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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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00:00Bienvenue dans 100% Actu Week-end avec, bonjour, Bernard Cohen-Adal, bonjour, président du cercle de réflexion,
00:08Étienne Marcel, Jonathan Sixou est avec le journaliste Mathieu Hock, secrétaire général de Millénaire.
00:12Mais si on va parler d'essence, on va parler de carburant qui monte, qui monte, qui va continuer à
00:18monter.
00:18Ce qui se passe dans le détroit de Babel-Mondel va faire monter le prix du carburant.
00:24Donc on est parfois à 2,50, on va sans doute arriver à 3 euros à la pompe.
00:29Voilà, il faut être prévenu, il faut que les Français le sachent.
00:31On va en parler dans un instant, juste après le journal de Sandra Thiambo.
00:35À la une de l'actualité en bref et en image, un acte malveillant pourrait être à l'origine du
00:41déraillement hier soir d'un TER à proximité de Rouen
00:44qui a fait 44 blessés, dont une jeune femme évacuée en urgence absolue.
00:48Cette piste est privilégiée après la découverte d'un morceau de rail sur la voie où l'accident a eu
00:53lieu.
00:53Par ailleurs, le conducteur du train était testé négatif à l'alcool et aux stupéfiants.
00:58Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur un site internet qui cède de plateformes d'annonces pour escortes
01:03et prostituées.
01:04Certaines pourraient être mineures, selon la procureure Laure Beko.
01:07Ce site est chapeauté par un citoyen suisse exilé à Dubaï et déjà condamné en 2011 pour proxénétisme aggravé.
01:15Mais les autorités suisses ont refusé d'exécuter le mandat d'arrêt international au regard du droit Helvet.
01:20Donald Trump est arrivé en Irlande ce samedi pour une visite de deux jours consacrée surtout au Golfe
01:25avec un bref interlude diplomatique et de rendez-vous avec la présidente et le Premier ministre irlandais.
01:31L'entretien avec ce dernier pourrait porter sur les questions d'énergie, mais aussi sur le Moyen-Orient, le commerce
01:37ou encore l'Ukraine.
01:39Volodymyr Zelensky justement est prêt à rencontrer Vladimir Poutine.
01:42Il a déclaré ce samedi « Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions »
01:47alors que les efforts pour mettre fin au conflit entre l'Ukraine et la Russie s'intensifient.
01:51Selon le président ukrainien, cette réunion pourrait avoir lieu lors du sommet du G20 à Miami en décembre,
01:56si les deux dirigeants sont invités.
01:58Et puis ces images de la station métro et RER de la défense rebaptisée Céline
02:03à l'occasion du coup d'envoi d'une série de 16 concerts de la star québécoise dès ce soir
02:08à la Plénitude Arena.
02:09Des affiches en référence à la chanteuse ont été placardées un peu partout dans la station
02:13où passera la majorité des fans vers la salle de concert.
02:17Merci Sandra.
02:18En fait c'est tout Paris, c'est peut-être toute l'île de France, peut-être toute la France
02:22qui devrait être rebaptisée Céline.
02:24On estime qu'elle va rapporter plus d'un milliard, 0,02 points de PIB.
02:29C'est extraordinaire quand même, 0,02.
02:31Il faut un truc un peu positif en ce moment parce que c'est compliqué.
02:35Alors je vous le disais, alerte rouge, alerte rouge sur les carburants, alerte rouge et certitude que ça ne va
02:39pas baisser.
02:40Le prix du gasoil dépasse dans certaines stations les 2,60 euros.
02:45Le prix du gasoil, le sans-plomb, dépasse parfois les 2,50 euros.
02:50Le super 98 et le 95.
02:54Et on va sans doute vers les 3 euros.
02:56Pourquoi on en est là ?
02:57Et pourquoi on est sûr que ça va continuer à monter ?
03:00Parce que le prix du baril explose en ce moment.
03:03Les raisons, on le sait, ça se trouvait dans le détroit d'Hormuz.
03:07Mais depuis quelques heures, c'est dans le détroit de Babel Mandel.
03:09Où les rebelles outils, qui sont les proxys de l'Iran, ont pris le contrôle du détroit.
03:14Et ça veut dire qu'aujourd'hui, en fait, l'énergie, il n'y a pas que le carburant, l
03:20'énergie est contrôlée par l'Iran.
03:23Donc, on va avoir des prix qui vont continuer à monter.
03:27C'est encore une fois une certitude.
03:28On va se diriger, pour commencer, vers une pompe à essence.
03:32Où se trouve Sarah Fanzari.
03:34En direct avec nous, Sarah.
03:37Vous êtes à Paris.
03:40D'abord, à Châtillon précisément.
03:43A combien est le prix du gasoil et du super 98 ?
03:49Et comment réagissent les automobilistes ?
03:50Parce que là, c'est la grande débrouille.
03:52Les gens ne prennent plus leur voiture pour les petits trajets.
03:55Ça devient très compliqué.
03:56Ils ne font même plus le plein entièrement.
04:01Bonjour Olivier.
04:03Regardez justement, suivez-moi.
04:04Nous allons regarder le prix des carburants.
04:08Regardez sur ces images de Clément Lopez.
04:10Le 95 E10 est à 2,16 euros.
04:132,26 euros pour le 98.
04:16Et surtout, 2,41 euros pour le gasole.
04:19Et forcément, les automobilistes que nous rencontrons depuis ce matin,
04:26chacun de leur passage à la pompe devient un véritable calcul.
04:32Avec Clément Lopez qui m'accompagne, nous les avons rencontrés.
04:36Nous avons pu discuter avec eux.
04:38Ils ne peuvent pas travailler sans leur voiture.
04:41Ils sont dépendants.
04:43Et aujourd'hui, ils sont obligés de se restreindre.
04:45Je vous propose de les écouter.
04:48Le budget carburant, il est devenu très, très dur.
04:51Là, je suis passé de janvier à l'âge.
04:54Il y a 20 euros de plus.
04:56Je suis à 60 euros le plein.
04:58Et là, je suis à 90 euros.
04:59Là, de toute façon, vous voyez, il n'y a personne dans les stations.
05:02C'est devenu trop cher.
05:03J'ai mon mari qui travaille toujours en déplacement, là, en ce moment, à Nantes.
05:07Donc, il nous a proposé de venir aujourd'hui.
05:10On ne peut pas.
05:11C'est trop cher.
05:13Le gasoil pour 200 euros, c'est beaucoup.
05:19Voilà, vous venez de les entendre, ces automobilistes qui subissent clairement la situation sans pouvoir agir réellement.
05:27Difficile donc pour eux de réduire davantage leur déplacement.
05:31Alors, face à des prix qui dépassent désormais largement, vous l'avez dit, Olivier, les 2 euros le litre,
05:38ils n'ont souvent qu'une seule solution, c'est de se restreindre et de trouver des économies ailleurs.
05:43Oui, merci Sarah, je disais, c'est la grande débrouille, mais non, je me suis trompé, c'est la grande
05:48restriction.
05:49En fait, c'est la grande restriction.
05:50C'est trop cher, c'est le mot qui revient.
05:52Ce qui était avant une liberté, la liberté d'aller venir, de se déplacer, d'aller voir sa famille,
05:58d'aller tout simplement faire des courses un peu plus loin qu'autour de chez soi,
06:01ou tout simplement aller voir, accompagner les enfants au sport,
06:05ou aller faire une sortie familiale est devenue une vraie contrainte.
06:11C'est aussi, Olivier Benconn, un vrai enjeu d'économie sur les petites entreprises.
06:16Beaucoup de collaborateurs, notamment autour des grandes métropoles, n'habitent pas dans la ville.
06:20Et donc, il y a parfois 50, 60 kilomètres à faire pour pouvoir se déplacer.
06:25C'est un coût supplémentaire.
06:26Ce qu'on attend peut-être, c'est un signe du gouvernement.
06:28Vous savez que le gouvernement avait mis un chèque de 100 euros, mais ça ne va pas très loin.
06:33En fin d'année, pour voir s'il y aura un barème de dégrèvement des indemnités kilométriques supplémentaires,
06:39mais ce n'est pas gagné vu la situation financière.
06:41On a peut-être un tableau de ce qui se passe en Europe, parce qu'on a comparé.
06:45Est-ce qu'on paye moins cher ? Plus cher ? Comment se débrouillent les autres pays européens ?
06:49Alors, mis à part l'Allemagne, l'Italie, c'est moins cher.
06:55L'Espagne, c'est moins cher.
06:58Évidemment, ce sont des pays qui n'ont pas tout à fait le même taxe, en réalité.
07:01Et des pays qui connaissent actuellement une croissance qui devrait faire rougir sérieusement tous les Français,
07:07et surtout tous les responsables politiques.
07:10Vous citez l'Espagne.
07:11De mémoire, je crois que sa croissance dépasse allègrement les 2%,
07:15alors qu'on atteint, nous, péniblement les 0,4% cette année.
07:19Et ça témoigne d'une paupérisation de la France et des Français.
07:26Se déplacer et faire le plein équivaut à une dépense de luxe,
07:31comme si vous achetiez des fleurs, par exemple, ou un parfum de grande marque.
07:35Alors que c'est pour aller travailler que les gens, désormais, doivent faire le plein.
07:40Et surtout, aller travailler pour payer leur plein.
07:43Ça devient une situation folle, en somme.
07:46Avant, on allait en Belgique.
07:47Je crois qu'il y a eu un rattrapage de la Belgique à la demande de la France,
07:50d'ailleurs, pour ne pas que les gens aillent chercher de l'essence de l'autre côté de la frontière.
07:54L'Einemagne, c'est plus cher.
07:56Mais alors, l'Espagne et l'Italie, ce ne sont pas tout à fait les mêmes taxes.
07:59En fait, la France paye un modèle qui est hyper déficitaire sur le carburant pour deux raisons.
08:04Un, vous avez raison, c'est les taxes.
08:05La France taxe davantage le carburant que la moyenne des pays de l'Union européenne.
08:11Et donc, effectivement, quand une hausse du cours du baril se répercute sur les taxes,
08:18effectivement, l'État prend sa part.
08:20Mais il y a un autre point aussi qu'il faut dire, et j'aimerais ajouter cette précision,
08:23c'est qu'en fait, nous, on fait un calcul avec Philippe Charles, qui est notre expert énergie au millénaire,
08:28c'est depuis le 28 février, c'est d'où provient la hausse réelle du cours des carburants aujourd'hui
08:34dans les stations essence.
08:35Et en fait, le prix du baril, ça c'est ce qu'il faut bien comprendre pour les inspecteurs,
08:38c'est seulement 28% de la hausse du prix des carburants.
08:43Le reste, c'est la marge sur le raffinage.
08:45Et en fait, l'un des problèmes, c'est qu'au niveau européen et surtout au niveau français,
08:48on a massacré la filière du raffinage en France, ce qui fait qu'aujourd'hui,
08:52dès lors qu'il y a des impacts géostratégiques dans le Moyen-Orient ou en Russie sur les raffineries,
08:59eh bien forcément, le prix s'envole.
09:01Et aujourd'hui, 63% de l'augmentation du prix à la pompe est liée au raffinage,
09:05parce que la France elle-même a massacré sa filière.
09:08Pierre Chasserey, 40 millions d'automobilistes, disait quand même ce matin que,
09:11si vous imaginez un gâteau, vous posez un gâteau avec tous les professionnels de la filière,
09:16l'État prend deux tiers. L'État prend deux tiers du gâteau.
09:20Il ne reste quand même pas grand-chose à se partager pour les autres.
09:23On va en entendre un expert dans un instant, on sera avec lui en direct.
09:28Sur un litre, c'est 5-6 centimes, même pas 5-6 centimes de marge que font les indépendants.
09:35Pierre Chasserey, vous allez voir, qui dit, mais ça nous coûte de ne pas faire quelque chose sur les marges,
09:41de ne pas baisser les taxes, mais ça nous coûte un pognon de dingue en réalité.
09:45Pierre Chasserey.
09:47Il faut impérativement, impérativement baisser cette fiscalité pour relancer, pour doper l'économie française,
09:56parce que là pour l'instant, l'économie française, on est en train de la tuer.
09:59On a perdu aujourd'hui, avec certitude, un demi-point de croissance depuis le début de cette crise sur les
10:05carburants.
10:06Un demi-point de croissance, c'est 15 milliards que l'État vient de perdre.
10:1115 milliards, c'est le chiffre qu'il annonce, 15 milliards, parce qu'il n'y a pas de consommation
10:16derrière.
10:16Oui, mais Olivier Menkemoun, moi j'entends, et Mathioc l'a évoqué à l'instant,
10:20tout le monde sait depuis des années que la taxe sur les produits pétroliers est le problème d'une augmentation,
10:27d'une absence de régulation du prix du carburant.
10:30Aujourd'hui, ceux qui régulent le carburant seront certains pétroliers, je ne veux pas le citer,
10:33ça commence par un T, ça finit par un L, qui aujourd'hui baisse de 20 centimes le prix des
10:39carburants
10:39pour être autour des 2 euros, voire justement en dessous.
10:43Aucun des candidats à la présidentielle n'a prévu dans son programme la baisse de la TPP, la taxe sur
10:48les produits pétroliers.
10:49Donc on voit bien que cette manne, qui est un impôt indirect,
10:53contribue à faire en sorte que l'État se nourrisse de manière indolore sur les Français,
10:59et donc cette taxe a encore de beaux jours.
11:02Bon, on va poser la question à Jacques Veyes, bonjour, il est en direct avec nous,
11:05vous êtes le président de la branche carburant de la Fédération Nationale de l'Automobile.
11:11D'abord, certitude que ça va continuer à monter.
11:14Bonjour Olivier.
11:15Oui, ça monte, mais moi je sens la grogne qui arrive.
11:20À notre petit niveau, les gens vont choisir entre remplir le réservoir et remplir le frigo.
11:26Ça, je ne l'avais jamais vu jusqu'à maintenant.
11:29Bon, mais juste, d'abord, vous êtes un professionnel du secteur, on a vu les chiffres.
11:35Moi, j'ai annoncé tout à l'heure des chiffres que j'ai constatés à Paris.
11:392,60 le gasoil, 2,60 le litre, plus de 2,50 pour le carburant, pour le super, ça va
11:48monter jusqu'où ?
11:51Je ne peux pas vous dire, moi je sais qu'aujourd'hui, le gasoil, je l'ai à 2,29,
11:54le 95, je l'ai à 2,23,
11:57parce que nous sommes des petits faiseurs et nous avons une marge de 5 centimes.
12:02Donc si nous achetons le carburant correctement, nous mettons longtemps à l'évacuer
12:08et nous, la spéculation, on ne fait pas de spéculation dans l'attente de vider nos réserves pour recharger.
12:17Bon, et on a vu, le prix du baril est à plus de 100 dollars, quasiment 105 dollars.
12:22Ça va continuer parce qu'il y a des événements internationaux qui font que ça ne va pas baisser.
12:26Donc on sait que ça va continuer à monter, Jacques Vesse.
12:29Oui, on sait que ça va continuer à monter, mais par contre, on voit bien que l'Espagne et l
12:35'Italie ont baissé la fiscalité.
12:38Je pense que la solution, elle est là. Il faut baisser la fiscalité, ça redonnerait automatiquement de l'air au
12:45pouvoir d'achat.
12:46Sinon, vous nous dites, les gens vont faire un choix, le frigo ou remplir les cuves.
12:52Mais c'est plus que ça, c'est le choix entre remplir les cuves et consommer, le choix entre remplir
13:01les cuves et aller au cinéma, par exemple,
13:04entre remplir les cuves et les loisirs. Il y a beaucoup de changements culturels qui peuvent intervenir.
13:11Oui, mais ceux qui sont pénalisés les premiers, c'est les gens qui travaillent.
13:14Moi, j'ai des gens qui font 100 kilomètres par jour pour aller travailler.
13:17C'est vraiment handicapant pour eux. Ça devient, ça craint, c'est le mot exact.
13:25Oui, et puis il y a la colère. Vous sentez aussi la colère ?
13:29Je sens la colère et je sens qu'il va y avoir un vote sanction au prochain présidentiel, c'est
13:35sûr et certain.
13:36Bon, merci Jacques Vec. Peut-être votre sanction, mais peut-être autre chose, peut-être une vraie colère dans la
13:41rue.
13:41Avant même l'élection au printemps prochain, vous avez d'ores et déjà sur les réseaux sociaux des appels à
13:47manifester,
13:48une sorte de réveil des gilets jaunes pour le mois d'octobre qui circule.
13:5217 octobre, exactement. Il y a une date, samedi 17 octobre, on l'a vu des affiches, regardez, sur les
13:59réseaux sociaux pour appeler les gilets jaunes.
14:01Et je vous rappelle qu'en 2018, la crise des gilets jaunes a commencé quand le prix à la pompe
14:07était de 1,47€.
14:08Aujourd'hui, on est quasiment à 1€ supplémentaire.
14:121€ supplémentaire ? 1€ supplémentaire.
14:14Je vous redis aussi les mots de Fabien Roussel qui appelait hier à se mobiliser devant les sous-préfectures, sur
14:20les ronds-points, devant l'Elysée, devant Matignon,
14:23pour manifester, pour demander à ce que le gouvernement agisse.
14:27Quel est le responsable politique qui demande à ce qu'on aille sur les ronds-points ?
14:31Vous vous souvenez du degré de violence réelle ? Ce n'était pas fin avant même que ce soit...
14:36Ce n'est pas le plus énervé, Fabien Roussel ?
14:38Mais Fabien Roussel, je vous rappelle qu'il avait aussi appelé à envahir les préfectures, ce qui est irresponsable pour
14:44un dit responsable politique.
14:46Donc Fabien Roussel joue, si vous voulez, un peu avec les braises actuellement.
14:53Mais en même temps, il faut qu'il y ait des gens qui disent les choses.
14:57Oui, moi ce qui m'inquiète, c'est la cascade de défaillance économique que l'on va voir parce qu
15:02'il n'est pas anodin pour tous les métiers de la logistique qui sont sur les routes,
15:07ceux qui vous livrent, qui nous livrent.
15:09Le prix du carburant a augmenté et ça ne va pas se répercuter immédiatement sur le prix à la consommation.
15:15Il faudra bien à un moment donné que ce soit répercuté et donc un certain nombre d'entreprises qui étaient
15:20extrêmement fragiles.
15:21Je pense que tous les métiers de délivraison, la logistique, l'accompagnement, la sécurité, tout ce qui se déplace,
15:25y compris les infirmières, les indépendants qui se déplacent, les serruriers, les plombiers, tout cela aujourd'hui vont être dans
15:33une situation extrêmement critique
15:35parce qu'ils n'ont pas d'autre choix, compte tenu de la nature même de leur métier, de pouvoir
15:39utiliser leur véhicule, leur camionnette ou des camions beaucoup plus lourds.
15:44Et aujourd'hui, il n'y a pas de dispositif ad hoc qui permette d'amortir ce pic d'augmentation.
15:50Comme vous l'avez dit, Olivier Benkemoun, ça va être le choix entre la consommation, la qualité de vie et
15:57aussi la capacité de se déplacer.
15:59Ce qui m'étonne, c'est que le gouvernement le sait, tout le monde le sait, on a tous à
16:03faire le même constat.
16:04Pourtant, ça ne bouge pas sur les taxes en réalité.
16:08Ce qu'a dit tout à l'heure Jacques Besse et puis Pierre Chasseret, c'est exactement ça.
16:13Il y a 15 milliards, il y a 15 milliards qui s'envolent parce qu'on ne fait rien.
16:16Donc tout le monde devrait, en tout cas ceux qui dirigent, devraient agir en réalité.
16:21Et surtout, c'est qu'ils ont les instruments pour le faire.
16:23Vous savez comme moi qu'il y a un budget qui doit être voté avant la fin de l'année,
16:30avant décembre, pour justement redonner un budget au pays.
16:33C'est au moment du budget que normalement on doit traiter ces sujets de fiscalité.
16:36Et à un moment donné, quand est-ce que les responsables politiques vont prendre leurs responsabilités pour enfin baisser la
16:42dépense publique de notre pays,
16:43dont je rappelle qu'elle est quand même à 57% du PIB, c'est la plus haute de tous
16:47les pays de l'OCDE.
16:48Et aujourd'hui, si l'on veut baisser les taxes sur le carburant, ce qu'il faudrait faire, notamment la
16:53TICPE, c'est un enjeu majeur.
16:56Ça nécessite de faire des économies au niveau de l'État, que l'État se serre la ceinture, mais aussi,
17:01et j'aime bien le rappeler souvent, au niveau des collectivités locales.
17:04Parce que ce qu'il faut dire aussi, c'est que dans les taxes sur le carburant, notamment la TICPE,
17:0940% du produit de la TICPE,
17:10c'est quand même quasiment 30 milliards d'euros par an que l'État prélève sur les autobus.
17:16Que les régions fassent aussi des économies de structure.
17:20On est focus sur le carburant, mais c'est toutes les questions énergétiques.
17:24Il n'y a pas que le carburant qui explose, il y a tout le reste.
17:27L'électricité.
17:28Et là encore, on touche du doigt à une deuxième folie, c'est que beaucoup disent qu'il faut faire
17:32l'électrification des usages
17:33pour justement se désindexer de la consommation de carburant pétrolier.
17:38D'accord, mais le problème, c'est qu'ils font l'électrification des usages en augmentant les taxes de l
17:42'électricité,
17:42donc en pénalisant ceux qui vont du coup acheter une voiture électrique et la faire rouler avec de l'électricité
17:47qui est du coup plus chère à cause des taxes.
17:48Les taxes, ça marche bien.
17:49Les taxes, ça c'est un truc qui...
17:51C'est ce qui marche plus bien en français.
17:52Ça, ça fonctionne bien.
17:53Les 45% des prélèvements obligatoires, ça marche très bien.
17:56Jérôme Meil est avec nous, éleveur bovin que tout le monde connaît,
17:59parce que c'est un visage médiatique de la choléra agricole.
18:01Et on n'en a pas parlé, mais effectivement, la hausse des coûts de l'énergie,
18:05ça a des conséquences sur les transports, mais sur la production aussi.
18:09Et puis, si les gens arrêtent de consommer, je veux dire, vous, Jérôme Meil, vous produisez de la viande,
18:16vous êtes éleveur.
18:17Bon, les gens vont continuer à de moins en moins manger de la viande, évidemment.
18:24Bonjour, déjà.
18:25Alors, excusez-moi si vous entendez un petit bruit de fond.
18:28Comme vous l'avez dit, je suis éleveur et je suis au milieu d'une forêt agricole,
18:31donc j'ai pris cinq minutes de temps pour vous parler.
18:34Oui, bien sûr, les conséquences seront très graves sur l'économie, sur la production.
18:40Elle l'est déjà et elle sera encore très grave pour ce bon agricole qui souffre depuis très longtemps.
18:47Donc, je pense qu'il faut que l'État français prenne des mesures importantes
18:50et surtout accompagner toutes les filières agricoles, mais pas que, toutes les filières en parallèle,
18:58parce qu'autrement, les Français, en plus de ne pas avoir d'argent pour payer leur gravurant,
19:02pour aller travailler, pour ne plus remplir leur panier pour manger.
19:06Oui, et là, on n'a pas encore parlé de la sécheresse, de la gestion de la sécheresse,
19:10parce que vous avez des collègues qui produisent des pommes de terre.
19:14Elles sont toutes petites, les pommes de terre, elles ne sont pas calibrées et le prix va augmenter.
19:18Et ça va être ça dans beaucoup de secteurs.
19:20Le lait, le prix du lait va augmenter, vous en savez quelque chose ?
19:23Est-ce que les agriculteurs vont se relever de tout ça ?
19:26Le problème qu'il y a, c'est qu'aujourd'hui, le prix augmente dans les supermarchés,
19:31mais il baisse chez les agriculteurs.
19:34Donc, ça, c'est un gros problème.
19:35Et je pense que vous nous avez vus des fois au milieu des autoroutes pour bloquer et montrer notre colère.
19:40Il y en a certains qui risquent de nous voir dans leur bureau,
19:42parce qu'aujourd'hui, on s'aperçoit que chez le producteur, les prix baissent,
19:48et chez le consommateur, les prix augmentent.
19:50Donc, il y a des gens, des intermédiaires, il faut qu'ils lèvent la pâte un peu sur leurs dépenses,
19:55et qui revoyent un petit peu leurs bénéfices, parce que ça ne peut plus durer.
19:59Nous, on produit, on a des aléas climatiques, on prend tous les risques de la souveraineté alimentaire française.
20:05C'est nous qui les prenons, sur nos biens propres, sur nos histoires familiales.
20:09Et au final, on s'aperçoit que là, on dit qu'il n'y a pas de tomates en France,
20:14c'est dû à la sécheresse, où vous parliez des pommes de terre tout à l'heure.
20:18Mais les pommes de terre ont explosé de suite en magasin,
20:22en sachant que chez les producteurs, elles n'ont pas augmenté.
20:24Et ça, c'est un gros problème.
20:26Et je l'ai dit, j'étais jeudi à l'Elysée, je l'ai dit aux responsables de l'Elysée,
20:30mais des fois, il faut en avoir quand même une bonne paire,
20:33et aller voir ces gens-là et leur dire qu'il faut arrêter qu'ils prennent des Français,
20:37des citoyens pour des cons.
20:38Oui, je vous ai entendu dire qu'il y a 30% des agriculteurs de Haute-Garonne
20:42qui risquent de mettre la clé sous la porte.
20:44Et je lis à l'instant qu'il y a une dépêche de l'agence France,
20:47parce qu'il y a une alerte sécheresse renforcée à nouveau pour la Garonne,
20:52avec de nouvelles restrictions d'usage d'eau.
20:54Donc, tout ça arrive en même temps, de manière concomitante, Bernard.
20:58Oui, ce que je voulais dire pour notre ami agriculteur,
21:00mais il sait très bien que le GNR, le gazole non routier,
21:03il a quasiment plus que doublé.
21:05Il était à 70 centimes au début de l'année.
21:07Je ne sais pas combien il est, je crois autour de 1,86€, 1,90€.
21:11Il se dit tout ça, mais c'est une explosion.
21:13Il est un peu moins.
21:14Il est à 1,30€.
21:16Et par contre, il y a un peu ce que je ne comprends pas,
21:17c'est qu'avant la crise en Iran, on le payait entre 0,55 et 0,60€.
21:23Et nous, le gazole non routier, il a doublé.
21:26Il a plus que doublé, alors que le gazole routier, il n'a pas doublé.
21:31Parce qu'autrement, aujourd'hui, c'est à 3,20€, à 3,30€.
21:35Donc, il y a quand même des choses qui sont incohérentes et incompréhensibles.
21:39– Juste une dernière chose, après on vous laisse.
21:41Vous êtes sur quelle foire, d'ailleurs ?
21:44– Je suis au Fousseré, une petite foire locale dans la Haute-Garonne,
21:48dans le Comé, je ne vais pas trop loin de Carbone.
21:50Et en fait, on a besoin de nous, de faire de la représentation de terrain,
21:55aller tout simplement rencontrer ces consommateurs
22:00pour leur expliquer les vérités,
22:02leur dire les problématiques de notre métier qu'ils comprennent.
22:04Et aujourd'hui, c'est une belle réussite,
22:06parce qu'il y a énormément de monde.
22:07Et surtout, il y a énormément de monde qui nous montre leur soutien
22:11et qui montre surtout leurs inquiétudes,
22:13parce qu'ils arrivent de moins en moins
22:14à acheter dans les magasins pour pouvoir consommer.
22:17– Jérôme May, le 17 octobre,
22:19on a vu qu'il y avait un mouvement à nouveau d'appel
22:22à la mobilisation des Gilets jaunes.
22:25Est-ce que vous en ferez partie ?
22:27Et est-ce que vous trouvez que ça a du sens de manifester aujourd'hui
22:30contre un gouvernement qui va s'en aller ?
22:34– Je ne peux pas dire.
22:36Je n'étais jamais dans les Gilets jaunes.
22:37Je n'étais plus dans la contestation agricole.
22:39Ce que je peux dire, c'est que peut-être le monde agricole
22:42se réveillera avant le 17 octobre.
22:44– C'est-à-dire ?
22:46– Je ne sais pas.
22:48Vous savez, on aime bien les surprises.
22:49Donc, on vous laisse le bénéfice du doute.
22:51Mais il pourrait y avoir des belles surprises qui vont arriver.
22:54Parce que, je vous le dis, on ne peut plus accepter
22:56que notre monde agricole disparaisse de jour à jour.
22:59Je l'ai dit hier, en réunion en préfecture,
23:00je n'accepterai pas, moi, qu'on sacrifie 30% des agriculteurs
23:05de mon département.
23:06– 30% des agriculteurs de votre région, de la Haute-Garonne,
23:12qui pourraient sacrifier, c'est-à-dire qui pourraient mettre
23:13la clé sous la porte.
23:15Merci d'avoir été avec nous en direct.
23:17– Et après, pour aller plus loin,
23:18pour aller plus loin, si vous me laissiez une minute de plus,
23:21aujourd'hui, on parle, et je pense que c'est actuel
23:24au niveau gouvernemental,
23:26que l'on va perdre 40 000 exploitations en France.
23:29Le seul problème, c'est que sur les 40 000,
23:30on va en perdre 30 000 en Occitanie.
23:32Et dites-vous qu'il y en a 60 000.
23:35Donc, on va peut-être perdre 50% des agriculteurs
23:38de notre région, en sachant qu'on est l'une
23:40des plus grosses régions agricoles de France.
23:42Et on est surtout la région la plus impactée.
23:44Vous l'avez dit tout à l'heure,
23:45avec les restrictions d'eau, avec le réchauffement climatique.
23:47Et ça, dites-vous un truc,
23:50c'est qu'on n'a peut-être pas d'argent en Occitanie,
23:51nous, on a un gros cœur,
23:52et on en a une aux grosses paires.
23:53Et s'il faut repartir au combat,
23:55on repartira au combat rapidement.
23:56– Le message est passé.
23:57Merci beaucoup, Jérôme Maillet,
23:58de l'avoir été avec nous.
23:59On marque une pause,
23:59et on va continuer de parler d'économie.
24:02Les très, très mauvais chiffres,
24:04très mauvais chiffres d'Emmanuel Macron.
24:07On verra ça en détail.
24:09Vous verrez un sondage qui est très intéressant
24:10que publient ces news aujourd'hui.
24:13À gauche, à droite, au centre,
24:14même dans la famille d'Emmanuel Macron,
24:16tout le monde est mécontent.
24:16Voilà, de son bilan économique.
24:18À tout de suite.
24:19– Bernard Cohen, Haddad,
24:23Jonathan Sixx ou Mathieu Hocq,
24:24on va parler des ratés du Mozart,
24:27de la finance.
24:27Ratés économiques, évidemment,
24:28puisque c'est unanime.
24:30Vous verrez tout à l'heure le sondage.
24:326 Français sur 10
24:33qui jugent que le bilan d'Emmanuel Macron
24:34est plus que médiocre.
24:36Terriblement mauvais.
24:37La croissance, on est en dessous,
24:39même des prévisions qui étaient déjà médiocres.
24:42Le chômage qui repart à la hausse.
24:44Les impôts, le Premier ministre
24:46qui veut récupérer 6 milliards
24:47en faisant payer les retraites
24:50et les franchises médicales,
24:51ça c'est une info de ce matin,
24:52qui vont passer,
24:53enfin c'est pas une info de ce matin,
24:54mais c'est passé au journal officiel ce matin,
24:56et les franchises médicales
24:57qui vont passer de 100 à 140 euros.
25:00On va vous donner les principaux indicateurs
25:02qui sont dans le rouge
25:03avec Nicolas Roger
25:04et puis après, on commentera le sondage.
25:11Non ?
25:11Ah, le voilà, Nicolas Roger.
25:14Et les prévisions de croissance
25:15et tous les chiffres qu'il faut savoir.
25:17Les mauvais chiffres.
25:18Cette fois-ci, la croissance ne sauvera pas le bilan économique français.
25:23Tel un mauvais élève,
25:24le gouvernement revoit ses objectifs à la baisse.
25:27D'abord, le budget 2026 misait sur 1% de croissance.
25:32Puis le gouvernement table sur 0,9% en avril
25:36avant d'abaisser ses prévisions à 0,7% en juillet.
25:40Et enfin, 0,5% aujourd'hui.
25:43Pire encore, selon l'Institut national de la statistique
25:47et des études économiques en France,
25:49la hausse du produit intérieur brut
25:51ne dépassera pas 0,4% fin 2026,
25:55soit plus de deux fois moins qu'en 2025.
25:58Et cette contre-performance contraste
26:01avec les autres grandes économies de la zone euro.
26:03À titre de comparaison,
26:05selon les prévisions de l'INSEE,
26:07l'Italie atteindra à la fin de l'année 0,9% de croissance.
26:11L'Allemagne 1%
26:12et l'Espagne 2,6%.
26:14Même au-delà du continent,
26:16la France serait la seule grande économie avancée
26:19où l'activité freinerait significativement en 2026,
26:23selon la note publiée par l'Institut.
26:26Pour 2027,
26:28le gouvernement table sur un rebond à 1%.
26:31Mathieu, il ne faut absolument pas regarder
26:34ce qui se passe ailleurs en Europe
26:34parce que c'est terrible pour nous.
26:37L'Italie, l'Espagne, tous les pays ont réussi.
26:40La Grèce, tout le monde a réussi son pari,
26:45sauf la France.
26:46Et pire que ça,
26:46on nous annonce dans le budget,
26:49l'établissement du budget l'an dernier,
26:50qui a été quand même un long débat,
26:52très difficile, très compliqué,
26:54avec une prévision de croissance qui n'était pas terrible,
26:56on nous annonce que c'est pire que ça.
26:58C'est pire que ça.
26:59Et pourtant, je ne comprends pas,
27:01en 2017, on était censé avoir élu les meilleurs en économie,
27:05ceux qui allaient prendre le meilleur de la droite
27:07et le meilleur de la gauche en termes d'idées économiques
27:09et qui allaient redresser le pays.
27:10Résultat après, vous l'avez indiqué sur tous les indicateurs,
27:13la plupart sont aujourd'hui dans le rouge,
27:16y compris même les indicateurs sur lesquels le président de la République
27:18avait des bons résultats sur son premier quinquennat.
27:20Je pense notamment au taux de chômage qui avait baissé
27:22entre 2017 et 2022.
27:23Ce dernier repart à la hausse avec un taux de chômage des jeunes
27:26aujourd'hui qui frôlent les plus de 20%.
27:28C'est quelque chose qui est colossal.
27:29Pareil pour le taux de chômage des seniors.
27:32Donc on arrive, et le pire du pire,
27:34c'est la situation des finances publiques.
27:35Et c'est peut-être ça le lourd fardeau que l'aigra ces deux quinquennats
27:40avec plus de 3 milliards d'euros de dettes.
27:44Et surtout, le pire, c'est que les macronistes
27:46n'arrivent pas à admettre ce désastre économique
27:49en disant qu'ils ont baissé les impôts.
27:52Mais comment sur le premier quinquennat ?
27:54C'est vrai qu'ils ont baissé les impôts.
27:55Mais s'ils n'ont jamais baissé les dépenses publiques,
27:58alors effectivement, ils ont creusé le déficit public
28:00de manière horrible.
28:01Et puis, dernier point, sur la dette Covid,
28:03parce que l'autre argument, c'est de dire
28:05oui, mais il y avait le Covid.
28:06Tous les pays que vous indiquiez sur votre graphique,
28:08l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne,
28:09ont également subi la dette Covid,
28:11ont également dépensé pendant la période Covid.
28:14Or, aujourd'hui, un article des Echos avait déjà dit
28:16que la France remboursera sa dette Covid en 67 ans,
28:20lorsque justement l'Italie et l'Espagne
28:22la rembourseront en 23-25 ans.
28:24Et l'Allemagne, en 9 ans, c'est-à-dire que dans quelques années,
28:27l'Allemagne n'aura plus de dette Covid,
28:28alors que nous, pendant encore 50 ans,
28:30on va se coltiner cette dette.
28:31Il faut rappeler qu'en Espagne, il y a eu un choc économique,
28:33il y a quand même une quinzaine d'années déjà,
28:36qui avait été anticipé.
28:38Moi, j'ai l'impression que depuis la dissolution,
28:40et notamment l'été de vie 24,
28:42le président de la République a perdu la baraka
28:44en matière économique,
28:45à part quelques sorties à l'international,
28:49des indices qui sont élevés,
28:51vous l'avez rappelé dans votre reportage,
28:53taux de chômage historique,
28:54on arrivera sans doute à 8,5% de tommage,
28:58taux de dette phénoménal,
28:59des taux d'emprunt qui sont ceux de la Grèce
29:02dans les pires années,
29:03et puis des prélèvements obligatoires,
29:05je le rappelais tout à l'heure,
29:07qui arrivent autour des 45%.
29:09Il y a un vrai problème aussi
29:11de défaillance d'entreprise,
29:13trois fois plus de défaillance d'entreprise
29:15qu'avant la Covid-19,
29:16donc on voit bien qu'on est dans une situation
29:18extrêmement difficile,
29:20avec un endettement phénoménal,
29:22et surtout des politiques publiques
29:25qui ne vont pas à l'essentiel,
29:26c'est-à-dire réduire la dette publique,
29:28alors que c'est là qu'il y a la marge,
29:30au lieu d'essayer de tondre le dos
29:33des entreprises,
29:34de considérer qu'elles sont des vaches allées,
29:36il faut libérer l'entreprise,
29:37et surtout faire en sorte
29:39qu'il y ait moins de dépenses
29:40de l'État,
29:41des régions et des collectivités.
29:42Mais la peur de quoi ?
29:43La peur d'avoir des gens
29:45qui vont dans la rue ?
29:47Enfin, c'est la raison
29:48pour laquelle on ne baisse pas
29:50la dépense publique,
29:51et les aides aux collectivités,
29:52c'est quoi ?
29:52Souvenez-vous, vous citiez
29:53le vote du budget
29:54pour l'année 2026 tout à l'heure,
29:56souvenez-vous du psychodrame
29:58qui a duré pendant des semaines,
29:59tout le monde appelant
30:00à faire des économies,
30:01mais c'était aux voisins
30:01de commencer,
30:02et pas à son propre ministère,
30:04on assiste à peu près
30:05à la même chose,
30:06et ce qui est navrant,
30:08c'est de voir
30:09dans les prétendants
30:11à la candidature
30:12à l'élection présidentielle,
30:13personne nous annonçait
30:15l'idée,
30:16ne serait-ce que l'idée
30:16d'un programme
30:17qui nous ferait changer
30:18de direction.
30:19Ils nous envoient tous
30:20dans cette même direction,
30:22autrement dit,
30:22ça s'appelle un mur.
30:23Résultat, je vous le disais,
30:24le sondage CSA
30:25pour CNews Européen,
30:26les JDD,
30:2766% des Français
30:28qui sont interrogés,
30:30qui trouvent que le bilan
30:31Macron est absolument mauvais,
30:34on aimerait savoir
30:35qui sont ceux
30:35qui le trouvent très bon,
30:36et évidemment moyens,
30:385%,
30:38qui sont les 5% ?
30:40Qu'est-ce qu'ils ont gagné
30:41exactement à votre avis ?
30:42On ne sait pas.
30:43Mais alors,
30:44ce qui est intéressant,
30:44c'est l'étiage
30:45par parti politique,
30:47ça c'est très intéressant.
30:48Il y a juste...
30:48On va le voir.
30:49On regarde ça,
30:50regardez,
30:5263% à gauche
30:53le trouve mauvais,
30:55du côté de la droite,
30:5761%,
30:58mais du côté du parti
30:59d'Emmanuel Macron,
31:01c'est pareil,
31:02on a un étiage
31:04qui est exactement le même,
31:05autour de 60%.
31:07Les différences par parti
31:08ne sont pas si étonnantes
31:10que ça.
31:1058% exactement
31:11le trouvent moyen,
31:12bon c'est vrai,
31:13et 25% mauvais.
31:14Mais je voulais vous signaler
31:15un paradoxe,
31:16peut-être pour expliquer
31:17qu'il y a quand même
31:175% de Français
31:18qui le trouvent bon.
31:20C'est que paradoxalement,
31:21à cette situation dramatique,
31:23mais vraiment dramatique,
31:23on le voit pour le quotidien
31:24même des Français,
31:26l'attractivité de la France
31:28reste très élevée.
31:29On peut vous dire,
31:31mais ça se voit où,
31:31ça se voit comment,
31:32et pourtant,
31:33c'est une réalité.
31:34des entreprises viennent en France,
31:35des entreprises investissent
31:37en France,
31:38le fameux
31:38Choose France,
31:39une sorte de coup d'éclat médiatique,
31:41mine de rien,
31:42ça marche un peu.
31:43mais ensuite,
31:44c'est faillite aussi en France.
31:45Et après,
31:45c'est le fameux ruissellement,
31:46c'est le fameux ruissellement
31:48qui est un compte,
31:50un compte pour qui veut le croire,
31:53mais c'est là le parallèle.
32:03Choose France,
32:04Olivier Benkemoud,
32:05vous êtes spécialiste politique,
32:06a entraîné une volonté
32:08de faire des compromis
32:09pour le vote du budget.
32:11Je vous rappelle que depuis deux ans,
32:12on ne vote pas un budget,
32:13qu'il est décalé en loi spéciale
32:15et que cette année,
32:17Sébastien Lecornu fait tout
32:19et il fera tout.
32:20On le voit bien
32:20avec l'imposition à venir
32:21des retraités,
32:23le ballon d'essai,
32:24pour espérer avoir 6 milliards.
32:25Le ballon d'essai sur l'épargne salariale
32:27qu'on voulait raboter.
32:29On voit bien
32:30qu'il y a une volonté
32:31tout simplement
32:31de faire voter prioritairement
32:33un budget
32:34et après ce sera d'autisme.
32:35C'est pour ça que
32:36l'enjeu politique
32:37des prochaines semaines,
32:38il n'est pas uniquement
32:39un président de la République,
32:40il est aussi une majorité
32:41au président
32:42ou à la présidente de la République
32:44qui sera élue des urnes
32:44au mois de mai
32:45et ça,
32:45ça va être primordial
32:46pour avoir une politique
32:48affirmée et soutenue.
32:50Célia Barotte nous a rejoint.
32:51Bonjour Célia.
32:52Je voudrais savoir
32:53comment va Francine ce matin.
32:55Est-ce qu'on a des nouvelles
32:56de cette femme de 57 ans
32:57qui a été poignardée
32:58à deux reprises ?
32:59C'est ça ?
33:00Oui,
33:00selon les dernières nouvelles,
33:01elle est toujours
33:02dans un état
33:04surveillé par les médecins.
33:05Elle a été prise en charge
33:07en urgence absolue
33:08avec un pronostic vital
33:10engagé
33:10puisqu'elle a été
33:11agressée
33:12à l'arme blanche
33:14le 9 septembre dernier
33:16à proximité
33:17de l'arrêt de tramway
33:18T2 Jacques-Henri Lartig
33:19à ici
33:20Les Moulineaux.
33:21Cette femme,
33:22elle a reçu
33:23un coup de couteau
33:24au niveau de son bras
33:25mais aussi
33:25de son dos.
33:26L'individu
33:28qui lui a porté
33:28ses coups de couteau
33:29était déjà
33:31connu
33:32de la justice
33:33notamment
33:34puisqu'il a été
33:35interpellé
33:36à 27 reprises
33:37au total.
33:3827 reprises,
33:3927 interpellations.
33:41Les policiers
33:4127 fois
33:42parce qu'il a
33:4419 ans
33:45c'est ça ?
33:45Oui,
33:46il est âgé
33:46de 19 ans,
33:48il est originaire
33:49du Tchad,
33:50il est domicilié
33:51actuellement
33:51à Carrière-sur-Seine
33:53dans les Yvelines
33:53et puis vous le voyez
33:54sur votre écran,
33:56il est connu
33:56des autorités
33:58notamment pour
33:59rébellion,
34:00outrage,
34:00violence,
34:01usage de stupéfiants,
34:04vol,
34:04vol dans un entrepôt
34:06ou encore dans une habitation.
34:07En tout cas,
34:08un casier judiciaire
34:09déjà bien chargé
34:10pour un individu
34:11de 19 ans.
34:12On peut donc conclure
34:13que la majorité
34:14des faits
34:14et des infractions
34:15commises par cet individu
34:17ont été commises
34:18lorsqu'il était mineur.
34:20Ce qui peut aussi
34:20expliquer le fait
34:22son parcours judiciaire
34:23mais en tout cas
34:24on...
34:24Ça explique peut-être
34:25mais ça n'excuse pas.
34:26Non, ça n'excuse pas.
34:27Là, c'est pas possible.
34:28Parce que la personne
34:28est quand même
34:29dans un état assez grave.
34:3227 interpellations.
34:33Pourquoi pas 28 ?
34:34C'est ce que disait d'ailleurs
34:35David Lissnard
34:36qui a réagi
34:36qui est un des rares
34:38politiques à avoir réagi.
34:40On a tous le droit
34:40à une 28ème chance.
34:41Non ?
34:42Il le dit un peu
34:42de manière ironique.
34:44Chronique insupportable
34:44et tragique
34:45d'une France minée
34:46par l'impuissance publique
34:47et une justice aussi démunie
34:48de moyens
34:49qu'elle est trop souvent
34:50emplie d'idéologie.
34:52Quand il parle d'idéologie
34:53c'est sans doute
34:54la justice des mineurs.
34:56Qui se doit absolument
34:58et malheureusement
34:59on ne fait que se répéter
35:00drame après drame
35:01qui se doit d'être réévaluée
35:03et être en phase
35:03avec la réalité
35:05de la France
35:05en 2026.
35:06La justice des mineurs
35:08date de l'après-guerre,
35:09de l'après-seconde guerre mondiale
35:10en France.
35:10Elle est certes
35:11de temps en temps
35:12elle a certes
35:12de temps en temps
35:13été réajustée
35:15mais elle n'est absolument
35:16pas réactualisée.
35:17Un ado de 18,
35:19de 16 ans
35:19de 1944
35:21n'a strictement
35:22rien à voir
35:22avec un ado
35:23de 14 ans
35:24en 2026.
35:25Donc si vous voulez
35:25c'est cette réalité
35:26le droit se doit
35:27d'être en phase
35:28avec le réel
35:29et ensuite
35:30d'être appliqué.
35:31Célia,
35:32c'est un garçon
35:34d'origine
35:36tchadienne
35:36il a ses papiers ?
35:38Il avait fait une demande
35:39de naturalisation
35:40en tout cas
35:40c'est ce qu'on nous explique
35:42selon les premiers éléments.
35:43On ne connaît pas
35:44concrètement
35:44et précisément
35:45sa situation administrative
35:48concernant ses demandes
35:48de titre de séjour
35:49ou non
35:50mais en tout cas
35:51il est de nationalité
35:52étrangère.
35:53Mais normalement
35:53là c'est dehors.
35:54Normalement là c'est
35:55Surtout au bout
35:55de 27 interpellations
35:58mais normalement
35:59c'est dehors.
36:15Dans un pays normal
36:17qu'on prenne
36:17toutes les dispositions
36:18d'organisation
36:19dès les prochains jours
36:21prendront
36:21ces dispositions
36:22d'organisation
36:23mais ça veut dire aussi
36:24qu'on doit être plus efficace
36:25dans nos politiques
36:26de reconduite.
36:27Qu'est-ce qui fait aujourd'hui
36:28que l'efficacité est réduite ?
36:30On a une organisation
36:31quand je nous compare
36:32avec nos voisins
36:34qui nous permet
36:35d'être moins efficace
36:36sur ce point.
36:37On a des relations
36:39avec les pays d'origine
36:40qui ne sont pas satisfaisantes
36:42et donc
36:42ils n'acceptent pas
36:43qu'on leur renvoie
36:44celles et ceux
36:44qui sont dans ces situations.
36:46Alors encore une fois
36:47ce n'est pas sûr
36:47qu'il soit sous OQTF
36:48mais ce qui est sûr
36:50c'est qu'après 27 interpellations
36:52il aurait dû être mis dehors.
36:54Déjà dans 20 ans.
36:55Sauf qu'il était mineur.
36:57C'est ça ?
36:58On suppose
36:59que la majorité
37:00des infractions
37:00ou en tout cas
37:01sinon en deux ans
37:02il a fait quand même
37:0227 faits
37:05mais sinon
37:05D'où la question
37:06quand même
37:06qui se pose
37:07de savoir
37:07il y a un moment
37:08il faut changer la loi
37:09pour les mineurs.
37:09Mais l'extrait
37:10que vous venez de passer
37:11d'Emmanuel Macron
37:12est édifiant
37:13c'était il y a 10 ans
37:13donc la situation
37:15là aussi
37:16si vous voulez
37:17c'est une parfaite
37:17cohérence
37:19sans rapport direct
37:20mais une parfaite cohérence
37:20avec ce qu'on disait
37:21sur l'économie du pays
37:23c'est la chute libre
37:25depuis 10 ans
37:25vraisemblablement
37:26mais le constat
37:27qu'il fait en 2017
37:28est très juste
37:28et parfait
37:29on le pense même
37:30volontariste
37:30à ce moment là
37:32et rien n'a été fait
37:33et on voit le résultat
37:33et c'est même pire
37:34pourquoi ?
37:34Parce qu'il aborde
37:35la question cruciale
37:36des rapports bilatéraux
37:38avec les pays d'origine
37:39la France ne parle plus
37:40à aucun pays du Maghreb
37:41la France n'existe plus
37:42militairement
37:43dans plus aucun pays d'Afrique
37:44tout s'est dégradé
37:45dans ses relations internationales
37:47avec le continent africain
37:48en 10 ans
37:48vous avez raison
37:49c'est sans doute volontariste
37:50mais ça n'a pas fonctionné
37:52d'où la crédibilité
37:53quand même
37:54de la parole politique
37:54c'est à dire
37:55on nous dit
37:56il y a 10 ans
37:56non mais ça sera fait
37:57et puis il disait aussi
37:59concernant les OQTF
38:00100%
38:01interview à valeur actuelle
38:02100% des OQTF
38:03ça sera dehors
38:04évidemment
38:04ça ne s'est pas fait
38:05donc la crédibilité
38:07est engagée quand même
38:08de la parole du président
38:09Mathieu
38:09bien sûr
38:10et si vous
38:10Emmanuel Macron
38:11il paraît qu'il note
38:12ses ministres
38:13si vous notez sa politique
38:14d'exécution des OQTF
38:15qui est aujourd'hui
38:16à 9% en 2025
38:18et c'était 7% en 2024
38:20et bien c'est moins de 2 sur 20
38:21voilà c'est ça la note
38:22que l'on donne
38:23en termes de taux d'exécution
38:25des OQTF
38:25à la politique menée
38:26par Emmanuel Macron
38:27et comment aujourd'hui
38:28c'est pour ça que je suis d'accord
38:28avec ce qu'a dit
38:28Jonathan Sixou
38:29comment aujourd'hui
38:30on peut comprendre
38:30que notre pays dépense
38:311600 milliards d'euros
38:32par an
38:33c'est le budget
38:34tous les budgets
38:35toute la dépense publique
38:36et pour autant
38:37on n'a pas assez de moyens
38:38pour exécuter les OQTF
38:39c'est quelque chose
38:40que les français
38:41ne comprennent plus
38:41aujourd'hui
38:42sur la question des migrants
38:44on va vous montrer
38:45une séquence
38:45vous allez voir
38:46qui pose beaucoup de questions
38:47elle a été diffusée ce matin
38:48dans la matinale
38:50d'Anthony Favelli
38:51elle explique aussi
38:51pourquoi la France
38:52n'arrive pas à empêcher
38:53les traversées clandestines
38:54des migrants
38:55de la Manche
38:56pour aller vers l'Angleterre
38:57vous allez voir
38:57donc une vidéo
38:58tournée par un habitant
39:00qui habite tout près
39:01de la plage de Malo-les-Bains
39:02à côté de Dunkerque
39:03elle montre le départ
39:04de migrants
39:05pour l'Angleterre
39:06l'homme qui filme
39:06et qui commente
39:07ne comprend pas
39:08pourquoi la police
39:09n'intervient pas
39:09regardez
39:11il y a un étrange
39:12un étrange balai
39:13qui s'effectue
39:14depuis ma fenêtre
39:15là on voit
39:16un bateau de migrants
39:18ici
39:20qui petit à petit
39:21va récupérer
39:22des groupes
39:23de migrants
39:23sur la gauche
39:25pour tenter
39:26une traversée
39:26vers l'Angleterre
39:27ils sont suivis
39:28par un bateau de police
39:30derrière
39:30et par des policiers
39:33qui sont
39:34là
39:35et qui regardent
39:37ce ménage
39:40sans intervenir
39:42il n'y a aucune intervention
39:44depuis une heure
39:46ils laissent les migrants partir
39:50c'est très surprenant
39:53très surprenant
39:54vous avez entendu
39:55cet homme
39:56qui filme
39:57c'est Amaury Bucco
39:57qui est venu nous raconter
39:58cette histoire ce matin
40:00question
40:01pourquoi la police
40:01n'intervient pas
40:02écoutez
40:03les agents
40:04n'ont pas le droit
40:05d'intervenir
40:06en fait le principe
40:07absolu
40:08en matière de lutte
40:09contre l'immigration irrégulière
40:10en particulier
40:10dans la Manche
40:11c'est de ne pas mettre
40:12davantage
40:13les migrants
40:14en danger
40:14et concrètement
40:15le seul moyen
40:16où les forces de l'ordre
40:17les forces de sécurité intérieure
40:18ont le droit d'intervenir
40:19c'est en amont
40:20c'est à dire
40:21sur la plage
40:22lorsque les migrants
40:23ne sont pas encore
40:24arrivés à l'eau
40:25en se mettant
40:25entre la mer
40:26et les migrants
40:27pour empêcher
40:28d'accéder à l'eau
40:28mais dès que les migrants
40:29ont les pieds dans l'eau
40:30ne serait-ce que quelques centimètres
40:32c'est trop tard
40:33la police ne peut plus intervenir
40:34parce qu'une intervention
40:36des forces de l'ordre
40:37ferait prendre le risque
40:38que les migrants
40:38s'enfoncent un petit peu
40:39plus loin dans l'eau
40:40et donc qu'ils se noient
40:41voilà
40:42risque de noyade
40:43donc interdiction d'intervenir
40:45pourtant on a
40:45on a un contrat
40:47avec l'Angleterre
40:49on est censé
40:49empêcher
40:50les migrants
40:51de passer
40:53et ça se passe
40:54sous les yeux
40:55des policiers
40:56ils ne peuvent pas
40:56c'est la même chose
40:57pour les navettes rapides
41:00gonflables
41:00mais c'est même pire
41:02qu'un contrat
41:02c'est qu'aujourd'hui
41:03déjà de base
41:04depuis les accords du Touquet
41:06le Royaume-Uni
41:07paye la France
41:08pour gérer
41:08la frontière
41:10que nous avons
41:10avec le Royaume-Uni
41:12premier point
41:13mais surtout
41:13c'est qu'Emmanuel Macron
41:14avait lui-même signé
41:15un accord
41:15le fameux 1 pour 1
41:17avec Richie Sunak
41:18il y a quelques années
41:19qui était entré en vigueur
41:20en août 2025
41:21c'était
41:23le Royaume-Uni
41:24accepte
41:25un demandeur d'asile
41:27qui vient de la France
41:28vers
41:28pour le Royaume-Uni
41:30et en échange
41:30il nous renvoie
41:31un migrant
41:32à expulser
41:33qui du coup
41:35est dégouté
41:35du droit d'asile
41:36mais vous voyez bien
41:36que cet accord
41:37il est incohérent
41:38il n'a aucun sens
41:38puisque la France
41:40récupère
41:41les expulsions
41:42du Royaume-Uni
41:43mais elle-même
41:43n'expulse pas
41:45de migrants
41:45puisqu'on a vu tout à l'heure
41:46que le taux d'exécution
41:47des OQTF
41:48était de 9%
41:49donc nous on se retrouve
41:49à envoyer
41:51un demandeur d'asile
41:52qui sera débouté
41:52du droit d'asile
41:53au Royaume-Uni
41:55et en échange
41:56on récupère
41:56un clandestin
41:57qu'on n'expulsera pas non plus
41:58donc en fait
41:59on a la double peine
41:59sur cet accord
42:00et il y a tout à revoir
42:02aujourd'hui
42:02dans notre relation
42:03et notre approche
42:03avec le Royaume-Uni
42:04sur la question
42:05des traversées de la Manche
42:06Oui mais vous avez vu
42:06dès qu'il y a une proposition
42:07autre
42:08ça a été le cas
42:09du RN cette semaine
42:10enfin la semaine dernière
42:11lorsque Jordan Bardella
42:13a vu Naïg Al-Faraj
42:15en disant
42:16on récupère
42:16mais on va expulser
42:17ça a été un tollé
42:18puisque
42:19qu'est-ce qu'on a gardé
42:20qu'est-ce que l'opposition
42:21a gardé
42:21qu'est-ce que les opposants
42:22à Jordan Bardella
42:23ont gardé
42:24c'est que la première partie
42:25on garde les migrants
42:26ce qui est déjà le cas
42:27en réalité
42:28ce qui est déjà le cas
42:29Ce qui vient de nous expliquer
42:30c'est la proposition
42:32formulée par Jordan Bardella
42:33qui n'a d'ailleurs pas fait
42:34l'unanimité
42:34au sein même
42:35du Rassemblement National
42:37pourrait fonctionner
42:38s'il y avait derrière
42:39une réelle volonté politique
42:40et aussi
42:41parce qu'on en est là
42:42un peu d'argent
42:43pour pouvoir l'appliquer
42:44parce que le pays en faillite
42:46un pays en faillite
42:46ne peut pas peut-être
42:48indéfiniment
42:48renvoyer aussi
42:49des gens par avion
42:50chez eux
42:51Mais il faut aussi
42:52faire des investigations financières
42:54parce que derrière
42:55le malheur
42:56de ces personnes
42:57individues
42:58il y a des mafias
42:59Olivier Benkemoun
43:00qui aujourd'hui
43:01sont des réseaux organisés
43:02qui utilisent
43:04ce sont des vrais marchands
43:05de malheur
43:06qui utilisent
43:06on a vu
43:07cette étonnante image
43:08qu'on a l'impression
43:09que c'est un arrêt de bus
43:10sur la mer
43:10donc ça n'est pas supportable
43:12si on ne touche pas
43:13aux porte-monnaies
43:13ces mafias
43:14si on ne fait pas
43:15de saisie immobilière
43:16et immobilière
43:16du tout le nord de la France
43:18et dans certains pays d'Est
43:20on n'y arrivera pas
43:20il faut aussi
43:21faire en sorte
43:22de faire des investigations
43:23financières et économiques
43:24En parlant d'économie
43:261 milliard
43:27c'est le chiffre qu'il faut retenir
43:281 milliard
43:29peut-être même plus
43:301 milliard en demi
43:31pour la France
43:321 milliard
43:33pour l'Ile-de-France
43:35est-ce que va rapporter
43:37à l'économie
43:38Céline Dion
43:39évidemment
43:40parce que c'est le 10D
43:41en tout cas aujourd'hui
43:42pour Céline Dion
43:42qui démarre ce soir
43:43sa série de concerts
43:44à l'aréna de Nanterre
43:46jusqu'au dernier moment
43:47évidemment
43:47les fans l'attendent
43:49devant son hôtel
43:50alors il y en a un
43:50qui était très très heureux
43:51qui est très heureuse
43:52a raison
43:52il a raison
43:53c'est Emmanuel Grégoire
43:54vous avez vu Emmanuel Grégoire
43:56chanter ?
43:56Regardez
43:57Bernard m'a fait une confidence
44:12Oui
44:13hier soir
44:13j'étais place de Stalingrad
44:14justement
44:15alors j'ai pas vu le maire
44:17j'ai dû le croiser
44:18ou il m'a évité
44:19non je plaisante
44:19mais en tous les cas
44:20il y avait beaucoup de monde
44:22place Stalingrad
44:23puisqu'il y a à Paris
44:26un karaoké géant
44:28où on pouvait chanter
44:29jusqu'à 21h30
44:31du Céline Dion
44:32il y avait beaucoup de monde
44:33beaucoup de jeunes
44:33et c'était très festif
44:35belle réussite
44:36donc la Vasco Olympique
44:37Céline
44:38le métro
44:40la défense
44:41le RER
44:41Céline
44:42toute la France
44:43c'est Céline
44:44ce soir
44:44Paris
44:45Céline
44:46l'île de France
44:47et Céline
44:47et je disais
44:48ça va rapporter
44:49plus d'un milliard
44:50c'est pas rien
44:50il ne va pas être reçu
44:51à l'Elysée
44:52peut-être
44:53peut-être
44:54sans doute
44:54mais ça fait du bien
44:55ça fait du bien
44:56d'avoir Céline Dion
44:56à Paris
44:57oui mais si vous voulez
44:57j'entends
44:59évidemment
44:59on ne va pas faire
45:00la grimace
45:01à chaque fois
45:02qu'il y a des divertissements
45:03sympathiques
45:04c'est ce que vous faites
45:04ah oui moi je suis
45:06très mauvais joueur
45:07Bernard lui va chanter
45:08vous la grimace
45:09j'aime bien Céline Dion
45:11non mais si vous voulez
45:11dans le contexte
45:13que nous ne cessons
45:15de dépeindre
45:16voir
45:17Serbes
45:18vous me direz
45:18ce sont des beaux événements
45:19etc
45:19mais de voir
45:20qui rassemblent les français
45:21c'est Céline Dion
45:21c'est la Vasco Olympique
45:23c'est le foot
45:25c'est la pleine lune
45:27si vous voulez
45:27il y a quand même
45:28des genoux
45:29qui unit un peu
45:29non mais ils dépensent
45:30ils dépensent
45:31pour Céline
45:31en moyenne
45:32les gens qui viennent
45:33pour le concert
45:34etc
45:34c'est plus d'un millier d'euros
45:36c'est plusieurs milliers d'euros
45:38il y a beaucoup d'étrangers
45:40qui viennent
45:40les hôtels sont pleins
45:42certains ont même
45:43augmenté les tarifs
45:45enfin
45:45il y a un petit frémissement
45:47économique
45:48comme on dit
45:48il faudrait qu'elle reste à Paris
45:51je suis un peu
45:52on n'est pas sur la même
45:54longueur d'onde
45:54mais c'est bien aussi
45:55que Paris
45:56ait un certain nombre
45:57de français
45:58parce qu'il y a la France entière
45:59et jouer ce jeu
46:00de prendre ses prêts
46:02réservations de billets
46:03ceux qui ont réussi
46:04à en avoir
46:04sont extrêmement contents
46:06ils viennent à Paris
46:07ils vont passer du moment
46:08en famille
46:09on manque quand même
46:10de moments de bonheur
46:11il faut quand même
46:12le reconnaître
46:12alors n'ayons pas tout le temps
46:13mais évidemment
46:14mais vous avez raison
46:15mais bien sûr
46:16arrêter la cistro
46:18ça suffit
46:19et en plus
46:19Céline Dion
46:19ses chansons sont formidables
46:20et vous avez le carton
46:21ceux qui n'ont pas le billet
46:23mais qui veulent un peu de bonheur
46:24vous regardez Céline Dion
46:24ce soir
46:25avec ce documentaire
46:26Céline Dion
46:26le retour de la reine
46:27à 21h
46:29merci à tous les trois
46:30on se retrouve
46:31tout à l'heure
46:32aux alentours
46:32de 16h
46:34de 15h même
46:35et dans un instant
46:36c'est face à Michel Onfray
46:37avec Laurence Ferrari
46:38merci à tous les deux
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