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  • il y a 9 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00C'était sa rentrée politique dans son fief électoral de Hénin-Beaumont.
00:04Marine Le Pen a notamment mis l'accent sur le logement, logement social,
00:08et elle le fait rimer avec préférence nationale.
00:12Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
00:25Et nous devons leur réserver le bénéfice des APL, les aides personnelles au logement.
00:34Ces logements sociaux, ils ont été payés grâce aux efforts financiers de nos parents,
00:41de nos grands-parents, de nos arrière-grands-parents.
00:45Et de la même manière, la priorité d'accès au logement étudiant doit être instaurée pour les jeunes Français.
00:54Julien Oudoul, bonsoir. Vous êtes député Rennes de Lyon.
00:57Il s'agit donc d'instaurer une hiérarchie qui serait fondée sur la nationalité française
01:02pour accéder à un logement social. C'est la préférence nationale. Pourquoi en fait ?
01:08C'est la priorité nationale, exactement.
01:10C'est un principe de bon sens qui est appliqué et mis en œuvre dans 95% des pays du
01:16monde.
01:16Dans 95% des pays du monde, les nationaux ont plus de droits que les étrangers.
01:22Sauf en France, effectivement, où on observe dans le logement social,
01:26qui est une aide sociale parmi tant d'autres,
01:28qui est financée, entretenue par les impôts des contribuables français,
01:34on observe qu'il y a une surreprésentation des étrangers.
01:38On constate qu'il y a 70% de nos compatriotes qui, selon les critères,
01:43seraient éligibles au logement social.
01:45Or, pourtant, ils ne sont que 11% à l'occuper.
01:48En revanche, il y a effectivement une surreprésentation des immigrés dans notre pays.
01:53Vous avez 57% des immigrés d'origine africaine, sahélienne, qui occupent le logement social.
01:59Vous avez pris un Algérien sur deux qui est dans le parc social,
02:03donc il y a véritablement un problème.
02:05L'idée, c'est de dire que tous nos compatriotes, tous les citoyens français,
02:09quelles que soient leurs religions, quelles que soient leurs couleurs,
02:12quelles que soient leurs conditions, s'ils remplissent les critères,
02:16doivent pouvoir accéder en priorité, et je dis bien en priorité, au logement social.
02:21Il en va, encore une fois, de la cohésion nationale.
02:24Pour qu'on comprenne bien pour vous, c'est l'immigration qui exerce une pression sur le parc HLN.
02:29C'est pour ça qu'on n'arrive pas à avoir des places ?
02:31Je vais vous donner un autre chiffre.
02:32On a près de 5 millions de logements dans le parc social en France.
02:38Un peu moins sont occupés.
02:40Il y en a certains qui sont évidemment rénovés, qui sont vacants.
02:45Vous avez, sur ces 5 millions, 1,6 million qui sont occupés par des ménages étrangers.
02:54C'est énorme.
02:55C'est énorme.
02:55Et quand vous voyez que bon nombre de familles françaises, qui nous écoutent certainement,
03:00que je rencontre sur le terrain, qui attendent un logement social depuis des années,
03:04et on leur dit à chaque fois, vous allez attendre encore une année de plus,
03:08vous allez attendre parce qu'il n'y a pas de place.
03:10Aujourd'hui, la saturation du parc social est liée essentiellement à l'immigration.
03:15Et nous le disons, encore une fois, il est totalement anormal qu'en France,
03:19il y ait cette préférence étrangère au logement social, alors que dans tous les pays du monde,
03:24je prends les pays du Maghreb, je prends les pays d'Afrique, je prends l'Australie,
03:27je prends les États-Unis, je prends les pays d'Asie, dans tous les pays du monde,
03:30les nationaux ont davantage de droits sur le logement, sur la formation, sur le métier,
03:37sur les aides sociales que les étrangers.
03:38Sophie Thalier-Pollion, députée écologiste et sociale du Val-de-Marthe, c'est une mesure raciste ?
03:43C'est une mesure qui rompt avec l'ordre républicain, c'est une mesure qui évidemment rompt avec l'histoire
03:50de notre République,
03:51avec l'article premier de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen,
03:54c'est pas rien quand même, puisqu'il faudrait changer la Constitution pour la mettre en place.
03:58Donc s'il faut changer la Constitution républicaine, j'appelle les Françaises et les Français à bien réfléchir.
04:03C'est-à-dire qu'il s'agit là d'une mesure qui rompt avec l'ordre républicain et qui
04:08me choque profondément
04:11par sa rupture avec les principes qui font notre République, liberté, égalité, fraternité.
04:17Même si ce sont les Français...
04:18Après, moi je voudrais quand même répondre à ce qui a été dit.
04:20La saturation du logement social aujourd'hui n'est pas du tout liée, comme le dit M. O'Doul,
04:28à ce qu'il est suroccupé par l'immigration.
04:32Il est lié à une politique absolument volontaire et scandaleuse
04:38pour limiter les constructions de logements sociaux
04:41que M. O'Doul et Mme Le Pen veulent poursuivre,
04:45puisqu'ils veulent abroger la loi qui oblige...
04:49La loi SRU.
04:49La loi SRU qui oblige les communes à en construire.
04:5325% de logements sociaux.
04:55Bien sûr, c'est l'obligation.
04:57Et aujourd'hui, comme cette loi est mise à mal,
04:59et comme cette loi n'est pas respectée,
05:01les communes les plus riches préfèrent payer des amendes
05:04plutôt que de la mettre en œuvre.
05:06Nous, nous proposons qu'il y ait un vaste projet de construction
05:09de logements sociaux, à commencer d'ailleurs
05:11par des logements pour la jeunesse.
05:14Parce qu'aujourd'hui, celles et ceux qui ont le plus de mal
05:17à rentrer dans le logement, tout court...
05:19Vous faites une priorité, vous alors aussi ?
05:21Vous faites priorité aux jeunes ?
05:22Le logement est au cœur de nos priorités.
05:24Oui, mais vous dites que c'est la priorisation des jeunes ?
05:26Comment vous mettriez en place ?
05:28Non, nous nous considérons en fait qu'il y a tout un jeu de domino positif
05:32à mettre en place.
05:33Si vous construisez les logements, et en priorité des logements pour les jeunes,
05:37vous allez desserrer les taux.
05:38Vous savez, en banlieue parisienne, il y a énormément de colocations.
05:42C'est-à-dire que c'est des logements familiaux qui sont loués par plusieurs étudiants.
05:46Parce qu'il n'y a pas de logement étudiant.
05:48Et donc finalement, c'est en domino, si on commence par les jeunes,
05:53on résoudra beaucoup de problèmes pour beaucoup de gens dans la population.
05:57C'est 200 000 par an qu'il faut construire, c'est énorme.
06:02Les politiques macronistes, en 2018, il y a eu une loi,
06:05c'était censé être le choc, il y a eu beaucoup de choc.
06:09Mais en tout cas, il y a eu surtout un zéro pointé.
06:11Avant de continuer notre discussion, et puis de donner la parole à Henri Buzicazo,
06:14qui est président de l'Institut du Management des Services Immobiliers,
06:17on va regarder la réalité des chiffres.
06:19Ça, c'est avec l'effet Grablis, on va vérifier ça.
06:22Pour savoir précisément, cette proposition du Rassemblement National,
06:28déjà, première chose, elle est historique.
06:29Oui, là-dessus, cette proposition, elle est historique.
06:32Je peux même remonter jusqu'au Front National.
06:35Écoutez, Marine Le Pen, c'était en février 2017
06:38qui, déjà, réclamait une priorité nationale pour le logement social.
06:42C'est la raison pour laquelle, dans le logement social,
06:45l'emploi, nous établirons la priorité nationale.
06:48Ce principe sera inscrit dans la Constitution.
06:53Alors, pour la campagne suivante, en 2022,
06:55Marine Le Pen va même un peu plus loin dans l'argumentation,
06:58en tout cas, de sa mesure.
06:59En septembre 2021, elle organise une conférence de presse.
07:02Marine Le Pen affirme que les étrangers seraient mieux traités
07:04que les Français pour obtenir un logement social.
07:08Je pense qu'on est là, confrontés à un véritable dévoiement
07:11de la mission première du logement social
07:14par une forme de priorité étrangère
07:16qui, encore une fois, est non seulement absurde,
07:20mais est également injuste pour les Français.
07:23Mais alors, est-ce que, comme le dit le Rassemblement National,
07:26les Français sont vraiment désavantagés
07:28dans l'obtention de ce logement social ?
07:30Alors, le plus simple, c'est de regarder les chiffres.
07:33En France, 16% des HLM sont occupés par des personnes
07:37nées à l'étranger.
07:38Alors, parmi ces personnes qui sont nées à l'étranger,
07:40il y en a qui sont désormais françaises.
07:42C'est les chiffres que m'ont donné les organismes HLM,
07:44encore aujourd'hui, je les ai contactés aujourd'hui,
07:46pour dire les choses simplement.
07:47L'immense majorité des 5 millions de HLM
07:49dont vous parliez tout à l'heure,
07:51sont occupés par des Français, donc autour de 84%.
07:54En revanche, statistiquement, un immigré
07:56a davantage de probabilité de vivre dans HLM.
07:59Je le disais, ils occupent 16% des HLM,
08:02mais ne représentent que 11,5% de la population,
08:06notamment parce que leurs revenus sont plus faibles
08:08et parce qu'ils ont des familles aussi plus nombreuses.
08:10Mais on ne peut pas dire que les Français
08:11sont désavantagés au moment, notamment,
08:13de l'attribution d'un HLM.
08:16Le taux de succès est à peu près identique
08:18pour les Français et les étrangers,
08:1914% pour les Français, 13% pour les étrangers en rue,
08:22et 12% pour les ressortissants de l'UE.
08:24D'ailleurs, c'est plutôt logique,
08:25puisque le critère de nationalité,
08:27il n'apparaît pas dans les critères, justement, d'attribution.
08:31Et puis, dernier point important rappelé ce matin même
08:33par votre collègue Jean-Philippe Tanguy,
08:36donc député Rassemblement national,
08:37Marine Le Pen ne veut pas expulser les étrangers des HLM,
08:40mais attendre, finalement, que leur bail se termine
08:43pour mettre en place cette priorité nationale.
08:45Or, chaque année, seulement 7% des HLM
08:48changent d'occupant.
08:49Donc, si elle s'applique,
08:50la mesure mettra des années à vraiment changer la situation.
08:53Ce n'est pas très efficace, cette mesure,
08:55parce qu'il faut attendre que les personnes
08:57quittent leur HLM pour pouvoir récupérer,
08:59donc ça va prendre des années,
09:00si on suit votre idée de réserver ceux-là aux Français.
09:04– Non, ça ne prendra pas des années,
09:05et ça va se faire calmement.
09:07Ça va se faire calmement,
09:08dans la paix et dans les règles.
09:11– Oui, mais si Jean-Philippe Tanguy dit
09:13qu'on n'expulse pas les personnes
09:14qui sont actuellement dans des logements HLM.
09:16– Donc, vous attendez qu'elles meurent ?
09:19– Premièrement, attendez, la priorité nationale,
09:22ça ne veut pas dire qu'on exclut totalement
09:24le logement social pour les étrangers.
09:26On dit juste que les citoyens français,
09:29nos compatriotes, seront prioritaires.
09:31– Comment ?
09:32– La nationalité, ça suffira ?
09:34– La nationalité, bien sûr.
09:36Je prends l'exemple, parce qu'il faut que nos concitoyens
09:38se rendent compte de ce qui va se passer.
09:40Un étranger en situation régulière,
09:43qui travaille, je pense par exemple
09:46dans le secteur médical,
09:48qui veut avoir accès au logement social.
09:51S'il y a la place suffisante, effectivement,
09:55il pourra avoir accès au logement social,
09:57à condition, effectivement,
09:58que nos concitoyens qui font la demande
10:02d'un logement social aient accès en priorité.
10:05C'est une priorité.
10:06Encore une fois, il ne s'agit pas de dire
10:08que l'intégralité des étrangers
10:11n'auront jamais accès au logement social.
10:14On veut que les Français ont bénéficié.
10:15Et je vais répondre à Mme Thalier-Pollion,
10:18parce que ce qu'elle a dit est assez grave
10:19sur l'ordre républicain.
10:20Je ne pense pas qu'elle se dise
10:23que le front populaire,
10:25le vrai front populaire,
10:26était anti-républicain.
10:28Or, le front populaire,
10:301937,
10:31Marx d'Ormois,
10:32ministre de l'Intérieur socialiste,
10:33SFIO,
10:34a été l'un des ardents défenseurs
10:37de la priorité,
10:38de la préférence nationale,
10:39pour protéger,
10:40notamment l'accès du marché de l'emploi
10:44pour les ouvriers français.
10:46Je pense aussi à la SFIO en 1932.
10:49Je pense à des lois des radicaux socialistes
10:51dans les années 1920.
10:52La gauche, à l'époque,
10:54était farouchement
10:56arc-boutée sur le principe.
10:58À l'époque, c'était la préférence nationale
11:01et préserver la main-d'œuvre nationale.
11:04On voit aujourd'hui que la gauche
11:05préfère effectivement la préférence étrangère.
11:08Henri Buzi-Cazot,
11:09vous êtes un spécialiste de l'immobilier,
11:12président de l'Institut du management
11:13des services immobiliers.
11:14C'est vrai que jusqu'à présent,
11:16la nationalité n'est pas un critère déterminant
11:18pour l'attribution du logement social.
11:21Ça n'est pas un du tout.
11:22Ça n'en est pas un du tout ?
11:23Non.
11:23On ne regarde jamais la nationalité ?
11:24Non, simplement,
11:25ce que vous avez dit tout à l'heure est juste,
11:27c'est-à-dire qu'il se trouve
11:29que les personnes étrangères
11:32ont une situation
11:33qui les destine,
11:36les critères étant les mêmes,
11:37au logement HLM,
11:38avec des revenus plus faibles,
11:41voire beaucoup plus faibles
11:42que les nationaux,
11:44avec des familles nombreuses
11:46et donc ils sont dans la hiérarchie
11:49de ceux qui vont recevoir
11:51un logement social,
11:52effectivement,
11:54plutôt bien placés.
11:55Il y a le symbole,
11:57il y a la réalité.
11:57La réalité des chiffres,
11:58elle est très claire,
11:59elle a été rappelée.
12:0080% des occupants du parc HLM,
12:03ce sont des Français.
12:04Bon.
12:05Ensuite,
12:06il y a la proportion d'étrangers
12:08qui a été signalée,
12:10elle a tendance à croître,
12:12c'est donc notre sujet,
12:14voilà,
12:14l'arrivée de Français
12:15qui méritent,
12:16si je puis dire,
12:17ces HLM,
12:18et puis,
12:19il faut,
12:20et puis ensuite,
12:20il y a des Français
12:21qui ont été naturalisés,
12:24qui viennent s'ajouter au 80%,
12:25donc on va avoir 85%.
12:27Il faut dire aussi
12:28que les sans-papiers
12:30ou ceux qui n'ont pas
12:31de situation régulière
12:32ne sont pas éligibles
12:33au logement social,
12:34voilà.
12:35Et puis,
12:35il y a le symbole,
12:36le symbole,
12:373 millions de demandeurs
12:38de logement social aujourd'hui,
12:392 millions qui n'en ont pas
12:41et qui peinent à se loger
12:43dans le logement privé,
12:44c'est un autre sujet.
12:452 millions de listes d'attente
12:47grossies d'un million de personnes
12:48qui sont dans le logement HLM
12:50mais qui voudraient en changer
12:51parce que leur situation...
12:52Est-ce que dans les listes d'attente,
12:53on peut donner la priorité
12:54comme une espèce de préférence,
12:56de priorité nationale ou pas ?
12:58Est-ce que c'est possible ça ?
12:59S'il était décidé
12:59de changer les critères,
13:02ce serait autre chose.
13:03Aujourd'hui,
13:04dans la file d'attente,
13:05il y a des professions
13:07qui sont prioritaires.
13:08Vous avez cité très justement,
13:10ils peuvent être étrangers
13:10ou français,
13:11des infirmières,
13:12professionnels de santé,
13:14des personnels de sécurité,
13:16mais il y a déjà des priorités
13:17liées à la fonction...
13:19Voilà,
13:20ce sont des personnes
13:21qui sont prioritaires.
13:22À deux dossiers,
13:24comment justement
13:25vous mettriez en place
13:26sa préférence ?
13:26Une infirmière,
13:27je ne sais pas moi,
13:28qui vient du Mali
13:29mais qui a obtenu
13:30la nationalité française
13:31et une infirmière
13:32qui s'appelle Marshall,
13:34vous préférez celle
13:36qui s'appelle Marshall
13:36à celle qui vient du Mali
13:37qui a la nationalité française ?
13:38Comment vous faites ?
13:39Je voudrais comprendre.
13:40Ce n'est pas celle
13:40qui s'appelle Marshall,
13:41c'est celle qui a la carte
13:42d'identité française.
13:43D'accord.
13:44Excusez-moi.
13:45Les deux ont la nationalité française.
13:46Oui, bien sûr.
13:46C'est juste pour savoir comment...
13:47La nationalité française
13:49évite le vrai sujet.
13:50Non, nous considérons
13:52que la nationalité française,
13:53c'est le manque de logement.
13:54C'est des droits
13:54et des devoirs
13:56et c'est un privilège.
13:57Nos concitoyens
13:59doivent retrouver
13:59la fierté d'être français
14:01et ça passe par le privilège
14:03d'avoir l'accès
14:04aux aides sociales
14:05et d'avoir l'accès
14:06au logement social
14:07qui est, j'allais dire,
14:08l'aide sociale
14:09non seulement
14:10la plus importante
14:11mais, j'allais dire,
14:13la plus sécurisante.
14:14Pour nos compatriotes,
14:15la crise du logement
14:16aujourd'hui
14:17qui les frappe
14:17aujourd'hui
14:18est une injustice majeure
14:20quand on voit
14:21que des étrangers
14:21en bénéficient en priorité.
14:23Comme d'habitude,
14:24le Rassemblement national
14:25fait diversion
14:26des vrais sujets
14:27en agitant
14:29les perles et nos femmes.
14:31Mais bien sûr,
14:31il faut construire davantage.
14:32Mais c'est ce qu'on va faire.
14:33Il faut surtout
14:35rénover, bien sûr,
14:37et ne pas supprimer
14:38ma prime remove
14:39comme vous le proposez,
14:40mais aider
14:41et les propriétaires
14:42à rénover les logements
14:44pour que les gens
14:45vivent dans des conditions
14:46décentes.
14:47il faut un grand programme
14:49d'encadrement des loisiers.
14:49Est-ce qu'il ne faut pas aussi
14:50pouvoir renouveler la climatisation ?
14:51En réalité,
14:52mais la climatisation,
14:53monsieur,
14:54ça ne fait qu'augmenter
14:55les factures.
14:55On voit que vous n'avez pas
14:56de problème pour les payer.
14:57Eh bien oui,
14:58le mieux,
14:59c'est quand même d'isoler
14:59pour avoir à moins consommer
15:01et être mieux protégé
15:02à la fois du froid
15:03et de la chaleur.
15:05Pardonnez-moi, monsieur,
15:06mais vous savez que
15:07quand un logement
15:08est bien isolé,
15:10on s'en sort beaucoup mieux.
15:11Mais si vous préférez
15:12augmenter les factures
15:14d'identité des Françaises
15:15et des Français,
15:16la facture d'électricité
15:17des Françaises
15:17et des Français,
15:18en ne finançant pas
15:20la rénovation
15:21et en mettant en place
15:22à la place la climatisation,
15:24vous vous trompez
15:25de chemin.
15:25Moi, ce que je voudrais
15:26vous dire,
15:27c'est qu'aujourd'hui,
15:28le vrai sujet
15:29pour répondre
15:30à la crise du logement,
15:31c'est la construction,
15:32c'est la rénovation,
15:34c'est l'encadrement
15:35des loyers
15:36et c'est le fait
15:37d'obliger
15:37dans les communes
15:38carencées
15:39à ce qu'il y ait
15:40des constructions
15:40de logements sociaux
15:41pour que les 3 millions
15:43de demandeurs
15:45puissent avoir accès
15:47à un logement digne
15:48pas trop loin,
15:49pas trop loin
15:51de...
15:52Oui,
15:52mais aussi favoriser
15:53l'accession à la propriété
15:55pour celles et ceux
15:55qui le peuvent
15:56mais en élargissant
15:57les critères
15:58du préato zéro.
15:59Henri Buzi-Cazot,
16:00il manque combien
16:01de logements
16:02et pourquoi
16:04elle ne répond pas
16:05à la demande.
16:06Ah pardon,
16:07excusez-nous,
16:07François Hollande
16:08s'exprime sur les HLM.
16:09M. le big xénophobe,
16:10vous,
16:11quel est votre avis
16:11sur cette préférence nationale
16:13voulue par Marine Le Pen
16:14sur le logement ?
16:15Que le logement
16:16soit une priorité,
16:17qu'elle a été
16:18d'ailleurs abandonnée
16:19par les gouvernements
16:21successifs
16:21depuis 10 ans,
16:22c'est vrai.
16:22c'est vrai que
16:24lorsqu'on met
16:26en cause
16:27budgétairement
16:27les aides
16:28à la pierre,
16:28lorsqu'il n'y a plus
16:30cette volonté
16:32d'inciter
16:32les propriétaires
16:33privés
16:33à investir,
16:34on retrouve
16:35des créations
16:37de logements
16:37bien inférieures
16:39à ce qui était
16:39le cas
16:40lorsque j'étais
16:41pris en la réplique.
16:42Il y avait 500 000 logements
16:43au moment où
16:44j'ai quitté l'Elysée,
16:45il n'y en a plus
16:45que 250 000 nouveaux.
16:47Donc ça,
16:47c'est le constat.
16:48Ensuite,
16:49on va donc
16:50écarter
16:51une partie
16:51de la population,
16:52on va la mettre
16:52de côté
16:53ou on va la loger ?
16:54On va la mettre
16:55dans la rue ?
16:55De quoi s'agit-il ?
16:56Qu'il faille
16:58plus de logements,
16:59qu'il y ait des critères
17:00pour l'accès
17:01dans ces logements sociaux ?
17:03Soit,
17:04mais on ne va pas
17:05au nom
17:05de quelle distinction
17:07faire qu'une partie
17:08de la population
17:09soit ou écartée
17:10de son logement
17:10ou soit interdite
17:11d'aller dans un logement.
17:13Je parle
17:13des personnes
17:14qui sont en situation
17:16régulière
17:16sur notre territoire.
17:17et qui travaillent.
17:18Donc,
17:19c'est non seulement
17:20contraire
17:21à tous les droits,
17:22mais c'est surtout
17:23absurde
17:24sur le plan
17:24des moyens
17:25et des formes
17:27de vie en commun.
17:28C'est une lubie
17:29xénophobe pour vous,
17:30vous reprenez
17:31ces mots
17:31d'Emmanuel Kos ?
17:32Mes mots,
17:33c'est qu'on ne peut pas
17:35introduire
17:35une discrimination
17:37pour l'accès
17:38au logement
17:38et les logements sociaux
17:40sont accordés
17:41dans toutes les villes
17:42de France
17:44pour des critères
17:46qui sont des critères
17:47à la fois
17:47de revenus,
17:48de travail
17:48et de paisibilité.
17:50Par ailleurs,
17:51supprimer,
17:52comme l'a demandé
17:53Mme Le Pen,
17:55la loi SRU.
17:56C'est-à-dire,
17:57faire que ce soit
17:58toujours dans les mêmes villes,
17:59j'imagine,
18:01qu'il y aurait
18:01des logements sociaux
18:03et dans d'autres
18:04qui en seraient exonérés.
18:06Voilà l'exemple même
18:07d'une politique
18:08qui favoriserait
18:09les communes
18:10les plus favorisées
18:12et les plus riches
18:13et les allégeraient
18:15de toutes les contraintes
18:16qui ne sont pas
18:17des contraintes d'ailleurs,
18:18qui sont des formes
18:18de vie en commun
18:19qui fassent qu'il puisse
18:21y avoir des logements
18:22proposés à toutes
18:23les catégories
18:23de la population.
18:24Une question ?
18:25Monsieur le Président,
18:26vous avez...
18:26Voilà,
18:27François Hollande
18:27qui réagissait
18:28à cette proposition
18:29du Rassemblement National
18:30sur la priorité nationale
18:31pour les logements sociaux.
18:33C'est absurde,
18:33dit-il.
18:34En plus,
18:34que va-t-on faire
18:35des personnes
18:36qui n'auraient donc plus
18:36accès au logement social
18:37et ils d'emmouent
18:38ces personnes dehors ?
18:39Et dans les autres
18:40pays du monde,
18:41elles font quoi ces personnes
18:42quand elles sont étrangères ?
18:44Je veux dire,
18:45quand nos concitoyens
18:46qui vont par exemple
18:48pour faire leurs études,
18:50qui vont travailler
18:51dans un autre pays,
18:52en Afrique du Sud,
18:52en Australie,
18:53aux Etats-Unis,
18:54est-ce qu'ils ont accès
18:55à une aide sociale
18:56de ce type-là ?
18:56Non, ça n'existe pas.
18:57On a aujourd'hui
18:58tant de difficultés,
18:59on a aujourd'hui
19:00tant de mal logés
19:01qu'il est indispensable.
19:02Et c'est une mesure
19:02de justice sociale
19:03de faire en sorte
19:04que nos concitoyens
19:05soient prioritaires
19:07pour l'accès
19:07au logement social.
19:08Combien il manque
19:08de logements
19:09aujourd'hui ?
19:09Écoutez,
19:10François Hollande
19:10m'a facilité la tâche,
19:11il a donné un chiffre
19:12qui est admis,
19:13il faut 500 000 logements
19:15nouveaux de plus par an.
19:16C'est d'ailleurs
19:16l'engagement
19:17de ce gouvernement
19:18et du précédent.
19:19Et là,
19:19on est à combien ?
19:19Et sur 5 ans,
19:21on va avoir
19:22péniblement...
19:22Pourquoi on n'arrive
19:24pas à tenir l'engagement ?
19:2580 000 HLM,
19:27il en faudrait 120
19:27ou 130 000.
19:28Et qu'est-ce qui freine alors ?
19:29Alors,
19:30bien des choses,
19:31il faut assouplir sans doute,
19:33c'était aussi
19:34dans le discours
19:34de Marine Le Pen,
19:36la frugalité foncière,
19:38la loisanne,
19:39qui fait que des terrains
19:40ne peuvent plus être utilisés.
19:41Il faut simplifier
19:43un certain nombre de normes,
19:44il faut redonner l'envie
19:45aux élus locaux
19:46parce que c'est eux
19:46qui signent les permis
19:47de construire.
19:48Avec ou sans obligation,
19:49il faut qu'ils aillent l'envie.
19:51Parce qu'autrement,
19:52certains préfèrent
19:52payer les amendes,
19:53c'est-à-dire être carencés.
19:54Parce que les amendes
19:55sont insuffisantes.
19:55Peut-être,
19:56mais l'obligation,
19:56on le voit,
19:57n'a pas tout réglé.
19:58On ne peut pas faire
19:58contre les idées non plus.
19:59Mais il faut prendre,
20:00bien sûr que non,
20:01il faut prendre simplement
20:02un peu de hauteur.
20:03Et libérer du foncier aussi.
20:04Imaginez que ça rassure
20:05certains Français
20:06de voir qu'ils vont passer de banque.
20:07Et lutter contre la spéculation foncière.
20:08Ce n'est pas sans doute faux.
20:10Il doit y avoir un calcul,
20:14je ne dis pas l'inverse,
20:15une stratégie politique.
20:16Mais la réalité,
20:18ce n'est pas nié d'ailleurs
20:18par le Rassemblement National.
20:20Et on rendra hommage
20:21à la candidate
20:22d'avoir mis sur le dessus
20:23de la pile
20:23le dossier logement.
20:24Ça, je tiens à le dire.
20:24Les autres candidats,
20:25en attend d'eux
20:26qu'ils fassent
20:27la même priorité.
20:28Eh bien,
20:29c'est la construction naturellement,
20:30c'est la rénovation.
20:31Et la rénovation énergétique,
20:33mobiliser le parc existant,
20:34c'est le gros du sujet
20:35pour les cinq années qui viennent.
20:37Toutes les autres solutions,
20:38d'abord,
20:39moi, je n'entrerai pas
20:39dans des questions partisanes,
20:41je ne suis pas ici pour ça.
20:42Mais le gros du sujet,
20:44c'est abonder l'offre.
20:45On a aujourd'hui
20:46une souffrance logement
20:47pour l'essentiel des Français.
20:49Merci.
20:50Merci à tous.
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