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  • il y a 3 jours
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Amateurs, bonsoir Thomas Ménager, merci d'être avec nous.
00:03Vous êtes précisément depuis le Touquet où le Rassemblement National organise juste derrière vous sa rentrée ce week-end
00:11avec un discours attendu demain de Marine Le Pen.
00:14Vous êtes donc des amateurs, c'est ce que dit Bruno Retailleau.
00:19Le ministre Macroniste Bruno Retailleau qui a passé son temps ces derniers mois assis entre Manuel Vasse et Elisabeth Borne
00:27vient donner des leçons au premier parti de France actuellement qui est le Rassemblement National.
00:33Ça a été, quand on l'écoute sur votre plateau ce soir, un excellent moine copiste
00:37c'est-à-dire qu'il copie le Rassemblement National sur le ZAN, sur les DPE, sur le référendum immigration.
00:43Quand il sort des copies du Rassemblement National, on se rend compte que ce n'est pas très précis
00:47sur tout un tas de sujets comme la retraite et d'autres.
00:51Aujourd'hui, ce qui nous intéresse c'est de parler des Français, des problèmes de carburant.
00:55Il vous dira qu'il porte ses idées depuis plusieurs années et que pour le coup il a été constant.
01:03Il a été constant en soutien à Emmanuel Macron.
01:05Il a été dans un gouvernement avec François Bayrou, je vous le disais, avec Elisabeth Borne,
01:09avec Manuel Valls, avec des socialistes, avec tous ceux qui ont en fait ruiné la France.
01:14Donc à un moment, revenir en critiquant le bloc central, en critiquant ses anciens copains
01:19Gabriel Attal et Édouard Filmi et donner une leçon à la terre entière, notamment au premier parti de France.
01:24Aujourd'hui, je pense que ce n'est pas digne.
01:26Mais je vous dis, là les gens, ils n'en bavent, ils n'en peuvent plus avec les carburants.
01:29Il n'a apporté aucune réponse.
01:30Et nous, au Rassemblement National, ce qu'on veut faire, c'est surtout parler des problèmes des Français
01:33plutôt que parler des problèmes de Bruno Retailleau.
01:35On laisse gérer sa campagne qui est un petit peu difficile.
01:37On va parler évidemment des prix de l'essence, des gilets jaunes, d'un éventuel retour des gilets jaunes.
01:43Mais récontour quand même ce message qu'il fait passer à Jordan Bardella.
01:48Je lui dis de prendre garde parce qu'il y a une tendance.
01:53Le RN est un parti très particulier.
01:55C'est un peu une boutique familiale.
01:57Le regroupement familial, ça commence avec la nièce qui arrive dans le premier cercle du pouvoir.
02:04Là encore, vous lui répondez quoi ?
02:09Je veux dire, à un moment qu'il s'occupe de son parti,
02:11où la moitié des membres actuellement sont dans le gouvernement,
02:15comme Madame Genevard et d'autres.
02:17Il y en a une autre partie, comme le soliste Nard, qui ne veulent pas le soutenir.
02:20Enfin, je veux dire, ils sont tous divisés.
02:21Il n'y a quasiment personne qui le soutient.
02:23Nous, au Rassemblement National, vous voyez, derrière moi, on a travaillé toute la journée.
02:26Marine Le Pen et Jordan Bardella, toute la journée, ensemble,
02:29à travailler avec l'ensemble des parlementaires nationaux, des parlementaires européens,
02:33notamment les députés.
02:34Nous préparons ici le combat qui va être celui du budget en matière de pouvoir d'achat.
02:39Sur tous les sujets qui intéressent les Français, je veux dire,
02:41on ne va pas passer toute une campagne à être sur les petites phrases, les petites histoires.
02:45Tout va pour le mieux dans les rangs du Rassemblement National.
02:48Je comprends que vous ne me disiez pas le contraire ce soir.
02:51J'imagine que Marine Le Pen va beaucoup parler du pouvoir d'achat demain,
02:55parce qu'il y a un vrai sujet, c'est vrai, les prix de l'essence, la contestation,
03:00la colère grandissante des Français.
03:02Il y a une information du service police-justice de BFMTV qui dit que le renseignement territorial
03:09observe ces dernières heures, ces derniers jours que les appels à se rassembler
03:13venant de gilets jaunes, mais pas que, contre les prix de l'essence se multiplient.
03:19Que répondez-vous à cela ?
03:20Est-ce que vous pensez qu'effectivement un mouvement d'une telle ampleur est de retour ?
03:24Et surtout, est-ce que vous appelez à ce que ce mouvement se recrée aujourd'hui ?
03:31L'histoire nous a montré que les gilets jaunes sont sortis
03:35et que les Français sont sortis sur les ronds-points quand on était à 1,50€.
03:38Là, on approche 2,30€, 2,40€.
03:41On parle même avec la situation géopolitique, malheureusement,
03:43qui ne fait que se dégrader ces dernières heures de 3€ dans les prochaines semaines
03:46et il n'y a aucune réaction du gouvernement.
03:48Donc, ça ne serait pas étonnant que les Français qui n'arrivent plus à s'en sortir,
03:51qui n'arrivent plus à se déplacer, qui n'ont même plus les moyens d'aller travailler
03:54parce qu'ils perdent de l'argent à aller travailler ou à aller soigner,
03:57ça devient de plus en plus difficile.
03:58Et envie de crier leur désarroi face à un gouvernement qui ne les entend pas.
04:02Après, nous, vous savez, on travaille en fait, on n'est pas là pour appeler à manifester.
04:06Les Français sont libres, c'est la beauté de notre démocratie.
04:08S'ils veulent exprimer leur mécontentement et faire bouger les choses, ils peuvent le faire.
04:11Mais nous, notre rôle, c'est de préparer les débats budgétaires,
04:14d'interpeller le gouvernement et d'être, bien entendu, préparés dès maintenant
04:18pour les défendre et obtenir un certain nombre d'inflexions du gouvernement.
04:21Et demain, de gouverner, de redresser le pays, de répondre à l'ensemble de leurs attentes.
04:25– Ça pourrait être aussi votre rôle d'aller les soutenir sur les ronds-points
04:30ou dans la rue pour inciter le gouvernement à réagir.
04:34Pourquoi pas, au final ?
04:37– Vous le savez, en fait, ce genre de mouvement qui, en plus, dans tous les cas,
04:40pourrait être capté par d'autres, par des forces extrémistes
04:44qui chercheraient à troubler l'ordre public, à mettre le bazar dans notre pays.
04:49Nous, on combat le gouvernement, on se bat, mais on se bat dans le cadre de l'État de droit,
04:54dans le cadre de la démocratie, dans le cadre de cette démocratie parlementaire
04:57et des élections. Et les élections, ça sera en 2027.
05:00Et aujourd'hui, on pourra les rencontrer. On rencontre les Français.
05:03On n'attend pas qu'ils se mobilisent éventuellement demain sur des ronds-points
05:06ou d'autres manières pour aller les rencontrer et les connaître.
05:10On est des parlementaires ancrés sur le terrain.
05:12On est le premier parti partout sur le territoire.
05:15Et voilà, ils sont libres, par contre, de s'exprimer et de se mobiliser.
05:18– Thierry Arnaud est avec moi.
05:19– On a bien compris que, de votre point de vue, effectivement,
05:22l'élection présidentielle, ce sera le juge de paix.
05:24Ce sera pour le moment, pour les Français, de délivrer leur verdict.
05:28D'ici là, d'ici cette élection présidentielle, il y aura notamment un budget
05:31dont on va beaucoup parler dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
05:34Aujourd'hui, Marine Le Pen se dit prête à accepter un budget imparfait
05:38pour précisément éviter le chaos et le désordre.
05:42Qu'est-ce que ça veut dire, très concrètement, un budget imparfait ?
05:45Qu'est-ce que vous êtes prête à accepter ?
05:49– On comprend bien qu'aujourd'hui, nous n'avons pas les manettes,
05:53qu'il y aura une élection dans quelques mois,
05:55et donc nous accepterons d'échanger, de débats.
05:57Vous savez, nous, on n'est pas comme la France Insoumise qui censure à chaque fois.
06:00On va regarder la copie.
06:01On sait très bien que cette copie, elle ne sera pas parfaite.
06:03Elle ne répondra pas aux attentes en totalité du Rassemblement national,
06:07mais qu'on aura la possibilité, si les Français nous font confiance, bien entendu,
06:11quelques mois après, en 2027, de faire ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificative,
06:15c'est-à-dire de revenir sur un certain nombre des dispositions.
06:17Donc on regardera, ligne par ligne, sujet par sujet, pour voir si ça répond aux Français,
06:21dans quelles conditions ça ne répond pas totalement, c'est imparfait,
06:24et si on pourra éventuellement revenir dessus.
06:27Si on ne peut pas revenir dessus, si c'est trop violent, si c'est trop difficile,
06:30on n'hésitera pas à utiliser ce qu'est la seule arme démocratique qui est en notre possession,
06:35qui est la censure.
06:36Mais on ne cherche pas à la censure à tout prix,
06:38on cherche à apporter des solutions aux Français,
06:40à leur pouvoir d'achat, notamment avec cette crise des carburants qui est une élection.
06:44Thierry Arnault a raison de souligner que votre discours a quand même un peu évolué sur ce point.
06:49Comment l'expliquer, ce changement de pied ?
06:51Elle veut peut-être se rendre plus, comment dire, respectable en vue d'une éventuelle élection ?
07:00Non, parce que l'histoire parlementaire récente a montré, par exemple,
07:03on a censuré un certain nombre de budgets qui étaient très très mauvais pour les Français.
07:06Quand le budget s'est un peu amélioré dans le cadre du gouvernement Bayrou,
07:09on avait accepté de ne pas le censurer, on avait dit que c'était imparfait,
07:12mais qu'on essaierait d'obtenir d'autres évolutions.
07:14Et là, on est dans un contexte particulier, on n'est pas sur les années précédentes,
07:18on est sur une année qui est une année préélectorale,
07:20ce sera le budget d'une année où il y aura un changement majeur,
07:23celui d'une élection présidentielle, et avec la possibilité,
07:25si les Français, encore une fois, nous font confiance,
07:27de revenir sur un certain nombre de dispositions
07:29et de refaire un nouveau budget quelques mois après.
07:32Donc le contexte est aussi différent,
07:33et donc les attentes, les combats seront différents,
07:36mais ils seront toujours avec la même boussole,
07:38celle de protéger les Français et d'être cohérents par rapport à ce que l'on propose et ce que
07:42l'on défend.
07:42Pour que ceux qui nous regardent, concrètement,
07:44pour que ceux qui nous regardent, ils voient un peu plus clair,
07:46qu'est-ce que vous allez exiger,
07:48qu'est-ce qui devra à tout prix figurer dans ce budget,
07:52ce budget de transition,
07:53pour que le RN ne censure pas,
07:55ce budget, une mesure concrète ?
07:59Non mais globalement, pas de hausse d'impôt,
08:02pas de hausse d'impôt,
08:03que ça soit direct ou déguisé,
08:05on parle de la désindexation des retraites,
08:07ça fait partie des sujets sur lesquels
08:09on ne pourra être en accord avec le budget,
08:11puisque les Français n'arrivent déjà plus,
08:13je vous dis, à faire leur plein,
08:14donc si on diminue encore une fois leurs ressources,
08:16ce n'est pas possible,
08:17et puis enfin des économies structurelles.
08:19Alors on n'aura pas toutes les économies structurelles,
08:21on n'aura pas toutes les hausses d'impôts,
08:23toutes les baisses d'impôts,
08:24et on n'arrivera pas forcément à bloquer toutes les hausses d'impôts,
08:27mais on essaiera de trouver un équilibre,
08:29mais dès lors qu'il n'y a pas de hausse d'impôts,
08:31qu'il y a des économies structurelles,
08:33et bien on regardera la copie,
08:34et on se posera la question de manière responsable,
08:37parce que quelques mois après,
08:38on sera en capacité de revenir éventuellement
08:40sur un certain nombre de dispositions.
08:41– Merci Thomas Ménager,
08:44et merci beaucoup à Philippe Gailloux
08:45qui a réalisé ce duplex
08:47avec les équipes de BFM TV sur place,
08:49notamment Sophie Dupont
08:50qui suit le Rassemblement National
08:51des Indexations des Retraites.
08:53Manque de bol, ça fait partie des pistes
08:56étudiées par le gouvernement,
08:57et le RN dit qu'on n'en veut pas.
08:58– Il n'y en a pas à 50,
08:59et effectivement le Premier ministre
09:01remet sur la table ce soir dans un courrier
09:03qu'il adresse à ses ministres
09:04en leur demandant d'aller discuter
09:06avec les parlementaires et les présidents de groupe,
09:09en parlant effectivement de ce sujet bien sûr,
09:12et le deuxième c'est évidemment l'abattement fiscal,
09:14les fameux 10%,
09:15voilà les deux sujets qui seront présentés
09:17et sur lesquels le Premier ministre
09:20attend un retour dans les prochaines semaines.
09:22– Sous-titrage ST' 501
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