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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00On va regarder la situation politique aux Etats-Unis, puisque vous savez que le président Trump est à quelques semaines
00:05de ce que l'on appelle les élections de mi-mandat.
00:07Alors il veut sortir le chéquier pour faire voter les électeurs en sa faveur. Un dividende de 5 000 dollars.
00:14Écoutez Donald Trump.
00:17Voici ma promesse. Si les Républicains remportent la Chambre des représentants et le Sénat des Etats-Unis, les deux, grâce
00:24à notre réussite économique,
00:25notre formidable réussite économique, je verserai un dividende de 5 000 dollars à chaque citoyen adulte des Etats-Unis.
00:36On va aux Etats-Unis retrouver Antoine Lahr en direct pour BFM TV. Antoine, quand on entend ça, on se
00:42dit qu'on a vraiment un président Trump aux abois, inquiet en fait.
00:49Oui, c'est vrai que ça sent un petit peu le désespoir, cette promesse de Donald Trump.
00:54Il fait cette proposition à 7 semaines des élections de mi-mandat. Un scrutin qui s'annonce particulièrement compliqué pour
01:01son parti, le parti républicain.
01:03Les sondages ne sont pas très bons et quand on parle avec les Américains, on a vraiment le sentiment qu
01:07'ils sont excédés, déçus,
01:10parce que le président n'a pas tenu ses promesses sur le pouvoir d'achat, excédés parce qu'il a
01:15lancé cette guerre en Iran,
01:16qui n'a fait qu'aggraver leurs problèmes en faisant exploser les prix de l'essence à la pompe.
01:21Et donc aujourd'hui, pour essayer de reconquérir ses électeurs déçus, Donald Trump est prêt à sortir le chéquier avec,
01:28vous l'avez entendu,
01:29cette prime, ce chèque de 5 000 dollars en cas de victoire de son parti aux élections.
01:36Alors Donald Trump ne dit pas comment il compte financer cette mesure, qui pourrait d'ailleurs coûter extrêmement cher.
01:42On parle de 1 000 milliards de dollars, même plus de 1 000 milliards de dollars pour le budget américain.
01:49Il faut bien voir que ce n'est pas la première fois que Donald Trump fait le coup.
01:52L'année dernière déjà, il avait annoncé un chèque de 2 000 dollars par Américain.
01:58À l'époque, il avait expliqué que cet argent pourrait provenir des taxes douanières qu'il avait imposées au monde
02:03entier.
02:03Mais finalement, Donald Trump n'a pas donné suite à cette idée.
02:05Et pour le moment, les Américains n'ont jamais vu la couleur de ces 2 000 dollars.
02:10Merci Antoine Hollard à Dallas.
02:12C'est de Dallas que parlait le président Trump.
02:14Thierry Arnaud, en 2025, Donald Trump avait déjà promis d'envoyer un chèque de 2 000 dollars financé par les
02:21droits de douane.
02:21Une mesure qui n'a finalement jamais vu le jour.
02:23Alors ces 5 000 dollars, on y croit ?
02:25Alors il y a même une autre promesse de 5 000 dollars, si vous remontez un peu plus loin,
02:29c'est-à-dire au tout début de son second mandat, où il met en place, vous vous souvenez, le
02:33DOJ.
02:34Vous savez, ce ministère qu'il avait confié en partie à Elon Musk pour chasser les gaspillages dans les finances
02:40publiques.
02:40Et il avait déjà, à ce moment-là, promis 5 000 dollars.
02:43Alors vous avez vu que c'est assorti d'un certain nombre de conditions,
02:45puisqu'il faut que les Républicains emportent la Chambre des représentants et le Sénat.
02:50Le Sénat, ce n'est pas gagné.
02:52La Chambre des représentants, ça va être extrêmement difficile si on en croit les sondages.
02:55Ça n'est qu'à ces conditions qu'il a...
02:56Quand ont lieu les élections précisément ?
02:58Comment ?
02:58Quand ont lieu les élections précisément ?
02:59Le mardi 3 novembre.
03:00D'accord.
03:003 novembre.
03:01Alors des élections très importantes, c'est évidemment pour ça qu'il fait cette promesse.
03:04C'est aussi pour ça qu'il a fait à Dallas, puisqu'au Texas se jouent des élections,
03:08en particulier une élection pour le Sénat contestée et particulièrement importante.
03:13Il ne l'a pas dit comment cette promesse sera financée.
03:15On croit comprendre, si on écoute son entourage,
03:17et je crois qu'il y a eu une interview du vice-président Jelly Vance,
03:19qui dirait chercher l'argent dans la fortune, selon lui,
03:22qu'a rapporté l'augmentation des droits de douane.
03:26Mais effectivement, ça sent un peu, sinon la panique, au moins l'inquiétude.
03:31Et comme toujours chez Donald Trump, une espèce de franchise un peu désarmante.
03:35C'est-à-dire qu'il ne se cache pas derrière son petit doigt et dit « votez pour moi
03:38», c'est temps.
03:39C'est une façon de remobiliser son électorat.
03:41Nicolas Conquer, vous qui représentez Donald Trump ici en France,
03:44c'est un coût exorbitant, puisque cette mesure est estimée à plus de 1000 milliards de dollars.
03:49C'est le « quoi qu'il en coûte » pour sauver les élections.
03:51Oui, la comparaison est hasardeuse,
03:53parce que le « quoi qu'il en coûte » avait coûté de l'ordre de cet envol plat de
03:571300 milliards.
03:58La vérité, c'est qu'on est dans une phase d'accélération de cette campagne,
04:01depuis le Labour Day, donc depuis le début septembre jusqu'au 3 novembre,
04:04sur lequel il y a une mobilisation générale.
04:06Et là, on assiste à Donald Trump.
04:07On a besoin d'acheter l'électeur.
04:08Attention, on n'achète pas.
04:10Et vos synthés, vos rubans sont assez hasardeux,
04:13ou peut-être orientés.
04:14Parce que la vérité, c'est que c'est l'ensemble des Américains qui en bénéficierait.
04:17Ce n'est pas si vous votez républicain, si vous êtes un partisan magas,
04:20si vous avez la cassette.
04:20Pour cela, il faut que votre électorat se mobilise.
04:22D'ailleurs, je rappelle une chose.
04:24Aux États-Unis, l'exécutif, le président, n'a pas le pouvoir.
04:27Il faut une loi.
04:28C'est le pouvoir du porte-monnaie, c'est le Congrès.
04:31Donc il y a besoin d'une loi.
04:32Contrairement à lorsque Biden faisait des propositions.
04:34Donc ça, c'est une promesse en l'air ?
04:35Ce n'est pas une promesse en l'air.
04:37C'est derrière, il mobilisera les chambres et les majorités qu'il pourraient avoir.
04:40Moi-même, je considère que c'est une mauvaise chose,
04:42que ce sera inflationniste et qu'il ne faut pas juste distribuer les chèques en l'air.
04:46Ce n'est pas de la corruption.
04:46Non, attendez, la corruption, il y a un schéma organisé.
04:49Là, en l'occurrence, il y a une mobilisation, une promesse qui est faite dans le cas...
04:53Et c'est légal.
04:54Et effectivement, c'est légal.
04:55Derrière, il faut pouvoir obtenir le soutien des deux chambres.
04:58Est-ce qu'il n'y arrivera ?
04:58Je pense qu'il y a d'autres sujets sur lesquels ils feraient se mobiliser,
05:01notamment la garantie des scrutins,
05:02avec s'assurer qu'on puisse et on doit présenter une pièce d'identité
05:05pour pouvoir voter partout aux États-Unis.
05:07Ça peut marcher, Romuald ?
05:08Oui, bien sûr.
05:10Ça peut marcher.
05:11Rappelons-nous, effectivement, on n'a pas eu les derniers chèques,
05:13mais on a quand même tous reçu, je crois que Nicolas, vous êtes américain également,
05:16un chèque de 1000 dollars signé Donald Trump au moment du Covid.
05:20Donc les Américains se souviennent de cela.
05:22Dieu sait que je suis opposé à Donald Trump.
05:24Dieu sait que je trouve que cette promesse est un comportement mafieux
05:29auquel nous habituaient le président américain.
05:31On est en plein dedans.
05:32Corruption, je ne sais pas, c'est immoral,
05:34c'est une attaque contre la démocratie américaine.
05:36Je trouve, pardonnez-moi l'expression,
05:37mais que c'est vraiment à vomir.
05:39Néanmoins, néanmoins, quel coup de génie au niveau de la communication ?
05:42Et ça, Donald Trump nous a habitués à ce génie qui est le sien.
05:45Ce n'est pas panique à bord, c'est du génie, ça semble plutôt panique à bord.
05:48Expliquez-nous pourquoi c'est un génie.
05:50Effectivement, mais quand c'est panique à bord et qu'on a tout à perdre,
05:54autant faire un coup de génie comme celui-ci.
05:56Pourquoi ?
05:56Premièrement, parce que, effectivement, un,
05:58les Américains se rappellent qu'ils ont déjà touché un chèque de Donald Trump.
06:03Deuxièmement, parce que 5 000 dollars dans un pays où le coût de la vie est si, si excessif,
06:09où, je répète, je paye 2 000 dollars d'assurance santé par mois,
06:12on a le système d'éducation le plus inégalitaire des pays de l'OCDE, etc., etc.
06:165 000 dollars, c'est beaucoup.
06:17Par citoyen américain, c'est-à-dire le mari et la femme, 10 000 dollars.
06:20Si vous avez deux gamins de plus de 18 ans à charge à la maison,
06:23ça vous fait 20 000 dollars, c'est considérable.
06:26Donc, oui, ça peut mobiliser des personnes à aller voter, les indécis,
06:30voire même des démocrates qui se disent...
06:31Donc, ça peut fonctionner.
06:33Ça peut fonctionner.
06:34Troisièmement, ce n'est pas illégal, effectivement.
06:37Donald Trump, et comme Nicolas l'a rappelé, c'est le Congrès qui doit voter ça.
06:41Donc, c'est absolument pas illégal.
06:41Donald Trump n'a pas dit, si vous votez pour moi, je vous donne de l'argent.
06:45Non, non, non.
06:45Si le Congrès est républicain, nous ferons passer une loi comme quoi nous vous verserons des dividendes
06:51vu que notre économie, etc.
06:53C'est immoral.
06:54Mais pourquoi les démocrates ne proposent pas 7 000 dollars ?
06:57Mais alors, et où je parle de coup de génie, c'est que maintenant, les démocrates sont piégés.
07:01Quelle est la réponse des démocrates depuis ce matin ?
07:04Ils répètent ce que je viens de dire, c'est immoral, c'est ce que vous voulez.
07:06Ben non, nous, si on est élus, on ne fera pas ça.
07:09Vous n'aurez pas 5 000 dollars.
07:10Le piège se referme sur eux.
07:12Avec la particularité, toutefois, qu'ils ne doivent être réinvestis dans le pays, dans l'économie nationale.
07:16Donc, ce qui pourrait être justifié, mais en soi, c'est un inflationniste.
07:18C'est juste un afflux d'argent qui ne correspond pas à une production de richesse associée.
07:22Et de fait, on l'a vu, il y a déjà eu des précédents.
07:25Mais est-ce que l'électeur américain va dire, il ne va pas dire à Donald Trump que tu es
07:285 000 dollars, j'en veux pas.
07:29Je veux plutôt que tu me fasses baisser le prix de l'essence et le coût de la vie.
07:33En fait, s'il fait cette proposition, Alain, c'est bien une manière de reconnaître son échec en matière économique.
07:39C'est là-dessus qu'il a été élu.
07:40C'est sur le pouvoir d'achat.
07:42C'est sur redonner les moyens aux Américains.
07:44Enfin, moi, je me souviens, pour avoir couvert cette campagne de 2024 à de nombreuses reprises,
07:50le nombre de fois où j'ai entendu des gens m'expliquer qu'ils allaient voter pour Donald Trump,
07:54pas nécessairement parce qu'ils aimaient le bonhomme,
07:56mais parce qu'ils considéraient que leur fin de mois était meilleur lorsque Trump était président
08:00que lorsque c'était Joe Biden.
08:02Or, que constate-t-il depuis quelques mois maintenant ?
08:05Effectivement, que les prix s'envolent, qu'ils s'envolent à la pompe, qu'ils s'envolent au supermarché,
08:08que, contrairement à ce qu'il a promis dans la campagne,
08:11Donald Trump les entraîne dans une aventure au Moyen-Orient
08:14dont on ne voit pas très bien l'issue.
08:16Et pour tout ça, ils risquent effectivement de payer le prix.
08:18Et ils en tirent les conséquences en sortant de son chapeau,
08:21comme toujours chez Donald Trump.
08:22Cette mesure spectaculaire...
08:24Ça, il faut reconnaître que pour la com', il est champion.
08:26Mais c'est deux ans de mandat raté, là, pour Donald Trump ?
08:28Non, c'est-à-dire qu'il y a eu un agenda législatif qui est passé
08:31avec des coupes fiscales qui ont été maintenues
08:33et qui ont été approuvées, validées.
08:36Derrière, il y a eu des résultats immédiats
08:39sur la gestion de l'immigration illégale
08:41qui avait été catastrophique sous l'administration Biden.
08:43Il y a eu un revers sur tout ce qui était la bataille culturelle
08:47et l'endoctrinement, où désormais on a une nature...
08:49Donc si le bilan est bon, pas besoin de promettre de l'argent.
08:52Vous allez gagner.
08:53Mais de fait, les élections du mandat,
08:55elles sont systématiquement et très licenciement
08:56défavorables aux partis au pouvoir.
08:57Il y a une espèce de fatigue.
08:59Depuis les élections présidentielles, il y a deux ans,
09:01vous avez voté pour un candidat, l'enthésiasme est diminue.
09:03En général, le président place vers les élections.
09:04Donald Trump est parti avec un taux de popularité plus bas
09:06que ses prédécesseurs, notamment,
09:08et même des Nixon, lorsqu'ils arrivent dans les années 80
09:11à obtenir beaucoup de soutien,
09:12leur taux de popularité est beaucoup plus important.
09:14Aujourd'hui, il faut se remobiliser
09:16et donc c'est pour ça que vous assistez à ce qui est en train de se passer à Dallas.
09:19C'est une première historique d'une convention républicaine de mi-mandat
09:21sur laquelle Donald Trump se mobilise
09:23parce que, rappelons-le, Donald Trump ne figure pas sur le bulletin
09:25et en général, c'est une marque pour laquelle l'électeur indécis ou peut mobiliser
09:28ceux que Donald Trump a réussi à mobiliser en 2016 et en 2024.
09:30Il y a quand même autre chose derrière nous, si je peux me permettre.
09:33Il y a quand même autre chose.
09:35N'oublions pas que Donald Trump a commencé à contester les élections,
09:39le résultat des urnes.
09:41Ça a commencé le 3 juillet dernier devant le Mont-Rochemort.
09:43Avant même qu'elles aient lieu.
09:44Oui, le 3 juillet dernier au Mont-Rochemort,
09:46au moment du 250e anniversaire,
09:48il nous fait un discours en nous parlant du danger communiste
09:50qui menace de submerger de l'intérieur notre pays.
09:54Il parle quasiment d'état d'urgence.
09:56Quelques jours appels, après il fait un appel à la nation
09:59en nous parlant des méchants chinois qui truquent et volent nos élections,
10:02on sait très bien que tout cela a pour objectif de légitimer
10:05à une potentielle contestation.
10:07Et qu'on ne vienne pas me dire, Trump n'a jamais contesté.
10:09Il a contesté, il est la seule personne à avoir tenté un coup d'état sérieux
10:13dans l'histoire des États-Unis le 6 janvier 2021.
10:14Si ça n'a pas réussi, c'est parce qu'à l'époque,
10:16Mike Pence était vice-président.
10:18Donc bref, on sait très bien que Trump comme Pence
10:21vont contester si les résultats ne sont pas ce qu'il souhaiterait être.
10:25Et donc, cette promesse facile à faire,
10:28puisque normalement, il devrait perdre des élections des 5 000 dollars,
10:30lui permettra également de dire,
10:32regardez, avec moi, vous auriez eu ces 5 000 dollars.
10:35Donc tout ça fait partie un peu d'un package qui aura...
10:38Il est gagné à tous les coups ?
10:40Plus ou moins.
10:41En tout cas, il prépare sa défaite pour ne pas véritablement perdre...
10:44Mais la marque Trump, elle est rentable encore dans le camp républicain ?
10:48Enfin, quand je dis qu'elle est rentable,
10:49elle rapporte encore des voix ?
10:51Elle a une base solide encore ?
10:53Elle l'est de moins en moins, mais il y a une forme de paradoxe.
10:56C'est-à-dire qu'elle est très rentable auprès du parti lui-même
11:00et de ses supporters.
11:01Et ça s'est traduit dans le fait que, vous savez,
11:03avant les élections à mi-mandat,
11:05il y a, comme dans toutes les élections aux États-Unis, des primaires.
11:08Et Trump a fait couronner massivement les candidats qui le soutenaient,
11:13y compris au Texas, où il se trouve aujourd'hui,
11:15où le candidat qu'il a choisi de soutenir
11:17a fait tomber le sénateur sortant.
11:20Donc, dans son camp, oui, la marque Trump est encore très puissante
11:24et fait la pluie et le beau temps.
11:26Auprès des Américains, en revanche, dans leur ensemble,
11:29c'est beaucoup moins vrai et ça l'est de moins en moins.
11:31Et c'est face à cette contradiction qu'il se retrouve aujourd'hui.
11:35Il est omnipotent à l'intérieur du monde républicain et du monde maga,
11:39de plus en plus contesté par l'électeur américain dans son ensemble.
11:44Oui, Donald Trump reste faiseur de roi au sein de son parti.
11:47Il y a une notoriété qui s'effrite aussi,
11:49et d'ailleurs qui pose une question sur quel va être le lendemain du trumpisme.
11:53Est-ce que ça va être un successeur type naturel, sur sa ligne ?
11:55Est-ce que ça va être, on va revenir au parti républicain de l'establishment ?
11:59Le parti républicain, on est déjà en train de préparer la suite ?
12:02Manifestement, parce que Donald Trump ne va pas se représenter.
12:05C'est d'ailleurs particulier parce que c'est la dernière fois qu'il participe à une campagne.
12:08C'est l'exercice dans lequel il se mobilise le mieux et qu'il lui réussit le mieux.
12:11La scène, là il a galvanisé, c'était vraiment une grande ferveur lors de cette convention de mi-mandat.
12:17Je pense qu'effectivement, ça s'interroge.
12:19Non mais regardez, sérieusement, ça c'est forcément,
12:21les journalistes aiment bien montrer l'angle qui va bien,
12:23mais de fait c'est très énergisant, c'était bouillé.
12:25C'est bien de montrer tous les angles.
12:26C'est encore mieux de y aller et de juger depuis le terrain.
12:28Moi j'étais à Austin il y a trois semaines, il y avait beaucoup d'attentes.
12:31Il y a beaucoup de prénésie autour d'un accord.
12:32Oui, il y a la prénésie toujours.
12:33Il y a quand même, Nicolas a tout à fait raison, je le répète,
12:36j'habite dans le seul quartier Maga de New York,
12:37mais je peux vous dire que les posters ça y va.
12:38J'étais à Washington il y a quelques semaines.
12:41Hallucinant, vous avez, alors ça c'est pas le peuple, c'est Trump,
12:43mais vous avez des posters de 8-10 mètres de haut
12:45sur plusieurs buildings de la ville.
12:47C'est du jamais vu, on se croirait en Corée du Nord.
12:49Et les Américains ne protestent pas.
12:51Donc il y a encore un soutien important.
12:54Et je me permettrais juste d'ajouter,
12:56n'oublions pas que dans cette promesse des 5 000 dollars,
12:58l'objectif est aussi de dynamiser la base Maga.
13:00Cette base qui a eu tendance justement
13:02a s'éloigné d'un président qui avait promis
13:03de ne pas nous entraîner dans une guerre style Irak ou Afghanistan
13:05et qui s'était donc détourné du président.
13:08Même si ces 5 000 dollars
13:10peuvent révulser un grand nombre de personnes,
13:12dont des républicains modérés
13:14ou des personnes comme Nicolas
13:15qui trouvent que c'est une erreur politique,
13:17la base Maga, elle, évidemment,
13:19se sentira dynamisée par cette promesse financière.
13:22Question Thierry, on pourrait faire ça en France.
13:24Un candidat, puisqu'on est en période
13:26de campagne présidentielle,
13:28un candidat pourrait promettre
13:30de l'argent s'il gagne ?
13:33Alors, on peut faire ça,
13:35puisque ça consiste simplement à dire
13:36qu'on baisse les impôts,
13:38ou on reverse...
13:39Oui, mais en étant direct,
13:40c'est-à-dire que ça serait pour chaque Français
13:425 000 euros...
13:42Mais je pense que ça ne serait certainement pas présenté
13:44de la même manière, ça c'est sûr.
13:47Oui, mais c'est vraiment ce qui est amour.
13:48Actuellement, c'est une politique de l'offre,
13:51c'est à tout va des prestations...
13:53On achète notre paix sociale et de fait,
13:55l'endettement par rapport à le PIB est plus élevé.
13:58Justement, on va retourner à Dallas,
14:00retrouver Antoine Lard,
14:01parce qu'on a ces images,
14:02Antoine nous a raconté la proposition de Donald Trump,
14:05mais la question, Antoine,
14:06puisque vous avez été notre témoin à Dallas,
14:08c'est de savoir si la base Donald Trump,
14:11elle est toujours motivée,
14:13elle répond présent.
14:14Alors, c'est une convention,
14:16ou elle fatigue un peu ?
14:21Écoutez, la base de Donald Trump,
14:23elle est toujours présente,
14:24elle est toujours motivée.
14:25En fait, il faut bien voir qu'au start du Parti républicain,
14:28il y a à peu près 30% des électeurs
14:30qui constituent le noyau dur des trumpistes,
14:33et ce noyau dur-là, il ne bouge pas.
14:35Trump peut dire ce qu'il veut,
14:36faire ce qu'il veut,
14:38cette base sera toujours avec le président,
14:40toujours d'accord avec lui.
14:42Le problème pour Donald Trump,
14:43c'est d'élargir cette base électorale,
14:45parce que pour gagner une élection,
14:46c'est 30%, ça ne suffit pas.
14:48Il faut gagner les autres électeurs républicains,
14:51les républicains les plus modérés,
14:52il faut aller chercher aussi des voies au centre,
14:55sur ce qu'on appelle les électeurs indépendants,
14:57ces électeurs qui, un coup votent à gauche,
14:59un coup votent à droite.
15:00Et ça, pour Donald Trump,
15:01c'est beaucoup plus compliqué.
15:03D'ailleurs, on a vu pendant cette convention
15:05que Donald Trump, son élan est un peu en train de s'essouffler.
15:10Je vous explique,
15:10on est ici dans une immense salle,
15:12qui est une salle de basket au départ,
15:14il y a 21 000 places assises,
15:15elle a été transformée, cette salle,
15:17pour l'occasion,
15:17vous voyez la grande scène qui a été installée derrière moi.
15:20Et hier, quand Donald Trump a pris la parole à la tribune,
15:24les rangs étaient plutôt clairsemés,
15:26alors clairsemés en bas,
15:28et carrément vides sur les étages du haut,
15:30il y avait des sections entières de sièges
15:32qui étaient inoccupées,
15:34et ça, c'est quand même plutôt inhabituel pour Donald Trump,
15:37qui d'habitude est très suivi,
15:39et arrive à mobiliser pas mal de monde.
15:41Trump, d'ailleurs, a fait un message ce matin sur son réseau social
15:44pour expliquer que cette convention est un immense succès,
15:47que ça s'est joué à guichets fermés,
15:48qu'il y avait même des personnes qui étaient restées bloquées à l'extérieur,
15:51qui n'avaient pas pu rentrer pour assister à son discours,
15:53ce qui n'est pas vrai,
15:54puisque il y avait toutes ces sections qui étaient vides à l'étage.
15:57Moi, d'ailleurs, quand je suis monté pour aller filmer les sièges vides,
15:59je me suis fait prendre un parti par un participant,
16:03un spectateur,
16:04qui m'a dit que j'étais fake news,
16:06que je voulais faire un reportage biaisé pour montrer uniquement les sièges vides.
16:11Manifestement, cette réalité des sièges vides,
16:14c'est une réalité que les Trumpistes ne voulaient pas vraiment que l'on montre.
16:19Merci Antoine Allard, à Dallas, aux Etats-Unis.
16:21Merci messieurs.
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