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Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Il est 20h01, c'est l'heure de retrouver, comme chaque vendredi évidemment, Alain Douamel.
00:04Alain Douamel qui débattra dans quelques minutes avec la députée écologiste Sandrine Rousseau.
00:10Mais d'abord, le 2027, c'est le meilleur de l'actualité politique du jour.
00:16Ça faisait presque trop longtemps qu'il n'y avait pas eu un nouveau candidat à la présidentielle.
00:22Alors hier soir, on a été surpris par un Éric Zemmour un peu trop bavard.
00:28Je ne suis pas politicien, je suis candidat à la présidence de la République.
00:32C'est une déclaration donc ce soir ?
00:34Non, mais vous comprenez ce que je veux dire.
00:35Vous êtes candidat à la présidentielle ce soir, Éric Zemmour.
00:38Vous avez compris, je serai candidat à la présidentielle.
00:40On a surtout compris que le candidat de Reconquête avait un champ lexical de prédilection.
00:47Immigration, remigration, immigration, la remigration, une immigration de remigration.
00:52Immigration partout, même là où personne ne l'attendait.
00:56Donc des robots à la place des immigrés, c'est ce que vous avez dit ?
00:59Exactement, des robots à la place des immigrés.
01:01Donc par exemple, dans les EHPAD, le modèle, c'est un robot qui s'occupe d'une personne âgée.
01:06L'avenir, c'est ça, c'est ce qu'on voit juste à côté de vous.
01:08Vous voyez que ça existe ?
01:09Non, ça n'existe pas, c'est moi qui ai généré cette photo avec de l'intelligence artificielle.
01:13Ça existe en Chine et au Japon.
01:15Une petite tendance à parler trop vite, Éric Zemmour.
01:18Et celle-là, vous l'assumez totalement ?
01:20Évidemment, Mme Le Pen est une femme de gauche, elle est socialiste en économie, elle est progressiste sur les questions
01:27de société.
01:32Marine Le Pen appréciera depuis sa tournée des villes sinistrées.
01:37Après la Gironde et les incendies, Poma, dans l'Aude, frappée par une tornade fin août.
01:54Au milieu des ruines, Marine Le Pen n'oublie quand même pas de démolir sa cible favorite au sujet de
02:01l'aide sur les carburants.
02:02Le risque que prend Emmanuel Macron en ne mettant pas en place cette solution, c'est le risque du blocage
02:08de l'économie.
02:09À un tacle glissé, même à 800 kilomètres de l'Elysée.
02:17Justement, quelques heures plus tôt,
02:21Emmanuel Macron avait convié l'ensemble des chefs de parti aux candidats à la présidentielle
02:26pour évoquer les conflits internationaux et la crise énergétique.
02:31Bonjour, monsieur le Premier ministre, qu'allez-vous dire au président ?
02:34Qu'allez-vous dire au président ?
02:38L'un d'eux a peut-être découvert ses futurs bureaux, mais ça, ce sera pour mai prochain.
02:44En attendant, pas de passe-droit à la sortie.
02:47Ah oui, c'est la fille de la tente.
02:49On attend, comme tout le monde, pour prendre la parole devant les journalistes.
02:54On révise, on s'apprête,
02:57pour finalement venir nous dire que cette réunion n'a pas servi à grand-chose.
03:02Le président n'a apporté aucune réponse sur le pouvoir d'achat
03:06ou sur la question des taxes sur les carburants.
03:08Ils nous disent en substance que le scénario d'un règlement rapide des conflits
03:12n'existe plus et que donc la crise risque de durer.
03:16Alors, messieurs, dames, les prétendants,
03:18toujours aussi motivés pour diriger le pays ?
03:26Bonsoir Alain Duhamel.
03:27L'événement du jour, c'est donc cette réunion ce matin à l'Elysée
03:31où Emmanuel Macron a en quelque sorte briefer celui qui va lui succéder dans quelques mois
03:37en donnant des informations sur les dangers internationaux.
03:40Emmanuel Macron qui a eu des mots très durs sur la menace russe.
03:43On l'écoute, on en parle juste après.
03:45La menace en particulier, la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifiée.
03:53En Ukraine, vous le savez, la guerre est chaque mois très meurtrière
03:58avec des pertes de part et d'autre qui sont considérables
04:01et avec aucun équivalent contemporain.
04:05L'agressivité russe et de ces menaces en Europe changent.
04:08– Alain, est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de dramatiser le risque de la menace russe
04:13ou bien est-ce qu'il en fait un petit peu trop pour allumer un contre-feu
04:16et faire oublier ce qui se passe du côté des prix de carburant ?
04:19– Alors d'abord, vous remarquez que ce n'est pas la première fois qu'il insiste sur le péril
04:23russe
04:24parce que déjà avant les vacances, il avait expliqué qu'il y avait une tentation d'une offensive russe,
04:31pas d'une offensive militaire, mais d'une offensive.
04:34donc c'est quelque chose qu'il a bien en tête.
04:38Ensuite, dans une conjoncture comme celle qu'on connaît là,
04:43c'est-à-dire avec le prix du carburant, avec la rentrée qui ne se passe pas idéalement,
04:49avec une majorité faible, sinon inexistante en fait, au Parlement,
04:56il faut affirmer quelque chose, il faut qu'il y ait quelque chose qui ressemble à une offensive
05:04ou en tout cas à une forme de confiance politique.
05:09Et je pense que ça s'explique, ces propos d'Emmanuel Macron, largement par cet objectif-là.
05:15Il y a bien sûr la réalité des menaces russes, mais il y a aussi la volonté d'utiliser ça
05:22pour rehausser sa stature présidentielle, pour rassembler autour de lui.
05:27– Se dédouaner dans la crise des carburants ou pas ?
05:29– Alors se dédouaner, je ne sais pas.
05:31En tout cas, c'est clair qu'il n'avait pas envie d'apparaître,
05:35quand je l'ai bien écouté comme vous,
05:37il n'avait pas envie d'apparaître comme celui qui est le responsable de l'augmentation des prix,
05:43et qui détient à lui seul la façon d'en sortir et de les faire baisser.
05:49Ce n'était pas du tout son registre.
05:51– On voit la photo, Alain Demel, on est plus habitué à voir la photo de la Situation Room,
05:57de la Maison Blanche, que de la salle ultra-secrète de l'Élysée.
06:01Emmanuel Macron qui reçoit donc sept candidats à l'Élysée ce matin,
06:05deux avaient choisi de ne pas être présents,
06:08c'est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui étaient évidemment représentés,
06:11l'une par Jordan Bardella, l'autre par Manuel Bombard.
06:16Vous aviez déjà vu ça, un président qui briefe le prochain locataire ?
06:20– En tout cas, alors le prochain locataire, je pense que dans son idée…
06:23– Il n'était peut-être pas dans les sept.
06:25– Voilà, c'est ça, c'est peut-être les absents,
06:28justement ceux qui ont été représentés qui sont les successeurs.
06:31Mais enfin bon, mais ça n'est pas la première fois en tout cas
06:34que quand on est dans une période de crise,
06:36il y a une crise vis-à-vis de la Russie,
06:38et puis il y a une crise vis-à-vis des carburants.
06:40Bon, ça n'est pas la première fois qu'il fait venir
06:43les représentants des différents partis.
06:46Au contraire, il aime bien dans ce cas-là être celui qui a la réponse
06:52au moment où tout le monde s'inquiète et doute.
06:55– Mais sur ce format, portable coupé, laissé à l'entrée,
07:00la nouvelle salle qui s'appelle Vega de l'Élysée,
07:03qui est la salle ultra sécurisée,
07:06l'Élysée qui les suitait ses images, son photo,
07:08on a vraiment l'impression d'être à la Maison-Blanche.
07:12Qu'est-ce que ça dit de ça ?
07:14– Ça dit que, à la fois, l'Élysée a maintenant un équipement
07:21en face des drames,
07:23et d'autre part, qui a une volonté de théâtraliser les risques,
07:28et d'insister sur le fait qu'on n'est pas dans une période normale,
07:31qu'on est dans une période à risque,
07:34que l'offensive russe, c'est quelque chose qu'il faut prendre
07:38réellement en considération,
07:39pas parce qu'il va envoyer des chars à Paris,
07:41d'ailleurs il n'arriverait pas, bien entendu,
07:44mais parce qu'ils sont de plus en plus dominateurs dans leur région
07:52et de plus en plus agressifs vis-à-vis des Occidentaux.
07:54– Le chiffre de la semaine, Alain Dommel, 54 milliards,
07:58ça y est, on connaît le montant des économies
08:00que Sébastien Lecornu veut trouver pour boucler le budget de l'année prochaine,
08:04ça y est, c'est la tronçonneuse, là, on y est.
08:07– Ah bah heureusement.
08:08– Heureusement ?
08:09– Ah bah oui.
08:10On est quand même, enfin la France est quand même
08:12dans une situation budgétaire qui est la plus mauvaise d'Europe.
08:17– Je note le « heureusement »
08:18parce que je pense qu'il va faire bondir Sandrine Rousseau
08:20avec qui vous allez débattre dans quelques minutes.
08:22– Ah bah…
08:22– Mais je note celui-là.
08:23– Elle a le droit de bondir.
08:24– Oui.
08:27Oui mais, on est dans une situation anormale financièrement.
08:32On est dans une situation anormale budgétairement.
08:35Et on est dans une situation économique globale anormale.
08:40La France aujourd'hui, quand on parle,
08:42vous savez que j'aime pas beaucoup faire de théâtre,
08:44mais la France aujourd'hui quand on parle,
08:47la France c'est l'homme malade de l'Europe.
08:50et a commencé, pas seulement, mais a commencé par l'état de son économie.
08:55Et au cœur de son économie, a commencé par sa situation budgétaire.
09:00– Pardon, mais 54 milliards, Alain, ça veut dire que tout le monde,
09:03d'une façon ou d'une autre, va passer un peu à la caisse ?
09:05Ou vous trouvez que ce budget…
09:07– Il y aura des exceptions, comme toujours, pour les armées,
09:10il y aura des exceptions, je suppose, pour l'éducation nationale.
09:13– Je ne parlais pas ministère par ministère, je parlais des Français.
09:16Retraités 6 milliards.
09:17– Non, non mais…
09:18– Sans doute les APL qui devraient être gelés.
09:21Fonctionnaires gelés.
09:22– Non, non, mais je ne sous-estime pas du tout ça,
09:24parce que je sais bien que c'est ce que tout le monde vit.
09:27Donc il ne s'agit pas de prendre ça à la légère.
09:29Mais on n'est pas dans une situation ni d'opulence, ni même de confiance.
09:36On est dans une situation de méfiance, de doute, d'inquiétude,
09:41et dans des circonstances économiques qui sont très difficiles.
09:44Et il faut se rendre compte, parce que c'est un élément important,
09:49même s'il n'est pas agréable à exprimer,
09:52mais qu'en Europe, c'est nous qui allons mal.
09:54Ce n'est pas l'Europe qui va mal, c'est nous.
09:57– L'image de la semaine, Alain.
09:59C'est celle d'une ancienne ministre, ancienne candidate à la mairie de Paris également,
10:03Rachida Dati, qui arrive au tribunal.
10:06L'ancienne ministre soupçonnée d'avoir touché 900 000 euros
10:08de la part de Renault pour du lobbying au Parlement européen,
10:12ce qu'elle dément, ce qu'elle a démenti encore à l'audience
10:16où elle est jugée depuis le milieu de semaine.
10:18Qu'est-ce que ça vous inspire de la voir là ?
10:20– Déjà, ça n'est pas n'importe quel ministre,
10:23c'est quelqu'un qui a été garde des sceaux.
10:25C'est donc quelqu'un qui a été garde des sceaux
10:27et qui se retrouve devant la justice.
10:30Bon, ensuite, les charges.
10:33Moi, je ne me prononce pas sur sa culpabilité,
10:36c'est au magistrat de le faire.
10:38Et puis, je n'ai pas d'informations particulières.
10:42Mais que ce soit quelqu'un qui ait vécu de façon extravagante,
10:47qui ait eu avec l'argent des rapports pathologiques,
10:51ça, c'est une réalité.
10:52On ne se fait pas offrir des millions de bijoux.
10:56quand on est une femme politique qui a été, je répète, garde des sceaux.
10:59Quand on a été garde des sceaux…
11:00– Ce n'est pas ça qui est jugé aujourd'hui.
11:01– Mais je sais bien.
11:02Mais ça fait partie du personnage.
11:04Quand on parle d'elle, quand on la regarde,
11:06on voit le personnage et le personnage qu'elle a voulu être,
11:11le personnage qu'elle a créé et le personnage qu'elle a entretenu.
11:15Alors, maintenant, devant la justice, sur d'autres affaires,
11:19c'est un handicap, évidemment, pour elle.
11:22– Elle a aussi incarné, je vais prendre la défense de Rachida Dati…
11:25– Et vous avez tout à fait le droit.
11:26– …une forme d'ascenseur républicain.
11:28– Oui.
11:29– Famille modeste, famille immigrée,
11:31qui a réussi à se hisser jusqu'à la place Vendôme,
11:33jusqu'au ministère de la Justice.
11:35Elle a été, qu'on l'apprécie ou pas d'ailleurs,
11:37un symbole de quelque chose qui fonctionne en France.
11:40– Vous avez complètement raison.
11:41Ça a été une démonstration à la fois d'intégration
11:46et en même temps de l'esprit républicain
11:50et de la tradition républicaine française
11:52qui fait que quelqu'un d'intelligent,
11:54elle est intelligente, d'ambitieux,
11:57elle est ambitieuse et de particulièrement dynamique,
12:03peut s'en tirer, doit s'en tirer
12:05et peut aspirer à aller très haut.
12:08C'est ce qu'elle est arrivée à faire.
12:09Bon, la seule chose, c'est qu'en même temps,
12:11elle a pris des risques et qu'en ce qui concerne Renaud,
12:14ces risques ont l'air quand même d'être assez considérables.
12:17– La polémique de la semaine,
12:20signée Kylian Mbappé, capitaine des Bleus,
12:22joueur du Real, qui a refusé cette semaine
12:25d'enfiler entièrement un maillot
12:27qui appelait à la solidarité avec les habitants de Ceuta,
12:30c'est cette enclave espagnole au Maroc
12:31où sont entrés cet été des dizaines de milliers de migrants.
12:36Il a expliqué sa démarche,
12:37il n'a pas été le seul joueur de cette équipe à le faire à Mbappé,
12:40il a expliqué sa démarche en disant
12:41« Je soutiens les habitants de Ceuta,
12:43mais le fait de ne pas mettre entièrement ce maillot,
12:45c'est aussi parce que, voilà,
12:47je tiens d'abord à exprimer toute ma solidarité
12:49avec Ceuta et avec toutes les victimes,
12:51car avant d'être un joueur, je suis un être humain. »
12:53Donc, du côté des habitants,
12:54mais aussi du côté des migrants
12:57dont certains ont perdu la vie.
12:59Est-ce que vous avez compris la polémique
13:01qui a pu naître de son geste ?
13:03Écoutez, ses propos sont à la fois intéressants,
13:07assez touchants, pas tout à fait clairs,
13:10mais le fait de voir un grand sportif,
13:15un grand footballeur,
13:18prendre des positions sur des sujets de ce genre,
13:21avoir l'air de s'intéresser aux autres,
13:24lui-même a dû se construire en partant de peu de choses,
13:27et il y est arrivé de façon brillantissime,
13:30et qu'il est un peu à cœur
13:33ce qui se passe à des gens
13:34qui ont connu les difficultés
13:36que lui-même a pu connaître au départ,
13:38je trouve ça plutôt bien.
13:41Éric Zemmour, qui était sur ce plateau hier,
13:43a eu des mots extrêmement durs
13:45sur Kylian Mbappé en disant
13:46qu'il a une forme de solidarité islamique
13:49avec les migrants,
13:50voilà ce que dit le candidat,
13:51puisqu'il a déclaré hier soir sa candidature,
13:53pour expliquer le geste
13:55« Solidarité islamique avec les migrants ».
13:58Écoutez, Éric Zemmour,
14:00je le connais par cœur, comme vous,
14:02il est extrêmement brillant,
14:05il est obsédé par ses convictions
14:10historico-politiques,
14:13il a toujours une interprétation extrémiste
14:16de ce qui se passe dans ces cas-là.
14:18Donc, j'entends son point de vue,
14:22je ne suis pas du tout étonné
14:24par sa réaction,
14:25mais je n'en ferai pas une ligne de conduite.
14:28c'est un truc qui est disuel,
14:28– Sous-titrage FR 2021
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