Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Ce mardi 8 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition d'USA Today.
00:14La cloche va retentir à Wall Street, ça va être l'ouverture des marchés américains après un jour férié.
00:18C'était la fête du travail, le Labor Day hier.
00:22Ça ne nous a pas empêché de faire une édition complète et franchement très très intéressante
00:26que vous pouvez retrouver évidemment en podcast et en replay.
00:29En attendant énormément de sujets au menu du jour,
00:32premièrement, c'est vrai qu'on parle souvent du moral des PME, des TPI en France, chez nous.
00:38Qu'en est-il des États-Unis ?
00:39On a des indicateurs très intéressants à décortiquer à ce niveau-là.
00:43C'est également le jour 1 d'une nouvelle phase de guerre commerciale très intense
00:47entre les États-Unis et le Canada.
00:49On parlera également du sujet du nucléaire, une nouvelle ruée vers l'or,
00:53étant donné que, bien entendu, on a besoin de plus en plus d'énergie à travers les États-Unis,
00:58et à travers le monde pour industrialiser, pour faire fructifier l'IA.
01:02Et tout ça, on va en parler dans ce USA Today.
01:04Pour l'instant, l'ouverture du côté des marchés américains.
01:08Que nous disent les indices ?
01:10On a un Dow Jones qui est en repli en ce moment, moins 0,88% pour commencer la séance.
01:16Plus 0,09 pour le Nasdaq, on est à 29 536 points.
01:22Regardez, je me baisse un petit peu pour vous montrer la courbe.
01:25Et puis le S&P 500, moins 0,1%, 7 709 points.
01:30Et du côté des marchés européens, on va voir la tendance un petit peu plus tard.
01:34Mais globalement, c'est une semaine qui reste plutôt calme.
01:39Mais à noter, quand même, une perte de vitesse des valeurs un peu plus industrielles,
01:44alors que la tech surperforme assez largement.
01:47Allez, USA Today, c'est parti.
01:55Une bonne, bonne grosse tablée pour commenter cette actualité des marchés américains.
02:00Emmerich Didet-Pergam, bonjour.
02:02Bonjour.
02:02Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
02:04Bonjour.
02:05Et Félix Baron du club des investisseurs indépendants.
02:07Donc vous voyez, vous avez bien compté, ils sont trois autour de la table.
02:10Et puis, notre guest star, évidemment, John Plassard en direct de Cité Gestion.
02:14Bonjour John.
02:15Bonjour Antoine.
02:16Alors, on va commencer par, on en parlait, et ça, il faut l'écouter, il faut le décortiquer,
02:22parce que ça donne vraiment un état d'esprit précis de l'économie américaine sur le terrain,
02:25le moral des TPE, PME, des patrons de TPE, PME.
02:28Qu'est-ce que les derniers indicateurs donnent à ce niveau, John ?
02:32Vous savez, on parle tous les jours des statistiques, des grandes statistiques.
02:36On attend évidemment l'inflation aux États-Unis en fin de semaine.
02:39Vous savez, le cœur de la croissance économique en Europe,
02:42mais aussi, voire surtout aux États-Unis, c'est les petites entreprises.
02:46Et là, on a une statistique qui paraît tous les mois et qui est très intéressante parce que ça nous
02:51donne un peu le bout des États-Unis.
02:54Et là, on a l'indice qui s'appelle NFIB qui a baissé.
02:59Il est passé de 99,8 à 98,7 en août sous les estimations.
03:06Et on voit qu'il y a un optimisme, l'optimisme qui reste correct, mais il commence à s'éroder.
03:13Et on a un vrai signal.
03:16Alors, on n'a pas simplement une statistique, on a aussi des sous-statistiques qui sont très intéressantes à regarder.
03:22Et puis, on voit qu'on a un vrai signal négatif qui vient des ventes.
03:26Parce que si vous regardez, le solde des entreprises qui déclarent une hausse de leur chiffre d'affaires,
03:31il tombe à moins 9%.
03:33Moins 9% en négatif, on est au plus bas depuis novembre 2025.
03:39Et aussi, alors ça ne va surprendre personne,
03:42on a l'inflation qui redevient une préoccupation centrale.
03:48Vous avez 16% des dirigeants qui la citent comme un problème principal.
03:52Et ça, c'est important.
03:54Et puis, de l'autre côté, alors, on peut un peu se réjouir.
03:57Et puis, ça rebondit un peu sur les chiffres de l'emploi américain qu'on a eu vendredi dernier.
04:02On a les tensions sur le travail qui diminuent.
04:05On a de la disponibilité dans la main d'or.
04:07Et puis, les coûts salariaux qui inquiètent moins.
04:10Donc, ça réduit le risque, en tout cas à court terme, d'une nouvelle accélération des salaires.
04:16Et on sait que souvent, l'inflation avec une accélération des salaires,
04:19ça pose problème, surtout pour la réserve fédérale américaine.
04:22Donc, en résumé, on a un taboulo qui est pas mal mitigé
04:27parce que les entreprises, les petites entreprises, restent confiantes dans leur activité.
04:32Mais de l'autre côté, elles commencent à devenir plus prudentes sur l'économie américaine.
04:36Donc, ça, c'est vraiment à suivre parce que c'est vraiment les entreprises qui nous parlent.
04:41Et il faut les écouter, ces entreprises.
04:43C'est vrai que ça paraît au début de la guerre commerciale
04:48qu'a livré Trump depuis son investiture.
04:52On les voyait d'ailleurs sur BFM TV.
04:54Il y avait des reportages très intéressants
04:56sur des chefs d'entreprise, de toutes petites entreprises américaines,
05:00notamment, qui travaillent sur le matériel informatique,
05:03qui importent beaucoup de Chine, nécessairement.
05:06Et on se disait, mais ces gens-là vont se faire vitrifier.
05:11Enfin, ça va ressembler à la vallée de la mort.
05:15Et globalement, ça tient bien et ça continue à bien tenir.
05:18Et ça, avant même que la crise énergétique ne commence à réellement piquer,
05:23parce qu'on a vu que c'est peut-être bien maintenant
05:24que les choses vont commencer à se gâter.
05:26Emmerick Didet, qu'est-ce que ça peut vous inspirer, ça ?
05:28Alors, c'est des entreprises qui sont souvent très sensibles
05:31au sujet d'inflation, au sujet de la matière première, au sujet d'énergie.
05:34Donc, le sujet de l'énergie qui est plus cher aux États-Unis
05:38va les impacter de manière beaucoup plus directe
05:40que les grandes entreprises internationales
05:42qui vont avoir des moyens de s'adapter beaucoup plus larges.
05:45Donc, elles sont plus sensibles à ces sujets-là.
05:48Maintenant, elles sont aussi plus flexibles, plus malléables
05:51et souvent un peu plus malins.
05:53C'est ce qui leur permet souvent de résister,
05:54de s'adapter aussi à ces environnements-là.
05:57On le voit aussi dans les métiers cotés.
06:00Aujourd'hui, si vous regardez le Russell 2000,
06:02qui est l'indice américain des petites et moyennes entreprises,
06:04alors avec des seuils bien plus importants
06:06que ceux qu'on connaît en Europe, évidemment,
06:09mais il est quand même en hausse de 20% depuis le début de l'année.
06:11Donc, on sent quand même qu'il peut y avoir des sujets de flux
06:16qui se dirigent quand même sur ces entreprises-là.
06:18Parce qu'il y a un savoir-faire de ces entreprises.
06:21Et puis surtout, il y a des niveaux de valorisation
06:23qui sont encore corrects sur ces entreprises,
06:26contrairement aux large cap
06:27qui peuvent avoir connu l'exubérance des valorisations.
06:31Christian Fontaine, un avis sur ces chiffres
06:32qui sont quand même assez étonnants ?
06:35Alors, bien sûr, effectivement, il y a un risque,
06:37potentiellement un risque, de l'impact de la hausse des taux
06:39sur les valeurs moyennes.
06:40Et encore une fois, souvent, ce qu'on entend à l'américaine,
06:43les valeurs moyennes, c'est déjà des très belles valeurs
06:46au niveau européen.
06:48Non, si je me mets à la place d'un investisseur français,
06:52c'est vrai que les investisseurs français investissent beaucoup
06:54aux Etats-Unis.
06:54Et surtout sur les large cap,
06:56donc surtout sur des indices comme le Nasdaq
06:58ou le Standard & Poor's 500,
07:00c'est bien sûr ce qu'il faut faire.
07:03Largement surpondérer dans les portefeuilles,
07:06les blue chips,
07:07mais à titre de diversification,
07:09effectivement, avoir une poche
07:10qui réplique peu ou prou directement ou indirectement
07:14en gestion active ou passive le Russell 2000,
07:16ça peut tout à fait faire sens,
07:20mais priorité quand même dans la conjoncture actuelle
07:22sur les blue chips et le Russell 2000,
07:26uniquement à titre de diversification.
07:27Félix Baron, le moral des petits patrons américains,
07:32en tout cas, tient le coup,
07:33je ne dirais pas contre toute attente,
07:35mais alors avec un esprit de résilience
07:37qui est fois mille depuis l'investiture de Donald Trump.
07:41J'ai regardé l'indice qui est publié par le NFIB
07:45qui est en fait un lobby de petits patrons,
07:48comme si la CGPME, en fait,
07:50publiait son propre indice.
07:52Ce ne serait pas forcément illégitime d'ailleurs.
07:55Avec ce biais qui consiste à dire,
07:57j'ai été patron, mon entreprise va bien,
07:59en revanche, je suis pessimiste sur l'économie.
08:01Donc, ce que je regarde, c'est trois choses.
08:03La première, c'est que ce qui plombe
08:05les petites entreprises aux Etats-Unis,
08:07c'est le coût de l'assurance.
08:08Depuis 2018, il est au plus haut
08:09et on sait à quel point c'est important dans un pays...
08:12Et on voit que dans la composante d'inflation,
08:14c'est un truc qui a complètement débordé.
08:18Oui.
08:19La deuxième, c'est l'indice d'incertitude
08:21qui est publié indépendamment de l'optimisme.
08:24Et celui-là, il est à 91,
08:25il est plutôt haut dans la tendance.
08:27Et puis la troisième chose,
08:28c'est que malgré cet optimisme,
08:30il y a quand même un écart qui se creuse
08:31entre les grands groupes portés par l'IA
08:33et entre guillemets Main Street
08:35qui est sous pression des coûts,
08:38comme on le disait, de l'énergie,
08:39mais aussi de l'assurance.
08:41Un point sur les indices américains.
08:42Donc c'est une légère baisse qui prévaut.
08:44Un peu plus sensible du côté des valeurs industrielles.
08:47Le Dow Jones,
08:47moins 0,84%,
08:4852 955 points,
08:51moins 0,21 pour le S&P 500 à 7 702.
08:55Le Nasdaq,
08:56l'hyper 0,16% à 26 465 points.
08:59Le CAC 40, ma foi,
09:00ne fait strictement rien.
09:02Plus 0,04%,
09:038 309 points.
09:04John,
09:05ça nous ramène tout ça au sujet
09:06de la guerre commerciale, bien sûr,
09:08avec le monde entier,
09:09du côté de Donald Trump,
09:11mais plus précisément la guerre
09:12qui pique et qui fait mal
09:14et qui chauffe très fort en ce moment,
09:15c'est celle avec le Canada.
09:17Et on a vu une deuxième phase très forte
09:19il y a quelques semaines
09:20qui se matérialise aujourd'hui
09:21avec l'entrée en vigueur
09:22d'un certain nombre de droits de douane.
09:25Oui, tout à fait.
09:25On avait presque oublié
09:28la guerre commerciale.
09:29On avait parlé du Moyen-Orient,
09:30de l'inflation,
09:31mais on avait oublié
09:31de parler de la guerre commerciale.
09:33Eh bien, aujourd'hui,
09:35les Canadiens ont répliqué
09:37à ce qui avait été mis en place
09:39par les Américains
09:40à la fin août.
09:41Donc, il y aura des surtaxes
09:43de 15 à 25%,
09:44voire 50%
09:46sur 20 milliards
09:49de produits américains.
09:50Vous avez de l'acier,
09:52des produits laitiers,
09:53vous avez de l'électronique
09:53et puis de la pâte à papier.
09:55C'est des échanges courants
09:56entre les deux pays.
09:59On appelle ça
09:59répondre dollar par dollar,
10:02c'est-à-dire les taxations américaines
10:04sur les biens canadiens.
10:05Eh bien, c'est répliqué par Ottawa
10:07et donc, on est dans une situation
10:10où, évidemment,
10:12il n'y a pas de gagnant.
10:12Pourquoi ?
10:13Parce qu'on sait
10:14qu'on a des exportateurs américains,
10:17notamment dans le Michigan
10:18et l'Ohio,
10:19qui sont extrêmement dépendants.
10:22On a des États
10:22qui sont intégrés
10:24aux chaînes industrielles
10:26et automobiles canadiennes.
10:28Et donc, c'est très sensible.
10:30C'est un sujet extrêmement sensible,
10:33notamment à quelques semaines
10:34des élections de mi-mandat.
10:37Et c'est un pari extrêmement risqué
10:39pour McCartney.
10:40Le Premier ministre canadien,
10:42on rappelle quand même
10:42que près de 60 %
10:44des importations canadiennes
10:45viennent des États-Unis,
10:47qu'environ 70 %
10:49des exportations canadiennes
10:50y sont destinées.
10:52Donc, c'est vraiment
10:53le partenaire particulier
10:55du Canada.
10:58On rappelle aussi
10:59que les économies,
11:00là, je parlais seulement
11:01d'une petite région,
11:01mais les économies américaines
11:03et canadiennes
11:03sont des économies
11:05ultra intégrées,
11:06voire les plus intégrées
11:07du monde des cousins germains,
11:10même si,
11:11selon le gouvernement canadien,
11:13quelque chose aurait été cassé
11:15il n'y a pas très longtemps.
11:16Alors, ce qui est assez intéressant
11:18de noter,
11:18c'est que, historiquement,
11:20Donald Trump a toujours fonctionné
11:22de la même manière,
11:23qu'on le veuille ou non.
11:23Il menace,
11:24il exige le maximum,
11:26et puis, à la fin,
11:27il négocie.
11:28Seulement, cette fois,
11:29le Canada,
11:31les Canadiens,
11:32le Premier ministre canadien,
11:33ne veut pas l'entendre
11:34parler de cette oreille
11:36et les choses
11:37semblent de plus en plus
11:39compliquées
11:39parce que les États-Unis
11:41n'ont pas dit
11:42on va négocier,
11:43les États-Unis
11:43viennent de dire
11:44eh bien,
11:45on va remettre
11:46une couche
11:47de taxes,
11:49d'importation.
11:50Donc, on est dans une escalade
11:51où, à la fin,
11:53eh bien, évidemment,
11:54celui qui paye,
11:55ce n'est pas l'entreprise,
11:57eh bien,
11:57c'est le consommateur
11:58qui, déjà,
11:59est étranglé
12:00par les prix de l'énergie
12:01qui montent.
12:02Je vous rappelle,
12:02on le sait,
12:03on en parle assez,
12:04mais que le prix du galon
12:05aux États-Unis
12:06est au-delà
12:07des 4 dollars,
12:08ce qui est un chiffre
12:09qui est très important
12:10aux États-Unis.
12:11Je serais,
12:12c'est le consommateur,
12:13mais je serais curieux
12:14de voir quel sera
12:15le budget de la NHL,
12:17de la Ligue nationale
12:17de hockey
12:18aux États-Unis
12:19et au Canada,
12:20d'ailleurs,
12:20cette année,
12:21parce que, du coup,
12:22le prix des équipements
12:22de hockey,
12:23et particulièrement des crosses,
12:24va largement augmenter
12:25à cause de ses droits de douane.
12:26Et puis,
12:27on n'oublie pas
12:27que le gouverneur
12:28de l'Ontario
12:28s'est encore une fois
12:30distingué.
12:31Lors de la première phase
12:32de guerre commerciale,
12:33il avait dit
12:34c'est sauvage,
12:35en parlant des Américains,
12:36c'est sauvage,
12:36on va finir par leur couper
12:37l'électricité,
12:38ils vont comprendre
12:38ce que ça fait.
12:39Et là,
12:39il en a remis
12:40une deuxième couche
12:41il y a quelques jours.
12:42Félix Baron ?
12:43J'ai entendu ça
12:44et ce qui est intéressant,
12:45c'est qu'une grande partie
12:47de l'électricité
12:48exportée vers l'Amérique du Nord,
12:49vers les États du Nord-Est,
12:51vient du Canada.
12:53Du Canada,
12:54ça alimente New York,
12:55d'ailleurs,
12:55en grande partie.
12:56Ils ont un levier,
12:56mais sur l'énergie,
12:58j'en reviendrai,
12:58ils n'ont trop à perdre
12:59à se faire un regard là-dessus.
13:00Bon,
13:01on verra ça.
13:02Christian Fontaine,
13:03comment on va agir ?
13:04C'est l'extraordinaire
13:05résilience des économies
13:06des deux côtés
13:07de l'Atlantique,
13:08guerre commerciale ou pas,
13:10les bénéfices
13:10des grandes entreprises
13:11continuent à progresser.
13:13Et ce qui est encore plus
13:14remarquable,
13:15c'est que les cours de bourse
13:17augmentent aussi,
13:19sans pour autant
13:20qu'il y ait une dégradation
13:21très significative des PE.
13:23C'est pour ça,
13:23il ne faut pas,
13:24même s'il y a des facteurs
13:25de risque,
13:26trop s'inquiéter,
13:27notamment sur la tech américaine.
13:31Voilà,
13:31ce qui me frappe,
13:31c'est cette extraordinaire
13:33résilience des entreprises
13:36des deux côtés
13:36de l'Atlantique
13:37à cette guerre commerciale
13:40et cette surenchère
13:42de droits de douane
13:43et de taxes.
13:45Emmerich Didet,
13:47ça va piquer cette fois
13:48où on va rester
13:50dans le domaine
13:51du gérable
13:51comme lors de la phase 1
13:53de leur première guerre commerciale ?
13:54Ça risque de rester
13:55dans l'ordre du gérable
13:56pour plusieurs raisons.
13:57La première,
13:57le Canada est devenu un peu
13:58un symbole de résistance
14:00face aux Etats-Unis.
14:01C'est clairement ça.
14:02Aujourd'hui,
14:02même par rapport
14:03à d'autres pays
14:04dans le monde
14:05où on voit
14:06une vraie volonté
14:08derrière le Canada
14:09vis-à-vis de la politique
14:11menée par Donald Trump.
14:11maintenant,
14:12une fois qu'on a dit ça,
14:13on voit qu'on ne touche pas
14:15au secteur critique
14:16dans cette guerre commerciale.
14:18Pour le moment,
14:18on reste sur des macro-secteurs,
14:20sur des choses qui sont gérables.
14:21On ne va pas s'attaquer
14:22par exemple à l'uranium.
14:23On ne va pas s'attaquer
14:25à des métaux critiques
14:26ou au bois
14:26qui peuvent être extrêmement importants
14:28dans la construction,
14:29notamment aux Etats-Unis,
14:30où les importations
14:31sont très importantes
14:32côté américaine.
14:33Pour la construction notamment.
14:35Exactement.
14:35Donc,
14:36on ne s'attaque pas non plus
14:36à des secteurs critiques.
14:38Donc,
14:38c'est ça qui est important.
14:39C'est pour ça que l'énergie,
14:40en effet,
14:41on ne va pas couper
14:44aujourd'hui l'électricité
14:45aux Etats-Unis
14:45parce que,
14:46justement,
14:47les deux ont trop à perdre.
14:48Et c'est ça qui est important.
14:49On reste quand même,
14:50pour le moment,
14:50dans le clientélisme électoral
14:51avec les effets d'annonce.
14:53et c'est vrai que,
14:55pour le moment,
14:56ça reste gérable.
14:57On verra quelques magasins
14:58qui vont enlever du coca
14:59de leur rayon.
15:00On le voit déjà
15:00quand vous allez au Canada.
15:02Vous le voyez déjà
15:02dans pas mal de supermarchés.
15:04Donc,
15:04c'est une réalité.
15:06Cette bonne guerre,
15:07ça fait partie,
15:09pas du jeu
15:09parce que ce n'est pas un jeu,
15:11mais en tout cas,
15:12ça fait partie
15:12des manœuvres.
15:14Du côté un peu
15:15politico-électoral,
15:16quand on est en campagne,
15:17comme l'aît Donald Trump
15:18pour essayer
15:19d'améliorer son score
15:20pour les élections
15:22dans quelques semaines,
15:23donc c'est des effets
15:24d'annonce énormément.
15:26Félix,
15:26vous vouliez ajouter ?
15:27Mais,
15:28Eric parlait de symboles.
15:29Cette contre-révolution,
15:31elle est symétrique,
15:32elle est symbolique,
15:32mais à hauteur
15:33de 27 milliards
15:34de dollars canadiens,
15:35c'est une piche nette
15:36pour les États-Unis
15:37dans le sens
15:38où les trois leviers,
15:39d'ailleurs,
15:39sont non tarifaires.
15:40On a parlé
15:41de l'électricité
15:42exportée vers le Minnesota,
15:43vers le Michigan
15:44et l'État de New York.
15:45Il y a aussi
15:46la potasse pour l'agriculture,
15:47où les États-Unis
15:48n'ont trop à perdre,
15:48mais surtout,
15:49sur l'uranium.
15:50Westinghouse,
15:53la renaissance du nucléaire américain
15:54est détenue conjointement
15:55par Cameco,
15:57qui est canadien,
15:59mais aussi par Brookfield,
16:00qui est canadien.
16:01Donc,
16:01les deux ont vraiment
16:02trop à perdre
16:03à aller se taper dessus
16:04sur la question
16:05de l'uranium ou de l'énergie.
16:07Donc,
16:07c'est tout à fait électoral
16:08et symbolique.
16:09Bon,
16:10vous nous offrez
16:11une transition
16:12absolument parfaite
16:14pour notre prochain sujet.
16:15John Plassard,
16:17le nucléaire est une priorité
16:19aux États-Unis.
16:19On le sait,
16:20ils sont allés
16:20jusqu'à rouvrir
16:21ou commencer
16:23à faire des travaux
16:24à Three Mile Island,
16:26qui est un petit peu
16:26leur Tchernobyl,
16:27leur seul accident nucléaire
16:30répertorié,
16:31nucléaire civil,
16:32bien entendu.
16:33Le bilan avait été
16:35bien moins catastrophique
16:36qu'à Tchernobyl,
16:37mais enfin,
16:37ça avait quand même
16:37marqué les esprits
16:38des Américains
16:39concernant l'énergie nucléaire.
16:41Là,
16:41tous les investissements
16:42sont repartis.
16:43On parle central,
16:44on parle réacteurs nucléaires
16:46modulaires.
16:47Les grands industriels
16:48veulent chacun avoir
16:49leur usine
16:50avec leurs petits réacteurs nucléaires.
16:51C'est une priorité politique
16:53américaine,
16:54mais on a l'impression
16:56que tout cela
16:57est passé un petit peu
16:59derrière l'ensemble
17:00du reste de l'actualité
17:01américaine,
17:01finalement,
17:01John.
17:03Clairement,
17:04on rappelle quand même
17:05que la part du nucléaire
17:06dans la production
17:07d'électricité américaine,
17:09c'est moins de 20%.
17:11On dirait que c'est beaucoup,
17:12mais c'est moins de 20%.
17:14Et là,
17:14il y a une focalisation,
17:15une focalisation sur le fait
17:17d'avoir bien évidemment
17:18pour le gouvernement américain
17:19une énergie dite continue
17:22et potentiellement moins chère
17:24si le prix du baril
17:26devait rester élevé
17:27pendant encore plusieurs mois,
17:29voire plusieurs années,
17:30parce qu'évidemment,
17:31on ne change pas,
17:32on ne remet pas le nucléaire
17:35sur le devant de la scène
17:36aussi rapidement que ça.
17:37Mais il y a une information
17:38qui est sortie
17:39et elle n'a pas été assez commentée,
17:41parce que vous avez
17:42le département américain
17:43de l'énergie
17:44qui a sélectionné 12 entreprises
17:46et 13 projets
17:48dans un programme conçu
17:50pour accélérer le développement
17:52et le déploiement
17:53de la filière nucléaire
17:54aux États-Unis.
17:55Donc, c'est quelque chose
17:56de très, très concret.
17:57Et ce qui est très intéressant,
17:59c'est que vous savez,
18:00normalement,
18:00lorsqu'on parle,
18:01et on vient d'en parler,
18:02lorsqu'on parle du nucléaire,
18:04on parle de l'uranium.
18:05Mais il n'y a pas seulement
18:06l'uranium dans le nucléaire,
18:08il y a toute la chaîne de valeur,
18:09que ce soit les micro-réacteurs,
18:12vous avez dit les SMR,
18:13les combustibles,
18:15les conversions d'uranium,
18:17l'enrichissement laser,
18:19etc.,
18:19ça, ça fait partie
18:21de cet univers du nucléaire.
18:23Et donc, les États-Unis,
18:25ce nouveau programme
18:26qui vient d'être annoncé,
18:27il s'attaque
18:28à toute la filière
18:29du nucléaire
18:31et il donne aux entreprises,
18:33on pourra donner
18:34les noms la prochaine fois,
18:36mais les entreprises,
18:37un accès prioritaire
18:39aux autorisations
18:40du département de l'énergie,
18:42aux infrastructures,
18:43etc., etc.
18:44Donc, c'est quelque chose
18:45de très important
18:47et potentiellement,
18:49eh bien,
18:50on est dans une situation
18:51où les gens vont regarder
18:52beaucoup plus
18:53vers le nucléaire.
18:54Ça a toujours été
18:55l'espoir, entre guillemets,
18:56quoi qu'on en pense,
18:57mais ça a toujours été
18:58l'espoir pour l'Europe,
19:00un peu moins pour l'Allemagne,
19:01mais ça a toujours été
19:01l'espoir pour les États-Unis,
19:03l'Europe,
19:03et puis, évidemment,
19:05on était déjà,
19:06vous l'avez dit, Antoine,
19:07on était déjà
19:08dans des initiatives
19:09qui avaient été lancées
19:10en 2025,
19:11eh bien, là,
19:12ça prolonge
19:13ces initiatives,
19:14donc c'est assez intéressant
19:15à regarder
19:16et pas seulement l'uranium.
19:18– Émeric Didet,
19:19on a vu
19:19de très, très fortes progressions
19:22du côté des grandes majors
19:23de l'énergie
19:24et particulièrement nucléaire
19:25aux États-Unis,
19:26les Constellations,
19:27etc.
19:28Malgré tout,
19:29on a l'impression,
19:30effectivement,
19:30que cette prise de valeur,
19:31elle passe un peu
19:32derrière toutes les considérations
19:34autour de l'IA,
19:35effectivement,
19:36la guerre commerciale,
19:37etc.
19:38– On a l'impression
19:39que c'est une sorte
19:39de dynamique secrète,
19:41un petit peu,
19:41le nucléaire.
19:42– Oui,
19:42parce qu'on n'est pas
19:43dans le temps court.
19:44Et aujourd'hui,
19:45que ce soit dans la politique
19:47qui est très,
19:48dans l'instant,
19:50avec des échéances
19:50assez proches,
19:52donc là,
19:52on est dans le temps immédiat.
19:53Dès qu'on parle
19:54de nucléaire,
19:55dès qu'on parle
19:55de grands projets
19:56ou de l'armement,
19:57dans ces sujets-là,
19:58on est dans le temps long.
19:59Et aujourd'hui,
20:00d'avoir des effets
20:01d'annonce
20:01sur lesquels
20:02on priorise,
20:03par exemple,
20:03un secteur comme le nucléaire,
20:05c'est très bien,
20:06ça va dans le sens
20:06de l'histoire,
20:08dans la diversification
20:08de ces sources d'énergie,
20:10mais on reste
20:11dans un temps long.
20:12Parce que créer une centrale,
20:13évidemment,
20:14ça prend énormément de temps
20:15et il faut la volonté politique,
20:17ça c'est sûr,
20:18mais par contre,
20:19il faut l'exécution.
20:20Et l'exécution,
20:20elle prend énormément de temps
20:22pour tous les sujets
20:24qu'on connaît,
20:24et notamment les sujets
20:25de sécurité
20:26qui sont prioritaires
20:27dans ces industries-là.
20:29Donc,
20:29il y a beaucoup
20:30d'effets d'annonce,
20:30mais encore une fois,
20:31il n'y a pas beaucoup
20:32d'envolés lyriques
20:33des cours de bourse
20:34de certaines valeurs
20:35parce qu'on est dans
20:36le temps long.
20:37Par contre,
20:37ça n'empêche pas
20:37de s'intéresser
20:38à ce secteur-là
20:39parce que c'est ce qu'on appelle
20:41les boules market séculaires.
20:42Quand on va sur ces secteurs-là,
20:45on a une visibilité
20:47sur les entreprises
20:48qui est assez longue
20:49et donc potentiellement
20:50des croissances
20:51assez résilientes
20:52de ces entreprises.
20:53Félix Baron,
20:54le nucléaire,
20:55l'énergie,
20:56c'est des sujets
20:57qui vous passionnent.
20:59Est-ce que vous pensez
21:00que là aussi,
21:01on a une forme
21:02de,
21:02un petit peu comme
21:03on investit
21:04dans l'infrastructure
21:04ou la défense en Europe,
21:06on n'a pas un boulevard
21:07de croissance,
21:08mais un truc qui s'inscrit
21:09en croissance
21:10dans le temps long ?
21:10On a un boulevard de croissance,
21:12mais on a aussi
21:12des carrefours de crise.
21:13Il va falloir que
21:15les États-Unis
21:16fassent hyper gaffe
21:17parce que
21:17le département de l'énergie,
21:19c'est quatre décrets successifs
21:21depuis le mois de juin
21:21qui ont augmenté
21:25sa latitude
21:25et son autorité
21:26sur le nucléaire
21:27en rognant
21:28les prérogatives
21:29du NRC
21:29qui est le régulateur
21:30parce qu'évidemment,
21:31on n'aime pas trop
21:31réguler aux États-Unis.
21:33Quand on investit
21:34dans l'IA,
21:34dans l'infrastructure,
21:35il y a moins de risques
21:35avec le nucléaire,
21:36on sait qu'il y en a.
21:37Donc, il faut faire attention
21:37surtout que,
21:38comme Emmerick l'a dit,
21:39on ne manque pas forcément
21:40d'uranium aux États-Unis,
21:41il y en a avec le Canada.
21:42En revanche,
21:43on sait moins bien l'enrichir,
21:44on manque de soudeurs qualifiées,
21:46c'est hyper important,
21:47de grandes pièces forgées,
21:48on manque de turbines à gaz.
21:50Donc, c'est dans l'assemblage,
21:52dans l'exécution,
21:52qu'il va falloir être
21:53extrêmement propre
21:56et carré pour les États-Unis
21:57pour que cette part,
21:59comme le disait John,
21:59de 18 % d'électricité
22:00puisse remonter à 20,
22:01comme il l'était il y a 10 ans,
22:02peut-être à 25 et à 30
22:04d'ici 2040.
22:06Christian Fontaine,
22:07investir dans le nucléaire,
22:08ça, c'est un vaste sujet aussi.
22:10C'est un vaste sujet,
22:12effectivement,
22:13et au-delà de cette question,
22:14la vraie question,
22:15c'est en fait
22:15toute la chaîne de valeur de l'IA,
22:17quelles seront les grands
22:19vainqueurs aujourd'hui,
22:20on les connaît de l'IA.
22:22La question,
22:23c'est de savoir
22:23quel sera le Nvidia de demain
22:26et c'est bien malin
22:27celui qui peut y répondre.
22:30Donc, à moins d'être
22:30un ultra spécialiste de l'IA
22:33pour jouer d'abord
22:35les cartes graphiques,
22:36ensuite les mémoires,
22:37ensuite les majors de l'énergie,
22:40vous savez, nous,
22:41au revenu,
22:41je ressors à chaque fois
22:42la même boutade,
22:44entre guillemets,
22:45plutôt d'essayer de chercher,
22:46je dirais,
22:47une épingle dans une botte de foin,
22:48on achète la botte de foin,
22:49donc on joue
22:50un indice Nasdaq
22:52ou Nasdaq 100,
22:55mais c'est quand même
22:55très très compliqué
22:56sur cette chaîne de valeur
22:57de savoir
22:58quel sera le gagnant demain.
22:59Mais voilà,
22:59et puis on peut quand même aussi...
23:01Peut-être les énergéticiens,
23:02mais...
23:03Exactement,
23:03peut-être aussi regarder
23:04du côté de l'intelligence électrique
23:06à Paris,
23:06les Schneider,
23:07les Legrand,
23:08et des sociétés
23:08spécialisées comme ça.
23:10On peut regarder du côté des deux,
23:11mais effectivement,
23:11les acteurs au niveau
23:13des majors énergéticiens,
23:15plutôt les vainqueurs,
23:15sont peut-être aux Etats-Unis,
23:16mais on a en France
23:18des très belles valeurs
23:20type Schneider électrique
23:21ou Legrand
23:22pour jouer
23:22les infrastructures électriques
23:24qui à coup sûr
23:24seront parmi
23:25les vainqueurs de l'IA.
23:27John,
23:27dernier sujet,
23:28il nous ramène évidemment
23:29à quoi ?
23:30Au dernier mot
23:30que Christian a prononcé.
23:32L'IA,
23:33anthropique,
23:35qui renonce,
23:36tiens,
23:36à l'acquisition
23:37de 10 cartes
23:39pour 6 milliards de dollars.
23:40Alors,
23:40de quoi il s'agissait
23:41quand même ?
23:42Ce projet concernait quoi
23:43exactement ?
23:45Alors,
23:46là,
23:46c'est très intéressant.
23:48On rappelle,
23:48Descartes,
23:49c'est des logiciels
23:50qui visent à améliorer
23:52l'efficacité des puces,
23:54notamment.
23:55Donc,
23:56c'est une société israélienne
23:57et apparemment,
23:59il y avait,
23:59ce qu'on vient d'apprendre,
24:00c'était très discret,
24:03il y avait des négociations
24:05pour que
24:05Eurotropique rachète
24:06pour 6 milliards
24:07cette société,
24:09cette pépite israélienne.
24:11Mais,
24:12et ça aurait été
24:13notamment
24:14la plus grande acquisition
24:15d'Entropique.
24:16Mais,
24:16et il y a un mais,
24:18c'est que
24:18Anthropique va,
24:19dans toute logique,
24:21faire son introduction
24:23en bourse
24:24dans les mois qui suivent,
24:25voire au mois d'octobre,
24:27on attend la date exacte.
24:29Et le problème,
24:30c'est que
24:31lorsque vous faites
24:32une introduction en bourse,
24:33souvent,
24:34vous essayez
24:35de rendre la mariée
24:36encore plus belle
24:36ou le mariée,
24:37peu importe.
24:38Et,
24:39en fait,
24:39on est dans une situation
24:41où elle était considérée
24:43comme certains analystes
24:44de cette société
24:45comme étant
24:46trop chère.
24:47Et si
24:48Anthropique
24:49achète une pépite
24:50parce que c'est
24:51une vraie pépite
24:52et qui leur aurait servi
24:53mais trop chère,
24:55eh bien,
24:55lorsqu'on valorise
24:57Anthropique avant,
24:58on va se dire
24:58que c'est une entreprise
25:00qui achète
25:00d'autres entreprises
25:01beaucoup trop chères.
25:03Et donc,
25:04là,
25:04on commence à mettre
25:05déjà des interrogations
25:07avant.
25:07Donc,
25:08potentiellement,
25:09il y aura ce type
25:10de discussion,
25:11voire un retour
25:12pour Descartes
25:13parce que l'enjeu
25:15pour eux,
25:16c'est de poursuivre
25:16seul ou trouver
25:17un partenaire industriel.
25:19Mais on imagine
25:19potentiellement
25:20qu'en fin d'année,
25:21ils seront toujours
25:22à la recherche
25:22d'un partenaire.
25:23Ça pourrait être
25:24Anthropique,
25:25mais avant,
25:26et ça,
25:26c'est ultra intéressant,
25:27avant les introductions
25:28en bourse
25:29pour ne pas faire
25:30trop de bruit
25:30et surtout annoncer
25:31des bons résultats.
25:32Là aussi,
25:33ce qui est intéressant,
25:34c'est qu'on voit
25:34que Nvidia peut racheter
25:36n'importe qui.
25:37C'est une société gigantesque
25:39et cotée
25:39anthropique.
25:41Bon,
25:41il faut être pointu quand même
25:42quand on fait une grosse
25:43acquisition significative
25:45parce qu'on est dans
25:46le non-coté,
25:47on continue à brûler
25:48beaucoup de cash,
25:49donc on est forcément
25:49un petit peu plus prudent.
25:51Il y a un petit signal,
25:52là, Félix,
25:53autour de ce renoncement ?
25:55Au moins,
25:55il y en a deux
25:56qui n'ont rien à voir,
25:57mais en effet,
25:59ça peut être lu
25:59comme de la discipline financière.
26:01On n'achète pas trop cher,
26:02on montre qu'on est sobre,
26:03etc.
26:03Mais il faut s'intéresser
26:04à ce que fait Descartes,
26:06société israélienne
26:07qui est spécialisée,
26:09qui optimise
26:10le rendement des puces,
26:11le rendement de la puissance
26:11de calcul
26:12en entraînement
26:13des langages
26:13comme en inférence.
26:14Autrement dit,
26:15ça réduit le coût
26:18de servir les clients.
26:19C'est ça qui fait brûler
26:20le cash de Nvidia
26:21ou d'OpenAI
26:22ou des autres
26:23grandes boîtes d'IA.
26:24Donc, quitte à brûler
26:25son cash en faisant
26:26une acquisition,
26:27autant le faire
26:27dans une entreprise
26:28qui va vous permettre
26:29d'être plus efficace.
26:30Donc, brûlez-moi,
26:30en tout cas.
26:32Donc, ce renoncement
26:33pose deux questions.
26:34Le premier,
26:35est-ce qu'en fait
26:36la techno marche bien ?
26:37Est-ce que ce software
26:37de Descartes,
26:38qui est une petite boîte
26:39qui a sa dernière valeur
26:41de 4 milliards,
26:42valorisé 6 milliards
26:42par l'acquisition,
26:43est-ce que finalement
26:44la due diligence
26:45n'a pas révélé
26:46pendant cette période
26:47de vérification
26:47que le software
26:49sur les prochaines générations
26:50de puissance de calcul,
26:52ça ne marchera pas,
26:52donc on se retire ?
26:53Ça serait une mauvaise nouvelle
26:57pour le secteur.
26:59La deuxième lecture,
27:00c'est en effet,
27:02comme on l'a dit,
27:02comme le disait John,
27:03pré-IPO,
27:05là, l'acquisition,
27:05elle était à 50%
27:06payée en titre.
27:07Si les actionnaires
27:09d'Enthropic
27:09estiment qu'on n'a pas envie
27:12d'émettre
27:12de nouvelles actions
27:13avant l'IPO
27:14parce qu'on les trouve
27:15déjà trop précieuses
27:16et trop chères,
27:17on préfère ne pas
27:18diluer le capital
27:19et le garder pour soi.
27:20faire pourquoi pas
27:21l'acquisition en cash
27:23avec le cash levé
27:23après l'IPO.
27:24En théorie financière,
27:26correspond tout à fait
27:26à ce qu'on doit faire.
27:28Merci infiniment,
27:29messieurs.
27:29John Plassard,
27:30Cité Gestion,
27:31merci d'avoir été avec nous.
27:32Emmerick Didet,
27:33Pergam,
27:33Christian Fontaine
27:34du magazine Le Revenu
27:35et Félix Baron
27:35du Club des Investisseurs
27:37Indépendants.
27:37Une prochaine fois
27:38pour une nouvelle édition
27:40d'USA Today.
27:41Je vous retrouve demain
27:41et d'ici là,
27:43Guillaume Sommerer
27:43arrive tout de suite
27:44et on commence BFM Bourse.
27:47USA Today
27:48sur BFM Business
27:50– Sous-titrage FR –

Recommandations