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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:01Bonjour et bienvenue au Grand Rendez-Vous CNews Europe 1, Les Echos. Bonjour Eric Coquerel.
00:06Bonjour.
00:06Merci d'être avec nous. Vous êtes député insoumis de Seine-Saint-Denis, président de la Commission des Finances de
00:10l'Assemblée Nationale.
00:11Vous intervenez ce matin au lendemain de l'acte 2 des manifestations partout en France.
00:15Quel enseignement tirez-vous de cette journée ? Appelez-vous à la poursuite du mouvement.
00:20La loi Casseur-Payeur arrive également au Sénat cette semaine. Nous vous interrogerons là-dessus.
00:24Nous reviendrons sur la tuerie de Trappes, sur le budget et bien sûr sur la présidentielle avec les derniers sondages.
00:29Et pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont, Des Echos. Bonjour Stéphane.
00:32Bonjour.
00:33Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
00:34Bonjour.
00:35289 actions hier sur toute la France contre 430 la semaine dernière, 410 000 manifestants, 110 000 à Paris, 70
00:42000 forces de l'ordre mobilisées,
00:453 blessés graves, Toulouse, Clermont, Poitiers, 1000 interpellations.
00:48Hier vous étiez dans le cortège parisien, on vous a vu avec Jean-Luc Mélenchon, vous étiez juste derrière.
00:53Jean-Luc Mélenchon qui disait que ça risquait de se reproduire toutes les semaines.
00:57Ça veut dire que vous appelez à la poursuite du mouvement ?
00:59Ah mais nous on appelle à soutenir ces mobilisations qui sont appelées d'abord par les syndicats étudiants, lycéens, par
01:08les syndicats de salariés
01:09et qui vont se poursuivre à partir notamment du 5 novembre avec...
01:14Donc pas la semaine prochaine ?
01:16qui vont se poursuivre à partir du 5 novembre avec un appel à la grève générale de la CGT et
01:24des autres syndicats d'ailleurs, ce qui est quand même à noter.
01:26Parce que la dernière fois où un mouvement de cette ampleur a été rejoint par un appel à une grève
01:31générale, c'était il y a plus de 50 ans.
01:34Donc si vous voulez, on voit bien l'ampleur de la situation dans laquelle nous sommes.
01:38Et hier, vous citez les chiffres de la préfecture, enfin les chiffres du gouvernement, les chiffres des syndicats, des organisateurs.
01:46C'est non seulement autant à Paris que la semaine dernière, dans des conditions où tout était fait pour que
01:52les gens n'aillent pas manifester,
01:54on y reviendra peut-être, c'est-à-dire 250 000 personnes et en France 800 000 personnes.
01:58Ça veut dire que malgré...
02:00C'est les chiffres de la CGT, c'est pas les chiffres du ministère de la République.
02:03Oui, les chiffres de la CGT, chacun de ces chiffres.
02:05D'accord, mais je le dis.
02:07Donc malgré des mesures absolument contraires au droit de manifester, interdiction de manifester,
02:14parce que c'est un droit constitutionnel de manifester, je vous le rappelle.
02:17Donc quand vous interdisez des manifestations, non seulement vous créez potentiellement de la paiaille,
02:23parce que les manifestations ont lieu quand même, et dans ces cas-là, évidemment c'est plus générateur de possibles
02:28incidents.
02:29Non, je ne parle pas de ça, je parle des manifestations qui ont carrément été interdites,
02:33je pense dans des villes comme Lyon, Bordeaux, etc.
02:36Plus les changements d'itinéraires, vous l'avez dit, c'est-à-dire à Paris, ce qu'il faut comprendre,
02:40c'est qu'il y avait un itinéraire qui existait jusqu'à vendredi soir,
02:44et le samedi matin, on apprend qu'il est déplacé.
02:46Vous conviendrez que dans le contexte, pour les organisateurs, c'est pas très simple de s'organiser,
02:50et malgré tout, il y a une très grande discipline, à la fois des organisations comme la nôtre, des syndicats,
02:56mais surtout des manifestants qui ont rejoint le point totalement inédit,
03:00pour bien comprendre, nous a fait manifester ce qui n'a jamais vu à Paris sur les extérieurs,
03:05et pour rejoindre malgré tout, tous, ce point de départ, et faire une véritable marée humaine.
03:10Donc moi, ce qui m'apparaît essentiel, c'est que le nombre de personnes qui contestent la politique de gouvernement,
03:17qui demandent que les lycéens et les étudiants voient leurs revendications...
03:22Là, on est bien au-delà des lycéens et des étudiants.
03:25Oui, mais je continue.
03:26Et les salariés qui ont rejoint ce mouvement, également par rapport à la vie chère, au blocage des prix, etc.,
03:32ça continue à être tout aussi important, malgré la répression, la manipulation, les provocations du gouvernement.
03:38Donc moi, je vais vous dire une chose, la conclusion de tout ça,
03:40c'est que pour bien connaître qu'on a des mouvements de cette ampleur,
03:43notamment qui ont, j'allais dire, la jeunesse qui entretient le mouvement par sa mobilisation,
03:51en général, soit vous cédez, soit vous partez.
03:55C'est ça qui va se poser comme question.
03:56C'est ce que dit M. Macron.
03:58Cédé à quoi exactement ?
03:59C'est-à-dire, imaginons la liste des pistes.
04:00C'est-à-dire à quoi vous devez céder pour qu'elle ait...
04:02Elle est assez connue, si vous voulez.
04:04Du côté du mouvement lycéen-étudiant, il y a l'abrogation de parcours sup.
04:08Il y a le fait de mettre 10 milliards d'euros, en tout cas de l'argent de manière significative,
04:14dans le budget pour faire en sorte qu'il y ait un enseignant de temps les classes.
04:19Oui, oui, mais vous me demandez là pour l'instant.
04:22Après, on va discuter sûrement de la faisabilité pour vous de cette histoire.
04:26Mais il y a ça.
04:27Du côté des salariés, il y a le fait d'avoir de l'augmentation des salaires,
04:32parce que le problème du pouvoir d'achat qui se pose depuis deux ans pour tout le pays
04:35et depuis plusieurs années pour les salariés devient évidemment un problème majeur,
04:39plus le blocage des prix, par exemple des carburants, qui continue à augmenter.
04:44Voilà, les revendications sont connues.
04:45Le gouvernement peut y répondre.
04:46Nous sommes paris des revendications lycéales et des revendications beaucoup plus nombreuses.
04:49Oui, mais parce que le mécontentement est global par rapport à ce que vit le pays, ce qui est normal.
04:53Avec une conséquence politique, si le gouvernement ne sait pas, Macron doit partir.
04:58Le président Macron, il va partir de toute façon.
05:00Je vais vous donner une chose.
05:01Aujourd'hui, vous avez plein de macronistes qui le disent.
05:05Finalement, il vaut mieux qu'il parte avant, tellement la situation devient nable.
05:08Donc, vous voulez une présidentielle anticipée, c'est ça ?
05:10Moi, je ne veux rien.
05:11Je vous dis simplement que si M. Macron ne répond pas,
05:13ce qu'il aurait déjà dû faire depuis longtemps,
05:15parce que plus il tarde, plus l'addition va être importante.
05:18Et quand je dis M. Macron, c'est que lui-même est apparu à la télévision,
05:21donc il s'est mis au premier rang pour rien dire, d'ailleurs.
05:24S'il ne répond pas, à un moment donné, vous allez voir que le mot d'ordre va changer.
05:30Et le mot d'ordre, ça sera qu'il parte.
05:31C'est logique, c'est dans tous les membres d'ordre.
05:33Ce que dit le président Macron, il a dit samedi dimanche soir à la télé,
05:37c'est de dire qu'il y a une campagne électorale,
05:38les Français vont se prononcer dans six mois,
05:40laissons la campagne électorale, laissons les Français se dérouler.
05:43Mais ça, c'est des choses que ne peuvent pas comprendre les gens
05:47qui, concrètement, ont leur pouvoir d'achat,
05:48qui fait qu'ils n'arrivent plus du tout à finir leur fin de mois.
05:51Les lycéens qui font leurs études dans des conditions absolument anormales
05:56et en plus avec une sélection à l'entrée de l'université,
05:59avec Parcoursup qui est irrationnel et qui en laisse des milliers sur le carreau.
06:03– Vous mettriez à la place de Parcoursup, Éric Coquerel, par exemple ?
06:06– Moi, je mettrai déjà…
06:07– J'ai reçu le filibètre de l'enseignement supérieur.
06:08– Parcoursup, c'est quoi ?
06:10– Parcoursup, c'est on adapte le nombre de bacheliers
06:15qui peuvent aller à l'université au nombre de places dans les universités.
06:19Moi, je pense qu'il faut faire l'inverse.
06:20Il faut adapter le nombre de places dans les universités
06:23au nombre de bacheliers qui peuvent y aller.
06:25Donc déjà, il y a un problème global de budget,
06:27c'est pour ça que nous, on demande la création de 250 000 places dans les universités.
06:31Et deuxièmement, le fait que dès que vous avez votre bac,
06:36vous avez un système qui vous garantisse de pouvoir poursuivre vos études
06:39si vous le souhaitez dans le supérieur.
06:41Alors après, il y a d'autres filières, mais elles sont déjà empruntées.
06:44– Vous voudriez qu'il y ait la place pour tout le monde, en fait ?
06:45– Comment ?
06:46– Pour l'instant, c'est le cas, excusez-moi.
06:48Donc, soit on revient sur ce principe, mais pour l'instant, c'est le cas.
06:51– Est-ce qu'on revient sur le bac aussi ?
06:52Est-ce qu'on donne le bac aujourd'hui à tout le monde ?
06:54– Mais on ne donne pas le bac à tout le monde.
06:57C'est qu'il se trouve que, contrairement à ce qui est dit quand même,
06:59le niveau de formation, d'éducation de nos jeunes,
07:05d'un point de vue massif, a largement progressé par rapport,
07:08il y a une trentaine d'années, en termes de masse.
07:10– Vous ne croyez pas que le niveau du bac en tant que tel a baissé ?
07:12– Non, non, je ne crois pas, non, je ne crois pas.
07:13– C'est une illusion ?
07:14– Oui, c'est une illusion.
07:15– C'est une illusion, bien sûr, simplement,
07:17il y a plus de gens aujourd'hui, et c'est tant mieux,
07:19ça fait partie de l'élévation de la formation et l'éducation de notre population.
07:24– Vous et moi, quand on a passé le bac, on a passé toutes les matières au bac.
07:27Aujourd'hui, il ne passe plus toutes les matières.
07:29Il y a une grande partie, c'est le contrôle continu.
07:30– Non, mais attendez, ça, c'est autre chose.
07:31Ça, ça remet en question le contrôle continu.
07:33– Mais vous le remettriez ?
07:36– Oui, moi, je suis pour un système où on vient.
07:39Mais même avant ça, vous remarquerez que le nombre de lycéens
07:42et le nombre de bacheliers augmentaient considérablement.
07:44Ce n'est pas lié à ça.
07:46C'était le projet, notamment, Lionel Justemin avait souhaité,
07:48je crois que c'était 80% à l'époque de bacheliers.
07:52Et c'est une bonne nouvelle.
07:53Ça veut dire que notre population est mieux formée, mieux éduquée, etc.
07:58Donc, considérons que c'est un des principaux potentiels de notre pays
08:03de former des personnes qui vont pouvoir accomplir des métiers qualifiés, etc.
08:08Donc, arrêtons de nous inquiéter par rapport à ça.
08:11– Par exemple, chez nos voisins suisses, par exemple,
08:13il y a un tiers des jeunes qui n'ont pas le bac
08:15et qui ont des métiers tout à fait qualifiés.
08:17– Mais chez nous aussi…
08:18– J'ai l'impression qu'en France, quand on n'a pas le bac, c'est honteux, vous voyez
08:21?
08:22– Ce n'est pas ça du tout.
08:23– Alors, en fait, c'est dommage.
08:24– Alors, on pourrait revenir aussi en question que, de l'autre côté, par exemple,
08:26vous remarquez que les lycées professionnels sont complètement dévalorisés,
08:29sont moins financés, il y en a moins qui sont construits.
08:32Oui, bien sûr, en France.
08:33Donc, moi, je ne dis pas que forcément, si vous n'avez pas le bac,
08:36vous êtes fous, ce n'est pas ça.
08:36– Il y a un problème d'idéologie en fait de dogme.
08:39– Non, si vous avez le bac, vous devez pouvoir avoir le choix de continuer à vos études.
08:45– Oui.
08:45– Voilà, et en plus de ça, parce que je vois bien l'idée qui est derrière.
08:48– L'idée qui est derrière, attendez, c'est moi finir.
08:50L'idée qui est derrière, c'est le fait qu'en réalité,
08:54beaucoup de jeunes qui ont le bac et qui veulent poursuivre les études n'ont pas le niveau.
08:57C'est ça qu'ils font une petite musique.
08:59Mais je vous assure qu'avec Parcoursup, les milliers de personnes qui sont…
09:01– C'est complètement essentiel de l'affirmation.
09:02– Les milliers de personnes qui sont…
09:04Moi, j'en vois, il y en a plus de 500, par exemple, en Seine-Saint-Denis,
09:07mais ils ont largement le niveau, ce n'est pas ça le problème.
09:10C'est que Parcoursup est un engin, un outil totalement irrationnel.
09:13– Mais Parcoursup, il faut le remplacer, parce que les lycéens,
09:16leur revendication, c'est l'abrogation de Parcoursup.
09:20Est-ce qu'il faut abroger Parcoursup ou est-ce qu'il faut le réformer ?
09:22– Il ne faut pas réformer Parcoursup, il faut le remplacer par un autre système
09:26qui permet de faire en sorte que vous ayez la garantie, si vous le souhaitez,
09:30de poursuivre vos études dans les universités.
09:34Et d'ailleurs, je vais vous dire une chose, ce qui se passe aujourd'hui,
09:36c'est que comme vous avez plein de ces jeunes qui peuvent tout à fait ambitionner
09:40de poursuivre des études supérieures,
09:42c'est les écoles privées aujourd'hui, les universités privées autres
09:46qui sont en train d'en profiter, parce que les gens finalement
09:50n'ont pas d'autres moyens, de classe moyenne notamment, de faire.
09:53Donc c'est un système qui ne fonctionne pas.
09:55Je reviens, excusez-moi, je comprends l'importance du sujet,
09:58mais je reviens, donc ça fait partie des revendications.
10:01Et très sincèrement, moi je ne comprends même pas le gouvernement,
10:03parce qu'ils sont dans une situation...
10:05Oui, mais là même, j'allais dire tactiquement,
10:08parce qu'ils sont dans une situation où de toute façon, il va falloir qu'ils cèdent.
10:11Moi je vais vous dire quelque chose, ils ne pourront pas faire autrement.
10:15Et l'abrogation de parconsulte, il pourrait très bien dire,
10:17bon ok, il va y avoir une élection,
10:19que chaque candidat à la présidentielle donne le système qu'il souhaite
10:23pour aller à l'université,
10:25et en attendant, le système tel qu'il est, nous l'abrogeons,
10:27et ça se charge à la prochaine majorité de le faire.
10:30Très franchement, j'ai compris, il y a des questions un peu de calendrier haute,
10:34mais c'est rien...
10:35Le temps de l'abroger, on sera déjà à la présidentielle.
10:36Ben non, il suffit de l'abroger maintenant.
10:38Mais que faites-vous de tous ces professeurs
10:39qui ont témoigné quand même au fil du temps,
10:41des gens de gauche, de centre, de droite, au-delà d'idéologie,
10:43qui disent qu'il y a 10 ans, leurs élèves étaient d'un certain niveau,
10:4615 ans, 20 ans, et aujourd'hui, c'est tout autre chose.
10:48Est-ce que ce sont des témoignages que vous balayez du revers de la main ?
10:52Non, je ne le balaye pas du revers de la main, pour une bonne raison.
10:54C'est que les conditions aussi, aujourd'hui, d'études dans les lycées
10:57sont beaucoup moins bonnes qu'il y a 10 ans.
10:59L'intérêt minimal pour la littérature, la violence entre la...
11:01Du fait que vous ayez des conditions matérielles,
11:03du fait que vous ayez un manque d'enseignants, bien évidemment.
11:07Mais globalement, ce n'est pas vrai de dire,
11:09et d'ailleurs, il suffit de voir le mouvement,
11:10et j'allais dire le talent qui s'exprime dans le mouvement,
11:13au lieu d'avoir sans arrêt de s'apesantir sur les images de violence, etc.
11:19Vous avez un talent dans ce mouvement qui montre bien
11:21qu'on a des jeunes qui sont en réalité,
11:23et qui ont beaucoup de talent, ça l'exprime aussi.
11:25Donc arrêtons cette espèce de déclinisme.
11:26On se retrouve dans un instant avec Éric Coquerel au Grand Rendez-vous.
11:31Suite du Grand Rendez-vous avec Éric Coquerel,
11:33député insoumis et président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale.
11:35Les commerçants ont été durement touchés une nouvelle fois dans ces manifestations.
11:38Une grande bijouterie de Nantes, par exemple, a été pillée.
11:41Le projet de loi Casseur-Payeur arrive au Sénat mardi.
11:44Le rapporteur, le sénateur David Marguerite, ce matin sur Europe 1,
11:47prévoit de faire payer les parents,
11:49prendre sur les allocations familiales,
11:51sinon de prévoir des échelonnements pour ceux qui ne pourraient pas payer tout de suite.
11:53Vous lui répondez quoi, Éric Coquerel ?
11:55Écoutez, il y a déjà une loi Casseur-Payeur, je vous fais remarquer,
11:57qui fait en sorte que quand vous vous êtes pris en train de casser,
12:03et que vous en êtes responsable individuellement,
12:05on peut vous demander de payer.
12:06Là, ce n'est pas ça, c'est une loi non Casseur-Payeur.
12:08C'est-à-dire que vous êtes dans une manifestation,
12:11en plus vous êtes une organisation,
12:12il y a de la casse, on peut considérer que vous êtes co-responsable de cette casse,
12:16et venir vers vous.
12:18Donc, si on le prend jusqu'au bout, vu les risques courus,
12:21avec une répression toujours plus accrue,
12:22ça peut être au bout d'un moment, carrément la fin des manifestations,
12:26puisque personne ne vous rapprend cette responsabilité.
12:28On imagine que ce sera pour des faits caractérisés.
12:31Mais ce n'est pas ça le problème.
12:32Je vous dis ce qu'il y a dans cette loi.
12:33C'est une loi liberticide ?
12:34Bien sûr, c'est une loi liberticide,
12:36et qui est contraire au Code pénal,
12:37puisque je vous rappelle que dans le Code pénal,
12:38on explique que c'est la personne qui est responsable qui peut juger,
12:42et non pas des tiers ou des...
12:43Ça sera au Conseil constitutionnel de juger si c'est liberticide.
12:46Oui, oui, mais moi, vous me donnez mon avis,
12:49vous n'interrogez pas le Conseil constitutionnel en ce moment.
12:51Après, sur la juridité liberticide, c'est au Conseil constitutionnel de juger.
12:54Je vous dis que c'est liberticide, contraire au Code pénal,
12:56et que, en réalité, c'est un...
12:58Ça fait toujours partie de ce que fait le macroniste depuis maintenant des années,
13:02c'est-à-dire qu'il a des mobilisations sociales toujours plus fortes,
13:05toujours plus importantes par rapport à une politique qui produit des inégalités comme jamais,
13:09et qui a un bilan économique catastrophique,
13:11et la manière de répondre,
13:13ce n'est pas de donner satisfaction à ceux qui se mobilisent,
13:16c'est toujours plus de répression.
13:18Donc voilà, on continue par ce biais,
13:20mais là, enfin, c'est l'unier.
13:22Vous me direz, vu les décisions,
13:24réprimer les casseurs, c'est légitime cela dit,
13:26ceux qui payent, ceux qui attaquent les policiers...
13:27Je viens de vous dire, je viens de vous dire une chose,
13:28c'est que cette loi n'est pas ça.
13:30La loi réprimer les casseurs, comme vous dites, elle existe déjà.
13:33J'entends, mais quand la police, par exemple,
13:34quand les différents services d'ordre cassent les casseurs,
13:37c'est légitime.
13:38Non, mais là, vous me donnez un autre sujet, là.
13:40Je l'ai pris que c'est lié, quand même.
13:42Là, vous me passez de la loi.
13:44Alors, je vais vous répondre par rapport à ça,
13:46puisque là, vous me parlez de la police.
13:48Oui, oui, les différentes forces de l'ordre.
13:50D'accord.
13:51Je pense que la police doit toujours agir en proportionnalité
13:54par rapport à ce qu'il y a en face.
13:56D'accord ?
13:57En 68, le préfet Grimaud, par rapport à des événements
14:01où je vous assure que les policiers s'en prenaient beaucoup plus
14:04que les policiers actuels,
14:05parce qu'aujourd'hui, c'est des cailloux.
14:07À l'époque, c'était des pavés.
14:08Aujourd'hui, c'est des feux d'artifice.
14:10À l'époque, c'était des cocktails Molotov.
14:12Et le préfet Grimaud explique et dit
14:14qu'un policier qui frappe un homme à terre
14:17se déshonore et déshonore toute la profession.
14:19Aujourd'hui, on a une situation où, après 8 éborniers,
14:272 visages fracassés, 5 personnes amputées,
14:2914 blessés graves et 1 mort dont on n'a toujours pas élucidé
14:32comment il était décédé la semaine dernière,
14:35on a un Premier ministre qui explique que ce sont des accidents
14:38et il n'y a pas de répression policière.
14:40Donc, je vous réponds, je pense que la gestion du maintien de l'ordre
14:43est une gestion absolument catastrophique
14:45qui ne fait qu'envenimer les choses,
14:47qui ne fait qu'aggraver les choses
14:48et qui, en plus, comme l'année dernière,
14:49parce que la semaine dernière, c'est totalement un fiasco,
14:52met les conditions pour faire en sorte qu'au bout d'un moment,
14:54tout ça devient incontrôlable.
14:56Hier, ce n'était pas un peu mieux ?
14:58Mais pourquoi c'était mieux ?
15:00Il y avait plus de policiers ?
15:01Non, non, non, ce n'est pas à cause de ça.
15:04Il y avait 70 000...
15:04C'était mieux, je vais vous dire pourquoi c'était mieux à Paris,
15:06c'est qu'il y a toute une réflexion dans le mouvement social,
15:10chez les jeunes,
15:11et que la réponse qui a été donnée,
15:12c'est de ne pas tomber par rapport à ce qu'on souhaitait qu'ils fassent.
15:15Parce qu'en interdisant la manifestation
15:17au dernier moment à Bastille,
15:18mais ça, c'est-à-dire des images de violence
15:21dont vous pourrez après vous répéter pour dire,
15:24finalement, voyez, c'est ça le mouvement, etc.
15:27On ne les favorise pas, les images, cher monsieur ?
15:28Vous les choisissez, cher monsieur.
15:30C'est-à-dire, vous les choisissez.
15:32Vous les choisissez.
15:33Quand, par exemple...
15:34Non, non, non, je vais vous répondre.
15:35Oui, je vais vous répondre.
15:37Quand vous, mais vous n'êtes pas les seuls.
15:38Il n'y a pas longtemps, j'étais sur une de vos chaînes concurrentes,
15:40et je leur ai dit la même chose.
15:42Vous avez un mouvement lycéen, par exemple,
15:44et vous choisissez de mettre 40 minutes en direct sur un feu de poubelle
15:48au lieu d'aller interroger les gens qui font ce mouvement,
15:50pourquoi ils le font, etc.
15:51Vous choisissez vos images.
15:52Vous réduisez ce qui s'est passé à des feu de poubelle.
15:54Je vais aller jusqu'au bout.
15:55Vous donnez des exemples plus loufoques.
15:57Seulement, CNews le fait,
15:59mais il y a d'autres chaînes qui le font.
16:00Quand, par exemple, hier,
16:02prenons hier, c'est intéressant,
16:03on a une manifestation absolument massive.
16:05À la fin, il y a, si je prends les chiffres,
16:08prenons même les chiffres de la préfecture,
16:10vous avez des heurts qui concernent 0,5%,
16:14500 personnes, c'est ce que dit la police,
16:16des manifestants.
16:18Toutes vos télés étaient en direct là-dessus,
16:20le moindre chose, etc.
16:21Et vous avez passé beaucoup,
16:22laissez-moi finir,
16:23vous avez passé beaucoup plus de temps
16:24que sur la mobilisation elle-même extrêmement massive.
16:27Donc, vous faites un choix,
16:28et vous renvoyez même aux manifestants quelque chose,
16:30c'est-à-dire qu'est-ce qui les valorise ?
16:32Je pense que vous avez une responsabilité très forte.
16:34Les manifestants se font agresser,
16:35et ça s'est déjà vu, aujourd'hui.
16:37Comment ?
16:37Nos journalistes se font agresser
16:38quand on va interroger.
16:39Oui, oui, bah oui, mais oui, oui.
16:41Donc, vous dites quoi ?
16:43Bah écoutez, quelque part,
16:44vu le travail que vous faites à certains moments,
16:47vous savez,
16:47ils l'ont bien cherché ?
16:48Quel travail ?
16:49Le travail, je viens de vous l'expliquer.
16:51Le travail que vous faites,
16:52c'est que vous donnez une image...
16:53Ils l'ont bien cherché ?
16:54Non, alors arrêtez.
16:55On va laisser Éric Leclerc répondre.
16:58D'accord, oui, oui, oui.
16:59Je dis simplement,
17:00d'abord, vos journalistes ne sont pas agressés,
17:02effectivement, les gens ne veulent pas leur répondre,
17:04pas qu'à vous maintenant.
17:05Vous dites qu'il faut aller chercher
17:06les réponses des gens.
17:07Mais parce que vous entretenez
17:08parce que vous couvrez,
17:10vous entretenez parce que vous couvrez,
17:11vous, c'est news,
17:12mais pas vous, que c'est news.
17:13Pour une fois,
17:14vous êtes malheureusement rejoints
17:15par d'autres chaînes de thé
17:16qui font la même chose.
17:17ils ne sont pas tapés sur la tête.
17:19Mais d'accord,
17:19mais quand vous renvoyez sans arrêt
17:20une couverture de mouvement
17:23qui, quelque part,
17:24donne une image totalement faussée
17:25de celui-ci...
17:27Donc, on ne peut pas poser une question.
17:27Vous ne posez pas des questions,
17:29vous aviez un biais idéologique
17:30de la manière de traiter ce mouvement.
17:31Oui, c'est ce que vous pensez,
17:32monsieur Coquerel.
17:32Donc, comprenez que les lycéens
17:35n'ont pas l'impression
17:36d'avoir une ou plusieurs chaînes
17:38d'informations
17:38qui couvrent de manière objective
17:40leur mouvement.
17:40Ils ont l'impression,
17:41et ils ont raison,
17:42d'avoir un outil idéologique
17:44au service, finalement,
17:46de ceux qui veulent contrer ce mouvement
17:48et qui entretiennent,
17:50qui entretiennent,
17:51finalement,
17:51le discours du gouvernement,
17:52qui veut réduire ça
17:53à une question de violence,
17:55de répression,
17:56pour oublier
17:57qu'on a, hier,
17:58eu une des manifestations
17:59comme la semaine dernière
18:00les plus importantes
18:01de l'histoire de ce pays
18:03et qu'il conviendrait peut-être
18:05de donner une réponse politique.
18:06Est-ce que ça justifie la violence ?
18:07Mais la violence,
18:08je vais vous dire une chose.
18:09Nous, on a toujours considéré
18:10que la violence
18:11n'est jamais justifiée.
18:12Les gens viennent nous conter.
18:13Pas toujours.
18:13Monsieur Baye Ayoko
18:14a des propos complexes.
18:15Non, mais non, arrêtez.
18:16Mais pourquoi arrêtez ?
18:17Parce que c'est faux.
18:19Vous le dites vous-même.
18:21Monsieur Baye Ayoko
18:22dit que la violence
18:23est légitime,
18:23mais il faut chercher
18:24le dit ou non ?
18:27Je ne vais pas vous répéter
18:28vos violences racistes
18:29que vous avez laissées
18:30sur ces news
18:30vis-à-vis de monsieur
18:31Baye Ayoko
18:32il y a encore très peu de temps
18:33avec certains...
18:34Mais je vous parle
18:36puisque vous venez sur ce terrain.
18:37Monsieur Baye Ayoko
18:37dit la violence
18:38est légitime,
18:39mais il faut chercher
18:40à l'éviter.
18:40Vous venez sur ce terrain.
18:41Vous entretenez une violence
18:43à travers ce que vous laissez faire
18:44à certains de vos éditorialistes
18:46avec des sorties racistes
18:47sur lesquelles d'ailleurs
18:48vous venez d'être condamnés
18:48par l'ARCOM
18:49à nouveau...
18:51Vous me parlez de violence
18:52et je vous dis que
18:53votre violence
18:54vous c'est les mots.
18:55Et que
18:56elle explique beaucoup de choses.
18:57Si la violence
18:58est légitime,
19:00mais il faut chercher
19:01à l'éviter.
19:01Il a passé des jours
19:03j'y étais,
19:03je peux vous le dire.
19:04Non, non,
19:04vous n'avez pas coupé.
19:05Alors que
19:07monsieur Bagai Ayoko
19:08a passé des jours
19:09et j'y étais
19:09à faire en sorte
19:10de s'interposer
19:11pour que par exemple
19:12devant des lycées
19:12de Saint-Denis
19:13où on était ensemble
19:15on permette
19:15de calmer les choses
19:16et d'éviter les heurts
19:18entre les manifestants
19:19et les policiers
19:20qui étaient souvent
19:20très agressifs.
19:21Il a passé des heures
19:22là-dessus.
19:23Il est interrogé
19:23à un moment donné
19:24je vais vous dire sur quoi
19:25sur le jeune
19:26qui avait eu le visage
19:27fracassé de 14 ans
19:28par un policier
19:29à bout portant.
19:30Fracassé.
19:31A vie.
19:31D'accord ?
19:32Et sa réaction
19:32c'est de dire que
19:33quand il y a quelque chose
19:34comme ça
19:35penser qu'il ne peut pas
19:36y avoir une violence en face
19:37c'est compliqué
19:38évidemment c'est légitime
19:39et il ajoute
19:39mais ce n'est jamais
19:40mais ce n'est pas
19:42ce n'est évidemment pas
19:43ce dans quoi on s'inscrit.
19:45Alors voilà exactement
19:46la terminologie
19:47il n'a pas expliqué
19:47qu'il justifiait
19:49la manière
19:49la violence de manière globale
19:50il parle d'un fait précis
19:52ou quand vous êtes
19:53vous déformez les citations
19:54de vos profs rames
19:54Mais non mais non
19:55Est-ce que je peux avoir
19:56la réponse à ma question ?
19:57Est-ce que ça juste
19:58il est comptable sur les gens
19:59Mais je ne sais pas
20:00je ne suis pas indigné
20:00je dis vous continuez
20:02votre travail
20:02votre travail
20:03qui est de salir un mouvement
20:05et après vous étonnez
20:06que les personnes
20:07qui sont dans le mouvement
20:08n'aient pas envie de voir
20:08les chaînes de CNews
20:09sur le mouvement
20:10tellement ils savent
20:11que vous manipulez les choses
20:12Mais on ne manipule rien du tout
20:13On fait notre travail
20:14Monsieur Coquerel
20:15Vous venez bien sur notre plateau
20:16Vous venez bien répondre
20:17à nos questions
20:18Me faites pas regretter
20:19deux secondes
20:19Je viens uniquement
20:20Vous savez que c'est
20:21la dernière émission
20:22On vient maintenant
20:22Parce qu'il y a les échos
20:24Parce qu'il y a d'autres médias
20:24Me faites pas regretter
20:26de venir
20:26Parce que si vous avez
20:27cette question
20:28Je vous réponds
20:29sur votre responsabilité
20:30Je vous réponds
20:31Sur les journalistes
20:31Vous me dites
20:33Est-ce que vous justifiez
20:35les violences ?
20:35Alors d'abord
20:35j'aimerais bien avoir
20:36la liste des violences
20:37de vos journalistes
20:38comme je viens de vous donner
20:39On vous la donnera
20:41Avec le même niveau
20:42Parce que là vous n'avez pas réagi
20:44sur la liste que je vous ai donnée
20:45C'est quand même pas rien
20:46Non mais je vous ai
20:485 amputés
20:4814 blessés
20:49Je peux vous dire
20:50Je peux vous dire
20:50qu'un policier
20:51a eu 60 jours d'ITT
20:53parce qu'il a reçu
20:53un pavé dans les testicules
20:55Voilà
20:55Par exemple
20:56Je vous dis une chose
20:56Moi je ne justifie pas
20:58la violence
20:59Quelle qu'elle soit
21:00Donc y compris
21:00s'il y a de la violence physique
21:02Les journalistes avérées
21:03par rapport à vos journalistes
21:05que vous arrivez à me la monter
21:06Je ne la justifie pas
21:06Là ce sont des violences
21:07Ce sont des violences
21:09Est-ce que ce sont
21:09les journalistes
21:10qui ont provoqué
21:10les violences
21:11que vous m'avez dit
21:11dans votre liste
21:12Vous n'avez pas envie
21:12de voir une chaîne
21:13comme CNew
21:13sur leur mouvement
21:14Vous ne me répondez pas
21:16Vous salissez leur mouvement
21:17Monsieur Coquerel
21:18Ne pas reprendre une propagande
21:20Monsieur Coquerel
21:20On est bien d'accord
21:21Ce ne sont pas les journalistes
21:22Ce ne sont pas les journalistes
21:23qui ont provoqué ces violences
21:24Monsieur Coquerel
21:25Vous le déformez
21:26Mais si vous m'expliquez
21:27le moment où LFI
21:28doivent contrôler
21:28la ligne éditoriale
21:30ou la manière
21:31dont une caméra est placée
21:31Vous me dites
21:32que c'est une conception originale
21:33Les gens qui regardent
21:36votre télé
21:37qui viennent sur votre télé
21:38jugeront de la manière
21:40dont vous traduisez
21:41un mouvement
21:41Que je sache
21:42Vous venez
21:43Vous êtes invité
21:44Juste la liste
21:45que vous m'avez donnée
21:46Ce ne sont pas les journalistes
21:47qui ont fait ça
21:47qui ont fait ce carnage
21:48C'est parce que je vous dis
21:49Vous me dites
21:51Vous me parlez
21:52Vous me demandez
21:53Vous me demandez
21:54sur les réactions
21:54par rapport à des journalistes
21:55Journalistes
21:56qui viennent
21:57et qui interrogent
21:58des manifestants
21:58Je ne sais pas
21:59s'il y a eu des violences
21:59Et qui se font taper dessus
22:00Écoutez ça
22:01j'ouvre déjà la confirmation
22:02On le montre
22:03tous les jours
22:03Ben non mais donnez-la moi
22:04On le montre tous les jours
22:06Vous avez quel journaliste
22:07On va vous donner la liste
22:08Ben non mais donnez-la moi
22:09Vous avez la place
22:09de renseigner pour la police
22:10Moi je suis très renseigné
22:11Vous l'avez pour vos journalistes
22:12Vous devez le savoir
22:13On a toute une liste
22:14Donc en réalité
22:14vous dites n'importe quoi
22:15Non je ne dis pas n'importe quoi
22:16Je ne vous permets pas
22:17de dire ça monsieur Pecret
22:18Vous me donnez
22:19Attendez
22:19Moi je vous donne
22:19des faits précis
22:20Vous êtes capable
22:21de donner un fait précis
22:22par rapport à un policier
22:23Je vous demande
22:24Tout un enregistrement
22:26Vous êtes responsable
22:26de votre chaîne de télé
22:27Vous devez donc
22:28Vous m'affirmez
22:29que des journalistes
22:30ont été agglissés
22:31Vous devez donc
22:32être capable
22:33de me donner
22:33par exemple
22:34le nombre de jours
22:34d'ITT de ces journalistes
22:35Je vous les donnerai
22:36D'accord
22:37Mais donc
22:37tant que vous ne les avez pas donnés
22:39je vais d'abord considérer
22:40une chose
22:40parce que ça
22:41Je vous confirme
22:42Je veux vous confirmer
22:43une chose
22:44C'est que les lycéens
22:45et tous ceux qui sont
22:46dans des mouvements
22:46en général depuis des années
22:47et qui voient au fur et à mesure
22:49arriver ces news
22:50pour qu'après
22:51les images
22:52qui soient utilisées
22:53dans un suivi
22:54ne me regardez pas comme ça
22:56dans un suivi
22:56de ces manifestations
22:57qui déforment totalement
22:58la réalité
22:59qui exacerbe
23:00qui quelque part
23:01à un moment donné
23:02ne valore en réalité
23:03que les violences
23:04C'est news
23:04ce sont des faits
23:06Non
23:06C'est une vision
23:07totalement universelle
23:08Ce serait mieux
23:08que LFI TV
23:09commande
23:10d'autres médias
23:11qui se sont fait agresser
23:11Ce sont des faits
23:12Ce sont des faits
23:13et vous avez raison
23:13c'est pour ça que C'est News
23:14vient d'être condamné
23:15pour racisme par l'ARCOM
23:16Vous avez des faits
23:17Vous n'avez pas de ligne éditoriale
23:19C'est news
23:19Ce serait mieux
23:20que LFI TV
23:21cadre les propos
23:22raconte les manifestations
23:23raconte les événements
23:24On commence à le comprendre
23:25quand même
23:26Je crois que chacun
23:28aura compris ce que je veux dire
23:29Il suffit de regarder
23:30C'est ce que je comprends
23:31C'est ça
23:31Ce que je comprends
23:32c'est votre tentation autoritaire
23:33De cette émission
23:34de cette façon-là
23:35Je vous réponds
23:36Je pense que vous avez
23:37un rôle
23:38qui est de faire en sorte
23:39quelque part
23:40de calomier ces mouvements
23:41de faire en sorte
23:42de déformer ces mouvements
23:43en permanence
23:44de faire en sorte
23:45en plus
23:46de les tirer souvent
23:47sous un biais raciste
23:48par rapport à ces mouvements
23:49C'est très grave
23:50que vous dites
23:50C'est très grave
23:58C'est très grave
23:59C'est peut-être très grave
24:00mais vous
24:01votre couverture est très grave
24:02Non, elle n'est pas très grave
24:03puisque vous venez
24:03vous exprimer ici
24:05Et on marque une pause
24:06dans le Grand Rendez-vous
24:07à tout de suite
24:13Retour du Grand Rendez-vous
24:14avec Éric Coquerel
24:15député de Seine-Saint-Denis
24:17et président de la Commission
24:18des Finances
24:19et sur le budget
24:19vos questions
24:20Stéphane Dupont
24:20Oui, alors la semaine dernière
24:22les députés ont rejeté
24:23la partie recette
24:24du budget de la sécurité sociale
24:26Le budget de l'État
24:28revient dans l'hémicycle
24:30cette semaine
24:30ça va se terminer pareil
24:32probablement les députés
24:33vont rejeter
24:34la partie recette
24:35le texte
24:36ils ne vont pas examiner
24:37la partie dépense
24:38le texte part au Sénat
24:39avant de revenir plus tard
24:40à l'Assemblée
24:41Vous pensez qu'on ne va pas
24:43avoir de budget cette année
24:43M. Coquerel ?
24:44C'est très mal parti
24:46Déjà on a eu un budget
24:47chaque année pour l'instant
24:47mais non
24:48je pense qu'il y aura
24:49un budget tout simplement
24:50parce que
24:52pour aller vite
24:53quelle est la stratégie
24:54du gouvernement
24:55elle est d'où
24:56d'abord ils vont essayer
24:57de faire un 49-3
24:59ça me paraît certain
25:00parce qu'ils n'ont pas
25:01de majorité
25:01pour faire voter
25:02leur budget
25:04et ensuite
25:04ils vont compter
25:05sur une des forces
25:06d'opposition
25:06pour ne pas les censurer
25:07ce qui permettra
25:08de passer le budget
25:09Pendant deux ans
25:10ça a été le groupe socialiste
25:11là je n'ai pas l'impression
25:13que ce soit eux
25:14qui soient particulièrement
25:15visés là-dessus
25:17je pense que c'est plutôt
25:17le Rassembleau National
25:19ne serait-ce que parce que
25:21les dernières orientations
25:22économiques, budgétaires
25:24du Rassembleau National
25:25ce qu'ils ont exprimé
25:25dans leur contre-budget
25:27finalement n'est pas très
25:28éloigné de la politique
25:29macroniste
25:30néolibérale
25:30de la politique d'oeuvre
25:31de compétitivité
25:34C'était le pari
25:34qu'avait fait Michel Barnier
25:35il y a deux ans
25:36ça s'était très mal terminé
25:37puisque finalement
25:37le Rassemblement National
25:38avait censuré
25:39oui mais si vous voulez
25:40on n'est pas dans le même moment
25:41et j'ai l'impression
25:42que Marine Le Pen
25:43est plus aujourd'hui
25:44et je pense que ses électeurs
25:46doivent l'écouter
25:47notamment ceux qui
25:50imaginent qu'il y a
25:51une dimension sociale
25:53dans le Rassembleau National
25:54Marine Le Pen est plus
25:56sur l'idée de dire
25:56je vais rassurer les marchés
25:58je vais gagner en crédibilité
26:00et donc par exemple
26:01propose une règle d'or
26:03que même les Allemands
26:03ont abandonné
26:04au niveau national
26:05c'est-à-dire le fait
26:05de ne pas dépasser
26:08et dans tous les votes
26:11quels que soient les votes
26:12par exemple
26:12sur plus de justice fiscale
26:13et autres
26:14bon ben ils votent
26:15avec les Macronistes
26:16soit pour empêcher
26:17des mesures
26:17soit pour protéger
26:19les mesures décidées
26:20par les Macronistes
26:21c'est un peu vrai surtout
26:22donc moi j'ai l'impression
26:23que de ce point de vue-là
26:24la tonalité
26:25ce que veut envoyer
26:26comme message
26:27au Rassemblement National
26:27n'est pas la même
26:28qu'au moment où
26:29il a censuré l'armée
26:30Vous parliez de rassurer
26:31les marchés
26:31le spectacle qu'on a eu
26:32à l'Assemblée
26:33ces dernières semaines
26:34c'est des députés
26:35qui rajoutent des dépenses
26:37les économies
26:37qui ont été proposées
26:38par le gouvernement
26:39qui ont toutes été rejetées
26:40est-ce que vous pensez
26:41que les débats
26:42qui ont eu lieu
26:43et qui vont continuer
26:44à avoir lieu
26:44à l'Assemblée
26:45sont de nature
26:45à rassurer les marchés
26:47sachant qu'on est
26:48au bord de la crise financière
26:49avec un intérêt qui explose
26:51est-ce bien raisonnable ?
26:52Pour l'instant
26:53la plupart des dépenses
26:54supérieures
26:55qui ont été adoptées
26:56c'est d'accroître
26:58des nifs par exemple
26:59c'est-à-dire
27:00pour les plus riches
27:01ça a été voté
27:02ou de refuser
27:03même à certains moments
27:04certaines taxations
27:05qu'imaginaient le gouvernement
27:07ou en tout cas
27:07de les affaiblir
27:08qui auraient apporté
27:09plus de recettes
27:10donc c'est pas vraiment
27:11du côté
27:12de ceux qui comme moi
27:13estiment que
27:14la question est moins
27:15une question de dépenses publiques
27:17que de recettes
27:18qui ont baissé depuis 2017
27:19qu'il faut regarder
27:20pourquoi le budget
27:21a été modifié
27:23bon voilà
27:23je crois que c'est pas ça
27:24qui détermine en réalité
27:27ce qui est en train
27:27de se passer à l'Assemblée
27:28c'est très politique
27:29et politiquement
27:30puisque je vais répondre
27:31jusqu'au bout à votre question
27:32sinon je ne vais pas y arriver
27:33je pense que le gouvernement
27:34soit ira vers un 49-3
27:36s'il a l'assurance
27:37que le Rassemblement National
27:37ne les censurera pas
27:38soit il va jouer
27:39d'aller jusqu'aux 70 jours
27:41qui est la limite
27:42au-delà desquels
27:43un gouvernement
27:44peut décider
27:44de prendre des ordonnances
27:45et le 18 décembre
27:46et à ce moment-là
27:46il choisira les ordonnances
27:47et la chance de censure
27:48pour vous
27:49ça n'arrivera pas
27:50parce qu'on est trop près
27:50de la présidentielle ?
27:51non ça n'arrivera pas
27:54probablement
27:54je fais attention
27:55à ce dont on parlait avant
27:58en termes de revendications
27:59qui peut venir quand même
28:00percuter ça
28:01parce qu'il y a des revendications
28:03budgétaires
28:03notamment de la part des lycéens
28:05mais
28:07parce que probablement
28:08le Rassemblement National
28:10voudra entre guillemets
28:11la jouer crédible et sérieux
28:13et en plus de ça
28:14il y a des mesures
28:15qui vont le satisfaire
28:15par exemple
28:16moi j'observe
28:17que la semaine dernière
28:18en commission
28:19là pour le coup
28:20les députés
28:23RN, LR
28:24et macronistes
28:25se sont mobilisés
28:26pour voter
28:27la transformation
28:27de l'aide médicale
28:29d'Etat
28:29en aide médicale
28:30d'urgence
28:31et s'abrer de moitié
28:32le budget
28:32bon c'est une première
28:33c'est-à-dire que
28:34jusqu'à maintenant
28:35c'était une revendication
28:37du Rassemblement National
28:38c'est devenu progressivement
28:39une revendication
28:41des républicains
28:41il y a une collusion
28:41aujourd'hui
28:42entre les macronistes
28:43très clairement
28:44très clairement
28:45c'est-à-dire qu'ils votent
28:46maintenant des choses
28:46par exemple les macronistes
28:47étaient vent debout
28:49il suffit de regarder
28:50les débats
28:51jusqu'à il y a deux ans
28:52les macronistes
28:53étaient vent debout
28:54qui ont toutes remis
28:55en question de l'AME
28:55la dernière
28:56ils ont commencé
28:56à accepter une baisse
28:57de 100 millions d'euros
28:58et là maintenant
28:59on transforme complètement
29:00l'AME
29:02en fait c'est une décision
29:03sanitaire qui est stupide
29:04mais ça je pense
29:05que c'est des signaux
29:06vous savez aussi
29:07qu'il y a par exemple
29:08cette histoire
29:09de carence
29:10pour les étrangers
29:11extra communautaires
29:12dans certaines prestations
29:13sociales
29:14qui très clairement
29:15est inspirée directement
29:16du programme du rassemblement national
29:18même du front national
29:19d'ailleurs
29:19donc voilà
29:20il y a des signaux envoyés
29:21de la part du gouvernement
29:22pour essayer de s'attirer les mal
29:23les bonnes attentions du gouvernement
29:26même si le gouvernement
29:26cherche des économies
29:27c'est 3 millions d'euros
29:28donc considérer que
29:30on est plus dans l'ordre du symbole
29:33et chacun le sait
29:34que de l'ordre
29:35de diminution budgétaire
29:39alors la question de la dette
29:40s'est imposée
29:40de plus en plus
29:41depuis un an
29:42Jean-Luc Mélenchon
29:42a sa proposition
29:43par rapport à cela
29:44on en entend d'autres
29:45est-ce que pour vous
29:45la question de la dette
29:46est une question
29:47à part entière
29:48c'est-à-dire
29:48le nécessaire remboursement
29:49de la dette
29:50pour ne pas être dévoré
29:50complètement par les intérêts
29:52sur la dette
29:53ou est-ce qu'il faut
29:53je comprends
29:54qu'il faut l'aborder
29:55autrement
29:55presque à la manière
29:56d'une illusion néolibérale
29:57dont on devrait
29:57se déprendre
29:59alors je vais vous répondre
29:59il y a deux choses
30:00jusqu'à maintenant
30:01jusqu'à il y a à peu près
30:02un an
30:03je vais vous dire très clairement
30:05je pense que la dette
30:05était un faux problème
30:06c'est-à-dire qu'effectivement
30:07elle était agitée
30:09depuis des années
30:10par tous ceux
30:10qui au nom de la dette
30:12voulaient abaisser
30:12les dépenses publiques
30:13affaiblir les services publics
30:15voire privatiser etc
30:16bref
30:16imposer une politique néolibérale
30:18pourquoi je dis ça
30:19parce que les taux d'intérêt
30:20étaient faibles
30:21et que en réalité
30:22c'est toujours le cas aujourd'hui
30:23mais il y avait à peu près
30:24trois fois plus
30:25à chaque fois
30:28de prêteurs
30:29qui venaient
30:30par rapport à des obligations
30:31ont beaucoup augmenté
30:31on va y revenir
30:33c'est pour ça que je vous dis
30:33ce que je vous définis là
30:35est une réalité
30:36qui était il y a encore un an
30:37quand par exemple
30:38monsieur Bérou
30:39expliquait
30:39avec des fois
30:40des professionnels
30:41autoréalisatrices
30:41parce que les marchés
30:42réagissent aussi
30:43à l'image qu'on leur envoie
30:44que quasiment
30:45le FMI était aux portes
30:46de la France
30:47qui est une une psy totale
30:49c'était une espèce
30:50de chantage
30:50pour dire
30:50il faut absolument
30:52adopter notre programme
30:53notre budget
30:53même s'il est minoritaire
30:54le problème de l'intérêt
30:55devienne surgir
30:56selon vous
30:57donc je pense que
30:58ce n'était pas un problème
30:59là c'est vrai que les taux d'intérêt
31:00pour différentes raisons
31:02augmentent
31:02d'un point de vue international
31:04alors c'est lié à la crise
31:05c'est lié à la crise
31:06c'est lié aussi
31:06vous le savez
31:07à une concurrence
31:09faite par
31:10l'intelligence artificielle
31:12qui viennent
31:12j'allais dire
31:13concurrencer les états
31:14en termes de
31:15en termes de dette
31:16et donc du coup
31:17ça renchérit
31:19automatiquement
31:19une espèce de concurrence
31:20qui se fait
31:21ça renchérit
31:22automatiquement
31:22les taux d'intérêt
31:23des états
31:23pour la France
31:24plus particulièrement
31:25et pour l'Europe
31:25on a un problème
31:27avec l'Allemagne
31:27c'est-à-dire que l'Allemagne
31:29c'est un fait absolument majeur
31:30est devenu un gros emprunteur
31:32c'était pas du tout le cas avant
31:33c'est-à-dire que l'Allemagne
31:33l'année prochaine
31:34va devenir quasiment
31:35un aussi gros emprunteur
31:36environ 300 milliards
31:37que la France
31:38qu'est-ce qui se passe
31:39c'est que l'Allemagne
31:40ayant une santé économique
31:41un peu meilleure
31:42tout simplement
31:42parce que l'Allemagne
31:43vous le savez
31:43a investi
31:44a décidé de changer sa politique
31:45a investi
31:4660 milliards
31:47pour commencer
31:48notamment dans la défense
31:49qui est un problème
31:50et dans d'autres secteurs
31:51et du coup
31:52devient un emprunteur
31:54et du coup
31:54la concurrence se fait
31:55et comme il y a concurrence
31:57en premier lieu
31:58pour l'instant en tout cas
31:59les prêteurs vont vers l'Allemagne
32:00et nous on devient
32:01un deuxième choix
32:02et puis troisièmement
32:03c'est la responsabilité
32:03de la politique
32:05que nous empruntons
32:07depuis un an
32:08qui fait que
32:09enfin depuis plusieurs années
32:10mais qui s'est accrue
32:11qui fait que
32:11je termine là-dessus
32:12l'année dernière
32:13en 2025
32:14l'Allemagne était à 0,3%
32:16de croissance
32:17nous on était
32:18à 0,9% de croissance
32:19on a continué
32:21une politique
32:21de coupe budgétaire
32:22d'austérité
32:22qui a un effet récessif
32:24là on va être
32:25à 0,5% de croissance
32:26les allemands
32:27seront à 1,3%
32:28donc il y a aussi
32:29le choix
32:29de politique récessive
32:31qui rentre la chose
32:32et qui explique
32:33à mon avis
32:33la situation
32:34plus je vais vous dire
32:35aussi
32:36la manière
32:37par exemple
32:37on est en train
32:38de gérer le conflit
32:39de manière catastrophique
32:40et qui explique
32:41à mon avis
32:42mais la question
32:42du désendettement
32:43se pose
32:44c'est-à-dire
32:44cette idée
32:44d'un horizon
32:45de désendettement
32:46de l'état
32:46d'abord la réduction
32:47du déficit
32:47alors je reviens
32:48à votre question
32:50vous avez raison
32:51de me renvoyer
32:51à la question
32:52que vous avez posée
32:52ce qu'elle est importante
32:54on est donc
32:55dans une situation
32:56où
32:57pour l'avenir
32:58à partir du moment
32:59où on estime
33:00qu'il va
33:01continuer
33:02il va falloir
33:03qu'on continue
33:03à emprunter
33:04par exemple
33:05pour faire face
33:06au mur d'investissement
33:07nécessaire
33:07ne serait-ce que
33:08sur les questions
33:08de bifurcation écologique
33:10ou de numérique
33:11c'est le rapport
33:13Draghi
33:13au niveau européen
33:14qui estime
33:15qu'il faudrait
33:15maintenant
33:16c'est maintenant
33:161000 milliards
33:17c'est 800 milliards
33:17mais ça augmente
33:18au fur et à mesure
33:19qu'on ne fait rien
33:19et en France
33:20vous avez pas mal
33:21de rapports
33:21qui montrent
33:22que c'est par
33:22dizaines de milliards
33:23qu'il faudrait investir
33:24par rapport à ça
33:25il va falloir
33:26continuer à emprunter
33:26or les taux d'intérêt
33:27augmentent
33:28on ne peut pas
33:29être complètement
33:30sous la loi
33:31des marchés financiers
33:32pour pouvoir
33:33continuer à le faire
33:33et là se pose
33:34dès lors la question
33:35de ce qu'on pourrait
33:36faire au niveau
33:37européen
33:38pour y échapper
33:39il y a une possibilité
33:40vous savez que dans le temps
33:41il y avait un circuit
33:42du trésor en France
33:43c'est-à-dire que
33:43pour aller vite
33:44la dette n'était pas
33:45sur les marchés financiers
33:46c'est nous-mêmes
33:46qui nous prétions de l'argent
33:48par différents mécanismes
33:49au niveau européen
33:50ça a été fait
33:51après le Covid
33:51il y a eu des achats
33:52de programmes
33:53qui ont été faits
33:54par la BCE
33:54qui a prêté directement
33:56aux banques centrales
33:57dont la Banque de France
33:58qui fait qu'au moment
34:00où ça s'est créé
34:00il y avait à peu près
34:0120% de notre dette
34:02qui n'était plus
34:02sur les marchés
34:03mais qui nous appartenaient
34:06quelque part
34:06à travers une banque centrale
34:07moi je pense que
34:08la question se pose aujourd'hui
34:09de renouveler ça
34:10parce qu'on a affaire
34:11à des murs d'investissement
34:12que personne
34:13à refaire des programmes
34:15non je l'appelle
34:16je l'appelle
34:17à avoir une autre idée
34:18je l'appelle
34:19à avoir
34:20une autre préoccupation
34:21que par exemple
34:22celle qui est toujours la sienne
34:23d'avoir un euro fort
34:25de lutter contre l'inflation
34:26vous savez que
34:26une des mesures
34:27qu'elle a prise le 17 juin
34:28de la zone euro
34:30c'est parce que je vous dis
34:31vous dites l'euro fort
34:33je vous me dis
34:33je vous dis
34:34ça vous le sert l'euro
34:35je vous dis
34:36non mais
34:37vous confondez
34:37je vous dis
34:39que le 17 juin
34:402026
34:41la BCE
34:42a fait un choix
34:43au moment où c'est posé
34:44de relever les taux d'intérêt
34:45d'accord
34:46pour lutter contre l'inflation
34:47parce que
34:47c'est son objectif premier
34:49du coup ça a augmenté
34:51les taux d'intérêt
34:52c'est dans les traités
34:53et c'est bien pour ça
34:54je vous fais remarquer
34:55que dans les traités
34:56notamment
34:57normalement
34:57la banque centrale européenne
34:59sous aucune façon de faire
35:00devrait pouvoir prêter
35:01directement aux états
35:01vous remarquerez
35:02qu'elle l'a fait
35:03après le covid
35:04après la crise suprême
35:05donc moi je considère
35:07que la France
35:08devrait prendre son bâton
35:10de pèlerin
35:10et aller convaincre
35:11d'abord nos partenaires
35:13de faire pression
35:14sur la BCE
35:14et d'ailleurs
35:15j'ai cru comprendre
35:18que la BCE
35:18peut-être y réfléchit quand même
35:20c'est à dire
35:20de faire des rachats
35:21de programmes
35:22comme elle l'avait fait
35:23pour le covid
35:24de façon à ce qu'une partie
35:25de nos dettes
35:26échappe
35:28échappe possiblement au marché
35:28les pays européens
35:29sont d'accord avec ça
35:31il faudrait peut-être
35:31essayer d'aller vérifier
35:32d'avoir une France
35:33qui arrête de penser
35:34qu'elle ne peut rien faire
35:35et que dès lors
35:36que vous avez
35:37le directeur
35:38de la Bundesbank
35:38qui dit
35:39non c'est pas possible
35:40et bien les jeux
35:41s'arrêtent
35:41mais ça ça voudrait dire
35:42qu'on a une autre attitude
35:43vis-à-vis de nos partenaires
35:44et de leurs
35:45moi je vous donne une chose
35:46vous voulez reprendre
35:46la souveraineté française
35:47et qu'on n'écoute pas
35:48tout le temps les allemands
35:49alors oui la souveraineté
35:50oui je pense qu'il faudrait
35:51plus de souveraineté française
35:52ça vous avez raison
35:52notamment industrielle
35:54notamment numérique
35:54mais là la question est autre
35:56là pour l'instant
35:56ce que je vous dis
35:57c'est que la France
35:58pourrait être un peu plus
35:59comment dire
36:00offensive
36:00dans le rapport de force
36:02et que beaucoup de pays européens
36:03ont les mêmes problèmes que nous
36:05c'est là où il y a une fenêtre
36:06qui s'ouvre
36:06parce qu'ils ont tous
36:07le même problème que nous
36:09comment on va faire en sorte
36:10de financer
36:11les investissements nécessaires
36:12dans un instant
36:13avec Eric Coquerel
36:16la suite et la fin
36:17du grand rendez-vous
36:18avec Eric Coquerel
36:19débuté de Seine-Saint-Denis
36:21député LFI de Seine-Saint-Denis
36:22président de la commission
36:23des finances
36:24on va parler de la présidentielle
36:25et un dernier sondage
36:26Opinion Way pour Seine-News
36:28publié ce jeudi
36:29nous montre que
36:30Marine Le Pen
36:31poursuit sa progression
36:33elle est en tête
36:33à 36%
36:34des intentions de vote
36:35exprimées
36:36c'est une hausse d'un point
36:37par rapport au baromètre
36:38de la semaine dernière
36:39au second tour
36:40elle bat Jean-Luc Mélenchon
36:4259 contre 31
36:43Edouard Philippe
36:4456 contre 44
36:45est-ce que vous appelez
36:46toujours
36:48Eric Coquerel
36:48et la France insoumise
36:50est-ce que la France insoumise
36:51appelle toujours
36:51à la désobéissance civile
36:53en cas de victoire du RN ?
36:55La France insoumise
36:56appelle surtout
36:57ses électeurs
36:59à se mobiliser
37:01à en gagner d'autres
37:02de façon à faire en sorte
37:03qu'on gagne ces élections
37:04ce que je crois largement
37:05possible
37:06parce que ce que j'observe
37:07d'abord dans les sondages
37:08que vous produisez
37:08et qui n'est pas nouveau
37:09c'est que
37:10tous les sondages
37:11nous mettent en progression
37:12nous mettent
37:14toujours plus loin
37:16devant
37:17les autres concurrents
37:18du bloc central
37:19ou de concurrents de gauche
37:21et donc potentiellement
37:22au deuxième tour
37:23et si on est au deuxième tour
37:24je pense que
37:25ce que vous présentez
37:27comme sondage
37:28de rapport de force
37:29au deuxième tour
37:30deviendra de la science-fiction
37:31parce qu'il n'y aura pas
37:33en France
37:34une majorité
37:35qui votera
37:35pour une extrême droite
37:36en plus néolibérale
37:37donc voilà ce que je crois
37:38est-ce que vous diriez
37:41que
37:41c'est une réponse
37:44est-ce que vous diriez
37:46pardon
37:46est-ce que vous diriez
37:47que certains
37:49futurs électeurs
37:50de Jean-Luc Mélenchon
37:51ne le disent pas
37:51aux sondeurs
37:52pour réserver
37:53une sorte de surprise
37:54alors je vais vous dire
37:54une chose
37:55ce que je crois
37:55c'est qu'au-delà
37:56du biais idéologique
37:57de certaines boîtes
37:58de sondages
37:58qu'on connaît
37:59je veux dire
38:00c'est pas
38:00de certaines boîtes
38:03de sondages
38:03qu'on connaît
38:04dont les responsables
38:07nous tapent dessus
38:08en permanence
38:08on peut se dire
38:09que dans ces cas-là
38:09ils ont peut-être
38:10une façon de juger
38:11leurs sondages
38:11qui sont problématiques
38:13mais au-delà de ça
38:14au-delà de ça
38:17tous les sondages
38:18quels qu'ils soient
38:19ont toujours eu
38:19beaucoup de mal
38:20à aller
38:21j'allais dire
38:22sonder
38:23notamment les catégories
38:24les plus populaires
38:24de la population
38:26toujours
38:27parce que
38:28c'est jamais
38:29facile en termes
38:30d'aller les trouver
38:35il y a quelque chose
38:36qui fait que
38:37un peu de la même manière
38:38si vous voulez
38:38je vais faire la comparaison
38:39on sait que les taux
38:40d'absention
38:40sont plus forts
38:41par exemple
38:41dans les catégories
38:42populaires
38:44et de la même manière
38:44je pense que
38:45les sondages
38:46c'est à peu près
38:46le même problème
38:47je vous dis
38:48je pense qu'ils ont
38:49beaucoup de mal
38:49par exemple à percevoir
38:50ceux qu'on ne peut pas
38:51les questionner
38:51vous diriez
38:52ce sont les classes
38:53les plus populaires
38:55parce qu'elles ne sont
38:56pas répertoriées
38:56tout le monde est dans
38:58la lumière aujourd'hui
38:59plein de raisons techniques
39:01et là je ne vais pas
39:01passer mais je vous dis
39:03c'est largement sous-estimé
39:04en général
39:05dans les sondages
39:05j'allais dire presque
39:06quels que soient les sondages
39:08et ça se répercute
39:09sur le fait politique
39:09ce qui fait que par exemple
39:11nous c'est clair
39:11qu'on peut l'emporter
39:13à partir du moment
39:15où on est capable
39:15de mobiliser justement
39:17un électorat
39:18qui s'abstient beaucoup
39:19dans des élections
39:20intermédiaires
39:20et qui là pourrait voter
39:21et bien cet électorat là
39:22il est très mal saisi
39:24par les boîtes de sondage
39:25par les instituts de sondage
39:26mais Eric, justement
39:27vous croyez
39:28à votre possibilité de gagner
39:29vous pensez être capable
39:30de mobiliser un électorat
39:31qui jusqu'à présent
39:32n'est pas visible
39:32mais qui serait léré
39:33au deuxième tour
39:34vous pensez donc
39:35je devine
39:36être le principal
39:37candidat de gauche
39:37très clairement
39:38avoir clarifié
39:39la situation
39:40parfait
39:41imaginons
39:41c'est vous qui le disiez
39:42que c'est parfait
39:43parfait au sens
39:44de description des faits
39:45qui me semblent adéquates
39:46ensuite
39:46imaginons
39:47on est en démocratie
39:48que vous ne l'emportiez pas
39:49c'est possible aussi
39:50c'est pas inimaginable
39:51dans ce cas
39:52est-ce que vous êtes de ceux
39:53madame Pano l'avait suggéré
39:54est-ce que vous êtes de ceux
39:55qui disent
39:56dans ce scénario
39:57il faudrait entrer
39:57dans une logique
39:58de désobéissance civile
39:59c'est l'objet de ma question
40:00d'accord
40:00moi la question
40:01que je vais vous donner
40:02c'est qu'au moment où on se trouve
40:04dans la campagne électorale
40:06c'est-à-dire où
40:07globalement
40:08les instituts de sondage
40:09attribuent à Jean-Luc Mélenchon
40:10ce qu'elle lui attribuait
40:124 jours avant le premier tour
40:13de 2022
40:14je ne me positionne pas
40:16et je n'ai pas envie
40:16de répondre
40:17dans une défaite
40:18je me positionne
40:19dans une perpétrique de victoire
40:20donc vous avez
40:22libre choix
40:22de me poser la question
40:24mais j'ai libre choix
40:24de ne pas vous répondre
40:25parce que de toute façon
40:27la victoire
40:28de l'extrême droite
40:28en France
40:29serait un tel choc
40:30que très franchement
40:33je ne pense pas
40:33que ça se passe
40:35comme une lettre à la poste
40:36y compris dans les mesures
40:37que prendrait l'extrême droite
40:38et ça ne concerne pas seulement
40:40France Insoumise
40:41dans la façon
40:41dont les gens résistent
40:42parce que Mathilde Panot
40:43par exemple
40:44et M. Bagayoko
40:44eux ont répondu là-dessus
40:45pourquoi est-ce que vous
40:46ne répondez pas ?
40:47mais parce que
40:48je trouve que la question
40:49que vous posez
40:50à ce moment
40:51des élections
40:52par exemple
40:52vous pouvez me demander
40:53je ne sais pas moi
40:53comment on compte
40:55aller faire en sorte
40:56de passer aujourd'hui
40:57de 17%
41:00et comment on compte gagner
41:01je pourrais vous répondre
41:02c'est une question
41:02qui me semble plus intéressante
41:04que de savoir
41:05qu'est-ce que nous ferions
41:06si Paris Le Pen gagne
41:06généralement il y a une idée
41:06à la France Insoumise
41:07vous répondez tous
41:08la même chose
41:08et là en l'occurrence
41:09il y a des gens
41:09qui vont sur ce terrain
41:11et d'autres questions
41:12vous nous accorderez
41:13le privilège de la question
41:14vous avez vos réponses
41:15mais quel que soit le vainqueur
41:16vous allez voir
41:17c'est très clair
41:18quel que soit le vainqueur
41:19est-ce que la désobéissance
41:20civile est difficile
41:20à ce stade
41:21à chaque chose en son temps
41:23à ce stade
41:23je me positionne plus
41:24vous condamnez pas
41:25la désobéissance civile
41:26à ce stade
41:27en cas de victoire
41:28mais attendez
41:29alors on va le refaire autrement
41:30je ne condamne pas
41:31le droit de manifester
41:33je ne condamne pas
41:34le droit de s'opposer
41:34je ne condamne pas
41:36le fait que la population
41:37la population réagisse
41:38par exemple
41:39à des mesures
41:39qui seraient antirépublicaines
41:41c'est même dans notre constitution
41:42donc appelez ça
41:43la désobéissance civile
41:44si vous voulez
41:45c'est sûr que si Marine Le Pen
41:46prend le pouvoir
41:47et qu'elle prend des décisions
41:48qui sont contraires
41:49même à notre constitution
41:50qui sont contraires
41:52à nos principes
41:52je pense qu'il y aura
41:53des résistances
41:53mais est-ce qu'il y aura
41:55une résistance
41:55avant même
41:56qu'elle prenne
41:56une quelconque décision
41:57est-ce qu'il y aura
41:57une résistance
41:58avant même
41:58qu'elle soit juste
42:00élue au suffrage universel
42:02vous le verrez bien
42:02mais la question
42:03comprenez-moi une chose
42:04c'est qu'aujourd'hui
42:06nous nous positionnons
42:07dans un combat
42:08contre l'extrême droite
42:09dans une période
42:10où l'extrême droite
42:11l'emporte
42:12dans beaucoup de pays
42:13à l'international
42:14et dans une situation
42:15d'une extrême gravité
42:17par rapport à ça
42:18je pèse mes mots
42:18quand l'AFD
42:19est en train de progresser
42:20en Allemagne
42:21et que même l'AFD
42:22d'ailleurs certains responsables
42:23expliquent par exemple
42:24qu'il serait bon ton
42:26de reprendre l'Alsace
42:27et la Lorraine
42:27quand vous avez
42:28quand vous avez
42:29monsieur Trump
42:30c'est décorrélé de l'AFD
42:31vous avez vu ça
42:31oui enfin bon
42:32l'autre fois j'ai entendu
42:33des réponses
42:33de certains responsables
42:34on leur demandait
42:35ah bon qui ?
42:36oui oui oui
42:36vous pouvez regarder
42:37vis-à-vis de l'AFD
42:38j'ai trouvé quand même
42:39assez timoré
42:40donc quand vous avez ça
42:41voilà je considère
42:42que sur certains aspects
42:44on est dans les années 30
42:45vous me permettrez
42:46que mon premier combat
42:47c'est de faire en sorte
42:48qu'il ne gouverne pas
42:49et qu'il ne préside pas ce pays
42:50et que c'est à ça
42:51que j'ai envie de vous répondre
42:52et je pense
42:53je vais terminer dessus
42:54je pense qu'il n'y a que
42:55la gauche de rupture
42:56qui peut l'empêcher
42:56donc voilà dans quel
42:57état d'esprit je suis
42:59de façon républicaine
43:00justement
43:00puisque votre objectif
43:02c'est quand même
43:02de gagner au second tour
43:03face à Marine Le Pen
43:04avec Jean-Luc Mélenchon
43:05pour gagner au second tour
43:06il va falloir rassembler
43:07aujourd'hui
43:08il y a un autre candidat
43:09de gauche
43:09Raphaël Luxman
43:10qui a gagné la primaire
43:11qui est crédité
43:13plus de 10% des voix
43:14lui il dit
43:15pas d'alliance avec l'AFD
43:17c'est un peu
43:18les deux gauches
43:19irréconciliables
43:19comment est-ce que vous pensez
43:20pouvoir rassembler
43:21et gagner
43:21avec deux gauches
43:23irréconciliables ?
43:24il dit pire que ça
43:24parce qu'il dit
43:25il dit pas seulement
43:26pas d'alliance
43:28manifestement
43:29je ne sais pas
43:29ce qu'il ferait
43:30en cas de deuxième tour
43:31entre l'extrême droite
43:32et un candidat
43:33de la gauche
43:34qui comme je viens de vous le dire
43:36s'inscrit dans une tradition républicaine
43:37c'est ça qui m'inquiète
43:38mais bon
43:39après c'est lui
43:40que ça regarde
43:40moi ce que j'observe
43:42cette semaine
43:42c'est que vous savez
43:43il y a eu des référés
43:44au niveau du conseil d'état
43:45pour les interdictions
43:46de la manifestation
43:47tous les partis de gauche
43:48sauf place publique
43:49de monsieur Gluckman
43:50l'ont fait ensemble
43:51voilà
43:52donc c'est peut-être lui
43:53qui quelque part
43:53aujourd'hui
43:54est en train de s'isoler
43:55par rapport à ça
43:55en tout cas
43:56c'est ce que je vois
43:58sur le terrain
43:58vous l'accusez
43:59de vouloir plutôt voter
44:00pour Marine Le Pen
44:00que Jean-Luc Mélenchon ?
44:02non non
44:02c'est ce que vous dites quand même
44:03non non
44:04d'abord je ne l'accuse de rien
44:05j'observe simplement
44:06que manifestement
44:08aujourd'hui
44:08il est plus incandidat
44:10parce que
44:10pour gagner au deuxième tour
44:11il faudra de toute façon
44:13qu'il y ait d'une manière
44:14ou d'une autre
44:15quelque chose
44:15qui se rassemble dans la population
44:16et j'observe
44:18qu'il est plus
44:18sur des idées
44:19de rassemblement
44:20avec le macronisme
44:21qu'avec la gauche
44:22voilà c'est tout ce que j'observe
44:23s'il arrive en tête
44:25au premier tour
44:26est-ce que Jean-Luc Mélenchon
44:27appellera à voter
44:28pour Raphaël Gluckman ?
44:29je pense que
44:30tout ça est une
44:31moi je regarde un peu
44:32les sondages
44:32bon là par contre
44:34tout ça est de la fiction
44:35là je vous le dis
44:35ça les sondages
44:36en bon cette fois-là
44:37mais je vous ai pas
44:38attendez vous avez pas
44:39très bien compris
44:39j'ai bien compris
44:40je vous parle
44:41là on est sur les sondages
44:42de premier tour
44:43j'ai bien compris
44:43voilà je pense que
44:44les conditions font
44:46que M. Gluckman
44:47ne sera pas au deuxième tour
44:48d'accord
44:49voilà
44:49et à partir de là
44:51de savoir ce qui
44:52mais je vous fais remarquer
44:53une petite chose
44:53c'est que ces dernières années
44:55il n'y a pas une seule fois
44:57où on s'est trompé
44:58dans nos consignes
44:59par rapport à l'extrême droite
44:59pas une seule fois
45:01même quand il s'agissait
45:02de M. Macron
45:02en disant
45:03pas une voix à l'extrême droite
45:04bah excusez-moi
45:05regardez
45:06est-ce qu'on voyait revenir
45:08une forme de clarification
45:09du jeu politique
45:10je vais pas vous laisser dire ça
45:11qu'est-ce que tu dis
45:12je vous pose une question
45:12non mais pas vous
45:13pas vous
45:13votre collègue à côté
45:15lorsqu'il y a eu
45:16les élections législatives
45:17en 2024
45:18le premier qui a appelé
45:21y compris un désistement
45:22lorsqu'on était troisième
45:24je parlais de la présidentielle
45:25de 2017
45:26le premier qui a appelé
45:27le premier qui a appelé
45:28à mettre toutes les conditions
45:29pour mettre l'extrême droite
45:31y compris ça ne nous a pas
45:32fait plaisir
45:33parce qu'à un certain moment
45:33ça revenait à se désister
45:35vis-à-vis de candidats
45:36macronistes
45:37qui au bout de quelques semaines
45:39n'ont pas tardé
45:40à nous mettre sur le même plan
45:40que le Rassemblement National
45:41mais qui ont aimé nos voix
45:42c'est Jean-Luc Mélenchon
45:44donc là-dessus
45:45on a toujours été
45:46on s'est jamais trompé
45:47dans nos consignes de vote
45:49quand il y a le danger
45:50de l'extrême droite
45:51je vous réponds
45:52je vous réponds
45:54globalement
45:54mais tout ça
45:55pour moi est de la sensation
45:55parce que je pense
45:57que là
45:58tel que c'est parti
45:59tel que je l'ouvre
46:00malgré les attaques
46:01contre les filles
46:02qui ont eu lieu
46:03toute la semaine
46:04on a même imaginé
46:05le deuxième personnage
46:06de l'Etat
46:06c'est une question-là
46:08que vous devriez me poser
46:08qui imagine même
46:09qu'il est possible
46:10de dissoudre
46:11la principale formation
46:12de gauche dans ce pays
46:13qui en dit loin
46:14sur la dérive autoritaire
46:15de l'exécutif
46:17malgré tout ça
46:18nous progressons les sondages
46:19donc nous serons
46:19au deuxième tour
46:20des élections
46:20face à l'extrême droite
46:21est-ce qu'on n'est pas
46:21devant une forme
46:22de clarification historique
46:23c'est-à-dire
46:23l'ancien système partisan
46:25se décompose sous nos yeux
46:26à droite
46:27on voit
46:27le rassemblement national
46:29à la tête
46:29de ce qu'ils appellent
46:29le camp national
46:30vous à la tête
46:31de ce que vous appelez
46:31la gauche de rupture
46:32les anciens partis
46:33appelaient à se rallier
46:34d'une manière ou de l'autre
46:35à ces deux blocs
46:36est-ce qu'il n'y a pas
46:36une forme de passage
46:37à une nouvelle époque
46:38aujourd'hui
46:38avec un face-à-face
46:39illévitable
46:40entre vous et le RN
46:40mais si si
46:41il y a une nouvelle époque
46:42ça je suis
46:42même au niveau international
46:44au niveau international
46:45je le disais
46:46j'ai pas eu le temps
46:48je vous le disais
46:48en offre tout à l'heure
46:49on a quelque chose
46:49je vais pas revenir
46:50sur le débat
46:50mais on est en train
46:51de changer de période
46:52on avait un capitaliste
46:53en gros qui était assis
46:54sur libre-échange
46:55aujourd'hui on a un affrontement
46:56de blocs économico-politiques
46:59très forts
46:59et qui change à mon avis
47:00les façons de voir
47:01y compris les questions
47:02de souveraineté
47:03et on a en même temps
47:04une progression
47:05de l'extrême droite
47:07sur le lit de l'échec
47:09du néolibéralisme
47:10qui a un échec partout
47:12il n'y a pas un endroit
47:13où c'est pas le cas
47:14et qui du coup
47:15ne se retrouvent
47:16ne se retrouvent plus
47:19potentiellement
47:19pour y faire face
47:20que les gens
47:21qui comme nous
47:22portons une alternative
47:23très claire
47:24par rapport au néolibéralisme
47:26ça c'est sûr
47:27c'est quelque chose
47:27vous pourriez
47:28au niveau international
47:30quand vous avez
47:31les seuls endroits
47:32où ça résiste
47:33les seuls endroits
47:34où ça résiste
47:35c'est quand vous avez
47:36une gauche
47:36qui est à peu près
47:37assise sur ses malheurs
47:38qui ne laisse pas penser
47:40que pour faire face
47:42au Rassemblement National
47:43et à l'extrême droite
47:43il suffit de dire
47:44unité tous les démocrates
47:45mais qui propose
47:46un vrai projet alternatif
47:47par rapport à ceux
47:48qui nous ont mis
47:48dans cette situation
47:49c'est-à-dire les néolibéralistes
47:51tels qu'ils dominent
47:52depuis une quarantaine d'années
47:53ça c'est vrai
47:54vous avez raison
47:54de ce point de vue-là
47:55et je crois que ça sera
47:56le choix du deuxième tour
47:57merci beaucoup Eric Coquerel
47:58d'avoir été l'invité
47:59du grand rendez-vous
48:00Europe 1
48:00CNews Les Échos
48:01très bon dimanche à tous
48:02et je pense que c'est
48:04l'invité de l'invité de l'invité