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  • il y a 45 minutes
Bruno Retailleau, candidat "Les Républicains" à l'élection présidentielle était l'invité de BFMTV en parallèle de son meeting à Nogent-sur-Marne ce samedi 12 septembre.

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Transcription
00:00Non, c'est pas plus que vous, pas plus que personne.
00:02Ce que je sais, c'est qu'il y a une colère en France,
00:06que la France est à bout de souffle et que les Français sont à bout de nerfs.
00:11Mais comment ne le serait-il pas ? Plus rien ne fonctionne.
00:13On n'a jamais autant payé d'impôts, on n'a jamais autant dépensé d'argent public,
00:18et plus rien ne fonctionne.
00:20Regardez le classement PISA, regardez cette chute de niveau, c'est incroyable.
00:24C'est l'avenir de nos enfants qu'on est en train de massacrer.
00:28Regardez l'hôpital, les urgences, heureusement, il y a le personnel soignant
00:31qui tient à bout de bras, justement, ce grand service public.
00:35Regardez la justice et le pouvoir d'achat qui est en train de s'écrouler,
00:39puisque sur les deux dernières années, c'est l'INSEE, un organe officiel,
00:43qui nous l'a dit, il y a une chute du pouvoir d'achat, du niveau de vie,
00:47ces deux dernières années.
00:48Mais du coup, vous leur dites quoi, Bruno Retailleux, à ces Français précisément,
00:52qui veulent contester contre ces prix de l'essence,
00:55qui attendent une réaction du gouvernement ?
00:56Vous leur dites, allez dans la rue, allez sur les ronds-points.
00:59Est-ce qu'on peut même imaginer Bruno Retailleux sur les ronds-points ?
01:02Ce n'est pas le problème.
01:03Ce qu'on attend d'un homme ou d'une femme politique,
01:05ce n'est pas sa présence sur les ronds-points.
01:07C'est qu'ils aient du courage, dire la vérité d'abord.
01:12Et moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français,
01:14c'est que je veux leur rendre leur dignité.
01:16Parce qu'au fond de cette colère, il y a un sentiment,
01:19un sentiment d'avoir été méprisé.
01:21Et c'est vrai que lorsque le travail ne paie plus,
01:24c'est une question de dignité.
01:26Lorsque l'assistanat est encouragé.
01:28En France, il faut donner beaucoup plus à ceux qui le méritent
01:31et moins à ceux qui profitent.
01:32Et c'est le cœur d'ailleurs de mon projet.
01:34C'est ce que je veux porter.
01:35De même que, regardez, le peuple français est méprisé
01:38parce qu'on ne l'entend plus.
01:40Sa voix ne pèse plus.
01:42Moi, je veux leur rendre la parole.
01:43Par le référendum, je veux assumer une rupture fondamentale
01:47pour que le peuple, enfin, puisse avoir la parole,
01:51puisse décider par le référendum de grandes questions
01:54auxquelles il est attaché.
01:55Et ça, ce sera le cœur vraiment de mon projet présidentiel.
01:59De votre programme.
02:00Mais vous diriez finalement,
02:02et là je m'adresse aussi à l'ancien ministre de l'Intérieur,
02:05que tous les ingrédients sont réunis aujourd'hui,
02:09que l'exaspération des Français est telle,
02:10qu'on pourrait même s'attendre à une contestation
02:14susceptible de basculer dans la violence.
02:16parce que ce qu'observe aussi le renseignement territorial
02:18sur les réseaux sociaux,
02:19c'est qu'il y a des appels plus radicaux
02:21à, par exemple, bloquer les stations-service,
02:24à s'en prendre à l'Elysée.
02:25Est-ce qu'il faut le redouter ?
02:27Est-ce que tout est réuni pour cela aujourd'hui, selon vous ?
02:29Ce que j'observe en tout cas, avec un certain recul,
02:33c'est que ce qui a déclenché les Gilets jaunes,
02:35ce n'est pas seulement le prix de l'essence ou du gazole.
02:38Mais souvenez-vous, lorsque le mouvement s'est déclenché,
02:42l'essence était beaucoup moins chère que ce qu'elle est aujourd'hui.
02:44La situation est pire aujourd'hui.
02:45Le gazole aussi, et la situation est pire.
02:48Donc, moi, je n'encourage certainement pas la violence.
02:51Je pense qu'il faut que l'ordre public craigne.
02:54Simplement, ce que je veux dire à nos compatriotes
02:56qui sont exaspérés,
02:58c'est un, je comprends leur colère,
02:59mais le moment, justement, de la grande explication,
03:02elle vient.
03:03Il faut être un peu patient, c'est dans huit mois.
03:06Et là, il faudra renverser la table.
03:08Et moi, je veux proposer précisément un projet de rupture.
03:11Vous entendez leur colère ?
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