:03qui brûlent nos écoles
01:00:05nos enfants ont besoin
01:00:06de lieux apaisés
01:00:07et de qualité
01:00:08pour travailler
01:00:09et je vous entends pas
01:00:10vous exprimer
01:00:11sur ce point là
01:00:13regardez la fac de Nantes
01:00:14regardez le collège tout neuf
01:00:15il avait 10 ans
01:00:17il a coûté des millions d'euros
01:00:18qui a été incendié
01:00:19à Bordeaux
01:00:20vous avez des établissements
01:00:21qui ont été abîmés
01:00:24chez moi à Pau également
01:00:25et je voudrais aussi
01:00:26qu'il y ait de l'équité
01:00:28dans les propos
01:00:29peut-être que la police
01:00:30et certainement
01:00:31la preuve
01:00:32a été faite
01:00:33que la police
01:00:34a eu certains actes
01:00:36répréhensibles
01:00:36il y a eu 36 enquêtes
01:00:37il faut aussi se dire
01:00:39que s'ils répondent
01:00:40comme cela
01:00:40c'est qu'ils sont attaqués
01:00:42ils ne chargent pas
01:00:43et je ne suis pas là
01:00:44pour défendre
01:00:44l'autorité de la police
01:00:46et des forces de l'ordre
01:00:47mais ils ne chargent pas
01:00:48par hasard
01:00:49c'est parce qu'ils sont agressés
01:00:51quand vous tirez
01:00:52aux mortiers
01:00:53sur les forces de l'ordre
01:00:54ou sur les enseignants
01:00:55il y a quand même là aussi
01:00:56une dérive
01:00:56qui est condamnable
01:00:58Olivier
01:00:59Alors
01:00:59on ne parle pas
01:01:00de la même chose
01:01:01moi je suis d'accord avec vous
01:01:02il faut condamner la casse
01:01:04moi je ne suis pas d'accord
01:01:05pour qu'on grûle les lycées
01:01:06qu'on soit bien d'accord
01:01:07pour le sujet
01:01:08moi je ne dis pas
01:01:09qu'il faut laisser
01:01:11les gamins faire n'importe quoi
01:01:12quand ils font n'importe quoi
01:01:13ce que je suis en train
01:01:14de vous dire
01:01:14c'est que parmi les casseurs
01:01:16aujourd'hui
01:01:17il y a une doctrine d'état
01:01:18qui envoie des policiers
01:01:19déguisés en casseurs
01:01:20qui se sont écranés
01:01:21Non mais Olivier
01:01:23vous ne pouvez pas dire
01:01:24que la doctrine de l'état
01:01:25c'est
01:01:25Vous en tant que journaliste
01:01:26vous devriez
01:01:27Non mais attendez
01:01:28excusez-moi
01:01:29mais ne m'apprenez pas
01:01:30mon travail
01:01:31et non je ne vais pas
01:01:32je suis désolée
01:01:33Vous êtes en train de me dire
01:01:34vous ne pouvez pas dire
01:01:35au nom de quoi
01:01:36je ne pourrais pas dire
01:01:37Ben non
01:01:37je ne me dis pas
01:01:38que je ne fais pas mon travail
01:01:38parce que je ne relève pas
01:01:39le fait que la doctrine d'état
01:01:41ça soit d'envoyer
01:01:42des flics camouflés
01:01:44enfin voyons
01:01:45Ne me dites pas
01:01:45que je ne peux pas le dire
01:01:46il y a un producteur
01:01:46qui a reconnu
01:01:47que la personne
01:01:48qui s'était filmée précisément
01:01:50en train de lancer
01:01:50des cailloux au CRS
01:01:51et de provoquer des CRS
01:01:53pour qu'il charge
01:01:54comme le disait monsieur
01:01:54peut-être justement
01:01:55était un policier
01:01:57le policier
01:01:57il n'était pas
01:01:58dans une démarche perso
01:01:59ils sont plusieurs comme ça
01:02:01c'est une doctrine d'état
01:02:02c'est scandaleux
01:02:03et moi je suis désolé
01:02:04je le dénonce
01:02:05et c'est le rôle
01:02:05des journalistes
01:02:06de le dénoncer aussi
01:02:07après vous
01:02:07vous n'avez peut-être
01:02:08pas vu cet épisode
01:02:09mais c'est un fait
01:02:10il est manifeste
01:02:11et moi je pense
01:02:12que je vais reprendre
01:02:13à ce que disait
01:02:14votre collègue
01:02:15sur le plateau
01:02:16si on dénonce un côté
01:02:17il faut dénoncer les deux
01:02:18donc on ne peut pas
01:02:19faire passer non plus
01:02:20tous les gamins
01:02:21pour des casseurs
01:02:21quand il y a aussi
01:02:22une doctrine policière
01:02:24pour casser dans les pays
01:02:24et ni tous les policiers
01:02:25pour des époux
01:02:26et il y a eu 36 enquêtes
01:02:28je le rappelle
01:02:29ouvertes par l'IGPN
01:02:30depuis le début
01:02:31du mouvement
01:02:31merci Olivier
01:02:32en tout cas
01:02:32d'être intervenu
01:02:34sur l'antenne
01:02:34de Sud Radio
01:02:35c'est sûr qu'on voit
01:02:36que le débat
01:02:36est quand même passionné
01:02:38la bonne nouvelle
01:02:38c'est qu'il y a des auditeurs
01:02:40de gauche sur Sud Radio
01:02:41je trouve que c'est
01:02:41une super bonne nouvelle
01:02:42c'est bien oui
01:02:45bon
01:02:45Sud Radio
01:02:46c'est la radio
01:02:48des territoires
01:02:48exactement
01:02:50je le disais
01:02:51sans aucune ironie
01:02:52alors de l'argent
01:02:53puisque ces lycéens
01:02:55en l'occurrence
01:02:55demandent 10 milliards
01:02:57et puis les français
01:02:57demandent de l'argent
01:02:59et bien vous avez vu
01:03:00ce rapport
01:03:01hier publié
01:03:02par le gouvernement
01:03:03qui met des chiffres
01:03:05justement
01:03:05sur la question
01:03:07des pensions de retraite
01:03:08et de l'éducation
01:03:09ça concerne
01:03:09je vais retomber
01:03:10sur mes pattes
01:03:11c'est que les pensions
01:03:12absorbent 32%
01:03:14du budget prévu
01:03:15pour l'éducation nationale
01:03:16les pensions de retraite
01:03:1830% à l'intérieur
01:03:20et environ 13%
01:03:21pour l'ensemble
01:03:21des ministères
01:03:22en gros
01:03:23Benoît Perrin
01:03:23je me tourne vers vous
01:03:24vous allez nous expliquer ça
01:03:25parce que
01:03:26dans la fonction publique
01:03:27ça veut dire
01:03:28qu'il y a moins
01:03:28d'un cotisant
01:03:29pour un retraité
01:03:31donc l'état
01:03:32doit compléter
01:03:33le financement
01:03:34des pensions
01:03:34ça limite forcément
01:03:36les moyens disponibles
01:03:37pour les services publics
01:03:39mais ça ne veut pas
01:03:40forcément dire
01:03:41que les fonctionnaires
01:03:41eux sont mieux traités
01:03:43alors effectivement
01:03:44là le rapport
01:03:46montre quelque chose
01:03:46d'assez intéressant
01:03:47que seuls
01:03:48quelques spécialistes
01:03:49savaient
01:03:50et maintenant
01:03:50c'est vraiment
01:03:50au vu au su de tout le monde
01:03:52le sujet est assez simple
01:03:53finalement
01:03:53les retraites des fonctionnaires
01:03:54en question de par la loi
01:03:55elles doivent être équilibrées
01:03:56voilà
01:03:57c'est comme ça
01:03:58donc du coup
01:03:59comme vous l'avez dit
01:04:00il y a un problème de ratio
01:04:02entre le nombre d'actifs
01:04:03et le nombre de retraités fonctionnaires
01:04:05c'est globalement un pour un
01:04:06alors que dans le privé
01:04:07c'est 1,5 actif
01:04:09pour un retraité
01:04:10et bien comme
01:04:11il y a un trou
01:04:12et bien qu'est-ce qu'ils font
01:04:14l'état doit aller chercher
01:04:15de l'argent
01:04:15un peu partout
01:04:16et quelle est l'astuce
01:04:17qu'ils ont trouvé
01:04:18pour réduire ce déficit
01:04:19entre le nombre de cotisants
01:04:20et le nombre de retraités fonctionnaires
01:04:22et bien ils ont mis en place
01:04:23ce qu'on appelle
01:04:24des surcotisations
01:04:25surcotisation
01:04:26c'est très simple
01:04:26ça veut simplement dire
01:04:27que l'état employeur
01:04:29paie des cotisations patronales
01:04:31qui sont exorbitantes
01:04:32très importantes
01:04:33aux alentours de 80%
01:04:34quand dans le privé
01:04:35c'est 17%
01:04:37donc ça c'est le premier point
01:04:38c'est-à-dire qu'en fait
01:04:39ce rapport montre
01:04:40qu'il y a d'énormes déficits
01:04:43dans la retraite des fonctionnaires
01:04:45les déficits dont on nous parle
01:04:46depuis le début
01:04:47sont en fait
01:04:47beaucoup plus importants
01:04:48et deuxième élément
01:04:49c'est comme il n'y a pas
01:04:50de caisse dédiée
01:04:51pour payer les retraites
01:04:52des fonctionnaires
01:04:52et bien qu'est-ce qu'on fait
01:04:53on va piocher
01:04:54de l'argent
01:04:55dans chacun des ministères
01:04:56et qu'est-ce qu'on apprend
01:04:57via ce rapport
01:04:58vous l'avez dit
01:04:58que dans l'éducation nationale
01:05:0030% du budget
01:05:01de l'éducation nationale
01:05:02en fait sert à payer
01:05:03les retraites
01:05:04des fonctionnaires
01:05:05c'est à peu près 25 milliards
01:05:07au ministère de l'Intérieur
01:05:09à peu près 30% du budget
01:05:10sert à payer
01:05:11les fonctionnaires retraités
01:05:12et enfin
01:05:13dans le budget de la justice
01:05:1420% du budget de la justice
01:05:16sert à payer
01:05:16les fonctionnaires retraités
01:05:19donc le sujet
01:05:20c'est effectivement
01:05:20de se dire
01:05:21d'abord un pourquoi
01:05:22il faut expliquer
01:05:23très simplement pourquoi
01:05:24pourquoi en fait
01:05:25il y a un tel problème
01:05:26de financement
01:05:27c'est-à-dire que vous avez
01:05:28un nombre d'agents publics
01:05:29qui augmente
01:05:30donc vous allez vous dire
01:05:30je ne comprends pas
01:05:31il y a de plus en plus
01:05:32d'agents publics
01:05:33et pour autant
01:05:33il y a un grave déficit
01:05:35c'est très simple
01:05:35c'est parce qu'en fait
01:05:36vous avez plus d'agents publics
01:05:37mais vous avez de moins en moins
01:05:38de fonctionnaires
01:05:39c'est-à-dire que l'État
01:05:40recrute beaucoup plus
01:05:41de contractuels
01:05:42que de fonctionnaires
01:05:43depuis un certain nombre d'années
01:05:45et les contractuels
01:05:47ne cotisent pas
01:05:47évidemment
01:05:48à la retraite
01:05:49des fonctionnaires
01:05:49et donc vous avez en fait
01:05:50ce problème démographique
01:05:52qui est extrêmement important
01:05:54et que faire
01:05:55un
01:05:55d'abord
01:05:56faire la transparence
01:05:57sur les retraites
01:05:58des fonctionnaires
01:05:59ce qui a été fait
01:06:00et deuxièmement
01:06:01la réponse
01:06:03la plus importante
01:06:03c'est évidemment
01:06:04qu'on soit de plus en plus
01:06:05nombreux à travailler
01:06:06parce que
01:06:06si on n'est pas assez nombreux
01:06:07à travailler
01:06:08vous allez avoir des déficits
01:06:09des fonctionnaires
01:06:09et du régime général
01:06:11qui va continuer à s'aggraver
01:06:12parce que le régime général
01:06:13est aussi en déficit
01:06:15non pas par des surcotisations
01:06:17mais par des impôts
01:06:18qui sont injectés
01:06:20dans les pensions
01:06:20qui fait que
01:06:21très globalement
01:06:22aujourd'hui
01:06:22vous avez seulement
01:06:24deux tiers des pensions
01:06:25qui sont assurées
01:06:25par des cotisations
01:06:26le reste c'est de l'impôt
01:06:27ou peut-être réformer
01:06:29rapprocher le public
01:06:30et le privé
01:06:30on en parle dans quelques instants
01:06:32avec vous
01:06:32et vous
01:06:32qu'en pensez-vous
01:06:330
01:06:34826 300 300
01:06:40à vous de le dire
01:06:41avec aujourd'hui
01:06:41Pascal Bataille
01:06:42Philippe Coyer
01:06:43Benoît Perrin
01:06:45on apprend hier
01:06:46puisque c'est la première fois
01:06:47que Bercy publie
01:06:48officiellement ses chiffres
01:06:49on le savait un peu
01:06:50c'était un secret
01:06:51de polychinelle
01:06:52mais on lisait
01:06:52des articles ici ou là
01:06:54là c'est officiel
01:06:54un tiers du budget
01:06:55de l'éducation nationale
01:06:57sert à payer
01:06:58les retraites
01:06:59des anciens fonctionnaires
01:07:01alors est-ce qu'il est urgent
01:07:03de réformer
01:07:04ou non ?
01:07:05Benoît Perrin
01:07:05nous expliquait
01:07:06que c'était aussi
01:07:07un problème démographique
01:07:08tout simple
01:07:09Benoît
01:07:10oui effectivement
01:07:11et j'insiste sur un point
01:07:14c'est que quand on regarde
01:07:15le budget de l'éducation
01:07:16on se dit
01:07:17ah ben en fait
01:07:17dans sa globalité
01:07:19on se dit
01:07:19bah en fait
01:07:20on dépense beaucoup d'argent
01:07:21dans l'éducation
01:07:21quand on regarde le budget
01:07:22de l'intérieur
01:07:23on se dit
01:07:23bah en fait
01:07:23on dépense beaucoup d'argent
01:07:25pour notre sécurité
01:07:27sauf que
01:07:27maintenant qu'on sait
01:07:29parfaitement isoler
01:07:30la part consacrée aux retraites
01:07:32et bien
01:07:32de quoi on s'aperçoit
01:07:33on s'aperçoit que
01:07:34pour l'éducation
01:07:34en fait
01:07:35on dépense moins
01:07:36que la moyenne européenne
01:07:36et pour la sécurité
01:07:38en fait
01:07:38on dépense moins
01:07:39que la moyenne européenne
01:07:40donc vous voyez
01:07:40ça change considérablement
01:07:42en fait
01:07:42l'appréhension qu'on a
01:07:43de tous ces milliards
01:07:44dont il est effectivement difficile
01:07:45à notre modeste échelle
01:07:47de voir exactement
01:07:48et comment d'autres pays
01:07:49gèrent-ils
01:07:50la problématique
01:07:51de la retraite
01:07:53de leurs fonctionnaires
01:07:54alors
01:07:54j'insiste là-dessus
01:07:55c'est pas qu'un sujet
01:07:56de fonctionnaires
01:07:57il y a un sujet de fonctionnaires
01:07:58parce que vous avez
01:07:59ce qu'on appelle
01:08:00des fonctionnaires
01:08:01qui sont dans des catégories
01:08:02actives ou super actives
01:08:03qui ont le droit
01:08:03de partir très tôt
01:08:04on parlait des policiers
01:08:05tout à l'heure
01:08:06les policiers sont dans
01:08:07des catégories
01:08:07qui leur permettent
01:08:08effectivement de partir
01:08:09entre 2 et 5 ans
01:08:10plus tôt
01:08:11que les autres fonctionnaires
01:08:14ou que les salariés
01:08:14du privé
01:08:15donc il y a un vrai sujet
01:08:16d'âge de départ à la retraite
01:08:17effectif des fonctionnaires
01:08:18pour une partie d'entre eux
01:08:19qui partent trop tôt
01:08:20donc il faut revoir
01:08:21me semble-t-il
01:08:22ces catégories actives
01:08:23pour qu'ils partent
01:08:25comment dire
01:08:25à un âge similaire
01:08:27à ceux des fonctionnaires
01:08:28sédentaires
01:08:28et gens du privé
01:08:30donc ça
01:08:31c'est la première mesure
01:08:31la deuxième mesure
01:08:32c'est qu'effectivement
01:08:33il faut trouver
01:08:34d'autres sources
01:08:35de financement
01:08:35pour payer les retraites
01:08:38on parle de plus en plus
01:08:39de cette fameuse
01:08:40TVA sociale
01:08:41qui aurait pour objectif
01:08:42d'alléger
01:08:44le poids
01:08:45de ceux qui travaillent
01:08:46pour justement
01:08:47en fait
01:08:47en quelque sorte
01:08:48essaimer
01:08:49en tout cas
01:08:49diffuser
01:08:50le paiement
01:08:51de cette protection sociale
01:08:52y compris sur le consommateur
01:08:54et troisièmement
01:08:55il est évident
01:08:56qu'il va falloir mettre
01:08:57un jour ou l'autre
01:08:57un pilier de capitalisation
01:08:59c'est un sujet tabou
01:09:00jusqu'à il y a 3-4 ans
01:09:01pour les fonctionnaires
01:09:01c'est identaire d'ailleurs
01:09:03voilà exactement
01:09:03alors pour les fonctionnaires
01:09:04c'est d'abord
01:09:05c'est un rendement
01:09:06assez intéressant
01:09:06d'à peu près 4%
01:09:07c'est obligatoire
01:09:08effectivement pour
01:09:09une partie des primes
01:09:10et en revanche
01:09:12c'est pas obligatoire
01:09:13pour les salariés du privé
01:09:13et il me semble
01:09:14qu'effectivement
01:09:14on va devoir
01:09:15de toute façon
01:09:16confier le financement
01:09:17tout ou partie
01:09:18du financement
01:09:19des retraites
01:09:19aux marchés financiers
01:09:21qui ont effectivement
01:09:21un taux de rentabilité
01:09:23largement supérieur
01:09:24au taux de rentabilité
01:09:26de cette retraite
01:09:26de nombreux candidats
01:09:28à la présidentielle
01:09:28bonjour Muriel
01:09:30bonjour Stéphanie
01:09:31bonjour
01:09:31à vos auditeurs
01:09:33soyez la bienvenue
01:09:33vous nous appelez de Béziers
01:09:35oui
01:09:36alors qu'est-ce que
01:09:37qu'est-ce que vous en pensez
01:09:38est-ce que vous vous pensez
01:09:39qu'il faut finir par réformer
01:09:40le système de retraite
01:09:42parce qu'on précise
01:09:43quand même dans ce débat
01:09:44que ok
01:09:45il y a un tiers du budget
01:09:46de l'éducation nationale
01:09:47qui sert à payer les retraites
01:09:48pareil pour l'intérieur
01:09:50mais enfin
01:09:51les retraités
01:09:52eux ne vivent pas
01:09:53forcément mieux
01:09:54c'est juste que
01:09:56l'état est obligé
01:09:56d'abonder plus
01:09:57alors déjà
01:09:59ce qui serait bien
01:09:59c'est d'aligner
01:10:00le privé
01:10:02avec le public
01:10:03parce que
01:10:03nos retraites
01:10:04nous dans le privé
01:10:05elles sont calculées
01:10:07sur les 25 meilleures années
01:10:09alors que
01:10:10les fonctionnaires
01:10:12eux c'est les 6 derniers mois
01:10:13c'est-à-dire
01:10:14les salaires
01:10:14les plus hauts
01:10:15bon
01:10:15alors si déjà
01:10:17tout le monde
01:10:17était au même niveau
01:10:18il y aurait déjà
01:10:20un meilleur équilibre
01:10:21d'autre part
01:10:23il y a des économies
01:10:24moi j'entends pas le mot
01:10:26dans ce budget
01:10:27économie
01:10:28économie
01:10:28mais dans
01:10:30dans des trucs
01:10:30qui ne sert à rien
01:10:32qui sert à reclasser
01:10:33les copains
01:10:34les copines
01:10:35etc
01:10:35donc moi
01:10:37ce que je voudrais
01:10:38c'est
01:10:38enfin
01:10:38je voudrais
01:10:39c'est un bien grand mot
01:10:41parce que
01:10:41de toute façon
01:10:41tout ce qu'on veut
01:10:43on nous dit non
01:10:44voilà
01:10:44par contre
01:10:45que certaines professions
01:10:47partent
01:10:48un peu plus tôt
01:10:49ne me dérange pas
01:10:50parce que
01:10:51je vois les policiers
01:10:53à l'heure actuelle
01:10:53avec le boulot
01:10:54qu'ils font
01:10:54avec tout ce qu'ils prennent
01:10:55sur la figure
01:10:57et je vais être poli
01:11:00vous n'avez pas envie
01:11:01de finir
01:11:02à 65 ans
01:11:03avec des pavés
01:11:04encore sur la figure
01:11:04voilà
01:11:06c'est certain
01:11:08alors ce que soulève
01:11:09Muriel
01:11:10c'est quelque chose
01:11:10qui ressort souvent
01:11:12les salariés du privé
01:11:13grognent un peu
01:11:14parce qu'on prend
01:11:14les 25 meilleures années
01:11:16c'est vrai que
01:11:17le public
01:11:17bon c'est les 6 derniers mois
01:11:18ça change quand même beaucoup
01:11:19Benoît Perrin
01:11:20non ?
01:11:21alors en fait
01:11:21je vais vous dire
01:11:22contrairement aussi
01:11:23à ce qu'on pense
01:11:23ça ne change pas grand chose
01:11:24ah bon ?
01:11:25c'est à dire que
01:11:25les retraites du public
01:11:27elles sont calculées
01:11:27vous l'avez dit madame
01:11:28et vous avez raison
01:11:29sur les 6 derniers mois
01:11:32justement le rapport d'hier
01:11:33le montre aussi très bien
01:11:33je vais écouter attentivement
01:11:35la posée de Benoît
01:11:35donc les retraites des fonctionnaires
01:11:37sont calculées
01:11:38sur les 6 meilleures années
01:11:39vous avez raison
01:11:40mais primes non comprises
01:11:42et donc comme c'est primes
01:11:43non comprises
01:11:44et bien effectivement
01:11:45si vous appliquez
01:11:47les mêmes règles
01:11:47dans le privé que dans le public
01:11:49sur l'ensemble du salaire
01:11:50des fonctionnaires
01:11:51c'est à dire à la fois
01:11:51régime indiciaire et primes
01:11:53vous auriez à peu près
01:11:54le même montant de pension
01:11:55que dans le privé
01:11:56donc l'enjeu
01:11:57si je peux me permettre
01:11:57il n'est vraiment pas là
01:11:58l'enjeu il est sur
01:12:00encore une fois
01:12:00les fonctionnaires
01:12:01qui partent trop tôt
01:12:02à la retraite
01:12:02et deuxièmement
01:12:04sur le financement
01:12:05d'une manière générale
01:12:06et y compris pour le privé
01:12:08parce que les retraites du privé
01:12:09sont aussi déficitières
01:12:11et je crois qu'il faut parler
01:12:13du sujet central
01:12:14de ce sujet des retraites
01:12:16qui est le sujet
01:12:16de la natalité
01:12:17encore une fois
01:12:18un pays qui ne fait pas
01:12:19assez d'enfants
01:12:19c'est un pays
01:12:20qui se condamne
01:12:21à devoir consacrer
01:12:23de plus en plus d'argent
01:12:25sur les mêmes épaules
01:12:26c'est à dire
01:12:26sur les épaules
01:12:27de ceux qui travaillent
01:12:28donc ceux qui restent
01:12:29devront travailler plus
01:12:29exactement
01:12:30donc ce sujet
01:12:32est vraiment important
01:12:34c'est qui paye
01:12:35combien sont à payer
01:12:36et deuxièmement
01:12:37évidemment
01:12:37comment sont financées
01:12:38les retraites
01:12:38et encore une fois
01:12:39il faut absolument
01:12:40s'appuyer sur les marchés financiers
01:12:41ce que font d'ailleurs
01:12:42une grande partie
01:12:43de nos voisins européens
01:12:43qui rencontrent
01:12:45les mêmes difficultés
01:12:46de vieillissement
01:12:46de la population
01:12:47on n'est pas les seuls
01:12:48à avoir de moins en moins
01:12:49d'actifs
01:12:49et de plus en plus
01:12:50d'inactifs
01:12:52puis on n'est pas dans un monde
01:12:54qui donne envie
01:12:54d'avoir des enfants
01:12:56quand on voit
01:12:57l'avenir
01:12:57non c'est vrai
01:12:58oui
01:12:59si c'est vrai
01:12:59je pense que ce que dit Gilles
01:13:01est une des conséquences
01:13:02aussi du peu
01:13:04de natalité
01:13:05que l'on observe
01:13:06ces dernières années
01:13:07ce que je peux
01:13:08c'est venir
01:13:10on va lui demander
01:13:11c'est content
01:13:12bien évidemment
01:13:13on demande beaucoup
01:13:14et on n'obtient
01:13:15pas souvent grand chose
01:13:16ce qui est certain
01:13:16c'est qu'il doit y avoir
01:13:17un grand bing bang
01:13:19on ne peut pas continuer
01:13:20comme ça aujourd'hui
01:13:21on vient de dénoncer
01:13:22le malaise de l'éducation nationale
01:13:23on aurait pu le faire
01:13:24sur le monde hospitalier
01:13:26il y a une réforme
01:13:27à mon avis à faire
01:13:27vous disiez
01:13:28pas que sur la fiscalité
01:13:29pas sur l'impôt
01:13:30sur le mode de fonctionnement
01:13:31quand aujourd'hui
01:13:33vous avez plus de vacataires
01:13:34que de fonctionnaires
01:13:36quand vous avez
01:13:37des fonctionnaires
01:13:37qui ne sont pas appelés
01:13:38pour remplacer
01:13:39les profs absents
01:13:41dans les écoles
01:13:42et qu'on appelle un vacataire
01:13:43ça fait une charge financière
01:13:44différente
01:13:45il y a un vrai modèle
01:13:46où il y a une sur-administration
01:13:48par rapport aux gens
01:13:49en production
01:13:50on le voit dans le milieu hospitalier
01:13:51on le voit dans le milieu
01:13:52de l'étudiant
01:13:52et aujourd'hui
01:13:53il est nécessaire
01:13:55urgent
01:13:56de modifier
01:13:57le fonctionnement
01:13:58de l'état
01:13:59on parle de faire des économies
01:14:01mais c'est même pas
01:14:01c'est raboter des budgets
01:14:02c'est pas de vraies économies
01:14:03on ne rajoute pas l'inflation
01:14:05on ne va pas dépenser plus
01:14:07mais on ne crée pas
01:14:08aujourd'hui
01:14:08dans le modèle présenté
01:14:09de vraies économies
01:14:11et en tous les cas
01:14:12ce qui est certain
01:14:12on ne peut plus se permettre
01:14:13de faire payer
01:14:15cette charge
01:14:16au travail
01:14:17aujourd'hui
01:14:18tout repose sur le modèle économique
01:14:19et la charge sur le travail
01:14:21alors qu'on doit produire
01:14:22développer
01:14:23Muriel
01:14:23bon quand même
01:14:24là il y a le budget
01:14:25qui est en cours
01:14:26puisque les députés
01:14:27continuent leur discussion
01:14:28sur la partie recettes
01:14:30a priori
01:14:30il y a quand même
01:14:32vous êtes relativement épargné
01:14:34la partie des indexations
01:14:35vous y échappez
01:14:37vous pensez quand même
01:14:38que vous êtes toujours
01:14:39la cible du gouvernement
01:14:40dans ce budget
01:14:42à nous écoutez
01:14:44on vit
01:14:45alors si les mômes
01:14:46qui brûlent tout
01:14:47sont très mal
01:14:50vous savez que
01:14:51l'ensemble
01:14:51de la population française
01:14:53elle n'est pas bien non plus
01:14:55parce qu'à nous mettre
01:14:56toujours
01:14:56la guerre
01:14:57la guerre
01:14:58la guerre
01:14:58la guerre
01:14:59et Poutine
01:15:00ceci
01:15:00machin cela
01:15:01vous croyez que
01:15:02nos jeunes
01:15:03ils ont envie
01:15:04de faire des
01:15:05moi j'ai trois
01:15:06arrières petites filles
01:15:07vous croyez
01:15:08que je ne suis pas inquiète
01:15:09pour ces gamines
01:15:10dans quel monde
01:15:11on va les lancer
01:15:12mais moi je comprends
01:15:14que les gens
01:15:15n'aient pas envie
01:15:15de faire des enfants
01:15:16parce que
01:15:17et pourtant
01:15:18Dieu sait que moi
01:15:19les miens
01:15:19je les ai eus
01:15:19à 18 ans
01:15:20alors donc
01:15:22non mais à l'époque
01:15:23on faisait des enfants
01:15:24très tôt
01:15:24bien sûr
01:15:25maintenant
01:15:25on attend d'installer
01:15:27on attend d'avoir
01:15:28un appartement
01:15:29c'est normal
01:15:30voilà
01:15:30et puis
01:15:32et puis bon
01:15:33vous vous dites
01:15:34les mettre dans un monde
01:15:35comme ça
01:15:36où tous les jours
01:15:37le président de la république
01:15:39il t'annonce des trucs
01:15:41parce que alors lui
01:15:42écoutez moi
01:15:43vous savez
01:15:44c'est pas dans mes habitudes
01:15:45mais là je vais dire
01:15:46quelque chose
01:15:46qui me perturbe
01:15:48non non non
01:15:49franchement pas
01:15:50quelque chose
01:15:51qui me perturbe
01:15:52mais je vais le dire
01:15:53quand même
01:15:53moi je voudrais
01:15:55que jusqu'aux élections
01:15:56présidentielles
01:15:57ce soit l'armée
01:15:59qui prenne le pouvoir
01:16:00qui calme un peu l'enjeu
01:16:02qui mette de l'ordre
01:16:03partout
01:16:04et après
01:16:05on vote tranquille
01:16:06voilà
01:16:08on aurait dû vous mettre
01:16:09face à Olivier
01:16:09tout à l'heure
01:16:10ça aurait fait un bon débat
01:16:11ça
01:16:13merci en tout cas
01:16:14Muriel
01:16:15c'est la loi martiale
01:16:16non mais voilà
01:16:17bien sûr
01:16:18non mais c'est pour ça
01:16:19c'était
01:16:20mais écoutez
01:16:20ça veut dire quand même
01:16:21le real bol
01:16:22de la population
01:16:23il y a toutes les opinions
01:16:24sur ce radio
01:16:24pour le coup
01:16:25c'est un média
01:16:26où voilà
01:16:26on donne la parole
01:16:27et il y a plusieurs opinions
01:16:29c'est vrai que c'est
01:16:30c'est comme
01:16:31dit Gilles
01:16:31la loi martiale
01:16:33et ce n'est peut-être pas
01:16:33souhaité en effet
01:16:34mais en tout cas
01:16:35on sent quand même
01:16:36Pascal Bataille
01:16:38le ras-le-bol
01:16:39comme l'a dit
01:16:39Philippe Coye
01:16:40et puis bon
01:16:40ce budget là
01:16:41on va en parler
01:16:42c'est énorme
01:16:44enfin
01:16:45la réforme
01:16:46est tellement
01:16:47énorme
01:16:47à faire
01:16:48et est tellement
01:16:49globale
01:16:49de notre système
01:16:50qu'on aurait
01:16:51envie de pouvoir
01:16:53mettre tout ça
01:16:54sur pause
01:16:54à un moment
01:16:55or on ne peut pas
01:16:55mettre sur pause
01:16:56et j'entends
01:16:58ce que dit
01:16:59Philippe
01:16:59bien entendu
01:17:00c'est vrai que
01:17:01par exemple
01:17:03quand on parle
01:17:03de travailler
01:17:05plus longtemps
01:17:06mais aujourd'hui
01:17:07vous avez 52
01:17:0853 ans
01:17:09vous vous retrouvez
01:17:10au chômage
01:17:10est-ce que vous avez
01:17:11la possibilité
01:17:12de retrouver du boulot
01:17:13est-ce que les entreprises
01:17:14vous font confiance
01:17:16on veut faire travailler
01:17:17les gens
01:17:18plus longtemps
01:17:19mais on met
01:17:20des quinquagénaires
01:17:22au chômage
01:17:23qui coûtent donc
01:17:23par définition
01:17:24cher à l'état
01:17:26et à la collectivité
01:17:27au lieu de les faire
01:17:28travailler
01:17:29là aussi il y a
01:17:30quelque chose
01:17:30à aller chercher
01:17:31mais moi
01:17:33ce qui m'inquiète
01:17:33le plus
01:17:33c'est qu'effectivement
01:17:34on voit tous
01:17:35avec un peu de bon sens
01:17:36et sans faire
01:17:37du café du commerce
01:17:38pardon Philippe
01:17:38c'est pas
01:17:39et pourtant
01:17:42il est très important
01:17:43le café du commerce
01:17:44et j'y vais beaucoup
01:17:44mais on voit tous
01:17:46qu'il y a des mesures
01:17:47de bon sens
01:17:48qui s'imposeraient
01:17:49quel est le parti politique
01:17:51aujourd'hui
01:17:51qui les propose
01:17:52quel est le candidat
01:17:53à la présidentielle
01:17:54qui vous semble
01:17:54aujourd'hui
01:17:55réunir
01:17:56moi j'ai envie
01:17:56de voter pour Benoît
01:17:58quand j'écoute
01:17:59Benoît président
01:18:03et pour Philippe aussi
01:18:05ce que je veux dire
01:18:06par là
01:18:06c'est qu'aujourd'hui
01:18:08on a l'impression
01:18:09que toutes ces
01:18:10enfin il n'y en a aucun
01:18:11qui est prêt
01:18:12à prendre le dossier
01:18:13vraiment à bras le corps
01:18:14sauf
01:18:15d'abord
01:18:15il est violent
01:18:16le dossier
01:18:18il est impopulaire
01:18:19le dossier
01:18:20donc quand vous faites
01:18:21la politique
01:18:22vous devez être populaire
01:18:22c'est schizophrénique
01:18:24la situation
01:18:25on va peut-être
01:18:26vraiment finir
01:18:27avec la BCE
01:18:28et le FMI
01:18:28d'ailleurs vous avez entendu
01:18:30la directrice du FMI
01:18:32tire la sonnette
01:18:33d'alarme
01:18:34aujourd'hui
01:18:34on va en parler
01:18:34dans quelques instants
01:18:35parce qu'on parle
01:18:36du budget
01:18:37justement
01:18:37avec toujours
01:18:38le PS en embuscade
01:18:39prêt à dégainer
01:18:41son cortège
01:18:42de taxes
01:18:42je vois que ça fait sourire
01:18:43Benoît Perrin
01:18:44notamment sur les gros
01:18:45héritages
01:18:46est-ce que c'est souhaitable
01:18:47ou non
01:18:47on en parle dans
01:18:48quelques instants
01:18:48sur Sud Radio
01:18:53à vous de le dire
01:18:53avec Pascal Bataille
01:18:55Philippe Coy
01:18:56Benoît Perrin
01:18:57est-ce qu'il faut faire
01:18:58les poches
01:18:58des gros héritages
01:19:00puisque c'est l'idée
01:19:01qu'a le parti socialiste
01:19:03alors que les députés
01:19:06discutent du budget
01:19:07vous le savez
01:19:07la partie recette du budget
01:19:09une motion de censure
01:19:10a été déposée par le PS
01:19:11elle a été rejetée
01:19:12par le Rassemblement National
01:19:14il y aura donc
01:19:15des discussions
01:19:16et parmi ces discussions
01:19:17est-ce qu'il faut
01:19:17davantage taxer
01:19:18l'argent
01:19:19que l'on reçoit
01:19:20pour moins taxer
01:19:21celui que l'on gagne
01:19:21vous avez deux heures
01:19:23Pascal Bataille
01:19:25écoutez
01:19:25je ne vais pas prendre deux heures
01:19:27je vais vous dire
01:19:28tout simplement
01:19:28oui très vite
01:19:29oui oui bien sûr
01:19:30pour moi il faut taxer
01:19:33davantage
01:19:33les gros héritages
01:19:34alors qu'est-ce qu'on met
01:19:35derrière gros
01:19:35vous avez des enfants
01:19:36oui j'ai des enfants
01:19:38bien sûr
01:19:39j'en ai quatre
01:19:39vous serez prêt
01:19:40à être taxé
01:19:41sur les gros héritages
01:19:42oui oui tout à fait
01:19:42on ne sait pas le montant
01:19:44les gros héritages
01:19:44tout dépend
01:19:46de ce qu'on met
01:19:46derrière gros
01:19:48et pour moi
01:19:49gros
01:19:50je vais dire très gros
01:19:51donc pas vous quoi
01:19:54ça c'est dire
01:19:54la réponse française
01:19:56mais pour les autres
01:19:58non non non
01:19:58moi je veux bien
01:20:00en faire partie
01:20:01c'est pas le sujet
01:20:03ce que je veux dire
01:20:04c'est que
01:20:04je veux pas
01:20:05que ce soit
01:20:07le monsieur
01:20:08ou la dame
01:20:09qui a travaillé
01:20:09toute sa vie
01:20:10qui a une petite maison
01:20:11à transmettre
01:20:12à ses enfants
01:20:13etc
01:20:13voilà
01:20:14effectivement moi je me considère
01:20:15comme un privilégié
01:20:17et je veux bien
01:20:17et j'ai aucun souci
01:20:19à ce que mon héritage
01:20:20soit taxé
01:20:21je vous rassure
01:20:22il va l'être
01:20:22mais je pense
01:20:23oui
01:20:24déjà
01:20:24il l'est déjà
01:20:25mais je pense
01:20:26qu'effectivement
01:20:27il y a des très gros héritages
01:20:28parce que
01:20:29ok Philippe
01:20:30je veux bien
01:20:30qu'on dise
01:20:32c'est toujours
01:20:32la même
01:20:33enfin il y a quand même
01:20:34on sait à quel point
01:20:36les milliardaires
01:20:36se sont enrichis
01:20:37depuis
01:20:39dans les dix dernières années
01:20:40de façon
01:20:42totalement disproportionnée
01:20:43par rapport au reste
01:20:43de la population
01:20:44vous avez passé quand même
01:20:45l'un et l'autre
01:20:46un bon moment
01:20:46tout à l'heure
01:20:47à dire à quel point
01:20:48la France est en difficulté
01:20:49à quel point
01:20:50la population
01:20:51une grande partie
01:20:52de la population souffre
01:20:53il y a un moment
01:20:53où il faut bien aller chercher
01:20:54l'argent quelque part
01:20:55moi je veux bien
01:20:56qu'on dise
01:20:56tout le temps
01:20:57on ne sait pas
01:20:58où le trouver
01:20:59on a parlé avec Donor
01:21:00tout à l'heure
01:21:01on ne sait pas
01:21:01où trouver
01:21:01l'argent
01:21:02il y a un moment
01:21:02où il est quand même
01:21:03c'est au-delà de 2 millions
01:21:04de mémoires
01:21:05au-delà de 2 millions
01:21:07d'euros de patrimoine
01:21:08je ne saurais pas
01:21:10mettre le chiffre
01:21:11pour moi c'est un peu faible
01:21:12c'est un peu bas
01:21:13effectivement
01:21:14vous voyez
01:21:15mais oui
01:21:15mais ce n'est pas
01:21:16pour m'en extraire
01:21:17je pense que c'est trop bas
01:21:182 millions
01:21:19oui
01:21:19mais je pense qu'il faut
01:21:20taxer beaucoup plus
01:21:21en revanche
01:21:21des héritages
01:21:22qui sont bien plus importants
01:21:24que ça
01:21:24et encore une fois
01:21:27je ne saurais pas dire
01:21:28combien ça peut rapporter
01:21:29mais on est en train
01:21:31de dire partout
01:21:31qu'il faut aller chercher
01:21:32de l'argent
01:21:32on ne sait pas
01:21:33où le trouver
01:21:34ils espèrent 10 milliards d'euros
01:21:35le parti socialiste
01:21:3710 milliards d'euros
01:21:38ce n'est pas rien
01:21:39quand le premier ministre
01:21:41en cherche 60 actuellement
01:21:42vous êtes fort agréable
01:21:44mais là pour le coup
01:21:45vous êtes désagréable
01:21:46ça commence mal
01:21:47non parce que
01:21:48comment cautionner
01:21:49aujourd'hui
01:21:50encore
01:21:51de la fiscalisation
01:21:53c'est très démago
01:21:54de dire
01:21:54on va le faire pour les gros
01:21:55d'ailleurs vous dites
01:21:55pas 2 millions
01:21:56un peu plus
01:21:57parce qu'éventuellement
01:21:58je suis dans la fourchette
01:21:59moi je dis
01:22:00je veux être dans la fourchette
01:22:01je ne veux pas m'en extraire
01:22:02ceux qui aujourd'hui
01:22:03réfléchissent uniquement
01:22:04pour le budget
01:22:05à créer de nouvelles taxes
01:22:07que ça soit sur l'héritage
01:22:08que ça soit sur les produits sucrés
01:22:10que ça soit sur le tabac
01:22:11le parti socialiste
01:22:12est un adepte
01:22:13de la création de taxes
01:22:14sur des produits
01:22:16qui le sont largement
01:22:17déjà aujourd'hui
01:22:18je ne crois pas
01:22:18qu'aujourd'hui
01:22:19l'héritage
01:22:19peut faire l'objet
01:22:20à nouveau
01:22:21de fiscalisation
01:22:23de taxation supplémentaire
01:22:24parce que ce que vous transmettez
01:22:25a déjà fait l'objet
01:22:27et je parle sous contrôle
01:22:28de Benoît
01:22:28de certains prélèvements
01:22:31vous avez un héritage
01:22:32c'est-à-dire
01:22:33vous avez un capital
01:22:33on taxe jusqu'à 45%
01:22:35à des très hauts héritages
01:22:35qui a été déjà fiscalisé
01:22:36que vous avez
01:22:37je parle sous contrôle de Benoît
01:22:38largement amené
01:22:39à la contribution
01:22:40du bien public
01:22:41mais c'est le cas aussi
01:22:42quand vous faites
01:22:42de la création sociale
01:22:43pour la démago
01:22:44de quelques-uns
01:22:45milliardaires
01:22:46qui se sont enrichis
01:22:47partout dans le monde
01:22:48de toute façon
01:22:48l'exemple est le même
01:22:49il y a aujourd'hui
01:22:50un fossé qui se creuse
01:22:51entre les super riches
01:22:53et les classes moyennes
01:22:54qui sont aspirées
01:22:55je ne dis pas
01:22:57bien évidemment
01:22:57les classes moyennes
01:22:58qui sont aspirées vers le bas
01:23:00il y a des gens
01:23:00qui s'enrichissent
01:23:01ça a toujours été comme ça
01:23:02malheureusement dans les conflits
01:23:03les riches sont encore plus riches
01:23:05et les pauvres
01:23:06deviennent encore plus pauvres
01:23:07mais aujourd'hui
01:23:08taxer quelque chose
01:23:09vous allez transmettre
01:23:10votre appartement
01:23:12dont la plus-value
01:23:13a été spéculative
01:23:14au gré des années
01:23:15vous pensez
01:23:16à la personne
01:23:17qui a une maison
01:23:18à l'île de Ré
01:23:18et c'est souvent le cas
01:23:20qui aujourd'hui
01:23:20se retrouve à l'ISF
01:23:21parce qu'il a un bien
01:23:23c'est pas lui
01:23:24qui l'a estimé
01:23:25qu'il va avoir
01:23:26une certaine valorisation
01:23:27il va être taxé d'ISF
01:23:28il va donner à ses enfants
01:23:30il va être mené à cette contribution
01:23:31non
01:23:32je pense pas qu'aujourd'hui
01:23:33réfléchir au bien de l'État
01:23:35c'est réfléchir
01:23:36à plus de fiscalité
01:23:37Benoît Perrin
01:23:38la France
01:23:39sauf erreur de ma part
01:23:40est le pays
01:23:40qui taxe le plus
01:23:42d'une manière générale
01:23:43d'ailleurs
01:23:43mais aussi
01:23:44au niveau des héritages
01:23:45c'est déjà le cas
01:23:46ne serait-ce qu'en valeur absolue
01:23:47c'est-à-dire que vous prenez
01:23:48l'ensemble des impôts
01:23:49de transmission
01:23:49transmission c'est quoi ?
01:23:50c'est succession et donation
01:23:51succession évidemment
01:23:52c'est quand vous ennettez
01:23:53de quelqu'un qui est décédé
01:23:54donation
01:23:55c'est un don dont vous bénéficiez
01:23:57alors que celui qui vous donne
01:23:58cet argent est encore vivant
01:23:59si vous prenez l'ensemble
01:24:01de cet argent-là
01:24:01c'est à peu près 20 milliards
01:24:0220 milliards
01:24:02c'est quasiment
01:24:04donc c'est 45%
01:24:05de l'ensemble
01:24:06des sommes collectées
01:24:07par les autres pays
01:24:09de l'Union Européenne
01:24:10sur les successions
01:24:12et les donations
01:24:12donc vous voyez en somme
01:24:13la France c'est quasiment
01:24:15donc 50%
01:24:16en somme
01:24:17de ce qui est collecté
01:24:18au niveau européen
01:24:18donc c'est absolument démentiel
01:24:20deuxièmement
01:24:21il me semble que
01:24:22plutôt que d'être obsédé
01:24:24par cette répartition
01:24:25on devrait être obsédé
01:24:26par la création de richesses
01:24:27qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui
01:24:28on a plus de chances
01:24:29de s'enrichir par l'héritage
01:24:31que par le travail ?
01:24:32précisément parce que
01:24:33le travail est trop taxé
01:24:34et le travail n'est pas assez valorisé
01:24:36et il me semble que
01:24:37nos responsables politiques
01:24:38devraient être obsédés
01:24:39par la question de
01:24:40comment on fait
01:24:40pour créer davantage de richesses
01:24:42comment on fait pour
01:24:42que des gens
01:24:43qui innovent
01:24:45qui bossent beaucoup
01:24:46puissent s'enrichir
01:24:47vraiment de manière
01:24:48très importante
01:24:49et aujourd'hui malheureusement
01:24:50l'obsession d'une partie
01:24:51de l'Assemblée nationale
01:24:52c'est de se dire
01:24:53bon ben on a un gâteau
01:24:54qui rétrécit
01:24:55comment on va faire
01:24:56pour le diviser
01:24:57dans des parts
01:24:57encore plus égales
01:24:58qu'aujourd'hui ?
01:24:59il faut absolument
01:25:00augmenter le gâteau
01:25:01et troisièmement
01:25:02pour les gens qui sont gênés
01:25:03par l'argent qu'ils ont
01:25:04ou dont ils héritent
01:25:06qu'ils le donnent à l'État
01:25:08alors vraiment
01:25:08vraiment si vous ne voulez pas
01:25:10de l'argent de vos parents
01:25:10qui ont beaucoup travaillé
01:25:11n'hésitez pas
01:25:12en revanche
01:25:13permettez quand même
01:25:14aux parents
01:25:15de décider
01:25:16de donner
01:25:16le fruit de leur travail
01:25:19à leurs enfants
01:25:19plutôt que de le donner
01:25:20à un État
01:25:21qui gère
01:25:34globalement
01:25:35je suis d'accord
01:25:35je suis d'accord
01:25:36avec Benoît
01:25:37je sais
01:25:38on s'engage
01:25:40on prend des risques
01:25:40partageons la valeur
01:25:42de la richesse
01:25:42je ne suis pas sûr
01:25:43que le fils Pido
01:25:44le fils Arnaud
01:25:45ils prennent des risques
01:25:45tous les jours
01:25:46et ils mettent sa santé financière
01:25:48et celle de sa famille
01:25:50pour trois générations
01:25:51en danger
01:25:51vous avez raison
01:25:52moi je le fais
01:25:53en tant que Benoît
01:25:53et vous aussi
01:25:55d'accord
01:25:55mais pas ce
01:25:56donc arrêtez avec ce discours là
01:25:58sur les gens
01:25:59qui créent de la richesse
01:26:00parce que
01:26:01le système
01:26:02le système boursier
01:26:03etc
01:26:03c'est de l'argent
01:26:04qui se crée tout seul
01:26:05et ça ne se répartit pas
01:26:08et ça ne ruisselle pas
01:26:09contrairement à ce que nous avons
01:26:10il y a un vrai risque
01:26:11qu'ils aillent ailleurs
01:26:11vous avez vu l'Italie
01:26:13fait tout pour les attirer
01:26:14il n'y a pas de drogue
01:26:14je n'y crois pas
01:26:15il y a un forfait
01:26:18je finis juste
01:26:19sur ce que disait Benoît
01:26:20parce que
01:26:20ça me semble important
01:26:23effectivement
01:26:24vous dites
01:26:24qu'il faut
01:26:25il faut réinjecter
01:26:27de l'argent
01:26:28dans le travail
01:26:28etc
01:26:29pardon mais
01:26:30devenir
01:26:30être le plus riche
01:26:31du cimetière
01:26:31ça ne profite pas
01:26:33à la collectivité
01:26:34si vous taxez davantage
01:26:36les gros
01:26:36gros héritages
01:26:37vous poussez
01:26:39ces gens là
01:26:39au lieu de thésauriser
01:26:40à consommer
01:26:41à investir
01:26:42à s'impliquer plus
01:26:43dans l'économie
01:26:43et c'est aussi
01:26:44une façon vertueuse
01:26:46semble-t-il
01:26:47de ramener l'argent
01:26:48là où il doit être
01:26:48Pascal
01:26:49allez demander à nos amis
01:26:50belges
01:26:50s'ils sont prêts
01:26:51à fiscaliser plus
01:26:52les héritages
01:26:52et les donations
01:26:54effectivement
01:26:55ceux qui ont
01:26:56beaucoup d'argent
01:26:57les gens que vous avez cités
01:26:58Pascal
01:26:59sont des gens
01:27:00qui ont les moyens
01:27:00de partir
01:27:01donc on ne va pas faire
01:27:02du chantage facile
01:27:03mais malgré tout
01:27:04moi je n'ai pas
01:27:04les moyens de partir
01:27:05vous probablement
01:27:05vous n'avez pas
01:27:06les moyens de partir
01:27:06autour du micro
01:27:07on n'a pas les moyens
01:27:07de partir
01:27:07donc s'ils partent
01:27:08c'est nous qui allons devoir
01:27:09payer l'addition
01:27:11et deuxièmement
01:27:12ils n'ont plus le droit
01:27:12de revenir se faire soigner
01:27:13quand ils sont malades
01:27:14dans ce cas-là
01:27:15ils ont les moyens
01:27:15de se faire soigner ailleurs
01:27:16et deuxièmement
01:27:17je préfère des entreprises
01:27:19familiales
01:27:20à des entreprises
01:27:20qui sont gérées
01:27:21par des fonds d'investissement
01:27:22donc je vais vous dire
01:27:22je pense qu'au contraire
01:27:24il faut soutenir
01:27:25les entreprises familiales
01:27:27pour que justement
01:27:30elles perdurent
01:27:30des générations en générations
01:27:31parce que l'avantage
01:27:32des entreprises familiales
01:27:33c'est qu'elles ont
01:27:34une vision de long terme
01:27:35contrairement aux fonds d'investissement
01:27:36qui demandent
01:27:37des taux de rentabilité
01:27:38je vous rejoins
01:27:39complètement
01:27:39comme les américains
01:27:41Warren Buffett
01:27:42il déshérite ses enfants
01:27:43Bill Gates
01:27:43c'est pareil
01:27:44on ne peut pas le faire en France
01:27:46il faut qu'il se débrouille
01:27:47on se retrouve demain
01:27:48c'est un sujet
01:27:49qui fait parler
01:27:50les héritages
01:27:50ça suscite les passions
01:27:52mon cher Périco
01:27:53je suis contente de vous voir
01:27:55je vais vous garder
01:27:56avec moi dans cette mission
01:27:57parce que
01:27:58de 13 à 14h
01:27:58je reçois Eric Nolot
01:27:59qui a écrit
01:28:00le jour où je suis devenu
01:28:01au QTF
01:28:01les français sont-ils réfugiés
01:28:03chez eux
01:28:03c'est une nouvelle donne
01:28:05et je pense qu'on pourra
01:28:05ouvrir le débat
01:28:07je commencerai par dire
01:28:08un petit mot dans mon humeur
01:28:09sur le fait que
01:28:11Bercy nous a cassé
01:28:12le grand budget
01:28:13le troisième budget de l'Etat
01:28:14qui est la retraite des fonctionnaires
01:28:16et puis
01:28:16à 12h
01:28:18je recevrai Pierre Larouturou
01:28:19pour savoir
01:28:20si la France doit payer
01:28:21encore ce qu'elle doit à l'Europe
01:28:22est-ce qu'elle peut encore la payer
01:28:2330,9 milliards
01:28:24ça a été l'objet
01:28:25d'un débat
01:28:26ça fait cher
01:28:26est-ce qu'on pourrait garder
01:28:27cet argent pour nous
01:28:28on aimerait bien
01:28:29voilà
01:28:29parce qu'on en a bien besoin
01:28:30je crois que monsieur
01:28:31monsieur Lecornu a besoin
01:28:32de cet argent
01:28:32il me semble
01:28:34bonne émission mon cher Perigo
01:28:36comme ça il nous en prendra un mois
01:28:38à demain
01:28:3910h
01:28:39à vous de le dire
01:28:40sur ce qu'il faudra dire

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