- il y a 6 semaines
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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NewsTranscription
00:00Il est quasiment midi, bonjour à tous, bienvenue sur CNews en direct, 100% actu, votre rendez-vous du week
00:06-end.
00:07On vous accompagne pendant une heure pour passer en revue toute l'actualité et la décrypter avec nos experts du
00:11jour,
00:11à commencer par Elodie Ucharbi, bien sûr. Bonjour chère Elodie du service politique de CNews.
00:16Amory Breulet nous accompagne cet après-midi. Bonjour chère Amory, merci d'être là et merci à Léonard Zerbib également
00:21d'être autour de cette table,
00:23avocat et constitutionnaliste. On vous fait le sommaire et les grands thèmes dans un instant.
00:29On partira pour Charlon en Champagne dans un instant avec Jordan Bardella qui a fait sa rentrée dans cette campagne
00:35présidentielle débutante.
00:37On sera avec Maxime Le Guay sur place, mais d'abord l'essentiel de l'actu justement résumé par Sandra
00:41Chiambo. Bonjour chère Sandra.
00:43Bonjour Julien, bonjour à tous. Justement Jordan Bardella a déclaré nous pouvons gagner cette élection présidentielle.
00:50Il sait ce qu'il a déclaré à son arrivée ce samedi à la foire de Chalon en Champagne dans
00:55la Marne,
00:55où il a fait sa rentrée politique. On écoute le président du RN face à la presse.
01:01Je me réjouis d'entrer en campagne avec l'ensemble des élus, des cadres, des militants du RN parce que
01:08nous pouvons gagner cette élection présidentielle.
01:11Et je mettrai évidemment toute mon énergie et toute ma combativité au service de nos idées pour faire en sorte
01:17que nous la remportions.
01:20Les soldats du feu de Paris sont à l'honneur de la fête à Neuneu.
01:24Des centaines d'entre eux ont quitté la capitale cet été pour la Gironde, un département dévasté par les flammes.
01:30Par solidarité, les forains parisiens ont reversé à l'Association pour le développement des œuvres sociales des sapeurs-pompiers de
01:37Paris
01:37l'intégralité de la recette d'ouverture hier, soit 32 000 euros.
01:42Également dans l'actualité, l'agence de notation Fitch maintient la note à plus de la dette souveraine de la
01:49France et sa perspective stable,
01:51malgré des estimations de déficit public plus élevés.
01:55Elle salue l'économie résiliente du pays, même si la croissance à court terme restera modeste.
02:00Le ministre de l'économie, Roland Lescure, affirme que le gouvernement reste mobilisé pour contenir le déficit public et la
02:07dette.
02:08C'est une réponse à la lutte contre l'immigration clandestine et les réseaux de passeurs.
02:12Dans les prochains jours à la gare d'Apville dans la Somme, la SNCF va entamer la construction d'une
02:17clôture d'environ 800 mètres de longueur
02:19et plus de 2 mètres de hauteur le long des voies ferrées.
02:23Objectif empêcher les accidents et l'installation de camps de migrants en transit vers la Grande-Bretagne, une mesure qui
02:28divise les habitants.
02:30qui rentrent dans l'égalité d'accord, mais autrement, en masse comme ça, non, c'est pas possible.
02:36Il arrive un moment où on ne va plus pouvoir recevoir toute la misère du monde.
02:42Le fait de mettre un grillage ou un mur à la gare n'empêchera pas les gens de venir dans
02:47la ville de toute façon.
02:48Moi, je pensais plus que c'était une sécurité pour les empêcher de monter dans le train.
02:52A l'international, trois jours après la terrible crue dans l'Himalaya, les secouristes redoublent d'efforts pour localiser quelques
02:593000 disparus
03:00et évacuer les rescapés bloqués à la frontière entre le Népal et la Chine.
03:05Quatre Français restent introuvables.
03:06Selon un bilan provisoire, au moins 633 personnes sont décédées.
03:10La reconstruction peut coûter des milliards de dollars, selon le ministre népalais des Affaires étrangères.
03:16Des tirs et des détonations étaient toujours entendus ce samedi à Niamey au Niger,
03:21notamment autour de la base militaire près de l'aéroport international.
03:24La zone a déjà été visée à deux reprises cette année par des djihadistes.
03:28C'est un point névralgique du régime au pouvoir depuis le putsch de juillet 2023.
03:32Après ces échanges de tirs, la télévision nationale n'était plus ce matin.
03:37Donald Trump a annoncé ce vendredi avoir conclu un accord pétrolier majeur avec le Venezuela.
03:42Le président américain a évoqué un texte historique mondial.
03:46Il doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des États-Unis
03:49qui prendraient le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves vénézuéliennes.
03:55Toujours ce vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir intercepté et détruit un navire
04:00soupçonné d'être utilisé pour le trafic de drogue dans le Pacifique oriental.
04:04L'équipage a été conduit dans un port équatorien.
04:06L'opération a été menée en coordination avec le gouvernement de l'Équateur,
04:11une première entre ses deux pays alliés.
04:13Et puis Volodymyr Zelensky a rappelé ce samedi l'interdiction de stocker des munitions à proximité d'habitation.
04:19Cette intervention du président ukrainien fait suite à la mort d'au moins 27 personnes.
04:24Hier, après une frappe russe sur un entrepôt près de Kiev en Ukraine,
04:28l'attaque d'un drone a provoqué un vaste incendie et des explosions.
04:32Merci beaucoup pour l'essentiel Sandra de Chiyombo et on se retrouve au cœur de l'après-midi ensemble.
04:37Direction Chalon-Champagne, donc pour ouvrir nos thématiques d'actualité,
04:41Chalon épicentre de la campagne 2027, c'est ce week-end.
04:45La foire de Chalon qui a débuté hier, événement incantournable pour les candidats,
04:49les responsables politiques après Bruno Retailleau hier, le patron des LR et candidat bien sûr à droite.
04:54Jordan Bardella sur place aujourd'hui, vous l'avez suivi depuis le début de sa déambulation.
04:58Maxime Leguay pour ces news sur place, bonjour à vous et merci d'être en direct.
05:03Il y a du monde autour du président du RN, on voit que ça bouge pas mal autour de vous.
05:10Que retenir de cette visite et de ses premiers mots puisqu'il a pris la parole il y a quelques
05:14instants, Jordan Bardella ?
05:18Oui, bonjour Julien, effectivement Jordan Bardella qui est arrivé il y a un peu plus d'une heure
05:24et vous le voyez sur ces images, il échange des autographes, des selfies, des sourires avec des chalonnais, des visiteurs,
05:32des curieux qui sont venus en ombre pour espérer avoir un petit mot, une photo, un selfie avec le président
05:40du RN.
05:41Julien, nous avions couvert pour ces news l'année dernière, la rentrée politique de Jordan Bardella à la foire de
05:47Chalon.
05:47Il y a encore plus de monde que l'année dernière et encore plus d'engouement.
05:52Le message politique que souhaitait adresser Jordan Bardella aussi, c'était l'interrogation.
05:56Quel est son nouveau rôle au sein de cette campagne depuis la candidature officialisée de Marine Le Pen ?
06:02Et qu'il n'est plus en son propre nom ?
06:04Le message politique adressé par Jordan Bardella, je serai aux côtés de Marine Le Pen, je suis candidat à Matignon,
06:13elle est candidate à l'élection présidentielle, les rôles sont bel et bien déterminés.
06:17Voilà Jordan Bardella qui confirme mes propos.
06:20Bonjour aux téléspectateurs de CNews.
06:22Merci beaucoup, alors que dans quel état d'esprit vous êtes pour cette rentrée politique ?
06:25Très très bien, extrêmement serein.
06:28On va se préparer calmement, sereinement et les Français doivent avoir conscience que ce qui va se jouer dans quelques
06:35mois
06:35va engager leur avenir, l'avenir de leurs enfants.
06:37Ils ont une occasion historique de changer leur quotidien, ils n'en auront pas deux.
06:43Et donc je les appelle à la mobilisation cette année.
06:46Voilà, ça peut être une année de renaissance pour la France et pour la patrie.
06:48La campagne qui s'annonce rude, violente, il y a plusieurs personnalités de gauche
06:52qui appellent à la désobéissance civile en cas de victoire du Rassemblement National.
06:56Est-ce que vous êtes inquiet de ce climat de campagne ?
06:59Ce qui est certain, c'est que l'extrême-gauche va chercher par tous les moyens
07:02à contester le bon déroulement de la campagne électorale.
07:06Ils ont déjà commencé à le faire d'ailleurs.
07:08Et j'appelle là encore une fois les Français à être extrêmement lucides
07:12et à ne pas donner de voix à ceux qui pourraient, dans les prochains mois,
07:17appeler à semer le trouble ou semer le désordre dans notre pays.
07:22Dans cette période, nous avons tous une responsabilité et les électeurs aussi.
07:25Merci beaucoup, le message est passé.
07:27Merci d'avoir été en direct avec nous sur CNews.
07:28Voilà, Julien, vous l'avez entendu, Jordan Bardella qui va poursuivre sa déambulation,
07:33ses échanges, ses photos et qui rentre pleinement dans cette campagne électorale
07:37et soigne sa rentrée politique.
07:39Merci beaucoup, Maxime Legay.
07:40Et bravo pour cet entretien improvisé avec le président du RN,
07:45entouré par tous ses badauds et l'engouement également autour du président du RN.
07:50Elodie Huchard, très intéressant.
07:52Alors, on va revenir sur cette désobéissance civile parce que c'est vrai que c'est au cœur des interrogations.
07:56C'est martelé par certaines personnalités à gauche et à l'extrême gauche.
08:00On vient d'entendre la réponse du président du RN.
08:02Peut-être un petit mot parce qu'on peut rester peut-être aussi avec Maxime Lavandier
08:05sur cette image de Jordan Bardella.
08:07Il y a du monde.
08:08Maxime nous a rappelé encore plus de monde autour de Jordan Bardella que l'an passé.
08:11De là à lui faire regretter de ne pas être le candidat officiel du RN en 2027, il n'y
08:19a qu'un pas.
08:19Oui, alors forcément, en plus, il a été beaucoup interrogé,
08:22y compris tout à l'heure quand il s'est exprimé devant l'ensemble des journalistes.
08:25Beaucoup de confrères l'interrogent et le renvoient sans cesse au fait qu'aujourd'hui,
08:28il soit candidat à Matignon et non plus directement à l'Élysée,
08:31puisque c'est Marine Le Pen, évidemment, qui est en lice.
08:34La rentrée et la foire de Châlons, c'est toujours un moment important pour les candidats
08:38ou pour les politiques, parce que ça marque en réalité la rentrée politique
08:41et chacun, forcément, il va de son test un petit peu de popularité.
08:45Alors oui, il y a beaucoup de monde pour Jordan Bardella.
08:47Il faut dire aussi que si Marine Le Pen va à la foire de Châlons,
08:50il y aura tout autant de monde.
08:51Il ne faut pas penser que les gens qui sont en train de soutenir Jordan Bardella
08:54le font par rejet de Marine Le Pen.
08:56Mais Jordan Bardella, à chaque fois, c'est cette jeune génération aussi
09:00qui fait déplacer les foules, à qui on demande beaucoup de selfies,
09:03à qui on veut faire des photos, avec qui on veut des autographes.
09:06Et donc, forcément, c'est un moment où on voit bien qu'il ne boude pas son plaisir.
09:09Il ne boude pas cette place de, pardon de le dire comme ça,
09:11de VRP officiel numéro 1 de Marine Le Pen,
09:14parce qu'il a fallu la trouver désormais.
09:15Il faut la trouver désormais, cette place, et on le met en bas de l'écran.
09:17Cette place dans la campagne, autour de Marine Le Pen,
09:20l'apporter sans lui faire de l'ombre.
09:22Et puis, c'est forcément compliqué, parce que pendant quelques mois,
09:24on vous dit que vous serez sans doute le candidat du Rassemblement national,
09:27même si vous laissez la place, et c'est bien normal,
09:29on n'aurait pas du tout envisagé qu'il y ait une sorte de primaire
09:31au Rassemblement national.
09:32Vous préparez au rôle le plus important de l'État pour ensuite vous mettre sur le côté.
09:37On imagine qu'intimement, c'est forcément compliqué.
09:40Après, lui, il rappelle qu'il est candidat aujourd'hui pour être Premier ministre.
09:43Mais on voit bien qu'il pèse dans la campagne,
09:45et on verra notamment dans le détail du programme,
09:48combien Jordan Bardella pèse.
09:49Est-ce qu'il arrive à influencer certaines lignes,
09:51notamment sur les retraites, notamment sur la politique économique,
09:54ou est-ce que vraiment Marine Le Pen, en fait,
09:55est candidate avec 100% de son programme à elle ?
09:58Alors, ce sujet sur lequel Maxime Leguay est revenu en direct,
10:00donc avec le président du RN, qui nous a fait le plaisir de répondre
10:03à nos questions en début de ce 100% actu.
10:07Retour sur le contexte, avec ces déclarations des derniers jours,
10:10Léonard Zarbib, Amaury Brelet, vous allez réagir.
10:12Je voudrais qu'on entendre la dernière en date, à gauche,
10:14alors pas forcément à LFI, parce qu'on voit qu'il y a un consensus
10:17autour de cette fameuse désobéissance civile,
10:19ce refus finalement d'une éventuelle victoire du Rassemblement national
10:23à la prochaine élection présidentielle.
10:25Écoutez Marine Tondelier chez nos confrères de LCI ces dernières heures.
10:30Il y a une forme de lâcheté aussi, c'est ce qu'on appelle le silence des pantoufles.
10:33Vous savez, moi je vois qu'à l'échelle d'une ville, à l'échelle d'un pays,
10:37vous imaginez tout ce que ça sous-entend, qu'elle sera leur pouvoir.
10:38Est-ce que vous espérez des désobéissances ?
10:41Oui, mais je sais qu'il y en aura très peu.
10:43Vous espérez ça ?
10:43Et moi, je sais que je sais le faire.
10:45Et je sais qui sait le faire.
10:47C'est pas républicain.
10:48Vous pensez qu'ils sont républicains ?
10:49En fait, on va basculer dans un autre monde, c'est ça que vous ne comprenez pas.
10:52Alors, vous faites semblant que ce sera...
10:53En fait, c'est pas une alternance.
10:55C'est pas une alternance comme les autres.
10:56Si vraiment, parce qu'un parti n'est pas républicain, il faut demander son interdiction,
10:58si on le pense vraiment.
10:59Ah bah oui, oui.
11:00Quand je le fais sur Twitter, c'est hypocrite.
11:02Je le fais pour l'URN, ça va être hypocrite.
11:03Vous demanderiez l'interdiction du RN ?
11:04Bah écoutez, on n'en est pas là, excusez-moi.
11:06Mais vous dites qu'il n'est pas républicain.
11:08Si on n'est pas républicain, on doit être interdiction.
11:09Non, mais M. Rochebrun, par exemple, en Belgique,
11:12la RTBF, ils n'invitent pas l'URN sur les plateaux.
11:22C'est impossible maintenant, puisque...
11:24Je dis juste qu'on est dans un cycle infernal
11:28et que cette alternance-là,
11:30c'est pas vrai que ce serait une alternance comme les autres.
11:32En gros, ce qu'ils nous disent,
11:33et on va voir ces citations des dernières semaines,
11:36également à Mori Brulet, peut-être pour commencer cette discussion,
11:39que ce soit Mathilde Panot, Balibé Gayoko et Manuel Bompard,
11:43également, qui avaient eu des propos limites
11:45sur la façon dont il faudrait réagir.
11:48Nous résisterons de toutes les manières.
11:49Rappelait Mathilde Panot l'insurrection populaire
11:53qui avait été brandie par Balibé Gayoko.
11:55Manuel Bompard, je le cite,
11:57si par malheur le RN devait remporter,
11:59il y aurait des mobilisations populaires puissantes dans ce pays.
12:01Si le RN est élu, en l'occurrence Marine Le Pen,
12:04c'est la révolution.
12:05Et c'est pour ça que je trouve que c'est une erreur
12:07de mettre le RN et LFI dos à dos dans cette campagne,
12:10et politiquement d'une manière générale,
12:11parce qu'on n'est pas du tout dans cette posture anti-républicaine
12:14du côté du Rassemblement national,
12:16si jamais Jean-Luc Mélenchon venait à devenir président de la République.
12:19Absolument.
12:19On va revoir les images en direct à Châlons.
12:22La France insoumise prépare très clairement le troisième tour.
12:25Jean-Luc Mélenchon l'a dit, il est pour la révolution,
12:28il appelle depuis des années à l'insurrection populaire,
12:30à l'insurrection citoyenne,
12:32il prépare le grand soir.
12:34Il faut bien rappeler que la violence est inscrite au cœur
12:36de l'ADN de l'extrême gauche.
12:39Cette violence dans les mots,
12:40utilisée par Jean-Luc Mélenchon et ses amis,
12:42contre la police, contre la droite,
12:45contre les patrons, contre les riches,
12:46lui-même en 2022, lors de la campagne,
12:49avait déclaré à une bande de jeunes insoumis,
12:50« Moi, à votre place, à votre âge, les fachos,
12:53j'irai les cogner, les chercher, manu militari »
12:55selon le livre enquête Lameute.
12:57Et puis même dans les actes,
12:58aujourd'hui, la France insoumise n'hésite pas à s'allier
13:02au mouvement des antifas,
13:04à la jeune garde,
13:05dont le fondateur lui-même a été condamné
13:07pour violence volontaire en réunion,
13:09à copiner avec des représentants
13:10d'un groupe terroriste palestinien,
13:11le FPLP.
13:13Quant au programme, on le connaît,
13:14il a été en tout cas esquissé et annoncé.
13:16Il s'agirait de mettre en prison
13:18les préférés calcitrants,
13:19de désarmer au maximum la police,
13:21de régulariser massivement les clandestins,
13:24de vider les prisons.
13:25Donc c'est un projet dangereux.
13:28Et d'ailleurs, vous avez près de 70% des Français
13:30qui considèrent que la France insoumise
13:31attise la violence et représente un danger pour la démocratie.
13:33Je trouve ça hallucinant,
13:35même si ce n'est pas forcément très étonnant,
13:38Léonard Zerbip,
13:39ce sous-traitement médiatique.
13:41On parle d'une formation politique.
13:43Alors Marine Tondelier s'y met aussi pour les écolos.
13:46Mais évidemment que la plupart des déclarations
13:49nous viennent de la France insoumise.
13:50Ce sous-traitement médiatique,
13:52on parle d'un parti politique inscrit
13:54dans la campagne présidentielle 2027
13:56qui nous dit ouvertement
13:58nous ne reconnaîtrons pas le résultat des urnes.
14:00Tout à fait.
14:01Je trouve que les propos de Madame Tondelier
14:03sont totalement irrespectables.
14:04Également.
14:05Parce que d'abord, je ne les comprends pas vraiment.
14:07Elle dit à un moment donné
14:09qu'elle veut s'inspirer visiblement de la Belgique.
14:11Vous vous rendez compte ?
14:12Qui a un cordon sanitaire
14:13et qui refuse d'inviter le Rassemblement national.
14:17Et quelque part, je trouve qu'il y a une forme d'ironie
14:19dans toutes ces déclarations,
14:20que ce soit celle de Madame Tondelier
14:21ou d'autres déclarations de la France insoumise
14:23qui en permanence nous disent
14:25que le RN n'est pas un parti comme les autres,
14:27qui en permanence se revendiquent de l'état de droit.
14:29Mais la première chose qu'on apprend
14:32en droit constitutionnel justement,
14:33quand on apprend l'état de droit ou la démocratie,
14:35c'est que la démocratie, c'est l'acceptation
14:37du principe de la majorité
14:38et l'acceptation d'une opposition.
14:40La mobilisation, c'est dans les urnes qu'elle se passe.
14:42Exactement.
14:43Et quand on est l'opposition,
14:44on accepte d'être une opposition.
14:45Alors, qu'il y ait des mobilisations sociales ou autres,
14:48ça, c'est la liberté de manifester.
14:50Mais enfin, appeler à une insurrection
14:52avant même que l'élection ait lieu
14:53et en quelque sorte, donc, remettre en cause
14:56et en question le principe même de l'élection,
14:58c'est-à-dire le fondement de notre démocratie,
15:00c'est totalement irresponsable
15:02alors même que la campagne présidentielle
15:04vient tout juste d'être entamée.
15:07Madame Tondelier veut quoi ?
15:08Qu'on fasse comme en Belgique,
15:09qu'on refuse d'inviter des personnes
15:12du rassemblement national ?
15:15Mais bien sûr que c'est ce qu'elle veut.
15:16En tête dans les sondages,
15:17c'est totalement irresponsable.
15:18Et il faut le dire,
15:19il faut emploier le terme antidémocratique.
15:21Ce n'est pas ça la démocratie.
15:22Avant, Jordan Bardella,
15:23pour répondre à propos de LFI,
15:25c'est Bruno Retailleau
15:25qui a envoyé un tacle à la gorge,
15:27comme on dit en football,
15:29à LFI pour le candidat LR.
15:31LFI veut simplement la fin de la France.
15:36Celui qui veut détruire
15:38les institutions de la République,
15:39c'est lui.
15:40Celui qui met une cible dans le dos
15:42des gendarmes et des policiers,
15:44ce sont les insoumis.
15:46Ceux qui veulent une nouvelle France
15:47veulent la fin de la France.
15:49Moi, je veux que la France reste la France.
15:52J'ai été ministre de l'Intérieur,
15:53je suis attaché à l'État.
15:55Mais je ne confonds pas l'État
15:57d'un État bureaucratique.
15:59Et moi, mon ennemi,
16:00c'est la bureaucratie.
16:02Et Jordan Bardella,
16:03qui est un petit peu plus tôt,
16:04avant qu'on l'entende en direct tout à l'heure,
16:05est allé dans le même sens
16:06que Bruno Retailleau.
16:07Écoutez.
16:08Il est un aveu de faiblesse
16:09de la part de la gauche
16:11qui déteste la démocratie,
16:13qui remet en cause
16:14les grands principes
16:15de l'État de droit
16:16et du fonctionnement électoral.
16:17La France insoumise
16:18et M. Mélenchon
16:19ne veulent pas gagner
16:20cette élection présidentielle.
16:21Ils ne veulent pas protéger
16:22les institutions,
16:23ils veulent les détruire.
16:24Et je m'inquiète
16:25sur les intentions réelles
16:27de Jean-Luc Mélenchon.
16:28Je pense que les Français
16:29doivent se méfier
16:30dans cette campagne
16:33des apôtres
16:34de la post-France
16:36et de la guerre civile.
16:37Notre pays s'est toujours battu
16:38contre la guerre civile.
16:40C'est vrai que quand on observe
16:41le comportement de LFI
16:42ces dernières semaines,
16:43ces derniers mois,
16:44ces dernières années,
16:45on peut difficilement dire autre chose,
16:47Elodie ?
16:47Oui, parce qu'avec
16:48la France insoumise
16:49après chaque élection,
16:50soit ils estiment
16:51qu'ils ont gagné,
16:51soit on n'a pas compris
16:53mais en fait
16:53ils avaient quand même gagné.
16:54C'est des procès
16:55en illégitimité
16:56contre tout le monde.
16:57Emmanuel Macron
16:58l'a remporté en 2022
16:59qu'on le veuille ou non.
17:00Marine Le Pen
17:01en tant que parti,
17:02le RN est arrivé
17:03en tête à l'Assemblée nationale.
17:05Eux, c'est une union,
17:06ce n'est pas la même chose.
17:06Et systématiquement,
17:07en fait, ils attaquent
17:08en disant
17:08vous n'avez pas compris
17:09mais ça serait à nous
17:10de gouverner.
17:11On voit la méthode
17:12quand Jean-Luc Mélenchon
17:13explique que les préfets
17:14doivent rester
17:15derrière leur bureau,
17:16que quand il sera élu
17:18président de la République
17:19puisque lui pense
17:19que la victoire
17:20est à portée de main,
17:21les préfets devront
17:22soit en fait se taire
17:24et écouter
17:24le pouvoir central
17:25soit partir.
17:26Il avait même menacé
17:27de les emprisonner
17:28l'année d'avant.
17:29Donc en fait,
17:29il y a effectivement
17:30un petit problème
17:31avec les principes démocratiques.
17:32Quant à appeler
17:33à la désobéissance civile
17:34quand Marine Tondelier
17:36explique qu'il faut mettre
17:37le Rassemblement national
17:38en fait un peu
17:39au banc de la République
17:39et ne les inviter nulle part.
17:41Pardon,
17:41mais vous n'entendez pas
17:42le Rassemblement national
17:43dire si Jean-Luc Mélenchon
17:44est élu,
17:44on appelle à descendre
17:45dans la rue.
17:46Donc en plus,
17:47il y a un problème
17:47où ils sont en train
17:48de prouver qu'eux-mêmes
17:49ne sont pas républicains
17:50dans le même temps
17:51où le RN n'appelle pas
17:52à la désobéissance civile,
17:53n'appelle pas à fermer
17:54des chaînes,
17:54n'appelle pas à mettre
17:56les policiers
17:57ou les préfets
17:59en prison.
17:59Donc ils font
18:00la démonstration inverse
18:01de ce qu'ils tentent
18:02de prôner finalement.
18:03On pourrait ajouter
18:04qu'on parle d'un parti
18:05qui veut s'asseoir
18:05sur la dette,
18:06qui dit par l'intermédiaire
18:07d'une de ses députés
18:08que la famille est vichyiste.
18:11Enfin bon,
18:11c'est vrai que ça sent
18:13la fin de la France
18:14dans les discours
18:15et l'idéologie
18:15prônée par l'extrême gauche.
18:17Voilà pour ce que l'on pouvait dire
18:19autour de ce déplacement
18:19du président du RN,
18:21premier soutien
18:22de Marine Le Pen,
18:23Jordan Bardella
18:24qu'on a entendu
18:24en direct sur CNews
18:26il y a quelques instants.
18:27Le pouvoir d'achat,
18:28la sécurité s'impose
18:29comme les priorités
18:30des électeurs
18:30pour la campagne à venir.
18:32Une étude Ipsos BVA
18:33réalisée avec le saisie
18:34École d'ingénieurs
18:35pour le laboratoire
18:36de la République.
18:38Par ailleurs,
18:39plus d'un Français sur deux
18:40se dit en colère
18:41face à la situation
18:42de notre pays.
18:43Résumé de ce sondage.
18:45Plus de 8 Français sur 10
18:46perçoivent un déclin du pays
18:48et 28% d'entre eux
18:50jugent la situation
18:52irréversible.
18:53Pour entretenir l'espoir
18:55qui habite les autres,
18:56l'élection présidentielle
18:58devra répondre
18:58aux priorités des Français.
19:0046% d'entre eux
19:02placent justement
19:03le pouvoir d'achat
19:04en tête de la liste.
19:06En deuxième position,
19:07à 30%,
19:08les Français sont préoccupés
19:10par leur sécurité.
19:11Toujours en lien
19:12avec les sujets
19:13liés aux régaliens,
19:14l'immigration
19:15et le contrôle des frontières
19:16sont mentionnés
19:17par 27%
19:18des participants
19:19au sondage.
19:20Sur ces dossiers,
19:21les Français attendent
19:22une politique de rupture.
19:2579% des sondés
19:26espèrent de très forts changements
19:28dans la manière
19:29dont le pays est gouverné.
19:30Et pour cause,
19:32la moitié des Français
19:33se reconnaît
19:33dans un pays
19:34en colère
19:34et très contestataire,
19:36tandis que l'autre moitié
19:37se dit mécontente.
19:39Dans cette logique,
19:40plus d'un quart
19:41des sondés
19:41jugent historiques
19:42la portée
19:43de l'élection
19:44présidentielle à venir,
19:45alors que près de
19:46deux tiers
19:47la jugent importante.
19:48Parmi les participants
19:50au sondage,
19:51seulement 11%
19:52estiment qu'elle n'aura
19:52aucune
19:53ou assez peu
19:54d'importance.
19:56Amor et Breulet,
19:56les candidats
19:57attendus au tournant.
19:58Oui, avec des sujets
19:59de campagne
20:00que l'on connaît
20:01déjà depuis des années.
20:02Ce sont des priorités
20:03de la sécurité
20:03et le pouvoir d'achat
20:06bien connus.
20:07Moi, je me félicite
20:08d'ailleurs de voir
20:09que la campagne
20:09aujourd'hui débute
20:10sur les sujets
20:11d'économie.
20:12On l'a vu
20:13à l'occasion
20:13de la rencontre
20:13avec le MEDEF,
20:14avec Marine Le Pen
20:15qui a d'ailleurs
20:16pris des positions
20:17assez tranchées
20:18et offensives
20:18sur le sujet.
20:20ce que l'on ne lui connaissait
20:22pas ces dernières années,
20:23notamment sur la dette.
20:25Elle a défendu
20:25l'idée
20:26d'une règle d'or budgétaire.
20:27Elle a annoncé
20:29125 milliards
20:30d'euros d'économie
20:31sur 5 ans.
20:32On attend tout de même
20:33de voir le détail.
20:34Ce qui est vrai,
20:35c'est qu'aujourd'hui,
20:36vu le niveau de défiance,
20:37de colère,
20:38on l'a bien vu
20:38dans ce sondage,
20:39une majorité de Français
20:40est en colère aujourd'hui,
20:42l'élection qui vient
20:43sera historique.
20:44Probablement la plus importante
20:45de la Vème République
20:46et depuis l'après-guerre.
20:46Juste encore un petit mot
20:47sur la question économique
20:49Léonard Zerbier
20:50parce qu'il y a quand même
20:50un paradoxe
20:51et quelque chose
20:51de très étonnant
20:53dans la situation
20:53de nos sociétés occidentales
20:56d'une manière assez générale
20:57mais bien sûr
20:58que la problématique française
20:59nous intéresse en premier lieu.
21:00Le paradoxe,
21:01c'est que les Français
21:02vivent dans un pays riche.
21:03On est quand même
21:03la 7e puissance 6
21:04ou 7e puissance mondiale
21:06mais les inégalités,
21:07les ruissellements
21:08vers les classes moyennes,
21:09ça ne fonctionne pas.
21:10On a l'impression
21:11qu'on arrive au bout
21:11d'un cycle,
21:12au bout d'un modèle en fait.
21:13Et c'est pour ça
21:14que les Français
21:15sont aussi radicaux
21:16en tout cas
21:16quand on les interroge
21:17dans les sondages.
21:18Ils veulent un renversement
21:19de la table.
21:20Je parle de radicalité
21:21parce qu'on voit
21:22et on va afficher
21:22cet autre chiffre,
21:23quasiment 30% des Français
21:25estiment que le pays
21:26est dans une situation
21:28irréversible
21:28quel que soit le candidat
21:29qui sera élu.
21:30C'est 28% précisément.
21:32Oui, mais je note aussi
21:34comme vous
21:34cette question de la radicalité.
21:36Moi j'ai trois leçons
21:36de ce sondage.
21:37La première,
21:38c'est qu'effectivement
21:38les Français estiment
21:40que la situation en France
21:41est aujourd'hui critique
21:42ce qui nécessite
21:43une radicalité.
21:44Et cela explique
21:45pourquoi les candidats
21:46centristes
21:47n'arrivent pas à décoller.
21:48Parce que tous ceux
21:49qui veulent s'inscrire
21:51dans une espèce
21:51de continuité
21:52ou parce qu'ils étaient
21:53avant autrefois
21:54au gouvernement
21:54et qu'ils prétendent
21:55aujourd'hui être
21:56dans la rupture,
21:57finalement ne parviennent
21:58pas à convaincre.
21:59Ça c'est la première leçon.
22:00La deuxième,
22:01c'est que le pouvoir d'achat
22:02arrive effectivement
22:04en tête
22:04comme en 2022
22:05dans les préoccupations
22:06des Français
22:07avec en seconde position
22:09la sécurité.
22:10Donc on va voir
22:10dans cette campagne
22:11ce qui normalement
22:12devrait arriver
22:12c'est que les candidats
22:14fassent des propositions
22:15sur ces deux,
22:16trois sujets
22:17c'est-à-dire
22:18pouvoir d'achat en un
22:19et puis ensuite
22:19tout ce qui est le régalien.
22:20Donc sécurité,
22:21il faut bien le prendre
22:22au sens large
22:22c'est-à-dire sécurité,
22:24immigration,
22:25on l'a vu ça arrive
22:25en quatrième ou cinquième position
22:26mais aussi toutes les problématiques
22:28de justice.
22:28On le voit depuis
22:29toutes les affaires
22:31et tous les faits de société
22:32dont vous parlez
22:33sur votre antenne
22:34notamment depuis la mort de Liana
22:35il y a une vraie question aussi
22:37autour des problématiques
22:38de justice.
22:39Et troisième chose
22:39dont on n'a pas parlé
22:40mais qui me paraît aussi
22:40une chose intéressante
22:42c'est en termes de valeurs
22:43on a interrogé les Français
22:44sur les valeurs
22:45qui les intéressent
22:46et ils mettent
22:46la valeur de liberté
22:48avant l'égalité
22:49et la fraternité.
22:50C'est quand même intéressant.
22:51Ça veut dire que
22:52les Français
22:53au global
22:54que ce soit dans le régalien
22:55mais aussi dans l'économie
22:56veulent une liberté
22:58et sont attachés
22:59à cette idée libérale
23:00en contradiction
23:02avec le propos
23:03juste avant
23:03de Mme Tondelier
23:05ou de M. Mélenchon
23:06qui eux ont tous
23:06des propositions
23:07très anti-libérales
23:09et des propositions
23:09de taxation massive
23:10des Français
23:11dont ils ne veulent pas.
23:12Cette volonté
23:12peut-être un dernier mot
23:13Elodie
23:13cette volonté
23:14de renverser la table
23:15est tellement prégnante
23:16et c'est ce qui explique
23:17que les candidats
23:19du centre
23:20sont assez peu audibles
23:22et qu'en effet
23:22ce clivage RN et LFI
23:24se dessine
23:25à mesure
23:26que les sondages
23:27sont dévoilés.
23:28Oui parce que
23:28de toute évidence
23:29si on veut vraiment
23:29changer la donne
23:30sur tous les sujets
23:31qu'on voit à l'écran
23:32oui il faut renverser
23:33la table
23:34sur le pouvoir d'achat
23:34pourquoi les Français
23:35ça revient autant
23:36parce qu'ils voient bien
23:37qu'aujourd'hui
23:37le travail ne paye plus
23:38que vous pouvez être
23:39un couple avec deux enfants
23:40et les deux qui travaillent
23:41et vous rendre compte
23:42qu'à la fin du mois
23:43en fait ça ne fonctionne pas
23:43sur la sécurité
23:44c'est la même chose
23:45sur les services publics
23:46c'est la même chose
23:47et il y a la question
23:48en fait sous-jacente
23:48de se dire
23:49est-ce que ce modèle
23:50peut perdurer
23:55la question aussi
23:56que certains candidats
23:57osent poser
23:57c'est qui on veut prioriser
23:59est-ce qu'aujourd'hui
23:59on peut continuer
24:00à verser des aides sociales
24:01à tout le monde
24:01au finalement
24:02en dépit du fait
24:03que des classes moyennes
24:04qui travaillent
24:05sont moins favorisées
24:06et c'est pour ça
24:07que les Français
24:07veulent quelque chose
24:08effectivement de radical
24:09parce qu'ils voient bien
24:10que depuis dix ans
24:10on ne fait que décliner
24:13Levé des drapeaux
24:14à 8h du matin
24:15Marseillaise dans la classe
24:16avant le début des cours
24:17c'est ce que prône
24:18Éric Ciotti
24:19le maire de Nice
24:20on en parle juste après la pause
24:22restez bien avec nous
24:27Il est presque 12h30
24:28la suite de 100%
24:29actu en direct
24:30sur CNews
24:30Bon appétit
24:31si vous êtes à table
24:32c'est vrai que je reprends
24:33les week-ends
24:33on accompagne les gens
24:34qui sont peut-être
24:34en train de déjeuner
24:36en famille
24:36et bon appétit
24:38j'espère que vous vous régalez
24:39Elodie a passé sa commande
24:41pour après l'émission
24:42Pas encore j'attends
24:43parce que sinon
24:44ça va arriver trop tôt
24:44je vais devoir vous quitter
24:45D'accord
24:45on va appeler
24:47Bref
24:48journaliste politique
24:48pour CNews
24:49toujours
24:49Elodie Richard
24:50Amoribrelet
24:51Léonard Zervib
24:51nous accompagne
24:52Allez on reprend nos thématiques
24:54avec Eric Ciotti
24:55pour le retour du patriotisme
24:57à l'école
24:57Le maire de Nice
24:58a annoncé hier
25:00l'installation
25:00dès la rentrée
25:01de Mâ
25:01dans plusieurs cours
25:02d'école primaire de la ville
25:03pour faire flotter
25:04le drapeau tricolore
25:05il souhaite aussi
25:06que les élèves assistent
25:07à une levée des couleurs
25:07avec la marseillaise
25:08chantée chaque semaine
25:10ça rappelle ce qui se fait
25:11notamment aux Etats-Unis
25:12les explications de Franck Trévu
25:14avec Mathilde Ibaniez
25:15C'est officiel
25:17les écoliers
25:18des 250 écoles primaires
25:20de Nice
25:20verront l'installation
25:21de Mâ
25:22pour accueillir
25:23les drapeaux tricolores
25:24dans leur cours de récréation
25:25une initiative
25:26lancée par le maire
25:27Eric Ciotti
25:28Le drapeau tricolore
25:30et la marseillaise
25:30sont le patrimoine commun
25:32de tous les français
25:32ils incarnent une histoire
25:34une nation
25:35et des valeurs partagées
25:36quelles que soient
25:37les origines
25:37ou les convictions
25:38de chacun
25:39à l'heure
25:40où trop de repères
25:41communs s'effacent
25:41Eric Ciotti
25:42assume de faire
25:43de l'école
25:44un lieu de transmission
25:45du patriotisme
25:46et de la fierté
25:47d'être français
25:47pour les habitants
25:48cette démarche
25:49est une bonne chose
25:50je trouve que c'est
25:51une merveilleuse idée
25:52et que
25:54notre drapeau
25:55a été dévoyé
25:56et j'aimerais bien
25:57qu'il retrouve
25:57son sens premier
25:58comme ça
25:59ils vont respecter
26:01le pays
26:03c'est un respect
26:03pour la nation
26:04nous quand on est allé
26:05à l'école
26:06on apprenait
26:06à chanter la marseillaise
26:07au rectorat
26:08Emmanuel Roux
26:09rappelle que
26:10les valeurs
26:10de la République
26:11sont déjà portées
26:12par l'éducation nationale
26:14ces symboles-là
26:15ces valeurs-là
26:16elles sont portées
26:16par l'école
26:17depuis des années
26:18de mémoire
26:18je crois que ça date
26:19de 2018
26:20le dernier programme
26:20qui est en place
26:22qui couvre
26:22encore une fois
26:23de la maternelle
26:25selon les cycles
26:26ou du CP
26:27jusqu'en terminale
26:28donc ce sont
26:29des valeurs
26:30que l'on connaît
26:31qui sont portées
26:31par l'éducation nationale
26:32les drapeaux
26:33seront en place
26:34théoriquement
26:35le 3 novembre prochain
26:36pour les plus
26:37de 28 000 élèves
26:39niçois
26:40Léonard Zerbib
26:41c'est une bonne idée
26:42ça va dans le bon sens
26:44pour retrouver un petit peu
26:46ce récit national
26:46mais j'ai le sentiment
26:47que c'est un peu la tarte
26:48à la crème
26:48depuis 30 ans
26:49comme le port de l'uniforme
26:51à un moment
26:52il faudrait peut-être
26:53qu'il y ait une décision nationale
26:54sur ces sujets-là
26:55et puis qu'on arrête
26:56de déléguer
26:56ou de voir un peu
26:58comment chaque commune
26:58chaque territoire
26:59décide de communiquer
27:01oui c'est pas forcément
27:02une mauvaise proposition
27:03d'ailleurs qui peut être contre
27:04moi je suis un peu surpris
27:05parce que j'avais
27:06qui peut être contre
27:06on va vous trouver
27:07des personnalités à gauche
27:08qui seront contre
27:09vous inquiétez pas
27:09moi je pensais que c'était déjà
27:11mis en oeuvre
27:12au sein des écoles
27:13la marseillaise
27:13on l'apprend déjà à l'école
27:15on la chante pas toutes les semaines
27:16on lève pas le drapeau français
27:17dans les écoles françaises
27:18bon normalement
27:19alors c'est vrai que les drapeaux français
27:20sont plutôt sur les mairies
27:23sur les administrations françaises
27:24donc je pensais
27:25qu'il y avait aussi
27:25ceux-là dans les écoles
27:27mais pourquoi pas
27:28maintenant vous avez raison
27:29le sujet de fond
27:30c'est que normalement
27:31ce sont des mesures
27:31au niveau national
27:32Eric Ciotti
27:33il est maire de Nice
27:34donc la question
27:36des programmes scolaires
27:37ça relève de l'éducation nationale
27:39c'est pour ça
27:39qu'on a entendu
27:40le recteur de l'académie
27:41dans votre reportage
27:42donc pourquoi pas
27:43maintenant
27:44là c'est une initiative locale
27:46et je pense qu'il faudrait
27:47peut-être la généraliser
27:49au niveau national
27:50et puis généraliser
27:51plus globalement
27:52l'éducation civique
27:54et faire en sorte
27:55qu'on ait des écoliers
27:58et des étudiants
27:58qui soient pleinement
28:00en phase avec
28:01les valeurs françaises
28:03et qui connaissent
28:04aussi nos institutions
28:05qu'on parlait tout à l'heure
28:06à Maury-Brelet
28:06de désobéissance civile
28:07alors je ne veux pas
28:08augurer de ce que feraient
28:09les uns ou les autres
28:11mais je pense que
28:11s'il y avait une mesure nationale
28:12pour une levée de drapeau
28:13et chanter la marseillaise
28:14le matin avant d'entrer
28:15à l'école
28:16je pense que vous auriez
28:17beaucoup de maires de gauche
28:18qui crieraient
28:19au retour du fascisme
28:21en France
28:22c'est une évidence
28:23non la mesure
28:24qui est proposée
28:25par Eric Ciotti
28:26est évidemment excellente
28:28symbolique mais aussi
28:28pleine de sens
28:29après je ne pense pas
28:30qu'il suffira
28:30de hisser le drapeau
28:32dans la cour d'une école
28:33pour mettre la France
28:34dans le cœur
28:34non mais c'est un bon début
28:35c'est un bon début
28:36dès l'école
28:38vous avez ce sentiment
28:39d'appartenance
28:40qui est ravivé
28:41chaque jour
28:41ça peut peut-être
28:42commencer à
28:44alors peut-être
28:44qu'il y a une génération
28:45qui est perdue
28:45mais pour les suivantes
28:47c'est peut-être pas une mauvaise idée
28:47oui mais il faudrait aussi
28:49et surtout
28:49raffermir le sentiment national
28:51d'appartenance
28:52à la nation
28:54ce patriotisme
28:54dans les classes
28:55dans l'enseignement
28:56où l'on voit malheureusement
28:58depuis plusieurs décennies
28:59une partie du corps enseignant
29:01activée d'ailleurs
29:01par des syndicats
29:02d'extrême gauche
29:03cultiver au contraire
29:04la repentance
29:05et la haine du pays
29:07Lélodie
29:07un commentaire
29:08que ce soit à Nice
29:09au niveau national
29:10alors oui l'idée
29:11elle ne fait pas de mal
29:11comme le disait Léonard
29:12on ne peut pas être contre
29:13je ne suis pas sûre non plus
29:14qu'elle fasse
29:15beaucoup de bien
29:15en réalité pour ceux
29:16qui ont un vrai souci
29:18d'appartenance
29:19pour ceux qui vivent
29:19dans des familles
29:20dans une idéologie
29:21qui est totalement séparatiste
29:22lever le drapeau
29:23et chanter la marseillaise
29:24ne changera strictement rien
29:26on est plus sur la mesure
29:27pour moi qui est symbolique
29:28que sur une mesure
29:29qui changera quelque chose
29:30je pense qu'Éric Ciotti
29:31au fond le sait très bien
29:32alors les élèves
29:33qui déjà respectent le drapeau
29:34ils continueront de le respecter
29:35ça peut faire évidemment
29:36un petit moment
29:38très citoyen
29:39qui peut être intéressant
29:40mais pour ceux
29:41qui de toute évidence
29:42ont des familles
29:42qui ne respectent pas le drapeau
29:44qui ne respectent pas
29:45l'hymne national
29:45et chez qui
29:46une autre république
29:47un autre ordre
29:48s'est imposé
29:49honnêtement
29:50lever le drapeau
29:50ne changera strictement rien
29:51pour ces familles-là
29:52voilà ce qu'on pouvait dire
29:53sur cette mesure
29:54annoncée par le fraîchement élu
29:55maire de Nice
29:57Éric Ciotti
29:58retour à Paris
30:00un autre sujet
30:00depuis près d'un an
30:01un campement
30:02un campement s'est enquisté
30:03littéralement
30:04sur le haut du quai de Gemap
30:05c'est dans le 10e arrondissement
30:06de la capitale
30:07ce qui n'était au départ
30:08qu'un regroupement de migrants
30:10est devenu un point de deal
30:11de craque
30:11à ciel ouvert
30:12des agressions
30:13de la prostitution
30:13des intrusions
30:14les riverains décrivent
30:15une situation absolument critique
30:17interrogée par le journal
30:18Le Parisien
30:19Emmanuel Grégoire assume
30:20totalement sa politique migratoire
30:22le résumé avec Sharon Camara
30:25Des campements de fortune
30:26devenus des foyers de tension
30:28où nuisances sonores
30:30agressions et trafics
30:31inquiètent les riverains
30:32Face à leur détresse
30:34le maire promet
30:35de les démanteler
30:36avant l'hiver
30:36Dans les colonnes du Parisien
30:38Emmanuel Grégoire
30:40détaille sa politique
30:41contre le sans-abrisme
30:42il reconnaît
30:43une crise du logement
30:44et de l'hébergement
30:44aux causes multiples
30:46Nous avons une crise
30:47dans laquelle se mêle
30:48à la fois un enjeu migratoire
30:49mais d'abord un enjeu
30:50de précarité
30:51d'accès
30:51et de prix du logement
30:52Le maire refuse toutefois
30:54de réduire cette crise
30:55à la question migratoire
30:57Faire croire
30:58comme le fait une partie
30:58de la droite
30:59et encore pire
31:00de l'extrême droite
31:01qu'on réglera le problème
31:02migratoire uniquement
31:03par des politiques sécuritaires
31:04et de maintien de l'ordre
31:05c'est un mensonge
31:06La question n'est pas celle
31:07de l'immigration
31:07mais de l'intégration
31:09Une opposition critiquée
31:10qui va à contre-courant
31:11de la politique française
31:12et plus largement européenne
31:14de lutte contre
31:15l'immigration clandestine
31:16Emmanuel Grégoire
31:17assume aussi
31:18une ligne politique
31:19favorable à l'immigration
31:21y compris lorsqu'elle s'effectue
31:22en dehors du cadre légal
31:24La vérité
31:24c'est que ce pays
31:25ne tourne pas
31:26sans ses sans-papiers
31:26Ce pays ne sait pas
31:27s'occuper de ses aînés
31:28sans ses sans-papiers
31:29ne sait pas faire tourner
31:30son système de santé
31:31son industrie du bâtiment
31:33et probablement
31:33son agriculture
31:34sans cette main d'oeuvre
31:35Nous devrions d'abord
31:36leur dire merci
31:37avant de leur cracher au visage
31:38Face à une hausse
31:39de 10% du nombre
31:40de sans-abri
31:41à Paris
31:41en un an
31:42le maire souhaite créer
31:434000 places d'hébergement
31:45supplémentaires
31:45financées par la ville
31:48Amoré Breulet
31:49cette citation
31:49je la trouve dingue
31:50la question n'est pas
31:51celle de l'immigration
31:52mais de l'intégration
31:53est-ce que ce type
31:54de discours
31:55en 2026
31:56à 8 mois
31:57d'une élection présidentielle
31:58au coeur de la crise
31:59de Ceuta
32:00qui fait la une de l'actualité
32:01depuis un mois
32:02est encore audible ?
32:03Absolument pas
32:04le nouveau maire de Paris
32:05est totalement déconnecté
32:06comme l'était d'ailleurs
32:07sa prédécesseur
32:09Anne Hidalgo
32:09je me souviens
32:11lorsqu'il était premier adjoint
32:12d'ailleurs
32:12lors des Jeux Olympiques
32:14de 2024
32:15que la mairie de Paris
32:17avait avec la préfecture
32:18de police
32:18poussé une bonne partie
32:21des migrants
32:21qui occupaient
32:22notamment le nord de Paris
32:23en dehors de la capitale
32:24pour que la carte postale
32:25soit plus belle
32:26pour les touristes
32:27depuis les migrants
32:28sont revenus
32:29et les trafics avec eux
32:30on évoquait le trafic de krach
32:32vous aviez l'an passé
32:33selon les chiffres
32:34du ministère de l'intérieur
32:3647% des mises en cause
32:38pour trafic de krach
32:39à l'échelle nationale
32:40qui étaient étrangers
32:41et dans une écrasante majorité
32:42des clandestins
32:43ce qui est le cas
32:44évidemment à Paris
32:45alors le maire de Paris
32:46nous dit intégration
32:47comment voulez-vous
32:48intégrer des étrangers
32:49qui sont en situation irrégulière
32:51sur le sol français
32:52donc l'idée
32:52on la voit poindre
32:53et ce n'est pas la première fois
32:55c'est de créer
32:56des centres d'accueil
32:57dans Paris
32:57les imposer
32:58le plus souvent d'ailleurs
32:59dans des arrondissements
32:59de droite
33:00qui n'en veulent pas
33:01contre l'avis des maires
33:02contre l'avis de la population
33:04pour partager
33:05l'effort
33:06soi-disant
33:06mais la vérité
33:07c'est qu'on ne règle pas
33:08le problème
33:09on se contente
33:09de le déplacer
33:10le sujet
33:10ce n'est pas les frontières
33:11ce n'est pas l'immigration massive
33:12Léonard Zerbib
33:13c'est l'intégration
33:14j'ai lu
33:15merci M. Grégoire
33:17j'ai lu cet entretien
33:17de M. Grégoire
33:18dans Le Parisien
33:19j'ai été halluciné
33:20par la manière
33:21dont il répond aux questions
33:22c'est-à-dire qu'on lui pose
33:24une question
33:24sur un campement
33:25de sans-abri
33:26qui est absolument
33:27inacceptable
33:29inadmissible
33:29en plein cœur de Paris
33:30et sa seule réponse
33:31sa première réponse
33:32c'est à plusieurs reprises
33:33on a vu un extrait
33:34mais à plusieurs reprises
33:35dans l'entretien
33:35il dit
33:35l'extrême droite
33:36l'extrême droite
33:37excusez-moi
33:37ce n'est pas l'extrême droite
33:38qui a installé
33:39un campement
33:39de sans-abri
33:40s'il veut éviter
33:41que ses opposants politiques
33:44de la droite
33:44à l'extrême droite
33:46gagnent les élections
33:47il faut régler
33:48ce problème
33:49du campement
33:50des sans-abri
33:51et puis cette réponse aussi
33:52la France ne serait rien
33:53sans les sans-papiers
33:54quel mépris
33:56pour les Français
33:57aller dans les territoires ruraux
33:59voir si la France
34:00ne serait rien
34:01aller voir dans les EHPAD
34:02avec les aidants
34:03si la France ne serait rien
34:04les Français sont capables
34:06aussi des tâches ingrates
34:07malheureusement
34:08c'est du mépris
34:09à double titre
34:09c'est du mépris
34:10pour les Français
34:10mais c'est aussi inadmissible
34:12quand on est un responsable politique
34:13parce que là
34:14il parle de l'immigration
34:15irrégulière
34:16il parle des sans-papiers
34:17d'accord
34:18donc c'est pas exactement
34:19comme par exemple
34:19le MEDEF
34:20qui propose une immigration
34:22de travail
34:23mais c'est une immigration
34:23ce serait une immigration légale
34:25là il dit
34:26on ne peut pas tourner
34:27dans ce pays
34:27sans les sans-papiers
34:28ça veut dire que quelque part
34:30il légitime
34:30des personnes
34:31des employeurs
34:32qui bénéficient
34:34d'une main d'oeuvre
34:34de façon totalement irrégulière
34:36sans respecter les règles
34:37sans respecter les normes
34:38donc c'est
34:39comme vous le dites
34:40irrespectueux
34:41pour tous les Français
34:42qui travaillent
34:42c'est faux
34:43parce qu'il y a aussi
34:44un certain nombre
34:45de travailleurs immigrés
34:46qui ne travaillent pas
34:47qui sont peu qualifiés
34:49et donc il y a aussi
34:50des problèmes liés
34:51à cette immigration là
34:51et puis troisièmement
34:52c'est un appel d'air
34:53totalement délirant
34:55à l'irrégularité
34:58à l'illégalité
34:59et puis on nous parle
34:59d'humanisme
35:00mais monsieur le maire
35:01de Paris trouve ça humain
35:03de voir des migrants
35:05illégaux
35:06dans des tentes
35:07sous les quais
35:07du métro parisien
35:09justement en fait
35:10quand il dit
35:10qu'il assume
35:11sa politique migratoire
35:12mais qu'il assume
35:12jusqu'au bout
35:13qu'il assume
35:13de dire à certains
35:14qu'on va les accueillir
35:15qu'ils dormiront
35:16dans la rue
35:16soit sur les quais
35:17comme on le voit
35:18sur ces images
35:19soit sous le métro
35:20on ne voit pas
35:21comment la gauche
35:22peut à la fois
35:22tenir un discours
35:23d'humanisme
35:24et appeler
35:25et faire ses appels
35:26d'air sans cesse
35:26pour en fait
35:27se désintéresser
35:28parfaitement
35:28de ce qu'ils deviennent
35:29ensuite quand il parle
35:30d'intégration
35:31et d'immigration
35:32précisément
35:32si on n'intègre pas
35:33c'est bien
35:34parce qu'il y a
35:35trop d'immigration
35:35on voit bien
35:36aujourd'hui
35:36qu'on est en incapacité
35:38totale
35:39d'intégrer
35:39ceux qui arrivent
35:40sur notre territoire
35:41et puis un mot
35:42sur ce qu'il dit
35:42sur les sans-papiers
35:43il faut les remercier
35:44et pas leur cracher
35:45au visage
35:45on va leur dire
35:46merci de quoi
35:46on leur dit merci
35:47de les loger
35:48parfois dans la rue
35:49dans leur voiture
35:50on leur dit merci
35:51d'accepter des jobs
35:52sous-payés
35:53parce qu'en fait
35:53ils n'ont pas le choix
35:54on leur dit merci
35:55qu'ils soient traités
35:56en fait comme de la main-d'oeuvre
35:57quasiment même plus humaine
35:59tellement parfois
36:00on ne les respecte pas
36:00en réalité
36:01Emmanuel Liguard
36:03il leur crache
36:04oui mais en fait
36:05déjà quand le pays tourne
36:06grâce aux sans-papiers
36:07par définition
36:08c'est strictement impossible
36:09notre pays
36:09n'est pas en train de tourner
36:10grâce aux sans-papiers
36:11et qu'il y a certains domaines
36:12ici de l'agriculture
36:13c'est pas totalement faux
36:14on sait que certains
36:14emploient justement
36:15des sans-papiers
36:17à moindre coût
36:18et de toute façon
36:19évidemment qu'ils ne se plaignent
36:20jamais
36:20parce qu'ils n'en ont pas
36:21les moyens
36:23justement que cette situation
36:25elle est tolérable
36:26et je pense au riverain
36:27Amaury
36:28en effet
36:28et d'ailleurs
36:29vous avez ce papier
36:30du Parisien aujourd'hui
36:31qui titre
36:32un bidonville sous vos fenêtres
36:34ou peu ou prou
36:35c'est à peu près
36:36le titre qui est donné
36:37par le Parisien ce matin
36:38mais j'ai envie de dire
36:40à ces gens
36:40alors je ne sais pas
36:41qui est le maire
36:41du 10e arrondissement
36:42mais en tout cas
36:43on a voté pour le maire
36:44de Paris
36:44les Parisiens
36:45le maire qu'ils ont choisi
36:46et la politique qui va avec
36:47bien sûr
36:48donc il y a un moment
36:49il faut se regarder aussi
36:50dans le miroir
36:51et peut-être
36:51qu'il y a des moments clés
36:52où il faut choisir
36:53les dirigeants
36:54et leur politique
36:55faire les choix
36:56qui conviennent
36:57oui tout à fait
36:57mais peut-être
36:58qu'un certain nombre
36:59de ces électeurs
37:00sont satisfaits
37:00de la situation
37:01et tout cela
37:02parfaitement normal
37:03et justifié
37:03et aujourd'hui
37:04c'est un camp
37:04dans le 10e
37:05mais vous avez d'autres camps
37:06dans le nord de Paris
37:07à la Chapelle
37:08et depuis des années
37:09sachez que dans le 19e arrondissement
37:10il y a quelques années
37:11le ministère de la Justice
37:13avait fait appel
37:13à une société
37:14de sécurité privée
37:15pour sécuriser
37:16une antenne
37:17de son ministère
37:18on a vu
37:18ces dernières années
37:19des entreprises
37:20quitter
37:20certains arrondissements
37:21la BNP
37:22vous avez des familles
37:23qui sont obligées
37:24du 19e arrondissement
37:25absolument
37:25vous avez des familles
37:27qui sont obligées
37:27d'être escortées
37:28par la police
37:28pour rejoindre
37:30leurs écoles
37:31des salariés
37:32escortés par des agents
37:32de sécurité privée
37:33pour rejoindre le métro
37:35ce sont des violences
37:36des nuisances
37:37une chute évidemment
37:38du prix de l'immobilier
37:39et ce sont en effet
37:40les français
37:41et les habitants
37:41de ces quartiers
37:42qui subissent
37:42le nombre de personnes
37:43je vois cette rivière
37:45comme on dit dans le jargon
37:46sur la droite de votre écran
37:47le nombre de personnes
37:47sans abri à Paris
37:48a augmenté de 10%
37:49en un an
37:50je me souviens
37:50d'un président de la république
37:51qui est sur la fin
37:52de son deuxième mandat
37:53et qui promettait
37:55à l'aube
37:56de ce premier mandat
37:57qu'il y aurait zéro
37:58sans abri
37:59dans les rues de France
38:00on en est clairement loin
38:01et puis
38:02je voulais réagir
38:03c'est aussi l'échec du centre
38:04et du pouvoir
38:04mais évidemment
38:05et je trouve que
38:06les termes qu'il emploie
38:07montrent toute la déconnexion
38:09qu'a le maire de Paris
38:10avec la réalité
38:11c'est à dire que
38:12quand il parle
38:13de la question
38:13de l'intégration
38:14alors qu'on est en train
38:16de parler là
38:17de personnes
38:17qui sont décrites
38:18notamment dans cet article
38:20du Parisien
38:21comme parfois des zombies
38:22parce que
38:22vous avez de la drogue
38:25vous avez des personnes
38:26qui sont droguées
38:27on n'est pas du tout
38:28sur le sujet
38:28de l'intégration
38:29ni même de l'assimilation
38:30en fait
38:31c'est complètement
38:31à côté de la plaque
38:32regardez à l'image
38:33les conditions de vie
38:34qui sont les leurs
38:34c'est déplorable
38:35un problème
38:36effectivement
38:37d'insécurité globale
38:38pour les riverains
38:39des problèmes sanitaires
38:40parce qu'ils campent
38:41en pleine rue
38:42sur les trottoirs
38:44et ce n'est pas
38:45une situation nouvelle
38:46ça fait malheureusement
38:47de nombreuses années
38:48que cette situation survient
38:49et malheureusement
38:51je crains que
38:52ces propositions là
38:53affichées par le maire de Paris
38:55soient bien insuffisantes
38:56par rapport à la réalité
38:57le discours de la gauche
38:58et la réalité
38:58sous vos yeux
39:00ça crée contraste
39:01il nous reste un peu plus
39:02de trois minutes ensemble
39:03je voudrais qu'on évoque
39:04la visite de Léon XIV
39:05ça se précise
39:06c'est dans quelques jours
39:07ce sera le 25 septembre
39:08dans trois semaines
39:09un peu plus
39:09la visite de Léon XIV en France
39:11qui suscite un énorme engouement
39:12on en parle
39:13parce que
39:13les 80 000 places
39:15du Stade de France
39:15sont déjà réservées
39:16c'est guichet fermé
39:17je ne sais pas qui
39:18entre Céline Dion et le Pape
39:20a le plus de demandes
39:22et il y a eu le plus
39:22de demandes de billets
39:23mais c'est quelque chose
39:26ce sera destiné
39:27aux jeunes de 17 à 35 ans
39:28cette veillée
39:30au Stade de France
39:30400 000 personnes
39:31sont inscrites
39:32pour la messe du samedi
39:33Place de la Concorde
39:34à Lourdes
39:35également
39:35où le Pape ira
39:36150 000
39:39fidèles
39:40c'est beaucoup plus
39:41sont également
39:42attendus
39:43sur place
39:43Jean-Luc Thomas
39:45Dans moins d'un mois
39:46Léon XIV passera
39:47deux jours à Lourdes
39:49cette visite
39:50est un défi
39:50XXL pour la ville
39:52en particulier
39:53pour la centaine
39:54de commerçants
39:55vendeurs
39:56d'articles religieux
39:57Vu le nombre
39:58vu le nombre de pèlerins
40:00qu'on attend
40:00sur Lourdes
40:01plus de 150 000
40:03personnes
40:04je pense que la ferveur
40:06déjà est liée
40:07Deuxième ville
40:08hôtelière de France
40:09ici les hôteliers
40:10ont l'habitude
40:11d'accueillir en masse
40:12du monde
40:13c'est leur quotidien
40:14durant les pèlerinages
40:15tous les hébergements
40:17à 30 km à la ronde
40:18sont déjà complets
40:19pour cette visite papale
40:21L'arrivée du Saint-Père
40:22assure un remplissage
40:25en fait
40:25de tous les établissements
40:26et même au-delà
40:27de Lourdes
40:27c'est-à-dire que
40:28les pèlerins
40:29vont aller se loger
40:30à Tarbes
40:31dans les vallées
40:32du Gave
40:34à Pau
40:35il y a tout ce qu'il faut
40:36pour être hébergé
40:38Tous les professionnels
40:39se préparent
40:39pour être prêts
40:40le jour J
40:41tous espèrent aussi
40:42un rebond des visiteurs
40:44pour les 2, 3 ou 6 mois
40:46d'après visite
40:47On aura très certainement
40:49un rebond
40:50sur les mois qui suivent
40:52Je suis mesurée
40:53c'est difficile à dire
40:54aujourd'hui
40:55c'est ce que nous avions connu
40:56lors des dernières visites papales
40:57effectivement
40:58mais c'était aussi
40:59un autre temps
41:00c'était il y a plus de 18 ans
41:01Parmi les très nombreux inscrits
41:03pour participer
41:03aux différentes cérémonies
41:057 sur 10 seront étrangers
41:07le château de Lourdes
41:08en a vu d'autres
41:09il a déjà vu passer
41:118 papes
41:12ou futurs papes
41:14Engouement exceptionnel
41:15autour de la visite du pape
41:16Élodie
41:16vous avez rendez-vous
41:17déjà avec le pape
41:18ce sera pas allé de l'Elysée
41:19Exactement
41:19parce que la première étape
41:20Ça va pour vous ?
41:20Oui oui
41:21ça va comme ça
41:22au moins je n'ai pas eu
41:23à m'inscrire
41:24mais effectivement
41:25première étape
41:26de la visite du pape
41:27rencontre avec Emmanuel Macron
41:28dès son arrivée à Paris
41:30Qu'on soit croyant ou non
41:31je ne sais pas si quelqu'un
41:32veut dire un petit mot
41:33à Maury peut-être
41:33qu'on soit croyant ou non
41:34c'est vrai que la visite du pape
41:36est toujours un événement exceptionnel
41:37on est à près d'un mois
41:38de la visite
41:39tout est complet
41:3980 000 personnes
41:40au stade de France
41:41400 000 personnes
41:42sur la place de la Concorde
41:43on vient de voir
41:43le reportage à Lourdes
41:45il fait recette le pape
41:46Oui et c'est chaque fois
41:47un engouement populaire
41:49depuis les JMJ
41:50rappelez-vous
41:51il y a 20 ans
41:51à Paris
41:52à nouveau avec
41:55l'ancien pape
41:55c'était en Corse
41:58donc évidemment
41:58tout cela est formidable
42:00vous n'avez que
42:01les vieux laïcars
42:02et quelques militants
42:03une poignée de militants
42:04d'extrême gauche
42:05qui sont là
42:05évidemment à se plaindre
42:07notamment de la fameuse messe
42:08qui aura lieu
42:09place de la Concorde
42:09D'ailleurs je rappelle
42:10et puisque vous en parlez
42:12je rappelle qu'en raison
42:13de la séparation
42:13de l'église
42:15et de l'état
42:15en vigueur en France
42:16bien sûr depuis la loi
42:16de 1905
42:17le financement
42:18de l'événement
42:19incombe à l'église
42:20à l'exception
42:21de la sécurité
42:22de Léon XIV
42:22qui elle
42:23est prise en charge
42:24par l'état
42:24voilà pour cette première session
42:26de 100% actus
42:27merci à tous les trois
42:27d'avoir participé
42:28première session
42:29parce que la deuxième session
42:30c'est entre 15h à 17h
42:31j'aurais le plaisir
42:32de vous retrouver
42:32tout à l'heure
42:33le temps de digérer
42:34de faire la petite sieste
42:36devant Michel Onfray
42:37évidemment
42:37avec Laurence Ferrari
42:39on se retrouve tout à l'heure
42:40à 15h
42:41bon après-midi
42:41sur CNews
42:42merci à tous
42:43merci à tous
42:44merci à tous