- il y a 2 mois
Ce mardi 8 septembre, François Sorel a reçu Étienne Bracq, journaliste BFM Business, Jérôme Colombain, journaliste et créateur du podcast « Monde numérique », Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur la levée de fonds de trois milliards d'euros par Mistral, l'alliance entre Orange, Vodafone, Telefónica et Deutsche Telekom contre Starlink, ainsi que sur l’unité d’élite « Reactiv » créée par le gouvernement pour contrer les cyberattaques, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le débrief de l'actu tech, voilà, jusqu'à 20h.
00:08On va s'intéresser à toute l'actualité de ce jour et vous allez voir qu'elle est quand même
00:13assez riche.
00:15Sur le plateau ce soir, Jérôme Marin est avec nous. Salut Jérôme.
00:18Jérôme Marin qui est fondateur de CaféTech.fr.
00:22Nous avons aussi un autre Jérôme.
00:24Yeah.
00:26C'est Jérôme Colombat, salut mon Jérôme.
00:28Salut François.
00:29Tout va bien.
00:31Jérôme qui est évidemment journaliste, créateur du podcast Monde Numérique.
00:35N'hésitez pas à écouter Jérôme, à télécharger sur toutes les plateformes de podcast.
00:40Et puis Frédéric Simotel, salut mon Fred.
00:41Bonsoir François, bonsoir à tous.
00:43Voilà, Fred qui a assuré comme une bête hier, comme d'habitude, tout s'est bien passé.
00:47C'était merveilleux, plein de choses à raconter.
00:48Ouais, c'est vrai.
00:49On a parlé d'IA, on a parlé des...
00:50Mais l'actu tech ne s'arrête jamais en ce moment, c'est ce qu'on disait avant d'entrer
00:54dans ce plateau.
00:54On pourrait même continuer tout l'été à en parler.
00:55Voilà, et attendez, c'est pas terminé.
00:58Demain soir, soirée spéciale Apple dans Tech & Co.
01:02Keynote, iPhone, John Ternus, plein de choses à vous raconter.
01:07Sans doute aussi un iPhone pliant qui devrait être annoncé.
01:10Enfin bref, grande soirée à suivre donc à partir de 19h en direct sur BFM Business.
01:15Et puis le lendemain, émission spéciale sur l'espace, puisque demain et après-demain se déroule le sommet de l
01:23'espace au Grand Palais.
01:25Et on y sera avec des invités prestigieux.
01:27Notamment, je recevrai l'un des grands patrons de Amazon Léo.
01:32Vous savez, cette future constellation de satellites de télécommunications.
01:38Il s'appelle Chris Weber.
01:40Il fait partie véritablement des têtes pensantes de Léo.
01:43Et nous l'aurons en interview exclusive.
01:45Ce sera jeudi.
01:46Et d'autres invités, évidemment, exceptionnels.
01:50Pour débuter, on va s'intéresser à cette bonne nouvelle.
01:53C'est Mistral et Haï qui lèvent donc 3 milliards de plus ce matin.
01:57C'est la levée la plus importante jamais réalisée en Europe.
02:00Se félicite la pépite française sur ses réseaux sociaux.
02:03Elle est désormais valorisée plus de 21 milliards d'euros.
02:06Et c'est encore grâce à ce joli tour de table.
02:10Etienne Braque nous explique tout.
02:13Notamment Samsung qui participe à ce tour de table.
02:16Vous avez Salesforce, ASML également.
02:18Au final, ce sont des acteurs qui vont participer à la croissance de Mistral.
02:23Pour la simple et bonne raison que ces fameux 3 milliards d'argent frais
02:26vont participer à augmenter la puissance de calcul.
02:30A augmenter aujourd'hui les data centers de Mistral.
02:34Quand vous regardez la puissance de calcul, l'année prochaine,
02:36elle sera d'environ 200 mégawatts heure.
02:39Objectif, 1000 mégawatts heure, soit 1 gigawatt d'ici 2030.
02:431 gigawatt, ça fait quand même la taille d'un réacteur nucléaire
02:46en termes de besoins énergétiques.
02:48Donc forcément, il y aura besoin de cartes graphiques Nvidia.
02:51Il y aura besoin de mémoire RAM du côté de chez Samsung.
02:54Pour faire tourner la fameuse intelligence artificielle de Mistral,
02:58il s'agit bien sûr du chat.
03:00Quand vous regardez ce tour de table,
03:02aujourd'hui, il permet à la société d'être valorisé.
03:0421 milliards d'euros contre 11 milliards il y a un an.
03:08Donc vous avez une société qui a pris plus de 10 milliards de valorisation
03:11en l'espace d'un an.
03:13Alors 21 milliards, ça peut paraître beaucoup.
03:15C'est vrai que pour la France, pour l'Europe, c'est bien.
03:17C'est de loin la première société.
03:19Mais quand on se compare malheureusement aux Etats-Unis,
03:21il y a de quoi se désoler quand on regarde,
03:24souvenez-vous, l'introduction en bourse de XEI,
03:27la société d'Elon Musk au mois de juin,
03:29ou encore en tropique.
03:31Et notamment la maison mère de Claude
03:34qui est valorisée plus de 1000 milliards de dollars.
03:37Voilà, donc les milliards coulent à flot.
03:40Alors ce qui est intéressant, c'est que d'habitude,
03:42c'était plutôt aux US.
03:43Et ça fait plaisir de voir que...
03:45Alors on n'est pas à la même échelle, c'est clair.
03:47Là, on n'est pas en dizaines, centaines.
03:49On a même entendu des milliers de milliards de dollars.
03:52Là, on est dans des unités.
03:54Mais bon, écoutez, c'est mieux que rien.
03:57Et évidemment, on va en parler.
03:59Mais Jérôme, tu as suivi un petit peu tout cela, j'imagine.
04:03On se rend compte que Mistral, malgré tout,
04:05alors même si leur stratégie a évolué depuis le tout début,
04:09on voit que maintenant, ça va être une boîte un peu dans le...
04:13qui veut proposer en fait un service complet
04:15lié à l'intelligence artificielle avec Data Center, etc.
04:18Ça a l'air de plutôt réussir finalement.
04:20Mais je pense que c'est exactement ça.
04:22C'est plus seulement une startup qui se positionne
04:25sur ce qu'on appelle les modèles frontières
04:27et qui essaye du coup de rivaliser avec d'autres
04:30qui sont très, très en avance.
04:31Mais leur démarche est super intéressante
04:33parce qu'ils vont vraiment sur l'infrastructure.
04:38Un gigawatt, c'est l'objectif en 2030
04:40puisqu'on compte les Data Center en gigawatt.
04:42Oui, donc la puissance électrique.
04:44Et ça, c'est vrai que c'est une démarche a priori
04:48qu'on peut juger comme vraiment intéressante, intelligente.
04:52Et Arthur Mench, ça fait un peu écho à l'audition d'Arthur Mench
04:55à l'Assemblée nationale où il avait brillamment expliqué tout ça.
04:58Où il avait expliqué que l'IA aujourd'hui,
05:01c'était une question d'infrastructure.
05:03L'IA elle-même est une infrastructure.
05:05Elle a besoin d'infrastructure et d'énergie surtout pour fonctionner.
05:08L'enjeu, c'est la quête de l'énergie.
05:10Et Mistral essaie de se positionner
05:12pour être opérateur de cette force de frappe.
05:15Il fera tourner les modèles de Mistral,
05:17mais pas seulement, sans doute d'autres aussi.
05:19Mais en tout cas, ils seront là, ils seront incontournables.
05:22Donc a priori, ça paraît vraiment, un, une bonne nouvelle.
05:26Deux, une démarche super brillante, super intelligente.
05:29Voilà, et l'un des acteurs de cette levée, Jérôme.
05:32Alors Jérôme Marin, c'est Samsung.
05:33C'est ça qui est intéressant.
05:35Alors évidemment, tout ça coïncide avec l'arrivée du président sud-coréen à Paris.
05:40Mais Samsung est maintenant, on va dire, dans l'ADN de Mistral.
05:46Et Samsung qui est aussi intéressé,
05:47parce que si on construit des data centers,
05:50il faut acheter des puces mémoires.
05:52Qui vend des puces mémoires ?
05:53C'est Samsung aussi.
05:54Donc l'un dans l'autre, ils vont quand même récupérer,
05:55un peu comme quand Nvidia investit dans OpenIA ou dans Tropik,
05:58ils vont récupérer aussi leur mise.
06:00Moi, je ne suis pas aussi positif que l'autre, Jérôme.
06:03C'est bien, on a le Jérôme positif et le Jérôme un peu moins.
06:07Alors autant, c'est très bien qu'il ait 3 milliards.
06:09Et comme on l'a dit, pour une entreprise européenne, c'est du jamais vu.
06:1321 milliards de valorisation.
06:14Mais je trouve que c'est un peu par défaut, finalement.
06:17C'est un peu par défaut parce qu'on se rend compte que Mistral,
06:20il n'y a plus qu'une entreprise européenne qui est capable de rivaliser,
06:22alors même pas rivaliser, parce que rivaliser, c'est un bon grand mot,
06:25avec les modèles américains et les modèles chinois Open Source.
06:28Et donc, finalement, l'argent qui est destiné à l'Europe, il va tout sur Mistral.
06:32Est-ce que ça veut dire que Mistral marche très bien ?
06:35Je ne suis pas sûr.
06:36Aujourd'hui, les modèles de Mistral, ça fait quand même longtemps
06:40qu'ils n'ont pas sorti un modèle qui est au niveau de la concurrence.
06:43Ils sont débordés sur les prix par les modèles chinois,
06:46qui sont 10 fois moins chers, qui sont même parfois plus performants.
06:50Et je regardais tout à l'heure, après je te laisse la parole,
06:52sur OpenRouter, qui est en fait une plateforme où on peut aller chercher les API.
06:55Je suis descendu pour retrouver le premier modèle de Mistral.
06:59Il était en 55ème position, le premier modèle de Mistral le plus populaire.
07:04Donc, autant, il y a deux ans, trois ans, quand ils sont lancés,
07:08ils étaient vraiment bons.
07:09Ils avaient des modèles qui n'étaient pas très loin de ceux d'Open AI.
07:12Oui, qui tenaient la dragée haute, au plus performant.
07:14Autant, là, depuis deux ans, trois ans, on a l'impression qu'ils se sont fait dépasser,
07:18un, par les groupes américains qui ont tellement d'argent,
07:20qu'ils peuvent investir beaucoup plus,
07:21et surtout par les groupes chinois.
07:23Alors, eux, ils ont aussi de l'argent, mais surtout, comme ils n'ont pas de puce,
07:26ils ont réfléchi différemment à comment développer des modèles.
07:28Et ces groupes chinois, finalement, ils sont en train de manger le gâteau,
07:31qui était le gâteau de Mistral, et on ne sait pas trop où est Mistral aujourd'hui.
07:33Pour moi, Mistral, ça reste une boîte qui,
07:35la seule vraiment grosse carte qu'il a à faire jouer,
07:38c'est la carte de la souveraineté.
07:39Donc, on va voir des entreprises, on va voir des administrations.
07:41On va dire que c'est une IA française.
07:42Et venez chez nous, plutôt que d'aller chez les Américains ou les Chinois.
07:44– Et puis, en plus, Fred, c'est pas…
07:46– Juste un mot pour répondre à Jérôme, je suis d'accord avec toi,
07:49ils ne sont plus aussi… ils ne sont pas très forts sur les monnaies,
07:52mais justement, c'est bien ce que je dis,
07:54c'est pour ça qu'ils se positionnent ailleurs, en quelque sorte.
07:57– Pour moi, ils se positionnent…
07:58D'ailleurs, Arthur Mench le dit un peu,
08:01je ne sais pas s'il le dit clairement ou s'il le dit entre les lignes
08:03dans une interview qu'il a donnée aux Echos ce matin,
08:05en gros, leurs deux axes de développement,
08:06c'est une IA intégrée dans des applications aujourd'hui,
08:09et développement d'applications intégrées dans les entreprises.
08:12C'est ce qu'ils font aujourd'hui, ils ont signé,
08:14lorsqu'il y a eu le grand événement Mistral au printemps,
08:16on a vu le patron de BM, le patron d'Airbus,
08:19nous-mêmes, notre actionnaire CMACGM est un gros client de Mistral,
08:23enfin voilà, le plié de nez, il travaille avec ASML,
08:28avec cet échange, tout ça, donc c'est la première chose.
08:30Et la deuxième, c'est, ils ont mis en place,
08:32c'est ce qu'ils veulent mettre en place, un cloud IA,
08:34dans lequel on va pouvoir chercher des modèles,
08:36des modèles de Mistral, mais aussi des modèles chinois,
08:40où on va pouvoir aller chercher des tokens,
08:42où on va pouvoir aller chercher des,
08:44enfin tout un tas de choses,
08:46je vais chercher autre chose,
08:47sur les agents, enfin voilà,
08:49ils sont sur ces deux modèles-là aujourd'hui.
08:51Et effectivement, ils jouent sur la case souveraineté,
08:53parce qu'aujourd'hui, je m'amusais tout à l'heure
08:55à regarder un peu les grandes dates de l'IA,
08:58parce qu'on va bientôt fêter les 4 ans déjà,
09:00vous vous rendez compte, 4 ans de chat-gé,
09:02enfin, quand on est en train de dire,
09:03il faut 5 ans pour bâtir un data center, tout ça,
09:06on s'est dit, mais oui, vous avez vu,
09:06à quelle vitesse ça passe.
09:08Et je me disais, en fait, sur l'IA générative,
09:10on a eu, novembre 2022, l'IA générative,
09:12donc ce choc, voilà, qu'on a tous vécu,
09:15bon, qui s'est prolongeant ensuite.
09:16On a eu un deuxième choc, pour moi, c'est deep-sic,
09:18quand deep-sic, l'effet Spoutnik, deep-sic,
09:20on se dit, la flûte, les Chinois peuvent faire aussi bien,
09:22moins cher, etc.
09:23Et bien pour moi, le troisième, c'est mytho,
09:25c'est quand tout d'un coup,
09:25les Américains ont fermé les robinets.
09:27Et ça, je pense que le cheminement des entreprises européennes,
09:30il s'est fait tout ça, l'IA générative,
09:32il faut y aller, les Chinois, tiens,
09:37d'autres alternatives.
09:39Et Mistral a raison de jouer sur ce point-là.
09:41En plus, en France, on produit beaucoup d'électricité,
09:44alors on a encore du mal à la distribuer
09:46aux bons endroits, mais on la produit bien,
09:48on en produit suffisamment,
09:49donc ça, ils peuvent en profiter.
09:50Arthur Mench avait dit,
09:51nous, on est là pour transformer l'énergie en token.
09:54Donc voilà, après,
09:56et je pense qu'il ne faut pas s'arrêter non plus
09:57aux valorisations, on n'arrivera jamais aux 600 milliards.
10:00Mais après, oui, il y a des efforts à faire
10:02dans la qualité des modèles.
10:04Et tu vois, je me demande si on ne peut même pas aller plus loin
10:06en se disant qu'ils sont déjà, eux,
10:07presque dans le coup d'après.
10:09Ils ont raté le premier, bon, d'accord,
10:11comme d'habitude, mais on arrive après
10:13et il y a peut-être une autre carte à jouer.
10:15Finalement, c'est un peu la stratégie aussi
10:16de SpaceX et AI.
10:18C'est, on fait de la force de calcul,
10:20on achète les cartes graphiques,
10:22parce que c'est ça, tout l'argent va servir,
10:24va repartir chez Nvidia après.
10:25Ça va être pour acheter des cartes graphiques.
10:28Un peu chez Samsung.
10:29Mais moi, tu vois, il y a quelque chose
10:30que j'aime bien dans, toujours,
10:31cette interview donnée ce matin,
10:32Arthur Mench, il dit,
10:33mais vous travaillez sur quoi aujourd'hui ?
10:34Aujourd'hui, on travaille
10:35sur notre développement commercial.
10:37Bah oui, enfin, tu vois,
10:39quelque chose quand les...
10:40Alors, les Open AI aussi,
10:41ils nous disent on veut...
10:42Mais là, il le dit clairement
10:43au développement commercial,
10:45et pour ça, il nous faut plus
10:46de capacité de calcul,
10:47parce qu'on peut avoir...
10:48C'est là où le danger est pour eux,
10:50à mon avis,
10:50c'est de ne pas fournir assez vite
10:52de la capacité de calcul
10:53et de se faire déborder.
10:55Pour moi, c'est ça.
10:56Et après, c'est assez habile
10:58de jouer avec la Corée aussi,
10:59parce que je dis toujours
11:00la Corée d'un point de vue géopolitique,
11:01la Corée, leur environnement
11:03n'est pas terrible.
11:04Corée du Nord, Chine, le Japon,
11:06ça peut être un bon partenaire.
11:08Avoir cette alliée occidentale
11:09qui est l'Europe slash la France,
11:11c'est plutôt pas mal.
11:12Non, c'est intelligemment joué,
11:14en tout cas.
11:15Voilà.
11:16Et écoutez, on va suivre,
11:18évidemment, on a tout dit.
11:19Tu voulais rajouter quelque chose ?
11:20Un truc, juste pour donner des chiffres.
11:21Il n'y a pas que des chiffres.
11:22On n'a pas dit,
11:22on a parlé de l'open source.
11:24Ils sont très open source aussi.
11:25Oui, un peu de moins en moins quand même.
11:28Mais juste pour donner un chiffre,
11:29pour quantifier ce que représente
11:31aujourd'hui Mistral,
11:32Mistral veut faire,
11:33en fin d'année,
11:34l'étape pour un chiffre d'affaires
11:36de 80 millions d'euros
11:38en décembre.
11:40Leur objectif,
11:40c'est d'arriver à 80 millions d'euros
11:41de chiffre d'affaires mensuel.
11:43En tropique,
11:43ils sont à 5 milliards
11:44par mois,
11:45en août.
11:46Donc, c'est juste pour donner
11:47quand même le ratio.
11:49Et si on revient il y a 2-3 ans,
11:51et si on t'avait dit
11:52il y a 2-3 ans,
11:52Mistral,
11:53ils seront,
11:53je ne sais pas,
11:54je n'ai même pas fait le calcul,
11:55mais 60 fois plus petits
11:56qu'en tropique,
11:57tu ne l'aurais pas cru,
11:58je pense.
11:59Et je pense que là...
12:00Est-ce qu'on aurait pu imaginer
12:01il y a 3 ans ou 4 ans
12:02qu'ils feraient en décembre 2026
12:0580 millions d'euros
12:06de chiffre d'affaires ?
12:07C'est ça aussi la question.
12:08On peut se poser la question
12:09dans l'autre sens.
12:09C'est surtout l'écart
12:10qui m'interpelle en fait.
12:12C'est qu'ils n'étaient pas très loin.
12:14Non.
12:15Et d'un coup,
12:16ils se sont faits de distance.
12:17Quand les capacités de calcul
12:19vont commencer à se monter,
12:20je pense que là,
12:20parce que c'est là
12:20où ils vont faire de l'argent.
12:21C'est vraiment dans les capacités
12:22de calcul qu'ils vont fournir.
12:24Ce n'est pas tellement
12:24pour les services
12:25qu'ils offrent aux entreprises.
12:26Et il y a une autre chose
12:27que je regrette,
12:27mais ça ne dépend pas de Mistral,
12:29ça dépend plus des politiques,
12:31c'est qu'on n'a pas l'Europe derrière.
12:32Ça reste un acteur français
12:33qui se développe à l'international,
12:35super machin,
12:35mais ce n'est pas un acteur européen.
12:36Je n'ai pas entendu
12:38le patron du numérique allemand,
12:40le patron du numérique espagnol
12:41qui disent
12:41« Mistral, c'est super ! »
12:43Non, au contraire,
12:43ils sont en train de se dire
12:44« Flûte, il est français,
12:47on n'a pas ça chez nous. »
12:48Et ça, c'est un peu
12:49recongrétable
12:50quand on n'arrive pas à pousser...
12:51Surtout qu'il faudrait peut-être
12:52plus de capitaux européens.
12:54Les politiques, ça va ?
12:55Je pense qu'on en a assez.
12:56Non, mais les décisions politiques
12:58de pousser tout ça,
12:59quand Airbus s'est créé...
13:00Mais parce qu'il y a toujours
13:01cette concurrence, malgré tout.
13:02Les gens sont assis autour de la table
13:03et on dit
13:04qu'il y a des espagnols et des cercles allemands.
13:05C'est super, Airbus,
13:06mais c'était une autre époque.
13:07Oui, c'était une autre époque,
13:08mais n'empêche,
13:08il y a un moment,
13:09ils se sont assis,
13:09ils ont dit
13:10« Bon, voilà,
13:10on va se répartir un peu le gâteau
13:11et on va y aller. »
13:12Et nous, aujourd'hui,
13:13on a l'impression
13:14que tout le monde
13:15est un peu en train de tirer.
13:16On pourrait dire
13:16« À l'Allemagne,
13:17des data centers,
13:18à nous,
13:18à la puissance du logiciel,
13:20à l'Espagne... »
13:21Enfin, voilà,
13:22on pourrait essayer
13:22un peu peut-être
13:23de répartir ça.
13:24Ah oui,
13:24Fred Simotel est comme Mistral,
13:26il décoiffe.
13:29J'aimerais maintenant
13:30qu'on reste un petit peu
13:31dans ce sujet de l'Europe
13:32avec cette initiative,
13:34franchement,
13:34que moi,
13:35je n'ai pas vu arriver.
13:36Cette initiative,
13:37on va dire,
13:38quelques-uns des principaux
13:39opérateurs télécoms européens.
13:42Orange,
13:42Dutch Telecom,
13:43Vodafone et Telefonica
13:44qui discutent
13:45d'une candidature commune
13:47pour faire quoi ?
13:48Alors, peut-être
13:48un anti-Starlink européen.
13:50On ne sait pas trop
13:51parce que, finalement,
13:52on a eu cette news,
13:53mais il n'y a pas
13:53énormément d'infos.
13:55On sait qu'ils veulent
13:55récupérer une partie
13:57de la bande européenne
13:58des 2 gigas
13:59qui permet, en fait,
14:01d'émettre
14:01d'un satellite basse orbite
14:03jusqu'à un téléphone.
14:04Vous savez que c'est maintenant
14:05la prochaine bataille,
14:06en fait.
14:07Le direct to device.
14:07Le direct to device.
14:09Parce que les licences actuelles
14:10expirent en mai 2027
14:12et on a l'impression
14:12que Orange, donc,
14:14Dutch Telecom
14:14et Vodafone
14:16et Telefonica
14:16veulent se positionner
14:18pour essayer
14:19de racheter ces licences.
14:22Alors,
14:22on n'a que ça
14:23comme information.
14:24Il n'y a pas eu
14:25d'annonce de Constellation
14:26parce qu'après,
14:27il faut investir
14:27des milliards
14:28pour lancer une Constellation.
14:30On ne sait pas
14:30où on en est.
14:32Et puis,
14:32il y a aussi des choses
14:33qui sont un peu paradoxales
14:34parce que vous prenez
14:35Dutch Telecom
14:36qui fait partie
14:36de ce consortium.
14:37En fait,
14:38il travaille déjà
14:39avec Starlink.
14:40Donc,
14:40il y a plein de questions
14:42mais je voulais avoir
14:43votre point de vue là-dessus.
14:44Est-ce que c'est un réveil
14:46aussi européen
14:47parce qu'on se rend compte
14:48qu'il ne faut pas
14:49qu'on laisse
14:49Starlink et Léo
14:50tout seul.
14:51il faut qu'on
14:52ait une initiative européenne
14:53et Iris Carré
14:54ne suffira sans doute pas.
14:56Jérôme,
14:56qu'est-ce que tu en penses ?
14:57Juste pour préciser ça,
14:58en fait,
14:58ça s'intègre
14:58dans un appel d'offres
14:59qui va être mis en place
15:00par la Commission européenne
15:01pour justement attribuer
15:02ces fréquences.
15:03Un tiers des fréquences
15:04iront justement
15:04à Iris Carré
15:05qui est le projet européen
15:06de Starlink
15:07de Constellation par Satellite.
15:08On en parlera jeudi d'ailleurs.
15:09Et puis le reste
15:09sera réparti
15:11principalement
15:11avec des acteurs européens,
15:12des nouveaux entrants
15:13et puis des opérateurs télécoms.
15:14Donc ça,
15:15c'est vraiment le cas.
15:15Moi,
15:16je suis assez surpris
15:16de cette annonce
15:17parce qu'en mai,
15:18j'ai discuté
15:19avec un responsable,
15:20un très haut responsable
15:21de l'un de ses opérateurs,
15:22donc je vous laisse
15:23deviner lequel,
15:24qui me dit,
15:24je l'ai interrogé
15:25sur cette question
15:25et il m'a dit
15:28en fait,
15:29ça ne sert absolument à rien
15:30parce qu'aujourd'hui,
15:31alors autant aux Etats-Unis,
15:32il y a beaucoup
15:32de zones blanches.
15:32Qu'est-ce qui ne sert à rien ?
15:34Le direct-to-device ?
15:35Le direct-to-device ?
15:37Comment on peut dire ça ?
15:38Alors,
15:38je t'explique
15:39si ça n'a pas grand-chose
15:41par rapport aux frais
15:42que ça engage en fait.
15:43Autant aux Etats-Unis,
15:44tu as beaucoup
15:44de zones blanches
15:45et donc là,
15:45tu as une grande population,
15:47une grande partie
15:48du pays
15:48qui n'est pas reliée
15:49à Internet,
15:50Internet mobile.
15:51Autant en France,
15:51la zone de couverture
15:52est très forte sur la 5G.
15:53On est à plus de 80,
15:54je ne sais même pas combien,
15:55plus de 95 %,
15:56je pense.
15:57Donc finalement,
15:57est-ce que ça vaut le coup
15:58de dépenser des milliards
15:59parce que c'est des milliards
16:00d'euros pour lancer
16:01des satellites
16:01et il faut toujours relancer
16:02les satellites
16:02parce qu'ils ont
16:03une durée de vie limitée
16:05pour finalement
16:08un nombre de cas d'usage
16:10assez limité ?
16:11Donc ça,
16:11c'est la position
16:11qu'ils me disaient.
16:12Donc ça,
16:13je suis assez surpris
16:14qu'ils s'arrangent à ça.
16:14Après,
16:15on ne sait pas exactement
16:16ce qu'ils vont faire aussi.
16:16Est-ce que c'est aussi défensif
16:18parce qu'on essaie
16:19d'éviter que Starlink
16:21et parce qu'on se dit
16:22peut-être qu'un jour,
16:22ça sera obligatoire
16:24de l'avoir dans son offre mobile
16:26pour que les clients viennent ?
16:27Je ne sais pas
16:28si c'est très offensif.
16:29Je pense que c'est plus
16:29quelque chose de défensif
16:30au cas où ils en aient besoin.
16:32Je pense que c'est plus
16:33une réponse un peu défensive
16:36qu'on t'a faite
16:37que la vérité
16:38parce que oui,
16:39c'est vrai qu'on a
16:40une excellente couverture
16:41qu'elle soit mobile
16:41ou même fibre.
16:43On a investi
16:43des dizaines de milliards
16:44dans l'installation
16:46de la fibre en France.
16:47Mais malgré tout,
16:48les réseaux mobiles
16:49saturent au bout d'un moment.
16:51Alors,
16:52il faut attendre des années
16:53avant de renouveler tout cela.
16:54Et puis surtout,
16:55il y a des zones d'ombre encore.
16:57Tu vois,
16:57tu pars,
16:58je ne sais pas moi,
16:59tu vas au fin fond de la Creuse
17:01ou tu vas dans certains coins
17:03en Corse,
17:03il n'y a pas de réseau.
17:04Bien sûr.
17:04Mais il faut quand même dire
17:05qu'il y a aussi
17:05des questions de perte
17:06de souveraineté.
17:07Regarde Air France
17:08qui a été obligé
17:08de signer avec Starlink
17:09pour offrir un certain
17:11de la réalité à bord des gens.
17:12Ce n'est pas du direct
17:13de device.
17:14Ce n'est pas du direct
17:14de device.
17:15Mais par exemple,
17:16ce qu'il faut dire aussi,
17:17c'est que ces satellites,
17:17ils ne donnent pas de la 5G.
17:19Aujourd'hui,
17:19ça donne de la 2G.
17:20Donc,
17:20tu peux envoyer des textos,
17:21tu peux faire des coûts de téléphone.
17:23mais ça,
17:23c'est la première étape.
17:24Mais à terme,
17:24on aura de la data.
17:25Mais en fait,
17:25ça demande beaucoup d'investissement
17:27et est-ce que ça vaut le coup
17:29pour la France ?
17:30Oui,
17:30mais c'est pour ça
17:31que cette alliance
17:31entre ces opérateurs,
17:32le but,
17:33c'est quand même
17:33de mutualiser.
17:34Bien sûr.
17:36Et de répondre à Starlink.
17:37Bien sûr.
17:38Mais en mutualisant leur coût.
17:39Ils se sont dit,
17:39bon là,
17:40parce qu'ils ont un vrai retard
17:42commercial de déploiement
17:43et tout ça.
17:44On le sait tous,
17:45on parle suffisamment
17:46de tout ça.
17:47Moi,
17:47je pense qu'il faut quand même bouger
17:52Elon Musk qui a racheté
17:53un petit bout de territoire,
17:54enfin qui veut s'installer
17:55dans un petit,
17:55il n'a pas racheté,
17:56mais il a négocié
17:56avec la Louisiane
17:58pour 5% du territoire
17:59de la Louisiane
18:00pour mettre des bases
18:01de lancement,
18:01un peu comme dans les films
18:02de science-fiction,
18:03la 30 fusées par jour
18:04pour envoyer ses satellites,
18:05du stockage,
18:06des data centers
18:06et tout ça.
18:07On sent qu'il se passe
18:08quelque chose aujourd'hui.
18:10C'est un troisième univers numérique
18:12quand même,
18:12l'espace.
18:13Et il faut qu'on y soit.
18:14Les satellites,
18:15c'est un premier moyen d'y être.
18:16Après,
18:16on y sera peut-être
18:17avec des vols habités,
18:17des data centers
18:18et tout ça.
18:19Mais en tout cas,
18:19je pense que c'est important
18:20qu'on y soit.
18:22Et puis,
18:22c'est une redondance,
18:23tu vois,
18:24technologique.
18:24C'est-à-dire que demain,
18:26je ne sais pas moi,
18:27le réseau mobile tombe en panne,
18:29tu peux switcher facilement
18:30et avoir un propre réseau souverain
18:32par le satellite,
18:33tu vois.
18:34Parce qu'aujourd'hui,
18:34si on n'a pas ça,
18:35tu es obligé de faire appel
18:36à Starlink
18:37ou même à Léo.
18:39Parce que Iris Carré,
18:40rappelons-le,
18:40qui est la réponse européenne,
18:42est un réseau
18:42qui sera beaucoup moins ambitieux,
18:44qui sera réservé aux États
18:46et aux entreprises
18:47et pas au grand public.
18:49Et j'avais cru comprendre
18:50que justement,
18:51avec cet accord,
18:52ils pourraient intégrer
18:53Iris Carré.
18:55Non, non,
18:56je pense que c'est
18:56deux choses différentes.
18:58Ah oui,
18:58ça serait vraiment,
18:59ils feraient cavalier seul,
19:00en fait.
19:01En fait,
19:01moi,
19:02ce qui m'inquiète aussi
19:03un petit peu
19:03dans cette alliance,
19:04c'est la réaction
19:05des opérateurs américains.
19:06Tu disais Starlink
19:07avec The Chaikom.
19:08Mais voilà,
19:09on a quand même
19:10Orange, le premier.
19:11Ils ont des liens
19:12avec des opérateurs
19:13américains.
19:14Je me demande
19:14comment tout ça
19:15va se couper.
19:17Après,
19:18on est toujours
19:19en train de dire
19:19qu'il faut de la souveraineté
19:20et de la souveraineté.
19:21Tout d'un coup,
19:21on a trois acteurs
19:22qui disent
19:22écoutez les gars,
19:23là,
19:23il faut vraiment
19:24qu'on avance.
19:26Je ne sais pas
19:26si vous voulez soutenir,
19:27mais en tout cas,
19:28saluons au moins
19:29cette initiative.
19:30Je veux juste dire
19:30que Starlink
19:31aura quand même
19:31beaucoup de mal
19:32dans sa salle
19:32à la Norte
19:33puisque les fréquences
19:34qui seront attribuées
19:35pour Starlink,
19:35pour les acteurs
19:36non européens,
19:37seront très faibles.
19:39Si Starlink
19:39récupère des fréquences,
19:41elles ne seront pas
19:42importantes.
19:43Ça va être compliqué
19:43peut-être pour lui
19:44de lancer ce direct
19:45sur tout device
19:46comme il veut le faire
19:47aux Etats-Unis.
19:47Et puis là,
19:48ils sont tous seuls
19:49et ils agissent
19:49un peu comme des cow-boys.
19:51Tu sais souvent,
19:52quand tu es dans l'espace,
19:54c'est le premier arrivé,
19:55premier servi.
19:56D'ailleurs,
19:58quand on discute
19:59avec des gens
20:01de TelSat,
20:02ils disent
20:02nous,
20:02quand on passe
20:03en dessous
20:05d'un satellite ami,
20:07on éteint notre satellite
20:08parce que le temps
20:09du passage,
20:10Starlink s'en fiche
20:11complètement.
20:12Ça déboule,
20:13ça déboule.
20:14Ça envoie du gigabit,
20:15monsieur.
20:16Voilà.
20:18En tout cas,
20:19très intéressant tout cela.
20:20On en parlera
20:20évidemment jeudi
20:21aussi à l'occasion
20:22du Sommet de l'Espace
20:23où Tech & Co
20:24vous proposera
20:25une émission spéciale.
20:27Dans l'actu,
20:28il y a aussi
20:30ce Réactive.
20:31Je ne sais pas
20:32si vous avez suivi.
20:33C'est assez intéressant.
20:34Réactive,
20:34c'est Réponse,
20:35le RE de donc Réactive,
20:39Action interministérielle
20:40et Acte
20:41et puis
20:41Violation donnée,
20:43c'est
20:44Réactive.
20:45Il y a un gars
20:46qui a réfléchi quand même.
20:48Je pense que...
20:49Action, Réaction.
20:50C'est ça.
20:51J'espère qu'il n'a pas pris
20:52trop d'argent pour ça
20:53quand même.
20:54Et évidemment,
20:55cette réponse
20:56a été créée
20:57après la succession
20:58d'attaques
20:58qu'on a connues
20:59cet été
21:00visant l'État,
21:01notamment le FIS
21:02qu'on s'en souvient.
21:04Et en fait,
21:05ce qui va se passer,
21:05c'est qu'en cas
21:06d'attaque d'un ministère,
21:07l'ANSI pourra mobiliser
21:09immédiatement
21:10ses experts
21:11et elle pourra aussi
21:12imposer certaines mesures
21:13au ministère.
21:14Donc,
21:15on a l'impression
21:15que l'ANSI
21:16a un petit peu plus
21:17de prérogatives.
21:18C'est ça, Jérôme.
21:19J'ai compris ça aussi.
21:21Parce que l'ANSI
21:22intervient déjà
21:23quand il y a un problème
21:23sur les grandes organisations
21:26étatiques
21:27ou ce qu'on appelle
21:27les OIV,
21:28les organismes
21:30d'importance vitale,
21:31qui peut comprendre
21:32d'ailleurs des entreprises
21:33privées.
21:34Mais en l'occurrence,
21:36là,
21:36c'est que
21:36si on était confronté
21:38à nouveau
21:38à une situation
21:39comme cet été
21:40avec l'attaque
21:41du service des impôts,
21:44non seulement
21:45ils donnent des conseils,
21:46mais ils vont carrément
21:48prendre la main.
21:49ils vont piloter
21:50la défense.
21:51Si c'est interministériel,
21:53ce sera regroupé
21:54également au sein
21:55d'un poste de pilotage
21:56de l'ANSI.
21:57Bon,
21:58c'est plutôt pas mal.
21:59Ça devrait pouvoir
22:00apporter un peu
22:00de souplesse
22:01et peut-être
22:02surtout de réactivité
22:03pour éviter
22:04ce genre d'incidence.
22:05Il y a de coordination
22:05peut-être aussi.
22:06Il y a de coordination
22:07entre les ministériels.
22:08Et puis avec,
22:09oui,
22:09des prérogatives
22:10et visiblement
22:11avec même
22:11la possibilité
22:13d'imposer
22:15des actions.
22:16C'est ce qui a manqué.
22:17Tout le monde s'est moqué
22:18de l'ANSI
22:18quand il y a eu,
22:19alors ce n'était pas
22:19pour la DGFIP,
22:20mais c'était avant
22:20l'étude,
22:21souvenez-vous,
22:21c'était la NTS.
22:24Ah oui,
22:26des cartes grises,
22:26etc.
22:27Tout le monde a dit
22:27oh là là,
22:28et puis tout le monde
22:28tombait à rares concis
22:29sur Vincent Straubel,
22:30le patron de l'ANSI,
22:31toutes ses équipes.
22:32Mais il ne pouvait pas agir.
22:33Lui, il pouvait consulter,
22:35recommander, etc.
22:36Et je pense que c'est
22:37ce qu'il a dit
22:38quand il était dans le bureau
22:38du Premier ministre.
22:39Il a dit,
22:46concrète,
22:47aujourd'hui,
22:47ils vont avoir
22:48un peu plus d'autorité,
22:50centralisation de la communication.
22:52Alors attention,
22:52est-ce que ce n'est pas
22:53juste une rustine,
22:54de dire juste,
22:55on voit ça pour l'instant,
22:56on va voir ce que ça donne,
22:56donc il faut faire attention.
22:58Mais il est temps
22:59qu'on bouge dans ce domaine
23:00parce que là,
23:00ça devient trop.
23:01La DGFIP,
23:02déjà la NTS,
23:03les permis de conduire,
23:04les passeports,
23:05là la DGFIP,
23:06même si ce n'est pas
23:07assez sécurisé,
23:09je pourrais dire deux mots
23:10à ce sujet-là.
23:12Jérôme ?
23:13Non,
23:13je n'ai pas grand-chose
23:14à ajouter.
23:14Je pense que c'est une bonne idée.
23:16En tout cas,
23:17ça va dans le bon sens.
23:18Après,
23:18voir si ça va être efficace
23:19ou pas,
23:20on l'avenir le dira.
23:21De toute façon,
23:22ce qui est sûr,
23:22c'est que les attaques,
23:23elles ne vont ne faire qu'augmenter.
23:25Donc,
23:27autant essayer de réagir
23:28à un amont
23:28le plus tôt possible.
23:29Est-ce que c'est la bonne réponse ?
23:31Est-ce qu'on a mis les moyens ?
23:31Parce que visiblement,
23:32il n'y aura pas de nouvelle équipe.
23:33C'est simplement
23:34que l'ANSI
23:35va avoir plus de possibilité,
23:39d'autorité
23:40et qui va prendre un peu
23:42le pas sur les ministères.
23:43Mais est-ce que ça va suffire ?
23:44C'est déjà pas mal.
23:45C'est déjà pas mal.
23:46Mais c'est surtout
23:46à posteriori.
23:47Ce n'est pas pour éviter les attaques.
23:48C'est pour réagir aux attaques.
23:51En temps de crise.
23:52C'est au moment où ça se passe
23:52ou au moment où on le découvre.
23:54Mais tu sais,
23:54il faut quand même voir.
23:55On a regardé ça
23:57pour l'émission
23:57TechEdge Business.
23:59Les contrôles en interne
24:00par la DGFIP.
24:01Contrôles en interne.
24:02Donc,
24:02ils gèrent quand même
24:031200 milliards d'euros
24:04de flux financiers.
24:06La DGFIP,
24:07on imagine
24:07qu'ils sont dans un cadre
24:08strict de gouvernance.
24:10Il y a le contrôle interne financier.
24:11Il y a le contrôle de gestion.
24:12Il y a la délégation
24:13à l'audit interne.
24:14Il y a tous les contrôles externes
24:15avec la Cour des comptes
24:16et tout ça.
24:17Et là,
24:17toutes les failles de sécurité
24:18sont passées,
24:19tous ces contrôles-là.
24:21Et c'est là où l'ANSI
24:21va arriver en demandant
24:22un peu des...
24:23Oui, des comptes.
24:24Des comptes.
24:25Moi,
24:25j'ai trouvé incroyable
24:26de voir la directrice
24:28de la DGFIP dire
24:28« Oh là là,
24:29comme tout le monde,
24:30on est attaqués, machin.
24:31Oui, on a peut-être... »
24:33Mais leurs organes de contrôle,
24:35c'est dingue.
24:35Et alors,
24:36au même moment,
24:37tu as les 160 plateformes
24:38de facturation électronique
24:39qui rentrent
24:41depuis le 1er septembre.
24:42Qu'est-ce qui les contrôle,
24:43ces 160 plateformes ?
24:44Je donne la mine,
24:45c'est la DGFIP.
24:46Non mais là,
24:48il y a un moment
24:48et je comprends
24:49que Sébastien Lecornu
24:51avec le patron de l'ANSI
24:52disent « Bon allez,
24:53on va commencer à parler
24:54entre professionnels.
24:55C'est là où il faut
24:56un vrai CTO de l'État
24:58où il y a la DINU
24:59mais là,
24:59il faut vraiment taper du poing
25:00sur la table
25:01et dire « Les gars,
25:02ceux qui font les contrôles,
25:03tout ça,
25:03ce n'est pas possible. »
25:04Et en plus,
25:04la menace a un peu changé
25:06et tu disais
25:06qu'il faudrait qu'on parle
25:06de ce qui s'est passé.
25:07C'est vrai que cette histoire,
25:08on pourrait y revenir
25:09plein de fois.
25:10C'est un petit jeune de 18 ans.
25:11D'une part,
25:12et puis,
25:13ce n'est pas une faille de sécurité,
25:15ce n'est pas un bug,
25:16ce n'est pas un bug logiciel,
25:17c'est une usurpation d'identifiant.
25:20Donc,
25:20c'est bien que...
25:22c'est le tout.
25:23Et l'ANTS,
25:24c'était juste
25:24on allait sur l'adresse,
25:25on m'a fait la démo,
25:27on allait sur l'adresse
25:29du site d'ANTS
25:29et on changeait
25:30des petits chiffres
25:31et puis au bout d'un moment,
25:32on changeait un chiffre,
25:33on tombait sur des fiches
25:34et puis on changeait un autre chiffre.
25:34Alors ça,
25:35c'est plutôt une faille...
25:35Mais non,
25:36c'est des vrais...
25:37Tu vois,
25:38c'est des choses...
25:3880% ça pourrait être résolu
25:41grâce à un peu d'hygiène.
25:42Oui, c'est clair.
25:43Mais il paraît
25:44qu'il y a eu une explosion
25:45en fait d'un laisser-aller
25:47pendant le Covid
25:47parce qu'évidemment,
25:48tout le monde était en télétravail
25:49et on ne se rend pas compte
25:50que finalement,
25:51le télétravail,
25:52c'est la porte en fait
25:53à n'importe quoi
25:54parce que souvent,
25:59depuis ton PC
26:00en Wi-Fi
26:02et tu n'as pas
26:03la même hygiène numérique...
26:04Ça fait 5 ans
26:05des hôpitaux
26:06qui ont été bloqués...
26:07Fred,
26:07je suis tout à fait d'accord
26:08avec toi
26:08mais en fait,
26:10on avait déjà
26:10des signes avant-coureurs.
26:12Oui,
26:12mais tu peux faire
26:12du télétravail
26:13sur des postes dédiés,
26:14etc.
26:14et avoir des bonnes pratiques
26:16sécurisées.
26:17Et puis,
26:17il y a aussi...
26:17Entre le téléphone...
26:19Il y a aussi la question
26:19de ce qui s'est passé
26:20encore pour revenir
26:21sur la DGFIP,
26:22c'est que donc,
26:23il s'est introduit
26:24de manière normale
26:25en fait,
26:26comme un utilisateur
26:27mais il a commencé
26:28à pomper,
26:28pomper comme un fou
26:29des données
26:30et ça n'a pas été détecté
26:31à temps.
26:32Ça aussi,
26:32ça c'est un manque
26:33de sécurité,
26:34c'est-à-dire qu'il y avait
26:35une caméra...
26:36En gros,
26:36c'est comme si on avait
26:37un hangar
26:37et puis la caméra
26:38n'était pas bon.
26:38Et là,
26:39l'ANSI,
26:39ça n'aidera rien en fait.
26:41Non, non, non.
26:41Elle arrivera trop tard.
26:42Oui.
26:43Là, oui.
26:44Enfin, non,
26:45si...
26:46Non,
26:46parce que comme ça
26:46n'a pas été détecté...
26:47Si on s'en rend compte
26:47plus tôt, oui.
26:48Si ce n'est pas détecté,