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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00C'est l'autre info de la campagne ce soir. L'appel lancé par Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre,
00:03explique qu'à droite et au centre,
00:06tout le monde doit se retrouver, se parler, parler d'un programme commun pour éviter un deuxième tour. Le Pen
00:10-Mélenchon, on l'écoute.
00:12Je suis, pour l'instant, et je n'en tire aucune gloire, je suis pour l'instant le mieux placé
00:18dans les sondages.
00:19C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire rencontrons-nous, parlons-nous.
00:26Nous ne sommes pas obligés de le faire, parlons-nous. Si nous ne pouvons pas nous parler, si nous ne
00:31sommes incapables de nous parler entre nous,
00:34tranquillement, en confiance, alors comment voulez-vous préparer le rassemblement qui suivra ?
00:41A peur, Edouard Philippe ?
00:42Il a peur d'être battu et d'être balayé comme tous les gens qui sont dans cet espace central
00:46qui est très large,
00:47parce qu'il y en a un autre qui parle, enfin il y a d'autres personnalités qui parlent d
00:52'un espace central qui va de Glucksmann à Retailleau,
00:55mais ils n'ont pas tort d'ailleurs, parce que c'est tout cet ensemble-là qui peut être balayé.
01:00Ils ont très peur, en regardant les sondages aujourd'hui, qui, je le rappelle, ne sont pas prédictifs,
01:04mais qui montrent très évidemment que Mme Le Pen est en position de force pour gagner cette présidentielle,
01:10et que celui qui pourrait la challenger au deuxième tour, et qui pourrait se qualifier, c'est Jean-Luc Mélenchon.
01:15Pourquoi ? Parce que vous avez deux personnalités qui ont des discours radicaux, qui sont audibles,
01:21parce que les Français sont dans un état d'esprit dégagiste, et que finalement, au centre, on ne les entend
01:27pas,
01:27enfin dans l'espace central, on ne les entend pas, ils disent tous à peu près, ou peu ou prou,
01:32la même chose à quelques...
01:34– On l'entend Jean-Philippe quand même.
01:35– Mais non, on l'entend quasiment, mais non, parce qu'on a l'impression en plus que ce sont
01:39les directs héritiers,
01:40et on n'a pas tout à fait tort sur tous les plans, d'Emmanuel Macron, qui est plus impopulaire
01:45aujourd'hui que jamais,
01:47et donc c'est pour ça que c'est très difficile.
01:49On va même aller plus loin. Celui qui pourrait avoir une popularité, qui pourrait être intéressante ces derniers temps,
01:57ce n'est pas tous ceux qui vont candidater à l'élection présidentielle,
02:01c'est celui qui est à Matignon, qui s'appelle Sébastien Lecornu.
02:06– Il a dit qu'il ne voulait pas y aller.
02:07– Oui, il ne veut pas y aller. Donc non, non, il y a un problème majeur.
02:09Alors, ils n'ont pas tous la même recette, il y en a qui veulent faire des primaires.
02:13Les primaires sont impopulaires en France à tort.
02:16Les primaires ont permis en 2012 de dégager un candidat pour les partis socialistes qui est devenu président.
02:25En 2017, François Fillon à droite, non, parce que François Fillon a été battu, non pas à cause de la
02:33primaire,
02:34il a été battu à cause des affaires.
02:36– Vous pourriez y aller s'il y avait quelque chose d'organisé ?
02:38– Je ne vais jamais vous plaisanter.
02:40– Je ne participerai à rien avec des gens qui ont ruiné le pays.
02:44– Donc vous serez candidat, quoi qu'il arrive, Nicolas Dupoignan ?
02:46– Je suis candidat gaulliste et souverainiste.
02:51Et je suis le seul à proposer une sortie de l'Union Européenne
02:53et un programme qui est cohérent même si vous ne l'aimez pas.
02:56– Mais je n'ai pas dit ça.
02:58– J'ai senti, j'ai senti.
02:59– Non, non, il y a certaines…
03:01– Moi j'ai des accents chinois.
03:01– Moi j'ai senti aussi.
03:02– Très sérieusement, le problème de fond de tout cela,
03:06c'est qu'ils sont au pouvoir depuis dix ans.
03:09Moi on les a beaucoup entendus, c'était des paradés.
03:12Mais ils ont paradé alors qu'ils ont gouverné,
03:14qu'ils sont responsables du chaos.
03:16J'ai vu même une interview surréaliste,
03:18ça m'a fait presque rire tellement c'était tragique,
03:20de Le Cornu dans le journal qui disait,
03:23il faut agir.
03:24Et il a ajouté, évite.
03:26Ça fait dix ans qu'ils sont là.
03:28Ils veulent reproduire ce qui a échoué.
03:31Les Français n'en veulent plus.
03:32– Pourquoi est-ce que vous y retenez
03:33alors que lors de la dernière élection présidentielle,
03:34vous étiez rallié à Marine Le Pen ?
03:36– Au deuxième tour ?
03:37– Pourquoi vous parlez directement vers Marine Le Pen ?
03:39– Mais pourquoi BFM TV existe
03:40alors qu'il y a des chaînes qui ont un peu plus d'audience
03:42comme TF1 ?
03:43Parce que vous avez votre patte
03:45et que les gens vous regardent ?
03:46– Je ne m'attendais pas.
03:48– Mais nous, il n'y a pas de premier au deuxième tour.
03:49– Il n'y a pas de premier au deuxième tour.
03:51– Au premier tour, les Français ont le droit
03:53de choisir ce qu'ils préfèrent.
03:55– Au premier tour, il y a un débat démocratique
03:58sur des vrais enjeux.
03:59Je propose une voie d'indépendance nationale
04:02qui n'est pas proposée par les autres.
04:04– Pour vous ranger ensuite au premier Marine Le Pen.
04:06– Mais pour vous ranger, vous ne savez pas
04:06qui sera au second tour.
04:08Je propose une voie de paix
04:11à un moment où la guerre nous menace.
04:13Je propose un protectionnisme
04:15alors qu'ils refusent tous le protectionnisme.
04:18J'ai ma philosophie…
04:19– Vous n'êtes pas loin du raccordement national.
04:20– J'ai mon choix, c'est aux Français de choisir
04:23au premier tour.
04:24Sinon, vous supprimez le premier tour.
04:26Il n'y a plus de candidats, il n'y en a que deux.
04:28Choisis par qui ?
04:28Par les sondages, trois, allez.
04:30Et puis vous aurez 50% d'abstention.
04:31– Vous dites la même chose, Yann Brossat, à gauche ?
04:33– Il y en a 40.
04:34On est dans l'extrême opposé quand même, là.
04:35– Non, si vous supprimiez le premier tour
04:38et que vous choisissez les trois,
04:40mais ça va naturellement, vous verrez,
04:41il y en aura une dizaine.
04:42– Pardon, mais le problème se pose aussi chez vous,
04:44Yann Brossat, avec un certain nombre d'accusations
04:46contre votre candidat Fabien Rosset,
04:47pour dire, en fait, il va faire perdre Jean-Luc Mélenchon.
04:49Il va empêcher Jean-Luc Mélenchon d'aller au deuxième tour.
04:51– Je pense qu'il faut que tout le monde soit très serein.
04:53En l'occurrence, ce sont les Français
04:54qui choisiront par leur vote.
04:55Il y a des règles.
04:56Il faut effectivement avoir 500 parrainages d'élus
04:59pour avoir la possibilité de se présenter
05:01à l'élection présidentielle,
05:02ce qui est déjà quand même une forme d'écrémage.
05:04Et donc, à l'issue de cet écrémage-là,
05:06les Français doivent avoir la possibilité de choisir.
05:09Et en l'occurrence, Fabien Roussel, il est candidat.
05:11Il a été choisi par son parti.
05:13Ce n'est pas juste Fabien Roussel qui, un matin,
05:14s'est dit « je veux être candidat à l'élection présidentielle ».
05:17Il y a eu un débat démocratique en sein de notre parti
05:19qui s'est clôt par un vote,
05:20ce qui est déjà une bonne chose.
05:22Et il a été effectivement désigné
05:24avec des propositions, notamment sur le travail.
05:27J'en ai parlé sur la question des salaires,
05:29sur la question des retraites,
05:30de notre modèle social, de nos services publics.
05:32– Vous êtes d'accord avec Mélenchon sur tout ça ?
05:33– Et cette voie-là, elle doit avoir la possibilité…
05:35– Vous êtes d'accord sur Mélenchon sur tout ça ?
05:36– Il y a des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord.
05:38Sur la question, par exemple, de la réindustrialisation,
05:42du nucléaire, tout ça,
05:44ce sont des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord.
05:46Eh bien, c'est aux Français de trancher.
05:47Et il n'y a rien de scandaleux.
05:48– Il y a des dissidents chez vous aussi.
05:49– À ce moment-là, c'est au premier tour.
05:50Eh bien, ils ont le droit de s'exprimer.
05:52– Stéphane Peut, notamment le président du groupe
05:55du groupe communiste à l'Assemblée nationale.
05:57– Les voix sont libres et chacun a la possibilité de s'exprimer.
05:59Mais une fois de plus, qu'est-ce qu'il y a de choquant
06:01à ce que les Français tranchent un débat sur des propositions ?
06:05– Je vous rappelle qu'il reste tout juste un peu plus de 7 mois
06:10pour une élection présidentielle qui va décider du sort de la France.
06:13Ce n'est pas trop d'avoir des débats entre des personnalités
06:16qui incarnent des courants de pensée,
06:18qui ont des gens qui les suivent.
06:19Et les Français ont le droit d'oxygéner peut-être la vie politique aussi.
06:23– Vous aurez les 500 signatures ?
06:24– Oui, bien sûr.
06:24– Vous les avez déjà ?
06:25– Pas encore.
06:26– Vous en êtes à combien ?
06:27– Je ne vous le dirai pas, c'est un secret de fabrication.
06:30– Un secret de fabrication ?
06:31– Ben oui.
06:31– Il faut de l'argent aussi ?
06:33– Il faut de l'argent, c'est les militants,
06:34et c'est les soutiens qu'ils donnent.
06:37Vous savez, moi, dans les derniers sondages,
06:39on nous met à 3%, M. Roussel, moi, et tout, qu'importe.
06:42Moi, je fais ça pour des convictions et pour une idée de la France.
06:45Et vous ne croyez pas que dans la médiocrité politique,
06:47il y a besoin d'un peu de diversité ?
06:49Sinon, c'est qui qui choisit ?
06:511000 personnes dans un institut de sondage ?
06:52– Vous avez plus de signatures que Mélenchon, ou pas en ce moment ?
06:54– J'en sais rien.
06:55– Il dit 200 ?
06:55– Il dit 200, heureusement, un peu plus.
06:59Mais ça viendra.
07:00Et je fais appel au maire, s'ils veulent une voix gaulliste, indépendante.
07:035 millions de Français, 6 millions ont été voir le film Général de Gaulle,
07:05qui devait être un four, qui ne devait pas marcher.
07:07– Et tout le monde se réclame du gaullisme aujourd'hui.
07:08– Oui, mais attendez, le gaullisme, c'est l'indépendance de la France.
07:11– Oui, d'accord.
07:12– C'est la souveraineté.
07:13– Tout le monde se réclame du gaullisme, donc.
07:14– Il y en a beaucoup qui l'ont trahi abondamment et qui s'en réclament.
07:17Mais les Français font la différence.
07:19– En avance.
07:20Merci, en tout cas, à tout le monde d'avoir été là autour de moi.
07:22– Merci.

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