- il y a 25 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Gilbert Azoulay, Jean-Pierre Denis , Theo Am Saadi
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##ZAPPING-2026-09-11##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##ZAPPING-2026-09-11##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0010h30, l'heure de nos débats. Comme chaque jour, j'accueille trois débatteurs autour de la table pour commenter les
00:09sujets qui font parler la France ce matin, qui vous font parler.
00:13Vous êtes évidemment les bienvenus, plus que les bienvenus. Je veux vous entendre 0800 26 300 300. N'hésitez pas
00:20à intervenir à tout moment.
00:22Et même quand vous n'êtes pas d'accord, il y a une petite cloche qui retentira si vous n
00:26'êtes pas d'accord avec nos débatteurs sur ce plateau que vous voulez nous contredire.
00:31Et bien voilà, vous n'hésitez pas. Surtout, plusieurs sujets. L'actualité est dense. On va les commenter avec Gilbert
00:37Azoulay, directeur général du News Tank Education, journaliste pour l'hémicycle.
00:42Bonjour, Gilbert Azoulay. Jean-Pierre Denis, journaliste, écrivain, créateur de la lettre d'information théopolitique.
00:49Bonjour. Bonjour. Et enfin Théo Amsadi, président des Jeunes Républicains. Bonjour Théo. Bonjour.
00:56Alors tout de suite, ça va être les réactions nourries sur le zapping de Gilles Gansman, l'œil acéré de
01:04mon partenaire Gilles. L'heure du zapping.
01:06Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
01:09C'est la stupeur. A Starmos, nous sommes dans les Landes. Un animateur de périscolaire en détention provisoire a été
01:17remis en liberté.
01:18Pourquoi ? Parce que la prison ne savait pas le gérer. Alors évidemment, ça provoque la colère et le désespoir
01:24des parents.
01:25Ils ont témoigné hier dans le 20h de France 2.
01:28Trois plaintes sont déposées. Les enfants ont entre 3 et 4 ans et leurs témoignages sont similaires.
01:34Des faits s'apparentant à des viols commis par un même animateur lors des passages aux toilettes ou pendant les
01:39siestes.
01:39Alexandre F, 37 ans, est interpellé, mis en examen puis placé en détention provisoire début juillet.
01:45Mais au bout d'un mois, il est remis en liberté.
01:48Compte tenu de la médiatisation de cette affaire, sa protection ne peut pas être assurée en milieu carcéral.
01:54Alors, dans leur vie déjà bouleversée, c'est un coup de massue pour les familles.
01:59Ça détruit. Mais surtout d'entendre qu'il est libre.
02:03En fait, je ne vis plus. Ma vie, elle s'est arrêtée. Je ne comprends pas qu'il soit dehors.
02:10Non mais, j'en reste sans voix. La prison n'a pas pu le gérer, c'est-à-dire ?
02:15Ils n'ont pas pu gérer les autres personnes qui étaient là.
02:20Il a subi des violences, c'est ça ? Le coupable, comme ça arrive parfois d'ailleurs en prison.
02:25Les pointeurs, comme on dit en prison, ceux qui font des choses avec les enfants.
02:30Et donc, ils l'ont relâchée dans la nature, tout simplement ?
02:32Oui, bien sûr.
02:33Mais ça démontre ce qui s'est passé pour la Yana.
02:36L'accusé n'a pas été écouté pendant des mois. Il était dans la nature.
02:39Ça la dérive. L'association à la petite enfance, c'est pareil.
02:42On laisse des enfants dans la pampa, sans accompagnement.
02:45Et ça, c'est le marqueur de ce qui se passe aujourd'hui.
02:49Et d'ailleurs, j'ai écouté un sujet, c'était très étonnant.
02:51Vous savez pourquoi on a développé le périscolaire ?
02:54Puisque ça s'est beaucoup développé, c'est en 2012 ou 2013.
02:57Le ministre de l'éducation avait dit, il y a trop d'école.
03:00Vincent Payon, exactement.
03:01Il y a trop d'école.
03:02Donc, la mairie de Paris a couru après le truc en réduisant, donc en développant.
03:06Et le besoin de recrutement était tel.
03:08À l'époque, des mairies avaient refusé parce qu'il y avait trop de recrutement nécessaire
03:11pour assurer le périscolaire et l'après-l'école.
03:13Donc, la mairie de Paris a couru gratuitement pour toutes les familles, derrière ça.
03:18Mais il a fallu recruter massivement des gens qu'on devait recruter dans très peu de temps.
03:23Donc, on n'a pas pu recruter les bons profils et vérifier.
03:25Et là, c'est très juste ce que vous dites.
03:27Et là, en l'occurrence, c'était dans les Landes.
03:30C'est vrai que le scandale du périscolaire, c'est à Paris, mais c'est partout en France.
03:35C'est un vrai sujet.
03:37Contre cet individu, il y a eu 19 plaintes.
03:39Et vous avez entendu la violence pour les parents.
03:42C'est vrai que cet individu ne peut pas être géré en prison.
03:45J'imagine qu'ils ont envie de le faire soigner dans un hôpital.
03:49Mais enfin, j'avoue que là, il y a peut-être des choses qui nous échappent.
03:51Mais c'est vrai que sur l'idée, déjà, qu'il ne reste pas en prison,
03:55et on entend le désarroi des parents, ça laisse son jeu, Jean-Pierre Denis.
04:00Oui, mais ce n'est plus du tout un problème de périscolaire.
04:02C'est un problème judiciaire.
04:03C'est un problème d'administration de la justice.
04:05C'est quand même assez incompréhensible que la justice ne soit plus capable
04:11d'assurer l'incarcération dans des conditions correctes
04:16d'un individu mis en cause dans des affaires aussi graves.
04:21C'est juste incompréhensible.
04:22Et la prison qui reproche que ça soit médiatisé.
04:24Alors ça, c'est le point.
04:25Le problème dans ce pays, c'est qu'on a tendance à beaucoup s'étonner.
04:28En tout cas, il y a de grands esprits qui s'étonnent très souvent
04:30sur le fait que les Français n'ont plus confiance en l'État,
04:33plus confiance aussi dans la parole publique et politique.
04:36Mais en fait, là, cette information que vous donnez,
04:40c'est un grain de sable dans l'océan même d'informations
04:43qui montrent une défaillance totale de l'État.
04:46Il y a le périscolaire à Paris.
04:47Il y a la justice qui ne sanctionne pas assez,
04:49notamment les pédocriminels.
04:50Il y a tout un tas de fichiers qui sont dans la nature
04:53qui, au final, se retrouvent à agresser des gens dans la rue.
04:56Donc, ne nous étonnons pas, quand la parole publique est à ce point faible,
05:00qu'au final, les Français ne croient plus en l'État
05:03et en sa capacité pour les protéger.
05:05Alors, Juliette Riouffol, je la remercie,
05:07m'a envoyé, effectivement, ce qu'on devinait
05:10parmi les motifs invoqués pour justifier cette remise en liberté.
05:15La justice estime que sa chambre,
05:17sa protection, pardon, la chambre de l'instruction,
05:19plutôt, estime que sa protection
05:20ne peut pas être mieux assurée en milieu carcéral
05:24compte tenu de la nature des faits pour lesquels il est mis en examen.
05:27C'est ce qu'on disait.
05:28Un changement d'établissement pénitentiaire
05:30ou une incarcération à l'isolement n'ont pas été envisagés.
05:33C'est là qu'est le sujet, parce que des délinquants sexuels en prison,
05:39il y en a beaucoup.
05:41On sait effectivement qu'ils sont exposés à des violences de la part d'autres détenus
05:46et que, par ailleurs, en général, ce sont des détenus
05:48qui sont plutôt calmes et faciles à gérer.
05:50C'est un problème général.
05:51À ce compte-là, il faudrait libérer tous les délinquants sexuels.
05:55Mais vous imaginez, il y a 70 000 plaintes sur des violences sexuelles en souffrance.
05:59Ça veut dire quoi ?
06:00En gros, maintenant, on les libère ?
06:02Parce qu'ils sont, eux, victimes ?
06:05Le point le plus sidérant, c'est que vous dites qu'un transfert n'a pas été envisagé.
06:10Mais c'est là qu'il y a le sujet.
06:11Mais pourquoi ?
06:12Je ne sais pas.
06:14Je n'en sais rien.
06:15Alors là, il y a une demande d'éloignement géographique.
06:19Pardon, je discutais avec un magistrat une fois.
06:21Je lui dis, vraiment, vous exagérez.
06:22J'avais libéré encore quelqu'un.
06:24Il me dit, mais nous, on ne fait qu'appliquer la loi.
06:25Ce qui est fou, c'est qu'ils aient la possibilité de libérer.
06:29Il devrait y avoir une sorte de veto niaite des textes qui dit,
06:32bah non, quelqu'un qui a fait ça, il ne sort pas quoi qu'il en soit.
06:36On trouve une solution.
06:37Il a juste fait une demande de liberté.
06:38Il est sorti un mois plus tard, contrôle judiciaire,
06:41qui consiste en un éloignement géographique en Bretagne.
06:44Il y a un pointage toutes les deux semaines en gendarmerie.
06:46Mais il va recommencer ailleurs, monsieur.
06:48C'est absolument dingue.
06:49Et ils invoquent le pire dans tout ça, je trouve.
06:50Et c'est le plus pervers.
06:51La protection même de ce prisonnier-là.
06:53Mais au final, protège-t-il les populations aux alentours
06:55quand ils envoient des pédocriminels dans la rue ?
06:57Donc c'est ça.
06:58C'est l'État qui condamne, au final,
07:00qui ne passe plus son temps à protéger les criminels
07:02plutôt qu'à protéger les honnêtes citoyens
07:04qui, au final, peuvent faire face à ces gens qui sont malades.
07:06C'est sûr que la personne, la chambre d'instruction qui a décidé ça,
07:12je lui souhaite qu'il n'y ait pas une nouvelle à faire.
07:14Il y en a, parce qu'il y aura sur la conscience quand même.
07:16Mais souvenez-vous, il y avait des députés, on ne dira pas qui,
07:19qui s'étaient opposés à ce qu'on check le casier judiciaire
07:22quand on recrute des personnels pour le périscolaire.
07:26Qui s'étaient dit, oui, c'est une intrusion, c'est la vie privée.
07:29Ben voyons.
07:29C'est galactique, c'est-à-dire que...
07:31Et il y avait une scène géniale d'une députée qui disait,
07:34mais je suis sidéré.
07:36Si on embauche des jeunes,
07:38on ne peut pas vérifier si c'est un apprenti terroriste
07:41ou quelqu'un qui a un casier judiciaire.
07:42C'est juste surréaliste, quoi.
07:43Donc là, il faut vraiment remettre un peu l'église au milieu du village,
07:46comme disait l'autre.
07:46Moi, je flaire quand même à un problème assez concret
07:52de fourgon, de transfert de ceux détenus vers une autre prison.
07:56Il y a énormément de problèmes, de manque de personnel
08:00pour assurer des transferts.
08:02Ça joue aussi sur des transferts médicaux,
08:05c'est-à-dire des détenus qui ont besoin d'aller voir un médecin
08:07et qui ne peuvent pas y aller parce qu'il n'y a pas de force de l'ordre
08:10pour les accompagner.
08:11Je pense que le problème...
08:12Vous avez certainement raison, j'en prie à venir.
08:14Mais moi, j'ai identifié la source du problème, peut-être là.
08:18Vous avez tout à fait raison.
08:19J'avais visité la prison, j'avais fait un reportage à Vendin-Levielle.
08:23Vous savez, une prison de haute sécurité dans le Nord.
08:27Les surveillants m'expliquaient quand même
08:29qu'il y avait un taxi payé à chaque détenu.
08:32Enfin, chaque détenu, pas chaque détenu,
08:33mais en l'occurrence, il y avait un détenu qui devait faire une dialyse.
08:35Il y avait je ne sais pas combien de factures de taxi.
08:38Il allait faire sa dialyse tranquillement à l'hôpital.
08:39Alors bon, c'est très bien, il est malade, il faut le soigner.
08:42Mais enfin, là, il y avait pour le coup des moyens
08:45pour qu'il aille se soigner.
08:47D'ailleurs, il était là-bas pour terrorisme, vous voyez.
08:50Donc, je veux bien.
08:52Mais moi, cette histoire me choque profondément, pour le coup.
08:55Non, mais je pense qu'on est tous choqués.
08:56Mais je connais précisément des cas
08:58de détenus qui sont en dialyse
09:00et dont le rythme de dialyse a été réduit
09:02malgré les indications médicales,
09:04faute de personnel pour les accompagner.
09:07Stéphanie, bon, alors vous commencez fort, là.
09:11C'est plombant.
09:13C'est l'autre actualité, c'est le rôle du zapping.
09:16Imaginez autour de la table, tout cela,
09:19de payer son essence 1,24€.
09:22Ce serait cool, hein ?
09:231,24€, c'est le rêve qu'ont réalisé
09:27un supermarché à Couronne-en-Charente.
09:29Ah oui, j'ai entendu.
09:30Mais est-ce que c'est vraiment la réalité ?
09:32C'est l'émeute.
09:33L'histoire est folle.
09:34Des dizaines de personnes enthousiastes
09:36à l'idée de faire le plein.
09:38La situation est peu banale.
09:39Allez, gars, super, il est à Couronne,
09:411,24€ le litre d'essence.
09:421,24€, très précisément,
09:44pour un litre de sans plomb 98,
09:46c'est 1€ de moins que le prix affiché
09:48à l'entrée de la station-service,
09:50soit une économie de près de 45% pour un plein.
09:53Alors certains sont même venus
09:55avec des géricanes.
09:58Et la nouvelle s'est rapidement répandue
10:00sur les réseaux sociaux,
10:01provoquant de longues files d'attente.
10:05Il ne s'agit pas d'une offre promotionnelle,
10:07mais bien d'une erreur humaine,
10:08comme le confirme la direction.
10:10Le bon prix était sur le totem,
10:12mais le prix à 1€ est quel qu'était sur la pompe.
10:14Le dysfonctionnement a été corrigé
10:16dès le lendemain matin.
10:17Pour le moment, impossible de savoir
10:19combien d'automobilistes ont pu profiter
10:21de cette bévue,
10:22mais le magasin évoque
10:23un énorme manque à gagner.
10:26Le début, on dirait la pub,
10:28vous savez, pour le supermarché
10:29qui dit en gros la tranche de jambon,
10:30c'est devenu le luxe absolu.
10:32Non mais c'est dingue.
10:33Et oui, c'était affiché 2,24€ à l'entrée.
10:35C'était une blague.
10:36Enfin, c'était une blague.
10:37Et ça a buggé.
10:38Le prix était 1,24€.
10:40C'était un supermarché ou une station-essence ?
10:41Une station d'un supermarché.
10:43Non mais il y a eu plein de monde
10:44et c'est vrai que...
10:45Non mais c'est malheureux
10:46parce que ça montre à quel point
10:47le carburant,
10:48on en parlera longuement tout à l'heure
10:49avec les chiffres de l'économie
10:51qui sont terribles ce matin.
10:53Mais ça devient un luxe
10:55de faire un plein maintenant.
10:57Et puis évidemment, Stéphanie,
10:58l'info a été très vite mise
11:00sur les réseaux sociaux.
11:02Le plein de groupe 24 au supermarché.
11:05Donc tout le monde s'est précipité.
11:07Il n'y avait que l'incroyable...
11:09Moi j'y serais allé.
11:10C'est vrai que vous prenez votre voiture tout de suite ?
11:12Non, je déconne.
11:13Non, je ne prends pas ma voiture.
11:14Je la prends peu.
11:15Enfin, je ne prends plus.
11:16Alors, je ne sais pas.
11:17Mais vous auriez le réflexe ?
11:19Non mais là, c'est...
11:19Mais ça dépend des conditions.
11:20Si c'est à côté de la maison,
11:22pourquoi pas faire un saut ?
11:23Oui, si vous videz le plein
11:25pour aller faire le plein,
11:27ça ne sert à rien.
11:28Bon, Gilles,
11:29on se retrouve dans quelques instants
11:31avec la suite de votre zapping.
11:33On parlera, je crois, du 11 septembre
11:34puisque l'Amérique commémore
11:35les 25 ans des attaques terroristes.
11:38Aujourd'hui, à tout de suite sur Sud Radio.
11:39Et n'hésitez pas, Manu vous attend
11:41au standard 0826 300 300.
11:44Sud Radio, parlons vrai.
11:4710h midi, Sud Radio, à vous de le dire,
11:50Stéphanie Demiru.
11:52À vous de le dire sur Sud Radio
11:53et on poursuit le zapping de Gilles Ganzman.
11:58Gilles...
11:59Oh, ça y est !
12:01Non, non, mais alors là,
12:02vous serez fouettés !
12:03Ah oui, vas-y, c'est moche.
12:04Bon, moi j'ai dit
12:05le nom d'une autre radio
12:06et vous, c'est...
12:07Voilà, ça y est.
12:08Ça y est, on a fait tous les deux,
12:09vous voyez comme quoi...
12:09Oui, mais vous serez punis.
12:12Je ne vous ai pas punis.
12:13Je vais vous donner un gage.
12:14Vous voyez, on est complices là-dedans.
12:17Tout à fait.
12:18Enfin, je ne vous ai pas appelés Roger ou Pascal.
12:22Ou Pascal, oui.
12:24À qui j'ai souhaité bon anniversaire,
12:25tiens, la dernière fois.
12:26Ah bah écoutez, on est contents de l'apprendre.
12:28Je vous dis ça comme ça,
12:28parce que c'était ça.
12:33Stéphanie, on se souvient tous
12:34où l'on était le 11 septembre 2001
12:37au moment des attentats du World Trade Center.
12:40Tout sauf Donald Trump
12:43qui, à 25 ans plus tard,
12:45a la mémoire qui flanche
12:46et s'invente une vie
12:47avec les pompiers
12:49qui sont vus évidemment là-bas
12:50comme des héros.
12:52Reportage de LCI.
12:55Donald Trump prétend avoir été sauvé
12:57par les pompiers le 11 septembre 2001.
12:59Sauf que c'est complètement faux.
13:01À quelques jours des commémorations
13:03du 25e anniversaire des attentats
13:04du World Trade Center,
13:05le président américain s'exprimait
13:07devant les familles de victimes
13:09et il a dit ça.
13:14Mais la presse américaine
13:16a vérifié dans les archives
13:17et rien ne permet de dire
13:18que Donald Trump y était
13:20ou s'y est rendu le 11 septembre.
13:22Celui qui était promoteur immobilier
13:24à l'époque
13:24se trouvait en réalité
13:25à la Trump Tower,
13:26une information confirmée
13:28par plusieurs de ses collaborateurs.
13:30Face à ces révélations,
13:31le président américain
13:32s'est empressé de répondre
13:33sur son réseau social
13:34en modifiant un peu sa version.
13:36Je ne pense pas
13:37que je sois la première personne
13:38à laquelle on penserait
13:39mais j'étais sur place,
13:40évidemment,
13:40pas le jour même
13:41de l'effondrement
13:42mais peu de temps après
13:43avec un grand nombre
13:44d'ouvriers du bâtiment.
13:45Tout ce que j'ai dit
13:46était tout à fait exact.
13:48Mais quel filou quand même !
13:50Il est incroyable !
13:51Il pensait que ça allait passer crème !
13:53Il est incroyable !
13:54Plus c'est gros,
13:55plus ça passe !
13:56c'est pas passé !
13:58Dans son esprit,
13:59je suis convaincu
14:00qu'il était là-bas
14:01et qu'il dit
14:01je me suis gouré de deux jours,
14:02ça va !
14:03Il s'en fout complètement !
14:05Je ne suis pas d'accord avec vous,
14:06ça passe,
14:06tout passe avec lui !
14:07Il peut promettre
14:085000 dollars
14:08à chaque américain
14:10s'il gagne les élections
14:11et les mid-terms !
14:12Il l'avait théorisé lui-même
14:14il y a bien longtemps,
14:15il avait dit
14:15je peux tirer sur quelqu'un
14:16en pleine rue à New York
14:18qui est quand même
14:18élu président des Etats-Unis.
14:20C'est ça l'énigme,
14:21le phénomène de Donald Trump,
14:22c'est qu'il peut dire
14:22absolument n'importe quoi
14:24et ça ne change rien
14:26auprès de ses partisans
14:28ni de ceux qui pensent
14:29qu'effectivement
14:30il est complètement cinglé
14:31et dangereux.
14:32Il est quand même en difficulté là
14:33aux Etats-Unis.
14:33Non mais il est en difficulté
14:34pour des raisons économiques
14:36parce que les américains
14:38regardent leur pouvoir d'achat
14:40et que leur pouvoir d'achat
14:42va mal.
14:43Mais c'est ça le sujet justement.
14:44Mais pour le reste,
14:45il a continuellement besoin,
14:47c'est quand même quelqu'un
14:48qui a besoin
14:48d'entretenir le spectacle
14:49et donc balancer des énormités
14:51c'est faire aussi
14:52que ça tourne toujours
14:53autour de lui.
14:53Donc je pense que ça ne lui
14:55ça n'accroche jamais sur lui.
14:57D'ailleurs cet été
14:57il était dans le Var
14:58avec nos pompiers
14:59au côté de nos pompiers.
15:01Oui mais il pourrait dire
15:02qu'il a été le premier homme
15:04à marcher sur la lune
15:04ça ne change rien.
15:05Il a dit qu'il avait réglé
15:07neuf conflits internationaux
15:08j'ai essayé de les compter.
15:09Il avait provoqué la paix
15:11neuf conflits internationaux
15:12après promis l'Ukraine
15:13et des unes qui rentrent.
15:15J'ai essayé de compter
15:16je me dis
15:16je n'arrivais pas à un déjà
15:18mais c'est remarquable.
15:19Non mais c'est vrai
15:20que nos limites
15:21ce côté nos limites
15:22est assez étonnant
15:24stupéfiant
15:25voire parfois
15:26on se dit jusqu'où ira-t-il.
15:27C'est choquant quand même
15:28de mentir sur un événement
15:30pareil
15:31où 2977 personnes
15:33ont trouvé la mort
15:35ce jour-là
15:35sans compter
15:36les centaines
15:38de milliers de victimes
15:39sur les maladies
15:40on en parlera tout à l'heure
15:42mais je voudrais
15:42qu'on revienne un peu
15:43sur ce 11 septembre
15:44c'était je crois
15:45David Pujadas
15:46sur France Télévisions
15:48écoutez.
15:4910h midi
15:50Sud Radio
15:51à vous de le dire
15:52Stéphanie Demuru
15:53Ce flash spécial
15:54pour vous annoncer
15:55ces très spectaculaires explosions
15:57ce serait un attentat
15:58selon les médias américains
16:00à New York
16:01au coeur de Manhattan
16:02dans l'espace de 20 minutes
16:04deux avions ont percuté
16:05les prestigieuses tours jumelles
16:07du World Trade Center
16:098h46
16:09New York
16:10le vol 11
16:11percute la tour nord
16:12du World Trade Center
16:13le premier avion
16:14vient de frapper New York
16:15les secours commencent
16:17à converger
16:17vers le World Trade Center
16:18dans la tour nord
16:19les personnes qui le peuvent
16:21tentent d'évacuer
16:21par les escaliers
16:239h03
16:23New York
16:24le vol United 175
16:26percute la tour sud
16:27cette fois
16:28des millions de personnes
16:29comprennent immédiatement
16:30qu'il ne s'agit pas
16:31d'un accident
16:32les Etats-Unis
16:33sont attaqués
16:34Stéphanie
16:35Donald Trump
16:35ne sera pas
16:36aux hommages
16:37qui vont être rendus
16:38cet après-midi
16:39autour des tours
16:40il a préféré
16:41être au Patagone
16:43vous savez
16:43ça a été
16:44juste après
16:45touché
16:46il ne sera pas là
16:47la question qui se pose
16:48c'est est-ce que
16:49le maire musulman
16:50de New York
16:50sera présent
16:51pour l'instant
16:52il a toujours confirmé
16:53sa présence
16:54Mme Zani
16:54c'est vrai que
16:57quand on réécoute
16:58ces images
16:59ça fait 25 ans
17:00on les a tous vues
17:01certainement
17:02chaque année
17:02en boucle
17:03et à chaque fois
17:04moi je sais que
17:05ça me fait la même chose
17:07c'est une sidération
17:08il n'y a plus
17:09d'attaque
17:10d'ampleur comme ça
17:11et c'est heureux
17:13on s'est touché
17:14on s'est touché
17:16bien sûr
17:16excuse-moi
17:18tu as raison
17:19de me reprendre
17:20et puis le Bataclan
17:21chez nous
17:21évidemment
17:22mais c'est vrai
17:22que là
17:23c'était une
17:25oui
17:25bien sûr
17:26c'était une
17:27attaque coordonnée
17:28mais surtout
17:29on s'est tous
17:30nous nous étions
17:30je me souviens
17:31très très bien
17:32de ce jour-là
17:32et c'est vrai
17:33qu'on était
17:35cette incompréhension
17:36puisqu'il parle d'explosion
17:37au début
17:37d'avis du Pujadas
17:38d'ailleurs
17:38on a compris
17:39très très vite
17:40que c'était des attentats
17:41et surtout
17:41on ne s'imaginait pas
17:42au fur et à mesure
17:43de la journée
17:43ça allait dégénérer
17:45parce que quand
17:45les tours se sont effondrées
17:46alors là
17:47on s'est dit
17:48c'est un monde
17:48moi je me souviens
17:49mon premier enfant
17:49était allé naître
17:50et je me suis dit
17:51mais dans quel monde
17:53il va arriver mon fils
17:55dans quel monde
17:55il va arriver
17:56et ça m'a vraiment
17:58plombé le moral
17:58à ce moment-là
18:00justement
18:01ce fils-là
18:01ça aurait pu être moi
18:02parce que moi
18:02je suis né
18:03donc deux ans après
18:03je n'ai pas connu
18:04le 11 septembre
18:05par contre oui
18:06effectivement
18:06tous les 11 septembre
18:07je vois les images
18:09et nous
18:09on est une génération
18:10qui n'a pas
18:12le 11 septembre
18:12comme référence terroriste
18:13entre guillemets
18:14mais on a vécu
18:15avec le Bataclan
18:16avec Charlie Hebdo
18:17on a vécu plutôt
18:18sur cette période-là
18:19et le 11 septembre
18:20je pense
18:21ça a ouvert vraiment
18:21une large offensive
18:23des ennemis de l'Occident
18:25des ennemis de la liberté
18:25contre ce même Occident-là
18:27aujourd'hui
18:28Dieu merci
18:29il n'y a plus eu
18:30d'attentats
18:31il y en a eu
18:32donc il y a eu
18:33l'attaque en Israël
18:34l'attaque terroriste en Israël
18:35il n'y a pas eu
18:36d'attentats
18:36sur le sol français
18:37on a pensé à la même chose
18:37effectivement
18:38mais c'est vrai
18:39que c'était particulièrement
18:40spectaculaire
18:40mais ça a ouvert une page
18:42vraiment terrible
18:43pour nos démocraties
18:44on y a répondu par la force
18:45et moi je veux remercier
18:47et rendre hommage aussi
18:48à tous ceux qui ont permis
18:48de mettre un terme
18:49un peu à cette menace-là
18:50et c'est aussi nos soldats
18:52qui sont partis au Sahel
18:53les années après
18:54qui ont lutté
18:54contre la menace de Daesh
18:56au Sahel
18:57en Afrique du Nord
18:58mon père en a fait partie
18:59et je veux vraiment
19:00leur rendre hommage aussi
19:01parce que si on vit
19:02dans un pays
19:02qui n'a pas encore connu
19:03d'attaque terroriste
19:04depuis plusieurs années maintenant
19:05c'est aussi en grande partie
19:07grâce à eux
19:08Jean-Pierre Denis
19:09quand on regarde
19:10avec le recul
19:11d'abord effectivement
19:11ça a marqué notre imaginaire
19:13même si vous n'étiez pas nés
19:15vous savez ce que c'est
19:16c'est un repère
19:17ça a profondément marqué
19:18notre imaginaire
19:19donc on a basculé
19:20dans une autre époque
19:22vraiment réellement
19:23dans un autre siècle
19:25mais ce qu'il y a
19:26c'est que la réponse
19:28la réponse a été
19:30efficace au sens
19:31où il n'y a eu
19:32encore quelques attentats
19:33dans la foulée
19:35majeure
19:35mais il n'y a pas eu
19:36d'attentats
19:37il n'y a plus aujourd'hui
19:38Al-Qaïda
19:39n'a plus les moyens
19:40d'assurer
19:41des attentats
19:41de cette ampleur
19:42c'est ce que je voulais dire
19:43tout à l'heure
19:43par contre
19:44on est passé dans une autre phase
19:46et c'est ça
19:46qui est peut-être
19:46le plus inquiétant
19:49où des individus
19:51peuvent se proclamer
19:53il y a eu Madrid
19:54il y a eu Londres
19:55il y a eu des attentats
19:57dans la foulée
19:58et depuis
19:59c'est ce que je disais
20:00il y a eu Madrid
20:00et Londres
20:00dans la foulée
20:01mais finalement
20:01on a fini par démanteler
20:03quasiment Al-Qaïda
20:05aujourd'hui
20:06Al-Qaïda
20:06n'est plus
20:07une menace
20:08pour nous
20:08la menace pour nous
20:09elle a changé
20:10elle est chez ces jeunes
20:13que l'état islamique
20:14pour le coup
20:15a réussi
20:16à mobiliser
20:17et à qui
20:18il a réussi
20:18à expliquer
20:19que bon
20:19le Coran
20:21tout ça
20:21c'était pas très important
20:22ce qu'il fallait
20:22c'est aller
20:24tuer quelqu'un
20:25ou se tuer
20:26soi-même
20:27avec un coup de couteau
20:28et ça
20:28c'est quelque chose
20:29qui est sur le plan
20:29de la sécurité
20:30est beaucoup plus difficile
20:32on voit que ça reste
20:33une difficulté
20:34et une menace
20:36aujourd'hui
20:37pour un petit peu
20:38partout dans les démocraties
20:39Gilles
20:41en fait ça a montré
20:43que les Etats-Unis
20:44avaient de la faiblesse
20:45et c'est vrai
20:46qu'à cette époque-là
20:47on pensait
20:48qu'on était tous
20:49protégés par les Etats-Unis
20:50et que jamais
20:51les Etats-Unis
20:51ne seraient attaqués
20:52de cette façon-là
20:53sur son territoire
20:54c'était celui
20:56qui gérait tout
20:57il faut savoir que
20:57nous on a connu
20:58la deuxième guerre mondiale
21:00nos bâtiments
21:01ont été atteints
21:01par des avions
21:03on a connu
21:04la violence
21:04sur nos territoires
21:05les Etats-Unis
21:06n'ont jamais connu
21:07de guerre
21:08aussi violente
21:09qu'a connu l'Europe
21:10et c'était ça
21:11le vrai choc
21:12le vrai choc
21:12c'était
21:13d'un seul coup
21:14même
21:14les Etats-Unis
21:16étaient vulnérables
21:17et ça
21:17ça a été un choc
21:18pour la population
21:19de se dire
21:19on n'est plus
21:20en sécurité nulle part
21:21ce qui a alimenté
21:22d'ailleurs la théorie
21:23du complot
21:23je vous recommande
21:24d'écouter à jour
21:24les complotistes
21:26à la fin
21:27vous avez le cerveau
21:27à l'envers
21:28sur le 9-11
21:29et c'est vraiment
21:31j'aime dire intéressant
21:32on se retrouve
21:33dans quelques instants
21:33je vous ferai quand même
21:34écouter un petit son
21:35avant de parler
21:35des mauvais chiffres
21:36de l'économie
21:37parce qu'hier
21:38il y avait un journaliste
21:38dans les vraies voix
21:39sur Sud Radio
21:40qui vous explique
21:41que le 11 septembre
21:42c'est pas que
21:452977 victimes
21:45mais il y en a
21:46beaucoup plus
21:47d'ailleurs
21:47quand on va au Memorial
21:48là-bas à New York
21:48on se rend compte
21:49qu'aujourd'hui
21:50il y a plein de gens
21:51qui meurent de cancer
21:52de pathologies
21:52liées à la poussière
21:54on écoutera ça
21:54parce que c'est
21:55assez intéressant
21:56et puis on débattra
21:57de l'économie française
21:59qui va décidément
22:00très mal
22:00n'hésitez pas à réagir
22:02826 300 300
22:03sur Sud Radio
22:05Sud Radio
Commentaires