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  • il y a 7 semaines
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

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00:00:00Il est presque 15h et bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison qui démarre sur
00:00:06l'antenne de CNews.
00:00:06Merci à nos fidèles téléspectateurs. 100% actus, ce sera votre rendez-vous du week-end.
00:00:10J'aurai le plaisir de vous accompagner jusqu'à 17h pour décrypter l'actualité.
00:00:14En compagnie aujourd'hui de Mémona Interman, c'est un plaisir de vous retrouver, chère Mémona, pour cette première, ce
00:00:20week-end à rentrer.
00:00:21Grand reporter, ex-membre du CSA, merci d'être présente.
00:00:24Merci à Raphaël Stainville, qui n'a pas chômé cet été, qui a été avec nous presque 7 jours sur
00:00:297, 24 heures sur 24 sur l'antenne de CNews pour apporter son expertise journaliste au JDD.
00:00:34Je le disais, beaucoup de thématiques et notamment l'image du jour qui va arriver dans un instant.
00:00:38Ça se passe du côté du Royal Monceau à Paris.
00:00:41Mais d'abord, on salue Félicité Kindoki pour le journal.
00:00:44Bonjour, chère Félicité.
00:00:45On va démarrer à ce résumé de l'information avec les violences d'orage, les violences d'orage qui ont
00:00:50frappé la France de plein fouet depuis hier.
00:00:52Oui, la journée a été particulièrement intense avec des averses observées à plusieurs endroits.
00:00:58Pluie, grêle, vent violent étaient au rendez-vous.
00:01:01Sharon Kamara et Anaïs Bauchet.
00:01:05Des rafales lancées à plus de 100 km heure, si fortes que cette voiture qu'on distingue à peine avance
00:01:11difficilement sur la route.
00:01:12Sur cette autre vidéo, des grêlons, larges de 2 à 5 cm, tombés à vive allure, ont brisé le pare
00:01:18-brise de la voiture de ce conducteur.
00:01:20Dans la ville de Chaumontel, 20 mm de pluie sont tombés en seulement 15 minutes.
00:01:25Face aux inondations, les automobilistes tentent de sauver leur véhicule, pris au piège par les eaux.
00:01:30En Ile-de-France, les transports en commun ont également été fortement perturbés.
00:01:35Certaines lignes du RER ont été paralysées.
00:01:37Un épisode orageux aussi rapide qu'intense, qui a touché une quarantaine de départements dans le Nord-Est et le
00:01:43centre de la France hier après-midi.
00:01:46Après la levée de sa garde à vue hier soir, Sébastien Delogu, le député convoqué pour outrage, ce sera le
00:01:5213 novembre prochain.
00:01:53Le député LFI a été entendu pendant 8 heures durant.
00:01:57Après une altercation survenue lundi avec 3 policiers dans le hall de son immeuble.
00:02:01Les détails par Sabrina Birlin-Bouillet.
00:02:05Le député de la France insoumise Sébastien Delogu a été placé en garde à vue ce jeudi après-midi à
00:02:11l'hôtel de police de Marseille.
00:02:13Cette garde à vue s'inscrit dans le cadre d'une enquête pour outrage sur personnes dépositaires de l'autorité
00:02:19publique.
00:02:20Les faits remontent à lundi.
00:02:22Un équipage de police recherche alors un homme soupçonné d'un vol de montre de luxe.
00:02:27Il tente d'entrer dans un immeuble d'habitation du deuxième arrondissement de Marseille, immeuble où réside aussi Sébastien Delogu.
00:02:35Et c'est là que selon les policiers, une altercation éclate avec le député.
00:02:40Le député qui les aurait alors insultés.
00:02:42Il aurait aussi tenté de s'opposer physiquement aux policiers et à leur progression dans cet immeuble.
00:02:48Il lui reproche également d'avoir prévenu le suspect recherché de la présence policière dans cet immeuble.
00:02:55Les trois policiers ont depuis déposé plainte contre le député.
00:02:58Voilà pourquoi il est entendu aujourd'hui.
00:03:01Du côté de Sébastien Delogu, c'est une toute autre version.
00:03:04Lui, il conteste les faits reprochés.
00:03:06Il affirme ne pas avoir su qu'il s'agissait de policiers puisqu'ils étaient en tenue civile.
00:03:11Et il le reproche d'avoir lui-même été insulté.
00:03:14Son avocat indique qu'une plainte a été déposée pour injure et violence.
00:03:18Et qu'il compte aussi saisir l'IGPN.
00:03:21Au chapitre politique, la foire de Chalons en Champagne.
00:03:25Rendez-vous incontournable pour les candidats à la future élection présidentielle.
00:03:29La 80e édition de cette foire qui a vu ce matin Bruno Rotaille ouvrir le bal.
00:03:32D'ailleurs, Bruno Rotailleau qui devrait s'exprimer depuis cette foire d'ici une quinzaine de minutes grand maximum.
00:03:37Et on le suivra en direct sur CNews.
00:03:39Demain, ce sera autour de Gabriel Attal, François Hollande et Jordan Bardella.
00:03:42Et dimanche, ce seront Édouard Philippe, puis David Lissnard.
00:03:46Et mardi, Xavier Bertrand, tout juste candidat, sera également attendu dans les allées.
00:03:50Avec ces nombreux candidats difficiles pour les exposants de conserver les projecteurs.
00:03:54Alors pourquoi cet événement agricole attire-t-il autant les politiques ?
00:03:58Réponse avec Pauline Trevzer.
00:04:02Ici, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, inaugure la foire de Chalon en Champagne en 2005.
00:04:09Il sera nommé deux ans plus tard président de la République.
00:04:13En 2012, c'est François Hollande qui parade dans les allées lors des premiers mois de son quinquennat.
00:04:19Emmanuel Macron n'a pas échappé à la règle, il se prête au jeu en 2016.
00:04:24Première sortie publique après sa démission du gouvernement Valls, il lance sa campagne en marche.
00:04:30Depuis les débuts de la Vème République, la foire de Chalon a vu défiler de nombreuses figures politiques.
00:04:36Alors pourquoi ce grand rendez-vous agricole séduit-il autant les élus ?
00:04:41D'abord pour son calendrier.
00:04:43Organisé fin août-début septembre, la foire offre une vitrine idéale pour faire sa rentrée politique.
00:04:49Également pour son ancrage populaire.
00:04:51Ici, les politiques viennent à la rencontre des Français, au plus près du monde agricole et de leur terroir.
00:04:58Et cette année, alors que la campagne présidentielle est lancée, le défilé politique s'annonce chargé.
00:05:05Chapitre économique maintenant.
00:05:07La croissance de la France révisée à la baisse au premier trimestre et nulle au deuxième trimestre.
00:05:11Les chiffres publiés ce matin par l'INSEE révèlent que le PIB a reculé de 0,2% sur les
00:05:17trois premiers mois de l'année.
00:05:17Une révision à la baisse qui fait suite notamment à la dégradation de la production agricole causée par la sécheresse
00:05:23et la canicule historique.
00:05:25Le ministre de l'économie, Roland Lescure, a réagi.
00:05:28Selon lui, il s'agit du premier impact concret de l'été horrible qu'on a vécu.
00:05:31On l'écoute.
00:05:33Les récoltes vont sans doute être extrêmement difficiles dans un certain nombre de secteurs, dans un certain nombre de régions.
00:05:39Et qu'intégrant cette information, l'INSEE a révisé à la baisse la croissance sur le premier trimestre, deuxième trimestre.
00:05:45Et ça aura aussi un impact sur le troisième.
00:05:47De manière concrète, ça veut dire entre 0,1 et 0,2% de croissance sur cette année.
00:05:53Actualité internationale et la Chine qui décide d'interdire la commercialisation de voitures au poignet rétractable.
00:05:59Oui, c'est une interdiction pour des raisons de sécurité et qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier
00:06:052027.
00:06:06Alors, bonne ou mauvaise idée ?
00:06:08On écoute la réponse de Pierre Chasseret, délégué général de 40 millions d'automobilistes.
00:06:12Elles sont aérodynamiques.
00:06:14Tout ce qui est aérodynamique permet très clairement de gagner en consommation.
00:06:20Là, cette fois-ci, c'est epsilonesque.
00:06:22Le gain sur la consommation est tellement faible que ça n'en vaut pas le coup.
00:06:26Direction la Colombie à présent, un soldat de la Légion étrangère française enlevé au début de ce mois.
00:06:31Le soldat a été pris en otage alors qu'il circulait dans une zone contrôlée par des dissidents de la
00:06:36guérilla des Farc,
00:06:38responsable présumé de cet enlèvement.
00:06:39Ce groupe est dirigé par le guérillero le plus recherché du pays.
00:06:43Et puis, on l'a appris ces dernières heures en Bosnie-Herzégovine,
00:06:45les obsèques nationales pour le boucher des Balkans.
00:06:48Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie.
00:06:51L'homme est mort hier en détention où il purgeait une peine à perpétuité
00:06:56après avoir été condamné en 2017 pour crime contre l'humanité et crime de guerre lors de la guerre de
00:07:01Bosnie.
00:07:02Le doyen des souverains européens s'en est allé.
00:07:04Le roi Harald V de Norvège est mort dans la matinée.
00:07:08Il était âgé de 89 ans.
00:07:09Oui, ce sont les toutes dernières informations du Palais Royal publiées ce matin
00:07:13précisant que le monarque s'est paisiblement éteint à l'hôpital national
00:07:17où il était suivi pour une maladie du sang.
00:07:18Son état s'était d'ailleurs rapidement dégradé ces derniers jours.
00:07:22Le nouveau souverain norvégien de 53 ans, populaire héritier, prend le nom de Akonuit.
00:07:27Nouvelle provocation de Donald Trump.
00:07:30Et oui, après avoir ordonné de changer de nom du Golfe du Mexique en Golfe d'Amérique,
00:07:35le président des Amériques s'attaque cette fois au Canada.
00:07:38Engagé dans une dure confrontation commerciale avec Ottawa,
00:07:41le président américain a signé hier un décret qui, selon lui,
00:07:45changerait immédiatement le nom du lac emblématique en Lac Amérique.
00:07:49Écoutez-le.
00:07:52Le changement de nom du lac, le lac d'Amérique,
00:07:55est une idée à laquelle je réfléchis depuis longtemps, en fait.
00:07:58Vous le savez, nous avons pris un endroit appelé le Golfe du Mexique.
00:08:01Nous l'avons modifié.
00:08:03Et aujourd'hui, on l'appelle couramment le Golfe d'Amérique.
00:08:07Et ça doit faire plaisir aux voisins canadiens, tout cela.
00:08:09Retour à Paris et on va en parler dans quelques instants.
00:08:12Céline Dion acclamée par ses fans qui l'attendait devant son hôtel, le Royal Monceau.
00:08:16Et oui, alors que Céline est arrivée en France en fin de matinée,
00:08:20deux semaines avant ses concerts,
00:08:22ses fans ont fait le pied de grue devant les portes du célèbre palace parisien,
00:08:25le Royal Monceau, où la star mondiale séjournera.
00:08:29En attendant, la série de 16 concerts à la Plénitude Arena.
00:08:33Des retrouvailles très attendues, après près de 6 ans d'absence.
00:08:36Écoutez ses fans.
00:08:38Je la sentais un peu fatiguée.
00:08:41On sentait qu'elle était fatiguée, mais en même temps heureuse de retrouver Paris.
00:08:45On ne savait pas que Céline Dion allait venir dans cet hôtel.
00:08:48Donc c'est avec bonheur qu'on a pu la voir.
00:08:53Vous avez votre billet ?
00:08:54Ah non, malheureusement non.
00:08:56Bon, je vous donnerai le mien, parce que je suis généreux aujourd'hui.
00:08:58Et on termine avec des images spectaculaires,
00:09:01celle de l'éclipse lunaire partielle.
00:09:03Oui, cette éclipse partielle était visible au-dessus d'Athènes.
00:09:07Aux premières heures de l'aube, 84% de l'astre ont été occultés
00:09:10au moment le plus fort du phénomène.
00:09:12Un véritable tableau que de nombreux Grecs ont pu admirer.
00:09:15Et on ne voit pas grand-chose.
00:09:19Là, on voit un peu mieux.
00:09:20L'éclipse de lune, ça veut dire que...
00:09:23Qu'est-ce que ça veut dire ce phénomène ?
00:09:25C'est-à-dire que la Lune est devant...
00:09:26Elle est éclipsée par quoi ?
00:09:27Par la Terre.
00:09:28C'est l'ombre de la Terre qu'on voit sur la Lune, en fait.
00:09:30C'est ça ?
00:09:30Oui, c'est ça.
00:09:31C'est bien ça.
00:09:31A priori, c'est ça.
00:09:32C'est l'ombre de la Terre qui est reflétée par le Soleil
00:09:35qui est à l'opposé, finalement.
00:09:36Donc l'éclipse d'une aire partielle.
00:09:38J'ai fait un peu d'astronomie.
00:09:39Je sens qu'il fallait que ça se voit un jour.
00:09:43Merci beaucoup, chère Félicité, pour ce journal.
00:09:45On vous retrouve dans une trentaine de minutes
00:09:46pour un nouveau point sur l'actu.
00:09:48Toujours donc avec Raphaël Steinville et Mémona Interman,
00:09:51que je remercie de leur présence.
00:09:52Est-ce que Fabien Lecoeuvre est dans le coin, les amis ?
00:09:53Parce que j'ai besoin de lui.
00:09:54On va évoquer évidemment cette image
00:09:56qu'on a tous vue dans le journal de Félicité il y a un instant.
00:09:59Céline Dion qui est à Paris.
00:10:01C'est l'événement musical de la rentrée.
00:10:03Il y aura d'autres sujets dans ces deux heures d'info ensemble.
00:10:05Vous l'imaginez bien.
00:10:06Mais c'est une image importante.
00:10:08Les Français étaient nombreux devant ce magnifique hôtel parisien
00:10:12pour accueillir Céline Dion.
00:10:13On a ces images aujourd'hui.
00:10:15Elle sera en concert à l'Arena de Nanterre
00:10:18entre le 12 septembre et le 17 octobre.
00:10:20Céline Dion qui prend ses quartiers
00:10:22dans ce modeste hôtel parisien,
00:10:24le Royal Monceau, dans le 8e arrondissement.
00:10:26J'ai cru entendre que deux étages de l'hôtel
00:10:28étaient réservés à Céline Dion et à toutes ses équipes.
00:10:32C'est là où vous vous trouvez.
00:10:32Chloé Tarka, alors que nous voyons ces images de Céline Dion.
00:10:35Derrière ses lunettes noires et son imperméable ambiance,
00:10:38atmosphère, lors de l'arrivée de la star,
00:10:40il y a quelques minutes.
00:10:43Oui, il y a quelques minutes,
00:10:44elle était là sur ce même trottoir juste ici,
00:10:47venue saluer ses fans,
00:10:49venue en nombre incertain,
00:10:50attendait depuis plusieurs heures ici.
00:10:52Alors, on a découvert une Céline
00:10:55quelque peu affaiblie quand même.
00:10:56Elle a décidé de saluer ses fans uniquement
00:10:58avec le coude et non avec la main.
00:11:00Elle n'a pas voulu signer d'autographe,
00:11:02elle n'a pas voulu prendre de photos.
00:11:03Évidemment, on l'imaginait bien pour préserver sa santé.
00:11:06Mais bon, les fans étaient tous en joie.
00:11:08Vous avez entendu il y a quelques minutes
00:11:09les interviews que nous avons faites avec Charles Pousseau.
00:11:12Et puis, d'autres sont arrivés un peu trop tard pour croiser Céline,
00:11:16comme Gabrielle.
00:11:18Bonjour Gabrielle.
00:11:19On s'est rencontrées.
00:11:20Elle venait de partir il y a cinq minutes à peine.
00:11:23J'imagine un petit peu de déception quand même.
00:11:25Beaucoup de déception.
00:11:26Oui, oui, oui, je suis une fan de la première heure.
00:11:30Céline Dion, évidemment, depuis le début de sa carrière, je la suis.
00:11:34On a été jusque Las Vegas avec ma famille pour la voir.
00:11:38Et oui, elle fait partie d'une certaine façon de notre vie.
00:11:42Mais alors, vous n'avez pas baissé les bras,
00:11:44vous avez décidé de camper ici devant l'hôtel
00:11:47parce qu'elle est rentrée dans cet hôtel.
00:11:49Elle va certainement sortir et ce sera peut-être l'occasion
00:11:51pour vous de la voir.
00:11:52Et je ne lâcherai pas Céline.
00:11:54Si tu m'entends, je suis là, tu peux descendre.
00:11:56Vous le voyez, des fans très enthousiastes.
00:11:59Évidemment, beaucoup de joie ici devant le Royal Monceau.
00:12:02Et puis, de toute façon, on aura le temps de la recroiser Céline
00:12:04puisqu'elle sera ici à Paris pour sa série de 16 concerts
00:12:07jusqu'à mi-octobre.
00:12:09Mais regardez, Chloé, elle est derrière vous.
00:12:11Elle est en train de descendre justement.
00:12:12Elle est juste derrière vous.
00:12:14Ah, quelle bonne blague.
00:12:17Voilà, voilà.
00:12:18Merci beaucoup, Chloé.
00:12:19Restez un petit peu avec nous si jamais il se passe quoi que ce soit.
00:12:22Alors, on me dit qu'il faut aller à Chalon-Champagne.
00:12:25On va tout de suite à Chalon-Champagne.
00:12:27Merci beaucoup.
00:12:27Où ne se trouve pas Céline Dion, mais bien Bruno Retailleau
00:12:31qui s'exprime en direct sur CNews.
00:12:32Ce que j'aime particulièrement, c'est la France du travail.
00:12:34C'est les terroirs, les produits du terroir.
00:12:37Ce sont nos traditions.
00:12:38Et les Françaises et les Français sont attachés.
00:12:41Parce qu'ils sont attachés à la France.
00:12:42Ils sont aussi attachés à ces traditions.
00:12:43Et moi, je suis très attaché.
00:12:45C'est le cœur de mon projet.
00:12:46C'est la France qui travaille.
00:12:48Cette France qui tient à bout de bras le pays.
00:12:51Mais cette France qui est surréglementée.
00:12:53Qui n'en peut plus des normes.
00:12:55Qui n'en peut plus des taxes.
00:12:56Qui n'en peut plus des impôts.
00:12:58Cette France qui, en réalité, est découragée.
00:13:01Alors que trop souvent, on subventionne malheureusement l'assistanat.
00:13:05Et un mot particulier sur l'agriculture.
00:13:08Parce que je voudrais dire à nos collègues agriculteurs
00:13:11que je suis totalement en solidaire.
00:13:13J'ai une agricultrice à côté de moi qui est aussi parlementaire au Parlement européen.
00:13:17Céline Imar.
00:13:18Et je sais le drame qu'ils vivent actuellement.
00:13:21J'espère que le gouvernement saura répondre.
00:13:23Parce que, notamment cet hiver.
00:13:26Mais dès maintenant, ils sont en situation...
00:13:29Ils connaissent un drame qui est un drame à la fois économique, mais social.
00:13:32Et avant tout, et avant tout, humain.
00:13:35Je veux d'ailleurs dénoncer une hypocrisie.
00:13:38Celle notamment de l'écologie verte.
00:13:40De ces idéologues qui n'ont pas permis, qui ont empêché nos agriculteurs
00:13:44de pouvoir finalement faire face au réchauffement climatique.
00:13:48Ils ont tout fait avec la bureaucratie française pour les empêcher de stocker l'eau.
00:13:52C'est absolument stupide.
00:13:54Le stockage de l'eau, c'est la meilleure assurance pour la récolte.
00:13:57Si on veut demain encore une souveraineté alimentaire.
00:13:59Si on veut d'ailleurs en France, alors qu'on est la première surface agricole au niveau européen,
00:14:05si on veut encore garder des exploitations, il faut stocker l'eau.
00:14:08Et il va falloir se battre.
00:14:09Il va falloir se battre.
00:14:10On a vu une avancée cet été.
00:14:13On lutte notamment avec Céline, avec Laurent Duplon, avec Julien Dive aussi à l'Assemblée nationale
00:14:18pour permettre ce stockage.
00:14:20Mais je sais très bien qu'il y a un état profond.
00:14:22Je sais qu'il y a des lois qui passent.
00:14:23Je sais que les décrets sont souvent longs à être signés.
00:14:26Et je sais qu'après les décrets, il y a l'administration qui souterrainement
00:14:30va à l'encontre de la volonté populaire.
00:14:33Eh bien, il faudra que département par département, on fasse un compte.
00:14:37Qu'on regarde très précisément.
00:14:38Qu'on ne laisse pas ces dossiers-là dans des mains bureaucratiques et administratives.
00:14:42L'administration doit rendre des comptes aux Français, au peuple français,
00:14:46et notamment aux agriculteurs.
00:14:49Et je veux aussi, moi, apporter cette idée d'un travail qui paye plus que l'assistanat.
00:14:55J'ai une solution pour faire en sorte que si les Français acceptent de travailler
00:14:59un peu moins d'une demi-heure par jour, ça n'a jamais tué personne.
00:15:02Mais jamais je dirai aux Français qu'on se relèvera, qu'on aura plus de pouvoir d'achat,
00:15:07on travaillait moins.
00:15:07Ça, c'est le mensonge que les socialistes nous ont vendu avec la retraite à 60 ans
00:15:12et avec les 35 heures.
00:15:13Et on voit aujourd'hui le niveau de vie des Français, c'est en train de s'effondrer.
00:15:19Il est en dessous de la moyenne européenne.
00:15:21Moi, ma solution, c'est qu'avec une petite demi-heure de plus par jour,
00:15:25on effacera à partir de la 36e heure, il n'y aura plus aucune charge sociale
00:15:31sur les salaires.
00:15:32Ça voudra dire que c'est quasiment deux mois de plus de salaire par an,
00:15:37à condition d'accepter de faire une petite demi-heure de travail par jour.
00:15:41Et ce sera bon pour le salarié, qui aura plus de pouvoir d'achat,
00:15:45et ce sera bon pour l'entreprise, parce que la zéro cotisation sociale
00:15:48s'appliquera aussi pour le chef d'entreprise.
00:15:51Ça diminuera le coût de l'embauche, le coût du travail de 35%.
00:15:55Personne n'a fait cette proposition.
00:15:57Tout le monde dit qu'il faut rapprocher le net du brut.
00:16:01Moi, j'ai la solution.
00:16:02À partir de la 36e heure, ma solution, c'est le brut égale le net.
00:16:07Plus de cotisation sociale et plus d'impôts.
00:16:11Avant, chacun paie sa cotisation.
00:16:13Chacun paie son dû à la société française.
00:16:15Mais après, vous gardez le fruit de votre travail.
00:16:19Voilà.
00:16:22Et bien sûr, j'encourage le travail, mais je veux décourager l'assistanat.
00:16:28Et du coup, ce que je propose, c'est de plafonner à 70% du SMIG la totalité des aides
00:16:35sociales.
00:16:36Je ne veux pas qu'aujourd'hui, quelqu'un qui se lève tôt pour aller travailler
00:16:41gagne seulement un peu plus que celui qui ne se lève pas.
00:16:44Vous avez renversé la table hier, c'était en tout cas vos mots.
00:16:48Dans l'actualité également, Jean-Luc Mélenchon, on parle d'un milleil finalement à la française avec plus d'État.
00:16:53Ou en tout cas, ce que vous venez tout simplement de dire, c'est-à-dire un allègement important des
00:16:58cotisations sociales.
00:16:59Qu'est-ce que vous lui répondez aujourd'hui ?
00:17:00Je lui réponds que le plus d'État, c'est lui.
00:17:03Celui qui veut détruire les institutions de la République, c'est lui.
00:17:07Celui qui met une cible dans le dos des gendarmes et des policiers, ce sont les insoumis.
00:17:13Ceux qui veulent une nouvelle France veulent la fin de la France.
00:17:15Moi, je veux que la France reste la France.
00:17:18J'ai été ministre de l'Intérieur, je suis attaché à l'État.
00:17:22Mais je ne confonds pas l'État d'un État bureaucratique.
00:17:26Et moi, mon ennemi, c'est la bureaucratie.
00:17:29Voilà.
00:17:30Et si demain, pour les maires, les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, les agriculteurs,
00:17:35ceux qui travaillent, ceux qui se retroussent les manches,
00:17:37si on n'est pas capable de faire la chasse aux règlements et aux normes,
00:17:44ce sera fini de la France.
00:17:45On s'appauvrira.
00:17:47Moi, ce que je propose, par exemple, parce que je ne parle pas de simplification,
00:17:51ceux qui entendent simplification, en réalité, savent désormais que tout ça, c'est du flanc.
00:17:56Ça fait 20 ans, 30 ans qu'on entend parler de simplification.
00:18:00Ça fait gouvernement sur gouvernement qui nous ont promis des chocs de simplification.
00:18:04Moi, je ne parle pas de chocs de simplification.
00:18:06Je parle de déréglementation.
00:18:08Ce que je ferai, une fois que je serai à l'Elysée, les toutes premières semaines,
00:18:12je prendrai des ordonnances pour supprimer les seuils les plus stupides.
00:18:17Par exemple, pour les petites entreprises.
00:18:18Passer du seuil de 50 salariés à 100.
00:18:21J'ai rencontré tout à l'heure un artisan.
00:18:23Il avait 47 salariés parce qu'il voulait rester sous le seuil de 50.
00:18:30Donc, il s'interdisait d'embaucher.
00:18:31Ça sera terminé, ça.
00:18:32Ce que je veux, c'est qu'on arrête de vouloir être toujours les meilleurs élèves de l'Europe.
00:18:38C'est les surtranspositions.
00:18:39Les agriculteurs savent bien.
00:18:40Eh bien, j'interdirai, comme l'a fait l'Italie, d'ailleurs, par une loi organique, les surtranspositions.
00:18:46Et enfin, je réviserai la Constitution.
00:18:48J'aurai le courage, et j'aurai le courage de supprimer le principe de précaution.
00:18:52Moi, je suis attaché à l'environnement.
00:18:54Mais aujourd'hui, le principe de précaution, avec l'interprétation des magistrats, c'est un principe d'inaction.
00:19:00Moi, je veux un pays qui innove, qui prenne des risques.
00:19:03Voilà.
00:19:04L'idée d'une grande primaire avec le centre et la droite émerge, portée notamment par David Wisner.
00:19:08Vous seriez prêt à la rejoindre avec un Gabriel Attal, par exemple ?
00:19:12Écoutez, j'ai toujours dit la chose suivante.
00:19:15J'ai jamais eu peur d'une élection.
00:19:16Cette dernière année, j'ai assumé, j'ai affronté deux élections internes.
00:19:20Aucune élection ne me fait peur.
00:19:22Aucune.
00:19:23Simplement, entre ceux qui veulent la primaire et dans ceux qui la veulent, ceux qui ne sont pas d'accord
00:19:27sur le périmètre,
00:19:29M. Zemmour, Mme Knafow ou pas, MAPOM, M. Attal,
00:19:33aujourd'hui, je préfère aller à la rencontre des Français plutôt que de m'envaser dans ces solutions politiciennes.
00:19:38Donc, je travaille.
00:19:40J'ai toujours indiqué que je n'étais pas contre sur le principe.
00:19:42Simplement, aujourd'hui, je n'y crois pas.
00:19:44Questionner d'ailleurs Edouard Philippe, il est absolument contre.
00:19:46C'est à quel sens à partir de là ?
00:19:48L'actualité internationale, c'est aussi la crise migratoire à Ceuta,
00:19:52qui se poursuit.
00:19:53On a vu des scènes avec des images où des habitants s'en prennent aux migrants.
00:19:57Il y a des scènes d'affrontements, de manifestations.
00:19:59Lorsque vous étiez Premier ministre, vous avez souhaité vouloir mettre Pedro Sanchez au banc de l'Europe.
00:20:04Est-ce que vous réitériez ses propos aujourd'hui ?
00:20:06Je n'enlève rien à ses propos.
00:20:09Ce qu'a fait M. Sanchez est totalement irresponsable.
00:20:12Il a créé un appel d'air, non seulement en Espagne, dont il est la première victime avec Ceuta.
00:20:18Et quand je disais, alors que beaucoup se sont pâmés lorsque je disais que l'immigration, dans les conditions où
00:20:24elle se déroule aujourd'hui, n'est plus une chance pour le pays.
00:20:27Vous voyez bien, regardez Mayotte.
00:20:29Mayotte, c'est à la fois le laboratoire qui montre que quand vous avez une submersion, rien ne va plus.
00:20:35Mais demain, Mayotte, cette expérience-là, on pourrait la connaître aussi en métropole.
00:20:41Donc on ne peut pas laisser un chef d'État décider pour les 26 autres chefs d'État européens, avec
00:20:48Sean Gunn, qui est un système de solidarité, de faire entrer des centaines de milliers.
00:20:52Je l'avais dit d'ailleurs que ce serait beaucoup plus de 500 000.
00:20:55J'avais eu un rapport de la police espagnole qui ne parlait pas de 500 000, qui avertissait, parce que
00:20:59les critères de régularisation de ces clandestins étaient des critères extrêmement souples.
00:21:05Et ce rapport parlait sans doute d'un million, un million d'eux.
00:21:09Et on fera le compte après, vous voyez.
00:21:12Mais ça, c'est absolument irresponsable.
00:21:14Il faudra réformer Sean Gunn, prévoir justement une procédure pour qu'on puisse admonester et prendre des mesures contre les
00:21:23États qui ne sont pas solidaires,
00:21:25qui ne prennent pas leurs responsabilités, et faire en sorte que quand ces États-là, malheureusement, régularisent de façon massive,
00:21:32et bien qu'il y ait un titre qui soit valable territorialement, par exemple, uniquement qu'en Espagne, mais pas
00:21:39dans le reste des 26 autres pays européens.
00:21:41Quand un pays ne joue pas le jeu de la solidarité, alors le visa vaut pour le pays, mais il
00:21:45ne doit pas valoir liberté de circulation pour les 26 autres pays.
00:21:50Monsieur Retailleau, il y a deux candidats de droite.
00:21:52Voilà pour l'essentiel des propos de ce micro tendu de Bruno Retailleau, candidat LR pour la présidentielle chacun l
00:21:59'aura en tête.
00:22:00J'ai presque entendu un mini-meeting de la part de Bruno Retailleau, qui profite de cette foire incontournable,
00:22:06qui est désormais celle de Chalon en Champagne, pour adresser bien sûr un message aux agriculteurs,
00:22:11et puis pour distiller quelques propositions, notamment sur le temps de travail.
00:22:15Raphaël Stainville, commentaire sur ce que l'on vient d'entendre ?
00:22:20Oui, effectivement, Bruno Retailleau qui a égrainé un certain nombre de pistes,
00:22:25reprenant d'abord son slogan de campagne, en tout cas sur la France du travail qu'il veut pouvoir promouvoir,
00:22:32et faciliter en fait la possibilité des Français de travailler davantage.
00:22:38Il croit à la possibilité de résoudre une partie...
00:22:40Des fiscalisations à partir de 36 heures de travail.
00:22:43Exactement, pour que le brut soit l'équivalent du net, c'est l'une des propositions qu'il avance aujourd
00:22:52'hui,
00:22:52en même temps qu'il en formule bien d'autres sur d'autres sujets.
00:22:55Donc un Bruno Retailleau en campagne, qui ne désespère pas en tout cas de marquer l'opinion avec ses propositions.
00:23:02C'est vrai qu'en quelques minutes à peine, on a des propositions très très fortes,
00:23:05qui paraissent extrêmement ambitieuses, travailler plus pour gagner plus.
00:23:09Si je résume un petit peu les propos de M. Retailleau, ça nous rappelle quelqu'un.
00:23:13Cette déréglementation pour sortir de mille-feuilles administratives.
00:23:18La réponse également sur une éventuelle primaire à droite, puisque ça se bouscule.
00:23:22On en a bien conscience dans les candidats de la droite et du centre-droit.
00:23:26Un commentaire également sur ce que vous venez d'entendre, chère Mémona.
00:23:28Alors, j'ai relevé parmi les déclarations qui me semblent importantes.
00:23:32L'administration doit rendre des comptes au peuple.
00:23:35C'est assez fort quand même.
00:23:36Et là, il marche un peu sur les plates-bandes de sa concurrente Marine Le Pen.
00:23:40Il a dit qu'il allait, s'il était élu, directement passer par des ordonnances,
00:23:45ce qui lui permettra de gagner du temps.
00:23:47Et là, il nous fait penser un peu à Ronald Reagan.
00:23:49Ronald Reagan, donc il faut remonter au début des années 80, 1984 exactement,
00:23:53en disant, moi ce que je veux, c'est non pas assoupler les normes,
00:23:56mais carrément passer par la déréglementation.
00:23:59Ça, c'est quand même un principe qui est assez fort.
00:24:01Modifier la Constitution.
00:24:03Donc, en fait, il s'attaque à deux pans importants.
00:24:06L'Europe et l'autre pans, c'est, bien sûr noté, c'est sur l'immigration.
00:24:10Et sur l'immigration, il a également des positions très fortes.
00:24:13On ne va pas oublier qu'il était ministre de l'Intérieur.
00:24:15Et on ne va pas non plus oublier de lui demander
00:24:17qu'est-ce que vous avez fait pendant ces quelques mois
00:24:19au ministère de l'Intérieur, Place Beauvau.
00:24:21Mais en tout cas, ce sont les deux grands pans sur lesquels il s'avance.
00:24:25On sent quand même que le caillou dans la chaussure de Bruno Rotaillot,
00:24:27aujourd'hui, c'est cet amoncellement de candidatures à droite et au centre-droite,
00:24:31en partant de Gabriel Attal, en pensant ces dernières heures
00:24:34au président de la région Hauts-de-France.
00:24:35Xavier Bertrand, qui a annoncé également tardivement cette candidature.
00:24:39David Lissnard, qui lui prône dans son discours cette primaire.
00:24:45Et on se dit que c'est une histoire qui va se rejouer,
00:24:48une droite qui va être incapable de s'unir, Raphaël, en quelques secondes.
00:24:52Et ce que dit David Lissnard, c'est vient qui veut à cette primaire.
00:24:57Si elle a lieu, ceux qui ne viendront pas devront se justifier
00:25:00de faire gagner Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen.
00:25:03Elle est nécessaire, cette primaire, ou pas ?
00:25:04En fait, elle est nécessaire dans le sens qu'aujourd'hui,
00:25:07Bruno Rotaillot et les autres candidats de la droite et du centre
00:25:11ne bénéficient d'aucune dynamique.
00:25:13Ils sont un petit peu ankylosés avec des sondages
00:25:16qui sont plus ou moins flatteurs pour les uns et les autres.
00:25:18Mais il n'y a pas de dynamique.
00:25:19Quand vous voyez Jean-Luc Mélenchon qui, depuis maintenant des semaines...
00:25:22Il parle quasiment à un point par jour.
00:25:23Exactement.
00:25:25C'est peut-être l'avantage qu'une primaire pourrait apporter à ses candidats,
00:25:30faire émerger et légitimer un candidat qui, aujourd'hui,
00:25:34aucun de ses candidats, en tout cas, ne bénéficie de dynamique.
00:25:37La France Insoumise qui, malgré les tourments des derniers jours,
00:25:40on pense à Sébastien Delogu qui est sorti de garde à vue,
00:25:43au soupçon autour de maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
00:25:45qui reste donc en hauteur dans les sondages, en tout cas aux côtés de Marine Le Pen.
00:25:50On en parle justement dans un court instant.
00:25:52À la première pause de ce 100% Actu, on se retrouve dans quelques instants.
00:25:55À tout de suite.
00:25:58Il est presque 15h30.
00:26:00Merci de nous rejoindre dans 100% Actu.
00:26:02Tout de suite, l'essentiel de l'actu, justement, avec Félicité Kindoki.
00:26:05Merci Julien.
00:26:05Rebonjour à tous.
00:26:06Et on commence avec ce qu'ont découvert beaucoup de Français ce matin.
00:26:11Arbres arrachés, rues impraticables, vitrines des commerces
00:26:15et pare-brises de voitures brisées.
00:26:17Les transports étaient très perturbés également.
00:26:20La France a été touchée de plein fouet par les violences orages.
00:26:22En Ile-de-France, le département du Val-de-Marne a particulièrement été touché.
00:26:27Voyez ces images d'Alfortville où la pluie, la grêle et les vents intenses
00:26:31ont là encore provoqué de nombreux dégâts matériels.
00:26:34Écoutez cet habitant marqué par le phénomène.
00:26:38J'étais chez moi au moment de la tempête.
00:26:41Et on a vu ça par la fenêtre.
00:26:42On a attendu que les grêles ont passé.
00:26:44Puis après, on a été déblayer les routes.
00:26:46Et on a déblayé...
00:26:48Moi, j'ai déblayé 20 mètres à peu près sur les routes.
00:26:51Des énormes troncs.
00:26:53On a fait tout à la main parce qu'on n'était pas outillés pour.
00:26:55Ça fait 5 ans qu'on est là.
00:26:58Le paysage déchiré, ça fait un peu mal au cœur.
00:27:00C'est pour ça qu'on a tous mis la main à la pâte.
00:27:02Bruno Retailleau et Bel est bien lancé dans la course à l'Elysée
00:27:06en cette rentrée politique.
00:27:07Après les universités d'été du MEDEF hier,
00:27:10le candidat LR à la présidentielle s'est rendu aujourd'hui
00:27:13à la foire agricole de Chalon-en-Champagne
00:27:15pour s'adresser au monde rural auquel il affirme appartenir
00:27:19et qu'il appelle la France du travail.
00:27:21Je vous propose de l'écouter.
00:27:23C'est un événement mondial, mais pas loin.
00:27:28Ils peuvent en être fiers.
00:27:29C'est une très belle foi.
00:27:31Et si je suis là, c'est pour célébrer la France du travail.
00:27:34En Colombie, un soldat de la Légion étrangère française
00:27:38a été enlevé au début de ce mois.
00:27:40Le soldat a été pris en otage alors qu'il circulait dans une zone
00:27:44contrôlée par les dissidents de la guérilla des Farc,
00:27:47responsable présumé de cet enlèvement.
00:27:49Ce groupe est dirigé par le guérillero le plus recherché du pays.
00:27:53Le doyen des souverains européens s'en est allé.
00:27:57Le roi Harald V de Norvège est mort dans la matinée à l'âge de 89 ans.
00:28:01Le monarque s'est paisiblement éteint à l'hôpital national
00:28:04où il était suivi pour une maladie du sang.
00:28:07Son état s'est rapidement dégradé ces derniers jours.
00:28:10Le nouveau souverain norvégien de 53 ans, populaire héritier,
00:28:14prend le nom de Hakun 8.
00:28:16Et puis on termine à Paris avec ces images tournées en fin de matinée.
00:28:21Céline Dion qui a été acclamée par ses fans qui l'attendaient
00:28:24devant son hôtel, le Royal Monceau.
00:28:26Arrivée en France en fin de matinée, deux semaines avant ses concerts,
00:28:31ses fans ont fait littéralement le pied de grue devant les portes de cet hôtel tôt ce matin.
00:28:37Et Céline Dion a pris le temps de les remercier chaleureusement,
00:28:41de faire des photos et également de signer quelques autographes.
00:28:44Après six ans d'absence, le public l'attendait impatiemment.
00:28:49Merci beaucoup, félicité.
00:28:50Et on est impatients de cette première date de concert.
00:28:53C'est quand ? Le 12 septembre, c'est ça ?
00:28:54Vous y serez, Célia ?
00:28:55Même pas.
00:28:56Non, c'est qu'Yohann y sera, Yohann Usai, mais il n'est pas là aujourd'hui.
00:28:59Célia Barotte, je vous ai apercevé à l'image.
00:29:03Non, parce que je pensais qu'il était là aujourd'hui.
00:29:04Je sais que c'est un grand fan de Yohann Usai.
00:29:06Puis il m'envoyait un message, il m'a dit qu'il était en repos aujourd'hui.
00:29:09On pense à lui.
00:29:10On pense à lui, évidemment, on l'embrasse.
00:29:12Célia Barotte du service police justice.
00:29:13Bonjour Julien.
00:29:14Qu'on apprécie tout autant et ça nous fait plaisir de faire cette rentrée également avec vous.
00:29:18Je rappelle que Raphaël Steinville du JDD et Mémona Interman sont toujours présents.
00:29:22L'affaire de Logu, sacrée affaire.
00:29:25Une altercation qui a opposé le député LFI des Bouches-du-Rhône à trois policiers.
00:29:29Ça s'est passé lundi, Célia.
00:29:30Les agents ont porté plainte pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique.
00:29:34L'insoumis, lui, a été insulté et violenté.
00:29:36On est un petit peu dans du parole-contre-parole.
00:29:38Il a été placé un peu plus de huit heures en garde à vue.
00:29:41Il est sorti hier soir.
00:29:42Il s'est exprimé d'abord dans la nuit.
00:29:44Puis là, je crois, c'est les dernières heures.
00:29:45On va voir ce tout dernier tweet de Sébastien Delogu qui sera convoqué le 13 novembre prochain
00:29:50devant le tribunal correctionnel de Marseille afin d'être jugé.
00:29:53Est-ce qu'on a la dernière communication de Sébastien Delogu avec Maxime Lavandier ?
00:29:57Si ce n'est pas encore le cas, Maxime, n'hésitez pas à me dire dans l'oreille si on
00:30:00y va.
00:30:01Je tiens à exprimer ma gratitude pour tous les messages.
00:30:03C'était la nuit dernière, je crois.
00:30:04Je remercie les forces de l'ordre qui se sont comportées de manière à l'éprochable.
00:30:07Il a quand même un mot.
00:30:08Cette fois, il se rattrape un petit peu sur les forces de l'ordre.
00:30:10Je suis chez moi en train de me reposer.
00:30:12Je m'exprimerai bientôt.
00:30:13Et ce bientôt, c'est censé être arrivé ces dernières minutes
00:30:16puisqu'il y a ce deuxième tweet qui est parvenu.
00:30:18Si on peut l'afficher également.
00:30:20Vous me dites si on a un problème technique.
00:30:22Sinon, vous l'avez.
00:30:23Célia, lisez-le nous parce que je ne sais pas quand est-ce qu'on va le voir à l
00:30:25'image.
00:30:25Allez-y, Célia.
00:30:26Le Cornu, Sébastien Delogu, excusez-moi, qui a tweeté, je cite,
00:30:31« Comme par enchantement, le soi-disant voyou qui aurait volé une montre de plus de 100 000 euros
00:30:37que j'aurais soi-disant prévenu pour qu'il fuit et empêcher la police de l'arrêter
00:30:41et ressorti libre.
00:30:42Peut-on croire encore à toute cette supercherie ? »
00:30:46Donc, il réitère à nouveau, il surenchérit sur cette histoire
00:30:49puisque dans cette affaire, je vous le rappelle,
00:30:52il y avait une intervention de police dans son immeuble.
00:30:55Faites-nous un peu le contexte, en effet.
00:30:56Merci, Célia, allez-y.
00:30:57Voilà, Sébastien Delogu habite dans un immeuble
00:31:01dans lequel les policiers devaient intervenir pour interpeller un individu
00:31:05dans le cadre d'une enquête, je crois, portée sur le trafic de drogue.
00:31:10Et donc, Sébastien Delogu était au courant, nous dit-on, de cette intervention.
00:31:15Une voisine l'avait prévenue, il y avait eu des échanges en amont de cette interpellation.
00:31:20Et donc, Sébastien Delogu qui avait fait face à des policiers lundi après-midi,
00:31:25une scène enregistrée par les caméras de vidéosurveillance de l'immeuble,
00:31:28mais aussi par le député lui-même.
00:31:31Et donc, c'est là, sur ces images, que nous, vous voyez,
00:31:33on avait pu voir une altercation entre le député et les agents de police
00:31:36qui étaient en civil puisqu'ils allaient intervenir dans cet immeuble.
00:31:40Sébastien Delogu qui leur reprochait de ne pas connaître leur identité,
00:31:44mais dans le cadre d'une enquête de flagrance,
00:31:46c'est vrai que les policiers interviennent dans la tenue qu'ils souhaitent.
00:31:50Ils ont ensuite montré leur plaque, ils se sont identifiés ultérieurement aux députés,
00:31:54mais entre-temps, il y a eu des invectives, des outrages,
00:31:57et puis cette entrave aussi à l'interpellation et à cette enquête
00:32:01puisque ça a pu retarder l'interpellation, mais qui s'est quand même déroulée.
00:32:04Donc, dans ce tweet, Sébastien Delogu explique que cet individu est ressorti libre
00:32:09et donc que c'est beaucoup de bruit pour rien, finalement, selon lui.
00:32:13En tout cas, il sera convoqué le 13 novembre prochain,
00:32:15il devra à nouveau répondre de ses faits.
00:32:17Il ressort libre, mais c'est l'autre individu.
00:32:20Je ne parle pas de Sébastien Delogu.
00:32:21L'individu qui est soupçonné de ce vol ressort libre.
00:32:24Selon Sébastien Delogu, et puis ce ne serait pas le premier responsable d'un délit
00:32:30qui ressort libre.
00:32:31Ressentir libre ne veut pas dire que vous êtes innocent, a priori, dans ce pays,
00:32:34avec la belle justice qui est la nôtre.
00:32:37On voit les images, on va peut-être se remémorer cette séquence avec le son également.
00:32:44Justez-moi ici, poussez-vous.
00:32:45Poussez-vous, je suis sûr.
00:32:46Vous n'avez pas montré de plaque, je ne sais pas qui vous aide.
00:32:50Montrez-moi la plaque.
00:32:51Montrez-moi votre plaque, je veux savoir.
00:32:54Montrez-moi la plaque.
00:32:55Voilà, c'était un réactif avec les policiers marseillais qui interviennent dans l'IMEB.
00:33:00Alors il y a des joutes verbales également maintenant entre le ministre de l'Intérieur notamment
00:33:04et puis les membres de la France Insoumise, en l'occurrence Mathilde Panot.
00:33:07Laurent Nouniez, pardon d'abord, le ministre de l'Intérieur
00:33:09qui communique sur ce dossier autour de Sébastien Delogu.
00:33:14Le voici, c'est toujours de la faute des autres avec LFI.
00:33:17Les policiers intervenaient pour interpeller l'auteur d'un vol en flagrance.
00:33:20Une enquête est ouverte qui permettra de déterminer les circonstances dans lesquelles s'est déroulé.
00:33:24Ce qu'on voit dans des extraits de vidéos diffusées, dont je rappelle qu'elle est une pièce d'enquête
00:33:28couverte par le secret.
00:33:29En revanche, j'apporte évidemment mon soutien aux forces de l'ordre.
00:33:32Et la suite est convenue.
00:33:35Mathilde Panot qui répond, présidente du groupe Insoumis à l'Assemblée Nationale.
00:33:40Les agents de police, lorsqu'ils sont républicains et même s'ils interviennent en civil, doivent décliner leur identité devant
00:33:45un député de la nation.
00:33:46Ils lui doivent respect.
00:33:46Pas de traité de trou du cul, pardon, de citer les mots, ni de lui signifier que tout le monde
00:33:52les déteste, soutien plein et entier aux députés de Marseille.
00:33:56Je le répète, à ce stade, c'est parole contre parole.
00:33:58Ce qu'on peut dire, Raphaël, peut-être un premier commentaire, c'est que ce n'est pas la première
00:34:02fois que la France Insoumise,
00:34:04et qui plus est, particulièrement le député Sébastien Delogu, se retrouve au cœur de ce type d'incident.
00:34:10Oui, mais vous avez raison.
00:34:11Et c'est pour ça que même son dernier tweet, lorsqu'il parle de supercherie...
00:34:15Oui, c'est de la défiance, encore une fois.
00:34:17Ce n'est pas seulement de la défiance, c'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il y
00:34:19a vraiment un contre-récit qui est en train de se mettre en place de la part de Sébastien Delogu
00:34:24et de la France Insoumise,
00:34:25qui consisterait à croire qu'il y a une manipulation qui viserait particulièrement la France Insoumise.
00:34:31Ce qui est certain aujourd'hui, indépendamment des élucubrations de Sébastien Delogu,
00:34:37c'est que cet individu, ce député, s'est fait connaître ces derniers mois et ces dernières années,
00:34:41par des propos insultants et menaçants envers la police,
00:34:45par des menaces physiques dont il a été même condamné en première instance avant de faire appel.
00:34:51Donc c'est l'un des visages de cette fracquisation de l'Assemblée nationale, incarnée notamment par Sébastien Delogu.
00:34:59L'infographie qui peut apparaître également sur les antécédents.
00:35:02En effet, il a été condamné en 2025 à 8000 euros d'amende pour violences aggravées
00:35:05à l'encontre de deux cartes de l'éducation nationale en marge d'un blocus lycéen à Marseille qui avait
00:35:10lieu en 2023.
00:35:11Il doit comparer le 21 octobre pour avoir diffusé sur les réseaux des documents personnels
00:35:16d'un entrepreneur à qui il reprochait des liens avec Israël.
00:35:21Oui, Mémona.
00:35:23Alors lorsqu'on regarde les images, la séquence, même si elle est chaotique,
00:35:29quelque chose me frappe, c'est-à-dire un manque de sang-froid de la part de ce député.
00:35:35Un véritable manque de sang-froid, d'autant plus qu'il savait qu'il y avait une intervention des policiers.
00:35:40Il était tout court.
00:35:40Ça rappelle son mentor, Jean-Luc Mélenchon, et le fameux La République, c'est moi,
00:35:45à l'an de la perquisition à son bureau.
00:35:46Voilà, et là, il dit en effet, je suis député, en réalité, vous, je suis député, vous devez le respecter.
00:35:51Mais ces policiers qui sont en train de travailler et ils cherchent à arrêter un voleur,
00:35:54Oui, je ne te demande même pas pourquoi il y a un problème de policiers.
00:35:57Ils ne peuvent pas arriver en tenue avec marqué police ici.
00:36:01C'est normal qu'ils travaillent dans ces conditions-là.
00:36:05La justice dira ce qu'elle en pense, mais je pense qu'il y a un petit peu quand même
00:36:08de mauvaise foi.
00:36:09Je précise que si M. Delogu passe au tribunal le 13 novembre, le 19 et le 20 octobre...
00:36:15Triste date, rappelons-le.
00:36:17Voilà, 19 et 20 octobre passera au tribunal correctionnel Rima Hassan pour apologie du terrorisme.
00:36:24Ça veut dire que les élus de LFI ont souvent maille à partir.
00:36:29La justice s'en compter, évidemment, l'enquête qui est faite à propos du maire de Saint-Denis.
00:36:34Et dans tous les cas de figure, quels que soient les cas de figure, leurs camarades montent au créneau en
00:36:39disant
00:36:391. Il est poursuivi parce qu'il est noir.
00:36:42M. Coquerel l'a dit du maire de Saint-Denis.
00:36:45Là, Mathilde Panot dit qu'il lui doit le respect et qu'il faut qu'il fasse la courbette.
00:36:51Ça me pose un problème.
00:36:52Parce que où nous sommes tous égaux devant la justice,
00:36:54et particulièrement lorsqu'on porte une écharpe bleu-blanc-rouge ou une cocarde bleu-blanc-rouge,
00:36:59on doit quand même montrer un peu de respect.
00:37:01Il n'était pas tout à fait surpris.
00:37:03Donc, qu'il ne nous prenne pas non plus pour des idiots.
00:37:05Surtout lorsqu'il parle de supercherie.
00:37:08Supercherie, ça veut dire mensonge, ça ?
00:37:09Bien sûr.
00:37:10Ça peut vous déranger avec mon intervêle.
00:37:11Moi, ce qui je trouve encore plus inquiétant, au-delà des faits purs et de ce que risque ou pas
00:37:16Sébastien Delogu,
00:37:17on verra ça autour du 13 novembre avec ce passage devant le tribunal correctionnel,
00:37:21c'est que, et vous parliez de ce passage devant la justice également pour Rima Hassan au mois d'octobre
00:37:26pour Apologie du terrorisme,
00:37:27c'est que, Raphaël, ça n'a absolument, et même au contraire, j'ai envie de dire, aucune conséquence négative
00:37:34pour l'électorat de la France insoumise.
00:37:36Ça fait partie du package, j'ai envie de dire.
00:37:38Et c'est pour ça que les gens militent pour la France insoumise, pour voir ce genre d'image également.
00:37:42Oui, mais vous avez raison, parce que ce discours anti-flics, cette haine des flics,
00:37:47elle trouve finalement son illustration à travers cette opposition, cette entrave à une enquête de police.
00:37:56D'une certaine manière, il met en action les mots que nombre d'entre eux profèrent publiquement,
00:38:03parfois depuis l'hémicycle, parfois au micro des journalistes.
00:38:08Donc, d'une certaine manière, cette défiance envers la police, cette haine de la police,
00:38:14elle est connue et c'est aussi pour ça qu'un certain nombre de gens suivent Jean-Luc Mélenchon et
00:38:20ses lieutenants
00:38:21parce qu'ils considèrent que la police est criminelle, que la police est aux mains de l'État
00:38:26et qu'elle est là pour finalement contrevenir à l'expression des oppositions.
00:38:34Donc, c'est là où en fait, ça ne fait que renforcer d'une certaine manière le narratif
00:38:38et les convictions des gens qui votent pour la France insoumise.
00:38:42Mais le narratif ne va pas triompher face aux faits, parce que dans tous ces cas de figure,
00:38:48que ce soit Rima Hassan, que ce soit M. Delogu maintenant, que ce soit Bali Bayayoko à Saint-Denis,
00:38:54il y a une question. Vrai ? Faux ? Et c'est tout. Il y aura des faits.
00:38:58Donc, ne pas non plus gober tous les bombards.
00:39:00Malheureusement, moi, je ne vois qu'une chose. Ce sont les sondages qui mettent Jean-Luc Mélenchon plus haut jour
00:39:06après jour.
00:39:07Et la seule conséquence qu'on peut tirer, c'est de voir que la base de ces partis,
00:39:12les militants d'extrême-gauche, veulent voir ce genre d'actes, veulent voir ce genre de prise de position
00:39:17de la part de leurs élus. Ça ne fait que renforcer ce socle radical.
00:39:22Mais Bali Bayayoko, rapidement, je voudrais qu'on voit juste ce qui arrive au maire de Saint-Denis,
00:39:27puisque une autre grande figure désormais de la France Insoumise, actuelle maire de Saint-Denis,
00:39:32est visée par une enquête du parquet national financier pour détournement de fonds publics,
00:39:35recel et concussion après une plainte déposée par l'association Assez Anticorruption.
00:39:40Les explications ?
00:39:42C'est le cumul qui est au cœur de la plainte d'Assez Anticorruption.
00:39:46Adjoint au maire de Saint-Denis dès 2002, puis vice-président du département de Seine-Saint-Denis
00:39:51entre 2008 et 2015, Bali Bayayoko aurait poursuivi parallèlement son activité professionnelle à la RATP.
00:39:58L'association demande aujourd'hui que plusieurs points soient éclaircis.
00:40:02Sa présence effective au sein de la régie, son temps de travail,
00:40:06mais aussi l'existence d'une éventuelle autorisation de cumul.
00:40:10Autre point mis en avant, c'est revenu.
00:40:13Entre 2011 et 2014, Bali Bayayoko déclarait 51 447 euros par an de la RATP,
00:40:20auquel s'ajoutaient 45 500 euros du département et 15 822 euros de la ville de Saint-Denis.
00:40:27Au total, 112 769 euros nets par an, soit près de 9 400 euros par mois.
00:40:34A partir de ces éléments, l'association estime que plusieurs qualifications pénales pourraient être examinées,
00:40:40détournements de fonds publics, prises illégales d'intérêts, concussions et manques à la probité.
00:40:45Mais rien n'est encore établi à ce stade.
00:40:48Le parquet national financier doit désormais vérifier les conditions réelles de cet emploi à la RATP
00:40:53et déterminer si une ou plusieurs infractions ont été commises.
00:40:57Bali Bayayoko conteste les accusations et reste présumé innocent.
00:41:05Pour le moment, je me fais le relais de ce qu'il a dit dans ce sujet.
00:41:07Rien n'est établi. Monsieur Bayayoko est présumé innocent.
00:41:11Mais les charges qui pèsent sont importantes et loin d'être négligeables,
00:41:17surtout quand on est dans un parti politique qui se veut absolument exemplaire,
00:41:23notamment sur ces questions-là très très vite.
00:41:25Parce que je vous le dis, monsieur Bayayoko est présumé innocent.
00:41:27Je ne voudrais pas qu'on aille trop loin dans cette affaire.
00:41:28Non, n'allons pas trop loin.
00:41:30Le parquet national financier fera la lumière sur tout cela.
00:41:33Si ça s'avérait, alors ça prouverait que dans ce parti du peuple, il y a des seigneurs et des
00:41:39manants.
00:41:39Parce qu'ils auraient gagné par mois à peu près 9000 euros.
00:41:42Oui, c'est pas mal.
00:41:42Alors que la plupart des gens triment avec des sommes très basses et souvent grâce à l'argent politique d
00:41:46'ailleurs.
00:41:46Nous sommes d'accord.
00:41:47La fameuse affaire du bal de Crépaule à présent, on en reparle parce que cette affaire qui, vous le savez,
00:41:52avait conduit à la mort du jeune Thomas, 16 ans, le revirement de l'été.
00:41:56C'est la fameuse circonstance aggravante du racisme anti-blanc qui a été retenue par les juges d'instruction
00:42:01après les interrogatoires menés sur les 14 suspects.
00:42:03Mais un autre revirement vient s'ajouter à ce dernier revirement puisque les juges du parquet finalement s'opposent à
00:42:10cette qualification.
00:42:12Que comprendre, chère Célia ?
00:42:13Oui, le parquet est resté sur une ligne constante puisque dès le début, dans son premier réquisitoire,
00:42:20il n'avait pas retenu la circonstance aggravante de racisme.
00:42:25Pourtant, après retenu par les juges d'instruction et donc il maintient que les mises en cause ne seront pas,
00:42:31selon lui,
00:42:32ne doivent pas être jugées pour cette circonstance aggravante de racisme.
00:42:37Et pourtant, dans le dossier, dans cette affaire, on peut quand même noter qu'il y a plus d'une
00:42:43dizaine de témoignages,
00:42:44les partis civils parlent même de 16 témoignages,
00:42:47qui comportent cette affirmation de propos entendus comme étant des propos anti-blancs, anti-français.
00:42:54Il y a même l'un des mises en cause qui explique avoir entendu des insultes des deux parties,
00:43:00mais que des personnes d'origine maghrébine ont prononcé des propos contre les rugbymans,
00:43:07contre ses participants aux balles de campagne, en expliquant qu'il a entendu des sales blancs,
00:43:12on va tuer du blanc, on va planter du blanc.
00:43:15Donc, c'est des propos très importants.
00:43:17Le parquet a reconnu l'existence de ces propos, mais pour lui, ces propos sont très minoritaires, variables,
00:43:23et ils ne sont pas assez importants, en tout cas pas assez lourds,
00:43:27pour que l'on puisse les poursuivre pour cette circonstance aggravante.
00:43:31Ça a quand même une conséquence, puisque s'ils ne sont pas jugés pour cette circonstance aggravante,
00:43:37la peine sera quand même moindre.
00:43:39Mais ce qu'il faut vraiment retenir pour nos téléspectateurs, c'est que même si le parquet donne cet avis,
00:43:44ce n'est pas l'avis définitif.
00:43:46Les juges auront le dernier mot avec leur ordonnance de mise en accusation
00:43:50qui doit intervenir dans les prochaines semaines.
00:43:53Et c'est lorsqu'il y aura aussi le procès que nous saurons pour quel chef d'accusation
00:43:58ces individus seront jugés.
00:44:00C'est quand même compliqué, parce que vous venez de le relater,
00:44:02c'est grâce à nos confrères du Figaro qu'on a également les contenus des différentes auditions,
00:44:09avec ces insultes que vous rapportez.
00:44:11J'en ai noté d'autres par les témoins en cours de l'enquête,
00:44:15comme tuer du français ou sale français de merde, je le mets entre guillemets,
00:44:19je rapporte des citations et je présente mes excuses aux téléspectateurs.
00:44:23Mais c'est vrai que ça paraît compliqué de comprendre le fonctionnement de notre justice.
00:44:27Quand un juge d'instruction et ses déclarations sont à la pluie,
00:44:31il nous rappelle que cette circonstance agrément arrive,
00:44:33et que derrière, les gendarmes aussi, les témoins évidemment,
00:44:36et vous avez le parquet qui vient nous dire le contraire.
00:44:38Baudouin Wieselman, je voudrais vous entendre sur cette question,
00:44:41et je vous remercie d'être avec nous, journaliste,
00:44:42et vous avez énormément enquêté ces derniers mois notamment sur ce drame de Crépoil et ses conséquences.
00:44:49Qu'est-ce qu'il leur faut de plus en fait à ces magistrats du siège
00:44:51pour attester que la circonstance aggravante de racisme anti-blanc peut être incluse dans ce dossier ?
00:44:58Oui, on se pose la question de plus en plus,
00:45:01et notamment les victimes, les participants, les familles des participants du bal,
00:45:05la famille de Thomas Perrotto aussi, on l'imagine,
00:45:08parce que depuis le début de l'enquête, malgré de nombreux témoignages,
00:45:11il y a eu quand même 15 personnes présentes au bal qui ont raconté avoir entendu ces insultes anti-blanc,
00:45:17et un des membres de la bande de la monnaie qui est mis en cause lui-même a avoué avoir
00:45:23entendu ces insultes.
00:45:25Jusque-là, l'instruction n'avait pas retenu la circonstance aggravante de racisme.
00:45:29Ça a été le cas, comme vous le disiez, à partir du 20 juillet,
00:45:32et un mois plus tard, c'est le procureur de Valence qui finalement a rejeté ces éléments
00:45:39en considérant que les propos entendus manqueraient de cohérence
00:45:45et qu'il y aurait parmi les témoins un manque de précision et même de la contradiction.
00:45:53Il y aurait eu parmi ces propos.
00:45:55C'est ça, Baudouin, qui fait débat entre les juges ?
00:46:00C'est ça, mais également, selon nos sources,
00:46:05selon les sources que je peux avoir proches du dossier,
00:46:08on ne se demande pas si, quelque part, on ne veut pas voir un procès autour du racisme anti-blanc.
00:46:13qui va advenir pendant une année politique électorale.
00:46:17Il y a cette supposition-là, parce qu'il y a beaucoup d'éléments,
00:46:22comme on l'a dit, qui sont venus corroborer tous ces témoignages,
00:46:27et notamment le contenu des discussions qui ont été révélées par le Figaro,
00:46:31le contenu de ces discussions où il y a des propos qui sont sans ambivalence.
00:46:36Encore une fois, vous m'excuserez de les prononcer à l'antenne,
00:46:39comme vous avez dû le faire vous-même, et ces propos, c'est par exemple,
00:46:44il faut leur prendre de l'argent, voilà, il faut les voler,
00:46:46il ne faut vendre que de la drogue, sa mère, il faut tout niquer.
00:46:50Moi, je baisse la France, 5-6 millions, voilà, je me casse sa mère en Afrique.
00:46:54Il y a aussi des propos contre les Juifs, des propos d'une teneur assez importante,
00:46:59et c'est à partir de là que le juge d'instruction,
00:47:01voyant que les mises en cause niaient totalement leurs propos lors de l'altercation,
00:47:05et bien, sont allés essayer de comparer leurs réfutations avec des éléments de personnalité,
00:47:12des éléments qui étaient présents dans cette discussion en Snapchat.
00:47:17Baudouin Wieselman, merci beaucoup.
00:47:18On doit marquer la pause, mais vraiment en 30 secondes,
00:47:20parce que je trouve que ce que vient de faire Baudouin Wieselman,
00:47:23c'est mettre le doigt sur le sujet, autour de ce sujet,
00:47:26à savoir, ce racisme anti-blanc, il ne doit pas exister.
00:47:30Mais la justice n'est pas prête à recevoir des plaintes
00:47:34et à entretenir le fait que le racisme anti-blanc peut intervenir dans notre société.
00:47:38Ce n'est pas la justice, c'est le parquet.
00:47:39Oui, le parquet.
00:47:39C'est le parquet.
00:47:43Le parquet représente l'État, mais l'État, dans les circonstances actuelles,
00:47:47ne peut pas, ne veut pas, refuse de se servir de combustible
00:47:51dans une année qui sera hautement inflammable.
00:47:53Et la France, c'est vrai, c'est un chaudron extrêmement brûlant,
00:47:56depuis des années, donc, du calme.
00:47:58C'est ça, le truc.
00:47:59Mais, dans l'espace public, ce sujet-là est sorti.
00:48:02Et moi, je me souviens que CNews s'était fait harponner par la com,
00:48:07pour des raisons maintenant qui ont montré qu'elles existaient,
00:48:10le racisme anti-blanc, ça ne permettra quand même de marcher tête haute.
00:48:13Et on salue sans citer personne nos amis du service public
00:48:16qui, au moment du drame de Crépaule, là encore, nous faisaient des procès d'intention.
00:48:20Il se trouve que la justice a apporté quelques réponses.
00:48:24On va marquer la pause et je remercie Célia d'avoir été sur ce plateau,
00:48:27se retrouver à 16h pile avec le journal et surtout évoquer les propos de Donald Trump.
00:48:32La charia est presque un deuxième mode de vie à Londres ou à Paris, notamment.
00:48:38Ça va peut-être un petit peu loin du côté du président américain,
00:48:40mais on va en débattre dans quelques instants.
00:48:42A tout de suite.
00:48:46Il est un petit peu plus de 16h.
00:48:47Nous sommes de retour pour la deuxième heure de 100% actu.
00:48:50Toujours en compagnie de Mémona Interman, Raphaël Stainville,
00:48:52mais d'abord, bien sûr, l'essentiel de l'actualité avec Félicité Kindoki.
00:48:55Merci beaucoup. Rebonjour à vous.
00:48:57Bruno Retailleau est bel et bien lancé dans la course à l'Elysée en cette rentrée politique.
00:49:03Il dit « Je veux décourager l'assistanat ».
00:49:06Ce sont ses mots qu'il a adressés au monde rural
00:49:09depuis la foire agricole de Chaloux-en-Champagne ce matin,
00:49:12auquel il affirme appartenir et qu'il appelle la France du travail.
00:49:16En Colombie, un soldat de la Légion étrangère française a été enlevé au début de ce mois.
00:49:21Le soldat a été pris en otage alors qu'il circulait dans une zone contrôlée
00:49:24par des dissidents de la guérilla des Farc, responsables présumés de cet enlèvement.
00:49:29Ce groupe est dirigé par le guérillero le plus recherché du pays.
00:49:32Catherine Vautrin, la ministre des Armées, a rapporté un peu plus de précisions
00:49:36sur les circonstances et sur les suites de cet enlèvement.
00:49:40Je peux simplement vous dire que c'est quelqu'un qui est militaire de la Légion étrangère
00:49:44et qu'il est de nationalité colombienne et qu'il était en permission.
00:49:46Il n'était pas dans le cadre de ses activités professionnelles.
00:49:50Et bien évidemment, nous prenons toutes les attaches avec notre poste en Colombie
00:49:54pour suivre la situation.
00:49:56Voici à présent ce que beaucoup de Français ont découvert ce matin.
00:49:59Arbres arrachés, rues impraticables, vitres et vitrines des commerces
00:50:03et par brise de voitures brisées.
00:50:04La France a été touchée de plein fouet par des violents orages.
00:50:08Hier, en Ile-de-France, le département du Val-de-Marne a particulièrement été touché.
00:50:13Vous voyez ces images d'Alfortville où la pluie, la grêle et les vents intenses
00:50:16ont encore provoqué de nombreux dégâts matériels.
00:50:19La Chine a décidé d'interdire la commercialisation de voitures au poignet rétractable,
00:50:24une interdiction pour des raisons de sécurité
00:50:26et qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027.
00:50:30Ainsi, le constructeur automobile américain Tesla
00:50:32va donc rappeler 2,9 millions de ses véhicules en Chine
00:50:36en raison d'inquiétudes concernant ces portes
00:50:38qui pourraient être difficiles à ouvrir en cas d'urgence.
00:50:40La croissance de la France révisée à la baisse au premier trimestre
00:50:44est nulle au deuxième trimestre.
00:50:46Les chiffres publiés ce matin par l'INSEE révèlent
00:50:49que le PIB a reculé de 0,2% sur les trois premiers mois de l'année.
00:50:53Une révision à la baisse qui fait suite notamment
00:50:55à la dégradation de la production agricole
00:50:58causée par la sécheresse et la canicule historique.
00:51:00Le ministre de l'économie Roland Lescure a réagi.
00:51:03Selon lui, il s'agit du premier impact concret de l'été
00:51:06horrible qu'on a vécu, on l'écoute.
00:51:08Les récoltes vont sans doute être extrêmement difficiles
00:51:11dans un certain nombre de secteurs, dans un certain nombre de régions.
00:51:14Et qu'intégrant cette information, l'INSEE a révisé à la baisse
00:51:18la croissance sur le premier trimestre, deuxième trimestre,
00:51:20et ça aura aussi un impact sur le troisième.
00:51:22De manière concrète, ça veut dire entre 0,1 et 0,2% de croissance sur cette année.
00:51:28Dans l'actualité internationale au Népal, la situation est toujours critique.
00:51:32Le bilan provisoire des victimes de la crue monte à 538 morts
00:51:36et le torrent continue de se déchaîner.
00:51:38Les pluies compliquent les recherches pour retrouver les derniers survivants.
00:51:42558 personnes sont toujours portées disparues dans le torrent de goût
00:51:46qui terrasse le pays à la frontière du Tibet.
00:51:48En Bosnie-Herzégovine, les obsèques nationales pour le boucher des Balkans.
00:51:52Radko Madlic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie,
00:51:56l'homme est mort hier en détention.
00:51:58Il purgeait une peine à perpétuité après avoir été condamné en 2017
00:52:01pour crime contre l'humanité et crime de guerre lors de la guerre de Bosnie.
00:52:06Nouvelle provocation de Donald Trump après avoir ordonné de changer le nom
00:52:10du Golfe du Mexique en Golfe d'Amérique.
00:52:12Le président des Etats-Unis s'attaque cette fois au Canada.
00:52:15Engagé dans une dure confrontation commerciale avec Ottawa,
00:52:18le président américain a signé hier un décret qui selon lui
00:52:21changerait immédiatement le nom du lac emblématique en lac Amérique.
00:52:26Écoutez-le.
00:52:29Ils peuvent continuer à fabriquer leurs voitures pour le Canada
00:52:31mais nous ne voulons pas qu'ils en fabriquent pour les Etats-Unis d'Amérique.
00:52:35C'est très simple.
00:52:36Il en va de même pour beaucoup d'autres produits.
00:52:39Donc le changement de nom du lac, le lac d'Amérique,
00:52:42est une idée à laquelle je réfléchis depuis longtemps en fait.
00:52:45Vous le savez, nous avons pris un endroit appelé le Golfe du Mexique.
00:52:49Nous l'avons modifié et aujourd'hui on l'appelle couramment le Golfe d'Amérique.
00:52:53Donc si vous y réfléchissez bien, nous avons un golfe et nous avons un lac.
00:52:58Tout ce qui nous manque encore, c'est un océan.
00:53:00Donc peut-être que nous allons changer le nom de l'Atlantique ou du Pacifique.
00:53:04Peut-être que nous changerons les deux.
00:53:08Direction l'Autriche à présent où un exceptionnel collier de diamants,
00:53:12Von Cleef & Arpels, monté sur platine pesant plus de 200 carats
00:53:16et composé de 673 pierres précieuses, a été dérobé en plein après-midi hier dans un musée.
00:53:22Deux hommes non masqués, filmés par les caméras du musée ayant acheté leur billet d'entrée,
00:53:28ont brisé une vitre en verre à l'aide d'un marteau avant de prendre la fuite avec le bijou.
00:53:33L'un des hommes était armé. Une enquête a été ouverte.
00:53:36Et puis on termine à Paris avec Céline Dion qui a été proclamée, acclamée par ses fans
00:53:40qui l'attendait devant son hôtel, le Royal Monceau,
00:53:43arrivée en France en fin de matinée, deux semaines avant ses concerts.
00:53:47Ses fans ont fait littéralement le pied de grue devant les portes ce matin.
00:53:50Céline Dion les a chaleureusement remerciés après près de six ans d'absence.
00:53:56C'était l'essentiel de l'information.
00:53:59Céline ! Merci, félicité d'avoir été avec nous.
00:54:03Félicité Kinbeki pour l'essentiel. Une très bonne fin de journée à vous.
00:54:06Mémona Interman, Raphaël Stainville, on a vu Donald Trump dans le journal il y a un instant.
00:54:10Le lac Ontario qui devient le lac Canada, l'océan Atlantique qui deviendra l'océan Amérique,
00:54:14peut-être bientôt. Autre déclaration.
00:54:17Le lac Amérique, pas Canada.
00:54:18Qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai dit le lac Canada ?
00:54:20Ah non, le lac Amérique, oui, pardon, merci de me corriger, chacun aura compris.
00:54:24Donald Trump qui était dans un show américain hier sur Fox News,
00:54:29le Glenn Beck Show, le président américain qui est interrogé sur la place de la charia en Europe.
00:54:35Et bien selon lui, cette loi religieuse musulmane est presque comme un deuxième mode de vie,
00:54:39que ce soit à Londres ou encore Paris.
00:54:41Les explications de Pauline Trevzer.
00:54:44A l'approche des élections de mi-mandat, Donald Trump affiche sa fermeté sur la question de la charia.
00:54:51Concernant la charia, je dirais catégoriquement qu'elle n'a pas sa place dans ce pays.
00:54:54Pas de charia.
00:54:55Déclaration faite mercredi dans un talk show américain.
00:54:59Pour illustrer son propos, le président américain a pris en exemple deux capitales européennes.
00:55:04Et vous avez effectivement des endroits où elle est présente, comme vous le savez.
00:55:08Vous allez à Londres, vous allez à Paris, c'est presque comme un deuxième mode de vie, c'est ridicule.
00:55:12Pour le politologue Michel Fayad, cette déclaration intervient surtout à l'approche des mid-terms.
00:55:18Il y a énormément de touristes américains qui se rendent en France et qui se rendent en Grande-Bretagne
00:55:22et ils voient de leurs yeux que ces pays sont en train de changer.
00:55:25Ce que Donald Trump a voulu faire, c'est parler à son électorat à quelques semaines des élections
00:55:30plutôt que de simplement tacler l'Europe.
00:55:33Mais bon, tacler l'Europe, c'est toujours ça pour lui.
00:55:35Pendant la campagne présidentielle américaine de 2024,
00:55:39Donald Trump avait déjà ciblé Paris et Londres.
00:55:41Il avait décrit les deux capitales comme méconnaissables
00:55:44en estimant qu'elles avaient ouvert leurs portes au djihad.
00:55:47Pour l'heure, l'Elysée n'a pas réagi aux propos du président des Etats-Unis.
00:55:52Et bonjour à Xavier Laurence Salvador, directeur de l'Observatoire d'éthique universitaire.
00:55:56Je cite votre livre Omni-violence.
00:55:59« Pourquoi la morale tue la politique ? »
00:56:01C'est disponible aux éditions Eliade.
00:56:03Merci d'être avec nous.
00:56:04Est-ce que je peux parler d'une nouvelle sortie de route pour Donald Trump ?
00:56:09En tout cas, on a chacun en tête que l'Europe est bien le contre-modèle à proposer à son
00:56:14électorat.
00:56:16Oui, d'une sortie de route, je ne sais pas.
00:56:18Parce qu'avec Trump est malin et il est malicieux.
00:56:20Et ce qui est intéressant, c'est de voir qu'il utilise l'Europe aujourd'hui
00:56:24comme le modèle de ce qu'il ne veut pas que les Etats-Unis deviennent.
00:56:26Il est certain qu'il s'adresse à son public.
00:56:29Et aujourd'hui, on voit aux Etats-Unis naître beaucoup de mouvements, de caucuses,
00:56:33de mouvements qui s'appellent eux-mêmes « sharia free ».
00:56:36Donc, il y a une vraie inquiétude aujourd'hui chez les Républicains aux Etats-Unis.
00:56:40Et il est clair que Trump veut absolument montrer à la fois que l'Europe incarne ce qu'il ne
00:56:46veut pas que les Etats-Unis deviennent,
00:56:47et en même temps s'adresser et rassurer son électorat.
00:56:50Une sortie de route, de notre point de vue, oui.
00:56:52Et Laurent Salvador, oui, parce que l'islamisation en Europe, c'est une chose.
00:56:57Mais dire que la sharia est un deuxième mode de vie, que ce soit à Paris ou à Londres,
00:57:02ça va un peu loin.
00:57:03Et surtout, ça gâche son propos, ça gâche le fond de son propos.
00:57:07Est-ce que vous faites cette remarque également ?
00:57:10Vous avez parfaitement raison.
00:57:12Et l'excès ici nuit sans doute à la force du propos.
00:57:16La sharia comme système légal, qui n'aurait d'équivalent dans le monde chrétien qu'avec l'Inquisition,
00:57:22évidemment n'a pas cours en Europe.
00:57:25Maintenant, qu'il y ait une volonté de la part identitaire, communautaire,
00:57:30d'appliquer des lois et des prescriptions morales,
00:57:33quitte à aller à l'encontre de la politique et des prescriptions légales de l'État français,
00:57:38ou en Europe en particulier, on voit bien ces mouvements identitaires
00:57:43naître et prospérer à droite, à gauche, que ce soit dans les universités,
00:57:46que ce soit dans le public français.
00:57:49Il est sûr que pour les États-Unis, pour qui l'immigration était surtout incarnée par les Mexicains,
00:57:53qui étaient eux-mêmes plutôt d'une civilisation occidentale, christianisée,
00:57:57l'exemple de l'islamisation des pays européens fonctionne comme un repussoir absolu.
00:58:02Sur le fond, il faut prendre vraiment au sérieux cette inquiétude américaine.
00:58:05D'ailleurs, ce n'est pas la première fois, on se souvient plus d'un an en arrière
00:58:09les propos de J.D. Vance, réitérés par Donald Trump d'une autre façon ces derniers mois,
00:58:14ces attaques, enfin ces attaques, ces constats qui sont les siens autour de Londres et Paris.
00:58:20Mais il faut prendre au sérieux, je disais, cette inquiétude américaine
00:58:24sur ce qui est en train de devenir l'Europe.
00:58:27Il faut prendre au sérieux le discours de Trump.
00:58:30Parce que le livre d'Huntington sur le choc des civilisations,
00:58:33qui permet de résumer un peu la volonté de croisade,
00:58:36qui est celle aujourd'hui des républicains chrétiens américains,
00:58:40incarne véritablement les axes politiques qui vont prospérer dans les prochaines années aux États-Unis.
00:58:45Donc oui, il faut prendre au sérieux ce qui est en train d'être dit.
00:58:48Et il faut bien comprendre que dans un contexte où on voit à New York, par exemple,
00:58:52Mamdani avoir été élu à Londres, Sadikan,
00:58:56dans cette logique, si vous voulez, d'affrontement de blocs civilisationnels
00:58:59qui est en train d'être construite par la rhétorique des républicains américains,
00:59:03eh bien, ces villes apparaissent comme des prises aux yeux de la politique américaine.
00:59:09Et donc, ce qu'on voit, par exemple, en France depuis 2010,
00:59:11les insurrections, le climat imposé par la terreur, le terrorisme,
00:59:16les revendications identitaires qui naissent, que ce soit autour du halal,
00:59:19dans les hôpitaux, dans l'espace public, font évidemment,
00:59:23poule le miel, évidemment, de cette rhétorique belliqueuse américaine.
00:59:26Il faut la prendre au sérieux, bien évidemment.
00:59:27Vous restez avec nous, Xavier Laurent Salvador, un petit tour sur le plateau.
00:59:30Je repasserai par vous.
00:59:32Lisons peut-être d'abord, il n'y a pas eu de réaction du chef de l'État.
00:59:35On l'a entendu dans le sujet.
00:59:35Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui dit
00:59:38« Paris n'a aucune leçon à recevoir de la part d'un chef d'État
00:59:40qui déploie ses milices racistes pour traquer celles et ceux qui font vivre son pays. »
00:59:45Il fait allusion, bien sûr, à cette force ICE qui a fait beaucoup parler d'elle
00:59:49depuis de longs mois aux États-Unis.
00:59:52Sur cette façon de faire de l'Europe un véritable repoussoir,
00:59:58ces derniers temps, de la part de Donald Trump, un commentaire.
01:00:02Oui, ça, c'est une évidence.
01:00:04Et Trump et J.D. Vance, notamment dans son discours de Munich,
01:00:09ont fait de l'Europe un repoussoir à l'adresse de leur électorat
01:00:13pour leur montrer que si rien n'était fait,
01:00:16si aucune politique vigoureuse n'était entreprise,
01:00:19c'est bien le risque qui menacerait les États-Unis à ne rien faire.
01:00:23Et donc, à ce titre, Paris, tenu en plus par un maire socialiste
01:00:28et anciennement une maire socialiste,
01:00:31Londres, sont dans le viseur de Donald Trump
01:00:34et sont un contre-exemple sur lequel ils jouent,
01:00:37quitte à forcer le trait.
01:00:38Pour autant, je pense qu'il faut prendre quand même au sérieux
01:00:42l'analyse, quand bien même elle est un peu grossière de Donald Trump.
01:00:44Il y a un deuxième mode de vie à Paris.
01:00:46Non, la vérité, c'est que ce n'est pas vrai.
01:00:47Non, la vérité, c'est qu'il y a des dynamiques qui sont à l'œuvre.
01:00:52Ce n'est pas forcément vrai de Paris, mais peut-être davantage de Londres,
01:00:55où vous avez quand même des tribunaux coraniques qui existent.
01:00:591882, c'était le Times qui l'avait révélé, je crois, l'année dernière.
01:01:02Donc, il y a quand même une réalité.
01:01:04La démographie, les changements démographiques ont eu des conséquences aussi
01:01:08dans la manière dont certains, par des revendications communautaires, religieuses,
01:01:14aujourd'hui tentent d'imposer dans certains quartiers un autre droit.
01:01:18Ça, c'est une réalité.
01:01:19C'est excessif, mais en effet, Mémona...
01:01:22Ça traduit un mouvement.
01:01:22Allez-y, Raphaël, terminez, pardonnez-moi.
01:01:24Non, mais ça traduit un mouvement, ça traduit une dynamique.
01:01:26Il y a une dynamique, en effet, pour aller dans le sens de Raphaël,
01:01:29d'un refus de notre civilisation qui est en jeu.
01:01:32La charia n'est pas le deuxième mode de vie à Paris,
01:01:34mais il y a un constat, et sur le fond, en effet,
01:01:37qu'il y a une part de réalité dans ce qui est décrit.
01:01:39Oui, revenons justement à ses propos.
01:01:41Il parle de charia, il parle de Paris, mais ce n'est pas que Paris.
01:01:43Et pour éviter de tomber dans des approximations ou des opinions...
01:01:48Je ne suis pas sûr que Donald Trump connaisse Roubaix,
01:01:49c'est pour ça qu'il parle de Paris.
01:01:50Je proposerais à une équipe de chercheurs de visionner les images
01:01:56d'une région que j'ai bien connue il y a 50 ans, 50 ans.
01:02:00La région centre a juxtaposé les images visuelles, optiques,
01:02:05des habits, parce que la charia, c'est le code vestimentaire,
01:02:08de Orléans...
01:02:09Pas uniquement.
01:02:10Notamment.
01:02:10Notamment.
01:02:11Les juristes aiment bien le mot « notamment ».
01:02:14Orléans, Dreux, Tours, jusqu'à Issouda,
01:02:18Issouda c'est plus haut, jusqu'à Châteauroux.
01:02:20C'est plus visuellement, vous n'avez plus les mêmes accoutrements.
01:02:24Les habits disent quelque chose.
01:02:27Et donc, Trump n'a pas totalement tort.
01:02:29Cependant, il oublie de regarder à ses propres fenêtres,
01:02:32à Washington, à New York,
01:02:34même à Boston, aux grandes universités.
01:02:37Minneapolis.
01:02:38Un peu partout aux Etats-Unis.
01:02:40Donc, ces changements-là sont à l'œuvre aussi.
01:02:43Il fait de la politique.
01:02:44Il fustige ce qui est loin de chez lui,
01:02:46pour dire « moi, regardez, j'y arrive »
01:02:48en occultant peut-être une partie de sa réalité à lui.
01:02:51On n'est plus dans l'opinion, on est dans les faits.
01:02:53Juxtaposons les quatre.
01:02:54Regardons.
01:02:54Oui, Xavier-Laurent Salvador voulait intervenir.
01:02:57Je crois qu'il ne l'oublie pas.
01:02:58En réalité, bien au contraire, il n'a que ça à l'esprit.
01:03:00Il construit un contre-modèle,
01:03:02parce que justement, son électorat n'oublie pas
01:03:04ce qui se passe à Boston, à Minneapolis, un peu partout.
01:03:06Et il conclut son interview avec Glenn Beck
01:03:08en disant une phrase qui est absolument remarquable.
01:03:10Il dit « In USA, you have one system.
01:03:13Vous n'avez qu'un seul système. »
01:03:15C'est la définition même de la laïcité, en réalité.
01:03:18Et ce qui est horrible, ce qui est en train de se passer,
01:03:20c'est qu'il nous tend un miroir déformant
01:03:22de ce que la laïcité française ne réussit plus à faire,
01:03:26c'est-à-dire à n'imposer qu'un et un seul système.
01:03:28Et en effet, je reste avec vous, Xavier-Laurent Salvador.
01:03:31On a bien compris depuis des années que l'islamisme teste la société
01:03:36pour savoir à quel point elle peut être, j'allais dire,
01:03:39infiltrée, imprégnée plus précisément.
01:03:42Jusqu'ici, ça fonctionne plutôt bien.
01:03:43Et je sais, vous maîtrisez ces sujets.
01:03:45La viande à l'âle, le port du levoile,
01:03:47plus récemment la littérature à l'âle,
01:03:49également au détriment de la littérature classique française.
01:03:52Non, la chariène n'est pas un deuxième mode de vie,
01:03:54mais l'islamisme teste la société
01:03:56et il parvient plutôt habilement ces dernières années.
01:04:00Ces revendications identitaires,
01:04:02elles sont au cœur d'un discours politique
01:04:04qu'on voit émerger en France depuis maintenant
01:04:05une dizaine, une quinzaine d'années.
01:04:07Et si nous, nous connaissons bien ces sujets-là,
01:04:09c'est parce que dans les universités,
01:04:10nous y sommes exposés plus qu'ailleurs.
01:04:13Ces revendications identitaires, aujourd'hui,
01:04:15deviennent un moteur d'un discours politique
01:04:18qui s'adresse de plus en plus à la jeunesse de France
01:04:21et qui, elle-même, cherche à se retrouver là-dedans.
01:04:24On voit apparaître aujourd'hui des revendications
01:04:26qui sont liées à la nourriture,
01:04:27à l'accoutrement, au règlement de la vie,
01:04:29qui montrent aussi que ces discours identitaires
01:04:32répondent à certaines angoisses de la jeunesse
01:04:34qui ne sont pas forcément injustifiées.
01:04:36À quel type d'exemple avez-vous été personnellement confronté ?
01:04:39Je ne sais pas dans quelle université vous enseignez,
01:04:41je ne sais pas si vous voulez le dire d'ailleurs,
01:04:43mais est-ce que vous avez des exemples
01:04:45dont vous avez été le témoin ?
01:04:48Aujourd'hui, on connaît les phénomènes identitaires
01:04:51dans les universités.
01:04:52Il y a eu des articles de presse, par exemple,
01:04:53sur le phénomène de prière sous les escaliers
01:04:56qui ont lieu dans certaines universités
01:04:57de la banlieue nord ou de la banlieue ouest.
01:05:00On voit apparaître des revendications
01:05:02autour, par exemple, du marché du jambon
01:05:06pour les Crous, par exemple,
01:05:07avec des concurrences entre les marchés étudiants
01:05:10du halal, par exemple,
01:05:11la vente du sandwich halal,
01:05:12par opposition à ce que le Crous ne peut pas vendre.
01:05:16On se souvient de l'affaire de l'Unité de Saint-Denis,
01:05:18par exemple, et des tapis de prière,
01:05:20c'était il y a déjà plus de dix ans maintenant.
01:05:21Et donc, on voit bien, si vous voulez,
01:05:23que dans l'université,
01:05:24il y a une tentative d'affirmer
01:05:27une position identitaire
01:05:29dans la population étudiante.
01:05:31Et ce que Trump appelle la charia,
01:05:33mais qui est en fait un règlement religieux
01:05:35et fondamentaliste du mode de vie,
01:05:37répond parfois à certaines inquiétudes
01:05:39de la jeunesse.
01:05:40Et on ne peut pas nier aujourd'hui
01:05:41que, comme le disait votre intervenante
01:05:43sur le plateau,
01:05:44les paysages changent,
01:05:46les modes changent.
01:05:47Et il suffit d'ouvrir sa télévision
01:05:50pour le voir aujourd'hui.
01:05:51Un dernier mot, Xavier-Laurence Salvador.
01:05:54Deux questions en une.
01:05:55Est-ce que la France,
01:05:57et la réponse est presque dans la question,
01:05:58fait-elle preuve de la vigilance nécessaire ?
01:06:00Mais je me demande
01:06:01si ce n'est pas quelque chose
01:06:03qui doit se combattre
01:06:04à une échelle internationale,
01:06:07en tout cas européenne.
01:06:08Est-ce qu'un pays seul
01:06:09peut réussir à gérer
01:06:12une situation qui paraît
01:06:13trop complexe, en fait ?
01:06:15Je ne sais pas
01:06:16si elle est si complexe que ça.
01:06:18L'État doit à ses citoyens
01:06:21et à nos concitoyens musulmans
01:06:22de les protéger
01:06:23contre les mouvements sectaires
01:06:25fondamentalistes.
01:06:26Aujourd'hui, il y a des revendications
01:06:28qui sont de l'ordre
01:06:29des revendications sectaires.
01:06:30Aujourd'hui, vouloir imposer
01:06:32le port d'un vêtement obligatoire
01:06:34qui est la manifestation
01:06:35d'un attachement
01:06:36à une idéologie tyrannique,
01:06:38identitaire et sectaire.
01:06:39Eh bien, la France avait,
01:06:40par exemple, avec la Mivilude,
01:06:41les moyens de l'IT
01:06:43contre les discours sectaires,
01:06:44contre la propagande sectaire.
01:06:46Et on sait faire
01:06:48dès lors que l'on est ferme
01:06:49sur ce que l'on prétend incarner.
01:06:51Le discours laïque,
01:06:52aujourd'hui,
01:06:53est totalement abandonné.
01:06:55Le gouvernement actuel
01:06:56a détruit,
01:06:58ou en tout cas,
01:06:58a lié les mains
01:06:59de la Mivilude.
01:07:00Et donc, effectivement,
01:07:01le problème est complexe.
01:07:02Dès lors qu'on n'ose pas dire
01:07:03ce que nous sommes,
01:07:04une république laïque
01:07:06fondée sur des valeurs
01:07:07telles que liberté,
01:07:08égalité et fraternité,
01:07:09qui ne reconnaît que l'individu
01:07:10n'est pas son identité religieuse
01:07:13de groupe,
01:07:14mais par sa définition individuelle,
01:07:16dès lors qu'on ose affirmer
01:07:17ce que l'on est,
01:07:18on a les moyens de lutter.
01:07:20Et quand on a des gouvernants
01:07:22qui ont peur,
01:07:22on en arrive à la situation
01:07:23où nous en sommes.
01:07:24C'est un peu le résumé
01:07:26de l'inertie.
01:07:26C'est exactement ça.
01:07:27C'est exactement ça.
01:07:29Xavier Laurent Salvador,
01:07:30je vous remercie.
01:07:31Tiens, restez avec nous
01:07:31juste pour voir cette image.
01:07:32Je voudrais,
01:07:33avant de marquer notre
01:07:34dernière pause,
01:07:35apporter un tout petit peu
01:07:35de légèreté
01:07:36autour des déclarations
01:07:38ou des prises de position
01:07:39de Donald Trump.
01:07:40On a vu le lac Ontario
01:07:41qui va devenir
01:07:42le lac Amérique.
01:07:43Pourquoi pas un océan Amérique ?
01:07:44Vous avez vu cette dernière
01:07:45publication de Donald Trump
01:07:46sur son réseau social ?
01:07:47Il classe l'ensemble
01:07:48des présidents américains
01:07:50selon qu'il soit
01:07:51the greatest,
01:07:52donc le plus grand.
01:07:52Il est seul,
01:07:54Donald Trump.
01:07:55Évidemment,
01:07:55ensuite,
01:07:55il y a les great,
01:07:56ceux qui sont super,
01:07:57mais en dessous de lui
01:07:58quand même.
01:07:58Il y a notamment
01:07:59Abraham Lincoln,
01:08:00George Washington.
01:08:01Il y a les near great,
01:08:02ceux qui sont presque super.
01:08:04C'est écrit trop petit
01:08:04pour moi malheureusement
01:08:05dans l'oreille,
01:08:06si vous pouvez me dire
01:08:07ceux qui sont presque grands.
01:08:08Il y a les moyens,
01:08:10il y a ceux qui sont
01:08:11en dessous des moyens,
01:08:12les below average
01:08:13et vous avez les failures,
01:08:14à savoir ceux qui ont été
01:08:16un échec dans lequel
01:08:16vous avez,
01:08:17vous reconnaissez de gauche
01:08:18à droite,
01:08:19notamment Joe Biden,
01:08:20Barack Obama
01:08:21et Jimmy Carter.
01:08:23également.
01:08:26Carter quand même,
01:08:27Indigran,
01:08:281979,
01:08:29les otages.
01:08:30Il faut le faire quand même.
01:08:31Un mot là-dessus,
01:08:32Xavier Laurence Salvador,
01:08:33en 10 secondes,
01:08:33je ne sais pas si ça
01:08:34vous interpelle,
01:08:34cette espèce de...
01:08:35On a connu,
01:08:36on a connu un président
01:08:37en France
01:08:38qui se faisait appeler
01:08:39Jupiter.
01:08:40Certes,
01:08:40certes,
01:08:41mais de là,
01:08:41poster un organigramme
01:08:42des présidents américains.
01:08:44Bref,
01:08:44bon,
01:08:44c'était la petite image
01:08:45un peu légère.
01:08:47Merci beaucoup
01:08:47d'avoir été avec nous.
01:08:48La dernière pause
01:08:49et on revient
01:08:49avec cette crise migratoire
01:08:51à Ceuta
01:08:51qui n'en finit pas
01:08:53et puis cette fusillade
01:08:56à Bruxelles
01:08:57sur fond de narcotrafic
01:08:58qui fait froid dans le dos.
01:08:59On en parlera
01:08:59avec Claude Moniquet
01:09:00également dans un instant.
01:09:01A tout de suite.
01:09:06De retour à presque 16h30
01:09:08avec Raphaël Stangil,
01:09:09Memona Interman,
01:09:11Maître Jean-Marc Sanchez
01:09:12nous a rejoint.
01:09:13C'est un plaisir
01:09:13pour évoquer la crise migratoire
01:09:14à Ceuta,
01:09:15avocat franco-espagnol,
01:09:17désormais habitué
01:09:17de nos plateaux.
01:09:18Justement,
01:09:19pour cette dernière demi-heure,
01:09:20on évoque cette crise migratoire
01:09:22à Ceuta,
01:09:22cette enclave espagnole
01:09:23au Maroc,
01:09:24situation chaotique
01:09:25depuis près d'un mois.
01:09:26Maintenant,
01:09:27rappelons rapidement,
01:09:28fin juillet,
01:09:2870 000 migrants
01:09:29ont passé la frontière
01:09:30par la mer
01:09:30depuis le Maroc.
01:09:31Une partie d'entre eux
01:09:32est repartie au Maroc
01:09:34mais il en reste
01:09:35une dizaine de milliers
01:09:36selon les informations
01:09:37sur place
01:09:37et ça dégénère
01:09:38en affrontement
01:09:39avec une population
01:09:40qui n'en peut plus,
01:09:42ils n'ont pas d'abri,
01:09:42ils errent dans les rues,
01:09:43sur les plages,
01:09:44dans des campements improvisés.
01:09:45Des militaires ont été
01:09:46pris en embuscade
01:09:47par 70 migrants hier.
01:09:48Les habitants sont en colère
01:09:49contre le gouvernement
01:09:50socialiste espagnol,
01:09:51ils se sentent abandonnés.
01:09:53Retour d'abord
01:09:53sur les dernières images
01:09:54de la nuit
01:09:54et des manifestations
01:09:55avec ce sujet
01:09:57d'Augustin Donadieu.
01:10:01La foule d'habitants
01:10:02compacte
01:10:04a crié sa détresse
01:10:06et sa colère
01:10:07une partie de la nuit
01:10:08dans les rues de Ceuta.
01:10:11Quelques heures plus tôt,
01:10:12ces mêmes manifestants
01:10:13ont violemment investi
01:10:14la plage
01:10:15où sont installés
01:10:15les migrants marocains
01:10:16depuis fin juillet.
01:10:18Face à cette situation
01:10:19qui dure,
01:10:20les Espagnols
01:10:21démontent eux-mêmes
01:10:22les campements illégaux.
01:10:24Très vite,
01:10:25une chasse à l'homme
01:10:26semble prendre forme.
01:10:27Les quelques migrants
01:10:28qui n'ont pas pu fuir
01:10:29se regroupent
01:10:30dans le coin
01:10:31de ce bâtiment,
01:10:32les bras levés.
01:10:33La police est alors
01:10:34déployée
01:10:35pour disperser la foule
01:10:36et faire revenir le calme.
01:10:39A quelques mètres de là,
01:10:40d'autres manifestants
01:10:41drapeaux à la main
01:10:42arrêtent les camions
01:10:43de la Croix-Rouge
01:10:44pour les empêcher
01:10:45de rejoindre les plages.
01:10:47Ils leur scandent
01:10:48qu'ils s'en aillent
01:10:49ou encore
01:10:50dehors la Croix-Rouge.
01:10:54Cette colère
01:10:55qui prend une tournure
01:10:56violente
01:10:56fait suite à l'attaque
01:10:57hier d'un véhicule
01:10:58militaire par 70 migrants.
01:11:00Un soldat
01:11:01avait été blessé.
01:11:0212 Marocains
01:11:03avaient été interpellés.
01:11:06Et puis en termes
01:11:07de ce témoignage
01:11:07également parce que
01:11:08cette crise migratoire
01:11:09elle met les femmes
01:11:10en danger,
01:11:10qu'il s'agisse d'ailleurs
01:11:11des habitantes de Ceuta
01:11:12ou les migrantes
01:11:13qui sont sur place
01:11:13elles-mêmes.
01:11:14Nos équipes
01:11:15ont recueilli
01:11:16à Ceuta
01:11:17le témoignage
01:11:17d'une migrante
01:11:18qui a échappé
01:11:19de justesse
01:11:21à un viol.
01:11:21Écoutez-la.
01:11:23J'étais dans le camp.
01:11:25Il y avait deux garçons
01:11:26et une fille avec moi.
01:11:27Ils sont partis
01:11:28recharger leur téléphone
01:11:29et je me suis retrouvée seule
01:11:31avec trois autres garçons.
01:11:33Ils ont commencé
01:11:34à tenir des propos déplacés,
01:11:35à faire des insinuations
01:11:37comme s'ils voulaient
01:11:38me faire quelque chose.
01:11:39J'ai commencé
01:11:40à les repousser.
01:11:41L'un d'eux
01:11:42m'a sauté dessus.
01:11:43Il a retiré
01:11:44mon pantalon.
01:11:44Je me suis retrouvée
01:11:45en sous-vêtements.
01:11:47Je l'ai repoussée
01:11:48et j'ai couru.
01:11:49Et par hasard
01:11:50à ce moment-là,
01:11:51des militaires
01:11:51montaient dans le secteur.
01:11:53Ils ont entendu
01:11:54mes cris.
01:11:54Ils sont alors venus
01:11:56et les autres garçons
01:11:57ont pris la fuite.
01:11:58Quand les militaires
01:11:59sont arrivés,
01:12:00ils m'ont dit
01:12:00« Non, ne t'inquiète pas,
01:12:02calme-toi, calme-toi »
01:12:03puis ils m'ont pris en charge.
01:12:05Aujourd'hui,
01:12:05j'ai très peur.
01:12:06Depuis ce qui m'est arrivé,
01:12:07je ne sors plus.
01:12:08Et lorsque je vois un homme,
01:12:10même s'il vient
01:12:11simplement me parler,
01:12:12j'ai peur.
01:12:13J'y pense constamment
01:12:14à ce qui m'est arrivé.
01:12:15J'en fais des cauchemars.
01:12:17Avant de m'endormir,
01:12:18je me demande parfois
01:12:19« Est-ce qu'ils vont venir ? »
01:12:21« Est-ce qu'il va m'arriver
01:12:21quelque chose ? »
01:12:23Jean-Marc Sanchez,
01:12:24je rappelle que vous êtes
01:12:25avocat franco-espagnol.
01:12:26Franchement,
01:12:26les images que l'on voit,
01:12:28alors comparaison
01:12:28n'est pas raison,
01:12:29mais ça ressemble
01:12:30à des images
01:12:30de guerre civile
01:12:31et ce qui se passe
01:12:31à Ceuta ces derniers jours.
01:12:32Ceuta,
01:12:33c'est la guerre.
01:12:34Ce n'est pas une simple
01:12:35crise migratoire.
01:12:36Hier,
01:12:37c'était là-bas.
01:12:38Aujourd'hui,
01:12:38en Espagne,
01:12:40puisque certains
01:12:40des réfugiés
01:12:42vont y être transférés.
01:12:44Et demain,
01:12:45partout ailleurs,
01:12:46près de chez vous,
01:12:47comme disait une réclame
01:12:48à la mode autrefois.
01:12:50Le problème,
01:12:50si vous voulez,
01:12:51aujourd'hui,
01:12:51c'est que le gouvernement
01:12:52est totalement dépassé.
01:12:53On a décidé
01:12:54d'un mando único,
01:12:55c'est-à-dire
01:12:55un commandement unique
01:12:56qui regroupe
01:12:57toutes les compétences
01:12:58de la police,
01:12:59de la justice,
01:13:00des effets sanitaires,
01:13:01sociaux,
01:13:01mais en vérité,
01:13:02le gouvernement
01:13:03ne fait rien.
01:13:04Soit parce qu'il ne veut
01:13:05rien faire,
01:13:06soit parce qu'il ne peut
01:13:06rien faire.
01:13:08En tout cas,
01:13:09il maintient sa position.
01:13:09Oui,
01:13:10en tout cas,
01:13:10Pedro Sánchez
01:13:11lui maintient ses vacances.
01:13:12Donc,
01:13:12c'est vrai qu'il a maintenu
01:13:13une position depuis le début
01:13:14assez constante en la matière.
01:13:16Le Premier ministre de l'Intérieur,
01:13:18Fernando Nobley Marrasca,
01:13:20a dit que finalement,
01:13:21il y avait 5000 migrants.
01:13:22Alors,
01:13:22au début,
01:13:23c'était 10,
01:13:2412,
01:13:24puis après,
01:13:25on est passé à 2000,
01:13:26et puis après,
01:13:27on est revenu à 5000.
01:13:28Alors,
01:13:28soit il y en a 3000 de plus
01:13:28qui sont rentrés,
01:13:29soit ils ne savent pas compter,
01:13:31soit quelque part,
01:13:32on nous cache tour
01:13:34de ne nous dire rien,
01:13:34comme disait une chanson célèbre.
01:13:36Et en vérité,
01:13:36c'est ce qui est en train
01:13:37de se passer.
01:13:38Et ça va avoir des conséquences,
01:13:39non seulement à Ceuta,
01:13:41en Espagne,
01:13:42en Europe.
01:13:43Et derrière tout ça,
01:13:44si vous voulez,
01:13:44il y a des tractations,
01:13:45on en a parlé sur votre plateau
01:13:46à plusieurs reprises,
01:13:47diplomatiques,
01:13:49politiques,
01:13:51qui mettent en jeu
01:13:52des forces obscures.
01:13:54Alors,
01:13:54il n'y a pas de complot
01:13:55dans tout ça,
01:13:55mais les Etats-Unis
01:13:56ont très clairement déclaré
01:13:57dans quel corps ils étaient.
01:13:59Dans celui du Maroc,
01:14:00qui est allié des Etats-Unis,
01:14:01qui est allié d'Israël,
01:14:03Pedro Sánchez et son gouvernement
01:14:04ont reconnu la Palestine.
01:14:06Il est devenu l'ennemi juré
01:14:08de tous les autres gouvernements européens.
01:14:10Madame Léonien en a fait
01:14:10sa tête de Turc.
01:14:12Et d'ailleurs,
01:14:12de ce fait,
01:14:13elle en a fait
01:14:13un bouc émissaire
01:14:14et il va s'en servir
01:14:15pour tenter de gagner
01:14:17les prochaines élections.
01:14:18pardon de parler
01:14:18très trivialement,
01:14:20mais Pedro Sánchez
01:14:21nous met tous
01:14:21un petit peu dedans
01:14:23dans cette crise migratoire
01:14:24en l'occurrence.
01:14:25Et je parle de nous,
01:14:25Européens.
01:14:26Alors,
01:14:27on a une expression espagnole
01:14:28qui dit
01:14:28« Don l'importa un pépino ».
01:14:29Ça veut dire
01:14:30« Il n'en a rien à faire ».
01:14:32Pépino,
01:14:33j'ai compris.
01:14:33Voilà,
01:14:34pépino,
01:14:34c'est le cornichon.
01:14:36Et donc,
01:14:36en fait,
01:14:37il n'en a rien à faire.
01:14:39La seule chose qui compte
01:14:40pour lui...
01:14:40Il y a quand même
01:14:41des élections législatives
01:14:41qui arrivent.
01:14:42Il y a des Espagnols
01:14:43qui vont aller au-delà.
01:14:44Il est à peu près sûr,
01:14:46sauf s'il y a des défections
01:14:47majeures dans son camp
01:14:48d'être élu.
01:14:48Parce qu'en fait,
01:14:49le système espagnol
01:14:50est particulier.
01:14:51C'est de la proportionnelle
01:14:52de lice fermée
01:14:54à un seul tour.
01:14:56Donc,
01:14:56le premier tour,
01:14:57on choisit tout de suite.
01:14:58Ce n'est pas comme en France.
01:14:59On élimine d'abord,
01:14:59on choisit après.
01:15:00Donc,
01:15:00on est sûr d'être élu.
01:15:02On est sûr
01:15:03de ne pas avoir la majorité.
01:15:04Il n'y a rien à voir.
01:15:05C'est le message
01:15:05de Pedro Sanchez
01:15:06sur la crise de Céotard.
01:15:07Et surtout,
01:15:08venez à moi,
01:15:08mes amis de la gauche.
01:15:09Et puis aussi,
01:15:10mes amis catalans et basques.
01:15:12Sauf que les catalans ont dit,
01:15:14attention,
01:15:14nous,
01:15:15on veut bien être allé
01:15:15de Pedro Sanchez.
01:15:16Non pas parce qu'on préfère
01:15:17Pedro Sanchez,
01:15:18mais parce qu'on déteste
01:15:20la droite
01:15:21qui n'offre pas
01:15:22d'un alternative crédible.
01:15:23Ni Vox,
01:15:23ni le Parti populaire
01:15:25qui est tout sauf populaire
01:15:26sinon ils seraient au pouvoir.
01:15:27Ne réussissent à se mettre d'accord.
01:15:28Et puis,
01:15:29à présent,
01:15:30si vous voulez,
01:15:30la question à savoir,
01:15:31c'est va-t-il entre maintenant
01:15:33et les élections l'année prochaine
01:15:34parce qu'il y a des élections
01:15:34haussières en Espagne,
01:15:35se passer quelque chose
01:15:36qui va empêcher
01:15:37Pedro Sanchez
01:15:38de pouvoir se représenter.
01:15:39On va aller un tout petit peu
01:15:40plus loin sur cet angle politique
01:15:43avec Nico Salvador,
01:15:44notre correspondant
01:15:44en CNews en Espagne.
01:15:45Bonjour Nico.
01:15:46Merci d'être avec nous.
01:15:47Encore un mot sur Pedro Sanchez
01:15:48et je pense que ça va être
01:15:49dans le sens
01:15:50de ce que nous disait
01:15:50Jean-Marc Sanchez
01:15:51il y a un instant.
01:15:52Le Premier ministre espagnol
01:15:53qui maintient sa position
01:15:54sur l'accueil des migrants
01:15:56malgré les voix contestataires,
01:15:58notamment à droite,
01:15:59qui peuvent se faire entendre
01:16:00en Espagne ?
01:16:01Tout à fait.
01:16:02Alors il faut savoir
01:16:02que Pedro Sanchez
01:16:03vient de donner
01:16:04un cadre juridique aux migrants
01:16:06avec un décret
01:16:07qui a été promulgué,
01:16:08un décret qui dit
01:16:09que les migrants
01:16:10sont en Espagne
01:16:11pour une durée temporaire
01:16:12indéterminée.
01:16:13Et c'est le mot indéterminé
01:16:14qui a énervé
01:16:15un petit peu la droite
01:16:16et surtout qu'on a remarqué
01:16:17qu'à Céotagne
01:16:18il n'y avait pas que des Marocains.
01:16:19Alors il y a beaucoup de Marocains
01:16:20mais il y a également
01:16:20pas mal de ressortissants
01:16:21du Burkina Faso,
01:16:22du Mali,
01:16:23du Niger,
01:16:23du Tchad,
01:16:24de la Mauritanie
01:16:25et du Soudan
01:16:26et vous aurez remarqué
01:16:26que ce ne sont que
01:16:27des pays en guerre
01:16:28donc on peut imaginer
01:16:28que ces personnes
01:16:29vont demander
01:16:30le droit d'asile politique.
01:16:32Autrement dit,
01:16:32le temps d'examiner
01:16:33tous ces dossiers
01:16:34ça va prendre des semaines
01:16:35pour ne pas dire des mois
01:16:37avec ces migrants
01:16:38qui vont rester
01:16:38sur le territoire espagnol.
01:16:39Alors la droite
01:16:40est en train de reprendre
01:16:41du terrain.
01:16:43Mercredi,
01:16:43c'est très important,
01:16:44à 18h,
01:16:45il va y avoir
01:16:45une manifestation
01:16:46devant toutes les mairies
01:16:47d'Espagne
01:16:48et un grand cortège
01:16:49qui va s'élancer aussi
01:16:50mercredi à Madrid
01:16:51avec Albert Ferriou
01:16:53qui est le chef
01:16:54de l'opposition,
01:16:55le président
01:16:55du Parti de l'Ou Popula
01:16:56qui va venir
01:16:57avec toute la direction
01:16:59de son parti
01:17:00manifester dans les rues
01:17:01mercredi de Madrid,
01:17:02ça c'est très important
01:17:03et le lendemain,
01:17:04Pedro Sanchez
01:17:05qui va être obligé
01:17:05de sortir de ses vacances
01:17:06pour comparaître
01:17:07devant le Parlement,
01:17:08c'est la droite
01:17:09qui l'a convoqué
01:17:10pour qu'il puisse répondre
01:17:11aux questions des députés
01:17:12et même les journalistes
01:17:13de gauche,
01:17:14on sait que c'est très clivé
01:17:15ici les médias,
01:17:16même les journalistes
01:17:17de gauche reconnaissent
01:17:17que Pedro Sanchez
01:17:18est dans une situation
01:17:21très peu confortable
01:17:22et que ça va être
01:17:23très compliqué pour lui
01:17:24dans les jours,
01:17:24dans les semaines
01:17:25et dans les mois à venir.
01:17:25Merci beaucoup
01:17:26Nico Salvado
01:17:28pour ces détails
01:17:28en direct
01:17:29depuis la péninsule
01:17:30Ibéric.
01:17:31Raphaël,
01:17:31un commentaire.
01:17:32Qu'est-ce qu'on fait
01:17:33quand un pays
01:17:34au sein d'une union
01:17:36qui est l'Union Européenne
01:17:37joue sa propre partition
01:17:38à ce point-là ?
01:17:39Qu'est-ce qu'on fait ?
01:17:40Comment on réagit ?
01:17:41Non, mais vous avez raison
01:17:42et il se pose la question
01:17:43de l'appartenance
01:17:47ou la limitation
01:17:48de l'appartenance
01:17:49de l'Espagne
01:17:50à l'Union Européenne.
01:17:51Parce qu'on n'a pas
01:17:52beaucoup entendu
01:17:52Emmanuel Macron
01:17:53là-dessus
01:17:54ces dernières semaines.
01:17:55Non, il s'est montré
01:17:56solidaire de l'Espagne.
01:17:57Mais j'ai envie
01:17:58de répondre
01:17:58à Nico Salvado
01:18:00et aux questions
01:18:01qu'on se pose.
01:18:02C'est qu'au-delà
01:18:03du sort
01:18:04de Pedro Sanchez,
01:18:05c'est le sort
01:18:05d'abord
01:18:06des habitants
01:18:06de Ceuta
01:18:07qui se joue.
01:18:08lorsque vous avez
01:18:09un État
01:18:09qui les a abandonnés.
01:18:11Vous comprenez
01:18:11pourquoi certains
01:18:12aujourd'hui
01:18:13en viennent
01:18:14à s'en prendre
01:18:16et aux forces
01:18:16de l'ordre
01:18:17et aux clandestins
01:18:18qui aujourd'hui
01:18:19ont colonisé
01:18:21cette enclave
01:18:22de Ceuta
01:18:22et mettent en péril
01:18:24leur propre sécurité.
01:18:26Mais c'est vrai
01:18:26que cette question
01:18:27aujourd'hui
01:18:28si on parle
01:18:30sérieusement de Ceuta
01:18:31elle se dupliquera
01:18:32dans les semaines
01:18:33ou les mois à venir
01:18:34d'abord en Espagne
01:18:35puis après en France.
01:18:36Donc
01:18:38le choix
01:18:39solitaire
01:18:41unilatéral
01:18:42de Pedro Sanchez
01:18:43d'ouvrir les vannes
01:18:44en régularisant
01:18:45500 000 clandestins.
01:18:47Je crois que tout à l'heure
01:18:48on entendait
01:18:49Bruno Rotaillot
01:18:50qui nous expliquait
01:18:51que selon des informations
01:18:52de la police espagnole
01:18:53auxquelles il aurait pu
01:18:54avoir accès
01:18:55c'était peut-être davantage
01:18:56peut-être 1 ou 1,1 million
01:18:58de clandestins
01:18:59qui ont été régularisés
01:19:01par cette politique
01:19:02de Pedro Sanchez.
01:19:04Cela va avoir
01:19:05des conséquences
01:19:06pour la France
01:19:07et l'ensemble
01:19:08de l'Europe
01:19:08du fait
01:19:09de la libre circulation
01:19:10des biens et des personnes
01:19:11prévues
01:19:11dans l'espace Schengen.
01:19:14Dans ce cas précis
01:19:14Jean-Marc Sanchez
01:19:15on vient d'entendre
01:19:16Nico Salvador
01:19:16nous rappeler
01:19:17que vous avez
01:19:17des personnes
01:19:18qui déclarent
01:19:18venir de pays en guerre
01:19:20et pas seulement
01:19:20du Maroc.
01:19:22Vous avez bien sûr
01:19:23des mineurs isolés
01:19:24dont on sait
01:19:24que le droit
01:19:26leur permet
01:19:27de pouvoir
01:19:28se maintenir
01:19:29sur le territoire
01:19:30espagnol.
01:19:31un protocole
01:19:32de rapatriement
01:19:32qui est extrêmement lent
01:19:34des milliers de personnes
01:19:35qui sont encore sur place
01:19:36avec les dommages
01:19:36que l'on récite
01:19:37que l'on relate
01:19:38depuis un moment
01:19:39il y a beaucoup de gens
01:19:40qui nous regardent
01:19:41aujourd'hui
01:19:41qui se disent
01:19:42mais il y a un moment
01:19:42il va falloir sortir
01:19:43du droit international
01:19:44si on veut faire des choses
01:19:44dans nos pays
01:19:46si on veut avancer
01:19:47et faire en sorte
01:19:48que cette crise
01:19:48ne nous submerge pas
01:19:49complètement
01:19:49et définitivement.
01:19:50On est dans la situation
01:19:52si vous voulez
01:19:52que M. Stavid décrivait
01:19:53c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:19:55on n'applique pas les textes
01:19:56on a non seulement
01:19:57une directive
01:19:57qui n'est pas appliquée
01:19:58des règlements européens
01:20:00qui devant les tribunaux
01:20:02quand il y a des procédures
01:20:03et ce n'est pas toujours le cas
01:20:04ne le sont pas non plus
01:20:05on a un accord
01:20:06entre l'Espagne
01:20:08et le Maroc
01:20:08sur le retour des migrants
01:20:10dont personne
01:20:11visiblement
01:20:12n'a envie
01:20:12de le mettre
01:20:13en application
01:20:14on a des dispositions
01:20:16particulières
01:20:16concernant les mineurs
01:20:17isolés
01:20:18qui ne sont généralement
01:20:18ni mineurs
01:20:19ni isolés
01:20:19qui ne s'appliquent pas non plus
01:20:21et puis on a effectivement
01:20:22comme vous le disiez
01:20:23une grande majorité
01:20:25de ces migrants marocains
01:20:26qui ne sont pas marocains
01:20:28si vous voulez
01:20:29pour paraphraser
01:20:31Alfred de Musset
01:20:31on aurait pu dire
01:20:33de Pedro Sanchez
01:20:33j'ai beaucoup aimé
01:20:35j'ai souffert souvent
01:20:36et puis là
01:20:36maintenant ça suffit
01:20:38et là vraiment ça suffit
01:20:39et le sujet
01:20:39la question qu'on peut
01:20:40surtout se poser
01:20:41c'est à quand
01:20:42un Seutabis
01:20:43parce que rien n'est fait
01:20:44à part je me souviens
01:20:45qu'il y a quelques semaines
01:20:46ils ont mis
01:20:46ces espèces de bouées gonflables
01:20:48pour empêcher le passage
01:20:50si c'est avec des bouées
01:20:52qu'on veut
01:20:54essayer d'endiguer
01:20:55de l'immigration en Europe
01:20:56je pense qu'on se trompe
01:20:57de combat
01:20:57alors je vous donne tout de suite
01:20:58la parole
01:20:58je dois juste
01:20:59entendre Nicolas Pouvromonti
01:21:00qui était dans l'émission précédente
01:21:02de l'Observatoire de l'immigration
01:21:03et qui décryptait
01:21:04la vulnérabilité européenne
01:21:06écoutez
01:21:06celle de nos frontières
01:21:07surtout
01:21:08la crise migratoire
01:21:09à laquelle on assiste à Ceuta
01:21:11depuis plus d'un mois
01:21:12c'est d'abord le résultat
01:21:13de la très grande vulnérabilité
01:21:15dans laquelle
01:21:16les pays européens
01:21:17se sont placés
01:21:18en raison de ce droit international
01:21:20par rapport à l'immigration
01:21:21il y a au moins
01:21:22deux facteurs principaux
01:21:23d'une part
01:21:24il y a ce qu'on appelle
01:21:24le principe de non-refoulement
01:21:26qui est vraiment très protégé
01:21:27dans le droit européen
01:21:28et qui dit globalement
01:21:29que quand un étranger
01:21:30veut franchir votre frontière
01:21:32y compris irrégulièrement
01:21:33pour demander l'asile
01:21:35vous ne pouvez pas
01:21:36l'empêcher d'entrer
01:21:36donc c'est une sorte
01:21:37d'obligation de laisser entrer
01:21:38si vous voulez
01:21:39et il y a une deuxième étape
01:21:40ensuite
01:21:41qui est le droit actuel
01:21:43de l'espace Schengen
01:21:44qui est cette fois-ci
01:21:45une obligation
01:21:45de laisser circuler
01:21:46après l'obligation
01:21:47de laisser entrer
01:21:50nous avons entendu
01:21:51Bruno Retailleau
01:21:52sur des sujets
01:21:53très variés
01:21:53notamment l'économie
01:21:54mais il parlait bien
01:21:56de s'il arrivait au pouvoir
01:21:57de diriger les choses
01:21:59par ordonnance
01:21:59ce qui empêche les autres
01:22:00de le faire
01:22:01et puis aussi
01:22:02il y aura nécessité
01:22:03qu'on le veuille ou non
01:22:04de modifier la constitution
01:22:05je sais bien que là
01:22:06on touchera à un monument
01:22:07et que ce sera très compliqué
01:22:08de modifier des équilibres
01:22:11mais il n'empêche que
01:22:12pourquoi Pedro Sanchez
01:22:13peut agir à sa guise
01:22:14c'est parce que
01:22:15face à lui
01:22:16il y a quand même
01:22:16une forme d'inertie
01:22:17même si l'Italie
01:22:18même si la Pologne
01:22:19et le Danemark
01:22:21se disent
01:22:21et disent
01:22:22à très haute voix
01:22:23qu'il faut faire attention
01:22:24mais il y a quand même
01:22:25il sait qu'il peut agir
01:22:27il n'y a pas
01:22:27que dit le président de la République
01:22:29les 27 ne sont pas rassemblés
01:22:30autour d'une politique commune
01:22:31donc à partir de ce constat
01:22:33ça ne suit pas
01:22:33et puis il y a une autre chose
01:22:34nous avons notre propre Ceuta
01:22:36c'est Mayotte
01:22:37c'est vrai aussi
01:22:38voilà
01:22:38c'est vrai aussi
01:22:39dernier mot
01:22:40Jean-Marc Sanchez
01:22:41vous posez la question
01:22:42tout à l'heure
01:22:42après Ceuta
01:22:44que se passera-t-il
01:22:45vous avez Ménilia
01:22:47vous avez une autre enclave terrestre
01:22:48en Espagne
01:22:49au Maroc
01:22:50en vérité
01:22:51puisque c'est l'Espagne
01:22:52et puis vous avez
01:22:53quatre îles
01:22:54les îles Zafarines
01:22:55ainsi que l'île du Persis
01:22:57qui avait déjà été
01:22:58à l'époque
01:22:59l'objet d'une tentative
01:23:01d'invasion
01:23:02des Marocains
01:23:02donc la suite
01:23:04malheureusement
01:23:04c'est demain
01:23:05et ça risque
01:23:07de ne pas être
01:23:07simplement
01:23:08sur le territoire espagnol
01:23:10et ça peut
01:23:11inquiéter
01:23:12les Européens
01:23:13que nous sommes
01:23:14effectivement
01:23:14il nous reste
01:23:154-5 minutes
01:23:16ensemble
01:23:17je voulais évoquer
01:23:17un dernier sujet
01:23:18avec vous
01:23:19accueillir
01:23:19Claude Moniquet
01:23:20depuis Bruxelles
01:23:21notre spécialiste
01:23:22renseignement
01:23:23en terrorisme
01:23:24parce que le ministre
01:23:25belge de l'intérieur
01:23:26s'est dit profondément
01:23:27choqué
01:23:27après le mitraillage
01:23:29à l'arme automatique
01:23:29d'un commissariat de police
01:23:31dans le quartier
01:23:32d'Anderlecht
01:23:32dans la commune d'Anderlecht
01:23:33c'est une des 19 communes
01:23:34qui forment l'agglomération
01:23:35de Bruxelles
01:23:36des individus cagoulés
01:23:37ont ouvert le feu
01:23:38le week-end dernier
01:23:39en direction du bâtiment
01:23:40avec arme automatique
01:23:41je crois qu'on a des images
01:23:42de vidéosurveillance
01:23:43diffusées par les médias belges
01:23:44où on voit clairement
01:23:45un individu cagoulé
01:23:46tiré sur la façade
01:23:47de ce commissariat
01:23:48avant de prendre la fuite
01:23:50avec un complice
01:23:51sur une trottinette
01:23:52Claude
01:23:53merci d'être avec nous
01:23:54Anderlecht
01:23:55qui a déjà été le théâtre
01:23:56de plusieurs règlements de comptes
01:23:57attribués au trafic de drogue
01:23:58qui ont fait deux morts
01:23:58déjà en février 2025
01:24:01il est probable
01:24:02dit le chef de la police locale
01:24:03que cette fusillade
01:24:04soit un acte de représailles
01:24:05à l'action de la police
01:24:07on est comme on le connaît
01:24:08chez nous
01:24:09et je ne sais pas d'ailleurs
01:24:10si la proportion
01:24:11est plus importante en Belgique
01:24:13mais sur une déclaration de guerre
01:24:14sur des représailles
01:24:15contre les actions de la police
01:24:16c'est des images
01:24:17qui sont absolument terrifiantes
01:24:19ah bah oui Julien
01:24:20je vais vous donner quelques chiffres
01:24:21qui vous donneront une idée
01:24:22du problème et de son ampleur
01:24:24pardon
01:24:25depuis 18 mois
01:24:28150 fusillades
01:24:29liées au trafic de drogue
01:24:30à Bruxelles
01:24:32rien qu'en 2026
01:24:3469 fusillades
01:24:3522 explosions
01:24:37de commerce
01:24:39liées aux stupéfiants
01:24:40ou liées à des représailles
01:24:43contre deux réseaux
01:24:44et effectivement
01:24:45deux morts
01:24:46et pas mal de blessés
01:24:48face à ça
01:24:49effectivement
01:24:49la police
01:24:51alors la police agit
01:24:52la justice agit
01:24:53il y a eu
01:24:54203 millions
01:24:55qui ont été saisis
01:24:56350 commerces
01:24:58liés aux stupéfiants
01:24:59qui ont été fermés
01:25:00de 3500 véhicules
01:25:02de luxe
01:25:03saisis
01:25:04des dizaines
01:25:04d'arrestations
01:25:06mais manifestement
01:25:07ça ne marche pas
01:25:07et c'est
01:25:08non seulement
01:25:08c'est comparable
01:25:09à la France
01:25:10mais c'est lié
01:25:10à la France
01:25:11parce qu'une partie
01:25:12du problème
01:25:12c'est que
01:25:13la DZ mafia
01:25:14tente de s'implanter
01:25:16à Bruxelles
01:25:17en utilisant
01:25:18une bande
01:25:18qui était dans le plan
01:25:19de la bande locale
01:25:19qui est la bande
01:25:20du Peterboss
01:25:21et elle s'oppose
01:25:23à de petits réseaux
01:25:23indépendants
01:25:24qui veulent continuer
01:25:25à contrôler
01:25:28un point de deal
01:25:29qui rapporte
01:25:30à peu près
01:25:3035 000 euros
01:25:31par jour
01:25:32donc 1 million
01:25:33par mois
01:25:3412 millions
01:25:35par an
01:25:36et évidemment
01:25:37ces petites bandes
01:25:39ne veulent pas céder
01:25:39à la bande
01:25:41du Peterboss
01:25:42ni à la DZ mafia
01:25:43et ça se termine
01:25:44par des fusillades
01:25:44rien que cette semaine
01:25:46enfin en 7 jours
01:25:47on en a eu 5
01:25:48C'est incroyable
01:25:49à quel point
01:25:50est acté
01:25:51et encore une fois
01:25:52nous sommes voisins
01:25:53bien sûr
01:25:54la Belgique
01:25:55et la France
01:25:56qui sont des
01:25:57qui sont des pays frères
01:25:59sans prendre
01:26:00à des symboles
01:26:01de l'Etat
01:26:01c'est officialiser
01:26:02cette guerre
01:26:03entre deux systèmes
01:26:04celui des trafiquants
01:26:06des mafieux
01:26:06celui de la République
01:26:07c'est une mexicanisation
01:26:09pour reprendre
01:26:09ce vocable
01:26:10malheureusement
01:26:11un peu trop à la mode
01:26:13Oui complètement
01:26:14parce qu'effectivement
01:26:16sur les 150 fusillades
01:26:18dont je parlais
01:26:18elles ont
01:26:19dans leur immense majorité
01:26:21touché
01:26:22ça restait
01:26:23dans le milieu criminel
01:26:24avec malheureusement
01:26:24des victimes collatérales
01:26:26des gens qui prennent
01:26:27une balle perdue
01:26:27il y a quelqu'un
01:26:29qui est resté
01:26:29tétraplégique
01:26:30etc
01:26:30donc tout ça
01:26:31est dramatique
01:26:32mais ça se cantonnait
01:26:34à des règlements de compte
01:26:34entre criminels
01:26:35et cette attaque
01:26:36du commissariat de police
01:26:37là c'est clairement
01:26:38une escalade
01:26:39c'est effectivement
01:26:40une mexicanisation
01:26:41c'est aussi
01:26:42une inspiration
01:26:43de ce qui se passe
01:26:44en France
01:26:45et à Marseille
01:26:46désormais
01:26:46on attaque l'Etat
01:26:48parce qu'on se rend compte
01:26:49que l'Etat
01:26:49à un moment donné
01:26:50dit maintenant
01:26:51essaie de siffler
01:26:52à la fin de partie
01:26:53mais ça marche pas
01:26:54ça fonctionne pas
01:26:55il y a eu probablement
01:26:56beaucoup trop de tolérance
01:26:57pendant beaucoup trop longtemps
01:26:59il y a une demande
01:27:00une consommation
01:27:01qui est extrêmement importante
01:27:02comme en France
01:27:03donc qui nourrit
01:27:04ce trafic
01:27:05qui génère
01:27:06des chiffres d'affaires
01:27:07colossaux
01:27:07je vous ai dit
01:27:08un point de deal
01:27:0935 000 euros par jour
01:27:12donc fatalement
01:27:13ça aiguise des appétits
01:27:14et on est très très loin
01:27:16c'est loin d'être terminé
01:27:18et on est dans une escalade
01:27:19qui pourrait à un moment
01:27:21aller encore beaucoup plus loin
01:27:23on paye l'addition
01:27:24comme vous le dites
01:27:25après des années
01:27:26de laisser faire
01:27:27c'est une réflexion
01:27:28que je déteste faire
01:27:29mais que je fais
01:27:30trop régulièrement
01:27:31il nous reste très peu de temps
01:27:32peut-être Mémona
01:27:33un dernier mot
01:27:34j'ai tendance à dire
01:27:35et j'espère me tromper
01:27:37qu'il faut être fou
01:27:38en l'état actuel des choses
01:27:40pour imaginer
01:27:41qu'un jour
01:27:41on viendra à bout
01:27:42du narcotrafic
01:27:43et de l'ampleur
01:27:44je ne vois aucun signal
01:27:48qui permet de dire
01:27:49qu'on puisse venir
01:27:50un jour à bout
01:27:50de ce phénomène
01:27:52mais il n'y a pas le choix
01:27:52de continuer à agir
01:27:53et ce sera l'enjeu
01:27:55une partie de l'enjeu
01:27:56de 2027 quand même
01:27:57certes
01:27:58mais surtout
01:27:58comment voulez-vous
01:27:59que les choses soient différentes
01:28:00à Bruxelles ou à Paris
01:28:01ou entre la Belgique
01:28:02et la France
01:28:03quand on a aboli
01:28:04les frontières
01:28:04et que finalement
01:28:05le narcotrafic
01:28:07il est chez lui
01:28:09à Marseille
01:28:10à Paris
01:28:10comme à Bruxelles
01:28:13ce sont les mêmes réseaux
01:28:14qui à Ceuta
01:28:16ou ailleurs
01:28:18font du trafic
01:28:18de cigarettes
01:28:19de contrebande
01:28:20d'êtres humains
01:28:21ou de stupéfiants
01:28:22et ceux qu'on trouve là-bas
01:28:24on les retrouve ici
01:28:26c'est la fin de ce 100%
01:28:28ravie d'avoir fait cette rentrée
01:28:29avec vous
01:28:29même si les sujets
01:28:30heureusement
01:28:30il y avait Céline Dion au début
01:28:31pour sourire un petit peu
01:28:32on a la dernière image
01:28:33vite fait de Céline Dion
01:28:34qui est arrivée à Paris
01:28:35je la demande un peu
01:28:36au dernier moment
01:28:36je suis désolé aux équipes
01:28:37en régie
01:28:38j'en profite pour saluer
01:28:39Maxime Lavandier
01:28:40Sarah Gaudron
01:28:40qu'on préparait cette émission
01:28:42c'est Punchline
01:28:42avec Thomas Bonnet
01:28:43dans un instant
01:28:45je vous retrouve demain
01:28:46je vous accompagne désormais
01:28:47ce week-end
01:28:48c'est un plaisir
01:28:48vive Céline Dion
01:28:49vive l'amour
01:28:50vive la musique
01:28:51bonne soirée sur CNews
01:28:53Sous-titrage Société Radio

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