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Le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli, était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Grand interview CNews Europe 1 avec ce matin Laurent Jacobelli. Bonjour Laurent Jacobelli.
00:04Bonjour Romain Desarbres.
00:05Vous êtes député RN de Moselle, vice-président du groupe RN à l'Assemblée et porte-parole du Rassemblement National.
00:10On va évidemment balayer toute l'actualité et on va commencer par ce qui se passe en ce moment même.
00:15Des manifestations devant des lycées, devant des facultés.
00:20La faculté d'Assas à Paris a été libérée ce matin par des CRS puisqu'il y a eu une
00:26tentative de blocage.
00:28La France fait face à la colère de dizaines de milliers de lycéens.
00:31Il y a des violences et des dégradations dans de nombreuses villes de France.
00:35Comment est-ce que vous répondriez, vous, à cette crise si vous étiez au pouvoir ?
00:40Je pense que ce qu'il faut dire c'est qu'il faut un retour de l'État et de
00:43l'autorité.
00:44Cette crise elle est double, c'est une crise de l'éducation nationale et une crise de l'ordre.
00:47Et on voit bien qu'à chaque fois l'État est absent.
00:50L'État a laissé le navire éducation nationale couler petit à petit.
00:54On a aujourd'hui des jeunes qui sortent avec des formations décalées au marché de l'emploi.
00:58Un niveau qui chute à l'international, un manque de professeurs face aux élèves.
01:02Et ça c'est une vraie demande des lycéens.
01:05Et puis des formations qui ne correspondent plus au marché du travail.
01:08Et puis on a dans les rues des émeutiers, des racailles, des gens d'extrême gauche
01:11qui croient que pillés, agressés, tués parfois, pas dans ce cas-là, cette fois-là encore heureux,
01:18qui mettent le feu à des voitures, des voitures de pompiers, qui agressent des policiers,
01:22qui mènent la violence dans la rue avec un État, on le voit, qui est défaillant pour le retour de
01:27l'ordre.
01:28Je crois qu'il faut ramener l'État à sa place, reprivilégier le régalien, l'éducation en fait partie.
01:33Et puis ramener des valeurs fondamentales à l'école, le respect de l'autre, l'autorité, les fondamentaux.
01:40Clairement c'est important, le respect du professeur.
01:43Aujourd'hui tout va à volo par laxisme et par permissivité.
01:46Est-ce qu'il faut travailler plus à l'école ? Est-ce qu'il faut moins de vacances par
01:50exemple ?
01:50Il faut surtout travailler mieux, c'est-à-dire qu'il faut retourner au français, aux mathématiques, à l'histoire
01:57de notre pays,
01:57et puis surtout adapter la formation.
01:59Vous savez, avec le collège unique, on a voulu aujourd'hui que tout le monde arrive au lycée et tout
02:03le monde ait le bac.
02:04Bon, donc on a baissé le niveau du bac, qui ne vaut aujourd'hui malheureusement, et je le dis, et
02:08j'en suis désolé pour les bacheliers,
02:09plus grand-chose par rapport au bac d'il y a quelques temps.
02:11Il faut ramener les formations techniques au cœur de notre système, l'apprentissage.
02:16Aujourd'hui, vous savez, il y a des métiers comme chez moi, par exemple, soudeurs, qui gagnent bien leur vie.
02:21Mais on n'a personne en Moselle, mais sûrement ailleurs, personne en face pour aller dans les classes.
02:26En revanche, on a des étudiants en sociologie dont le seul espoir est un jour d'être professeur en sociologie
02:32pour avoir de nouveaux étudiants en sociologie.
02:34Donc vous voyez bien qu'il y a un travail de fond à faire.
02:36Est-ce que vous comprenez l'inquiétude, peut-être probablement de certains lycéens, mais également de certains parents donc ?
02:43Mais évidemment, quand vous êtes parent ou lycéen aujourd'hui, vous dites c'est quoi ?
02:46Mon avenir, ma formation, est-ce qu'elle m'amènera un boulot ?
02:50Est-ce que je vais être suffisamment formé par rapport à tous les défis d'un monde qui change pratiquement
02:54de jour en jour,
02:55notamment avec l'intelligence artificielle ?
02:57Est-ce que j'aurai un travail dans un pays où le chômage repart à la hausse ?
03:00Est-ce que je vais travailler jour et nuit pour payer le plein d'essence et payer les impôts que
03:04l'État veut me ponctionner ?
03:06Oui, je comprends l'inquiétude des lycéens, surtout face à l'absence de réponse du gouvernement et des gouvernements précédents.
03:12Laurent Jacobelli, invité de la grande interview, c'est News Europe 1 ce matin.
03:15Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, annonce 3000 professeurs remplaçants devant les élèves qui vont être déployés ce matin.
03:23Il les sort de ce chapitre.
03:24C'est Édouard le magicien.
03:26Hier, ce n'était pas possible.
03:27Aujourd'hui, on a 3000 professeurs qui vont être devant les étudiants.
03:30Donc, ça veut dire quoi ?
03:30Ça veut dire que le prof d'histoire va donner des cours de maths.
03:33Le prof de maths va donner des cours de sport.
03:36Qu'est-ce que c'est que cette gestion par à-coup de la politique de l'éducation nationale ?
03:42Et moi, j'ai une autre inquiétude, Romain Desarbres.
03:44Ça veut dire que quand on brûle des voitures, quand on agresse des policiers, on obtient quelque chose.
03:48Ça veut dire que les gens qui bossent, les gens qui respectent la loi, les gens qui ont des demandes
03:52légitimes mais qui ne hurlent pas,
03:54eux, n'obtiendront rien de ce gouvernement.
03:55C'est la légitimation de la violence.
03:58Et ça, dans un état de droit, c'est inacceptable.
03:59Vous dites que ce n'est pas le « tu casses, tu payes », c'est le « tu casses,
04:02tu gagnes », le « tu casses, tu reçois quelque chose ».
04:04C'est une très bonne formule, c'est « tu casses, tu reçois ».
04:06Aujourd'hui, il n'y a que les gens qui vont dans la rue, qui mettent le feu, qui obtiennent
04:10quelque chose d'un état qui, c'est vrai, n'a plus d'argent.
04:13Et d'ailleurs, vous vous faites bien de soulever la question.
04:15Qui va payer les dizaines de millions de casses ?
04:17Toujours les mêmes.
04:18Ceux qui respectent la loi, ceux qui bossent, ceux qui payent des impôts.
04:21Il faut aujourd'hui être très clair.
04:23C'est-à-dire que toute personne qui a cassé, agressé, volé, devra payer sur ses données le remboursement et
04:29la reconstruction.
04:30Si c'est un mineur, ça devra être ses parents.
04:32Et si ses parents ont peu de ressources, ça sera pris sur les allocations sociales.
04:36Il faut être très clair.
04:37Aujourd'hui, plus aucune excuse au comportement d'incivilité et au délit, plus aucune excuse pour les parents qui ne
04:44font pas le job.
04:45Laurent Jacobelli, on l'a beaucoup entendu, cette phrase, le « tu casses, tu payes ».
04:49Il y a un nombre de politiques qui l'ont asséné, ont promis que les casseurs allaient payer et rien
04:56ne s'est passé.
04:56Et c'est pour ça qu'il faut changer d'équipe.
04:58C'est pour ça que tous les beaux parleurs qui ne savent pas agir, tous ceux qui savent bien regarder
05:02les caméras en face,
05:04mais qui ne savent pas répondre aux problèmes des Français,
05:06eh bien, ils doivent laisser leur place avec Marine Le Pen et Jordane Bardella.
05:08Nous le ferons, nous le ferons parce que c'est une nécessité, c'est une urgence.
05:12C'est la majorité silencieuse qu'ils demandent.
05:14Ces Français qui en ont ras-le-bol de voir leur pays à feu et à sang, alors qu'eux
05:18veulent construire quelque chose.
05:20Et je pense même qu'il y a beaucoup de lycéens aujourd'hui qui sont malheureux de voir leur système
05:24scolaire défaillant,
05:25mais qui n'ont pas envie d'écrader ce pays qui est le leur et dont ils sont l'avenir.
05:29La majorité silencieuse des lycéens. Il faut en parler aussi.
05:32Laurent Jacobelli, justement, Marine Le Pen s'est rendue au Grand Rassemblement Agricole de Cournon d'Auvergne hier,
05:37où elle a notamment rencontré des jeunes qui ne cassent pas,
05:40qui s'apprêtent à embrasser une carrière agricole.
05:42On va voir les images.
05:44C'est sur cette France-là que vous comptez vous appuyer pour redresser le pays si vous arrivez au pouvoir
05:50en 2027.
05:51Mais toute la France, la France des agriculteurs, la France des petites et des moyennes entreprises,
05:55la France de ceux qui triment, qui travaillent, qui ont du courage,
05:58tous ceux qui font l'essor économique de demain, tous ceux qui aiment leur pays.
06:02Nous, on veut travailler pour les 70 millions de Français, tous sans exception.
06:07Et vous savez, quand je vois des gamins dans la rue qui cassent ou qui pillent,
06:11alors je ne parle pas des émeutiers professionnels,
06:14je ne parle pas de l'extrême gauche qui se déguise en étudiant pour mettre le bazar.
06:19Je parle des lycéens qui ont un peu perdu les repères.
06:22On pense à eux aussi ramener l'autorité à l'école,
06:26dire que quand on a 15 ans et qu'on commet un délit, on sera puni.
06:30Eh bien, tout ça, ça peut paraître paradoxal, mais c'est par bienveillance pour ces jeunes.
06:34Nous, on ne veut pas d'une jeunesse qui soit une jeunesse violente et déboussolée.
06:38Laurent Jacobelli, on va parler de la France insoumise et du rôle de la France insoumise.
06:41Mais d'abord, je voulais vous entendre sur le niveau scolaire qui chute en France depuis plusieurs années.
06:47C'est dramatique d'ailleurs, parce que ça commence à poser des problèmes, même économiques, bien sûr.
06:50On a du mal à trouver, vous parliez de soudeurs, mais on a du mal à trouver des ingénieurs également.
06:55De tout.
06:56Sur la baisse du niveau scolaire, est-ce que vous faites un lien avec l'immigration ou pas ?
06:59Alors, il y a un lien, ce n'est pas la seule excuse.
07:02On peut faire un lien avec la pensée de gauche aussi, vous savez, la pensée de 68.
07:05C'est-à-dire, le nivellement, puisqu'il faut que tout le monde soit au même niveau, que tout le
07:10monde ait le même diplôme,
07:10alors évidemment, on nivelle par le bas.
07:13Et donc, du coup, à la concurrence internationale, nous ne sommes pas les champions.
07:16Et l'immigration, c'est évident, elle a un rôle.
07:19Quand dans une classe, vous avez cinq langues différentes, dont une est le français,
07:23avec des gamins qui ne parlent pas la langue, ça ne peut pas augmenter le niveau.
07:25Et je vais vous dire, c'est bon pour personne, c'est bon pour les élèves qui sont français
07:29et qui voient évidemment la classe ralentie.
07:31C'est très mauvais aussi pour ceux qui viennent d'arriver
07:33et qui sont baignés dans une culture qui n'est pas la leur,
07:36sans pouvoir faire preuve d'apprentissage.
07:39C'est très mauvais pour l'assimilation et c'est très mauvais pour le niveau.
07:42Bien évidemment, on a là aussi un problème d'immigration.
07:44Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, est l'invité de la grande interview C News Europe 1 ce matin.
07:50Les élus France Insoumise ont bien soufflé sur les presse pour faire partir ce mouvement.
07:55L'un des leaders syndicaux lycéens est d'ailleurs un ancien candidat LFI au municipal.
08:00Comment est-ce que vous jugez le rôle de la France Insoumise dans ces violences ?
08:03Vous savez, dès que vous voyez un drapeau palestinien quelque part,
08:06dès que vous entendez des propos antisémites dans une manifestation,
08:09vous pouvez être sûr que les nervis de la France Insoumise,
08:11ou leur filiale, la jeune garde, les Black Blocs, sont sur place.
08:15La France Insoumise, c'est un vieux monsieur Jean-Luc Mélenchon
08:18qui sent que c'est le dernier moment pour avoir le pouvoir
08:21et qui est prêt à tout, quitte à user de la force.
08:25Il a prévenu d'ailleurs, ses troupes ont prévenu,
08:27si nous ne gagnons pas les élections, nous serons dans la rue.
08:30Il essaye de nous acclimater à l'idée qu'ils prendront le pouvoir
08:34par la force, par la violence, par la rue.
08:37Il faut mettre fin à cela, c'est un mouvement dangereux
08:40et il faut que les députés ou les élus de la France Insoumise
08:43qui sont en train de chauffer les étudiants à blanc,
08:47eh bien, aient une responsabilité devant la justice
08:49quand ils ont poussé des jeunes à la violence.
08:51Jean-Luc Mélenchon, un vieux monsieur prêt à tout.
08:54Alors, je ne voudrais pas que ça soit pris comme une attaque sur l'âge,
08:58mais simplement, oui, on voit bien qu'il manipule cette jeunesse
09:02à travers des Louis Boyard, à travers des Tom à porte.
09:05Il les manipule, pourquoi ? Pour mettre le chaos.
09:09Son programme est indigent, personne n'y croit.
09:12On voit bien que ses députés ne sont pas au niveau.
09:15Je ne vais pas faire la litanie des députés de la France Insoumise.
09:18On voit bien que c'est par la violence, pas par le dialogue,
09:22pas par les élections qu'il veut réussir.
09:23Ces gens sont dangereux.
09:25Laurent Jacobelli, Bali Bagayoko a été vu en dansant,
09:29en soutenant des élèves près d'une poubelle en feu
09:31dans sa ville de Saint-Denis, la ville dont il est maire.
09:34Il joue quel jeu, Bali Bagayoko ?
09:36Il joue le jeu de la démagogie,
09:38en se disant, en plaisant aux jeunes,
09:42j'aurai demain un électeur.
09:43C'est ça la France Insoumise.
09:44C'est aller chercher des communautés
09:47pour essayer de les rallier.
09:49Et plutôt que de les ramener à la raison,
09:50plutôt que de leur faire des propositions sages,
09:51on encourage les récriminations.
09:55Donc c'est les lycéens,
09:56ce sont les communautés venues de l'étranger,
10:00des communautés religieuses.
10:01Voilà, c'est l'islamo-gauchisme
10:03dans tout ce que ça a de pire.
10:05Je voulais vous entendre également
10:06sur ce que dit Bruno Retailleau de la France Insoumise.
10:09Il dit qu'il faut poser la question
10:10de l'interdiction de LFI
10:11parce que c'est un parti sédicieux.
10:14Est-ce qu'il faut interdire la France Insoumise ?
10:15C'est un parti sédicieux,
10:16mais je crois que Bruno Retailleau se trompe.
10:18Je crois qu'interdire la France Insoumise,
10:20ce serait d'abord utiliser les mêmes méthodes que,
10:22c'est-à-dire interdire toute voie différente de la sienne.
10:25Ce serait probablement leur rendre service,
10:27mais ce ne serait pas rendre service à la démocratie.
10:29Ils ont des députés,
10:31il faut un dialogue,
10:32un dialogue avec tout le monde,
10:33il représente entre 15 et 20% de l'électorat.
10:35On ne peut pas ignorer cet électorat.
10:37Non, je pense qu'il faut, au contraire,
10:39par la politique, par le vote,
10:41par l'explication,
10:42montrer à quel point ils sont dangereux
10:44et dissuader des gens,
10:45souvent de bonne foi,
10:46de voter pour ceux qui, demain,
10:48vont désarmer la police,
10:50augmenter massivement les impôts,
10:52réduire l'idée de nation et de nationalité à zéro,
10:56faire voter les étrangers.
10:58Il faut dire que tout cela est un programme dangereux pour le pays,
11:00le combattre par les idées.
11:01– Sur le rôle des forces de l'ordre,
11:05Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron
11:06de taper sur la police.
11:10Laurent Nunez annonce l'interdiction
11:12de certaines grenades utilisées par les forces de l'ordre
11:15et plus de 700 gendarmes ont été blessés
11:17lors de ces manifestations.
11:20Comment vous jugez l'attitude du président de la République
11:23concernant les forces de l'ordre ?
11:24C'est irresponsable, c'est clairement irresponsable.
11:27Quand le président de la République, si j'en crois la presse,
11:29dit que la police manque d'empathie et de pédagogie,
11:33je crois qu'il n'a rien compris.
11:34Il n'a rien compris.
11:35Les coupables, dans l'histoire, ce n'est pas la police,
11:37ce ne sont pas les gendarmes,
11:38c'est ceux qui mettent le feu,
11:39ce sont les émeutiers.
11:40La police, c'est le garant de la sécurité.
11:42Et un président de la République devrait dire,
11:44du matin au soir,
11:45un, je soutiens ma police,
11:47deux, merci de faire respecter l'ordre républicain.
11:50En tout cas, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella,
11:52c'est ce que nous leur disons,
11:53on leur dit merci.
11:54Et puis, il faut la présomption de légitime défense
11:56quand un policier use de la force publique
11:59contre un délinquant.
12:00Aujourd'hui, un policier qui se défend,
12:03qui défend un passant,
12:04eh bien, il est présumé coupable par principe,
12:07par certains médias,
12:08par certains partis politiques.
12:09Cela doit cesser,
12:11parce que sinon, on les empêche d'agir.
12:12Sinon, on les frustre dans leur métier.
12:15Et sinon, on leur donne les ordres de regarder ailleurs
12:17quand les voitures brûlent.
12:19Tout cela n'est plus tolérable.
12:21La police est l'ami du peuple français.
12:23La police est l'ami de la République.
12:25Laurent Jacobelli, je voulais vous entendre également
12:27sur ce qui s'est passé au Parlement de Strasbourg
12:30en cette semaine de 7 octobre.
12:33Trois ans déjà, le 7 octobre,
12:34l'attaque d'Israël, de civils israéliens,
12:37par des terroristes islamistes du Hamas.
12:42Rima Hassan est accusée
12:43d'avoir renversé le drapeau israélien
12:45au Parlement de Strasbourg.
12:48Doit-elle être sanctionnée ?
12:50Jusqu'où peut-elle aller ?
12:51Qu'est-ce qui lui est reproché vous inspire ?
12:54Cet acte est terrible.
12:55Terrible d'ailleurs, par le fait même
12:57de souiller un drapeau, c'est impossible.
13:00Et terrible à la date où cela a été fait.
13:02C'est-à-dire à un moment où
13:03on communie avec les victimes et leurs familles
13:08trois ans après un pogrom terrible
13:10qui a eu lieu en Israël,
13:13cette dame se croit permis
13:14d'insulter Israël
13:17et la population israélienne.
13:19Et on peut le dire, j'imagine,
13:21les Juifs du monde entier.
13:22Pourquoi faire ça ?
13:23L'antisémitisme à la France insoumise,
13:25il est réel.
13:26Souvenez-vous des jeux de mots douteux
13:28de M. Mélenchon,
13:30des caricatures, des propos
13:31tenus par certains de ses députés.
13:33Rima Hassan, qui est l'archétype
13:35de l'antisémite.
13:37Aujourd'hui, beaucoup essayent
13:38de chercher un antisémitisme
13:40qui n'existe pas,
13:41là où il n'existe pas,
13:43qui est fantasmé.
13:44Il y en a un qui est bien réel.
13:45Et il est à gauche et à l'extrême gauche.
13:46Et il est bien dangereux.
13:47Il est bien dangereux
13:48parce que c'est un ferment électoral.
13:49Il est utilisé, manipulé
13:51pour essayer de convaincre
13:52certaines populations
13:53de voter pour la France insoumise.
13:55D'abord, c'est un mépris
13:56pour ces mêmes populations
13:57parce qu'on peut être dans les quartiers
13:59et ne pas être antisémite.
14:00Le raccourci est un peu gros.
14:02Mais surtout, face à l'histoire,
14:04à l'histoire de France
14:04et à l'histoire du monde,
14:05face à tout un peuple israélien,
14:09face aux Français
14:09de confession juive,
14:11c'est insultant, méprisant et violent.
14:13Je le répète,
14:14ces gens sont dangereux.
14:15Laurent Jacobelli,
14:16la France emprunte de l'argent
14:17aux alentours de 5%.
14:18C'est beaucoup plus que l'Allemagne
14:20et c'est dû au fait
14:21que les investisseurs
14:22ont de moins en moins confiance
14:23dans notre capacité
14:25à réformer ce pays.
14:26Si vous gagnez les élections
14:27l'année prochaine,
14:28vous hériterez d'une situation économique
14:30plus que compliquée.
14:31Est-ce qu'on peut promettre
14:32autre chose aux Français
14:34que des efforts à faire
14:35pour redresser le pays ?
14:36Oui.
14:37Le premier à devoir faire des efforts,
14:39c'est l'État.
14:39Aujourd'hui,
14:40vous avez des agences
14:41qui ne servent à rien.
14:42Aujourd'hui,
14:43vous avez un surpoids
14:44du budget européen
14:46dans le budget français.
14:47Aujourd'hui,
14:48vous avez un coût de l'immigration
14:49qui n'est plus acceptable
14:50ni philosophiquement,
14:52ni même économiquement.
14:54Vous avez des tonnes
14:55de mesures à prendre.
14:56On peut faire
14:57beaucoup d'économies
14:58tout en préservant
14:59notre système social
15:01et le pouvoir d'achat
15:02des Français.
15:03C'est pour ça que Marine Le Pen
15:04voudrait constitutionnaliser
15:06une règle d'or.
15:06Cette règle d'or,
15:07elle dit quoi ?
15:08Un budget ne peut pas
15:10aggraver le rapport
15:12entre la dette
15:12et le PIB.
15:13Ça doit être une règle
15:15fondamentale
15:15dans notre pays.
15:16Le budget que M. Lecornu
15:18nous propose aujourd'hui,
15:19c'est 17 milliards
15:21d'impôts supplémentaires,
15:22mais 40 milliards
15:23de dépenses
15:24de l'État supplémentaires.
15:25Chaque année,
15:26l'État dépense plus.
15:27Pour la santé,
15:28apparemment pas.
15:29Pour l'amélioration
15:30de la sécurité,
15:31apparemment pas.
15:32Pour le niveau scolaire,
15:33apparemment pas.
15:34Donc, où va l'argent ?
15:35On a un État obèse
15:36qui s'entretient
15:37et qui se gave lui-même.
15:39Il faut aller couper
15:40dans la mauvaise dépense.
15:41Et là,
15:42il y a beaucoup d'argent
15:43à aller trouver.
15:4480 milliards d'économies
15:46sur le budget,
15:46c'est notre contre-budget,
15:48c'est ce que nous proposons
15:49en année pleine
15:49la première année
15:50et c'est tout à fait faisable,
15:51je le répète,
15:53tout en touchant
15:53aux acquis
15:54et au pouvoir d'achat
15:55des Français
15:56et même en leur donnant
15:57des droits nouveaux
15:58comme par exemple
15:58le permis de conduire
15:59gratuit pour les jeunes
16:01qui n'ont pas
16:01de quartier judiciaire.
16:02Le ministre de l'Économie,
16:03Roland Lescure,
16:04juge ses promesses
16:05irréalistes.
16:06Irréalistes.
16:07Qu'est-ce que vous lui dites ?
16:07Roland Lescure,
16:08c'est l'homme
16:09qui a fait une déclaration
16:10il y a un jour
16:11qui a enflammé
16:12le marché de l'emprunt
16:14et qui a augmenté
16:15le taux de prêt à la France.
16:16Je crois que
16:17quand on a le bilan
16:18d'un macroniste,
16:18on peut donner des leçons
16:20de tout,
16:20de danse classique,
16:21de météorologie,
16:22d'astrologie,
16:23mais sûrement pas d'économie.
16:253 600 milliards de dettes,
16:27le chômage qui repart
16:28à la hausse,
16:29vous l'avez dit,
16:30un taux d'emprunt
16:31sur les marchés
16:32qui est extraordinairement haut,
16:34plus haut que tous
16:35les pays amis
16:36de l'Union Européenne.
16:38Leur bilan
16:38est catastrophique
16:40et plutôt que de se remettre
16:41en cause,
16:42plutôt que de changer
16:42de politique,
16:43chacun peut se tromper.
16:44Ils accusent
16:45leur opposition,
16:46leur seule vraie opposition
16:47qu'est le Rassemblement National,
16:49de tous les maux.
16:50Mais honnêtement,
16:51c'est indigent,
16:52indécent
16:52et un manque d'humilité terrible.
16:54Oui, nous changera les choses.
16:55Marine Le Pen
16:56a présenté un plan
16:57très précis
16:57de désendettement
16:58de la France.
16:59Il est tenable
17:00sans pour autant
17:01nuire aux Français.
17:03Laurent Jacobelli,
17:04je voulais vous entendre également
17:04sur ce qu'a dit
17:05Édouard Philippe
17:06hier soir.
17:07Il veut diviser
17:08par deux
17:08l'immigration légale.
17:10Qu'est-ce que vous dites ?
17:11Enfin, il a compris ?
17:12Mais pourquoi ne l'a-t-il
17:12pas fait plus tôt ?
17:13Pourquoi a-t-il été
17:15ce Premier ministre,
17:16le premier d'Emmanuel Macron
17:17qui a ouvert les vannes ?
17:18Moi, je ne comprends pas
17:19si aujourd'hui
17:20il y a un demi-million
17:22qui connaît au moins
17:23un million de migrants
17:24illégaux en France.
17:25Il a sa part de responsabilité.
17:27Hier à l'Assemblée nationale,
17:29c'était le jour parlementaire
17:30du Rassemblement National,
17:31nous avons proposé
17:32de créer une double frontière.
17:34Schengen, bien sûr,
17:35et puis la possibilité
17:36de contrôler
17:37nos frontières intérieures
17:38pour réduire justement
17:40l'immigration clandestine.
17:41Qu'a fait le parti
17:42d'Édouard Philippe ?
17:43Il a voté contre.
17:44Donc, sans contrôler
17:45les frontières,
17:47sans vouloir réduire
17:48l'immigration dite de travail,
17:49et il l'a dit,
17:50il ne le fera pas,
17:51sans toucher
17:52au droit du sol,
17:53sans toucher
17:53au regroupement familial.
17:55Mais qu'est-ce qu'il veut
17:55corriger, Édouard Philippe ?
17:56Édouard Philippe est quelqu'un
17:58qui contemple la situation,
17:59qui n'est bon
18:00que pour taxer les Français.
18:02Il l'a fait plusieurs fois
18:02lorsqu'il était au manœuvre,
18:04sans pour autant
18:05réformer notre pays.
18:06Édouard Philippe,
18:07excusez-moi,
18:08je crois que c'est une solution
18:09que personne n'attend
18:10et que personne n'espère.
18:12Nous sommes en direct
18:13sur CNews
18:13et sur Europe 1.
18:15Laurent Jacobelli,
18:16je voulais vous entendre
18:17également sur Mediapart,
18:19l'affaire Mediapart,
18:19Mediapart qui mène une tentative
18:21de déstabilisation politique,
18:23dit Jordan Bardella,
18:24qui a une nouvelle fois,
18:24hier soir,
18:25démenti,
18:25les propos antisémites
18:27que le site internet
18:28lui attribue.
18:29Marine Le Pen soutient
18:30Jordan Bardella
18:30à 1000%,
18:31et vous ?
18:32Ben, 1000% aussi.
18:34Je connais bien
18:34Jordan Bardella.
18:35Vous savez,
18:35quand je suis arrivé
18:36au Rassemblement National,
18:37j'étais directeur de la com
18:38à l'époque,
18:39et je partageais le bureau
18:40avec un certain
18:40Jordan Bardella,
18:41qui était dans le même espace.
18:43Et je l'ai entendu parler
18:45des journées entières,
18:46au téléphone,
18:46avec des amis,
18:47avec moi, etc.
18:48Je vous garantis sur pièce,
18:50je vous signe votre papier,
18:51si vous voulez.
18:51Jordan Bardella
18:52n'a pas une once
18:54d'antisémitisme en lui.
18:55Mieux encore,
18:56il a compris très tôt,
18:58comme Marine Le Pen,
18:58que nous étions un rempart
19:00pour nos compatriotes
19:01de confession juive.
19:02Il est allé en Israël
19:03travailler sur la question
19:04de l'antisémitisme,
19:05invité par les autorités
19:07israéliennes.
19:07Il a à chaque fois
19:08pris la bonne décision
19:10dans le bon sens.
19:10Les petites magouilles
19:11de Mediapart,
19:12les mensonges,
19:13les calomnies
19:14ne nous atteignent pas.
19:15C'est un clapotis politique.
19:16Je pense qu'il faut le traiter
19:17aujourd'hui comme ça vaut,
19:19c'est le mépris.
19:20Ils sont incapables
19:21d'apporter la moindre preuve.
19:23Tout ce qu'ils nous montrent
19:24ressemble à un faux grossier.
19:26Mediapart,
19:26rappelons qui c'est Mediapart
19:28en termes d'antisémitisme.
19:30Il y a deux journalistes
19:31de Mediapart
19:31qui sont accusés
19:32d'avoir financé
19:33le djihadisme.
19:35Édouard Plenel,
19:35fondateur de Mediapart,
19:37et celui qui a applaudi
19:38dès demain
19:39la tuerie
19:40des Jeux Olympiques
19:42de Munich
19:42quand 11 athlètes israéliens
19:44ont été tués
19:45par des terroristes
19:45soutenus
19:46par le fondateur
19:47de Mediapart.
19:48Alors ces gens-là
19:48devraient se faire tout petits.
19:50Ce sont des activistes politiques,
19:51sûrement pas des journalistes.
19:53Laurent Jacobelli
19:54était l'invité
19:54de la grande interview
19:55de CNews Europe 1.
19:56Merci beaucoup
19:56et à bientôt.
19:57Bonne journée.
19:58A bientôt Laurent Jacobelli.
20:00Sous-titrage Société Radio-Canada