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  • il y a 3 jours
L’Andorre attire chaque année davantage d’entrepreneurs, de dirigeants et d’investisseurs français. Mais entre les idées reçues, les promesses irréalistes et les évolutions réglementaires, il devient difficile de distinguer le vrai du faux.

Dans cet épisode, nous recevons Patrick Raboteur, fondateur de Mieux Fiscal, installé en Andorre depuis plus de 25 ans. Il accompagne des entrepreneurs et des particuliers dans leurs projets d’implantation, de création de société et de résidence fiscale, avec une approche fondée sur la conformité, la transparence et la sécurité juridique. (Mieux Fiscal)

Au programme :
•⁠ ⁠Pourquoi l’Andorre attire autant d’entrepreneurs.
•⁠ ⁠Les véritables avantages fiscaux et économiques.
•⁠ ⁠Les erreurs les plus fréquentes lors d’une expatriation.
•⁠ ⁠Les conditions pour créer une société en Andorre.
•⁠ ⁠Les critères pour devenir résident fiscal.
•⁠ ⁠Les idées reçues sur l’optimisation fiscale.
•⁠ ⁠Les évolutions récentes de la réglementation.

Que vous soyez chef d’entreprise, profession libérale, investisseur ou simplement en réflexion sur votre avenir fiscal, cet échange vous apportera une vision concrète et réaliste du sujet.

👉 Pour en savoir plus sur Mieux Fiscal :
https://mieuxfiscal.fr/

💬 Dites-nous en commentaire : quelle est votre principale question sur l’Andorre ou l’expatriation fiscale ?

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Transcription
00:09Bonjour tout le monde, bienvenue sur le plateau d'Ilefant l'Actu.
00:11Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui froisse, qui peut heurter de temps en temps.
00:16Il s'agit de fiscalité.
00:19Chaque année, des milliers de Français cherchent à payer moins d'impôts.
00:24C'est le jeu, on va dire.
00:25Certains revoient leur stratégie patrimoniale.
00:28D'autres vont beaucoup plus loin et n'hésitent même pas à franchir la frontière pour s'exiler.
00:34Depuis plus de 20 ans, mon invité accompagne des entrepreneurs, des investisseurs dans cette réflexion,
00:40notamment au travers d'opportunités offertes par l'Andorre.
00:45Alors, qu'est-ce qui pousse certains de nos compatriotes à franchir ce pas ?
00:49Eh bien, on va voir ça aujourd'hui avec Patrick Raboteur, mon invité.
00:53Bonjour Patrick, sois le bienvenu à la maison.
00:54Bonjour les milliers.
00:55Ça me fait plaisir de te voir parce qu'effectivement, on va arriver à cet été et beaucoup d'entre
01:01nous se posent des questions sur cette fiscalité.
01:03Alors, avant de parler de ce qu'offre l'Andorre, quel constat tu tires aujourd'hui de cette fiscalité, de
01:10cette attente française par rapport à la fiscalité ?
01:15Moi, ce que je peux constater au travers de mes clients, d'une part, ce qui plaît bien à l
01:19'Andorre, c'est que la fiscalité, elle est stable.
01:22Depuis qu'elle existe, elle n'a pas changé.
01:25Donc, c'est contraire à tout ce qui se passe en France.
01:28C'est évident.
01:29Où il y a une instabilité permanente, où les gens se posent des questions pour savoir comment ils vont être
01:33fiscalisés demain.
01:35Et qu'est-ce qu'on va leur ajouter ? Parce qu'on va leur enlever la fiscalité, mais qu
01:39'est-ce qu'on va leur ajouter ?
01:41Et actuellement, les clients sont beaucoup plus inquiets que ce qu'il était les années précédentes.
01:47Ah oui ? Tu donnes ça ?
01:47Ah oui, nettement.
01:51En fait, c'est dû à quoi ? L'instabilité mondiale ? Ou est-ce que c'est les courants
01:57politiques aussi qui ne nous aident pas ?
01:58Ah, je pense que c'est plutôt le courant politique.
02:00D'accord, ok.
02:01Le fait qu'actuellement, ce que l'on discute en permanence, en termes de fiscalité, c'est pas d'en
02:06avoir moins.
02:08Tout le monde le dit, même les politiques, ils s'accordent pour dire qu'il faudrait payer moins d'impôts.
02:12Oui.
02:13Mais actuellement, qu'est-ce qu'ils font ? Ils en rajoutent.
02:16Donc, effectivement, ça inquiète.
02:18Mais est-ce que tu sens, toi, de ta fenêtre, cet attentisme ? Tu sais qu'on est en pré
02:23-présidentiel.
02:24Ça y est, la campagne est quasiment ouverte maintenant. Est-ce que tu sens ce flottement qui se passe là,
02:28aujourd'hui ?
02:30Le flottement, il est toujours dans l'incertitude, c'est-à-dire qu'ils ne savent pas.
02:34Et aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui viennent investir directement parce qu'ils craignent sur l'avenir.
02:41C'est ça.
02:41Pour les Français, c'est la crainte de l'avenir.
02:44C'est ça, la principale motivation ?
02:45Ah oui.
02:46Quels sont les profils qui font appel à toi le plus facilement aujourd'hui ?
02:53Alors, il y a deux catégories de personnes.
02:55Il y a des gens qui veulent s'exiler parce qu'ils en ont relativement assez, pour ne pas dire
02:59en avoir marre.
03:00Donc, ils disent « Patrick, je veux m'exiler ».
03:01Donc, ils expatrient la personne physique.
03:06Et par voie de conséquence, ils entraînent avec eux leur activité économique.
03:10Leur vie professionnelle.
03:12Et leur activité économique.
03:13Bien sûr.
03:14Bien.
03:14Et ensuite, il y a une deuxième catégorie qui sont des entrepreneurs, et ça, il y en a beaucoup,
03:19qui cherchent à optimiser toute ou une partie de leur activité économique.
03:22Ça, c'est très important.
03:23Tout ou partie ?
03:24Ou partie, parce que souvent, tout n'est pas possible.
03:28D'accord.
03:29Ça dépend de la catégorie socio-professionnelle, et ainsi de suite.
03:32Ça dépend de l'activité, tout simplement.
03:34Alors, s'il s'agit de quelqu'un qui travaille seul, ce n'est pas un problème.
03:37Ouais, ok, d'accord.
03:37Mais quelqu'un qui a déjà une entreprise en place, qui a du personnel, il va essayer
03:41surtout, sur les parties commerciales ou techniques, de les expatrier.
03:45D'accord.
03:46Allez, c'est le moment où on rêve ensemble.
03:49Refais-nous un petit tour de la fiscalité d'Andorre.
03:51Parce que, pour le coup, on a parlé de l'Andorre, mais on ne sait pas, en fait, à quoi
03:56ça représente.
03:56La fiscalité, tu dis qu'elle était stable, mais elle représente quoi ?
03:59Elle est d'une simplicité déconcertante.
04:02C'est-à-dire que, pour un Français, c'est vraiment un autre monde.
04:05La seule fiscalité qui existe pour l'entrepreneur, bien évidemment, est de 10% d'imposition sur ses bénéfices.
04:12Et c'est tout.
04:13Les impôts, il n'y a pas d'imposition sur les dividendes.
04:16C'est incroyable.
04:18En fait, ça paraît à peine croyable, en fait.
04:21Ah ben oui.
04:22Comment on a pu se compliquer la vie à ce point que, en fait, ça a l'air tellement simple.
04:2610% sur les bénéfices, et tout le monde est content.
04:28Et ça ne fait pas quelque chose qui est mal géré.
04:32Mais pas du tout.
04:33Parce qu'il y a de l'infrastructure, parce qu'il y a tout.
04:36C'est assez paradoxal.
04:38Seulement, le système politique fait qu'on a évité d'agrandir les structures politiques.
04:44Les structures politiques se suffisent à elles-mêmes, et elles sont relativement peu onéreuses
04:50par rapport à ce qui se passe et les systèmes complexes français.
04:54Mais c'est-à-dire qu'avec cette imposition de 10%, ça fonctionne, enfin l'État fonctionne.
05:00C'est-à-dire qu'il y a des écoles, il y a des hôpitaux, il y a des autoroutes,
05:05il y a tout ce qu'il faut.
05:07Et quand on regarde toutes les paroisses, puisqu'on va parler de paroisses, on va dire de communes, il n
05:14'y en a pas une qui est en déficit.
05:16Elles sont toutes excédentaires dans leur budget.
05:18Et quand on parle de ça, quand on compare à la France, on s'inquiète.
05:23Comment vous faites ?
05:23Je pense qu'il y a une certaine inertie au mouvement chez nous, c'est-à-dire que ça fait
05:27tellement longtemps qu'on empile,
05:29et tu parles souvent de mille feuilles fiscales, qu'on empile des couches, des couches, des couches, des couches,
05:33que j'imagine que ça doit être assez dur à détricoter, cette histoire, en fait.
05:36Absolument, oui.
05:37C'est ça. C'est qu'on s'est empêtrés là-dedans, et que pour l'instant, personne n'a
05:41la solution pour en sortir.
05:42Et puis quand on voit les solutions des politiques, lorsqu'il y a un problème, ils parlent toujours de la
05:46fiscalité d'entreprise.
05:48Absolument.
05:48On va taire un impôt pour ceci, on va créer un impôt pour cela.
05:52Ce qui dégoûte nos enfants-là.
05:53L'affaire totale récente, et voilà.
05:56Donc, les taxes, ce n'est pas Total qui les a mis.
06:01Donc, on va faire, comme ils font du profit, pas par rapport à leur intelligence des marchés, pas du tout.
06:07On va taxer sur les sur-profits, parce qu'on les vend des sur-profits. Ah bon ?
06:11Ouais. Pourquoi en France, quand on parle, dans un dîner comme ça, d'optimisation fiscale, on entend évasion fiscale ?
06:22Oui, c'est le côté facile, mais ça, c'est le syndrome du fisc, tout simplement.
06:28C'est ça.
06:29Alors qu'une optimisation, c'est une optimisation, c'est fait dans la règle de l'art, on se sert
06:33uniquement à la législation.
06:35Toi, tu dis que l'optimisation, finalement, c'est une règle de bonne gestion.
06:39C'est une gestion, oui, oui, absolument.
06:42Il n'y a aucune nuisance là-dedans, c'est utiliser la loi pour gérer mieux.
06:48Et bien sûr, c'est un acte de gestion d'une entreprise.
06:51C'est ça. Tu nous fais rêver avec ces 10% d'imposition, mais peut-être que certains d'entre
06:57nous qui regardent cette émission se disent « ouais, mais bon, ça va être compliqué ».
07:01Concrètement, c'est quoi le parcours d'un entrepreneur qui voudrait optimiser toute ou partie de son activité ?
07:07Il t'appelle et qu'est-ce qui se passe après ?
07:08D'une part, on fait un audit, on fait un audit, j'aime pas trop le mot d'audit, mais
07:13j'ai une discussion qui peut durer plusieurs heures sur qu'est-ce qu'il fait, quel est son projet,
07:23va-t-il entraîner sa personne physique ou pas ?
07:25Pourquoi il le fait ? Quelles sont ses motivations ?
07:27Voilà. Et qu'est-ce qu'il est possible de faire de manière raisonnable en fonction des règles andorranes et
07:33des règles françaises s'agissant d'un client français ?
07:36Tu peux être amené à refuser ?
07:39Évidemment.
07:40Alors, bon, quel type de profil tu pourrais refuser ?
07:44Par exemple, des retraités qui disent « je veux passer ma retraite en Andorre ».
07:48Ah, ok.
07:50Ça, je vois pas du tout l'intérêt.
07:52Il n'y a pas d'intérêt ? Enfin, oui.
07:53Alors, il y a l'intérêt si la personne continue à avoir une activité économique.
07:58Mais ex abrupto, non.
08:00Je comprends.
08:01Quelles sont les erreurs, maintenant que tu as cette expérience et cette analyse et cette expertise, j'ai envie de
08:06dire,
08:07quelles sont les erreurs les plus courantes que tu vois arriver sur ton bureau, toi, en général ?
08:11Ben, on les voit pas tout de suite.
08:13On les voit après.
08:14C'est-à-dire que les gens ne vont pas jusqu'au bout de la démarche.
08:17Ils initient une démarche.
08:19Ouais.
08:20Et ensuite, ils ne vont pas jusqu'au bout de la démarche.
08:22Mais ça, c'est dans leur exploitation, dans le temps.
08:25Je reviens, excuse-moi de t'attillonner là-dessus, mais qu'est-ce que tu réponds aux gens qui disent
08:31« Oui, mais attendez, ceux qui font de l'église fiscale, en fait, ceux qui partent de la France, ne
08:38sont pas des patriotes. Ils n'aident pas leur pays. »
08:40Je pense que les Français sont très attachés à la France, contrairement à ce que l'on peut penser.
08:44Ouais.
08:45Et ils acquittent souvent en regret.
08:47S'agissant de personnes qui veulent s'expatrier, parce que beaucoup d'entrepreneurs créent des structures dans le but d
08:57'optimiser la fiscalité de leur entreprise, mais pas la leur.
09:00Ils gardent leur fiscalité dans le pays parce qu'ils ne peuvent pas s'expatrier, ne peuvent pas respecter la
09:06fameuse règle des 183 jours.
09:08Rappelle à nos amis la règle des 183 jours.
09:10Si on veut s'expatrier en ayant créé une entreprise, c'est-à-dire qu'on va disposer d'au
09:15moins 35% des actions, on a la possibilité de demander une résidence, une résidence dite active, qui va entraîner
09:24un changement de résidence fiscale.
09:27Pour changer la résidence fiscale, il faut vivre dans le pays plus de 183 jours. Ce sont les règles, et
09:34ce sont les règles internationales. On n'a rien inventé.
09:37D'accord. Ok. Donc, toi, puisqu'on parlait d'habitation, je crois que tu vas jusqu'au bout du mou
09:44du mou, puisque tu peux proposer un conseil, même immobilier, à tes clients, qui viennent te voir en disant, écoutez,
09:51nous, on voudrait partir là-bas, si les raisons sont bonnes et les motivations sont bonnes, tu fais tout au
09:55bout de la chaîne aussi.
09:56Bien sûr, puisqu'on fait les comptabilités, les gestions d'entreprise.
10:00Ça, c'est parmi nos compétences. Absolument.
10:03Mais on est obligé d'accompagner les gens, soit dans un pays dont ils ne connaissent ni la langue, ni
10:07les coutumes. Ils connaissent encore moins le pays.
10:09Tu m'étonnes.
10:10Alors, sur la partie immobilière, c'est vraiment l'accompagnement parce que c'est très complexe.
10:15Mais justement, qu'est-ce qui change par rapport à chez nous ?
10:17Parce que chez nous, on voit bien, acheter un bien aujourd'hui, on se met d'accord avec un agent
10:21immobilier en particulier, on donne les sous, ça passe par une banque et par un notaire.
10:26Comment ça fonctionne là-bas ? C'est pareil ?
10:27C'est pareil.
10:28C'est pareil, à part qu'il y a 300 agents immobilières sur un petit pays, quand même. Et dans
10:33les immobiliers, ça pousse de partout.
10:35Et puis, où est-ce qu'on veut se mettre ? C'est très... L'acquisition immobilière, ça ne se
10:39fait pas comme ça.
10:41Un peu partout dans le monde, l'acquisition immobilière.
10:42Donc, on peut proposer, c'est-à-dire qu'on a quand même des partenariats avec des agents, parce qu
10:47'on sait très bien que les gens seront de l'agne française, d'une part, qui seront bien conseillés d
10:52'autre part.
10:53Après, ça ne les empêche pas de voir d'autres.
10:55Bien sûr. Aujourd'hui, en endant, parlons un peu immobilier, on achète à peu près à combien de mètres carrés
11:02? C'est quel type de prix ?
11:04Oh, ça va de 6 000 euros le mètre carré à 15 000.
11:06Ah oui, donc, en fait, c'est des prix quasiment français, quoi, en fait.
11:09Absolument, oui.
11:10Oui, oui, mais ça dépend où on va se situer.
11:12Si on est dans la capitale, sur les immobiliers neufs, les tours, on sera à l'entour de 15 000
11:17euros le mètre carré.
11:18Ah ouais ?
11:19Parfois plus.
11:19Ah ouais ?
11:20Ah oui, quand même.
11:22Ah oui, quand même. Combien d'habitants, on en dort ?
11:25On va dire 80 000, 80 000.
11:27Oui, ce n'est pas très, très, très, très, très grand, quoi.
11:30Non.
11:31Non, et c'est assez curieux parce que récemment, je faisais l'analogie entre Hong Kong et Andorre.
11:37Ça n'a rien à voir.
11:38Alors, Hong Kong, parmi les villes les plus chères du monde.
11:41Mais Hong Kong, c'est 500 kilomètres carrés.
11:44Comme l'Andorre.
11:45Ouais.
11:45À part Hong Kong, il y a 6 millions d'habitants.
11:47Incroyable.
11:48Incroyable.
11:50Et juste pour donner encore un peu plus envie, tu habites depuis combien de temps ?
11:5430 ans.
11:56Comment on vit en Andorre ?
11:57On vit très bien.
11:59Non, mais par exemple, la journée est-il d'un cadre moyen ? Est-ce que ce sont les mêmes
12:02trucs que nous ?
12:03C'est-à-dire, on arrive au bureau à 9h, on part à 18h et...
12:06Bien sûr, bien sûr.
12:07Ça fait pareil, quoi.
12:08À part qu'on n'a pas les contraintes que l'on a, par exemple, ici à Paris, et tu
12:12le sais,
12:12ne serait-ce que pour se déplacer, donc c'est rapide.
12:15Moi, j'habite en pleine montagne, à 18 kilomètres de mon bureau, qui est en centre-ville.
12:20Et tu y mets, tu y vas en 20 minutes ?
12:22Je viens de 20 minutes.
12:23Ça fait rêver.
12:24Ça fait rêver.
12:26Simplement.
12:26Et il fait beau ?
12:27Alors, il fait beau à peu près 300 jours par an.
12:30Ça, c'est quasi assuré.
12:32C'est un climat méditerranéen.
12:35Oui.
12:35Si tu avais, aujourd'hui, une réforme fiscale, admettons qu'on te mette aux commandes de Bercy, aujourd'hui.
12:43Si tu avais une réforme fiscale à proposer, toi, aujourd'hui, pour aider un peu nos compatriotes,
12:48la France, qu'est-ce que tu ferais immédiatement ?
12:50La simplification de la fiscalité des entreprises.
12:53Oui, mais ça, tout le monde l'a proposé.
12:54Mais d'accord.
12:55Tout le monde l'a dit.
12:57Simplifier, le mille feuille fiscal.
12:58De manière efficace.
13:02Pas dire, je vais simplifier.
13:04Parce que ça me fait penser souvent à les règles quand les politiques disent, on va simplifier.
13:12Généralement, on se trouve avec quelque chose de plus à faire.
13:15Maintenant, il y a de plus en plus de contrôle et de sur-contrôle.
13:17Et du sur-contrôle, sur-contrôle.
13:19Donc, on ne s'en sort plus.
13:21On vient sur la, justement, mille feuilles administratives qui plombent les finances.
13:26C'est clair.
13:28Mais c'est raisonnable de penser que ça change un jour, ce truc-là en France ?
13:33Je ne pense pas.
13:35Il faut donner une véritable révolution.
13:37C'est ça.
13:38En fait, tellement de courants, même politiques, s'ils sont essayés à ça.
13:42Mais ils ont très peu de marge de manœuvre.
13:44Il fut un temps, on disait, il y a quelques années, il y a à peu près 5% de
13:47marge de manœuvre.
13:48Aujourd'hui, je pense qu'il n'y en a plus du tout sur le déficit.
13:52Ça me semble délicat.
13:54Mais bon, il y a le patron de la BPI, je ne me rappelle plus combien il s'est fouillé.
14:03Du Fouc, oui, qui a écrit un bouquin que l'on eut, qu'on suit ses préconisations.
14:09Il est plus compétent que moi à la matière.
14:11Et c'est vrai qu'on est plombé par le social.
14:15Cette entretière touche à son but.
14:16Qu'est-ce que tu conseillerais aux entrepreneurs ?
14:18On a de la chance, on a beaucoup d'entrepreneurs qui nous regardent sur cette émission.
14:22Qu'est-ce que tu conseillerais de façon pratico-pratique à des entrepreneurs qui se posent des questions aujourd'hui
14:28ou qui sont dans ce stress qu'on voit aujourd'hui arriver sur les entrepreneurs ?
14:33Et ça, à quel sens se vouer ?
14:35C'est trop compliqué pour eux.
14:37Ils se font raqueter quasiment.
14:39Quels conseils éclairés tu pourrais leur donner ?
14:42Mais simplement qu'ils prennent du recul par rapport à leur activité.
14:47Pas de côté, oui.
14:48Un peu de recul et savoir qu'est-ce qu'il est possible d'expatrier ou non.
14:56Et à partir de ce moment-là, essayer de trouver des solutions.
14:59Et il y en a.
15:00Et il y en a.
15:01Parce qu'en fait, dans toute entreprise, il y a un service commercial.
15:04Et ça, le commercial, suivant le cas, évidemment, pas pour tout le monde,
15:09ce sont des choses qui sont relativement simples à faire.
15:13Ah oui ? C'est ce qu'il y a de plus simple à faire ?
15:14Ben oui, parce qu'aujourd'hui, quelle est l'entreprise qui n'a pas un service commercial par Internet ?
15:20Ça, c'est quelque chose que l'on peut très bien externaliser.
15:23Il y a de l'information sur ton site Internet.
15:25On peut déjà avoir une première grille d'informations.
15:27Oui, il y a une information qui est une information globale.
15:32Oui, simple.
15:32Souvent, on me dit, il y en a trop.
15:35Moi, j'ai dit, d'un côté, les gens ne lisent plus parce qu'ils n'ont pas le temps
15:38de lire.
15:39Oui, c'est vrai.
15:40Je pense qu'il faut prendre le temps, venir au bureau, on passe deux heures, trois heures, quatre heures.
15:47C'est ça.
15:47Humain, un contact humain.
15:49Et là, comment faire ?
15:50Il y a tellement de paramètres à regarder qui s'entrebrisent.
15:55Il faut passer du temps.
15:58Et à partir de ce moment-là, on va essayer de dégager des axes.
16:02C'est juste pour qu'on voit ton tuyau de bande passante.
16:06C'est à peu près combien de personnes, je ne sais pas, par an ou par mois, qui viennent te
16:10demander de l'information ?
16:12Sur l'information, il y a beaucoup de personnes, oui.
16:15C'est tous les jours.
16:16Ah, tous les jours, il y a des gens qui t'appellent ?
16:17Bien sûr.
16:18Ah oui.
16:19Ah oui, ça dénote quand même quelque chose d'assez fort.
16:23C'est-à-dire que tous les jours, il y a des entrepreneurs français qui appellent pour savoir comment, entre
16:26guillemets, partir.
16:52Bien sûr.
16:53De ça, il y a surtout l'élément, l'élément de plus.
16:56Tu sais, le truc qui fait que je ne prends pas, puis là, non, non.
16:59Là, ça suffit.
17:00Là, ça va trop loin parce que, voilà.
17:03Et c'est souvent en termes de finances où il y a un paiement de l'impôt qui était prévu
17:07ou pas prévu, qui plombe une trésor.
17:10Parce que c'est un trésor.
17:11Voilà, la trésor est nécessaire pour les entreprises.
17:13C'est le nerf de la gare.
17:14Ce n'est pas uniquement pour le chef d'entreprise, pour qu'il devienne millionnaire.
17:16Non, la trésor, c'est le nerf de la gare.
17:18C'est pour créer des provisions pour qu'il puisse se développer.
17:22Et on les plombe à ce niveau.
17:23Alors, ce n'est pas dans les côtés de très grandes entreprises, c'est évident.
17:28Mais pour les entreprises, ils sont construits par eux-mêmes beaucoup.
17:31Bien sûr.
17:32Et surtout, c'est les gens qui sont comme ça.
17:35Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter, Patrick, pour les mois et les années à venir ?
17:38Longue vie.
17:40De la santé et longue vie.
17:42Oui, oui.
17:43Au moins ça.
17:45Moi, je pense que dans l'avenir, bon, côté Andoran, rien n'a va changer sur le plan de la
17:50fiscalité.
17:50Oui, ce n'est pas prévu de changer.
17:52Sur le plan des expatriations, là, ce n'est pas un frein.
17:57Ça régule un peu plus ?
17:58Eh bien oui, parce qu'il y a eu tellement de demandes qu'il a fallu, à un moment donné,
18:02maîtriser le flux.
18:04Bien sûr.
18:05Mais bon, ça se fait.
18:07Il n'y a pas suffi d'être patient.
18:09Et puis voilà, si ça ne se fait pas sur une année, ça peut se faire sur l'autre.
18:11C'est ça, c'est un an.
18:13En gros, la bascule, c'est à partir du moment où je prends la décision, j'étais au téléphone et
18:16que je décide de le faire.
18:18Non, la création de l'entreprise, il faut remonter trois à quatre mois.
18:21D'accord.
18:21Pour la création de l'entreprise.
18:23Après, l'expatriation peut se faire...
18:26Une expatriation, c'est un délai de quatre, cinq jours, pas plus.
18:29Oui, donc en fait, en six mois, ça peut être fait.
18:30Oui, s'il y a un désir.
18:32Bien sûr, bien sûr.
18:32Après, ce désir peut être reporté.
18:35D'accord.
18:35Parce que souvent, chez une entreprise, bon, est-ce qu'il a envie de s'expatrier ?
18:39Bon, est-ce qu'il en a ensuite les possibilités, lui, par rapport à son activité économique, par rapport à
18:44sa famille ou autre ?
18:45Il y a beaucoup de paramètres.
18:48Bon.
18:48Ça ne peut pas se décider comme ça.
18:50Non, non, c'est une décision qui doit être mûrement réfléchie, c'est assez évident, bien entendu.
18:53Ça reste une décision de gestion.
18:56Ah, et puis ensuite, il faut bien le conseiller.
18:58C'est ça.
18:59Parce que je vois beaucoup de choses, et notamment des gens qui sont venus faire des investissements,
19:05qui étaient intéressés par résidences passives.
19:08Parce qu'il y a deux types de résidences en or.
19:10Ça, il faut l'éviter.
19:12Ouais.
19:13Parce que là, on fait croire que vous avez une résidence passive.
19:15Donc, dans l'esprit, c'est j'ai une résidence.
19:18Attendez, monsieur, vous avez une résidence passive, donc elle n'emporte pas la résidence fiscale.
19:24Donc, ça ne change rien.
19:25Oui, donc là, c'est du conseil.
19:26Enfin, il faut avoir un conseil extrêmement clair.
19:27Donc là, il faut être assez prudent là-dessus.
19:29Ah oui, mais je ne savais pas.
19:31Ah bon ?
19:31Ah, mais il faut savoir.
19:33Et pour savoir, il faut appeler Patrick Raboteur.
19:36Merci, Patrick, pour ton éclairage.
19:38Tu reviendras nous donner des nouvelles, peut-être, d'ailleurs, après les présidentielles.
19:42Voir quelle influence ça a eu.
19:44Ah ben, écoute, avec plaisir.
19:46Merci beaucoup, en tout cas.
19:48On va vous mettre en bas de cette vidéo les coordonnées, le site internet de Patrick,
19:51pour pouvoir prendre de l'information.
19:53Vous qui nous suivons, on se retrouve très vite pour une nouvelle émission d'Ils font l'actu.
19:57D'ici là, tâchez d'être heureux, parce que le reste, ça suit toujours.
20:00Bye bye.
20:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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