- il y a 11 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir Marc et bonsoir à tous. A la une, cette question évidemment dans BFM Grand Soir.
00:05Comment la colère étudiante va-t-elle évoluer alors que c'est une certitude des casseurs ont pris part aux
00:10manifestations ?
00:11Les chiffres laissent entendre qu'aujourd'hui, moins d'établissements ont été bloqués, perturbés,
00:17mais on a assisté à des scènes d'une extrême violence, avec des agressions contre des professeurs,
00:22des agressions contre des policiers, des versions contradictoires aussi, on le verra dans un instant.
00:27Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a réagi ce soir et il a lui-même qualifié cette contestation, ce
00:34mouvement, de surprenant.
00:35Écoutez.
00:37Elle est surprenante parce qu'elle a une ampleur importante.
00:40Le nombre d'établissements concernés dépasse de très loin de précédents mouvements lycéens.
00:45Évidemment, il y a le rôle des réseaux sociaux, il y a le rôle évidemment d'une formation politique.
00:50La France insoumise ?
00:51Qui a incité les lycéens à bloquer les établissements, à manifester aux abords des établissements,
00:56qui mobilisent aussi ce que le Premier ministre, à juste titre, a appelé les proxys, c'est-à-dire toutes
01:00ces structures d'ultra-gauche.
01:01On va parler évidemment de ces mots du ministre dans un instant avec notre invité Sébastien Chenu.
01:07Bonsoir.
01:08Vice-président du Rassemblement national et député du Nord, bienvenue sur ce plateau.
01:12Mais d'abord Boris Karlamov.
01:14Il faut revenir aussi sur les chiffres qui ont été donnés par Laurent Nunez,
01:17sur les chiffres de la mobilisation, des lycées qui ont été bloqués.
01:20On en est où ce soir ?
01:22Alors vous le savez, il y a eu aujourd'hui 735 établissements qui ont été concernés par la mobilisation lycéenne,
01:28des violences urbaines qui ont été recensées sur 158 établissements du pays,
01:35des violences urbaines dont les forces de l'ordre sont intervenues de manière systématique.
01:39Voilà ce qu'a indiqué le ministre de l'Intérieur.
01:42Sur le nombre total d'interpellations, 1747 personnes interpellées.
01:46Aujourd'hui, 1954 pour les chiffres d'hier.
01:50Quoi qu'il en soit, depuis lundi, ce sont plus de 5000 personnes qui ont été interpellées.
01:55Pourquoi un chiffre en baisse aujourd'hui ?
01:56On peut aisément l'imaginer puisqu'il y avait des centaines de lycées qui avaient fermé leurs portes.
02:02Donc moins d'individus devant ces lycées.
02:04Une ampleur qui reste tout de même importante aux yeux du ministre de l'Intérieur concernant cette mobilisation.
02:09Sur le volume d'interpellations, donc sur les 5000 personnes, plus de 5000 qui ont été interpellées depuis lundi,
02:1685% sont des mineurs.
02:19Une grande partie sont des lycéens.
02:21Voilà ce qu'indique Laurent Nounier ce soir.
02:23Et puis, plusieurs faits d'une extrême violence ont marqué cette journée.
02:27Notamment l'agression d'un policier à Belfort.
02:30Et c'est important d'en parler parce qu'il y a eu des rebondissements ces dernières minutes.
02:33Il y a des versions contradictoires ce soir Boris.
02:36Oui, on va rappeler le factuel.
02:37Il y a le chef du service départemental du renseignement territorial de Belfort
02:42qui est en opération ce matin aux abords d'un lycée avec des policiers, des gendarmes.
02:46Et face à eux, ils retrouvent 200 individus qui sont plutôt véhéments à leur encontre.
02:52Il y a des tirs de projectiles contre ces forces de l'ordre.
02:56Ce policier, il était en civil.
02:58Il va procéder à l'interpellation d'un homme.
03:02Et ce soir, il y a une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.
03:06Une vidéo dans laquelle on voit ce même policier avec la personne interpellée.
03:12Tous les deux se retrouvent dans une rivière en contrebas d'un talus.
03:17Et selon les commentaires sur les réseaux sociaux,
03:20certains commentaires affirment que le policier en question est en train de plonger la tête de cette personne sous l
03:27'eau.
03:28C'est un élément que nous avons pu confronter ce soir auprès du procureur de la République
03:32qui m'indique qu'il n'y a aucun, que l'individu n'a pas été malmené par les policiers.
03:40Il a essayé de se soustraire à l'interpellation et a participé au lynchage du commandant de police.
03:44Cette scène, elle se déroule donc avant le passage à tabac du commandant de police.
03:50Ce qu'on nous explique ce soir, c'est qu'au moment où cet individu a été interpellé,
03:54il a fallu le mettre en sécurité à l'abri de toutes ces personnes qui étaient hostiles aux policiers.
03:58Donc le policier va l'amener en contrebas du talus, à proximité d'un russeau.
04:02L'individu va tenter de se soustraire à l'interpellation.
04:05Tous les deux vont se retrouver dans l'eau, tous les deux vont glisser dans l'eau.
04:08Et le policier va tenter malgré tout de l'interpeller, de lui passer les menottes.
04:12Il va réussir à lui passer les menottes à un seul poignet.
04:14Puis il va relever cet individu pour le ramener sur le talus.
04:18Et c'est à ce moment-là qu'il y a plusieurs dizaines de personnes qui vont participer au lynchage
04:21du policier.
04:22Mais le procureur de la République du Belfort est affirmatif ce soir.
04:26L'individu n'a pas été malmené par les policiers.
04:29Il a essayé de se soustraire à l'interpellation.
04:31Et il est ce soir activement recherché.
04:33Un détail important, cet individu porte ce soir toujours une menotte à son poignet.
04:37Si la menotte est retrouvée, ce sera bien évidemment un élément à charge, me dit le procureur de la République.
04:41Sébastien Chenieux, je ne vais pas vous demander de commenter une enquête qui ne fait que débuter,
04:46en l'occurrence, mais plus globalement, quel regard vous portez sur la situation ?
04:51Est-ce que vous diriez que la situation devient, après cette journée, hors de contrôle ?
04:55Ou que le ministre de l'Intérieur a bien fait, fait bien son travail jusqu'à présent ?
05:00Déjà, ce qu'on peut dire, c'est qu'une semaine après la venue du Pape, changement d'ambiance.
05:05Il y a une semaine, on avait une France unie, bienveillante.
05:10Vous êtes nostalgique.
05:11À Paris ou à Lourdes, on a vu des images de Français qui prenaient soin les uns des autres.
05:16Il n'y a pas eu un incendie, un incident ou une interpellation la semaine dernière,
05:21alors qu'il y a eu des centaines de milliers de Français qui se sont massés, déplacés pour voir le
05:26Pape.
05:26Aujourd'hui, une semaine après, nous avons une France qui, possiblement, bascule dans des choses difficilement maîtrisables.
05:34Ce que je veux dire, c'est qu'on ne découvre pas tout ça, ce qui se passe dans l
05:39'éducation nationale.
05:40Mais comme ce qui se passait lorsqu'il y a eu une canicule, on a découvert que notre pays n
05:46'était pas climatisé.
05:47Quand il y a eu des incendies, on s'est aperçu qu'on n'avait pas de canadaire.
05:50Lorsqu'une jeune fille a été assassinée, violée et assassinée,
05:53on s'est aperçu qu'il y avait des dizaines de dossiers qui étaient en instance dans les greffes des
05:57tribunaux.
05:58Eh bien là, on s'aperçoit qu'il y a un malaise dans l'éducation nationale.
06:00Ça, c'est sur le fond.
06:02Sur les violences et les débordements, est-ce que le ministre de l'Intérieur a raison de pointer encore ce
06:07soir la responsabilité en partie de la France insoumise ?
06:10Est-ce que ce n'est pas un peu court ?
06:11Il y a plusieurs choses.
06:13D'abord, moi j'ai une pensée pour ce soir, le policier dont vous avez parlé, mais les forces de
06:18l'ordre et les professeurs.
06:19Moi qui suis élu du Nord, il y a des professeurs, des proviseurs qui ont été aussi agressés dans le
06:24Nord.
06:24C'est important pour tous ces professionnels qui enseignent ou protègent les Français et qui aujourd'hui sont chez eux
06:30ou à l'hôpital en ayant été abîmés.
06:33C'est à eux que je pense d'abord ce soir.
06:35Pourquoi ils sont visés selon vous, ces professeurs ?
06:37Parce qu'ils représentent l'autorité ou ce qu'il reste d'autorité dans notre pays, la dernière réminiscence de
06:44l'autorité dans notre pays.
06:46Évidemment, vous avez de l'autre côté des gens totalement irresponsables, des responsables politiques.
06:52On les a vus tous ces députés insoumis aller essayer de se mêler, exciter les lycéens, faire de la récupération
07:00sordide, etc.
07:02Et finalement, mettre de l'huile sur le feu. On les a tous vus.
07:06Tous les Français sont capables de voir que les députés insoumis étaient évidemment au cœur des manifs, pas pour apaiser
07:10les choses, pour exciter des lycéens.
07:13Donc ces images, ce sont exclusivement leur faute ? C'est la faute de la France insoumise ?
07:17Non, mais ils ont ajouté, dans un contexte extrêmement sensible, ils ont ajouté évidemment quelques gouttes d'essence, c'est
07:27bien d'actualité, dans un contexte qui est largement inflammable.
07:31Moi, ce que je crois, si vous voulez, c'est que, un, tout ça n'est évidemment jamais anticipé.
07:36Ça fait dix ans que ces gouvernements se succèdent avec des ministres de l'Éducation nationale qui ont eu d
07:39'ailleurs tous les discours possibles, y compris des discours totalement contradictoires.
07:43M. Blanquer disait le contraire d'Odame Belloubet, qui elle-même disait le contraire d'un certain nombre de ministres
07:48de l'Éducation nationale.
07:49Donc depuis dix ans, on sait qu'il y a un problème de salaire, on sait qu'il y a
07:51un problème de sanctuarisation des établissements scolaires, on sait qu'il y a un problème de classe surchargée,
07:57on sait qu'il y a un problème d'absence de profs et de crise des vocations.
08:00Non, on sait tout ça, on ne le découvre pas aujourd'hui. Bon, ça fait dix ans.
08:03Ça, ce sont pour les revendications de fonds, et on va en parler.
08:06Mais encore une fois, j'insiste sur la violence, parce que c'est important de comprendre ce qui a provoqué
08:11ces images aujourd'hui.
08:12Et on voit bien que c'est difficile de faire la part des choses entre ceux qui manifestent, ceux qui
08:17crient, ceux qui agressent, ceux qui cassent.
08:20Pour vous, elle est où, la responsabilité ?
08:22Évidemment, chez ceux qui se transforment en émeutiers.
08:25Vous savez, Victor Hugo avait dit, ouvrir une école, c'est fermer une prison.
08:29Là, on aurait envie de dire que brûler une école, c'est la nécessité d'ouvrir une prison.
08:34C'est-à-dire qu'en fait, ces gens qui deviennent des émeutiers ne risquent rien.
08:37Qui va dormir en prison ce soir ?
08:39Quel est le nombre d'émeutiers interpellés qui vont passer la nuit en prison ?
08:44Je peux vous dire qu'à mon avis, si on les compte sur les doigts d'une de nos mains,
08:47on sera bien satisfaits.
08:49En l'automne, il y a eu quand même plusieurs gardes à vue, Boris Karlamov.
08:53Ça ne veut pas dire d'en venir en prison ?
08:54Il y a eu plusieurs gardes à vue.
08:55Et je vais prendre l'exemple du parquet de Marseille, puisque c'est le parquet qui a communiqué les derniers
08:58chiffres.
08:59À Marseille, depuis le début, nous avons eu 80 gardes à vue.
09:03Il y a eu 23 personnes qui ont été déférées ce vendredi.
09:07Et le parquet de Marseille s'est organisé ce week-end, puisqu'il va y avoir des déferments tout au
09:11long de ce week-end.
09:12L'indice intéressant ce soir, c'est que sur ces 80 personnes placées en garde à vue sous la juridiction
09:17du parquet de Marseille,
09:18c'est quasi exclusivement des mineurs qui ont été interpellés, avec des déferments qui se poursuivent jusqu'à lundi.
09:25Et c'est la même chose pour le parquet de Paris, en attendant les chiffres.
09:28Des mineurs parfois qui ne sont pas connus des services de police.
09:31Des mineurs qui sont parfois des lycéens qui ne sont pas du lycée, qui a été perturbé.
09:36Ce que je veux dire, c'est qu'on sent qu'il y a quand même une diversité des profils.
09:40Ce qui rend encore plus difficile d'identifier...
09:43Il n'y a pas eu une diversité des profils. Ce sont des jeunes, dont beaucoup de mineurs.
09:46Ça fait très longtemps que nous nous expliquons, pas parce que nous sommes plus intelligents que la moyenne,
09:51parce que nous regardons tout simplement les statistiques,
09:53qu'il y a une surreprésentation de la jeunesse et des mineurs dans la délinquance dans notre pays.
09:58Donc là, évidemment, dans une crise lycée, il y a une surreprésentation des mineurs,
10:01puisque je vous rappelle que lorsqu'on est au lycée, dans la majorité des cas, on est mineur.
10:05Donc, tant qu'on ne s'attaque pas, si vous voulez, à la justice des mineurs,
10:08notamment à revoir l'automaticité de l'excuse de minorité.
10:11Moi, j'avais déposé une proposition de loi à ce sujet, mais jamais aucun...
10:14Je suis député depuis 2017.
10:16Jamais aucun Premier ministre d'Edouard Philippe, au Premier ministre actuel, à M. Lecornu,
10:22n'a jugé bon d'examiner ce type de proposition de loi et de les mettre à l'ordre du
10:26jour.
10:26Donc, fin de l'excuse de minorité, vous le redites ce soir.
10:29Mais on parlait aujourd'hui... Enfin, tout à l'heure, monsieur, vous parliez de policiers
10:33qui sont amenés à devoir, effectivement, rétablir l'ordre.
10:36Nous, on avait aussi déposé des propositions de loi pour la présomption de légitime défense
10:40sur que des policiers se font taper dessus, agresser, etc.
10:43Jamais tout ça n'a été déposé.
10:44On a demandé qu'on ouvre des centres éducatifs fermés.
10:47Vous savez combien il y a eu de centres éducatifs fermés,
10:49ouverts, depuis que M. Macron est président de la République ?
10:52En 10 ans, 7.
10:53Alors, si vous voulez, je veux bien qu'à un moment, on s'étonne,
10:56on pleure sur le lait renversé.
10:58Mais il y a des gens qui sont responsables, et ce sont les émeutiers.
11:01Il y a des familles qui sont responsabilisées.
11:02Mais j'insiste, M.Bestin Chenu, et le ministre de l'Intérieur l'a rappelé encore ce soir,
11:05oui, des mineurs, mais souvent, ils n'étaient pas connus des services de police.
11:10Donc, ça veut dire que ce ne sont pas forcément des récidivistes.
11:12Donc, est-ce qu'il n'est pas en train de se passer quelque chose ?
11:15Mais madame, il faut qu'il y ait des peines automatiques dès le premier délit.
11:18Enfin, c'est bien le problème, d'ailleurs, de notre justice.
11:21C'est que les peines ne sont souvent pas assez lourdes,
11:24mais surtout ne tombent pas assez vite.
11:25D'ailleurs, dans la justice des mineurs, on sait qu'il y a deux types d'audience.
11:28Vous avez l'audience de culpabilité, puis l'audience de peine qui a lieu des mois après.
11:32Ça aussi, nous avons proposé que ces audiences soient fusionnées ou au moins rapprochées.
11:36Rien !
11:37Donc, si vous voulez, on est en train de pleurer sur le lait renversé,
11:40comme si on découvrait que dans des heures avec des lycéens, il y ait des mineurs.
11:45Et puis, il y a aussi le levier de la responsabilisation des familles.
11:48Alors, on va parler des parents et notamment de la facture,
11:50parce qu'il y a cette petite musique qui monte de plus en plus de la part des responsables et
11:54politiques
11:54sur la volonté de faire payer.
11:56Mais vous diriez que ce mouvement, ce soir, a clairement été confisqué.
12:01Cette contestation des étudiants n'est plus ce qu'elle était au tout début.
12:05Elle a été confisquée par ces casseurs, ou elle existe encore ?
12:09Elle est d'abord récupérée politiquement par la France insoumise et l'extrême-gauche.
12:13Et à chaque fois, ils font le même coup.
12:15Les mouvements sociaux sur les retraites, les mouvements sociaux divers et variés, etc.
12:19Les mouvements de jeunes, l'extrême-gauche les récupère, les instrumentalise.
12:23Et puis à la fin, ça devient un truc dans lequel arrive la violence la plus infinie.
12:27En fait, quand c'est pourri, c'est LFI.
12:28Là-dessus, vous pourrez toujours être sûr que lorsqu'il y a un mouvement
12:31et que l'extrême-gauche rentre dedans, à la fin, c'est un carnage.
12:33– Vous êtes d'accord avec Bruno Retailleau qui dit qu'il faut réfléchir à supprimer la France insoumise ?
12:38– D'abord, M. Retailleau était ministre de l'Intérieur.
12:41Je ne sais pas ce qu'il nous raconte aujourd'hui,
12:42mais ses résultats n'ont pas été très propants lorsqu'il était ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron.
12:46Mais moi, je combat la France insoumise dans les urnes, dans les idées.
12:50Je considère que les adversaires politiques, dans une démocratie, ça ne s'interdit pas,
12:53ça se combat à la loyale.
12:55Donc je ne sais pas ce que nous raconte M. Retailleau.
12:57J'aurais préféré qu'il nous montre ses muscles lorsqu'il était ministre de l'Intérieur,
13:00qu'il avance sur les sujets que nous avons évoqués.
13:03– Donc il raconte n'importe quoi ?
13:04– Oui, mais vous savez, quand on veut exister comme M. Retailleau,
13:08eh bien parfois, effectivement, ça donne des excès de langage.
13:10– Sur la volonté de faire payer les parents Thierry Arnault,
13:13il y a eu plusieurs déclarations aujourd'hui, notamment celle du garde des Sceaux,
13:17qui dit qu'il veut une responsabilité civile des parents,
13:21dont les enfants mineurs ont été impliqués dans ces manifestations.
13:26Mais Gabriel Attal dit « pardon, mais ça existe déjà en fait ».
13:29– Oui, ça existe déjà dans certaines mesures.
13:31Alors je vais juste revenir d'un mot, si vous le permettez,
13:33sur l'excuse de minorité, parce que sauf erreur de ma part,
13:35Gabriel Attal, justement Premier ministre,
13:37avait fait une proposition en ce sens.
13:39Il avait même fait voter une loi, me semble-t-il,
13:43pour effectivement que l'excuse de minorité soit levée,
13:46s'agissant de mineurs de plus de 16 ans récidivistes.
13:51Cette loi avait été, je crois, retoquée par le Conseil constitutionnel.
13:54Donc il y a quand même un sujet de constitutionnalité, je pense,
13:57qui se poserait dans l'hypothèse d'une réforme comme celle-là.
14:00– Là-dessus, peut-être ?
14:01– Elle avait été très mal rédigée,
14:03elle avait vite, parce que souvent c'est sous le coup de l'émotion,
14:06effectivement elle avait été rejetée,
14:08alors qu'il avait la possibilité de faire passer en faisant…
14:10Peut-être qu'il ne faut pas faire ça sous le coup.
14:12– Mais c'est un peu normal qu'on juge différemment les mineurs et les majeurs,
14:15c'est un principe qui existe depuis 1945,
14:17et qu'aucun gouvernement n'a remis en cause.
14:21Vous ne proposez que des mesures de fermeté, de récompensation.
14:26– Oui, c'est vrai qu'on propose beaucoup la fermeté,
14:28parce qu'on manque tellement dans notre société.
14:31– Alors qu'il y a des causes à toutes ces affaires.
14:34– Bien sûr.
14:34– Évidemment qu'il faut sévèrement réprimer les auteurs des exactions
14:39contre les policiers et contre les proviseurs
14:42et contre les enseignants et contre les écoles.
14:44Ça c'est scandaleux, imbécile,
14:47et il faut qu'ils soient très sévèrement punis.
14:49Et les responsables syndicaux, lycéens et étudiants
14:52sont totalement irresponsables de ne pas être beaucoup plus clairs là-dessus.
14:55Le fait de faire brûler une école, il faut être idiot,
14:58parce qu'on se plaint de la vétusté des bâtiments
15:03et on va faire brûler ceux qui sont neufs, c'est une folie.
15:05– Alors les syndicats d'étudiants reçus aujourd'hui
15:08par le ministre de l'Éducation nationale
15:09ont clairement affiché pour le coup leur distance
15:12avec ce qu'ils appellent des violences urbaines.
15:14– Il était temps, franchement.
15:17Mais deuxièmement, d'abord, je ne suis pas sûr
15:19que LFI soit à l'origine du mouvement.
15:21C'était à Créteil, je ne crois pas que ce soit les militants d'LFI.
15:22C'était à propos d'un vrai problème de remplacement
15:24et les problèmes posés par le mouvement lycéen sont réels.
15:28– Bien sûr.
15:29– Si on veut agir sur les causes de tout ça,
15:31il faut aussi agir là-dessus, autrement on ne fait rien.
15:34– Sur la volonté.
15:34– On va supprimer l'excuse de minorité, on va tous les mettre en taux.
15:36– Vous vous dites la répression uniquement, ça ne marche pas.
15:38– Je vous interrogerai sur les réponses du Rassemblement national à ce malaise,
15:42mais juste sur aussi la volonté de faire payer les parents.
15:45Je pense que ça c'est important parce que ça revient clairement dans le débat.
15:48Et c'est une de vos propositions d'ailleurs.
15:49– Ça revient clairement dans le débat,
15:50ça n'est plus maintenant qu'une proposition du Rassemblement national.
15:54On voit qu'elle est en train de s'étendre effectivement sur le spectre politique.
15:58C'est l'application du principe « tu casses, tu paies ».
16:01Quand on est lycéen, on n'a pas forcément les moyens de payer,
16:04donc on se tourne vers les parents.
16:06Et c'est effectivement une idée dont on voit bien qu'elle gagne en popularité depuis quelques jours.
16:10– Justement, Sébastien Chenu, faire payer une mère seule
16:13et dans une situation précaire pour un incendie dans le lycée,
16:16est-ce que ça va vraiment changer la donne ?
16:18Est-ce que ça fera en sorte que ça n'arrivera pas ?
16:21– Cet exemple, il est souvent cité un peu comme vous savez,
16:24celui des gens qui ont une grosse voiture
16:25et qui bénéficieraient de la baisse de la TVA sur les carburants.
16:28Moi j'ai vu d'ailleurs la mère de Naël dans les émeutes
16:30qui a été interpellée dans les émeutes dans les Hauts-de-Seine,
16:32la maman de Naël.
16:34Visiblement, je ne sais pas trop ce qu'elle fabriquait là-dedans
16:36dans des mouvements de lycéens.
16:37– Vous voulez dire là ces derniers jours ?
16:38– Oui, oui, vous avez vu, j'ai découvert ça sur les réseaux sociaux.
16:41Simplement, je vais répondre et je rebondis sur ce que disait M. Geoffrin.
16:45La violence de notre société n'est pas la même les années passant.
16:48Nous sommes dans des sociétés qui sont beaucoup plus violentes aujourd'hui
16:51qu'il y a quelques années.
16:53La maturité ou la capacité d'ailleurs à communiquer des adolescents
16:57n'est pas la même non plus.
16:58Les adolescents que nous avons aujourd'hui ne sont pas les mêmes
17:00que ceux des années 80 ou ceux des années 60,
17:03je ne sais pas en quelle année vous êtes nés,
17:04mais ne nous ressemblent pas probablement.
17:07Et donc par conséquent, la société doit aussi s'adapter.
17:12Et puis, je regardais, le gouvernement dit,
17:14écoutez, on va les faire participer à travers une plateforme,
17:17on va les prendre en responsabilité.
17:20Vous savez, c'est un mot qu'aime bien la Macronie.
17:21Eh bien, on va les rendre responsables.
17:23Ils vont élaborer des solutions pour sortir de la crise et des propositions.
17:27Mais si on pense que les jeunes sont donc responsables
17:29pour élaborer une politique éducative,
17:31pour moi, c'est le rôle du ministre de l'Éducation nationale en premier lieu.
17:34– Ça peut se faire en concertation.
17:35– Oui, oui, mais enfin, on n'est pas dans l'autogestion, si vous voulez.
17:38Pour qu'une société se tienne, il faut qu'il y ait un cadre.
17:40Donc, normalement, c'est le rôle du ministre de l'Éducation nationale
17:43avec les enseignants, les familles.
17:44– Mais on a le droit de réprimer les mineurs aujourd'hui.
17:46On les réprime moins que les majeurs.
17:48Mais on a le droit de les réprimer.
17:49– Mais monsieur, je vous dis que l'automaticité…
17:50– Ce n'est pas la punité générale.
17:52– Vous êtes caricatuel, parce que vous dites,
17:53vous allez tous les mettre en taux.
17:54Je vous dis que l'automaticité de l'excuse de minorité,
17:58c'est ça sur quoi il faut revenir.
18:00Car aujourd'hui, l'excuse de minorité, elle est donc automatique.
18:03C'est la première circonstance.
18:04– Ça atténue les peines, mais ça ne les annule pas.
18:06– Ça veut dire que vous ne voulez pas y revenir de manière intégrale,
18:10mais pour certains cas…
18:11– Mais il faut des peines adaptées.
18:12Je vous parlais tout à l'heure de centres éducatifs fermés.
18:14Je pourrais aussi vous parler de places de prison.
18:16Depuis qu'Emmanuel Macron, d'ailleurs, est président de la République,
18:18vous savez combien il y a eu de places nettes de prison créées ?
18:205500.
18:21Alors évidemment, c'est sûr qu'à partir du moment
18:23où il y a très peu de places de prison libre,
18:25on ne va pas envoyer tout le monde en prison.
18:26Mais la justice doit être adaptée au profil et à l'acte de délapance.
18:31– Vous voulez faire sauter l'excuse de minorité pour certains cas,
18:34mais pas pour tous, pour les faits les plus graves.
18:36– Qu'elle ne soit plus automatique.
18:37– Mais où est-ce qu'on place le curseur ?
18:38– Eh bien ça, c'est au magistrat de le décider,
18:40mais qu'elle ne soit plus automatique.
18:41En revanche, en parallèle, il faut ouvrir effectivement
18:43des centres éducatifs fermés.
18:45Je vous ai dit qu'il y en avait eu 7 ouverts en 10 ans.
18:47C'est pathétique, ouvrir des places de prison
18:49parce qu'il y a des gens qui sont des délinquants
18:51et qu'il faut les sanctionner par un séjour en prison
18:54qui doit être immédiat, qui doit être d'une durée adaptée,
18:56qui doit tomber avec rapidité.
18:59Il y a eu 5500 places en 10 ans créées.
19:01Donc si vous voulez, encore une fois, je veux bien que les…
19:05C'est un peu comme sur le budget, on entend maintenant
19:07Madame de Montchalin nous faire la leçon sur le budget
19:09ou M. Le Maire nous raconter que tout va mal budgétairement.
19:13Ce sont eux les artisans.
19:14On entend M. Darmanin avoir des idées de génie
19:16ou M. Le Cornu avoir des idées de génie.
19:18Ils sont, Darmanin et Le Cornu d'ailleurs,
19:20depuis 10 ans dans tous les gouvernements.
19:22– En tout cas, vous êtes beaucoup d'accord sur la volonté
19:24de faire payer les parents.
19:25– Donc la responsabilité de ces saccages, la facture,
19:28qui doit payer là-dessus ?
19:30– Bien sûr, je pense que les familles doivent être responsables.
19:32Quand vous avez un gamin mineur qui met le feu à un lycée,
19:37ben oui, vous êtes son responsable,
19:39puisque les mineurs, c'est vous le responsable.
19:41C'est ça dans la vie, être responsable.
19:42On n'est pas responsable uniquement pour toucher des allocs
19:44ou uniquement quand tout va bien.
19:46– Et s'ils n'ont pas les moyens de payer ?
19:47– Eh bien, il faudra trouver d'autres solutions.
19:49Il y a des gens qui occupent des logements sociaux,
19:50il y a des gens qui sont aidés par la solidarité nationale.
19:53Eh bien, cette solidarité, elle devrait être abrogée.
19:56Quand on est responsable d'un enfant,
19:58ce n'est pas uniquement pour lui faire des risettes.
20:00– Vous, au gouvernement, vous faites quoi
20:02pour répondre à ces revendications profondes,
20:05quand même, de ces étudiants, parce qu'elles existent ?
20:07Vous faites quoi ?
20:08Qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui ?
20:10Qu'est-ce que vous débloquez ?
20:12Qu'est-ce que vous mettez en place pour mettre fin à cette colère ?
20:14– Vous avez vu que dans les revendications,
20:15il y a un peu de tout, apprendre et à laisser.
20:18Il y a des choses qui me semblent très importantes.
20:20– Alors, qu'est-ce qu'il y a à apprendre et qu'est-ce qu'il y a à
20:21laisser ?
20:21– Oui, j'y viens. Il y a des choses qui me semblent très importantes.
20:23Par exemple, chez les professeurs, le statut du professeur,
20:27sa rémunération, sa protection, me semble être un travail,
20:31un chantier à ouvrir. Il n'a pas été ouvert.
20:33Nous, on propose depuis 2022, depuis 2022,
20:35donc ce n'est pas depuis hier, dans notre programme,
20:37une revalorisation. Et il n'y a pas qu'un aspect financier.
20:39Une revalorisation du salaire du professeur de 3% par an,
20:44c'est-à-dire, ça fait 15% sur 5 ans.
20:46Donc ça, c'est la première des choses.
20:47Après, les classes, on nous dit qu'effectivement,
20:49il y a des classes surchargées. Moi, je veux bien l'entendre.
20:51Nous, nous considérons qu'effectivement,
20:53le plafond devrait être de 30 élèves.
20:55Avec la baisse de la démographie, d'ailleurs,
20:56on devrait statistiquement arriver à ces classes
20:59qui auront 30 élèves maximum.
21:01Sur les locaux, moi, je me suis enseigné…
21:03– Dégradation des bâtiments, ça revient beaucoup aussi.
21:05– Oui, voyez-vous, je me suis entretenu avec le président
21:07de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.
21:09On n'est pas du même bord politique.
21:10On s'est quand même entretenu ensemble hier
21:12parce qu'on est inquiet de la situation.
21:14600 000 euros de dégâts, ça, c'était hier.
21:16Ça a dû, évidemment, s'aggraver aujourd'hui dans notre région.
21:20Eh bien, évidemment, je lui ai dit,
21:22est-ce que la région, je souhaite que la région
21:24se porte partie civile.
21:25Évidemment que la région va se porter partie civile.
21:27et que ce sont les familles qui devront pallier,
21:31évidemment, au manquement éventuellement
21:33que les sociétés d'assurance ne prendraient pas en charge.
21:35Sur les lycées des Hauts-de-France, je ne sais pas ailleurs,
21:38mais l'immense majorité des lycées des Hauts-de-France
21:41sont des lycées qui tiennent bien,
21:43sont des lycées qui ont été rénovés,
21:44qui ont été financés par le contribuable
21:47et qui sont de formidables lycées.
21:48On parlait d'avant, je ne sais pas si vous et moi,
21:50on a travaillé dans des lycées d'aussi belles qualités.
21:53Moi, j'adorais mon lycée Jeannachette à Beauvais.
21:57Je ne dis pas des caprices, je ne dis pas ça,
21:59mais tout de même, quand vous avez vu des lycées
22:01qui ont été mis en flamme,
22:02qui ont coûté 77 millions d'euros,
22:04je crois que c'est à Nantes,
22:05vous vous dites qu'effectivement,
22:07il y a vraiment là-dedans une instrumentalisation.
22:10On fait dire parfois,
22:11LFI fait dire parfois à des lycéens.
22:12Les cas qui sont cités par les manifestants
22:14et par les radicalistes lycéens,
22:16ce sont des vrais cas.
22:17On peut discuter de l'ampleur.
22:19Dans les Hauts-de-France, j'en ai dit.
22:23Et effectivement, quand on regarde bien
22:25la dotation moyenne dans certains départements
22:27plus populaires est inférieure
22:29à ce qu'elle est en centre-ville.
22:30Est-ce que c'est pour ça qu'il faut brûler ?
22:32C'est certainement pas.
22:33J'ai dit le contraire.
22:34Donc, quand il y a des problèmes,
22:36traitons-les.
22:36Ça fait longtemps qu'on entend parler
22:38des problèmes de l'éducation nationale.
22:39Mais donc c'est important,
22:39vous avez ces syndicats en face de vous aujourd'hui,
22:41vous leur dites,
22:42OK pour une revalorisation des professeurs,
22:44OK pour avoir plus de professeurs.
22:46En revanche, sur la vétusté...
22:48Non, je vous ai parlé des classes.
22:49Les classes, on fait un effort.
22:50Je vous ai parlé de l'encadrement.
22:52Sur la vétusté, il faut regarder au cas par cas.
22:54Je ne suis pas président d'une région
22:55et nous n'avons pas de président de région
22:57qui soit Rassemblement national.
22:58Il faut regarder au cas par cas.
22:59Mais je crois que nous, en tous les cas,
23:00dans les cas qui nous étaient remontés
23:02ces dernières heures,
23:03comme étant des revendications,
23:04la porte des toilettes ne ferme pas,
23:06ici il n'y a pas de chauffage, etc.
23:09Neuf fois sur dix,
23:10c'était pas vérifié.
23:12Et ça n'était pas conforme à la réalité.
23:13Mais ça, ça ne vaut pas le coup
23:15de mettre à feu et à sang
23:17tous les établissements scolaires de France.
23:19Enfin, écoutez, au bout d'un moment...
23:20Vous supprimez Parcoursup,
23:21ça fait aussi partie des revendications.
23:22Oui, oui, oui, ça fait partie des revendications.
23:24Mais il y aura...
23:25Vous supprimez Parcoursup ?
23:25Oui, nous supprimons Parcoursup.
23:27Mais il y aura, vous le verrez,
23:28dans les semaines qui viennent,
23:30un certain nombre de propositions,
23:31comme probablement d'autres candidats en front,
23:33pour l'éducation nationale
23:34qui seront faites par Marine Le Pen et ses équipes.
23:36Il y a eu le contre-budget
23:38du Rassemblement national.
23:39On ne l'a pas encore présente.
23:40Non, d'ailleurs, on l'attend.
23:41Parce que c'est vrai qu'on se demande aussi
23:42comment vous financez tout ça.
23:43Voyez-vous...
23:44Vous savez que...
23:45Vous savez un peu lié finalement.
23:45Non, mais vous savez bien
23:46ce que disait Françoise Giroux.
23:49La politique, c'est choisie
23:50entre différents inconvénients.
23:51C'est-à-dire qu'en fait, c'est des choix.
23:52Les choix que vous faites
23:53quand vous faites de la politique,
23:54c'est d'orienter la dépense publique
23:56d'une certaine façon.
23:56C'est aussi de faire baisser la dépense publique,
23:59la faire baisser
24:00et l'orienter vers d'autres priorités.
24:02C'est exactement ce qu'on souhaite faire.
24:03Faire baisser un certain nombre
24:04de dépenses publiques
24:05qu'on juge comme toxiques,
24:07qui alourdissent le budget.
24:08Et c'est pour ça que ce gouvernement
24:09demande des efforts aux Français
24:11parce qu'il ne veut pas baisser
24:12la dépense publique
24:12dans un certain nombre de domaines.
24:14Les agences, la contribution
24:15à l'Union européenne, l'immigration,
24:16vous connaissez les sujets.
24:18Mais de l'autre côté,
24:19nous avons besoin effectivement
24:20de ces dépenses publiques
24:21pour qu'elles soient orientées autrement.
24:24On a besoin d'argent
24:25pour relancer la démographie,
24:26pour aider les familles,
24:27pour la sécurité,
24:28pour l'hôpital public.
24:29On a besoin de réorienter
24:31la dépense publique.
24:32Vous disiez à l'instant,
24:33oui, les revendications,
24:34elles sont légitimes
24:35et pas besoin de brûler
24:36des lycées pour ça.
24:38Le mouvement va continuer.
24:39Les syndicats étudiants l'ont dit
24:40à la sortie de la rencontre
24:42avec le ministre
24:42de l'Éducation nationale.
24:43Ils saluent une reprise de dialogue
24:45mais ils disent
24:45on va continuer le blocage
24:47avec potentiellement
24:48donc à la clé
24:49de nouveaux débordements.
24:51Comment vous imaginez-vous
24:52la suite du mouvement ?
24:54Est-ce qu'on peut redouter,
24:55imaginer une convergence des luttes ?
24:58Je ne l'espère pas
24:59parce que je pense
24:59que notre pays
25:00n'a pas besoin de ça.
25:01Les difficultés auxquelles
25:02nous devons faire face
25:03ne méritent pas
25:04qu'en plus
25:05on ajoute une difficulté,
25:06des difficultés
25:07d'ordre social et sécuritaire
25:09avec un pays
25:11qui basculerait
25:12en plus d'être
25:13considérablement endetté.
25:14En revanche,
25:14je pense qu'il n'est pas possible
25:15d'ouvrir,
25:16non pas des négociations
25:17mais en tous les cas
25:18des dialogues
25:19tant que les lycées
25:20sont bloqués.
25:22On ne peut pas,
25:22enfin je veux dire,
25:23la force doit rester à la loi.
25:24Oui, mais les lycées,
25:25les étudiants,
25:26ils disent
25:26nous on bloque
25:27tant qu'on n'a pas eu
25:28de revendications concrètes.
25:29Vous êtes d'accord
25:30que le gouvernement...
25:31Mais quelles sont
25:31les revendications
25:32qui sont portées
25:33sur lesquelles
25:34il faut pouvoir aboutir ?
25:35Elle touche au budget.
25:36Mais est-ce que vous trouvez
25:36que la réponse du gouvernement
25:37est à la hauteur aujourd'hui ?
25:39Non, écoutez,
25:40je suis désolé de vous le dire.
25:41Donc vous comprenez
25:42que ces syndicats
25:43et ces étudiants
25:45continuent à se mobiliser ?
25:46Non, ce que je veux dire
25:47c'est qu'il est temps
25:48de tourner la page
25:49et je pense que ces étudiants
25:51en réalité ont très envie,
25:52eux aussi, ces lycéens
25:53qui ne sont pas encore étudiants,
25:54ont très envie aussi
25:55de tourner la page.
25:56Ce gouvernement,
25:57il fera du rapistolage.
25:58Est-ce qu'il faut modifier
25:59le budget
26:00qui va être discuté maintenant
26:01en fonction de leur revendication ?
26:03Vous avez raison,
26:03il faut modifier ce budget.
26:05Nous, on a fait des propositions
26:06en commission finance.
26:07Un de nos députés,
26:07Anthony Boulogne,
26:08a proposé
26:09qu'on reflèche
26:1191 millions d'euros
26:12qui étaient tournés
26:12vers de l'administratif,
26:14qu'on le reflèche
26:14vers des mesures d'encadrement
26:15dans les lycées.
26:17On a fait cette proposition,
26:18voyez-vous,
26:18un de nos députés l'a fait.
26:19Donc, on peut,
26:20au moment du budget,
26:21apporter aussi
26:21des éléments de réponse.
26:22Mais le vrai changement,
26:23ce ne sera pas maintenant.
26:25Modifier le budget aujourd'hui
26:26pour essayer de faire un geste,
26:27ça voudrait dire quoi ?
26:28Supprimer le gel des APL ?
26:30Attendez, Laurent,
26:30on accroît le déficit ou quoi ?
26:31Thierry Arnaud,
26:33gel des APL,
26:34il y a aussi la suppression
26:36d'enseignants
26:36qui est prévue
26:37dans le futur budget.
26:39Qu'est-ce qui pourrait être
26:40susceptible justement
26:41d'être réajusté dans ce budget
26:42pour répondre aux revendications ?
26:43D'abord,
26:44vous avez entendu
26:44une ministre de l'Éducation nationale
26:45comme moi expliquer
26:46que ça lui a été compliqué
26:47de s'engager.
26:48Parce qu'il n'est pas là
26:48pour longtemps.
26:49Parce qu'il n'est pas là
26:49pour longtemps
26:50et qu'il n'était pas certain
26:53de pouvoir s'engager
26:56sur des mesures
26:56qui seraient mises en place
26:58à la rentrée.
26:59Il a même expliqué
27:00qu'il n'était pas en situation
27:02de le faire.
27:03Donc, il y a la question du fonds,
27:06où est-ce qu'on va prendre l'argent ?
27:07Il y a aussi la question
27:07de la méthode.
27:08Et effectivement,
27:09si on veut que les mesures
27:11que l'on met en place
27:12pour répondre aux lycéens
27:14aient une chance
27:15d'être un peu pérennes
27:16et d'aller au-delà
27:17des échéances électorales
27:19du printemps,
27:20il faut qu'elles fassent
27:21l'objet d'une forme
27:22de consensus.
27:24Il faut qu'on mette
27:25les choses sur la table
27:26avec une grande partie
27:31de l'échiquier politique
27:32de sorte que les mesures
27:33qu'on adopte,
27:34on ait la certitude
27:35qu'elles seront là,
27:37déployées,
27:38mises en place
27:38à la rentrée.
27:39C'est qu'il n'a pas
27:39vraiment la main,
27:40aujourd'hui,
27:40le ministre de l'Éducation nationale.
27:42Tout seul, non.
27:43Ce qui explique peut-être aussi
27:44ses réponses
27:44assez limitées
27:46à ce stade.
27:47Alors, il dit qu'il va y avoir
27:47une réflexion.
27:49Mais du coup,
27:50qu'est-ce que vous dites
27:51à ces étudiants,
27:52j'insiste encore une fois,
27:54mobilisés
27:54qui n'ont pas entendu
27:55de réponse concrète
27:56à leurs revendications ?
27:57Vous leur dites
27:58repartez en cours,
27:59patientez.
28:00Mais d'abord,
28:00je leur dis
28:01que nous allons tourner la page
28:02dans sept mois,
28:03que dans sept mois,
28:03nous allons construire ensemble
28:05une autre politique éducative
28:06pour le pays.
28:07Donc, si vous voulez,
28:08tous les Français
28:09qui aujourd'hui
28:09sont dans la détresse
28:10et qui attendent
28:11que ce soit sur le pouvoir d'achat,
28:13que ce soit en matière éducative,
28:14évidemment que les promesses
28:15avec le budget,
28:16ce sera un budget de rafistolage.
28:18On ne va pas voter ce budget,
28:19c'est une évidence,
28:19mais ce sera un budget
28:20de rafistolage.
28:21Les grands chantiers,
28:22les grands changements,
28:23les grands tournants,
28:24c'est pour dans sept mois.
28:25Tenez bon,
28:26dans sept mois,
28:27nous allons tourner la page
28:27C'est énorme,
28:28dans une année scolaire,
28:29Sébastien Chenu,
28:30il y a quand même une urgence.
28:31Raison pour laquelle
28:32ça ne sert à rien
28:34ni de brûler,
28:34ni de bloquer.
28:36Il faut évidemment
28:36reprendre le chemin des cours
28:38et contribuer à travers
28:39effectivement
28:40des propositions claires.
28:42Parce que là aussi,
28:43ce n'est pas la même chose
28:44selon les acteurs.
28:45Vous avez les régions
28:46qui gèrent les lycées,
28:46mais vous avez les programmes
28:48qui sont gérés
28:48au ministère de l'Éducation nationale.
28:50Justement,
28:50est-ce qu'il n'y a pas
28:51un sujet avec ça ?
28:53Mais tout est sujet, monsieur.
28:54Quand on a une école primaire
28:56qui dépend des communes,
28:57un collège
28:58qui dépend du département,
29:00un lycée
29:01qui dépend de la région.
29:02Vous avez raison.
29:03Nous,
29:03on n'est pas défenseurs
29:05de la strade,
29:05par exemple,
29:06régionale.
29:07Nous considérons
29:07qu'effectivement,
29:08les choses se gèrent mieux
29:09au niveau plus local,
29:11départemental ou municipal.
29:13Donc,
29:13on n'est pas des défenseurs
29:14de la strade régionale.
29:15Ça ferait aussi probablement
29:16des économies.
29:17Donc,
29:17tout est à reconstruire,
29:19mais j'ai vraiment
29:20le sentiment
29:20que dans notre pays,
29:21on voit notre pays
29:22s'affaisser.
29:23chaque jour davantage.
29:25Chacun de ces piliers
29:28publics
29:28s'affaisse.
29:29On a parlé
29:30en début de conversation
29:31des Canadaires,
29:32on a parlé
29:33de la clim,
29:34on a parlé
29:34de la justice
29:35et en fait,
29:36on a l'impression
29:36que depuis dix ans,
29:38le gouvernement
29:39d'Emmanuel Macron
29:39a appuyé
29:40sur l'accélérateur
29:41de la déconstruction
29:42de notre pays.
29:43L'actuel ministre
29:44de l'Éducation nationale,
29:45on l'a dit tout à l'heure,
29:46a concédé
29:47qu'il n'avait pas vraiment
29:47la main dans le sens aussi
29:49où il ne va pas rester
29:49encore très longtemps.
29:50Vous disiez,
29:51bon débarras,
29:51qui ferait un bon
29:52ministre de l'Éducation nationale
29:53du Rassemblement national ?
29:55Il y a plein de gens
29:55qui sont...
29:56Vous, par exemple ?
29:56Non, mais il y a plein de gens,
29:57madame,
29:58qui sont...
29:58Mais ce n'est pas une question
29:58de personne,
29:59c'est une question de quoi ?
30:00Vous le savez mieux que moi.
30:01Quand j'entends
30:01M. Giffroy dire
30:02qu'il n'a pas la main,
30:03il y a eu des grands
30:04ministres de l'Éducation nationale
30:05dans le pays.
30:05Jean-Pierre Chevènement
30:06qui n'a pas mes options politiques
30:08a été, je crois,
30:09un ministre de l'Éducation nationale
30:10important
30:10et je pense qu'il n'aurait jamais
30:12tenu ce genre de discours
30:13en disant
30:13« Je n'ai pas la main ».
30:14Il se répartit
30:15et d'ailleurs,
30:15il a démontré
30:16qu'il était tout à fait
30:17capable de le faire.
30:18Donc, si vous voulez,
30:19je pense que ce n'est pas
30:21uniquement une histoire d'homme.
30:22Si M. Giffroy n'a pas la main,
30:24que fait-il là ?
30:26Je veux dire,
30:26à un moment,
30:26on se bat pour défendre
30:28ses prérogatives,
30:29on se bat budgétairement,
30:30mais ils ne se battent pas,
30:31ils regardent passer les trains.
30:33C'est un gouvernement
30:33qui a regardé passer les trains
30:34depuis 10 ans.
30:35Donc, effectivement,
30:36je pense qu'il faut
30:37que tous ces gens
30:38fassent leur bagage
30:39au plus vite.
30:39Sept mois.
30:40Ils vont être longs ces sept mois,
30:41je le sais.
30:42On va revenir dans un instant
30:43sur les dernières révélations
30:44de Mediapart
30:44qui concernent
30:45Jordan Bardella.
30:47Mais d'abord,
30:48je voudrais qu'on revienne,
30:48Boris Karlamov,
30:49sur les trois images fortes
30:51de cette journée de mobilisation.
30:53Trois images
30:54qui illustrent
30:55l'extrême violence
30:56qui a entouré
30:57cette journée de mobilisation,
30:58même si ça ne résume pas
30:59tout ce qui s'est passé.
31:00Et on en parlera
31:01en début d'émission.
31:02La première image,
31:02c'est ce passage à tabac
31:04d'un commandant de police
31:05à Belfort
31:06aux alentours
31:07de 9h ce matin.
31:08Il s'agit là
31:09du chef du service départemental
31:11du renseignement territorial
31:12qui, comme de nombreux
31:13policiers et gendarmes,
31:14étaient mobilisés
31:14aux abords
31:15du lycée Courbet
31:16où près de 200 individus
31:18visage dissimulé,
31:20tous deux noirs vêtus
31:21étaient rassemblés.
31:22Ces policiers et gendarmes,
31:23ils ont été pris pour cible
31:25par divers tirs
31:26de projectiles.
31:27Et il y a donc
31:28ce commandant de police
31:29qui va procéder
31:30à l'interpellation
31:31et à la mise en sécurité
31:33d'un individu.
31:34Puis une scène
31:35d'une rare violence
31:36selon les mots
31:37du procureur de Belfort
31:38puisque ce policier
31:39va être roué de coups
31:40par plusieurs individus
31:41comme on le voit
31:42sur ces images
31:43à l'antenne
31:43avec des coups de poing,
31:45des coups de pied
31:46contre la tête
31:47du policier.
31:48Il a pu être secouru
31:49et entraîné
31:50la dispersion
31:51et la fuite
31:51de ce groupe d'individus.
31:53Il a été transporté
31:54à l'hôpital.
31:54Le procureur de Belfort
31:55a ouvert une enquête
31:56pour tentative
31:57de meurtre
31:58sur personne dépositaire
31:59de l'autorité publique.
32:01Et puis on a appris
32:02aujourd'hui,
32:02toujours en fin de journée,
32:04qu'il y a un jeune homme
32:04de 17 ans
32:05qui a été interpellé
32:06et placé en garde à vue.
32:08Et puis autre fait marquant,
32:10c'est ce professeur
32:11qui a été menacé
32:12et agressé lui aussi.
32:13Cette fois-ci
32:14à La Soutade
32:14dans le département
32:15des Bouches-du-Rhône,
32:17il y avait une mobilisation
32:18devant le lycée
32:19méditerranée
32:20et puis un professeur
32:21de physique chimie
32:22qui s'est rendu
32:23sur le parking.
32:23On le voit
32:24à proximité de cet arbre
32:25qui est en train
32:26de prendre feu.
32:26Il va tenter
32:27d'éteindre l'incendie
32:29et tout de suite,
32:29un homme
32:30tout de noir vêtu
32:31va lui
32:32l'asperger
32:33dans liquide
32:34qui, on l'a appris
32:35il y a quelques heures,
32:36se révèle être
32:37de l'essence.
32:38Il va être aspergé
32:39d'essence.
32:39Puis un autre individu
32:40va donner un coup de pied
32:41à ce professeur.
32:43Alexis Pluiette,
32:44notre correspondant
32:45à Marseille,
32:45ainsi qu'Hann Bois
32:46s'ils ont pu recueillir
32:46le témoignage exclusif
32:47de ce professeur.
32:48Il va bien.
32:49Ce soir,
32:50il a identifié ce lycéen
32:51comme étant un élève
32:52de ce lycée méditerranée.
32:54Une enquête a été ouverte.
32:55On entendra ce témoignage
32:56dans quelques minutes.
32:58Vous avez eu des propos
32:59assez fermes
32:59en ce qui concerne
33:00le ministre de l'Éducation nationale.
33:01Est-ce que vous diriez
33:02que le ministre de l'Intérieur,
33:04malgré tout,
33:05pour l'instant,
33:06en termes de maintien
33:07de l'ordre,
33:07a bien fait le job ?
33:09Non, mais c'est important.
33:10Vous ne voyez pas comme ça.
33:11Non, non, non.
33:11Qu'est-ce que je voulais
33:12que je vous dise ?
33:14Il gère un État
33:17qui est en train
33:17de s'écrouler.
33:18Qu'est-ce que je voulais
33:18que je vous dise ?
33:19Je trouve ça pathétique.
33:20Il avait envoyé
33:20les centaures
33:21contre les agriculteurs,
33:22vous vous rappelez ?
33:23Bon, là,
33:24il n'ose pas taper trop dur
33:26parce qu'il a peur
33:27qu'il y ait un problème.
33:28Et d'ailleurs,
33:28il ne faut pas souhaiter
33:28qu'il y ait un problème,
33:29qu'il y ait un étudiant,
33:30un lycéen, etc.,
33:31qui termine mal.
33:32C'est pour ça
33:34qu'il gère de cette façon-là.
33:35Mais tout ça va,
33:37je l'espère,
33:38en tous les cas,
33:39rentrer dans l'ordre plus tôt.
33:41Mais moi, franchement,
33:42je tire mon chapeau
33:43aux personnels
33:45de l'éducation nationale,
33:47aux personnels techniques aussi
33:48de l'éducation nationale
33:49dans les régions,
33:50dans les lycées,
33:52à la police, etc.,
33:54aux élus locaux.
33:55Franchement,
33:56et quand je vois
33:57que des élus LFI
33:59poussent et excitent tout ça,
34:01c'est désolant pour notre pays,
34:02je veux dire.
34:03C'est désolant pour notre pays.
34:04Parlons de ces révélations
34:05de Mediapart
34:06sur Jordan Bardella,
34:08deuxième épisode,
34:10si je puis dire,
34:10puisqu'hier,
34:11vous vouliez des preuves
34:12des accusations lancées contre lui,
34:14eh bien,
34:14Mediapart les a diffusées.
34:15Le journal en ligne
34:16a donc publié
34:16des captures d'écran
34:17des messages
34:18qu'il aurait envoyées
34:20sur Messenger
34:21en 2013.
34:23Deux sources
34:24ont donné ces informations
34:25à Mediapart.
34:26Deux sources
34:26qui ont demandé
34:27à Meta,
34:28soit Facebook,
34:29un téléchargement intégral
34:30de ces conversations,
34:31comme n'importe qui
34:32peut le faire aujourd'hui.
34:34Extraction ensuite
34:36authentifiée
34:36par un huissier.
34:37C'est quand même
34:38une vérification solide
34:39qui a été expliquée
34:40à plusieurs reprises
34:41par Mediapart,
34:42mais vous continuez
34:43de sourire,
34:44de faire bloc contre lui.
34:45Oui, mais ça devient
34:47vraiment...
34:47Derrière lui.
34:48Ça va devenir gaguesque
34:49cette histoire-là.
34:50On nous dit
34:50que c'est une enquête
34:51depuis plusieurs mois.
34:52Mediapart mène
34:53une sacrée enquête.
34:54On s'aperçoit
34:55qu'ils ont fait
34:55un constat du huissier
34:56le 29 septembre.
34:57Pour une enquête
34:57depuis plusieurs mois,
34:58tout ça ne me semble
34:59pas très solide.
35:00On nous dit
35:01qu'ils ont authentifié
35:03des éléments.
35:04Authentifié
35:04ne veut pas dire
35:04que des éléments
35:05soient infalsifiables.
35:08Et Mediapart
35:09le sait très bien.
35:10Ça prouve
35:10que les messages existent,
35:11Sébastien Chenu,
35:12et qu'ils n'ont pas
35:13été altérés.
35:14Et on nous dit...
35:15Non, mais là-dessus.
35:16Oui, mais là-dessus.
35:16Non, mais ils ont été
35:17authentifiés.
35:18Et qu'ils n'ont pas
35:19été modifiés.
35:20Mais il n'y a que Mediapart
35:21qui sait
35:22quels types de messages
35:22ont été authentifiés.
35:24Mediapart, d'ailleurs,
35:25dans la vidéo qu'il lance,
35:26il y en a beaucoup
35:26qui sont floutés, etc.
35:28Non, non, non.
35:29C'est tous les messages.
35:30Mais surtout,
35:30le chénon manquant,
35:31c'est que Mediapart nous dit
35:34qu'il y a des éléments
35:35matériels
35:36qui sont des messages.
35:37Mais il y a un chénon manquant.
35:38Ces messages-là,
35:39ils ne sont pas reliés,
35:40ils sont reliés à un compte.
35:41Il s'appelle
35:41Jordan Bardella, peut-être.
35:43Mais il y en a
35:43des dizaines de milliers
35:44des comptes
35:44qui s'appellent aujourd'hui
35:45Jordan Bardella.
35:45Non, à l'époque,
35:46il n'y en avait pas.
35:47Mais il était possible
35:47d'en faire d'autres.
35:49À l'époque,
35:50personne ne le connaissait.
35:51Mais c'est pas parce que
35:52personne ne le connaissait.
35:53Non, mais il était militant.
35:56C'est pas sérieux.
35:58Il y a des choses
35:59que cette personne raconte
36:01à cette époque
36:01qui sont précisément
36:03la vie de Jordan Bardella
36:05racontée notamment
36:06dans son autobiographie.
36:07Donc attendez,
36:08Sébastien Cheney,
36:08vous êtes en train de me dire
36:12que quelqu'un d'autre
36:13que Jordan Bardella
36:14en 2013
36:16a imaginé
36:17se mettre à la place
36:18de Jordan Bardella
36:19en racontant des faits
36:21qui racontent la vie
36:23de Jordan Bardella
36:23pour pouvoir lui nuire
36:24en 2026 ?
36:26Non, mais c'est ça ?
36:27Votre thèse ?
36:27Non, non, non.
36:28Là, vous dites pas.
36:29Ce que je vous dis,
36:30c'est qu'il n'y a pas de lien
36:31entre les messages
36:32et le fait que ce soit
36:33Jordan Bardella
36:33qui les ait.
36:33Oui, mais c'est lui-même.
36:34Donc l'explication,
36:35c'est ce que vient de dire.
36:36Ça veut dire qu'effectivement,
36:38je peux dire un mot là-dessus.
36:39Ça veut dire qu'effectivement,
36:40n'importe qui peut se faire passer.
36:41Moi, je peux me faire passer
36:42pour Alice Darfeuil
36:43et ce soir, envoyer des messages
36:44parce que j'ai eu quelques éléments.
36:46Je sais où vous habitez,
36:47je connais votre vie privée,
36:48je vais me mettre sur un compte
36:49et je vais envoyer des messages.
36:50Et puis peut-être dans dix ans,
36:51Madame Darfeuil sera présidente
36:52de BFM TV
36:53et puis on ressortira des messages
36:55et on dira,
36:55mais quelqu'un...
36:56Or, ces messages n'avaient pas vocation,
36:57évidemment,
36:58à être utilisés peut-être
36:59des années après.
37:00Donc tout ça a été manigancé.
37:02Je vais vous dire ce que je crois.
37:02Le fond de ma conviction,
37:04c'est que Mediapart
37:06est capable de faire défaut.
37:07On l'a vu dans les histoires
37:07de Sarkozy, etc.
37:09On a vu qu'il y avait quand même
37:10à Mediapart
37:12un tropisme
37:13pour des documents
37:14qui n'étaient pas...
37:15Je vais être très précis.
37:17Pour des documents
37:17qui n'étaient pas
37:18100% vérifiés.
37:19Sauf que l'affaire a été vraie.
37:20Ils font aussi parfois
37:20du bon travail, non ?
37:21Ils font aussi parfois
37:22du bon travail.
37:23Ils n'ont jamais été condamnés
37:23dans les grandes affaires.
37:24Mais en tous les cas,
37:25ils ont produit...
37:26Mais attendez,
37:26je ne peux pas vous laisser ça.
37:27Ils n'ont jamais été condamnés
37:28dans les affaires
37:28dont vous parlez.
37:29je vais terminer.
37:30Ils ont produit des documents
37:31dans d'autres circonstances
37:33dont on n'est absolument pas sûr
37:35qu'ils soient des vrais
37:37dans l'affaire Sarkozy.
37:38On peut même considérer
37:39qu'il y a beaucoup de chances.
37:40La justice leur a donné raison
37:41sur l'affaire Sarkozy.
37:41On peut considérer
37:41qu'il y a beaucoup de chances
37:42que ces éléments
37:43soient seuls.
37:44La deuxième chose.
37:45Je répète,
37:46parce que vous ne parlez
37:46en même temps...
37:47Sur le travail de Mediapart.
37:48Attendez, Sébastien Chélu.
37:49Je voudrais dire un mot.
37:51Attendez, deux secondes.
37:52Écoutez ce que disait
37:52Jordan Bardella
37:53du travail de Mediapart.
37:54C'était en 2019
37:56au moment de l'affaire de Rugy.
37:59Si François de Rugy
38:00avait été irréprochable,
38:01il n'aurait pas démissionné.
38:02Et je pense que sa démission
38:03vaut une certaine forme
38:04de mea culpa.
38:05Mediapart a fait son travail,
38:07a fait un travail de journalisme,
38:09a fait un travail de fond.
38:10Donc, un travail de fond,
38:11un travail de journalisme.
38:12Parfois, le travail de Mediapart
38:13est salué par Jordan Bardella
38:15lui-même.
38:15Non, je ne crois pas
38:16que ce soit exactement
38:17la même chose.
38:18On était sur trois homards
38:19qui avaient déjeuné
38:20François de Rugy.
38:21Donc, c'est quand ça vous arrange ?
38:22Non, non, c'est pas quand ça vous arrange.
38:23Il se trouve que là,
38:24c'est factuellement faux,
38:25mais surtout, ça perturbe
38:26une campagne présidentielle.
38:27Ça ne perturbait pas
38:28une campagne présidentielle,
38:29François de Rugy.
38:29Et pendant ce temps-là,
38:30on ne parle pas
38:30de la réalité
38:32des problèmes des gens.
38:33Mais, je vous dis,
38:35où Mediapart manipule
38:40l'opinion sciemment,
38:42où Mediapart se fait
38:43lui-même enfumer
38:45par des gens
38:46qui veulent effectivement
38:47aujourd'hui du mal
38:48à Jordan Bardella.
38:50Donc, voilà.
38:50Et Mediapart n'est pas très fier.
38:52Visiblement, ne révèle pas
38:53ses sources
38:54parce que Mediapart
38:55semble un peu
38:56honteux des sources
38:57qu'il pourrait y avoir.
38:57Mais parce que c'est
38:57le secret des sources.
38:59Il n'a pas été valable
39:01chez Cahuzac,
39:02le secret des sources.
39:03Commenter, expliquer
39:04ses procédures
39:05de vérification,
39:06est-ce que ce n'est pas
39:06un peu dangereux
39:09de faire bloc
39:13à ce point derrière lui ?
39:15Est-ce que ce n'est pas
39:15un peu imprudent ?
39:17Mais, madame,
39:17il ne va quand même
39:18pas reconnaître
39:18des choses qu'il n'a pas faites
39:20ou pas écrites
39:20ou pas pensées.
39:21Je veux dire,
39:22au bout d'un moment,
39:23c'est aussi ça la réalité.
39:24Et s'il ment ?
39:25Je n'ai absolument aucun doute
39:27sur le fait que Jordan
39:27dise la vérité.
39:28Aucun doute.
39:29D'ailleurs, vous avez vu
39:29que nous ne sommes pas les seuls.
39:31Ce soir encore,
39:32le ministre israélien
39:33chargé de la lutte
39:34contre l'antisémitisme
39:35lui a apporté son soutien.
39:36La réalité,
39:37c'est que Mediapart
39:38est un adversaire politique
39:39qui essaye, effectivement,
39:41de tirer une cartouche
39:42contre Jordan Bardella
39:43et contre notre camp
39:44parce qu'il voit bien
39:45que nous avançons.
39:47Je voudrais vous expliquer
39:48un truc,
39:48parce que j'ai dirigé
39:49des journaux
39:50pendant 30 ans,
39:50donc des affaires comme ça,
39:51j'en ai connues pas mal,
39:52et j'ai observé
39:54ce qu'était le travail
39:55de Mediapart.
39:55Ils n'ont jamais été condamnés
39:57pour diffamation
39:57dans les grandes affaires
39:58qui n'ont jamais été condamnés.
40:00Ils n'ont jamais été condamnés
40:01pour avoir dit des choses totalement.
40:04Regardez l'affaire Cahuzac
40:05et ils ont été accusés
40:06pendant des semaines
40:06et des mois
40:07et des mois
40:07et des mois,
40:08mais ils avaient raison.
40:09Par exemple,
40:10ils sont crédibles.
40:12Deuxièmement,
40:13quand vous sortez
40:14une affaire comme ça,
40:15moi j'en ai sorti
40:16des affaires aussi,
40:17pas moi qui les sortais,
40:18mais j'étais le directeur
40:19de la publication,
40:19donc c'est moi
40:20qui allais en prison.
40:21On fait attention.
40:22On ne sort pas comme ça
40:23des documents
40:25sans vérifier.
40:26Et s'ils en sont dit,
40:27pourquoi ?
40:27C'est qu'ils ont des sources.
40:29Vous donnez un...
40:29Ah oui,
40:30ils ont des sources.
40:31Ils ont des sources crédibles.
40:33Pas crédibles forcément.
40:34Je ne crois pas.
40:35Parce que moi,
40:36je pense qu'effectivement,
40:37ils ont des sources pourries.
40:37Quand on fait ça,
40:38on sait que ça va faire
40:39une affaire nationale.
40:40Donc c'est prendre
40:41un risque énorme
40:42que de prendre le risque
40:43de la diffamation
40:44pour un journal.
40:44Je pense qu'ils sont
40:45tout à fait capables
40:45de prendre ce risque
40:46et ils préfèrent aller
40:47devant les tribunaux
40:48en ayant tiré une balle
40:49au camp national.
40:51Imaginons que ce n'est pas
40:52Jordan Bardella.
40:53Est-ce que vous reconnaissez,
40:55du moins,
40:56le caractère antisémite
40:57de ces propos ?
40:58Ah ben,
40:58ces propos ne sont pas qualifiables.
41:00Je condamne ces propos,
41:01évidemment.
41:02Vous savez,
41:02je suis un vieux militant
41:03de la lutte
41:04contre l'antisémitisme.
41:05Il y a 30 ans déjà,
41:06je marchais en soutien
41:07d'Israël, etc.
41:09Donc ces propos-là,
41:10ce sont des propos
41:11qui sont évidemment
41:12de nature.
41:13Mais c'est vraisemblable,
41:14pour ça.
41:14Si la France insoumise...
41:16Comment tenait ce genre
41:17de propos au Front National
41:18à l'époque ?
41:18Pas Bardella, non.
41:19Pas Bardella.
41:20La France insoumise
41:20tenez ce genre de propos
41:21aujourd'hui,
41:21vous condamneriez.
41:22Mais la France insoumise
41:23les tient, d'ailleurs.
41:24Les tient,
41:24et matin, midi et soir,
41:25nous les dénonçons.
41:26La France insoumise
41:26dit des choses épouvantables.
41:28Madame Yael Broun-Pivet
41:29est partie camper à Tel Aviv.
41:31Monsieur Voscovici
41:32parle le langage
41:33de la finance internationale.
41:34C'est M. Mélenchon
41:35qui tient ces propos antisémites
41:36qui ressemblent
41:37à peu près à cela.
41:38C'est bien M. Mélenchon.
41:39Imaginons que, finalement,
41:41il se révèle que c'est lui
41:43qui les a tenus.
41:43Quelle serait la procédure ?
41:47Quelle serait la décision ?
41:48Madame, je ne vais pas
41:48me mettre dans cette situation
41:49puisque je me bats
41:50pour vous dire
41:51que nous sommes victimes.
41:52Je ne vais pas me mettre
41:53dans la situation
41:54de répondre à
41:55et si, et si, et si.
41:56Ne me dites pas
41:57que vous ne l'avez jamais imaginé.
41:58Vous l'avez imaginé.
41:59Ah non, je n'ai jamais imaginé
42:00une seule seconde
42:01que Jordan n'ait pu écrire,
42:02tenir ou penser
42:03de tels propos.
42:04Jamais une seule seconde.
42:05Il y a des plaintes,
42:05il va y avoir une enquête.
42:06Eh bien voilà.
42:07Eh bien c'est bien ça.
42:08Et d'ailleurs,
42:08pourquoi pas une plainte en référé ?
42:10Pourquoi ne pas vouloir
42:11une enquête accélérée ?
42:12Sincèrement,
42:13Jordan Bardella choisit
42:13la défense qui lui semble
42:15la plus adaptée.
42:17Ça l'arrange
42:17que ce soit plus tard.
42:18La plus adaptée.
42:19Mais je trouve très bien
42:20que tout ça est en justice.
42:21Il y a quand même
42:22des éléments de contexte.
42:23Est-ce que vous diriez
42:24que le Front National de 2013,
42:26c'est la même chose
42:27que le Rassemblement National
42:28de 2026 ?
42:29Alors, de 2013,
42:32probablement,
42:32parce que la rupture
42:36sur le dévoiement idéologique
42:40que portait Jean-Marie Le Pen,
42:42en tout cas sur l'antisémitisme,
42:43pour être très clair,
42:44la rupture, c'est en 2011.
42:45Donc Marine Le Pen,
42:46elle acte une rupture politique
42:49de fond avec Jean-Marie Le Pen.
42:51Et pourtant,
42:51vous n'y étiez pas.
42:52Vous étiez encore
42:53un opposant au Front National.
42:54Oui, mais je suis venu
42:55deux ans après,
42:55c'était encore le Front National
42:56quand je suis arrivé.
42:57Donc c'est bien
42:57que je n'avais pas peur.
42:58Je ne suis pas allé
42:58dans un mouvement.
42:59Je vous expliquais
43:00que j'avais défendu,
43:01évidemment,
43:02Israël et la cause juive
43:05depuis toujours.
43:05Je suis venu parce que
43:06je sais que Marine Le Pen,
43:08comme Jordan,
43:09sont d'authentiques républicains
43:10et que ce combat-là,
43:11on le porte aussi,
43:12la lutte contre l'antisémitisme,
43:13on le porte.
43:14On est probablement d'ailleurs
43:14le meilleur bouclier aujourd'hui.
43:16Donc on peut mettre
43:16le Front National de 2013
43:18sur le même plan
43:18que le Rassemblement National
43:19de 2026 ?
43:20Je pense, oui,
43:21qu'effectivement,
43:22la rupture et le fait
43:23que Marine Le Pen,
43:24et ça met du temps
43:25à se débarrasser de gens
43:26qui, eux,
43:27n'ont pas voulu rompre
43:29avec un logiciel
43:30qui n'était pas celui
43:32qu'on voulait défendre.
43:33Bien sûr.
43:33Donc Jean-Marie Le Pen
43:34avait un logiciel antisémite ?
43:35Non, il a été condamné
43:36pour antisémitisme.
43:37Il a été condamné
43:38pour antisémitisme.
43:39Mais regardez,
43:39est-ce que Mitterrand
43:40avait un logiciel antisémite ?
43:41Est-ce que Mitterrand
43:42avait un logiciel antisémite
43:43alors qu'il a reçu la Francisque
43:45et qu'il a eu
43:45toute sa vie René Bousquet
43:47comme ami jusqu'à la fin
43:48alors qu'on savait
43:49que René Bousquet...
43:49D'accord.
43:50On peut faire un débat
43:51sur Mitterrand,
43:51c'est intéressant.
43:52Comme Jean-Marie Le Pen,
43:53c'est la même époque,
43:54c'est les mêmes personnages,
43:55ils ont fait de la politique
43:56au même moment.
43:56Oui, mais ce n'est pas
43:56votre parti, Mitterrand.
43:58Non, mais d'accord.
43:59Mais ce qui est valable
44:08de compagnons
44:09ou d'une histoire embarrassante.
44:11Écoutez justement
44:12à ce sujet
44:12l'un des deux journalistes
44:14de Mediapart
44:14qui était ce matin
44:15l'invité d'Apolline de Malherbe.
44:17Il explique
44:18comment ils ont voulu
44:20commencer à enquêter
44:22sur Jordan Bardella.
44:23En fait,
44:23ils ont commencé
44:24par son entourage
44:25et notamment François Paradolle
44:26qui est aujourd'hui
44:27son chef de cabinet,
44:28vous me le confirmez ?
44:29Absolument.
44:30Directeur de cabinet.
44:30Directeur de cabinet.
44:31Écoutez le journaliste
44:32de Mediapart.
44:34Donnez le point de départ
44:35exact de cette enquête.
44:36C'est une des précédentes révélations
44:38que nous avions faites
44:39qui n'avaient pas été commentées
44:40sur les plateaux télévisions
44:41mais qui rejaillissent aujourd'hui
44:42concernant l'actuel directeur
44:44de cabinet de Jordan Bardella,
44:45François Paradolle
44:46qui était lui-même
44:47militant d'égalité et réconciliation.
44:49Nous révélons ses informations.
44:50Il s'en explique.
44:51Il l'a reconnu.
44:52Il a eu une stratégie
44:53totalement inverse.
44:54Et c'est lui ?
44:54Et nous avions évidemment
44:55tous les documents
44:56et à partir de là,
44:57en fait,
44:57on va tirer le fil.
44:59C'est comme ça
44:59qu'on travaille à Mediapart.
45:00On tire le fil
45:01et on découvre
45:02de nouvelles informations.
45:03On interroge des témoins.
45:05Certains témoins ont des documents.
45:06D'autres n'en ont pas.
45:07En fait, c'est un travail classique.
45:09Mais la différence,
45:10c'est qu'à l'heure
45:10de l'intelligence artificielle,
45:12nous sommes allés voir la plateforme.
45:14Donc François Paradolle
45:15qui a fait partie
45:16de ce groupe
45:17Égalité et Réconciliation
45:18qui a été fondé
45:19par Alain Soral
45:20qui est aujourd'hui
45:21le directeur de cabinet
45:23de Jordan Bardella.
45:24Du coup,
45:25c'est ce que je disais,
45:26il y a quand même un contexte.
45:27Est-ce que vous comprenez
45:28que certaines personnes
45:29puissent croire
45:29que ces propos
45:30ont effectivement été tenus
45:32par Jordan Bardella ?
45:33Non, mais madame,
45:33je ne vais pas être désobligeant.
45:34Mais Alain Soral,
45:35son essor,
45:36c'est chez vous,
45:37sur BFM,
45:38les Grandes Gueules,
45:38les RMC.
45:39C'est à ce moment-là
45:40qu'Alain Soral
45:41devient quelqu'un de connu
45:42lorsqu'il est produit,
45:46mis dans la lumière
45:47par des médias
45:48tels que ceux
45:49dans lesquels
45:49nous nous exprimons ce soir.
45:52Donc vous voyez...
45:53Il a fait partie
45:53du Front National.
45:54Oui, enfin,
45:55son essor,
45:56est-ce qu'il n'a pas connu
45:56à ce moment-là,
45:57en l'occurrence ?
45:58Il en a été éjecté,
45:58mais c'est vrai
45:59qu'il est entré dans la lumière
46:04parce que ça veut dire
46:05qu'effectivement,
46:05on n'est pas toujours
46:06très fiers de ce qu'on peut
46:07avoir fait dans le passé.
46:08Je pense que François Baradol
46:09n'a pas de fierté
46:11de ce côté-là.
46:12On parle de quelqu'un,
46:13bon, je pense que les Français
46:14ne le connaissent pas en plus.
46:16Et on parlait tout à l'heure
46:17de Mitterrand.
46:19Oui, mais Mitterrand
46:20avait eu des engagements
46:20et d'autres...
46:22Si j'avais Marine Le Pen
46:23en face de moi
46:24juste à côté de vous
46:25et si je lui demandais
46:25est-ce qu'il est encore
46:26évidemment question
46:27de nommer Jordan Bardella
46:28Premier ministre
46:29en cas de victoire,
46:30elle me dirait absolument
46:31sans aucun doute.
46:33Ben oui, absolument, oui.
46:34Très bien.
46:35Écoutez, merci beaucoup
46:36pour cet entretien.