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Éric Ciotti, président de l’UDR et maire de Nice, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti.
00:03Bonjour à vous, président de l'UDR et maire de Nice.
00:07Deux réunions aujourd'hui d'urgence autour de Sébastien Lecornu à Matignon pour parler des carburants.
00:12Et évidemment, d'une part l'approvisionnement et d'autre part les prix qui ont encore atteint de nouveaux records.
00:17Les ministres doivent mettre leurs idées sur la table.
00:19Toujours pas d'idée de baisse de taxes ou de TVA comme vous le demandez.
00:23Alors que partout en Europe, les aides augmentent.
00:26L'Allemagne a annoncé un rabais fiscal à partir du 1er octobre jusqu'à la fin de l'année.
00:30Que demandez-vous ce matin, Éric Ciotti ?
00:32Vous venez de le rappeler.
00:35Nous demandons depuis très longtemps et bien avant que cette crise prenne ses proportions insupportables,
00:44invivables pour beaucoup de nos concitoyens qui ne peuvent plus se déplacer pour aller travailler
00:49ou avec de grandes difficultés, qui ne peuvent plus aller quelquefois dans des visites médicales,
00:55un des députés de mon groupe, député de la Creuse, me parlait de confinement énergétique.
01:00Les personnes dans des territoires fragiles, des personnes aux revenus modestes,
01:06ne sortent plus, ne prennent plus leur véhicule, ne peuvent plus se dépasser.
01:10La mesure, elle est simple.
01:11C'est celle que vous rappeliez à l'instant, que tous les pays animés par le bon sens sont prises.
01:17C'est baisser les taxes parce que de cette crise, l'État s'enrichit.
01:22Il y a une forme de raquette fiscale puisque la TVA est assise à la fois sur la taxe fixe,
01:30sur l'énergie et également sur le prix du carburant.
01:34Donc plus le prix qui est lié pour partie bien sûr au contexte international augmente,
01:40plus les recettes fiscales augmentent.
01:43Donc la moitié sur un litre à 2,40 euros aujourd'hui de gazole,
01:49la moitié, si on ramène nous ce que nous demandons UDR-RN à l'Assemblée nationale,
01:56c'est une demande constante de Marine Le Pen et de Jordan Bardella,
02:00avec nous, baisse de la TVA de 20 à 5,5.
02:03Donc on estime que le carburant est un produit de première nécessité
02:08et qu'il mérite un taux de TVA réduit parce qu'on ne peut pas s'en passer.
02:13Et cet effort ferait baisser de 15 à 20 centimes le prix du carburant.
02:19Mais les caisses sont vides, vous savez, avec ce type.
02:22Oui, les caisses sont vides.
02:23Évidemment, on nous rapporte le gouvernement à chaque fois.
02:24Cette mesure, bien sûr, elle a un coût, nous le savons, nous l'avons chiffrée.
02:27On peut faire des économies comparables.
02:31Si on arrête de verser des prestations sociales aux étrangers
02:35dès le premier jour, allocations familiales, APL notamment,
02:40on a une somme équivalente qui pourrait être mobilisée.
02:44Donc les économies, elles sont là.
02:45Il faut simplement de la volonté, du courage
02:48et savoir où on fait les efforts dans le soutien aux Français,
02:53mais aussi à l'économie.
02:54Si on ne fait pas cet effort, on aura un effondrement économique.
02:59On est dans une situation qui, à bien des égards,
03:02ressemble à ce qu'on a vécu au moment du Covid.
03:03Eric Chuty, vous avez noté d'ailleurs que Sébastien Lecornu
03:05fait un geste en direction de Marine Le Pen.
03:07Il évoque un délai de carence pour les aides aux étrangers.
03:09Ça va un peu dans le sens de ce que vous dites.
03:11Ce n'est pas suffisant pour vous ?
03:12Pour moi, c'est ridicule.
03:12Là, l'effort n'est pas à la mesure de ce que l'on a besoin.
03:17Nous demandons l'arrêt total de ces aides
03:21ou alors un délai de carence de plusieurs années.
03:23Pour le RSA, c'est cinq ans, il faut à minima,
03:26c'est ce que je demande, qu'on aligne sur cette durée.
03:30Mais on peut s'interroger aussi sur la pertinence
03:32de verser des allocations familiales
03:35ou des allocations logements à des personnes
03:37qui viennent de l'étranger.
03:39Ça appelle aussi la question de savoir,
03:41pour ceux qui ne travaillent pas, je le précise,
03:43quand on travaille, on paye des cotisations
03:46et il y a des prestations.
03:47Mais là, on parle de l'immense majorité des étrangers
03:50qui ne travaillent pas.
03:51Et il y a à l'esprit ce chiffre.
03:53L'année dernière, en gros, 550 000 étrangers
03:56en situation régulière sont entrés en France.
03:59Moins de 50 000 sont venus pour travailler.
04:02Quand on nous dit qu'on a besoin de l'immigration,
04:04de travail, c'est une fable.
04:05Est-ce que vous vous attendez quelque chose
04:07de l'allocution d'Emmanuel Macron ?
04:08Il doit prendre la parole jeudi soir à 20h
04:13sur les deux grandes chaînes nationales.
04:15Qu'est-ce qu'il va vous dire ?
04:16Est-ce qu'il va vous dire la même chose
04:17que ce qu'il vous a dit vendredi
04:18lorsqu'il a réuni à l'Elysée les chefs de parti ?
04:23Vraisemblablement, ce qu'on peut lire
04:25dans tous les bons journaux,
04:26dans les colonnes du Figaro ou du JDD,
04:30sur l'analyse géopolitique.
04:32On n'a rien appris d'essentiel.
04:34J'ai vu un peu la surmédiatisation,
04:37la dramatisation de cette réunion.
04:39C'était à outrance, cette dramatisation,
04:41selon vous, d'Emmanuel Macron ?
04:42On confine beaucoup à l'opération de communication.
04:44On a déjà eu l'habitude, à la veille d'échéances électorales,
04:48de jouer beaucoup sur les questions internationales
04:51pour masquer l'effondrement national.
04:53Vous n'avez pas peur de la Russie, par exemple ?
04:55La réalité, la menace russe, elle a toujours existé.
04:59Bien sûr, elle existe depuis la Seconde Guerre mondiale.
05:02Quand on a une puissance nucléaire
05:03dont la plupart des têtes sont visées sur l'Europe,
05:07bien sûr qu'il y a cette menace.
05:09Et cette menace, elle a été prise en compte
05:11par le général de Gaulle,
05:12qui nous a donné la dissuasion nucléaire.
05:14Il faut toujours être vigilant, être armé.
05:19On a des menaces multiples.
05:21Il y a la menace russe,
05:22il y a la menace djihadiste aussi,
05:25qui est tout aussi grave.
05:27Il y a le conflit au Moyen-Orient,
05:28il y a l'Iran qui peut projeter des éléments extérieurs.
05:34Donc, il faut, de toute façon, être solide,
05:38être armé, ne pas baisser la garde.
05:40Nos ennemis sont multiples.
05:41Mais est-ce que ça veut dire que vous pensez
05:42qu'Emmanuel Macron instrumentalise,
05:44une forme de peur des Français
05:45pour détourner le regard des problèmes du quotidien ?
05:48Les Français ne sont pas dupes,
05:49ils savent ce qu'ils vivent.
05:50Ce qui m'a marqué dans cette réunion à l'Elysée,
05:53c'était qu'on avait un constat sur la hausse du carburant
05:58qui relève beaucoup d'erreurs stratégiques
06:01de l'Europe et de notre pays,
06:03notamment sur l'affaiblissement du nucléaire.
06:06Mais il n'y avait pas de réponse.
06:08Ce que nous avons demandé avec Jordan Bardella
06:10lors de cette réunion,
06:12c'est des mesures très concrètes
06:13pour alléger la charge qui pèse sur les Français.
06:18Peut-être qu'il va parler de ça jeudi soir ?
06:21Nous verrons bien.
06:22Il a renvoyé ça au Premier ministre.
06:24On a l'impression d'être face à un pouvoir
06:26totalement déconnecté.
06:28On est dans une fin de règne extrêmement poussive,
06:32douloureuse, douloureuse par le pays,
06:34la dette, les déficits.
06:36On est au bord d'une crise financière majeure.
06:39On y est même.
06:39Je pense qu'on est rentré avec la hausse des taux d'intérêt
06:42dans cette crise financière.
06:44Le chômage augmente,
06:46le pouvoir d'achat diminue.
06:48Parallèlement, on voit bien,
06:50on l'a vu à Saint-Pierre-des-Corts,
06:51que la violence gagne nos territoires.
06:54La crise migratoire est là.
06:56Donc crise budgétaire, crise sociale,
06:58crise sécuritaire, crise démographique aussi,
07:01avec la baisse de la natalité,
07:03crise éducative.
07:06Il n'y a aucun paramètre aujourd'hui,
07:09depuis dix ans, qui s'est amélioré.
07:12Le macronisme est un naufrage.
07:14Le Premier ministre va présenter un budget assez offensif.
07:17Il veut trouver 54 milliards d'euros d'économie.
07:20A priori, les impôts devraient augmenter.
07:23Les salariés seront mis à contribution.
07:25Les retraités aussi.
07:26Monsieur Le Corneau n'exclut pas un gel
07:28des retraites les plus importantes ou des APL.
07:30Mais il dit que c'est le Parlement qui décidera
07:33désindexation des pensions sur l'inflation
07:34ou suppression de l'abattement de 10%.
07:36Qu'est-ce que vous ferez, vous ?
07:37Est-ce que vous allez voter sur le budget ?
07:39Comme le dit Marine Dupein,
07:41elle dit plutôt un budget que pas de budget.
07:43C'est votre position ou pas ?
07:44En l'État, je ne le voterai pas.
07:46Si les mesures qui sont annoncées,
07:48mais on a eu une première vérité sur les prix,
07:52si j'ose dire,
07:53avec la transmission du budget
07:55au Conseil des finances publiques.
07:57On s'aperçoit de quoi ?
07:59que les prélèvements obligatoires,
08:02les impôts donc,
08:03vont augmenter de 9 milliards,
08:05puisqu'on va passer de 43,9 à 44,2
08:10en matière de prélèvements obligatoires.
08:13On s'aperçoit également
08:14que les dépenses publiques
08:16vont beaucoup moins diminuer
08:18qu'on nous l'a dit.
08:19Ce chiffre de 54 milliards,
08:21c'est une forme de fable,
08:23puisqu'on passerait,
08:25en matière de dépenses publiques,
08:26de 57,1 à 56,9.
08:30Ça veut dire une baisse
08:31de 6 milliards des dépenses publiques.
08:34On est loin des 54 milliards.
08:36Et au final,
08:38le déficit qui est gigantesque,
08:40premier déficit de l'Union européenne,
08:43on passerait de 5,5,
08:44ce qui sera malheureusement le cas,
08:47un record cette année en 2026,
08:51à 5,5,1.
08:52Donc, ça veut dire
08:53qu'on va diminuer potentiellement,
08:56si tout va bien,
08:56avec une croissance à 1%
08:58qui est très hypothétique,
09:00on va diminuer de 12 milliards le déficit.
09:03Ce budget ne vous va pas.
09:04Vous ne le censurerez pas.
09:06Il y a des cibles,
09:08ce sont les retraités.
09:10Les retraités qui vont,
09:11une nouvelle fois,
09:13être appelés manifestement
09:15à contribution.
09:16Si on touche,
09:18notamment,
09:19à la question de l'indexation,
09:22je ne m'interdis pas
09:24de censurer ce budget.
09:25Parce qu'il faut éviter...
09:26Mais ce n'est pas sur la ligne
09:27de Marine Le Pen.
09:27Il faut éviter.
09:28Marine Le Pen a dit,
09:30comme moi,
09:30qu'elle ne s'interdisait rien.
09:32Aujourd'hui, on va voir
09:33ce qui est proposé.
09:34Il y aura un débat parlementaire.
09:36On va amender.
09:38On va corriger.
09:39La ligne russe,
09:40la désindexation des pensions,
09:41c'est ça pour vous ?
09:42C'est une des lignes
09:44qu'on arrête
09:46avec le fardeau fiscal
09:48qui pèse.
09:48Il faut que ce pouvoir comprenne
09:50que plus il y a d'impôts,
09:52ce qui est leur logique
09:53depuis le début,
09:55moins notre économie
09:56aura de résultats.
09:58Moins les entreprises
09:58seront compétitives
10:00et plus on pèsera
10:01sur la consommation
10:02des ménages.
10:03Donc la logique
10:04doit être inverse.
10:05Baisser les dépenses
10:06et enfin baisser les impôts.
10:08Mais une censure
10:09amènerait évidemment...
10:10Ce que j'ai fait à 10
10:11dans un autre cadre,
10:12en baissant massivement
10:14les dépenses inutiles
10:16de 60 millions d'euros
10:17et en rendant
10:1955 millions d'euros
10:20de pouvoir d'achat
10:22au Niçois
10:23par la baisse massive
10:24de la taxe foncière.
10:25Donc c'est possible.
10:26Il faut simplement du courage.
10:28En même temps,
10:28vous savez très bien
10:29qu'une censure,
10:30et ça n'a pas échappé
10:30à Marine Le Pen non plus,
10:32entraîner une situation
10:33extrêmement compliquée
10:34sur le plan économique
10:35pour la France.
10:35Elle dit plutôt
10:37un budget imparfait,
10:38encore une fois,
10:39qu'une loi spéciale
10:40qu'il serait très compliqué
10:41de défaire.
10:41On pourrait en débattre
10:43très longtemps.
10:43Vous en avez débattu avec elle ?
10:45Ce que je vois,
10:46c'est ce que nous payons aujourd'hui,
10:48c'est le vote du budget socialiste
10:50l'année dernière.
10:51Le budget qui a des résultats
10:53aussi catastrophiques,
10:54on rappelait les chiffres,
10:56le déficit,
10:57la dette qui va atteindre
11:00121% de PIB,
11:033 700 milliards d'euros
11:06de dette qui s'annoncent.
11:09On est à 3 500 et quelques milliards
11:11aujourd'hui.
11:12Pourquoi, Danela ?
11:13Parce que l'année dernière,
11:14le budget a été voté
11:17par M. Lecornu
11:18avec le pistolet sur la tempe
11:19de M. Fort.
11:20C'est un budget socialiste
11:22qui a été voté.
11:23Tout a été lâché.
11:24C'est un budget quoi alors ?
11:25Tout a été lâché.
11:26Rède compatible ou pas ?
11:27Tout a été lâché
11:28au Parti socialiste.
11:29Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
11:30Il semblerait aujourd'hui
11:31que la pression du Parti socialiste
11:33soit moins écoutée.
11:35Nous verrons bien.
11:37Moi, je cherche l'intérêt général.
11:39Mais vous savez,
11:40le vrai budget,
11:41le vrai changement,
11:42il sera après l'élection présidentielle.
11:45C'est là où il faut tout remettre à plat.
11:47On ne peut pas arrêter
11:48avec les placebos,
11:50avec les petits pansements,
11:52l'écotère sur les jambes de bois.
11:54Il faut une vraie révolution.
11:56Il faut renverser la table.
11:57Il faut réformer l'État,
11:59baisser les dépenses
12:00et le faire avec courage.
12:03Éric Soutier,
12:04on est sur CNews et sur Europe 1.
12:05Des émeutes ont éclaté
12:06à Saint-Pierre-des-Cores.
12:07En Indre-et-Loire,
12:08ce week-end,
12:09après qu'un jeune à moto
12:10qui avait fait un refus d'obtempérer
12:11lors d'un roadie urbain
12:13ait été percuté par une voiture de police,
12:15l'individu est blessé.
12:17Neuf policiers,
12:18un journaux,
12:18ont été blessés.
12:19Des véhicules de police incendie
12:21et d'autres voitures.
12:22Et c'est le policier
12:22qui conduisait le véhicule de police
12:24qui est en garde à vue.
12:26Aujourd'hui,
12:26la famille du jeune homme
12:27appelle au calme,
12:28tout comme la mairie,
12:29mais on voit que d'autres partis
12:30comme la France insoumise
12:31mettent de l'huile sur le feu.
12:33Il y avait des manifestations,
12:34une manifestation,
12:35ailleurs,
12:35dans les rues de Paris
12:36contre la présomption
12:37de légitime défense des policiers
12:38et des propos tenus
12:39par des députés.
12:41Et les filles ont choqué.
12:42Thomas Porte qui dit
12:43pour en finir avec une police
12:44qui tue en toute impunité,
12:45Mathilde Panot
12:46qui dénonce des policiers
12:47qui sont allés heurter
12:48délibérément une moto.
12:49Il faut sortir du déni.
12:51Que leur dites-vous ?
12:53Que ces gens sont dangereux.
12:54que LFI est une menace
12:57pour la République,
12:58pour la liberté,
12:59pour la démocratie.
13:00Si ces gens arrivaient au pouvoir,
13:02nous rentrerions instantanément
13:04dans une dictature.
13:07Instantanément.
13:08Ce sont des ennemis de la liberté.
13:10Moi, je veux dire
13:10tout mon soutien aux policiers,
13:13dire que je suis choqué
13:14par la garde à vue de ce policier.
13:16Nos policiers font un travail
13:19extraordinairement courageux.
13:20Vous savez,
13:20ils érigent la dernière digue
13:22contre la barbarie.
13:23face à eux,
13:25il y a des barbares.
13:26Il y a des gens
13:27pour lesquels la vie
13:28n'a pas de prix,
13:30pour lesquels ils considèrent
13:31que les territoires
13:32leur appartiennent,
13:33qui vivent du commerce
13:34de la drogue,
13:36qui sont guidés
13:37que par la violence
13:38et la haine.
13:40Et tous les jours,
13:40les policiers
13:41reçoivent des coups,
13:42subissent des blessures.
13:44Et on doit être derrière eux.
13:46On doit les protéger.
13:47J'ai vu,
13:48y compris dans ma ville,
13:49à Nice,
13:50des manifestations
13:50avec des pancartes
13:53honteuses portées
13:53par les LFistes.
13:54Oui.
13:55C'est la détestation
13:56de la France
13:56qu'il y a derrière ça,
13:57Éric Ciocci.
13:58Il y a la haine de la France,
13:59il y a la haine de la France,
14:00mais on en est là aussi,
14:02parce qu'il y a
14:03une lâcheté macroniste.
14:05Vous savez,
14:05j'ai fait ériger
14:07dans toutes les écoles
14:08de ma ville
14:08un drapeau tricolore
14:10avec la volonté
14:12de faire une levée
14:13des couleurs
14:13chaque matin,
14:14parce que je crois
14:15qu'on a besoin
14:15de faire aimer la France
14:16plus que jamais.
14:18On a besoin
14:18de cohésion nationale,
14:20comme c'est fait
14:21dans beaucoup de pays
14:22au monde.
14:22Qui s'y est opposé ?
14:23Bien sûr,
14:24les LFistes,
14:25mais le ministre
14:26de l'Éducation nationale.
14:27par lâcheté,
14:29quand on est le ministre
14:30qui porte un tel bilan
14:32de l'effondrement scolaire,
14:34quand on voit
14:35l'éclatement
14:36de notre nation,
14:37le communautarisme
14:39qui gagne,
14:40on a un ministre
14:41de l'Éducation nationale
14:42qui nous dit
14:43le drapeau
14:43et la marseillaise
14:44sont dangereux.
14:46C'est une honte
14:47et cette honte,
14:48bien sûr,
14:48elle vient de LFI,
14:49mais elle vient aussi
14:50de leurs complices
14:51macronistes
14:52et n'oublions pas
14:53que tous,
14:54si ce beau monde
14:55est aujourd'hui au pouvoir,
14:57c'est parce qu'ils ont été
14:58ensemble aux élections
14:59législatives de 2024,
15:02M. Macron,
15:03M. Wauquiez,
15:04M. Mélenchon,
15:05c'est ça la réalité,
15:06ne l'oublions pas.
15:07Vous mettez M. Wauquiez
15:09dans l'affaire.
15:10Il avait été élu
15:12grâce au désistement
15:13du Nouveau Front Populaire
15:14dans sa circonscription.
15:16Il n'y a pas appelé
15:16à se désister
15:17pour les candidats LFI
15:18a priori.
15:18Ça a été dissimulé,
15:19oui,
15:19mais le candidat
15:20du Nouveau Front Populaire
15:22s'est désisté pour lui
15:23et il n'y avait pas
15:24d'adversaire.
15:25Beaucoup de candidats
15:26de gauche
15:26du Nouveau Front Populaire
15:28guidés par M. Mélenchon
15:30se sont retirés
15:31pour les candidats
15:32macronistes
15:32ou LR.
15:33La réalité,
15:34elle est là.
15:35C'est pour ça
15:35qu'on a ce chaos.
15:36Donc tout,
15:37ça fait LFI.
15:37Et même si j'ose dire
15:38ce bordel
15:39à l'Assemblée nationale
15:40aujourd'hui
15:41totalement scandaleux
15:43parce qu'il y a eu
15:44cette alliance
15:45de la honte
15:45pour nous empêcher
15:47de gagner.
15:48Éric Ciotti,
15:49Charles Sapin
15:50qui était éditorialiste
15:53à France Inter
15:54a été sorti
15:56de l'antenne
15:57par les syndicats
15:58qui réclamaient
15:59son départ.
16:00Il est le rédacteur
16:01en chef
16:03directeur adjoint
16:04de la rédaction
16:04de Valeurs Actuelles.
16:05Est-ce que la direction
16:06a cédé
16:07sous la pression
16:08des syndicats
16:08qui réclamaient
16:09évidemment son départ ?
16:10Et qu'est-ce que vous voulez
16:11faire du service public
16:12de l'audiovisuel ?
16:14On sait que Charles Aloncle
16:15de votre parti
16:16a rédigé un rapport.
16:17Son livre doit sortir
16:18prochainement.
16:19Que réclamez-vous
16:19aujourd'hui
16:20pour le service
16:20audiovisuel public français ?
16:22Je réclame d'abord
16:24de l'indépendance
16:25et de la neutralité.
16:26Aujourd'hui,
16:27France Inter
16:28est aux mains de LFI.
16:29Ce qui s'est passé
16:30est une honte
16:31absolue,
16:32une tâche
16:33sur la République,
16:34qu'un service public
16:36qui doit peut-être
16:37plus que d'autres
16:38parce qu'il dépend
16:39de l'argent public.
16:40Il est financé
16:41par le contribuable.
16:43Tout le monde
16:43finance France Inter.
16:44Et quand on écoute
16:45France Inter,
16:46on n'a droit
16:47qu'à LFI,
16:48qu'à la pression
16:49de LFI.
16:50Charles Sapin
16:51est un journaliste,
16:52je ne sais pas
16:52ce qu'il vote,
16:53Charles Sapin.
16:54C'est un journaliste
16:54où partout
16:55où il est passé
16:56a fait preuve
16:57de compétence
16:58et d'indépendance.
17:00On le met en cause
17:01parce qu'il est supposé
17:02être droit.
17:03Mais vous vous rendez compte
17:04de l'abomination ?
17:05Si l'inverse
17:06s'était produit,
17:07si l'inverse
17:08s'était produit,
17:08si on avait
17:09par la force
17:11tenté d'exclure
17:12un journaliste
17:13de gauche.
17:14D'abord,
17:14il y aurait eu
17:15beaucoup de travail
17:15à faire,
17:16mais quand même,
17:17on en est arrivé là.
17:19Donc moi,
17:20je suis choqué
17:20par l'absence
17:21de réaction
17:22de la ministre
17:23de la Culture.
17:24Où est-elle ?
17:25Il faut qu'elle parle
17:26aujourd'hui.
17:27Je lui demande
17:27de parler
17:28à Mme Pégard
17:29qu'elle ait
17:30un peu de courage.
17:31Et puis,
17:32la direction
17:32de France Inter
17:34s'est humiliée.
17:36Mme Pégard
17:37doit démissionner
17:38aujourd'hui.
17:39Il faut le dire
17:40très clairement.
17:41Parce qu'elle a cédé
17:41à la pression
17:42les syndicats ?
17:43C'est même pas
17:44les syndicats,
17:44c'est LFI
17:45qui dirige,
17:46qui a privatisé
17:47France Inter.
17:48Aujourd'hui,
17:49France Inter
17:49est aux mains
17:50de l'extrême-gauche.
17:51C'est extrêmement grave.
17:53C'est pour cela
17:54que j'avais souhaité
17:55qu'il y ait
17:56la commission d'enquête
17:57à l'Assemblée nationale
17:59dont le rapporteur
18:01a été Charles Lalonde
18:01qui a fait un travail
18:03formidable.
18:04Et on a démontré
18:05que cette commission
18:07elle a été attaquée.
18:08Charles Lalonde
18:08l'a été lui-même
18:10attaquée.
18:11Mais qu'est-ce que vous voulez
18:11à la France Inter
18:12Les syndicats ?
18:13Aujourd'hui,
18:14c'est l'extrême-gauche
18:15qui a fait la démonstration
18:16que ce que nous disions
18:17était pertinent.
18:19Ce que nous voulons,
18:20il faut d'abord
18:22des économies.
18:22Vous savez,
18:23on parlait des économies
18:23tout à l'heure
18:24sur les carburants.
18:264 milliards d'euros
18:27pour l'audiovisuel public.
18:29Vous voulez couper
18:29les subventions ?
18:30Bien sûr,
18:31il faut qu'il y ait moins
18:32et puis il faut qu'il y ait
18:33une privatisation
18:35d'une partie
18:36qu'il reste
18:37un service public.
18:39Personnellement,
18:39j'y suis favorable,
18:40mais on ne peut pas
18:42rester dans cette situation
18:45qui est à la fois
18:47une gabegie
18:48d'argent public
18:49et une dérive idéologique.
18:51Vous pensez
18:51qu'il y aurait
18:51des repreneurs
18:53s'il y avait
18:54une privatisation
18:54envisagée
18:55du service public ?
18:56Le débat
18:57sera ouvert.
18:59Mais en tout cas,
19:00beaucoup de Français
19:01sont choqués
19:02de financer
19:03par leur argent
19:04ces dérives idéologiques
19:06et ça,
19:06ça ne peut plus continuer.
19:07Merci beaucoup Éric Ciotti
19:09d'être venu ce matin
19:10sur CNews
19:10et sur Europe 1.
19:11Vive la liberté d'expression.
19:12Bonne journée à vous.
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