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Éric Zemmour, président de Reconquête!,  était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1 ce matin, c'est Éric Zemmour.
00:03Bonjour à vous, président de Reconquête, auteur du Sushi de Français, nouvelle édition actualisée 2008-2026 chez Fayard,
00:10édité aussi aux Etats-Unis, vous allez aux Etats-Unis pour en faire la promotion.
00:14On va parler de votre livre, évidemment, du regard que vous posez sur la société française.
00:18L'actualité, c'est ce rapport sur la mission d'inspection après la mort de la petite Liana qui a
00:23été rendue hier,
00:25remis au Premier ministre Sébastien Lecornu, ça met au jour une réalité implacable, insupportable pour les familles des victimes.
00:30Il y a eu la perte de temps, des absences de suivi de la procédure, tant de la part du
00:34parquet que de la gendarmerie,
00:35à l'arrivée de la procédure au parquet d'Auche.
00:38Monsieur Lecornu dit que la chaîne de protection de la justice a failli.
00:41Et vous, qu'en dites-vous, Éric Zemmour ?
00:43Vous savez, d'ailleurs, dans le livre et dans le documentaire, je parle très vite, dès le début des années
00:5170 de la justice,
00:52parce que je pense que c'est une des grandes révolutions qui a été opérée depuis 50 ans.
00:58Idéologique, révolution.
00:59Révolution idéologique et révolution dans les faits.
01:01Vous allez voir, c'est directement lié à ce qu'on vit aujourd'hui.
01:07La justice, dans la République, normalement, c'est trois choses, mais je vais très vite.
01:11La première, c'est la justice est une autorité.
01:15C'est inscrit ainsi dans la Constitution.
01:17Ça veut dire, ce n'est pas un pouvoir, comme l'exécutif ou le législatif, légèrement inférieur.
01:21Deuxièmement, les juges sont indépendants, mais dans le cadre strict du la loi.
01:27Ils sont la bouche de la loi, disait Montesquieu.
01:29Trois, les procureurs ne sont pas indépendants.
01:32Ils sont soumis hiérarchiquement au ministre de la Justice.
01:36Ça, c'est la justice dans la République.
01:39Nous ne sommes plus en République.
01:40Qu'est-ce qui a changé ?
01:41La justice n'est plus une autorité, c'est un pouvoir, et même un pouvoir supérieur à l'exécutif et
01:49au législatif, dans le cas du Conseil constitutionnel.
01:52Deux, ils ne sont plus la bouche de la loi, parce qu'ils passent leur temps à trouver des textes
01:57internationaux ou des droits de l'homme pour interpréter leur loi comme ils veulent.
02:02Mais que leur offre le législatif aussi.
02:04Oui, oui.
02:05Non, mais surtout que les juges prennent n'importe quel texte pour, en fait, appliquer telle loi, ne pas appliquer
02:10telle loi, etc.
02:11Et trois, et c'est directement dans notre sujet, les procureurs sont de facto indépendants.
02:19Ils font ce qu'ils veulent depuis la fameuse loi de 2013, qui interdit aux ministres de la Justice de
02:27leur envoyer des instructions individuelles.
02:29En vérité, vous savez, on a beaucoup demandé la démission de M. Darmanin.
02:33Est-ce que vous la demandez, vous ?
02:34Mais moi, je ne la demande pas, parce que c'est inutile, il n'aurait pas dû être nommé.
02:36Parce que ça ne changerait rien.
02:37Ah, il n'aurait pas eu une autre chose.
02:38Non, mais je veux dire, aucun de ses prédécesseurs depuis 2013.
02:40Il faut fermer la place Vendôme si on garde cette loi.
02:43Ils ne servent à rien.
02:45D'ailleurs, décidément, je n'ai pas de chance.
02:47Excusez-moi.
02:47Non, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de politiques qui ont demandé la démission de Gérald Darmanin.
02:51Vous nous dites que, un, ça ne changerait rien, et que, deux, c'est tout le système qu'il faut
02:54réformer.
02:55Exactement.
02:56Il faut, si vous voulez, rétablir, un, la hiérarchie des procureurs.
03:01Vous voyez, j'allais dire préfets, parce qu'avant, ils étaient comme des préfets.
03:05Aujourd'hui, ils sont complètement autonomes.
03:07Est-ce qu'il faut les élire ?
03:08Il y en a qui proposent l'élection des procureurs.
03:09Vous savez que c'était le système aux États-Unis.
03:12Ça a été le système de la Révolution française, et puis on a vite abandonné.
03:18En vérité, il faut choisir.
03:19Soit ils sont responsables, on va en parler, et ce n'est pas la peine de les élire, puisqu'ils
03:24sont...
03:26Soit ils ne sont pas responsables, et dans ce cas-là, il faut les élire, parce qu'ils n'ont
03:29aucune légitimité.
03:31En vérité, il faudrait absolument supprimer la loi de 2013,
03:34et autoriser de nouveau le ministre à donner des instructions au préfet.
03:39Oh, décidément, là-dessus, c'est intéressant.
03:42Au procureur.
03:42Mais surtout, il faut impérativement organiser les sanctions des juges,
03:49supprimer tout syndicalisme politique,
03:54et permettre, par exemple, au Conseil supérieur de la magistrature,
03:57qui doit les sanctionner, mais qui ne les sanctionne quasiment jamais...
04:01Une seule sanction, ces dernières années, sur ces signes d'un court citoyen.
04:04Exactement.
04:04D'être ouvert à d'autres que des magistrats, pour qu'ils ne soient au moins protégés.
04:09Et dans le cas de l'IANA, dans le cas de ces horribles crimes pédophiles,
04:13il faut d'abord une sanction hyper sévère.
04:16Je ne suis pas contre la castration chimique.
04:18La peine de mort, vous êtes pour la réouverture du débat sur la peine de mort ?
04:21Vous savez, le problème de la peine de mort, c'est que j'en ai déjà parlé.
04:24Moi, philosophiquement, j'étais contre l'abolition de la peine de mort.
04:27Maintenant, ça a été mis dans la Constitution, etc.
04:30Ça demande un tel travail...
04:31Ça ne sert plus à rien.
04:32Donc, ce n'est pas que ça ne sert plus à rien, c'est que ça demande...
04:35On reparlera, mais avant tout, je veux dire, il faut ouvrir les fichiers,
04:40vous savez, à la méthode américaine.
04:42C'est-à-dire que tout le monde puisse consulter les fichiers des gens qui sont incriminés.
04:47Exactement.
04:47D'accord.
04:47Alors, est-ce qu'il faut justement aller plus loin ?
04:50Est-ce qu'il faut peut-être modifier tout le système judiciaire ?
04:54Qu'est-ce que vous proposez ?
04:55Plus d'argent, plus de moyens ?
04:57Est-ce qu'il y a une solution pour...
04:59Parce que la colère des Français, elle est énorme, Eric Zemmour.
05:01Ils se disent, nous ne sommes plus protégés par notre pays et par notre justice.
05:06De toute façon, vous avez raison, c'est même un problème global depuis des années.
05:10Et c'est l'un des conséquences de ce que j'exprime dans le livre et dans le documentaire.
05:14C'est que le fait qu'on ait érigé l'individu et la liberté individuelle en quelque chose de sacré
05:25a fait que l'État s'est complètement désarmé et ne protège plus les Français.
05:31J'ai coutume de dire que le peuple français est sans doute le peuple le plus obsien du monde.
05:35Vous savez, obs, c'était ce grand philosophe du XVIIe siècle qui avait dit, qu'est-ce que c'est
05:40que la société ?
05:40C'est que les gens renoncent à leur droit de se défendre, mais en échange, l'État les protège.
05:46Si l'État ne les protège plus, les gens vont se remettre à se défendre eux-mêmes.
05:51C'est le risque.
05:52Mais évidemment, et vous avez vu ce père de famille qui a dit à Darmanin, moi, si on touche à
05:57ma fille, le type, je le tue.
05:59Je comprends très bien cette réaction.
06:01On est tous parents et on sait très bien que si on touche à une de nos filles, on deviendrait
06:05fou.
06:06Donc, je crois qu'il y a un vrai problème gravissime.
06:08C'est que je vous dis, l'État doit se réorganiser, doit réorganiser la justice pour ne plus laisser les
06:17juges en liberté.
06:19Il faut absolument, ils sont indépendants, certes, mais dans le cadre de la loi.
06:23On l'a oublié.
06:24Aujourd'hui, ils sont quasiment autonomes.
06:27Donc, ce n'est pas normal.
06:28Alors, on parle des juges, on parle de la justice, on parle aussi de la pédocriminalité.
06:33Gérald Darmanin a demandé que 70 000 plaintes soient examinées.
06:35On a déjà 1 243 gardes à vue depuis qu'il l'a demandé.
06:39134 placements en détention provisoire.
06:41C'est un continent caché que nous ne voulons pas voir et qui vient de mai 68, de cette idéologie
06:47permissive qui s'est installée à l'époque.
06:49Vous savez, soyons le plus honnêtes possible.
06:53Le mal, M-A-L, est partout, de tous les temps, de toutes les époques, de tous les peuples, c
07:00'est l'espèce humaine.
07:02Jadis, dans les religions, on disait, il y a le diable, etc.
07:05Donc, il faut en tenir compte.
07:08Mais c'est pour ça qu'il faut avoir, évidemment, une répression féroce.
07:12Ça, c'est 1.
07:12Évidemment, vous avez raison, l'idéologie post-68 art des années 70 qui a dit, en gros, il est interdit
07:18d'interdire,
07:20a favorisé ce genre de folie et de crime et d'horreur, etc.
07:26On se souvient tous de cette fameuse tribune dans Libération qui prônait les rapports sexuels avec les enfants
07:33et signé par des plumes prestigieuses comme Tom Vendid, Jacques Lang, Jean-Paul Sartre, etc.
07:40Vous voyez, la fine fleur de la gauche.
07:42Ils ont beau dire que c'était une autre époque, oui, c'était une autre époque, mais elle a des
07:45conséquences.
07:46Mais ce qui est intéressant avec votre question, c'est que ces gens-là qui sont servis de la liberté
07:52pour abattre l'autorité et pour détruire une partie de ce qui faisait le charme de la France,
07:58aujourd'hui, eux et leurs émules sont devenus les plus féroces répresseurs.
08:04Aujourd'hui, ils utilisent l'autorité pour interdire toute critique de leur monde
08:10et du monde qu'ils ont érigé et qui est sorti de leur idéologie.
08:13Donc, en restreignant la liberté d'expression.
08:15Exactement, en restreignant la liberté d'expression.
08:17Moi, je passe, je ne sais pas combien d'heures dans le bureau du juge.
08:21J'imagine que j'ai passé plus d'heures dans le bureau des juges et des policiers
08:25que ce criminel qui a tué la petite Liana.
08:28Je veux dire, vous voyez, quand vous avez vu...
08:30Il n'avait jamais été entendu par la justice avant qu'il ne l'ait.
08:31Exactement. Quand vous avez vu ce pauvre Éric Tegner qui a été condamné
08:37sur la forme de la loi de Samuel Paty,
08:43vous voyez qu'en fait, même avec des bonnes intentions,
08:45toute loi répressive de la liberté d'expression devient une machine
08:49à limiter et à éradiquer la liberté de pensée et d'expression.
08:54Donc ça, le grand paradoxe, c'est qu'aujourd'hui,
08:57les libertaires d'avant deviennent les pires contempteurs de la liberté
09:01et que les défenseurs de la tradition, de l'ordre,
09:05deviennent au contraire les défenseurs de la liberté.
09:07Moi, je suis pour la liberté individuelle d'expression
09:11sur les réseaux, en histoire...
09:14Dans le cadre de la loi, évidemment.
09:15Non, mais dans le cadre de la loi, mais il faut...
09:18Parce que cette expression-là, cher Laurence Ferraille,
09:20vous avez raison, dans le cadre de la loi.
09:23Mais quand les lois passent leur temps à restreindre la liberté d'opinion,
09:27il y a un moment où il faut abolir ces lois.
09:29Vous voyez, c'est ça l'objet.
09:30Bien sûr. Vous dites dans le suicide français aussi,
09:33vous revenez encore sur l'état de notre société,
09:36vous dites que le péché originel pour vous,
09:37c'est le progressisme.
09:39Et c'est trois cavaliers de l'apocalypse,
09:41si on peut les nommer ainsi, déconstruction, dérision, destruction.
09:43C'est ça, en fait, qui a tissé les 40 dernières années pour vous, Eric Zemmour ?
09:47Oui. Alors, c'est ça que j'explique.
09:49Et dans le documentaire aussi.
09:51Et dans le documentaire, on le voit encore plus avec plus de force encore,
09:54parce qu'il y a les images qui, évidemment, impressionnent beaucoup plus encore.
09:59Mais oui, déconstruction, dérision, destruction.
10:03Déconstruction, c'est un phénomène intellectuel.
10:05C'est ce que les Américains appellent la French Theory,
10:07je leur en ai parlé là-bas,
10:08et qui nous ont renvoyé sous forme de wokisme.
10:10Ça veut dire, rien n'est naturel,
10:14ni le sexe, ni la nation, ni la famille, rien n'est naturel.
10:18Tout doit être déconstruit.
10:19Bon.
10:20Après, dérision.
10:21On doit se moquer de tout.
10:22Ce qui, au départ, était plutôt joyeux et drôle,
10:25je raconte, Coluche, etc.,
10:27mais qui, vous voyez bien, aujourd'hui,
10:29non seulement a détruit toute légitimité,
10:32mais en plus, aujourd'hui, c'est interdit
10:34de se moquer des vaches sacrées
10:37de l'idéologie dominante.
10:39Aujourd'hui, on peut vous envoyer
10:43devant les juges pour une blague qui ne plaît pas.
10:46Vous voyez, c'est toujours la même chose.
10:48Les anciens libertaires sont devenus
10:49les premiers répressifs.
10:51Et puis, enfin, destruction,
10:54parce que ce travail de sape
10:55a détruit, comme je vous l'ai dit,
10:57toutes les structures traditionnelles du pays.
11:00La famille, la nation, l'État, l'école.
11:05Vous voyez, toutes ces structures
11:07qu'on croyait éternelles
11:08et qui se sont écroulées.
11:10Et qu'il faut, d'ailleurs, aujourd'hui, reconstruire.
11:13C'est tout l'enjeu, aujourd'hui,
11:14d'un débat politique.
11:16C'est que vous êtes vite traité de réactionnaire
11:19alors que, simplement, vous voulez reconstruire
11:21des structures qui étaient essentielles
11:23à la vie de la nation.
11:24Mais le constat que vous posez est très pessimiste.
11:26On le connaît, mais est-ce qu'il y a des solutions ?
11:27Est-ce qu'il y a un sursaut possible ?
11:29Est-ce que vous êtes prêts, à vous,
11:30à porter ce projet-là,
11:32à la présidentielle de 2020 ?
11:32Alors, vous savez, il y a une grande évolution.
11:35Il y a 12 ans, quand j'ai sorti ce livre,
11:36on me disait, tout ça est exagéré,
11:38tout ça est excessif,
11:39tout ça, vraiment, ça n'arrivera jamais.
11:42Et puis, aujourd'hui, on me dit,
11:45bon, vous avez eu raison,
11:47mais il n'y a plus rien à faire,
11:48tout est foutu.
11:49Alors, il y a 12 ans,
11:50je me battais contre le déni
11:52et aujourd'hui, c'est à front renversé,
11:55je me bats contre le fatalisme.
11:56Vous savez, le général de Gaulle disait,
11:57c'est une sottise et un péché contre l'esprit.
12:00Donc, ne soyons pas sots
12:02et ne péchons pas contre l'esprit.
12:03Il y a toujours des solutions.
12:05La France, en vérité,
12:06s'est toujours retrouvée dos au mur,
12:08c'est là qu'elle est grande.
12:09Donc, effectivement,
12:10notre situation est très grave.
12:12J'ai expliqué toutes les conséquences
12:15de cette destruction
12:17avec une immigration qui est devenue invasion,
12:19avec des juges, on en a parlé,
12:21qui ont pris le pouvoir,
12:22avec une école qui s'est effondrée,
12:24avec des Français qui se sont appauvris
12:27qui se sont appauvris
12:28à cause de la désindustrialisation.
12:31Une carte sur les salaires
12:32entre le motel d'Extre.
12:33Exactement.
12:34Donc, si vous voulez,
12:35oui, il faut absolument,
12:37il y a des solutions
12:38et il faut les trouver.
12:39Moi, ma méthode,
12:41vous avez compris,
12:41chez moi,
12:42une candidature à la présidentielle
12:44ne se commence pas par une annonce.
12:47Moi, je commence par un diagnostic.
12:49j'essaye de poser...
12:50Mais ça se termine souvent
12:51par une annonce.
12:51Non, mais pas souvent,
12:53une fois.
12:55Mais, plaisanterie mise à part,
12:56je pense qu'il faut le bon diagnostic
12:58pour avoir le bon médecin
13:00et pour avoir les bons traitements.
13:01J'essaye d'être logique
13:02et de ne pas me contenter
13:04de mettre en forme certains slogans.
13:05Mais est-ce que vous n'êtes pas un peu seul ?
13:06Est-ce que vous ne devriez pas,
13:07encore une fois,
13:08vous élargir à tous ceux
13:10qui sont candidats à droite ?
13:12Je pense à Bruno Rotaillot,
13:14je pense à tous ceux qui portent,
13:15à peu près,
13:16à peu près,
13:16on ne va pas vous comparer.
13:17Non, non, non, vous savez,
13:18d'abord, tout le monde a le droit
13:21de se présenter à la présidentielle.
13:24D'avoir les financements, oui.
13:25Bien sûr,
13:26et puis d'avoir des parrainages.
13:28Vous les avez déjà ?
13:28Et puis d'avoir la santé.
13:29Vous les avez ?
13:30On n'en est pas encore là.
13:31On n'en est pas encore là.
13:32Je travaille,
13:33j'y travaille depuis des mois,
13:34mais on n'en est pas encore là.
13:35Non, mais si vous voulez,
13:37oui, il y a des grands blocs politiques,
13:39tout le monde l'a compris maintenant.
13:40Il y a le bloc de gauche,
13:41le bloc central,
13:42et puis le bloc de droite.
13:43Mais, donc, il y a des gens
13:44qui sont proches dans le même bloc.
13:45Donc, il n'empêche qu'il y a
13:47des énormes différences.
13:48Vous parliez de M. Retailleau.
13:50J'ai regardé son meeting
13:52et j'ai écouté surtout,
13:55si vous voulez,
13:56je ne vois pas trop de différence
13:57avec M. Édouard Philippe.
13:58D'ailleurs, c'est normal
13:59entre celui qui veut mettre
14:01la France à l'endroit
14:01et celui qui veut mettre
14:02la France en l'ordre.
14:03Je ne vois pas trop de différence.
14:05Ils ont été tous les deux
14:06des ministres de M. Macron.
14:07M. Retailleau fait tout
14:08pour le faire oublier.
14:09Il a quand même été
14:10un sénateur LR
14:11et un ministre de Macron.
14:13Il n'était pas,
14:13comme il le prétend,
14:14un membre d'un gouvernement
14:16cohabitation.
14:16Il était avec des premiers ministres
14:18qui étaient des amis
14:19et des alliés de M. Macron.
14:21Mais il a tenté
14:22sur l'immigration notamment
14:23quelque chose
14:23qui n'a pas été soutenu.
14:25Il a tenté peut-être,
14:25mais il n'a pas réussi.
14:26Non.
14:26Il n'a absolument...
14:27Mais parce qu'il n'était pas président.
14:28Vous savez, sous son...
14:29Quand il était place Beauvau,
14:31on a atteint le record
14:32des entrées légales
14:34d'étrangers.
14:35380 000 entrées.
14:37Et on n'a jamais vu ça
14:38dans l'histoire de France.
14:39C'est colossal.
14:40Et dans son meeting,
14:41un point,
14:42parce que vous parlez d'immigration,
14:43il dit à un moment,
14:44ça m'a beaucoup surpris
14:45et ça va répondre
14:46à votre question initiale.
14:47Il dit,
14:48moi, je ne suis pas
14:49pour l'immigration zéro.
14:51Je suis, en gros,
14:52je résume sa pensée,
14:53mais je pense que
14:53je ne la dénature pas.
14:55Je suis pour l'immigration choisie.
14:56Pour l'immigration de travail,
14:58ce qu'on appelle.
14:58Il dit l'immigration
14:59qu'on choisit.
15:01Vous savez,
15:02l'immigration choisie,
15:03on a connu.
15:03C'était le grand mantra
15:04de Nicolas Sarkozy
15:05qui a conduit
15:07à un doublement
15:08des entrées légales.
15:09C'est une catastrophe,
15:10l'immigration choisie.
15:11Parce qu'après,
15:12il y a l'immigration familiale.
15:13Donc, moi, je dis,
15:14à la grande différence
15:15de M. Rotaillou,
15:16je suis non seulement
15:17pour l'immigration zéro,
15:18mais pour l'immigration négative.
15:19Parce que je pense
15:20que nous devons entamer
15:21une remigration.
15:22Est-ce que nous n'avons pas
15:22besoin de mandat ?
15:23Est-ce que dans les secteurs
15:24en tension,
15:25nous n'avons pas besoin
15:26de mandat remigrer ?
15:27D'abord,
15:28chère Laurence Ferrari,
15:30sur les 500 000,
15:31380 000
15:32et les 150 000 droits d'asile
15:33que nous recevons
15:35de gré ou de force
15:36par an,
15:37il y a,
15:38vous savez combien
15:38d'immigration de travail
15:39pour travailler ?
15:4050 000.
15:40Donc, 10%.
15:42Deuxièmement,
15:42il y a quelques secteurs,
15:43vous avez raisonné.
15:44Donc, on la garde,
15:44cette immigration-là ?
15:45Attendez,
15:45la restauration,
15:47le bâtiment,
15:48les emplois de services
15:50aux personnes,
15:51tout ça existe.
15:52Je ne le nie pas,
15:53l'agriculture même.
15:54Je ne le nie pas.
15:55Je dis que,
15:56dans un premier temps,
15:57on peut la garder.
15:58Je pense qu'ensuite,
15:58il faudra la supprimer.
16:00D'une part,
16:00parce que nous avons
16:01des millions de gens
16:02qui sont au chômage.
16:03Nous devons donc,
16:04eux,
16:05les contraindre à travailler.
16:06Et dans un avenir moyen,
16:10il faudra permettre
16:12que l'assistanat soit réduit
16:14et que le travail paye plus
16:17pour inciter les gens
16:18qui se complaisent
16:20dans un certain assistanat
16:21à travailler.
16:22C'est ce que dit Bruno Retailleau.
16:22Et troisièmement,
16:24je pense que la robotique
16:28va régler beaucoup
16:29de nos problèmes.
16:30Je pense que les robots
16:31se substitueront...
16:32Et l'intelligence artificielle.
16:33Exactement.
16:33Se substitueront aux immigrés.
16:35D'ailleurs,
16:35c'est déjà ce qui se passe
16:36au Japon,
16:36où il n'y a quasiment pas
16:38d'immigration.
16:38Ça sera le problème
16:39de la dénatalité,
16:40ce sont les robots.
16:42Non, ça c'est un autre sujet.
16:43La dénatalité,
16:45vous savez,
16:46la dénatalité,
16:46d'abord,
16:46c'est un problème mondial,
16:47à part l'Afrique.
16:48Tous les continents,
16:50tous les pays
16:51vivent une baisse
16:52de la natalité,
16:53sauf l'Afrique.
16:54C'est bien tout le problème
16:55puisque c'est l'Afrique
16:55qui se déverse
16:57sur l'Europe.
16:58Mais vous voyez,
16:59aujourd'hui,
17:00nous avons une évolution
17:01formidable en Europe.
17:02Vous avez remarqué
17:03qu'au Parlement européen,
17:05il y a eu un vote
17:06très important,
17:07d'abord parce qu'il s'est fait
17:09par un grand rassemblement
17:10des droites.
17:12Vous voyez que c'est possible
17:13que j'appelle de mes voeux
17:14depuis 20 ans.
17:16Donc ça,
17:16c'est un.
17:17Mais vous refusez-vous
17:18en tendant ni la main
17:19à Marine Le Pen,
17:19ni la main à Bonne-Rotaillot ?
17:20Mais moi,
17:21je n'ai pas à tendre la main.
17:23Personne ne tend la main à personne.
17:24Il faut se rassembler
17:26après pour les législatives.
17:27Pour la présidentielle,
17:28ça ne sert à rien,
17:29Charles-Laurence Ferrari.
17:30Celui qui est en tête
17:31ira au second tour.
17:32Moi,
17:32j'ai fait mon devoir.
17:33Vous savez,
17:34Marine Le Pen,
17:36après le second tour
17:38de la présidentielle,
17:39a dit qu'elle refusait
17:41l'alliance avec Reconquête
17:42parce que nous étions
17:43favorables à la retraite
17:43à 65 ans.
17:45Elle,
17:45elle est favorable
17:45à la retraite à 60 ans.
17:47Vous voyez qu'on a
17:47des désaccords majeurs.
17:48Il ne faut pas cacher
17:50ces désaccords.
17:51Donc,
17:52revenons à notre Parlement européen.
17:54Parce qu'Emmanuel Macron
17:55a dit,
17:56après cette directive retour
17:57soutenue par François-Xavier
17:58Benhamy et Bruno Rotaillot,
18:01ce n'est pas notre Europe.
18:02Ce n'est pas notre Europe.
18:03Alors,
18:03c'est très intéressant
18:04cette réaction
18:05d'Emmanuel Macron.
18:06D'abord,
18:06expliquons que
18:08ce vote
18:09sur la directive retour
18:10a été voté
18:11par toutes les droites,
18:13dont en partie
18:13Sarah Knafow
18:15qui était au Parlement européen
18:15et qui est membre
18:16du groupe ENS
18:17avec l'AFD allemande.
18:18Il faut quand même signaler
18:20que c'est parce que
18:21l'AFD allemande
18:21a beaucoup de succès
18:22que la démocratie chrétienne allemande
18:24a lâché ses alliés
18:26centristes et socialistes
18:27pour se rallier à la droite.
18:29C'est ça le détonateur.
18:31Ce n'est pas négligeable.
18:32Donc,
18:32nous avons voté
18:33cette directive retour.
18:35Et dans cette directive retour,
18:36le point le plus important,
18:37c'est l'autorisation
18:38d'organiser
18:40ce qu'ils appellent
18:41des hubs
18:41dans d'autres pays,
18:43dans n'importe quel pays
18:44qu'on paierait
18:45pour recevoir...
18:46Ce qui ne fonctionne pas,
18:46alors on se parle.
18:47Attendez,
18:47attendez.
18:47Ça ne fonctionne pas.
18:48Au Rwanda,
18:49ça ne fonctionne pas.
18:50Non, vous avez raison.
18:50Attendez,
18:50ce n'est pas exactement ça.
18:52Les Anglais et les Italiens
18:53ont voulu le faire.
18:54Et à chaque fois,
18:55les juges anglais
18:56et italiens
18:57l'ont interdit.
18:58En Albanie,
18:59il y a eu des centres
19:00proposés par les Italiens.
19:01Ça n'a pas très peu
19:02de gens dedans.
19:02Attendez,
19:03attendez.
19:03Oui, oui, d'accord.
19:04Mais rien ne nous empêche
19:05de les mettre.
19:06Et deuxièmement,
19:07mais là où c'est d'abord...
19:08Donc, c'est fondamental.
19:09Ce qui était quasi criminalisé
19:11il y a quelques années
19:12est devenu légal.
19:13Vous voyez,
19:14l'évolution des pays européens
19:15parce que les peuples européens
19:16n'en peuvent plus.
19:17La réaction de Macron,
19:18je finis là-dessus,
19:19c'est la plus intéressante.
19:20Qu'est-ce qu'il nous dit ?
19:22On croyait
19:23qu'il était européiste.
19:24On croyait
19:24que c'était même
19:25le seul point fort
19:27de ses convictions.
19:28On s'aperçoit
19:29que pas du tout.
19:29En fait,
19:30les seuls points forts
19:31de ses convictions,
19:31c'est l'immigrationnisme.
19:32Et que quand l'Europe
19:34renonce à l'immigrationnisme
19:35parce que les peuples européens
19:37n'en peuvent plus
19:37de l'invasion migratoire,
19:39eh bien là,
19:40il redevient presque souverainiste.
19:42Ce n'en serait comique
19:43si ce n'était pas tragique.
19:44Donc Emmanuel Macron
19:45est vraiment
19:46ce que j'avais toujours dit,
19:47l'allié de Jean-Luc Mélenchon.
19:49Il prépare
19:50la nouvelle France
19:51de Jean-Luc Mélenchon,
19:52la France islamisée en vérité.
19:54Et là,
19:55on voit
19:57vraiment
19:59le point noir
20:00et le point sombre
20:02de la pensée
20:02d'Emmanuel Macron.
20:03Il dit
20:04ce n'est pas notre Europe.
20:06Alors quand l'Europe
20:07veut rester européenne,
20:08il ne l'aime pas.
20:09Lui,
20:09il aime l'Europe
20:10quand elle est africanisée
20:11et islamisée.
20:12On n'a pas la même
20:14conception de l'Europe.
20:16Merci.
20:16Éric Zemmour,
20:17le sujet de français,
20:18nouvelle édition
20:18aux éditions Fayard
20:19et le documentaire
20:21sur Planète Plus
20:22à partir du 23 juin.
20:23Merci à vous.
20:24Bonne journée
20:24sur CNews et sur Europe.
20:25Sous-titrage Société Radio-Canada
20:27Sous-titrage Société Radio-Canada
20:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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