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  • il y a 38 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00C'est ce soir sur ce plateau, on a parlé de beaucoup de candidats de prétendants à l'élection présidentielle.
00:03Il y en a un pourtant qui se prépare, il a écrit un livre récemment, il fait la tournée des
00:07médias.
00:07Aujourd'hui, il était à Frangé-en-Bresse.
00:09C'est François Hollande, ancien président, qui rêve de le redevenir.
00:13Frangé-en-Bresse, c'est amusant d'ailleurs, parce que c'est là que Arnaud Montebourg avait fait sécession
00:19et provoqué une partie de la chute de François Hollande.
00:21Voici ce qu'il dit aujourd'hui, l'ancien président.
00:23Il est fondeur.
00:24Exactement.
00:25Mais pourquoi, j'allais dire à mon âge et après tout ce parcours, puisque j'étais là déjà il y
00:31a 20 ans comme premier secrétaire,
00:34pourquoi finalement y revenir ?
00:37Parce que finalement, si je suis un ancien président, c'est parce que j'ai peut-être plus de responsabilité
00:44que d'autres
00:45pour dire à mes compatriotes ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire ou ce
00:48qu'il est possible de faire.
00:50Je suis surtout là, parce que je suis socialiste et parce que je considère que c'est nous, nous les
00:56socialistes,
00:56la gauche, le gouvernement, au-delà même du parti socialiste, qui avons la capacité pour rassembler le plus large.
01:03Peut-on revenir quand on a déjà été président ? Nicolas Domenac, vous avez 4 heures.
01:07Déjà, j'ai beaucoup apprécié votre sous-titre là, l'éléphant dans la pièce.
01:11Quand même, je tenais à le souligner parce que j'ai eu peur que quelqu'un ne le remarquera pas.
01:15Donc, bravo.
01:16Mais il fait une campagne exceptionnelle, il faut dire les choses comme elles sont.
01:20Oui, bien sûr, parce qu'il a échappé au guet-apens de la primaire socialiste,
01:26qui sont ceux qu'il déteste le plus et qui feront tout pour l'empêcher de revenir.
01:31Et il a établi, il établit, tant de le faire, un contact direct via les réseaux sociaux, via ses déplacements.
01:38On fait une vraie campagne où il a quelque chose de particulier, il est optimiste, il est sympathique, il est
01:46positif.
01:47Vous en connaissez beaucoup, qui sont des candidats qui sont positifs actuellement ?
01:51Et il est drôle.
01:52Il se droitise dans ses propositions.
01:55Non, il se sent...
01:56Vous savez que, je vais vous dire quelque chose...
01:57On retrait de 63 ans TVA Social.
01:59Oui, alors ça, c'est pas trop de la droite.
02:02Ça, ça se discute...
02:03Sauf que c'est la droite qui l'avait initiée il y a...
02:04Mais moi, je suis de droite et je ne suis absolument pas pour la TVA Social.
02:07Mais Laurent Saillet, il se droitise ou il est de droite ?
02:09Je pense qu'il a compris que le centre droit était en difficulté et qu'il y avait à prendre
02:14là aussi.
02:15Je pense que sa stratégie, je peux me tromper, je ne suis pas dans sa tête et on n'en
02:19suis pas proche,
02:19c'est de dire qu'on n'arrivera pas à gagner avec un candidat de gauche modérée et un candidat
02:25de droite modérée.
02:27Et lui, il essaie de prendre le centre droit avec lui, d'amener le centre droit avec lui.
02:31Il donne plein de signaux à la droite.
02:33Et je peux vous dire, je ne suis pas fan de François Hollande, je le redis,
02:37parce que j'ai peur qu'en sortant de plateau on envoie des messages,
02:40mais j'ai des gens de droite, des chefs d'entreprise qui me disent,
02:44moi, je ne veux plus de gens qui ont été avec Macron.
02:48Ce n'est pas ma position non plus.
02:49Et donc, à la rigueur, franchement, je préfère encore François Hollande.
02:53Quelque part, il a mené une politique économique qui n'était pas anti-entreprise.
02:56Oui, c'est sûr que François Hollande, il est ailleurs, d'une certaine façon.
02:59Ce n'est pas Michel Jobert, mais il est ailleurs.
03:02Et il n'est ni dans le bloc central classique,
03:07où ça ne marche pas, il faut le dire.
03:09Et il a un discours...
03:10Pardon, il n'est ni dans le bloc central, ni où ?
03:12Ni dans les extrêmes, évidemment.
03:14Et ce qu'il a, et à mon avis, ce que recherchent beaucoup de Français,
03:18c'est qu'il a l'expérience.
03:21Et ça, aujourd'hui, je pense que dans le paysage politique actuel,
03:27où vous avez soit des radicaux, soit des héritiers,
03:32c'est des héritiers au sens héritier de Macron,
03:36eh bien, il a cette singularité-là.
03:38Et en plus, je suis tout à fait d'accord avec Laurence,
03:40il a un discours positif, plutôt.
03:44Avec moi, ça peut marcher, parce que je sais comment faire.
03:48Jean-Claude Mailly.
03:49D'abord, il a le métier.
03:51Il a le métier, c'est quelqu'un qui est excellent en campagne.
03:53Je ne pensais pas entendre, honnêtement, autant de bien de François Hollande
03:56dans l'ensemble des débats sur lui.
03:57C'est quand même terrible, alors que...
03:59Il est très bon en campagne, d'une manière générale.
04:01Parce qu'il en a amené quelques-unes, des campagnes,
04:03jusqu'à être président de la République.
04:05Donc, il est bon, c'est un tacticien.
04:07Il peut être assez cynique pour passer des choses, etc.
04:11Donc, il est bon...
04:12Et là, il est en campagne.
04:12Bon, il n'est pas officiellement candidat.
04:14Qu'est-ce qu'il attend ?
04:15Il attend que les primaires se plantent.
04:18Et puis, si les primaires se plantent,
04:19à gauche comme à droite,
04:20qu'est-ce qu'il va déterminer au mois de décembre ?
04:22Au mois de décembre, ça va être les sondages.
04:23Qui sera en tête dans les sondages, à gauche et à droite ?
04:26Et c'est celui-là qui sera en tête,
04:27qui pourra être le candidat, a priori, pour les autres.
04:31S'ils acceptent de se retirer.
04:33C'est ça, l'enjeu.
04:34Il sera prêt, lui, à sortir ce mois-là.
04:36Et en argant du fait que...
04:37Attendez, vu le contexte international, etc.
04:40Moi, écoutez, j'ai déjà fait le job.
04:42J'étais cinq ans président.
04:43Donc, je sais ce que c'est comme responsabilité.
04:45Donc, il est malin.
04:47Il n'est pas bête.
04:48Et là, en tous les cas, il fait une belle...
04:49Par rapport à d'autres, il fait une belle campagne.
04:50Il y a une hypothèse aussi dont on ne parle pas beaucoup.
04:53C'est qu'on ne sait pas du tout
04:54qui va gagner la primaire de gauche.
04:56Je pense que M. Glucksmann est très faible politiquement.
05:00Je crois qu'il n'a pas de poids politique.
05:01Donc, ce n'est pas sûr du tout qu'il gagne.
05:03Et moi, je pense que si c'est M. Faure ou Ségolène Royal,
05:08ce n'est pas exclu qu'il sera lié à l'FI.
05:10Très rapidement.
05:11Aujourd'hui, vous avez entendu Bompard,
05:13qui a fait une ouverture aujourd'hui.
05:14Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise.
05:17Je remets les prénoms.
05:18Oui, mais vous avez raison,
05:19parce que je déteste en plus citer uniquement le nom.
05:21Qui a fait une ouverture à la France Insoumise
05:24pendant son intervention en disant
05:27« J'espère qu'on va se retrouver comme il n'y a pas longtemps. »
05:29Manuel Bompard.
05:31Donc, Ségolène Royal dit clairement qu'elle voudra l'union de la gauche.
05:34M. Faure, je ne fais aucune confiance sur le sujet.
05:37Et M. Glucksmann, je pense qu'il est tellement faible
05:40qu'en fait, il est capable de se rallier à Mélenchon.
05:43Le seul qui n'irait pas, c'est Jérôme Gage.
05:45Parce que lui, il a déjà trouvé.
05:47Pardon, c'est du pipeau total.
05:49Alors là, vraiment, il a des convictions quand même.
05:51Pour s'en sortir, prenons le pari.
05:54Je n'en suis pas sûre.
05:55Le problème, c'est que Glucksmann risque d'avoir du mal quand même.
05:58Est-ce qu'à la fin, tout le monde se rangera derrière Jean-Luc Mélenchon à gauche ?
06:01Non, mais ce n'est pas vrai.
06:02Il y a une ligne de fracture qui est établie maintenant.
06:05Elle se fait sur des choses essentielles pour une partie de la gauche.
06:08Je suis désolé, notamment l'antisémitisme.
06:10Et là-dessus, Glucksmann ne bougera pas.
06:15Il l'a dit, il l'a fait.
06:16Il ne pourrait pas s'en se renier complètement.
06:19Mais pour finir avec François Hollande,
06:20parce que je suis allé voir un peu sur le terrain comment il fait,
06:23il a quand même cette capacité qui manque à beaucoup de candidats,
06:28je veux dire, d'être présent aux gens,
06:31je veux dire, de les regarder dans les yeux, de les toucher.
06:34C'est un côté, je veux dire, qui est fort, pardon.
06:38Arrête là, mais c'est important, quoi.
06:41Vous parlez d'images et de côté chiracien.
06:43Je voulais montrer une des images.
06:44Je ne sais pas si elle est politique de cette journée.
06:47Ça concerne Édouard Philippe, qui est aujourd'hui du côté de Metz.
06:51Vous savez, il y a quelques jours, on l'a vu en train de préparer des frites
06:53avec son ami Gérald Darmanin.
06:55Vous sauriez reconnaître ce qu'il est en train de faire, là ?
06:57On est dans l'Est de la France.
06:59Une flamencuche.
06:59Bravo, la tarte flambée alsacienne.
07:01Moi, je suis Lorraine.
07:01Alors, attention.
07:03Comment on prononce ?
07:03Je pense que je l'ai fait...
07:06Il y a Alsacien et Lorrain,
07:08donc je ne voudrais pas me mettre les gens à dos.
07:11Mais vous savez, j'ai vu cette image.
07:13Et en fait, je trouve que c'est normal, les campagnes.
07:16Mais je crois qu'en frotte, les gens ont tellement marre
07:18qu'on a envie de tout sauf ça, en fait.
07:20Moi, j'ai envie de voir des gens derrière des bureaux
07:22qui bossent, qui expliquent, qui mouillent la chemise.
07:25Là, les Français sont tellement en difficulté
07:27que toutes ces images de com',
07:29les mille bars, les machins et tout ça...
07:31Gabriel Attal et Sabière.
07:32Tout le monde.
07:32Je mets tout le monde en main.
07:33Je trouve que ça donne une image de désintérêt
07:36par rapport à une souffrance aujourd'hui
07:37du pays profond.
07:39Les deux qui ne font pas ça,
07:41c'est Mélenchon et Le Pen.
07:44Ils ne s'amusent pas à faire les guignols
07:47en faisant semblant.
07:48En gros, c'est ça.
07:49Et je suis tout à fait d'accord avec vous.
07:52Laurence, je pense que c'est plus du tout
07:55dans l'air du temps.
07:56En fait, c'est pas le moment sur la com'.
07:57Les Français veulent du pouvoir d'achat.
07:59Ils veulent autre chose.
08:00Et quand la com' supplante le politique,
08:02on voit qu'on en arrive.
08:03C'est la com' qui prime sur le politique.
08:05Et ça, c'est quand même un problème.
08:07Là, les Français, la seule chose qu'ils attendent,
08:09c'est qu'on leur donne des solutions
08:10pour le pouvoir d'achat.
08:11Il ne faut leur parler que de ça.
08:13C'est trop difficile.
08:14C'est trop difficile.
08:15Nicolas Demac, est-ce que ça compte au bout d'une campagne ?
08:18On se souvient du rôle des guignols de l'info,
08:20le Chirac sympa.
08:21Manger des pommes, on a beaucoup n'ont retenu que de ça.
08:24On a changé des guignols, etc.
08:25Est-ce que ça compte au final ?
08:27On voit aujourd'hui la guerre des images
08:29entre Edouard Philippe et Gabriel Attal.
08:31La bière d'un côté, la flamme cuche de l'autre.
08:34Est-ce qu'au final, on vote aussi pour quelqu'un
08:36qu'on trouve proche de soi ?
08:37Bien sûr.
08:38Bien sûr, c'est une façon de...
08:39Le président normal.
08:41Il faut qu'on sache, pour savoir où il veut entraîner le pays,
08:44il faut qu'on sache d'où il vienne.
08:46De quelle terre il est, de quelle fraternité populaire il est.
08:51C'est ce qu'il cherche à rétablir,
08:53parce qu'il est passé à côté jusqu'ici.
08:55Il a fait une campagne beaucoup trop techno, Edouard Philippe.
08:58Il tente un rattrapage qui, effectivement, peut paraître artificiel.
09:03Donc, est-ce que, simplement, il faudra qu'il multiplie des gestes comme ça
09:06et qu'il change...
09:07Nicolas, qu'est-ce qui vous a frappé depuis le début de la campagne électorale
09:10comme image forte ?
09:12Moi, j'en ai qu'une.
09:13Laquelle ?
09:14C'est Jean-Luc Mélenchon qui fait son discours, son premier discours,
09:18devant la basilique Saint-Denis.
09:20Ça, ça marque.
09:21Vous voyez ?
09:21Pas la flamme cuche.
09:24Moins la flamme cuche.
09:25Lundi, plus personne n'en parle.
09:26Vous êtes Lorrain aussi ?
09:27Pas du tout.
09:28Ah bon.
09:28Je prononce bien, c'est pour ça.
09:30Edouard Philippe, vous savez peut-être d'ailleurs qu'il est sous le feu des critiques également,
09:35accusé par ses adversaires de vouloir s'accorder des congés s'il arrive à l'Élysée.
09:40Voici d'abord précisément ce qu'il a dit dans un podcast cette semaine.
09:45Moi, j'adorerais un système dans lequel le président est élu en mai
09:47et il prend ses fonctions en septembre.
09:50Et entre mai et septembre, il a le temps, un, de se reposer,
09:54de décompresser après une élection présidentielle
09:56qui est hyper usante, hyper fatigante.
09:58Je ne dis pas qu'il doit prendre trois mois de vacances,
10:00mais franchement, une semaine, ça ne fait pas de mal.
10:03Deux semaines, ça ne fait pas de mal avant de repartir.
10:05Il aurait le temps de consulter beaucoup plus lentement
10:08et dans les conditions où on sait que c'est lui qui va devenir
10:10les partenaires sociaux, les chefs d'État étrangers, plein de gens.
10:15Se reposer, décompresser, composer son équipe.
10:18Deux réactions.
10:19Orène, tout d'abord du côté de Sébastien Chenu, le vice-président du parti.
10:23Voici ce qu'il écrit sur ses réseaux sociaux.
10:25Édouard Chenu, Édouard Leflémar se repose après son élection.
10:29Du côté de la France insoumise, Adrien Clouet,
10:32la paresse au pouvoir, partez en congé sans solde.
10:36Laissez-nous tranquille, monsieur.
10:38Est-ce qu'il a commis une erreur ?
10:40Alors, autant la récupération est un peu abusive, me semble-t-il.
10:43Monsieur Chenu, je pense que ça l'arrange un peu
10:45de ne pas reparler de l'erreur de son candidat samedi dernier
10:47au Royaume-Uni avec un accord.
10:49Alors, c'est bien plus grave quand même d'avoir fait ce qu'a fait Jordan Bardella.
10:54Mais je pense que ce qu'a dit Édouard Philippe, même si c'est inentendable,
11:00c'est inentendable, vous ne pouvez pas dire que vous êtes fatigué,
11:02que vous avez besoin de récupérer, etc.
11:03Non, je suis désolée.
11:05Enfin, je veux dire, les gens, ils galèrent.
11:07C'est un peu surinterprété, parce qu'on voit très bien ce qu'il veut dire.
11:10D'accord, mais il n'y a pas de...
11:12Il n'y a pas de...
11:12On ne voit très bien ce qu'il veut dire.
11:13Je suis désolée.
11:14Quand vous êtes là, vous travaillez beaucoup.
11:16Il y a beaucoup de Français qui travaillent beaucoup.
11:18Vous êtes fatigué, vous vous occupez de vos enfants.
11:21Il y a des femmes, le matin, elles s'occupent de leurs enfants.
11:24Elles partent à l'usine.
11:25Le soir, elles font les courses.
11:26Elles repassent le linge.
11:28Elles se couchent à minuit.
11:29Mais ce n'est pas ce qu'il voulait dire.
11:29Il voulait dire, le problème, c'est qu'on est rattrapé.
11:31Il y a des gens qui n'ont pas eu de vacances.
11:33Et je ne suis pas populiste en le disant.
11:34Il y a des gens qui n'ont pas eu de vacances, qui ne se reposent pas.
11:36Il y a des gens qui ne se reposent jamais, en fait,
11:38parce qu'ils ont besoin de bosser pour survivre.
11:40Donc, entendre les politiques dire, oui, c'est un peu dur, ce n'est pas...
11:43Non, mais là, il prête le flanc à la critique,
11:45parce que ce n'est pas ce qu'il a voulu dire.
11:46Il a voulu dire, ça serait bien qu'on ait plus de temps pour se préparer.
11:50C'est ce qu'il dit, à des propos tronqués, regarder l'actualité.
11:53C'est exactement ce qui se passe à l'américaine.
11:54Aux États-Unis, c'est comme ça,
11:55puisque l'élection a lieu le 1er novembre,
11:58le 1er mardi de novembre.
12:01Et la réception est un peu plus tôt.
12:03Mais il veut dire qu'on aurait le temps de réfléchir à ce qu'on fait et tout.
12:07– Mais le problème, c'est que c'est inaudible, ça.
12:09– Jean-Claude Malie, je voudrais avoir l'avis de Jean-Claude Malie,
12:11parce qu'un candidat à l'élection qui prône un petit droit au repos,
12:16il dit qu'il faudrait peut-être pouvoir se reposer,
12:17ne serait-ce que pour avoir les idées un peu plus claires,
12:19est-ce que ça vous semble, au nom de la lutte pour les droits des travailleurs,
12:22un combat juste ?
12:23– Non, ce n'est pas ça.
12:23Mais d'abord, quand il est élu, il ne prend pas le boulot le lendemain.
12:26Il y a une période entre son élection et le passage de pouvoir.
12:30– Il y a 5-6 jours.
12:31– Oui, il y a 5-6 jours.
12:32Il y en a qui font sur Ayotte, il y en a qui…
12:34– C'est vrai, il veut aller au moins tôt, il s'est retrouvé sur Ayotte.
12:38– Donc, non, c'est peut-être maladroit la façon de faire,
12:40mais il pose un autre problème, en fait.
12:42Est-ce que lui préférait un système dans lequel la période soit plus longue,
12:46ce qui permet de peut-être mieux réfléchir,
12:48parce que comme vous êtes en campagne,
12:49ils ne peuvent pas travailler énormément.
12:51D'abord, les programmes, on les attend,
12:53mais ils ne peuvent pas travailler énormément sur les programmes.
12:55Ils sont en déplacement permanent, ils sont sur les médias, etc.
12:57Qu'ils puissent se poser pour préparer la suite
12:59et dire avec qui il veut bosser, etc.
13:03– C'est vrai que ça montre quand même
13:06qu'il n'est pas complètement encore candidat, si j'ose dire.
13:10Il est encore à côté, je veux dire, il regarde, il commente.
13:13On n'attend pas de quelqu'un qui postule à ce poste suprême,
13:17qui commence, comme d'ailleurs n'importe quel travailleur,
13:20qui commence par dire,
13:20j'aimerais bien me reposer une fois que je l'aurais eu.
13:22Ce n'est pas possible,
13:23ce n'est pas possible de dire quelque chose maintenant.
13:25J'aimerais bien savoir ce que disait Laurence Saillet,
13:27ou bien Yves Tréhard, quand Nicolas Sarkozy est parti sur un yacht,
13:31dire qu'après avoir été le président…
13:33– Alors là, j'ai trouvé ça tout à fait incroyable.
13:36– D'avoir promis d'aller au Mont-Atos.
13:40– Exactement.
13:41– Il avait effectivement le temps entre son élection,
13:46parce qu'il y a toujours une latence de ces huit jours,
13:49c'était tout à fait honorable d'aller au Mont-Atos,
13:51justement, pour prendre du recul.
13:53– Les démarrages de mandat, c'est très important, en symbole.
13:59Et rappelez-vous, je vais vous renvoyer la balle,
14:01que pensiez-vous ?
14:02Je ne dis pas que vous êtes de gauche,
14:03mais enfin, on peut peut-être l'imaginer.
14:05François Hollande, qui a été raillé aussi,
14:08parce que, pareil, il est parti en vacances,
14:10avec Madame sur le marché, et tout ça.
14:12Rappelez-vous, il a aussi démiré en cause.
14:14– C'était un vrai dans son.
14:15– Non, mais attendez, il avait dit aussi,
14:17maintenant on se repose, on décompresse.
14:19– Ah oui, la première été.
14:21– Vous savez, les militaires, les forces de l'ordre,
14:24et tous ces gens-là qui se servent le pays,
14:27ils n'ont pas cet état d'esprit de se dire
14:30quand il faut y aller, on y va.
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