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  • il y a 14 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Jean-Louis Borloo dans le studio d'Europe 1 et Catherine Ney et Antonin André qui vous questionne.
00:09Oui, Jean-Louis Borloo, le constat que vous faites, on le partage tout je pense ici,
00:14et il a souvent été énoncé de façon différente, mais en disant le système ne marche pas.
00:19Qui peut aujourd'hui... Non mais, c'est important, quel homme, quel parti, quel mouvement peut aujourd'hui mettre en
00:26ordre
00:26cette révolution que vous appelez de vos voeux, sachant qu'Emmanuel Macron avait promis un spoil-système à la française
00:31dans lequel les patrons de l'administration allaient valser pour que les politiques soient effectivement exécutés,
00:36la réduction du nombre de fonctionnaires, finalement ça a explosé, Macron a échoué.
00:40Qui aujourd'hui, vous peut-être, peut aujourd'hui en France, quel homme politique pour mener cette réforme ?
00:46Vous savez, il y a un moment où les choses se font parce qu'elles doivent se faire.
00:51C'est aussi bête que ça. Non mais je vous le dis, la perestroïka, elle s'est faite.
00:57Ça ne pouvait pas être autrement. L'arrivée de Solidarno, ça s'est fait,
01:00après une grève qui s'est dure très très bien terminée, dans la centaine.
01:04Je pense que tout le monde a compris que vous pouvez avoir sept ministres de l'Éduc dans ce pays,
01:08c'est pas grave, en quatre ans. Sept ministres de la Santé, c'est... ou à peu près, c'est
01:11pas grave.
01:12Quatre premiers ministres en trois ans, c'est pas grave.
01:15Vous pouvez avoir une majorité, ça va pas bien. Il n'y a pas de majorité, ça va pas mieux
01:17non plus.
01:18Enfin, tout ça n'a pas d'importance. Ça veut dire que...
01:21Non mais c'est le...
01:21Ça veut dire que la classe politique est incapable d'avoir cette vision de long terme
01:25et d'amener ce chantier.
01:27D'abord, la classe politique, je ne sais pas ce que ça veut dire.
01:28Moi, je connais un nombre d'élus absolument invraisemblable,
01:31qui sont extraordinaires. Je peux vous dire que les maires
01:33qui sont élus dans des villes compliquées, à plus de 60% au premier tour,
01:37c'est des héros de la République.
01:38Eux, ils sont bons. Eux, c'est des vrais mécanos de la République.
01:41Voilà, donc, je veux dire, la classe, je ne sais pas bien ce que ça veut dire.
01:44Bon, maintenant, le problème, c'est pas de se balancer les trucs dans la figure.
01:47C'est, on fait l'analyse. Est-ce qu'on est d'accord ?
01:49Qu'est-ce qu'on met dans la province ?
01:51Qu'est-ce qu'on met ?
01:53Non, mais, je veux dire, moi, je ne crois qu'à l'écrit.
01:55Vous savez quoi ?
01:56Je crois qu'on fédère un peuple avec des feuilles de route,
01:59comme une armée, d'ailleurs.
02:00Alors, Bruno Retailleau, par exemple, il propose le droit du travail.
02:04Je déchire tout et je réduis à quelques textes,
02:06de façon à simplifier, c'est ce que vous appelez devant vous, la simplification.
02:09Le code pénal, c'est de la même façon qui a grandi d'année en année,
02:13qui complexifie la justice.
02:14On le déchire et puis on réécrit quelques règles assez claires pour tout le monde.
02:17Est-ce que ça, ça va dans la bonne direction, par exemple ?
02:19Moi, je ne commande pas les phrases.
02:22Je vais dire, non, mais attendez, Bruno Retailleau,
02:24il fait sûrement une proposition qu'il a étudiée, il faut la regarder.
02:27La société des phrases me fatigue.
02:30Je ne crois, moi, sur les choses sérieuses,
02:33qu'à des écrits courts, clairs, qui ont été partagés,
02:36qui ont été diagnostiqués, qui ont été contestés,
02:39et à un moment donné, il y a un accord général.
02:41Par exemple, sur le logement, je propose que toutes les règles existantes
02:46soient autodissoutes, autodissoutes, et que le Parlement de Bretagne,
02:51avec le ministre du Logement de Bretagne, définissent les règles d'urbanisme,
02:55les règles de logement, les règles de soutien au logement.
02:59Voilà, ça me paraît...
03:00Ce qui veut dire que chaque province aurait ses impôts et sa fiscalité aussi.
03:04Mais bien entendu.
03:05Il faut de l'argent.
03:06Mais bien entendu.
03:07Alors, vous pouvez, dans un premier temps, faire une répartition,
03:09la répartition ancienne, comme vous allez être beaucoup plus efficaces.
03:12On connaît le coût.
03:13Le CDE le dit.
03:14La confusion française, c'est 88 milliards.
03:17Moi, je vous dis, c'est 110 à 120.
03:19Bon.
03:19Parce que je suis rentré vraiment dans le détail.
03:21Je suis un vieux mécanicien de truc.
03:24Je connais exactement comment ça se passe.
03:26Et surtout, vous allez créer de la liberté.
03:29On est dans une société de méfiance.
03:31On est dans une société de contrôle a priori, de contrôle a posteriori.
03:35Vous ne pouvez pas aller pêcher quelque chose sans faire une déclaration.
03:38Même dans vos métiers, on a une commission de contrôle des sondages,
03:41de tous les sondages.
03:42Pas de la méthodologie une fois.
03:43Mais on est dingue.
03:4418 autorités indépendantes.
03:46Non, mais les enfants.
03:48Mais qui va faire tout ça, Jean-Louis Gorlou ?
03:49Est-ce que c'est vous ?
03:50C'est les mécanos qui discutent.
03:53Mais attends.
03:54Laissez le truc se dérouler.
03:55Vous voulez bien ?
03:56Moi, petit à petit, je vais.
03:58On est pressés, là.
03:59Oui, le temps.
04:00Vous allez le soumettre au candidat présidentiel.
04:02Vous allez participer à ce débat de la présidentielle avec ses propositions.
04:05De façon à les faire mûrir, à les pousser.
04:07Attendez.
04:07Pour l'instant, vous êtes gentils.
04:09Oui, mais pour l'instant, je vais terminer le diagnostic partagé
04:13avec des principaux de collège, avec des patrons d'assaut,
04:17avec les gens de France Travail à Epinal,
04:19avec des chaînes d'entreprise, avec des maires.
04:21Ça ne vous ennuie pas ?
04:22Moi, j'ai mes idées.
04:23Moi, rien ne m'ennuie.
04:24Mais je pense que c'est bien si je la confonde aux autres.
04:27Et si je m'enrichis de l'intelligence des autres.
04:29Je vous pose la question innocemment,
04:31parce que dimanche dernier, au grand rendez-vous,
04:33je recevais François Bayrou,
04:34qui me disait, parmi les noms qu'il souhaiterait
04:36pour la présidentielle 2027,
04:37il a cité le vôtre.
04:40C'est très aimable.
04:44Au-delà des très mal, est-ce que c'est réaliste ?
04:45Je ne rentre pas là-dedans.
04:47Monsieur Borloo, il y a quand même un moment ?
04:49Non, mais il va falloir qu'on arrête.
04:51Ben oui.
04:51Attendez.
04:52Il y a aussi un moment,
04:53quand on est un homme politique,
04:55il est là pour faire les choses.
04:56Donc, il est là pour présenter un programme.
04:57Vous, Jean-Louis Borloo,
04:58vous avez un discours qui est hyper intéressant,
05:00qui est hyper révolutionnaire.
05:01Vous dites, voilà ce qu'il faut faire.
05:02Est-ce qu'il n'y a pas un moment où le courage,
05:04ce n'est pas de dire,
05:06je défends ces propositions-là,
05:07et j'y vais.
05:08Et si les Français votent pour moi,
05:09je le mettrai en oeuvre.
05:10Est-ce que vous pouvez juste accepter
05:11que je ne me prends pas pour un génie,
05:13que j'ai besoin de...
05:14Mais ce n'est pas le sujet.
05:15Non, mais si, vous ne comprenez pas,
05:17c'est qu'avant de proposer,
05:18il faut que les choses soient extrêmement précises
05:20et extrêmement claires.
05:22Avec qui ?
05:23La méthode et le calendrier.
05:25Très bien, donc c'est ni oui, ni non.
05:26Attendez, je termine.
05:28Il faut combien de temps pour faire ce diagnostic ?
05:29Je termine.
05:30Je ne crois pas à ce délire
05:33de la religion de la présidentielle.
05:36Voilà.
05:36Si ça marchait, ça se saurait.
05:38Une présidentielle qui va se jouer
05:40sur des punchlines,
05:41dans des émissions de télé,
05:43où tu ne sais pas comment ça va se terminer
05:45avec quelques péripéties de dramaturgie
05:49au milieu de tout ça.
05:50Puis après, tu vas réfléchir à une majorité,
05:52puis à un gouvernement.
05:54Je pense que la situation de la France
05:56exige une équipe
05:59immédiatement opérationnelle.
06:00C'est ultra préparé.
06:01Une bande ultra préparée.
06:03Dès maintenant, pour tout faire.
06:05La présidentielle étant un des éléments
06:07du débat démocratique,
06:09comme législatif,
06:10comme le choix du gouvernement.
06:11Si vous n'êtes pas ultra préparé,
06:13on va continuer.
06:14Les ministres vont arriver.
06:16Ils sont déjà sur la défensive
06:17au bout de trois jours.
06:18Ils sont aux questions de l'actualité.
06:19Mais je veux dire, je les défends.
06:21On les met dans un système impossible.
06:24Je vous prends un exemple.
06:25Un ministre de la Santé,
06:26s'il n'a pas travaillé un an à se préparer
06:29avec les infirmières,
06:31avec les cliniques privées,
06:33avec les médecins de ville,
06:35avec les urgences,
06:36avec le mode d'organisation,
06:38est-ce qu'il faut garder le paiement à l'acte ?
06:40Est-ce qu'il faut garder la nomenclature
06:42des 9000 actes ?
06:43Est-ce qu'on ne peut pas revenir, par exemple,
06:45à l'époque où les médecins dirigeaient les hôpitaux ?
06:48On était à 5% de frais de structure.
06:50On est à 34% aujourd'hui.
06:51Bon, tout ça, ça se travaille.
06:53On est dans une civilisation dolorale,
06:56de l'information,
06:57parce qu'il n'y a plus de contrôle,
06:59il n'y a plus de préparation.
07:01C'est-à-dire que vous ne sautez pas sur Colvésie,
07:02ils sont ultra préparés.
07:04Les mecs qui sont rentrés au Bataclan,
07:05ils étaient ultra préparés.
07:07Eh bien, la situation de la France
07:09exige absolument une équipe ultra préparée,
07:12avec des regards différents,
07:14qui ne sont pas les mêmes,
07:15avec des personnalités fortes,
07:16parce que redresser la France,
07:17c'est passer le cas porne.
07:18C'est ça que je pense.
07:19Donc, tous ceux qui se sont mis
07:20sur la ligne de départ,
07:23ils vont recevoir vos propositions ?
07:25Vous avez délégué avec eux ?
07:26Vous leur rendez une équipe clé en main, quoi ?
07:29Mais pas du tout, ils sont assez grands.
07:31Je pense que...
07:32J'entends d'ailleurs plein de phrases
07:33qui sont un peu reprises.
07:34Tant mieux.
07:35Vous savez, à un moment donné,
07:39une bonne idée,
07:39si elle n'est pas partagée,
07:40c'est qu'elle n'est pas bonne.
07:41Ou elle est trop tôt,
07:42ou elle est trop tard,
07:43ou elle est fausse.
07:44Mais on est toujours d'accord avec vous.
07:45Parce que vous posez toujours
07:46le bon diagnostic.
07:47Et puis après,
07:48sur le terrain,
07:49qui applique ?
07:50Vous êtes véléitaire.
07:51Oui, alors vous êtes gentil,
07:52mais vous demanderez aux Valencianois
07:53s'ils peuvent aller véléitaire.
07:55Mais non, mais...
07:55Non, vous demanderez aux gens
07:57des quartiers,
07:58sur l'investissement urbain,
07:59c'est véléitaire.
08:00Mais oui, mais parce que là,
08:01vous étiez...
08:01500 000 emplois des services
08:03à la personne.
08:04Mais oui, mais parce que là,
08:05vous étiez ministre,
08:06et vous avez pris les choses en main,
08:07vous aviez un projet,
08:08vous avez mis tout le monde
08:08autour de la table,
08:09et ça a marché.
08:10Mais là, vous dites,
08:11on va faire une équipe,
08:12on se prépare à être ministre
08:13de la Santé,
08:13mais vous la vendez à qui,
08:14cette équipe ?
08:15Vous les prenez où ?
08:16Alors, vous les vendez
08:17à quel président ?
08:19C'est-à-dire...
08:19Mais parce que...
08:22Là, vous êtes fantastique,
08:23et je vous adore tous,
08:24on est 70 millions,
08:26et vous avez décidé
08:27que ça se joue
08:28entre trois personnes...
08:29On n'a rien décidé du tout !
08:30Il y a des gens
08:31qui se portent ces candidats !
08:32Non, mais attendez,
08:33mais attendez,
08:33il y a peut-être
08:34des tas de gens
08:35qui vont être candidats.
08:36Le maire de Gliwitz,
08:37à l'époque,
08:38quand l'autre est mort,
08:39il n'avait jamais prévu
08:40d'être candidat,
08:40il est ingénieur,
08:41il a été élu à 82%.
08:43C'est comme ça
08:44qu'est née
08:44la révolution polonaise.
08:4770 millions...
08:48Je vous jure qu'il y a des gens...
08:49C'est que tous ces gens
08:50formidables,
08:51ils sont passionnés
08:52par ce qu'ils font.
08:52Et ils pensent
08:53que le système,
08:54il est bloqué
08:55pour des inspecteurs
08:56des finances,
08:57des conseillers d'État
08:58et des accords des comptes.
09:00On peut aller jusqu'à
09:00la Ligace de temps en temps.
09:03Un peu de folie,
09:04ça ne fait pas de mal.
09:05Et que ce n'est pas pour eux.
09:06Donc, ces gens extraordinaires
09:08qui gèrent
09:09des trucs complexes,
09:09il faut qu'ils s'identifient
09:13les uns aux autres,
09:14qu'ils fassent un peu
09:15de travail en commun,
09:16ça s'appelle
09:17apprendre à se connaître,
09:18savoir qu'on a
09:19les mêmes règles,
09:20le même rêve de la France,
09:21qu'on va considérer
09:22que la première option
09:23de notre pays,
09:24c'est sa jeunesse.
09:25Alors, comment on fait
09:25pour la jeunesse ?
09:26Pour toutes les jeunesses.
09:28Mais vous savez,
09:29c'est marrant
09:29parce que ça se fait
09:30spontanément.
09:33Les mécanos,
09:33c'est assez joli
09:34parce qu'en fait,
09:35ça raconte
09:36l'humilité de ces gens-là.
09:38Vous avez une vision
09:39très poétique quand même
09:39de la faisabilité de ça.
09:41Vous parlez de la jeunesse
09:42et vous avez raison.
09:43Moi, je trouve qu'aujourd'hui,
09:44la France souffre
09:45de ne pas assez investir
09:45sur sa jeunesse,
09:46de ne pas s'en occuper,
09:47de ne pas s'occuper
09:48des familles non plus
09:49parce que de la laïveté,
09:49c'est important.
09:50Et par contre,
09:51on a un quart
09:52de notre budget social
09:53qui part sur les retraités
09:55et les retraites.
09:56Et aujourd'hui,
09:56il y a un débat sur
09:57est-ce qu'il ne faudrait pas
09:58un peu moins mettre d'argent
10:00sur les retraités
10:00et un peu plus sur la jeunesse ?
10:02Et vous voyez bien
10:03que ça grippe totalement
10:05le débat politique
10:05parce que les retraités votent
10:07et que donc aucune force politique
10:09n'a le courage de dire
10:10je vais enlever un peu d'argent
10:11parce que je vais investir
10:12sur l'avenir.
10:13Sur cette question-là,
10:14par exemple,
10:15c'est quoi votre point de vue ?
10:15Je vais vous répondre.
10:16Jean-Louis Borloo,
10:17sur Europe.
10:18Monsieur,
10:20si vous dites un retraité,
10:24on ne change pas le système
10:25pour la jeunesse de France.
10:27Et la petite va être bousculée
10:29à la gare de Lisieux.
10:30On en a 450 000 à l'ASE.
10:3380% dans le Nord,
10:3410 filles dans les maisons
10:35sont dans des réseaux
10:36de prostitution.
10:37Enfin, je veux dire,
10:38si tu ne t'occupes pas
10:39des enfants
10:40et que tu vas dire
10:41aux retraités
10:42non mais attends,
10:42envoie l'oseille,
10:43mais ça ne va pas aller mieux,
10:45il ne va pas être content.
10:46Si vous êtes aux retraités
10:48pour qui le sujet principal
10:50c'est les petits-enfants
10:53ou les jeunes-enfants
10:54pour ceux
10:54qu'on en a eu tardivement,
10:55c'est leur sujet.
10:56Et tu leur dis,
10:57écoute, tu vas voir,
10:58regarde ce qu'on va faire.
11:00Tout jeune de France
11:01aura trouvé l'après-midi
11:02ou pendant les vacances
11:03son talent.
11:04Tous les jeunes de France.
11:05On a des clubs extraordinaires
11:07de sport,
11:08de musique,
11:09d'art numérique.
11:10On sait le faire.
11:12Regardez, vous avez vu Pisa.
11:14Vous avez vu qui est en tête ?
11:15L'Estonie.
11:16Vous avez vu comment ça marche
11:17en Estonie ?
11:18Tous les gamins,
11:19tous les gamins
11:20ont une activité
11:22extra-scolaire.
11:23Le matin,
11:24c'est le transfert du savoir,
11:25l'après-midi,
11:26c'est trouver son talent.
11:27Ça peut être d'ailleurs
11:28un talent intellectuel d'ailleurs.
11:30Bon,
11:30ils sont champions,
11:32champions d'Europe.
11:33Pourquoi je vais à Epina ?
11:33Parce que Séguin l'a testé,
11:35ça, il y a 30 ans.
11:36Et ils en ont encore
11:37les larmes aux yeux.
11:38Donc, oui,
11:39il faut réorganiser notre pays.
11:41Ce n'est pas question
11:41de priorité.
11:43Et avant de discuter,
11:44les boomers,
11:45pas les boomers,
11:46les jeunes,
11:47réorganisons pour que
11:48la jeunesse de France
11:49trouve son talent
11:49et soit heureuse.
11:50Jean-Louis Borloo,
11:50lundi,
11:51vous lancez à Epinal
11:52les mécanos de la République
11:53en 30 secondes.
11:54En quoi ça consiste ?
11:55On ne lance rien du tout.
11:57C'est une réunion de mécanos,
11:58c'est-à-dire de gens
11:59principaux de collège,
12:00d'associations,
12:01des maires,
12:02des maires ruraux.
12:03Non, mais attendez,
12:03des gens qui sont là.
12:04Mais qui habitent Epinal.
12:05Oui, bien sûr.
12:06Ce n'est pas beating politique,
12:08je veux dire,
12:08de gens de droite.
12:09Ils sont Epinal.
12:10Oui, mais ça va durer des heures.
12:12On a bossé,
12:13on va prendre les problèmes
12:14un par un,
12:14ces fameux problèmes.
12:16Et puis, là,
12:16il y aura une feuille de route.
12:17Puis après,
12:18ça sera Feur de France,
12:19puis ça sera peut-être
12:20un regard différent.
12:21Puis Orléans.
12:21Vous voyez,
12:22je te donne Orléans.
12:23Ils ont baissé
12:24la délinquance des mineurs
12:26de 82%.
12:27Pourquoi ?
12:28C'est génial.
12:29Parce que
12:30ils ont fait
12:31ce qu'on fait en Afrique.
12:32Il faut tout un village
12:33pour élever un enfant.
12:34Bon.
12:34Donc, il n'y a qu'une seule équipe.
12:35Et quand Bob fait un truc
12:37à 15h,
12:37à 15h02,
12:38tout le monde est alerté.
12:39Alors, tu as le gars
12:39de la sauce qui arrive,
12:40tu as les parents,
12:41les adultes relais
12:42qui vont voir les parents,
12:43tu as le pédopsychiatre
12:44de l'hôpital qui arrive,
12:45etc.
12:46Toute cette machine
12:47qui sont des guichets inutiles,
12:48qui coûtent beaucoup d'argent,
12:49ce n'est plus des guichets,
12:50c'est des individus.
12:51Eh bien,
12:52les mécanos,
12:53ça va aller détecter tout ça.
12:55Alors, bien sûr
12:55que c'est du travail.
12:56Bien sûr que c'est plus facile.
12:57Il y a des candidats,
12:58je vais les commenter.
12:59Non, je n'en ai...
13:00Ce n'est pas mon problème.
13:01Ce n'est pas mon sujet.
13:02Merci beaucoup,
13:03Jean-Louis Borloo.
13:04Exactement.
13:04Quel enthousiasme.
13:05Et quelle force.
13:0719h44.
13:08On poursuit les débats
13:09dans un instant.
13:09Tout de suite.
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