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Dans la capitale, des enseignants dispensent en cachette des cours de mathématique ou d’anglais aux adolescentes qui n’ont plus le droit d’être instruites. Louise Simondet, correspondante du Parisien dans la région, s’est rendue dans ces écoles de Kaboul qui bravent l’interdit. Elle raconte son reportage dans Code source. 

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert, Jules Lavie - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : LP/Louise SIMONDET - Musiques : François Clos, Audio Network.

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#codesource #podcast #kaboul #afghanistan 

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News
Transcription
00:02Bonjour, c'est Judith Perret pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le lundi 6 septembre, le Parisien a publié un article de Louise Simon D.
00:15sur une école clandestine pour filles à Kaboul en Afghanistan.
00:19Depuis l'arrive au pouvoir des talibans en 2021,
00:23les filles en Afghanistan ne peuvent pas poursuivre leur scolarité passé l'âge de 12 ans,
00:27le régime le leur interdit.
00:29Pourtant, certaines adolescentes continuent d'apprendre en cachette.
00:33Elles fréquentent des écoles clandestines grâce à des enseignants qui leur font cours bénévolement.
00:38Elles se réunissent chez des particuliers pour bénéficier de leçons de mathématiques ou d'anglais.
00:42Une initiative soutenue par l'association française FEMED,
00:45qui intervient auprès des femmes et des enfants dans les pays en guerre.
00:49A quoi ressemblent ces écoles clandestines ? Comment sont-elles organisées ?
00:52On en parle avec Louise Simon D., correspondante du Parisien dans la région.
01:03Louise, tu es correspondante pour plusieurs médias, dont le Parisien en Ouzbékistan.
01:08Tu vis dans la capitale, Tashkent.
01:10Tu couvres aussi d'autres pays de cette région, dont l'Afghanistan.
01:14Pour commencer, comment as-tu entendu parler de ces écoles pour filles clandestines
01:18qui se sont montées après le retour des talibans au pouvoir à Kaboul ?
01:22Et comment est-ce que tu as entendu parler de celle-ci en particulier ?
01:25Lorsque les talibans ont pris le pouvoir, c'était le 15 août 2021.
01:30Dans un premier temps, ils ont interdit aux filles d'aller à l'école après 12 ans.
01:34Plus tard, ce furent les universités.
01:37Il y a beaucoup de mères, de familles, des enseignantes qui se sont alors mobilisées.
01:42Des initiatives au départ pour faire en sorte que ces filles continuent d'apprendre.
01:47Ce fut finalement le tout début de ces classes clandestines.
01:52Et à côté de cela, s'est monté aussi finalement tout un réseau d'écoles secrètes
01:56qui se sont créées via des organisations internationales ou des associations.
02:00Tu l'as dit, en Afghanistan, les filles sont privées d'école après leurs 12 ans.
02:04Donc elles ont le droit d'aller à l'école jusqu'en 6e.
02:07Mais il leur est interdit de poursuivre leurs études.
02:09C'est le seul pays au monde à avoir mis en place une politique aussi excluante,
02:14aussi discriminatoire envers les filles.
02:15Ça représente plus de 2 millions de filles exclues selon l'UNESCO.
02:19Louise, qu'est-ce qu'on attend de ces jeunes filles ?
02:22Pour ce régime, finalement, la femme, elle n'est rien.
02:24Elle doit être cantonnée à la maison, à faire les tâches ménagères.
02:27Elle doit s'occuper des enfants.
02:29Seuls les madrassas, donc ces écoles coraniques où on apprend la religion musulmane,
02:34où on peut avoir aussi des cours d'arabe,
02:36autorisent l'accès à ces filles encore.
02:40Forcément, pour une fille qui rêve par exemple d'être médecin
02:42et souhaite faire des études supérieures, c'est totalement foutu.
02:46C'est pour cette raison aussi que beaucoup de ces filles se sont tournées
02:49finalement vers les écoles clandestines ou les cours en ligne,
02:53parce que ça leur redonne une raison de croire en leur avenir.
02:59Tu rencontres Daria, une femme afghane d'une trentaine d'années.
03:03Elle porte un jean et un t-shirt sous son niqab, un voile intégral.
03:07Elle est enseignante et c'est donc elle qui donne des cours clandestins aux jeunes filles.
03:11Comment est-ce que tu fais sa connaissance ?
03:13On a d'abord été mise en relation,
03:15puis à Kaboul, on s'est vue pour de vrai, une première fois dans un salon de thé.
03:19Quand je l'ai vu, le courant, il est passé tout de suite.
03:24Daria, elle a monté sa classe via l'association française FEMED.
03:29Si elle a souhaité résister, c'est parce qu'elle est prof
03:31et qu'elle connaît la valeur finalement de l'éducation.
03:35Pour elle, l'éducation, c'est l'émancipation par le savoir.
03:38Elle trouvait cette mesure totalement injuste,
03:41comme ça, d'interdire l'éducation pour les filles après 12 ans.
03:46Pour elle, je pense que c'était aussi pour continuer de donner de l'espoir à ses élèves,
03:51ne pas les laisser tomber, parce que vraiment, ça aurait été la pire des choses.
04:01Le périple en taxi pour rejoindre cette école clandestine est long.
04:05Il y a beaucoup de contrôles de sécurité, des hommes en treillis, lourdement armés.
04:10Kaboul, cinq ans après l'arrivée des talibans au pouvoir, ça ressemble à quoi ?
04:14À Kaboul, on voit des hommes en armes à chaque coin de rue, avec des kalachnikovs.
04:19C'est aussi des checkpoints lorsque tu passes d'un quartier à un autre, avec des contrôles.
04:25C'est une ambiance qui est très sécuritaire.
04:28Ce fut un long périple.
04:29J'ai traversé des artères pour me retrouver ensuite dans des petites ruelles en terre.
04:34Et à un moment, le taxi s'est arrêté.
04:36Je suis descendue, j'ai marché un peu.
04:38Et au bout d'une impasse se trouvait la porte de la maison, la maison dans laquelle se trouvait cette
04:45école clandestine.
04:47J'y suis entrée.
04:54Et elle ressemble à quoi, cette salle de classe ?
04:57Quand j'entre, je découvre une petite pièce.
05:00Sur le sol, il y a plein de tapis.
05:02C'est vraiment typique des maisons à Kaboul.
05:06Sur la gauche, il y a une grande fenêtre avec des voilages rosés.
05:09On est dans la matinée et il y a vraiment beaucoup de soleil dans la pièce.
05:15Il y a une vingtaine de jeunes filles qui sont accroupies.
05:17Elles ont leur sac à dos juste à côté d'elles.
05:20Elles ont sur leurs genoux un cahier et un stylo.
05:24Et en face d'elles se trouve Daria, leur professeur, qui est en train de leur donner un cours d
05:29'anglais.
05:32Tu ne donnes bien sûr pas la localisation exacte de l'école clandestine.
05:36On sait juste que c'est dans une impasse sur les hauteurs de Kaboul.
05:39La clandestinité, ça impose de changer de lieu, souvent pour ne pas se faire repérer.
05:44Tu sais à quelle fréquence les écoles clandestines changent de lieu ?
05:47Tant qu'il n'y a pas de danger, elles restent au même endroit.
05:50Dès qu'il y a un danger qui est signalé, ils peuvent continuer en ligne.
05:53Ou alors ils cherchent un autre lieu plus sécurisé.
05:56Et puis ils reprennent les cours en présentiel peut-être une semaine ou deux semaines plus tard.
06:02Tout dépend vraiment de la situation.
06:04Comment les élèves et les enseignantes sont-elles mises en contact ?
06:06La plupart du temps, c'est du bouche à oreille.
06:09Comme ce sont des écoles secrètes, ça fonctionne avant tout sur la confiance.
06:14C'est vraiment ça qui est le plus important, la confiance.
06:17Dans la classe dans laquelle tu fais ton reportage, il y a une vingtaine d'adolescentes qui ont 15-16
06:22ans.
06:22Des jeunes filles que tu as pu interroger.
06:24Parmi elles, Shirin, 16 ans, qui se souvient très bien de son dernier jour d'école.
06:28C'est en 2021 quand les talibans arrivent au pouvoir.
06:31Pour elles, c'est un jour d'examen et leur professeur est entré soudainement dans leur classe.
06:39Et leur a dit que le gouvernement avait changé, que les filles devaient maintenant rentrer chez elles.
06:45Au début, Shirin, elle a quand même un peu espéré.
06:47Elle pensait que ce serait peut-être temporaire.
06:50Mais les semaines sont passées.
06:52Puis elle a compris que des hommes avaient décidé pour elles de leur futur.
06:56Et briser tous leurs rêves d'avenir, leurs projets professionnels et tous leurs rêves.
07:00À propos de rêves, est-ce que ces adolescentes, elles t'ont parlé un peu des leurs rêves ou de
07:05leurs envies en général ?
07:07Leur rêve principal, c'est retourner à l'école ou à l'université.
07:12Si ce n'est pas possible ici, elles souhaitent faire leurs études dans d'autres pays.
07:18Ensuite, elles ont aussi des rêves qui sont liés à leur avenir et leurs futurs métiers.
07:22Baror, par exemple, elle se rêve docteur.
07:25Razia, elle souhaite voyager pour découvrir le monde.
07:28Et puis Asma, elle, elle souhaite devenir diplomate à l'ONU pour aider toutes ces femmes.
07:34Et ça, ça m'a marquée.
07:36Malgré cette situation catastrophique, on ne pourra jamais leur enlever de rêver, de changer leur destinée.
07:45Ça ressemble à quoi, de façon générale, le quotidien d'une adolescente à Kaboul ?
07:49Quelles libertés est-ce qu'elles ont qui leur permettent d'avoir un minimum de normalité ?
07:54C'est une vie qui ressemble, sous certains aspects, à celle d'une ado ordinaire, dans un contexte restrictif et
08:02sécuritaire.
08:03La rupture fondamentale, elle arrive vraiment à partir de 12 ans, quand elles ne peuvent plus aller à l'école
08:08et continuer une scolarité normale.
08:11À partir de cet âge, il y en a beaucoup qui restent à la maison.
08:14À la maison, comme c'est un lieu privé, il y a quand même un petit espace de liberté.
08:18C'est vraiment restreint.
08:20Quant à l'extérieur, les talibans, ils ont progressivement interdit aux femmes et aux filles une grande partie des espaces
08:26publics, des parcs, certaines salles de sport.
08:30Les femmes, elles sont aussi exclues de la plupart des emplois.
08:33Sous ce régime, il y a deux possibilités pour les filles.
08:37C'est soit être à la maison, soit étudier dans les madrassas.
08:40Donc les madrassas, ce sont des écoles coraniques où les filles peuvent bénéficier d'une instruction religieuse.
08:46Est-ce que tu sais si dans certaines de ces madrassas, les enseignements sont parfois détournés pour offrir une éducation
08:52un peu plus large aux jeunes filles ?
08:54Ça a pu arriver, mais à chaque fois, cela se fait de manière cachée, secrète, pour ne pas qu'on
09:00le découvre.
09:01Et dans certaines madrassas, pour filles, on enseigne aussi d'autres matières, pas que celles qui sont consacrées au domaine
09:07religieux.
09:08On peut enseigner par exemple les mathématiques, la géographie, les langues.
09:13Comment les enseignantes font pour constituer les programmes scolaires ?
09:17Alors en fait, elles suivent l'ancien programme scolaire qu'il y avait avant le retour au pouvoir des talibans.
09:22Et elles utilisent des livres recyclés.
09:24Et dans les écoles où je suis allée, on leur enseigne à peu près huit matières.
09:28Là-bas, j'ai assisté d'ailleurs à un cours d'anglais.
09:31Mais dans d'autres structures, ça peut aller jusqu'à à peu près 13 matières.
09:35C'est aussi une scolarité qui est restreinte.
09:39Les élèves, elles ne viennent pas dans ces écoles secrètes toute la journée, mais seulement quelques heures.
09:44Les adolescentes qui assistent à ces cours sont jeunes et vivent encore sous l'autorité de leurs parents.
09:48Est-ce qu'elles vont dans ces écoles clandestines sans le leur dire ?
09:51Ou alors est-ce que certaines ont l'autorisation de leurs parents ?
09:55Toutes celles que j'ai rencontrées, elles avaient l'accord de leur mère.
09:58Par contre, c'est vrai que quelquefois, elles le taisent aux hommes de la famille, à leurs pères, à leurs
10:04frères,
10:05qui peuvent être récalcitrants ou ne pas donner leur accord pour qu'elles viennent dans ces classes secrètes.
10:11Pour revenir à la classe clandestine à laquelle toi, tu as assisté, les cours ont lieu, tu l'as dit,
10:15dans des logements privés.
10:17Les pièces sont aménagées en salle de classe pendant plusieurs heures.
10:19Il faut être très prudent.
10:21D'ailleurs, les adolescentes n'entrent et ne sortent jamais toutes en même temps du bâtiment pour ne pas éveiller
10:26les soupçons.
10:26Ce sont des conditions de travail très stressantes, tant pour les jeunes que pour les enseignantes.
10:31Louise, Daria t'a raconté qu'au mois de juin, les talibans avaient failli découvrir une classe clandestine.
10:36Ce jour-là, Daria eut vraiment très très peur.
10:40L'une de ses étudiantes se trouvait au tableau en train de faire un problème de mathématiques.
10:45Soudain, il y a la propriétaire de la maison où il se trouvait,
10:48qui s'est précipitée dans la classe en criant qu'il y avait trois membres des talibans qui se trouvaient
10:53devant le portail.
10:54Tout le monde était terrorisé et donc ils ont mis leurs livres dans les sacs, dans les cartables et Daria
11:02a distribué des courants.
11:03Et elle a aussi placé une machine à coudre avec du tissu devant le tableau.
11:08L'objectif avant tout, c'était de faire croire que la salle de classe était un cours soit de couture,
11:14soit d'enseignement du courant.
11:16C'est des techniques de dissimulation, de survie.
11:19Tous, ils doivent être capables finalement de cacher leur activité très rapidement.
11:24Très très souvent, ils positionnent un courant sur une étagère avant le début du cours.
11:29Et il y a toujours toujours à proximité une machine à coudre.
11:37Cette fois-ci, pour Daria, ça a été, même si elle a eu très peur et ses étudiantes aussi.
11:43Mais quelquefois, il peut y avoir aussi des arrestations.
11:46Daria raconte qu'à Herat, une autre ville, il y a deux profs qui ont été emprisonnés pendant deux mois
11:52et qui ont dû payer une amende de 30 000 Afghanis, ce qui fait à peu près 400 euros.
11:58Les enseignantes, elles risquent l'arrestation et parfois la détention.
12:03Ça s'accompagne aussi quelquefois d'interrogatoires pour essayer de finalement démanteler ce réseau d'écoles secrètes.
12:10Et puis, il peut y avoir aussi des pressions et des menaces.
12:16Cette initiative, on l'a dit au début de cet épisode, est soutenue notamment par une association française
12:22FEMED, une association qui défend les droits des femmes et des enfants dans les zones de guerre.
12:27FEMED a lancé un programme il y a cinq ans spécifiquement pour les femmes afghanes.
12:31Concrètement, ce soutien, il ressemble à quoi ?
12:33Ce soutien, il repose sur la mise en place de ces écoles secrètes, de ces classes secrètes.
12:37Et il y a toute une coordination autour de ce projet qui est piloté depuis la France,
12:42mais aussi sur place via des relais, des coordinateurs qui sont sur place.
12:46Il y a aussi un soutien matériel pour acheter par exemple des manuels, logistiques,
12:52techniques et aussi bien sûr au niveau de la sécurité.
12:55La classe clandestine que tu as visitée, elle est à Kaboul, la capitale afghane, une grande ville donc.
13:00Mais est-ce que tu sais si ce genre d'initiative existe aussi à la campagne ou dans des endroits
13:05plus reculés du pays ?
13:06Ça existe partout, dans tout le pays.
13:08Ce réseau, c'est vraiment une véritable toile d'araignée.
13:11Et d'ailleurs, ça leur arrive de passer par exemple les manuels scolaires d'une région à l'autre, de
13:18se les transmettre.
13:18Il faut savoir qu'à Kaboul, il y a à peu près 46 classes.
13:22Et il y en a une centaine qui sont dispatchées sur l'ensemble du territoire.
13:29Pour pouvoir garantir le bon déroulé des cours, les professeurs peuvent compter sur des soutiens,
13:33donc des anonymes qui prêtent des pièces, des salles, des maisons.
13:37Et est-ce qu'on sait ce que pense la population afghane de cette interdiction d'école pour les filles
13:42de plus de 12 ans ?
13:43C'est vrai que beaucoup de familles sont contre cette interdiction.
13:47Et d'ailleurs, même quelquefois, dans les familles conservatrices, on trouve des parents qui sont contre cette interdiction pour les
13:54filles.
13:54Et puis, à côté de ça, il y a aussi ceux qui sont vraiment pour, qui pensent que la place
13:59des femmes est à la maison.
14:01Là, par exemple, il me disait que c'était tout à fait normal.
14:04Et ce jeune homme, il avait pourtant fait des études de pharmacie à l'université.
14:08Louise, une des conséquences de cette interdiction de l'école aux filles par les talibans, c'est une dégradation de
14:14leur santé mentale.
14:15Suite à cette interdiction d'aller à l'école ou à l'université, il y a beaucoup de filles qui
14:21ont fait des dépressions,
14:22voire dans les cas extrêmes des tentatives de suicide.
14:25Et il y a même une enquête de l'ONU qui indiquait qu'en 2024,
14:30que 74% des femmes et des filles qualifiaient leur santé mentale de mauvaise ou de très mauvaise en Afghanistan.
14:37Finalement, ces écoles secrètes, c'est une manière de leur redonner un peu d'espoir.
14:42C'est quoi leur avenir à ces jeunes filles après cette école clandestine ?
14:46Est-ce qu'elles peuvent valider des diplômes ? Est-ce qu'elles peuvent ensuite partir étudier à l'étranger
14:50?
14:50Certaines, elles peuvent valider des diplômes, par exemple, en prenant des cours en ligne.
14:55Mais vraiment, toutes celles que j'ai rencontrées, leur objectif principal, c'est partir à l'étranger.
15:02Il n'y a plus vraiment d'avenir pour elles pour l'instant ici.
15:05C'est pour ça que c'est vraiment très important de ne pas les oublier et de les aider.
15:11Et moi, à mon tout petit niveau, c'est ce que j'ai souhaité faire à travers ce reportage,
15:15leur donner la parole et que leur parole ne soit pas tue.
15:26Merci à Louise Simondé.
15:28Cet épisode de Codesources a été produit par Thibault Lambert et Jules Lavi,
15:32à la réalisation Pierre Chaffanjon.
15:34Codesources est le podcast quotidien d'actualité du Parisien.
15:37N'oubliez pas de vous abonner pour ne rater aucun épisode.
15:40Et vous pouvez nous écrire à l'adresse codesources.fr.
15:44On vous invite aussi à écouter Crime Story, le podcast fait divers du Parisien,
15:48présenté par Claudia Prolongeau et Damien Delsenis.
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