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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Qui ont été annoncés par le président de la République, il a dit que ces attaques ne resteront pas sans
00:04réponse et il a aussi annoncé une vigilance renforcée sur certains sites.
00:09Écoutez.
00:11Demandez au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques ainsi que des sites les plus sensibles
00:18de notre base industrielle et technologique de défense
00:21contre les attaques de drones et les attaques cyber.
00:25Au-delà de ce rehaussement légitime de notre posture sur lequel nous avons informé les forces politiques et donné les
00:31détails,
00:32nous poursuivons aussi le travail enclenché depuis plusieurs mois afin d'améliorer notre protection contre les ingérences étrangères et les
00:39attaques cyber.
00:40Alors quelle forme elle prend exactement, Didier François, cette vigilance renforcée sur ces sites sensibles ?
00:47C'est très concret en fait comme mesure. Le ministère des Armées travaille dessus maintenant depuis quelques mois.
00:54On va prendre un exemple tout bête, les drones. Un drone quand ça vole en France, on est en paix,
00:59dans un monde civil, vous n'amusez pas à les abattre
01:02parce qu'ils risquent de tomber dans le voisin d'à côté, de toucher quelqu'un, etc. Donc on a
01:05un vrai problème aujourd'hui pour des entreprises privées
01:08qui peuvent prendre en charge par exemple une partie de leur sécurité de cyber en musclant un petit peu leur
01:14système informatique,
01:15en embauchant des spécialistes de la sécurité cyber. Ils peuvent le faire sans trop de problèmes.
01:19Mais par exemple, typiquement, comment le chef de la sécurité d'une entreprise peut aujourd'hui utiliser des spécialistes
01:25pour brouiller ou abattre des drones qui viendraient tourner autour d'une centrale importante, d'une usine vitale, d'un
01:34centre nodal ?
01:36C'est ça qu'on est en train de mettre en place. On est en train de mettre en place
01:38le cadre légal, le cadre de formation,
01:41les cadres juridiques et poser la question aux entreprises de comment on peut, alors que c'était vraiment quelque chose
01:47que...
01:48Enfin, personne ne pensait que c'était une menace. Et bien aujourd'hui, on sait que c'en est une.
01:52Ça ne peut pas être fait que par l'État. Encore une fois, en France, sinon on dit c'est
01:55l'État.
01:55Mais enfin bon, c'est justement la force de la menace drone.
01:59C'est que n'importe qui peut le faire avec des petits trucs quelque part.
02:01Enfin, on voit bien les opérations incroyables qu'ont mené les ukrainiens en fin fond de la Russie
02:06en mettant des drones dans des camions.
02:09Donc, on voit le problème de l'Yepzig, là, où on a ce drone russe qui a attaqué un avion
02:14sur l'aéroport.
02:15Donc, c'est ce type de problème-là qu'il faut qu'on soit capable de résoudre de manière extrêmement
02:19concrète
02:20et donc aider les entreprises d'un point de vue légal, comment on fait les lois et les règles d
02:26'engagement.
02:26Parce qu'il ne faut pas que la protection générale des entreprises puisse creuser les problèmes à la population autour.
02:32Donc, c'est tout ça qu'on est en train de travailler.
02:34Ces drones russes dont parle Didier François, vous qui êtes allé plusieurs fois en Ukraine, Olivier Weber,
02:40ce sont des drones Shahed, c'est inspiré d'une drone Shahed, mais avec une version russe.
02:45Oui, les Garand 2, 4, 5.
02:46Comment on les appelle ces drones ?
02:48Garand 2, 4, 5.
02:49Garand 2, alors c'est les Garand 2.
02:50Non, on en est aux 4 ou 5.
02:524 ou 5, mais à partir de 2, il y a des nouveaux moteurs, effectivement, c'est dérivé du Shahed
02:56iranien.
02:56Vous les avez vus, est-ce que vous avez le sentiment qu'ils ont vraiment changé la donne dans ce
03:03conflit ukrainien ?
03:04Totalement, parce que là, c'est comme dit Didier, pour la menace potentielle sur la France et les autres pays,
03:07ce sont des guerres transportées.
03:08Ce n'est pas la ligne de front, il y a une killzone de 20 km des deux côtés, donc
03:11on ne peut plus y aller.
03:12Moi, j'y allais au début de la guerre, on ne peut plus y aller.
03:14Même les médecins ne peuvent pas y aller.
03:15Et la guerre est transportée à l'extérieur.
03:17Et donc, là maintenant, le reconditionnement de ces Shahed iraniens avec la technologie russe et chinoise,
03:22moteurs chinois pour les derniers, effectivement, modèles...
03:24C'est-à-dire que c'est le même modèle que le Shahed iranien, mais perfectionné avec du matériau...
03:31Sur le nombre explosif aussi, sur le nombre de kilos explosifs, et troisièmement, sur la partie du moteur.
03:36Alors, c'est assez drôle, parce qu'on ne montre pas des photos...
03:37C'est-à-dire qu'il va très vite ?
03:39C'est ça, entre 500 et 800 km heure, alors qu'avant, il était à 200 km heure.
03:42Donc, ça fait la différence.
03:43En fait, c'est un petit missile de croisière.
03:45Et c'est impressionnant, parce que là, j'ai encore des amis d'Odessa,
03:49qui me montraient des Shahed, enfin des Garanba et Tcheteri, les 4 et 5, arriver sur la ville.
03:54C'est impressionnant.
03:55Et auparavant, on les tirait même à la Kalachikov, je l'ai vu ça, encore une fois,
03:58au début de la guerre, en 2022-2023.
04:00Maintenant, c'est fini, ça va trop vite, effectivement.
04:02Et ça terrorise la population.
04:04La population se dit, on résiste, on n'a pas le choix.
04:06Et ce que me disent surtout les plus jeunes, qui incarnent, bien sûr, cet esprit ukrainien,
04:09qui n'était pas l'esprit des indépendantistes des années 90,
04:13que tu as connus, toi aussi, Didier, sur le terrain,
04:15ils disent, on a le dos au mur.
04:16Si on ne fait rien, on sera totalement massacré.
04:18La langue aura disparu, la culture ukrainienne aura disparu.
04:20Mais qu'est-ce qu'on fait face aux drones et face à cette terrorisation de la population ?
04:24Et donc, il y a une course contre la monde qui se joue.
04:27Je crois beaucoup aussi au poids des sanctions économiques sur la Russie.
04:30Vous l'avez vu, avec l'intérêt directeur, le taux directeur, etc.
04:34Les entreprises qui sont impactées avec Walburys,
04:36qui est l'équivalent de l'Amazon russe,
04:38donc qui est très abîmée, on va dire, sur une vingtaine de sites en particulier.
04:43Entreprises lourdement endettées, d'ailleurs, auprès de la deuxième banque SVB,
04:46la deuxième banque russe.
04:47Donc, ça pourrait créer une faillite ou des faillites en cascade.
04:50Mais donc, les Ukrainiens jouent là-dessus, sur la carte économique.
04:53Mais en même temps, il y a la riposte aussi russe.
04:54Et l'amélioration des drones russes, russeaux, sino-iraniens,
04:58ne fait pas, évidemment, le bonheur des Ukrainiens pour l'instant.
05:01Est-ce que c'est aussi l'apparition de ces drones russes dans ce conflit ukrainien
05:06qui nous ont incité à revoir notre vigilance aujourd'hui, Général Sidos ?
05:11Parce que ces mêmes drones sont utilisés pour mener cette guerre hybride en Europe.
05:15On est bien d'accord ?
05:16Je ne pense pas qu'il y ait des guerres en 4 ou 5 qui surviennent dans le continent.
05:18Non, pas du tout ?
05:18Non, pas encore.
05:19C'est vraiment des petits drones, je dirais, un peu d'amateurs, qui en Europe, quand même.
05:23Parce que là, le 4 et le 5, ceux qu'on voit sur les images, je pense que c'est
05:26plutôt un 3,
05:27parce qu'il y a encore un moteur.
05:30C'est cette table-là.
05:31Il y a encore un delta.
05:32C'est cette table-là, en fait.
05:34Ah oui, c'est aussi gros que ça.
05:37On ne se rend pas forcément compte en voyant ces événements.
05:40Et le 5 a vraiment une nouvelle forme.
05:41C'est un petit avion.
05:42C'est un avion, en fait.
05:43Et en fait, l'énorme avantage, et le bon technologique, c'est qu'il vole très haut.
05:46Et là, la défense antiaérienne ukrainienne qui était faite pour abattre les drones qu'ils volaient à basse vitesse,
05:51il faut qu'elles se reconvertissent.
05:53C'est pour ça que le président Zelensky a annoncé qu'ils étaient en fin d'expérimentation d'un drone
05:57d'interception des drones Géranium 5.
06:01Ce que je veux dire, c'est que si aujourd'hui, le président de la République s'adresse aux Français,
06:04aux responsables politiques,
06:05en parlant d'une menace accrue, d'une menace réelle,
06:10c'est en raison de ces incidents que nous avons décrits, que nous connaissons.
06:14Ce n'est pas parce que des informations que nous n'avons pas, lui, sont parvenues.
06:18C'est juste qu'il a tiré les mêmes conclusions que vous, que vous sur ce plateau.
06:22Oui, alors on tire ces conclusions-là parce qu'on est allé voir sur le terrain et qu'on a
06:26aussi des briefings.
06:28Ça ne vient pas, on n'a pas de la science infuse.
06:31Donc, en fait, sur la nouvelle menace des Géranes 5 et 4,
06:37la France, pour l'instant, vu la distance, on est quand même loin,
06:41n'est pas touchée par cette menace-là, d'accord ?
06:43On a d'autres types de menaces de drones.
06:45On l'a vu parce qu'ils ont utilisé des drones venus de bateaux
06:48pour surveiller un certain nombre de jeunes sensibles chez nous.
06:51Mais on n'a pas cette menace du Gérane 4 et 5.
06:54En revanche, les Polonais, les Allemands et les Roumains, eux l'ont.
06:59Et particulièrement depuis la création, dans un endroit qui s'appelle Tsimbulva,
07:03d'une espèce de base pour ce type de drone,
07:07qui a une centaine de kilomètres de la frontière de l'Union européenne,
07:09et sur lequel on a vu plusieurs centaines,
07:11alors là, pour le coup, on a du renseignement qui est d'imagerie satellitaire,
07:16où on voit, là, à portée et de la Pologne et de l'Allemagne,
07:20de ce nouveau type de menaces.
07:24Or, ils ont construit trois centres de lancement,
07:28non pas face à l'Ukraine, mais face à l'Europe.
07:31Ça, c'est un sujet, de la même manière que le sujet des manœuvres
07:34de 9000 hommes bélorusses face au courrier de Souvalski en ce moment même.
07:40Voilà, c'est toutes ces choses-là où on voit monter en gamme.
07:43Alors, encore une fois, la France est moins directement impactée
07:48que ne peuvent l'être l'Allemagne ou la Pologne qui sont à côté.
07:51Mais encore une fois, ce sont nos alliés, nos partenaires,
07:54avec qui on a une monnaie commune, une énergie commune.
07:56Enfin, on ne peut pas croire que demain, si les Russes s'attaquaient
08:02à la souveraineté de nos partenaires essentiels de l'Union européenne,
08:06que sont les Polonais, les Allemands ou les Roumains,
08:08on puisse rester sans rien faire.
08:10Donc, la question d'éviter de passer, justement, à cette phase
08:13qui était le fameux scénario d'engagement majeur,
08:17où la France se porterait hors de ses frontières en Europe
08:20pour soutenir nos camarades européens qui seraient attaqués,
08:24pour empêcher d'en arriver là,
08:26il faut montrer une détermination commune et une riposte à ce type d'attaque
08:30avant qu'on arrive à l'affrontement.
08:32Mais est-ce que ça suffira à Vladimir Poutine ?
08:34Est-ce que ce que cherche Vladimir Poutine,
08:36ça n'est pas de stopper le soutien de la France à l'Ukraine ?
08:41Est-ce que c'est pas ça ?
08:42De la France et de l'ensemble de l'Union européenne, bien sûr.
08:44Il a déjà remporté une victoire importante
08:46en faisant que les États-Unis de Donald Trump
08:49ne soutiennent plus militairement l'Ukraine comme il le faisait auparavant.
08:52Il y a toujours une aide de renseignement
08:54qui est toujours prolongée
08:57et qui sert beaucoup aux Ukrainiens pour les frappes,
09:00évidemment en profondeur.
09:02Poutine, ce week-end, il a des élections,
09:04c'est pas anodin,
09:06c'est la première...
09:08Non mais ce sont des élections pour le Parlement,
09:10pour la diète, c'est pour la Douma.
09:11Ce sont les premières élections depuis le début de la guerre en Ukraine.
09:16Il n'y a pas de suspense, il va les rencontrer.
09:18Mais c'est une étape qui était absolument indispensable pour lui.
09:20Je pense que ça joue aussi dans la montée de la campagne
09:23qu'il a lancée vis-à-vis des Européens.
09:27Après l'élection, le paysage ne changera pas,
09:29mais ça permet à Poutine de remporter une victoire,
09:33de l'annoncer,
09:33et peut-être à ce moment-là
09:35de se lancer dans de nouvelles négociations
09:38avec les Américains et les Ukrainiens.
09:40Souvenez-vous de la visite du patron de la CIA
09:42à Moscou au cours de l'été.
09:44Il a déclenché tout un processus
09:45qui fait que récemment,
09:47il a été annoncé par les Russes et par les Américains
09:49que les négociations allaient reprendre.
09:52Et on parle d'un premier rang de négociations
09:54aux Émirats arabes unis, à Abu Dhabi.
09:58Et donc...
09:58À la fin du mois.
09:59Et donc, là, à la fin du mois de...
10:02Non, en octobre.
10:03Enfin, donc, bientôt.
10:04Donc, ça veut dire qu'il y a peut-être,
10:05si vous voulez, après ces élections,
10:07un processus qui va se mettre en place.
10:08Je ne crois pas du tout que Poutine changera d'avis
10:10et qu'il renoncera à l'occupation du Donbass.
10:13Mais Trump essaye de relancer
10:15cette machine diplomatique.
10:16Et ce qui est important,
10:17c'est que cette fois-ci,
10:18les Européens y sont associés.
10:20Les Européens, c'est-à-dire les Français,
10:22les Allemands et les Britanniques.
10:24Donc, c'est important parce que,
10:26dans ce contexte où vous parliez tout à l'heure
10:28d'un risque de guerre sans fin,
10:30il y a peut-être une perspective de négociation
10:32avec un objectif vraiment important,
10:34c'est le cessez-le-feu.
10:36Cessez-le-feu.
10:37Pour l'instant, on n'y est pas.
10:39Je voudrais qu'on écoute une autre déclaration
10:40du président de la République
10:41qui m'a interpellé, évidemment,
10:43sur ce qui pourrait se passer
10:45si la situation se détériore.
10:51Cessez et les attaques hybrides
10:52des dernières semaines
10:53n'ont jamais donné lieu
10:55à des messages de prévention ou d'alerte.
10:58Donc, ce que je veux dire par là,
11:00c'est que nous avons subi
11:01des attaques informationnelles,
11:02nous avons subi des attaques cyber,
11:04elles ont été documentées, attribuées,
11:06et nous savons, là aussi,
11:08elles ont été attribuées,
11:09qu'il y a eu plusieurs attaques
11:10très claires, physiques,
11:11dans l'espace européen.
11:13Le jour où on sera attaqué physiquement,
11:15on ne nous préviendra pas.
11:16Je préfère vous le dire,
11:17ça ne marchera pas comme ça.
11:18Il n'y a pas eu de message d'alerte
11:19pour dire qu'ils allaient attaquer
11:21à l'Ipsich.
11:21Donc, c'est pour ça
11:22qu'il faut de la vigilance.
11:23Mais oui, nous avons déjà été
11:25l'objet d'attaques hybrides,
11:26je vous en ai déjà rendu compte,
11:28plusieurs d'entre elles
11:28ont été attribuées,
11:29et oui, ce risque, il existe,
11:31il est réel,
11:32et la menace a été rehaussée.
11:35On sent quand même
11:36une vraie inquiétude,
11:38sans jouer à se faire peur.
11:39On parle donc là de provocation,
11:41on teste nos vulnérabilités,
11:43notre résilience,
11:45capacité à répondre.
11:46Pour l'instant,
11:46les dégâts sont plutôt limités.
11:48Mais qu'est-ce qui pourrait faire
11:49que Poutine cesse de flirter
11:53avec la ligne rouge,
11:54qu'il la franchisse,
11:55pour de bon qu'il nous attaque,
11:56comme dit le président de la République ?
11:57Vous savez, vous avez parlé
11:58de flirte en France,
12:00mais il ne flirte absolument pas
12:01en Italie,
12:02lorsqu'il a fait sauter
12:03un dépôt de munitions
12:05à côté de Rome.
12:06Il ne flirte pas en Bulgarie,
12:08lorsqu'il a fait sauter
12:09une usine de production
12:10d'armement pour l'Ukraine.
12:12Il ne flirte pas en Allemagne,
12:14où il y a eu plusieurs attaques,
12:16y compris la tentative d'assassinat
12:18du directeur général de Ryan Metal.
12:20Il ne flirte pas en Pologne,
12:21où il y a eu plusieurs sabotages.
12:24Et donc, en fait,
12:25c'est ça que le président
12:26de la République veut dire,
12:28parce que vous savez,
12:28on est rentrés
12:29dans la campagne présidentielle.
12:31Et un certain nombre
12:31de décideurs politiques
12:33de certains partis
12:35ont commencé à véhiculer
12:37le discours comme quoi
12:39il faut avoir la paix
12:40avec la Russie,
12:41que Poutine,
12:42c'est un grand...
12:43Avec la Russie,
12:44il faut avoir la paix,
12:45etc.
12:45Et le président veut dire
12:47que la Russie a attaqué
12:49plusieurs pays
12:50sans annoncer.
12:51Il faut s'y préparer maintenant
12:53parce que lorsque
12:54il y aura une attaque
12:56qui est beaucoup plus dangereuse
12:58pour la France,
13:00Poutine ne va pas déclarer
13:01la guerre à la France.
13:02On est d'accord,
13:02mais ça ne répond pas
13:03à ma question.
13:04Qu'est-ce qu'il pourrait faire
13:05qu'il fait ce qu'il fait
13:06en Italie ou en France ?
13:07Puisque c'est quand même
13:08ça aussi l'idée aujourd'hui.
13:09c'est de comprendre pourquoi
13:10jusqu'à présent avec la France,
13:13il a flirté avec la ligne européenne.
13:16Parce qu'on s'est mis des clacs.
13:18Parce qu'on est une puissance nucléaire,
13:20ne l'oublions pas.
13:21On est une puissance nucléaire,
13:22on est la seule puissance nucléaire
13:24au sein de l'Union européenne
13:25et on a une capacité...
13:27C'est important de le...
13:27Ben oui, il faut le dire quand même.
13:29Et puis on a la capacité aussi
13:31de riposter.
13:32Et encore une fois,
13:33tout à l'heure,
13:33vous me demandiez
13:33qu'est-ce qui vous semble
13:34plus important.
13:34Moi, que le président de la République
13:36annonce que la France
13:37ne laissera pas sans réponse
13:38les attaques russes.
13:39Ça veut dire concrètement
13:41qu'il peut y avoir
13:42des attaques cyber
13:43contre des objectifs russes.
13:44Et ça, c'est nouveau.
13:45La clé n'est pas là, à mon avis.
13:47La clé, c'est que la France
13:48est entrée dans le processus démocratique.
13:51Pour Poutine,
13:52tout ce qui est démocratique,
13:53c'est faible.
13:54Donc c'est une vulnérabilité.
13:57Ça veut dire qu'il veut utiliser
13:58le processus démocratique
14:00qui se passe en France,
14:01les discussions,
14:02les critiques,
14:03les attaques des partis
14:04les uns contre les autres,
14:05contre le pouvoir de la France,
14:07pour en profiter.
14:08Et c'est à ce moment-là...
14:09Appuyer sur le moment politique
14:12que l'on vit.
14:13Parce qu'il considère que,
14:14par exemple,
14:15les élections en Allemagne,
14:16les élections en France,
14:17c'est les moments de fragilité.
14:19Et il considère que nous sommes
14:20dans un moment
14:21de fragilité politique.
14:23A-t-il tort ?
14:24Ça, c'est pas à vous
14:25d'y répondre, messieurs, ce soir.
14:27Mais juste sur la riposte militaire
14:29et ce que peut faire la France.
14:30Quand Emmanuel Macron dit
14:32« Nous ne resterons pas sans réponse ».
14:35Concrètement, ça veut dire quoi ?
14:36Alors, soit on ne le saura jamais.
14:38Soit on ne le saura jamais.
14:39Enfin, bon, je ne pense pas
14:41qu'on aille jusqu'à ce que font
14:43les services secrets ukrainiens,
14:44qui font énormément
14:45d'élimination physique.
14:45Non, mais Général Sidos,
14:47on a passé des semaines
14:49ensemble sur ce plateau
14:50à essayer d'imaginer,
14:51lorsqu'on parlait du conflit
14:52au Moyen-Orient,
14:53ce que pourrait être
14:54la riposte iranienne,
14:55ce que pourrait être
14:56la riposte américaine.
14:57Pourquoi on ne peut pas le faire
14:58avec la France dans le cas précis ?
14:59En fait, on a très peur
15:01d'une escalade, quand même.
15:02On a très peur
15:03d'une escalade militaire,
15:04d'un affrontement.
15:05Néanmoins, néanmoins,
15:07il y a une question
15:07qui a été posée sur ce plateau
15:08il y a quelques jours.
15:10On l'a posé
15:10à un ancien ministre de la Défense.
15:11Je lui ai demandé
15:11« Si un avion français
15:12a été abattu, qu'est-ce qu'on fait ? »
15:14Alors, il dit « On va se réunir,
15:15tergiverser ».
15:15Moi, je dis « On shoot
15:16un avion russe dans la foulée.
15:18On a les capacités.
15:19On a les avions déployés. »
15:21Et là, le glavna
15:22commande Noyushi,
15:24il se dira « Là,
15:25il ne rigole pas. »
15:26Vous voyez, c'est ça aussi
15:27qu'il faut faire avec les Russes.
15:28Il y a des manœuvres
15:30biélorusses en ce moment.
15:32Général, si, comme vous dites,
15:34on shoot un avion russe,
15:35qu'est-ce qui se passe après ?
15:36Qu'est-ce qui s'est passé ?
15:37Je vous pose la question.
15:38Les Turcs ont abattu
15:39un avion russe.
15:40Ils peuvent s'arrêter.
15:40Il y a déjà eu des exemples.
15:42Ils s'arrêtent.
15:43Rappelez-vous,
15:44je crois qu'il y a un avion russe
15:45qui a été abattu par les Turcs.
15:46Par les Turcs ?
15:46Rappelez-vous.
15:47À côté d'Iskanderoni,
15:49l'avion russe a pénétré
15:50dans l'espace turc
15:5217 secondes.
15:53Les batteries turques
15:54étaient prêtes.
15:55L'État-major turc
15:56avait reçu l'ordre d'Erdogan,
15:57le président turc,
15:58d'abattre un avion.
15:59Moi, je me suis dit
15:59que ça allait être
16:00le casus belli total.
16:01C'est-à-dire,
16:02on a deux puissances
16:02intérieures quand même
16:03que sont la Russie
16:04et la Turquie.
16:04Mais ça pourrait l'être.
16:05Une propension
16:06à développer
16:07son extension néo-tomane.
16:09C'est un risque.
16:09Ça n'a pas bougé.
16:10Quelle était la réaction
16:10des Russes ?
16:12Expulsion de quelques diplomates
16:13turcs de Moscou,
16:15expulsion de quelques hommes
16:16d'affaires turcs de Moscou.
16:18C'est tout.
16:18Je me suis dit,
16:19voilà,
16:19c'est pour répondre aussi
16:20à notre question d'aujourd'hui.
16:22La France a fait preuve
16:23d'un discours de fermeté.
16:24Je pense qu'on a élevé
16:25la menace quand même
16:26en disant attention.
16:27Ce n'est pas la première fois
16:28qu'on nomme la Russie,
16:28mais on nomme la Russie
16:29cette fois-ci
16:30devant tout l'espace politique
16:33pratiquement intégralement représenté.
16:34Et là,
16:34ça veut dire attention,
16:35on ne nous la fait pas.
16:36Nous savons qui est l'ennemi
16:37et nous sommes prêts
16:38à réposter ça.
16:39C'est le seul langage
16:40On est bien d'accord
16:40que du coup,
16:41si on suit votre raisonnement
16:43et effectivement,
16:43si on se fie à ce qui a été dit
16:44aujourd'hui,
16:45il est inenvisageable
16:46d'imaginer qu'Emmanuel Macron
16:47puisse à nouveau dialoguer
16:48avec Vladimir Poutine.
16:49Mais pas du tout.
16:50C'est pas du tout.
16:52Mais on ne parle que si on est fort.
16:57L'autre riposte,
16:58c'est aussi la livraison d'avions.
17:00Mais pas seulement.
17:01Vous savez qu'on va vendre
17:02des Rafales à l'Ukraine.
17:04On vend des systèmes
17:05de défense antiaérienne.
17:07On a du renseignement
17:08qu'on fournit à l'Ukraine, etc.
17:09Donc, c'est aussi ça,
17:10la riposte,
17:10qui n'est pas forcément
17:11une riposte militaire immédiate
17:13comme vous cherchez
17:14à le comprendre.
17:15Il y a tout l'entraînement,
17:17par exemple,
17:17la formation des pilotes ukrainiens,
17:19la formation des militaires ukrainiens,
17:21que fait la France
17:21et que font d'autres pays.
17:22C'est ça aussi.
17:24La riposte de l'Union Européenne.
17:26Il y a plusieurs options.
17:26Mais quel serait le...
17:27Un rapport de force
17:28n'en fiche pas de négociation.
17:29Quel serait le premier niveau de riposte ?
17:31Le premier niveau de riposte
17:32qu'il y a deux pays
17:32qui peuvent faire,
17:33qui par ailleurs,
17:34parce qu'ils sont puissances nucléaires,
17:35mais qui sont capables de le faire,
17:36c'est les Britanniques et nous.
17:38C'est d'être insérés
17:39dans les états-majors ukrainiens
17:40pour pouvoir riposter
17:41sur des cibles
17:42qui feront bien mal
17:43s'ils nous emmerdent.
17:46Mais il y a un moment,
17:47nous, on sait le faire.
17:48Il ne faut pas le crier sur les toits,
17:50ça ne sert à rien.
17:50Il faut faire exactement comme ils font
17:52et dire,
17:52ok, vous avez tapé là,
17:54discrètement,
17:54vous ne voulez pas le recommandiquer,
17:55nous, on est capables
17:56d'aider l'autre à faire autre chose.
17:57Ils le savent.
17:58C'est pour ça, d'ailleurs,
17:58que les Britanniques et nous
18:00sont moins attaqués
18:01qu'à sa nombre d'autres pays
18:02qui, eux, ne font pas ça.
18:03Voilà, c'est tout.
18:04J'ai une autre question,
18:04Didier François.
18:05Ça, c'est vachement important
18:05de le dire.
18:06Bien sûr, il faut comprendre.
18:07Non, non, mais...
18:07Mais ils savent, attention.
18:08Ils sont...
18:09Il a menacé la Grande-Bretagne
18:10d'action contre ses installations militaires.
18:12Oui, oui, il menace tout le temps.
18:13Oui, oui, mais...
18:14Ils l'ont fait en Italie,
18:16ils pourraient le faire en Grande-Bretagne.
18:16Non, ils ne peuvent pas le faire en Italie.
18:17Justement, parce que l'Italie,
18:18il ne fait pas.
18:18Nous, on sait se défendre.
18:20Après, on peut se prendre des claques
18:20et rien dire.
18:21Général, c'est l'autre action.
18:23On a beaucoup parlé
18:24de la manière de protéger,
18:26de comment mieux protéger
18:27les sites sensibles
18:28sur le territoire français.
18:29D'ailleurs, des annonces
18:30ont été faites
18:31par le président de la République
18:32sur ce plan-là.
18:33Est-ce que lors de ces réunions,
18:34il est aussi question
18:35de la manière
18:35dont on peut mieux protéger
18:36la sécurité des Français ?
18:38Et si oui, comment ?
18:40Oui, bien sûr que c'est évoqué.
18:41Bon, là, c'est une réunion
18:42de sensibilisation.
18:44Après, il y a les États-majors,
18:45les ministères,
18:45les ministères de l'Intérieur.
18:46Mais de toute façon,
18:47on a toute une structure
18:47en France qui existe.
18:49Les zones de défense,
18:50elles sont civiles et militaires.
18:51Les préfets sont en charge de ça.
18:53Il y a des préfets de zone.
18:55Donc, ils ont des plans.
18:57On en a plein de plans prêts.
18:58Alors après, il faut des moyens.
18:59Il faut des moyens
19:00et des hommes et des effectifs.
19:02Les pompiers, c'est la première réaction,
19:04quelque part.
19:05Après, il y a les armées.
19:06Bon, maintenant,
19:07on a un problème
19:07de désert militaire.
19:08Ça, c'est autre chose.
19:09C'est un autre problème.
19:10Il va falloir faire un effort là-dessus.
19:11Mais puis, il y a des moyens.
19:12Des moyens pour les drones.
19:15Oui, il peut y avoir des...
19:17Les sociétés doivent se défendre.
19:18Les petites sociétés,
19:19la multiplicité
19:20des petites sociétés françaises
19:21qui sont déjà conscientes de ça,
19:23doivent se défendre.
19:24Elles vont accentuer la défense.
19:26Chez les personnels,
19:27ils le font déjà.
19:28La sécurité extérieure,
19:29la sécurité de l'espace, bien sûr.
19:31Tout est possible.
19:32C'est pratique, c'est pragmatique.
19:34Et c'est dans les consciences.
19:36C'est pas se laisser impressionner.
19:38Ne pas baisser la garde.
19:39Allez, on va continuer la discussion.
19:41Merci, messieurs.
19:42Merci.
19:42Merci beaucoup
19:43avec nos deux invités politiques
19:45et notre éditorialiste politique,
19:47c'est Victor Hérault
19:48qui m'accompagne régulièrement le week-end.
19:50Bonsoir, messieurs.
19:51Venez,
19:51Alexander Nicolich,
19:52député européen
19:53et porte-parole
19:53du Rassemblement National.
19:55Bienvenue.
19:56Et Yann Brossat,
19:57sénateur communiste de Paris.
19:59Bonsoir.
20:00Bonsoir.
20:00Bienvenue.
20:01Merci d'avoir patienté.
20:02On a pris un petit peu de retard,
20:04mais j'imagine que vous avez trouvé ça intéressant
20:06de nous écouter
20:07et nous prolongeons la discussion,
20:09évidemment,
20:09en écoutant tout d'abord un extrait
20:11de la prise de parole d'Emmanuel Macron.
20:16La volonté qu'il y a derrière,
20:17c'est nous intimider
20:19et c'est casser l'effort de soutien aux Ukrainiens.
20:23La conséquence sera le contraire.
20:26Nous ne sommes pas intimidés
20:27parce que nous savons
20:27que se joue en Ukraine
20:29notre sécurité d'aujourd'hui et de demain.
20:32Et tous ceux qui pensaient
20:33que la Russie était prête
20:34à trouver des compromis faciles
20:36et de court terme
20:38savent très clairement
20:40ce que c'est que d'avoir
20:41une puissance désinhibée à nos frontières.
20:43Donc si on veut une paix,
20:44une sécurité durable,
20:45il faut faire ce qu'on est en train
20:46de faire en Ukraine.
20:48Yann Brossat,
20:49qu'est-ce que vous répondez à cela ?
20:50On va aller dans un instant
20:51sur les mesures,
20:52les prix de l'essence,
20:53les conséquences en France,
20:54mais sur les questions
20:55que ça soulève aussi
20:56cette menace russe
20:58plus importante,
20:59plus précise,
20:59le Président dit
21:00cela nous dit
21:01que plus que jamais
21:03nous devons continuer
21:03à soutenir les Ukrainiens.
21:04D'accord ou pas d'accord ?
21:05Mais que le Président de la République
21:08alerte sur un certain nombre
21:09de menaces,
21:10sur des risques d'ingérence
21:12qui viennent de la Russie
21:13mais qui peuvent venir aussi
21:14des États-Unis
21:15de Donald Trump.
21:16D'ailleurs,
21:17ça ne me choque pas.
21:18En revanche,
21:19il y a une chose,
21:20c'est que le Président de la République
21:21dit dans le même temps
21:22qu'il faut que la France
21:23face à ces menaces-là
21:24soit unie.
21:25Et ce qui me frappe,
21:26c'est qu'en même temps
21:27que le Président de la République
21:28nous dit
21:29face à ces menaces,
21:30il faut être unie,
21:31il fracture tous les jours
21:32un peu plus le pays.
21:33Quand vous avez
21:34la veille
21:35de cette réunion,
21:36un Premier ministre
21:37qui annonce
21:38un budget scandaleux,
21:39qui va pénaliser
21:40les Français
21:41les plus fragiles,
21:42qui va pénaliser
21:43les retraités,
21:43qui va pénaliser
21:44les malades,
21:45tout ça fracture le pays.
21:46Et donc,
21:47c'est irresponsable.
21:48Être responsable
21:49dans ce moment-là,
21:50c'est unir les Français
21:51avec des politiques
21:52qui leur permettent
21:53de sortir la tête de l'eau.
21:54Vous n'entendez pas l'appel à l'unité
21:54et ça,
21:55je ne suis pas vraiment surprise,
21:56mais sur le soutien inconditionnel,
21:58soutien militaire à l'Ukraine,
21:59inconditionnel,
22:00parce que la menace russe
22:01est d'autant plus importante,
22:03vous dites oui.
22:04Je dis qu'il faut évidemment
22:05soutenir l'Ukraine,
22:06qu'il faut soutenir surtout
22:07une solution
22:08qui permette
22:09d'aboutir à la paix.
22:10Et je suis frappé
22:11par le fait
22:11que le terme de paix
22:12a complètement disparu
22:13de notre discours politique.
22:14L'issue,
22:15ça doit être
22:16une issue pacifique
22:17qui permette effectivement
22:18aux Russes
22:19et aux Ukrainiens
22:20de vivre pacifiquement,
22:21mais donc de sortir
22:22de la situation de guerre
22:23dans laquelle nous sommes
22:24depuis plus de 5 ans maintenant.
22:25On va revenir là-dessus
22:26sur la solution diplomatique
22:28parce qu'on a le sentiment
22:28qu'avec Fabien Roussel,
22:30on pourrait voir
22:31Zelensky et Poutine
22:32à la même table
22:33en train de dialoguer,
22:34mais juste sur le soutien
22:35à l'Ukraine.
22:36Est-ce que vous aussi,
22:37après ce qui a été dit aujourd'hui,
22:38on a quand même senti
22:39une gravité
22:41à la sortie de la réunion,
22:43où vous dites,
22:43bon, en fait,
22:44couper les robinets,
22:45c'est peut-être pas une bonne idée ?
22:46Non, mais écoutez,
22:47évidemment qu'on soutient l'Ukraine,
22:49la souveraineté ukrainienne
22:50a été remise en cause
22:52dans le Donbass,
22:53donc on défend toujours
22:54la souveraineté territoriale
22:56de tous les pays,
22:56comme c'est le cas en Arménie
22:58avec l'attaque de l'Azerbaïdjan,
22:59comme c'est le cas d'ailleurs
23:00au Kosovo
23:01qui était un territoire serbe,
23:02on défend
23:03la souveraineté territoriale
23:04des États.
23:05Mais une fois qu'on a dit ça,
23:06qu'est-ce qu'on fait ?
23:07Mais là, je vous parle
23:07du soutien militaire,
23:08vous faites comme si
23:09c'était évident,
23:09mais pardon,
23:10c'est pas...
23:10C'est évident qu'on soutient
23:11le pays qui est agressé
23:13et qu'il faut les soutenir
23:14pour que dans un rapport de force
23:16il puisse y avoir
23:17une négociation de paix
23:18et qu'on puisse enfin
23:19sortir de cette guerre
23:20parce qu'il y a
23:21des centaines de milliers
23:23de jeunes hommes
23:24et puis parfois des civils
23:25qui meurent en Ukraine,
23:26évidemment,
23:26et c'est terrible.
23:28Maintenant,
23:28Emmanuel Macron,
23:29Emmanuel Macron,
23:30Emmanuel Macron,
23:30si je peux me permettre.
23:31Non, mais parce que
23:32je suis désolée,
23:32je ne comprends pas.
23:33C'est très clair ce que j'ai dit.
23:34Vous voulez que je répète
23:35qu'il faut apporter
23:36un soutien à l'Ukraine ?
23:37On ne coupe pas le robinet
23:38du soutien militaire
23:39à l'Ukraine.
23:40Non, mais il ne faut pas
23:41donner 90 milliards.
23:42À un moment,
23:42on n'arrive déjà plus
23:42à s'en sortir.
23:43Donc, ce n'est pas
23:44en ruinant les Français
23:45que l'Ukraine va mieux se porter.
23:46Ce n'est pas en privilégiant
23:48le poulet ukrainien
23:48à 3 euros
23:49et que tous nos éleveurs
23:51de poulet meurent
23:52qu'on arriverait
23:53à s'en sortir.
23:53Donc, on donne les moins.
23:54Il faut aider militairement
23:56l'Ukraine
23:57pour qu'elle puisse faire face
23:59à la Russie.
23:59Mais d'ailleurs,
24:00je constate juste
24:05c'est 3-4 jours
24:06après que Vladimir Poutine
24:08avait rencontré
24:08Emmanuel Macron.
24:09C'est dire à quel point
24:10Emmanuel Macron pèse
24:10sur le jeu international.
24:12Maintenant,
24:12si vous permettez,
24:16moi, je viens de réentendre
24:17l'extrait que vous avez diffusé.
24:19Mais il nous a présenté
24:21la situation internationale
24:22pour expliquer
24:23l'augmentation du prix
24:24du carburant
24:24parce que c'est quand même
24:25ça l'enjeu.
24:27Mais Emmanuel Macron,
24:28ce n'est pas un éditorialiste
24:29qui aurait pu faire partie
24:30de vos plateaux précédents
24:31pour commenter
24:31l'actualité internationale
24:32ou faire partie
24:34de LCI le soir
24:36pour commenter
24:36l'actualité internationale,
24:37c'est le président
24:38de la République.
24:39Et là,
24:39les Français,
24:41ils payent le gasoil
24:42à 2,39 euros le litre,
24:43le prix va encore augmenter,
24:45à 2,20 euros
24:46et quelques
24:47le 100 plomb 95.
24:48Et face à ça,
24:49il fait quoi ?
24:50Non mais parce que
24:50c'est facile de faire
24:51un constat
24:52et d'avoir absolument
24:53aucune solution
24:54face à ce constat.
24:55C'est-à-dire
24:55comment les Français
24:56vont faire pour s'en sortir
24:57et comment on va faire
24:58pour que notre pays
24:59ne soit pas en récession
24:59parce que le pays
25:00va être à l'arrêt.
25:00Et sur les solutions,
25:02évidemment.
25:02Oui, justement,
25:02il va falloir baisser la TVA 5,5
25:04sur les produits énergétiques.
25:05Oui, mais on a une demi-heure,
25:07M. Nicolich.
25:08Mais juste sur les raisons
25:09de ces prix de l'essence
25:10qu'il dit le président
25:11de la République,
25:12c'est que ça n'est pas
25:13de ma faute
25:13dans le sens où
25:14ces hausses de prix
25:15sont liées
25:16à des crises internationales.
25:18Ça vous fait sourire ?
25:19Mais factuellement ?
25:19Parce qu'il ment.
25:20Factuellement,
25:21regardons les faits.
25:22Le prix du carburant
25:22à 60%,
25:23ce sont des taxes.
25:24Je veux bien
25:25que le président de la République
25:26dise que l'État
25:27n'y est pour rien.
25:27Les taxes,
25:28elles ne sont pas prélevées
25:29par la Russie.
25:30Bon, les taxes,
25:31elles sont prélevées.
25:31Il parle de la flambée récente.
25:33Oui, et il a rajouté
25:34une taxe supplémentaire.
25:35Les certificats
25:36d'économie d'énergie,
25:37c'est 15 centimes d'euros
25:38par litre.
25:39Tout ça,
25:39ça relève
25:39d'une responsabilité
25:41gouvernementale.
25:42Il y a un gouvernement
25:42dans ce pays
25:43qui prend des décisions.
25:44Et si le pouvoir d'achat
25:45des Français
25:46a baissé en 2025,
25:48s'il baisse
25:48au premier semestre 2026,
25:50il y a une responsabilité
25:51du gouvernement.
25:52Moi, ce que je ne veux pas,
25:53c'est qu'on mette
25:54sur le dos
25:55du contexte international
25:57des éléments
25:58qui, en réalité,
25:59renvoient à la politique
26:00gouvernementale.
26:01Il y a des décisions
26:02du gouvernement,
26:02c'est factuel,
26:03c'est factuel,
26:04qui contribuent
26:05à rendre le coût
26:06de la vie
26:07encore plus élevé.
26:08Vous êtes parfaitement
26:08aligné là-dessus.
26:09Sur le soutien à l'Ukraine,
26:11comme M. Nikolic dit,
26:12et après,
26:13on va aller sur le détail
26:13des mesures.
26:14En plus,
26:14il y a une réaction
26:14de Marine Le Pen
26:16et il y a des annonces
26:17du côté de l'Allemagne.
26:17Donc, il y a plein
26:18de choses intéressantes.
26:19Mais sur le soutien à l'Ukraine,
26:20M. Nikolic dit,
26:21on aide,
26:21mais on aide moins
26:22parce que ça coûte trop cher.
26:23Vous êtes d'accord avec ça ?
26:24Qu'est-ce que vous avez dit ?
26:25Moi, je dis deux choses.
26:26On aide militairement
26:27à ce que j'ai dit.
26:28Mais dans une moindre mesure
26:30parce que ça coûte trop cher.
26:31Mais on ne peut pas ruiner
26:32la France.
26:33J'essaie simplement
26:34d'avoir l'avis de M. Brosset
26:35sur ce sujet.
26:36Moi, j'ai dit deux choses.
26:37Je dis oui,
26:37on a eu raison
26:38de soutenir l'Ukraine
26:39parce qu'en l'occurrence,
26:40il y a un agresseur
26:41et un agressé
26:41et il n'y a aucune espèce
26:42d'ambiguïté là-dessus
26:43et nous l'avons toujours dit.
26:44Mais je dis aussi
26:45que la France
26:46ne peut pas faire une croix
26:47sur la diplomatie.
26:48L'Ukraine,
26:49c'est en Europe,
26:49il est quand même frappant
26:50de voir que l'Europe,
26:52la France,
26:53est totalement absente
26:54de toute forme de discussion.
26:56On est en train
26:57de discuter
26:57dans le bureau
26:58de Donald Trump
26:59du sort d'une guerre
27:01qui se fait
27:01sur le territoire européen.
27:03Qu'est-ce que vous feriez,
27:03vous,
27:04à la tête du pays
27:05pour relancer
27:06la voie diplomatique ?
27:06Est-ce que vous avez le sentiment
27:07que la voie guerrière
27:09qui est aujourd'hui en cours
27:10fonctionne ?
27:11Est-ce qu'on a le droit
27:11de dire qu'au bout de cinq ans,
27:13tout ça n'a mené à rien
27:14si ce n'est des morts
27:15et effectivement
27:16des difficultés économiques
27:18supplémentaires ?
27:18Rien n'a été essayé
27:19sur le plan diplomatique
27:20de la part du président
27:21de la République ?
27:22Pas grand-chose.
27:23Et en l'occurrence,
27:24le choix qui a été fait,
27:25c'est le choix
27:26de l'affrontement,
27:27de l'augmentation
27:28des dépenses militaires.
27:29En disant
27:29on a doublé
27:30notre budget des armées,
27:31est-ce que tout ça
27:32contribue au fait
27:33que la voie des armes
27:35ne s'est tue ?
27:36Absolument pas.
27:36Et en l'occurrence,
27:37la catastrophe se poursuit.
27:38Donc vous y croyez-vous
27:39avec le parti communiste
27:40au pouvoir ?
27:42Non mais reprise du dialogue,
27:44solution diplomatique,
27:45Vladimir Poutine
27:46et Zelensky à la même table.
27:48J'espère que ça arrivera.
27:50Évidemment qu'on espère tous
27:51qu'à un moment
27:51il y aura la paix en Europe.
27:53Je vous dis,
27:54tous les jours,
27:54il y a des dizaines
27:55de milliers de personnes
27:57qui meurent
27:58à cause de ce conflit.
27:59Mais excusez-moi,
28:01là on est en train
28:02de sortir du sujet principal
28:04de la conférence de presse
28:05d'Emmanuel Macron.
28:06Parce que là,
28:06ce qui concerne les Français,
28:07sincèrement,
28:08on regarde,
28:09et s'ils l'ont beaucoup
28:10écouté aujourd'hui,
28:10c'est parce qu'ils espéraient
28:11avoir enfin des solutions.
28:13La menace sécuritaire,
28:14ça joue aussi.
28:15Vous avez entendu
28:16ce qui a été dit.
28:17Mais quelle menace sécuritaire ?
28:18Pour la France ?
28:19Oui, pour la France.
28:20Les attaques répétées
28:21sur le territoire européen,
28:23la Russie qui teste
28:25notre capacité à répondre,
28:27qui flirte avec la ligne rouge,
28:28les attaques de drones
28:29sur l'aéroport.
28:30Non,
28:30ça ne vous inquiète pas ?
28:32Mais ce qui m'inquiète,
28:33c'est que la Russie,
28:35que ce soit en Afrique
28:36ou dans les territoires
28:37d'outre-mer,
28:38mais comme l'Azerbaïdjan
28:39qui avait organisé à Bakou
28:41des assises décoloniales
28:42en essayant d'instrumentaliser
28:45des volontés indépendantistes
28:47dans les territoires d'outre-mer,
28:48de déstabiliser la France,
28:50évidemment que ce type de pays
28:51sont hostiles à la France.
28:53C'est une évidence.
28:54En revanche,
28:54non,
28:54il ne va pas y avoir demain
28:55des soldats russes à Paris.
28:57À un moment,
28:57il ne faut pas mentir aux gens.
28:58On a la bombe nucléaire
28:59qui nous protège.
29:00C'est une guerre hybride.
29:01C'est une guerre hybride,
29:02évidemment.
29:02Et il faut savoir répondre
29:03à une guerre hybride.
29:04Je suis d'accord,
29:04évidemment.
29:05Mais il faut évidemment
29:07se protéger,
29:09protéger les données
29:10les plus importantes.
29:11On a vu récemment,
29:12ce n'est pas une attaque
29:13des Russes,
29:14mais à quel point
29:15notre État était fragile
29:17et on fait partie
29:19également des organismes
29:20de l'État,
29:21des pays
29:22qui ne se sont pas adaptés
29:23justement
29:24et grâce à des outils modernes
29:25pour protéger
29:26les données
29:27de nos concitoyens
29:28et notamment pour ceux
29:28qui payent l'impôt sur le revenu.
29:30Donc c'est aussi ça
29:31la réunion d'aujourd'hui.
29:32C'était aussi pour parler de ça,
29:33de la riposte potentielle
29:35de la France,
29:36des moyens d'où nous disposons.
29:38C'était important
29:39cet exercice de transparence,
29:40non ?
29:41Mais c'était très bien
29:42que ce soit réalisé,
29:43que ce soit par rapport
29:44au conflit russo-ukrainien
29:45ou par rapport
29:45au Moyen-Orient.
29:47Mais encore une fois,
29:48c'était aussi pour savoir
29:50comment on va faire
29:51pour trouver des solutions
29:52en France.
29:53Peut-être que les spectateurs
29:54qui nous regardent
29:55se disent que ça serait bien
29:56qu'on s'intéresse à eux.
29:57Non mais ça compte quand même
29:59ce que pas vivent les Français.
30:00Non mais parce que peut-être
30:01que vous,
30:01ça ne vous concerne pas
30:02au regard de votre salaire,
30:03madame.
30:03Mais aujourd'hui,
30:05quand quelqu'un a un salaire médian...
30:07Vraiment, je trouve ça
30:07mais nul de dire ça.
30:09Pourquoi ?
30:09Mais parce que vous ne vivez
30:11peut-être pas la même réalité
30:12mais vous savez
30:12quand vous faites un plein...
30:13mon salaire
30:14et vous ne connaissez pas
30:14la réalité de ma vie.
30:15Mais je pense que...
30:16Comme je vous l'ai dit,
30:17il reste 25 minutes d'émission
30:18et on va en parler aussi.
30:19Bien sûr, mais comme à chaque fois
30:20qu'on essaie de revenir
30:23sur ce qui préoccupe
30:23les Français
30:24et des Français aujourd'hui
30:25qui n'en peuvent plus
30:26justement à cause
30:27des conséquences aussi
30:29de ce qui peut se passer
30:30en termes de crise internationale
30:31mais quand ils voient
30:33qu'on a un État
30:33qui n'est pas en mesure
30:34de trouver...
30:34Un gouvernement
30:35qui n'est pas en mesure
30:35de trouver des solutions
30:36face à leurs problèmes,
30:38c'est ça qui les préoccupe.
30:38C'est savoir...
30:39Vous savez,
30:39quand vous gagnez
30:401600, 1700 euros par mois
30:42et encore...
30:42Je rappelle,
30:43le SMIC,
30:43c'est 1477 euros
30:45et que vous vivez
30:45dans la ruralité
30:46et que vous avez
30:47une voiture familiale
30:48avec un plein
30:48de 50 litres.
30:50Aujourd'hui,
30:50on se rapproche,
30:51on est à plus de 140 euros
30:52dans certaines pompes
30:55dans certaines stations.
30:56Quand vous faites
30:56trois pleins
30:57et vous vivez
30:57dans la ruralité,
30:58regardez proportionnellement
30:59combien ça peut représenter
31:00pour un Français lambda
31:02qui a sa famille
31:03qui va travailler,
31:04qui est obligé
31:05de faire 20 kilomètres
31:06à aller,
31:0620 kilomètres retour,
31:07qui amène ses enfants
31:07à l'école en voiture.
31:08Et tous les Français
31:08constatent en fait
31:09la hausse des prix de l'essence.
31:10Bah justement...
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