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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00Rentrée politique très riche ce samedi. Marine Le Pen au Touquet, Bruno Retailleau à Nogent-sur-Marne et Jean-Luc
00:05Mélenchon à la fête de l'UMA.
00:07Vous avez pu suivre une partie de son discours, un discours axé sur le pouvoir d'achat.
00:13Il propose de décréter l'état d'urgence sociale. On écoute Jean-Luc Mélenchon.
00:18Nous voulons véritablement et décidément la transformation de fond en comble du système de la société.
00:27Une autre agriculture, une autre industrie, une autre répartition de la richesse.
00:35Nous voulons la révolution citoyenne, c'est-à-dire le contrôle populaire sur toutes les affaires qui le concernent directement.
00:44Voilà un discours de rupture prônée par Jean-Luc Mélenchon.
00:48La révolution citoyenne, dit-il, Victor Hérault, avec un objectif derrière, se présidentialiser malgré tout.
00:55C'est d'une part se présidentialiser, d'autre part s'écarter du groupe.
01:00C'est de dire aussi, je suis le seul à avoir un programme qui renverse vraiment la table.
01:04Jean-Luc Mélenchon, si vous voulez, il désigne un système qui serait pourri de l'intérieur et qui s'effondrerait
01:09sur lui-même.
01:09Il dit, pour que les choses aillent mieux et pour qu'il y ait l'avènement le grand soir, il
01:13faudrait changer de fond en comble, il le dit, le système.
01:16Il faudrait une révolution citoyenne.
01:17C'est aussi une façon de dire, mes adversaires, les autres candidats, du Parti Socialiste jusqu'à Marine Le Pen,
01:24en passant par absolument toutes les couleurs politiques, sont dans ce système-là.
01:27Eux ne veulent pas renverser la table.
01:29Eux ne veulent pas l'avènement de cette révolution citoyenne, cette révolution populaire.
01:34Donc, il se place en radical à gauche, mais aussi en radical, c'est-à-dire en changement total de
01:39société.
01:40Et c'est là où on y venait tout à l'heure.
01:43La pédagogie dont il fait preuve ensuite pendant de longues minutes pour expliquer point par point comment va se dérouler
01:48son programme économique,
01:49quels seront les effets de sa politique et pas simplement énumérer des mesures,
01:52c'est parce que précisément, il dit, je vais tout casser, mais il en sortira quelque chose de bien.
01:56C'est la destruction créatrice, quelque part, on pourrait dire, en économie.
01:59Voilà, c'est de dire, je vais casser le système parce que le système est pourri.
02:02Mais vous inquiétez pas, ça va être un grand moment pour les citoyens.
02:06Donc, mon programme est radical, mais ce n'est pas lui qui va faire tomber le système.
02:09C'est le système qui s'effondre quoi qu'il arrive, et moi, je viens pour en placer un autre.
02:12Et c'est quoi, d'ailleurs, l'état d'urgence sociale ?
02:15Non, ça, c'est le talent de la gauche d'inventer des mots qui ne veulent rien dire.
02:18Si, ça veut dire qu'on prend des mesures exceptionnelles dans le domaine social, et très rapidement.
02:23Alors, est-ce que ça veut dire qu'on prend des mesures non constitutionnelles, ou qu'on contourne le Parlement
02:28?
02:28Ça, je ne sais pas.
02:29Mais là où c'est pertinent, c'est vrai que...
02:31Parce que moi, je suis un militant de gauche, je suis au Parti Socialiste, et j'ai entendu ce discours
02:35-là.
02:35Et il y a quelque chose que je trouve pertinent.
02:36Et quand il parle de l'état d'urgence, quand il y a des libertés, ou quand il y a
02:39des troubles dans l'ordre public, on met l'état d'urgence.
02:41Mais c'est vrai qu'il y a un état d'urgence sociale, et ce n'est pas que la
02:44gauche qui l'a utilisé, on a utilisé ce terme.
02:46Concernant le Covid, on a utilisé ce terme quand il y avait de fortes inégalités.
02:49Parce que quel est le bilan du macronisme en disant, c'est plus de 1000 milliards de dettes, c'est
02:53un record de dividendes dans le CAC 40.
02:55Où sont les SDF dont parlait Emmanuel Macron ?
02:57Il disait, je ne veux plus voir un seul SDF dans les rues.
03:00Ça a doublé le nombre de SDF.
03:01Donc les gens ne sont pas fous, ils voient ce qui se passe autour d'eux.
03:04Donc je comprends qu'il y a, bien sûr qu'il y a un état d'urgence sociale, le taux
03:06de pauvreté a augmenté depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République.
03:09Il y a plus de pauvres qu'avant, il y a plus de très riches qu'avant.
03:11Le milieu, la classe moyenne, ne se retrouve plus dans ça.
03:13Donc ce discours de Jean-Luc Mélenchon, il vous parle à vous aussi au PS ?
03:17Mais moi, je suis un homme de gauche.
03:18Je pense que Jean-Luc Mélenchon n'est pas en capacité de gagner cette élection présidentielle.
03:22Mais je dis juste à mes camarades, il ne faut pas taper tout le temps.
03:26Pourtant, il est devant vous à gauche.
03:27Oui, mais enfin, il y a 8 mois d'élection présidentielle, il y aura peut-être d'autres candidats.
03:30Ah, il y aura peut-être d'autres candidats.
03:31On évoquera la piste François Hollande à la fête de la Rose.
03:36Il a axé, Jean-Luc Mélenchon, son discours sur le pouvoir d'achat, la baisse du pouvoir d'achat,
03:39sur la hausse de la pauvreté en France, alors qu'il y a une colère qui gronde et qui couvre.
03:44Maxime Rangstetter, vous êtes avec nous du service Police-Justice.
03:48On voulait faire un point puisqu'il est question.
03:49Il y a plusieurs dates qui circulent.
03:50On parlait du 17 octobre jusqu'à présent.
03:52Il y a une autre date qui s'est ajoutée.
03:53On parle du 12 septembre, des appels à se rassembler qui sont pris au sérieux par les autorités.
04:00Pris au sérieux, en tout cas, ils sont observés par les policiers du renseignement territorial.
04:03Vous allez me dire, c'est normal, c'est leur travail.
04:06Mais on a pu avoir accès un petit peu à ce qu'ils dénotent.
04:10Les policiers, très simplement, qu'est-ce qu'ils font ?
04:11Eh bien, ils font comme nous, ils regardent tous les réseaux sociaux.
04:14Et dans des notes auxquelles on a pu avoir accès, on voit que les policiers notent
04:20que les échanges autour de ces rassemblements, visiblement, s'intensifient ces dernières heures,
04:25ces derniers jours, qu'il y a différents groupes qui se créent.
04:28Et vous l'avez dit, des dates qui sont annoncées.
04:31Alors là, il y a ce samedi, il y a aussi samedi prochain.
04:34De manière un peu simple, il y a tous les samedis où il y a des rassemblements annoncés.
04:37Alors après, les policiers vont un peu plus dans le détail.
04:41Quelles sont les revendications ?
04:44On les connaît, c'est la vie chère, le prix de l'essence, c'est un peu les mêmes revendications.
04:48Chacun y va un peu avec les siennes.
04:51La question, c'est qui est derrière ça ?
04:52Là, c'est un petit peu plus complexe.
04:54Il y a d'anciens gilets jaunes qui annoncent leur retour,
04:56mais pas que, disent les policiers du renseignement.
04:59Et la question qu'on se pose surtout, c'est quelle va être la mobilisation ?
05:03Là, c'est en demi-teinte.
05:05Les policiers notent qu'à la fois, il y a un certain enthousiasme dans les commentaires
05:08de certains qui veulent relancer cette mobilisation.
05:12Et il y en a aussi beaucoup qui sont résignés et qui n'ont pas envie,
05:14dont des anciens gilets jaunes,
05:16qui, pour plusieurs raisons, ils évoquent la peur des manifestations violentes,
05:20soit des CRS, soit des Black Blocs,
05:22la peur d'être récupérés politiquement.
05:24On me citait des commentaires où il y en a qui disent
05:27« Moi, je refuse de défiler à côté de LFI, leur drapeau palestinien. »
05:30D'autres qui disent « De toute façon, les gilets jaunes, c'est récupéré par l'ERN. »
05:33Il y a le coût d'une mobilisation.
05:35Beaucoup disent « Je n'ai pas les moyens, comme ça, de venir à Paris pour manifester. »
05:38Et le dernier motif, qui n'est pas des moindres,
05:40qui démobilise, selon les policiers, c'est l'élection présidentielle.
05:43C'est l'élection présidentielle.
05:44À quoi bon essayer de tout renverser,
05:47alors qu'a priori, c'est même sûr,
05:49il y aura un nouveau président dans quelques mois ?
05:51Le plus, ce n'est pas à quoi bon.
05:55Ça n'a aucun intérêt de faire ça.
05:57Il y a une élection.
05:58Oui, c'est exactement le propos de Maxime.
06:01En plus, ça met en lumière une chose,
06:04c'est le côté totalement flou
06:05de cette mobilisation des gilets jaunes.
06:07On ne sait jamais ce qu'ils veulent.
06:08Il y a quelque chose d'important.
06:10Ils veulent de l'argent, mais ils sont incapables de dire
06:14« Il faut voter pour un tel,
06:15qui a des bonnes revendications,
06:16ou je présente telle revendication,
06:19si un homme politique la reprend à son compte,
06:21je voterai bien. »
06:22Ils sont incapables de faire ça.
06:23Le renseignement note aussi une généralité
06:25qu'un refus des partis politiques en général.
06:29Beaucoup, il y a par exemple des groupes télégrammes
06:31qui sont cités, il y en a un avec quelques 800 abonnés
06:33qui organisent un mouvement prochain,
06:36qui dit « Voilà, on est un mouvement purement citoyen,
06:38on refuse absolument de se faire récupérer. »
06:40Il y a un dénominateur commun qui existait déjà un petit peu
06:42au début des gilets jaunes.
06:43C'est qu'ils refusent la politique, les partis politiques
06:46et tous leurs représentants.
06:47Donc il y a une certaine logique de se dire.
06:49Alors attendez, attendez, il y en a un qui appelle justement
06:52à manifester autour des ronds-points,
06:55autour de tous les lieux de pouvoir,
06:56devant Matignon, devant l'Elysée,
06:58les sous-préfectures, les préfectures.
06:59C'est Fabien Roussel, écoutez-le.
07:01Fabien Roussel qui appelle, lui, à se rallier
07:03à ses appels à manifester.
07:06Il y a besoin d'un mouvement populaire
07:09qui fasse pression sur le gouvernement,
07:12sur M. Lecornu, sur le président de la République,
07:15sur M. Pouyanné.
07:17Moi, candidat à l'élection présidentielle,
07:19je serai toujours du côté du peuple,
07:22toujours du côté de ceux qui se battent
07:23pour défendre leur outil de travail, leur salaire.
07:26Je serai toujours du côté de ceux
07:28qui défendent leur dignité,
07:30de pouvoir nourrir leurs enfants,
07:32de pouvoir payer leurs factures dignement.
07:35Yann Brossat est avec nous en direct
07:37de la fête de l'Humanité,
07:38sénateur PCF de Paris.
07:42Bonjour, merci d'être avec nous ce samedi.
07:45Il faut donc absolument...
07:47Avec plaisir.
07:48Il faut donc absolument répondre à ces appels,
07:51à se mobiliser.
07:53On l'évoquait à l'instant, à quoi bon ?
07:54On est à un an de la présidentielle.
07:56Pourquoi devoir se mobiliser sur les ronds-points à nouveau,
08:01devant les lieux de pouvoir ?
08:04Mais tout simplement parce que la situation
08:06que vivent des millions de Français,
08:08des travailleurs qui sont obligés d'utiliser leur voiture
08:10pour aller sur leur lieu de travail,
08:11elle est insupportable et ils ne peuvent pas attendre
08:14l'issue de l'élection présidentielle.
08:16Cette situation, elle est dégoûtante.
08:18Quand vous voyez M. Pouyanné,
08:20qui gagne 1 million d'euros par mois,
08:23dont le groupe a recueilli au premier semestre 2026,
08:2711 milliards d'euros,
08:29soit une augmentation de 72% de ses bénéfices.
08:32Quand vous voyez ça,
08:33et que vous voyez dans le même temps
08:35des Français qui sont littéralement pris à la gorge
08:37par l'envolée du prix des carburants,
08:39c'est dégoûtant.
08:40Et donc à un moment donné,
08:41il faut bien que la colère s'exprime
08:43pour tordre le bras du gouvernement
08:44et pour que le gouvernement
08:45prenne ses responsabilités sur ce sujet.
08:48Aujourd'hui, il ne fait strictement rien
08:49et il laisse les Français crever la bouche ouverte.
08:53Le gouvernement qui distribue des aides ciblées,
08:56des chèques énergie,
08:57qui dit qu'ils referont un point dès le mois d'octobre,
09:00mais qu'il n'y a plus de gras.
09:01C'est pour reprendre les termes du ministre de l'économie.
09:05Il n'y a plus d'argent.
09:07En tout cas, quand on regarde le groupe total,
09:1011 milliards d'euros de bénéfices,
09:12le moins qu'on puisse dire,
09:13c'est que du gras, il y en a,
09:15et il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup.
09:17Et donc, en l'occurrence,
09:18le gouvernement serait bien inspiré
09:20de regarder du côté des super profits de Total
09:22pour financer une baisse de la TVA,
09:25par exemple, sur les carburants.
09:27Ça, ce serait une mesure de justice sociale.
09:29Je sais bien que c'est une langue étrangère
09:30pour le gouvernement,
09:31mais en l'occurrence,
09:32ce serait plus que jamais nécessaire
09:34pour permettre aux Français de vivre.
09:36Les Français, aujourd'hui, n'en peuvent plus.
09:38Ils doivent pouvoir vivre.
09:39Et ça suppose qu'on ait des carburants
09:40à un niveau inférieur à ce qu'ils sont aujourd'hui.
09:43Oui.
09:44Laurent Joffrin a une question pour vous sur le plateau.
09:47Il a raison sur un point, Brossat,
09:48parce que le Total dit
09:50« on va plafonner les prix ».
09:52J'ai regardé,
09:52ça leur coûte quelques centaines de millions d'euros.
09:55C'est toujours ça de prix.
09:56Mais comme dit Brossat,
09:57ils font des profits de plusieurs milliards.
10:00Donc l'effort pourrait être quand même plus important.
10:03C'est la question des super profits.
10:04Et dès qu'on leur dit
10:05« on va vous taxer »,
10:06alors là, c'est le suicide par le feu, etc.
10:10Mais l'argent, il est là.
10:12Et en plus, c'est de l'argent qui est gagné.
10:14Je ne dis pas sans rien faire,
10:15mais c'est une aubaine.
10:17C'est parce que le prix du pétrole mondial augmente.
10:20Donc Total, en faisant la même chose,
10:21gagne 11 milliards de plus.
10:23Bon, on pourrait leur en prendre un bout.
10:24Donc taxer les super profits.
10:26D'un mot, Yann Brossat,
10:27vous êtes à la fête de l'Huma,
10:28vous avez entendu le discours de Jean-Luc Mélenchon,
10:31le vrai candidat de la gauche radicale.
10:33C'est lui, non ?
10:34Vous vous ressemblez, rassemblez sur ces points-là, justement.
10:40Vous savez, nous, nous avons pris un parti avec Fabien Roussel
10:42qui est de ne pas polémiquer avec les autres candidats de gauche.
10:45En tout cas, ce que je sais,
10:46c'est qu'il n'y a qu'un candidat
10:47qui, en l'occurrence, propose la baisse des taxes sur le carburant.
10:50C'est Fabien Roussel.
10:51Il l'a dit et il l'exprimera d'ailleurs dans les jours qui viennent.
10:55On a besoin de baisser les taxes sur le carburant.
10:57Je rappelle que 70% du prix du carburant
11:01que vous payez, ce sont des taxes qui sont prélevées par l'État.
11:03Ce sont des taxes qui sont particulièrement injustes
11:05parce qu'elles pèsent sur tout le monde
11:06de la même manière, quels que soient ses revenus.
11:08Quand on est de gauche,
11:09on propose la baisse des taxes sur les carburants.
11:12C'est fondamental si on veut que les Français
11:14puissent sortir la tête de l'eau.
11:16Merci beaucoup, Yann Brossat.
11:17Et merci à Adrien Lourblanchet qui a assuré le duplex.
11:21Merci à Adrien Lourblanchet.
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