Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 heure

Tandis que l'Iran a pris le contrôle du détroit d'Ormuz, les rebelles houthis ont fait main basse sur celui de Bab el-Mandeb. L'Arabie saoudite, prise en étau, fait également face à une intensification des frappes sur son territoire et ses infrastructures pétrolières, ce qui pourrait avoir un impact sur le cours du baril dans le monde entier.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Traditionnellement, l'Arabie saoudite exportait l'essentiel de son pétrole par l'étroit d'Ormuz.
00:04Mais face à la situation et aux frappes iraniennes,
00:08ils avaient la chance, si je puis dire, d'avoir un oléoduc qui traversait la péninsule
00:13et qui leur permettait finalement d'exporter, disons, les deux tiers de leur production normale à travers la mer Rouge.
00:21Et donc, il est clair que si vous avez des opposants qui menacent, en tout cas, de fermer de l
00:29'étroit,
00:29ça signifie que si vous voulez, ça complique très sérieusement la vie aux Séoudiens.
00:34Alors, le pétrole qui vend en Europe peut continuer à passer par le canal de Suez,
00:38mais sinon, celui qui vend en Asie, une partie d'entre elles est transbordée dans un oléoduc égyptien
00:47parce qu'on ne peut pas passer à travers le canal de Suez.
00:50Mais tout ceci prend beaucoup plus de temps et des coûts naturellement importants.
00:54– Et puis, il y a aussi ce pipeline, David Rigolero, qui a été endommagé la semaine dernière.
00:59Là aussi, il est stratégique.
01:01Est-ce que c'est la manne pétrolière de l'Arabie saoudite qui est visée ?
01:07Et surtout, quelles conséquences ?
01:08Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, le royaume de Mohamed Ben Salman
01:12ne peut plus ou moins exporter ses barils de pétrole ?
01:15– Là, il est fermé, effectivement.
01:17C'est le pipeline qui partait du Golfe, où se trouve l'essentiel des champs pétroliers,
01:22et qui débouchait sur le port de Yonbu, donc en mer Rouge.
01:25Effectivement, il y avait deux possibilités.
01:27Une partie remontait vers le canal de Suez, mais les gros bâtiments,
01:32enfin les gros VLCC, c'est-à-dire les gros super-tankers ne peuvent pas passer,
01:36d'où le déchargement, effectivement.
01:37Et puis, une grande partie transitaient à destination de l'Asie du Sud,
01:42et notamment de la Chine, via le détroit du Babel-Mendem.
01:45Donc là, il y a une ambiguïté aussi par rapport à la position chinoise,
01:48parce que c'est embarrassant.
01:50Ce pipeline faisait à peu près 5 millions de barils,
01:53et donc ça avait permis de lisser l'effondrement de la production
01:59qui passait par le détroit d'Hormuz.
02:02Pas totalement, mais une partie quand même.
02:05Et puis, il y avait aussi un autre pipeline émiratique
02:07qui contourne aussi par la Terre et qui débouche sur Fujiera,
02:12sur la mer d'Oman, et donc qui permettait…
02:13On arrivait à 7 millions de barils par rapport aux 20 qui passaient initialement.
02:17Là, manifestement…
02:19Je ne sais pas combien, des millions, des dizaines de millions de dollars
02:22qui ne rentrent plus dans lesquelles durées.
02:24C'est aussi que c'est un impact immédiat sur les cours du baril,
02:26et donc c'est un impact international.
02:28Bien sûr.
02:28Parce que, manifestement, les frappes ont été assez sévères.
02:32Elles ne seraient pas en provenance d'ailleurs des outils,
02:34comme on a pu le penser au début,
02:35mais plutôt des groupes pro-iraniens d'Irak.
02:39Mais le mal est fait, si j'ose dire.
02:41Donc le problème, ce n'est pas tellement celui qui est le lanceur,
02:44c'est le résultat.
02:45Et il se trouve qu'effectivement,
02:46ça fragilise quand même beaucoup la position du royaume saoudien,
02:49qui se retrouve en plus enserré avec ces deux cadenas
02:52que sont les deux détroits.
02:54Donc, de l'adresse de l'adresse d' letters de l'adresse de l'adresse de l'adresse de l
02:54'adresse,
02:54ce n'est pas le problème.
Commentaires

Recommandations