- il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Lisa Adeph, y a-t-il de l'eau dans le gaz entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
00:04Sentiment tenace que tous les deux ne sont pas ou plus complètement alignés sur plusieurs sujets lourds de cette présidentielle.
00:11Oui, en tout cas, on dirait vraiment que la relation se fragilise.
00:14Le journal Libération dévoilait ce week-end une information en ce sens,
00:17coulisse d'une réunion du bureau exécutif du Rassemblement National.
00:21Marine Le Pen dit qu'elle veut que sa nièce, Marion Maréchal,
00:24prononce un discours aux journées parlementaires du Rassemblement National.
00:27Jordan Bardella se serait énervé et aurait lâché un, je cite,
00:31« c'est elle ou moi » en quittant la pièce, mais après coup, il temporise.
00:34Écoutez.
00:35Quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre nous.
00:40Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloir.
00:45Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a avec Marine Le Pen une affinité politique
00:50et personnelle indéfectible.
00:53Amitié indéfectible peut-être, mais alignement des idées plutôt précaires
00:56parce que dans cette campagne présidentielle, Marine Le Pen n'arrête pas d'exhumer des propositions du Rassemblement National
01:03que Jordan Bardella tente un peu de cacher.
01:05Sur la question des retraites, elle est officiellement du moins avant les informations données ce soir par Julien Oudoul
01:10pour un départ entre 60 et 62 ans.
01:13Lui parle plutôt de durée de cotisation et en partie de capitalisation.
01:17Il y a aussi la question du port du voile.
01:19Marine Le Pen veut l'interdire, vous le savez, dans l'espace public
01:21et elle promet de délivrer des amendes aux femmes qui le porteraient quand même.
01:24Jordan Bardella, lui, dit qu'il n'y aura pas d'interdiction à proprement parler le lendemain matin de l
01:28'élection.
01:28Je le cite.
01:29Il y aura d'abord un référendum sur la question de l'immigration.
01:32Ce n'est pas vraiment la même chose.
01:33L'immigration, justement, sujet de discorde aussi pour l'interrogation.
01:36Vendredi, à Birmingham, au Royaume-Uni, Jordan Bardella signait un pacte symbolique
01:40contre l'immigration clandestine avec les dirigeants du parti Réforme UK.
01:44Jusqu'ici, rien qui puisse fâcher Marine Le Pen,
01:46qui défend, elle aussi, une ligne dure contre les entrées irrégulières en France.
01:50Mais regardez attentivement ce qui est inscrit sur le document signé par Jordan Bardella.
01:55Le Royaume-Uni interceptera les embarcations parties des côtes françaises
01:59et pénétrant dans les eaux territoriales britanniques
02:01et ramènera en France les personnes se trouvant à bord.
02:04La France reconduira ces personnes vers leur pays d'origine
02:07conformément aux droits en vigueur en France en matière d'expulsion.
02:10Autrement dit, un migrant qui part de Calais pour rejoindre l'Angleterre
02:14serait immédiatement renvoyé en France.
02:16Là aussi, Jordan Bardella a finalement temporisé.
02:19Pas question que les migrants interceptés dans la Manche soient renvoyés en France, dit-il,
02:22car il n'y aura de toute façon plus de migrants qui traverseront la Manche.
02:27Là, il se réaligne avec Marine Le Pen qui reste étonnamment silencieux
02:31sur le sujet de prédilection du Rassemblement national qui est la submersion migratoire.
02:34– Et on peut ajouter François Durvy.
02:37– Oui, c'est le conseiller économique.
02:39– Évidemment, il n'y a pas jamais autour.
02:41– Un coin entre les deux.
02:42– C'est le conseiller économique plutôt proche de Jordan Bardella
02:45et qui n'est visiblement plus dans l'entourage,
02:47qui a quitté le navire si je puis dire.
02:50– Juste sur cette question-là.
02:52Un étonnement d'abord.
02:54Ça fait quatre jours maintenant que Jordan Bardella
02:56essaie de se dépêtrer dans cette polémique
02:58attaquée de toutes parts, on verra ce qu'en dit Prisca Tevno et Louis Sarkozy
03:01dans une seconde, sur le fait d'avoir signé cet accord avec Najal Farage
03:05pour les téléspectateurs.
03:07Farage qui pourrait se retrouver Premier ministre en Grande-Bretagne.
03:10pourrait, et Jordan Bardella, Premier ministre en France,
03:13pourrait lui aussi.
03:14D'abord, quatre jours après, Marine Le Pen n'a rien dit là-dessus.
03:18C'est-à-dire, il est attaqué de toutes parts, Jordan Bardella,
03:20il n'y a pas un mot de Marine Le Pen sur ce qui a été signé par Jordan Bardella.
03:23Est-ce qu'elle le soutient ?
03:24Est-ce que vous vous soutenez Jordan Bardella là-dessus ?
03:26– Je soutiens totalement Jordan Bardella,
03:28et je vais vous faire un scoop, je soutiens également Marine Le Pen.
03:31Et attendez son discours de rentrée à Enambeaumont ce dimanche,
03:35où elle abordera évidemment tous les sujets de la rentrée,
03:38tous les sujets d'actualité.
03:39Donc il n'y a évidemment aucun différent entre Jordan et Marine Le Pen.
03:45– Encore une fois, il y a des sensibilités différentes,
03:48et heureusement, ce ne sont pas des robots,
03:50ils ne parlent pas de la même manière.
03:51Je sais que beaucoup aimeraient et fantasmeraient
03:54qu'il y ait des divergences profondes, des ruptures,
03:57la zizanie au RN, et peut-être que certains imaginent
04:00que c'est le seul moyen d'empêcher l'accession au pouvoir du RN,
04:04mais tout cela n'arrivera pas.
04:06Les deux sont unis, encore une fois,
04:08par des convictions communes,
04:09sont unis par des liens d'amitié qui sont extrêmement forts,
04:12mais qui n'ont rien évidemment…
04:13– L'amitié résiste toujours au pouvoir.
04:15– Oui, mais on est un petit peu différents des autres.
04:17Vous voyez, Louis Sarkozy,
04:18ce n'est pas l'UMP aux grandes heures,
04:20où chacun se tirait dans les pattes,
04:21ce n'est pas à Balladur-Chirac,
04:22ou ce n'est pas à Tal Philippe,
04:23c'est bien autre chose.
04:24Donc très clairement, nous allons aller à cette campagne unie,
04:28après, chacun, là, sur les retraites.
04:31Parce que je suis frappé par…
04:34Excusez-moi, parce que c'est votre travail,
04:35mais il y a un manque de rigueur.
04:37Parce que ce n'est pas parce qu'il n'aborde pas la réforme…
04:40– Vous ne pouvez pas dire ça, Alisa.
04:42– Ah ouais, je vous écoute très attentivement.
04:45– J'ai beaucoup de respect pour vous et votre travail,
04:47et pour ceux qui travaillent avec vous.
04:49Mais il y a un problème de rigueur,
04:50parce que la réforme est exactement la même.
04:52– Elle est incompréhensible, je vous le dis.
04:53– Mais pas du tout.
04:54– Sincèrement.
04:54– Alors non seulement,
04:55c'est difficile à rencontrer.
04:56– En plus, ce n'est pas tout à fait la même chose.
04:57– Mais ce n'est pas parce que vous avez un prisme différent
05:00que vous allez avoir une sensibilité,
05:02où vous allez plus, j'allais dire, insister sur certains points,
05:06que vous avez une réforme différente.
05:08Excusez-moi, mais à un moment donné,
05:09il faut un peu qu'on ait à cœur
05:12d'avoir le sens de la nuance, de la sensibilité.
05:16– Mais je peux parler de ça que j'y fais.
05:17– Jordan Bardella disait quand même,
05:18l'âge du départ ne veut rien dire initialement.
05:20Enfin, qu'on se remette quand même les choses…
05:21– Pour les Français, effectivement,
05:22entre 20 et 20…
05:24– Ce n'est pas vraiment la même chose.
05:25– Je me permets quand même de vous dire…
05:26– Je vais juste terminer parce que sinon,
05:27ce n'est pas compréhensible.
05:28Marine Le Pen a parlé, effectivement,
05:31de 60 ans et 62 ans pour ce qui est de l'âge légal.
05:35Jordan Bardella a parlé de la progressivité
05:37de notre réforme entre 20 ans et 24 ans et demi.
05:41C'est la même réforme.
05:42C'est exactement la même réforme.
05:43– Alors, Louis Sarkozy, Louis Sarkozy.
05:46– C'est intéressant parce que d'un côté,
05:48vous nous dites, et je pense que vous êtes assez convaincants,
05:50non mais écoutez, dans un parti,
05:51si c'est des êtres humains, on a tous des avis différents,
05:53c'est normal, on les exprime.
05:53Et de l'autre côté, vous dites,
05:54non mais en fait, on est tous du même avis.
05:56– Non, on a le même projet.
05:58– Je pense que votre premier positionnement
06:00est légèrement plus convaincant.
06:02Je me permets de vous le dire.
06:03Deuxièmement, sur cette histoire avec M. Farage,
06:05c'est intéressant parce que déjà,
06:06les traités entre les États sont assez rarement obéis,
06:11sont assez rarement tenus en compte.
06:13Les promesses faites par les États de nos jours
06:15sont relativement fragiles.
06:16mais en plus, les promesses et les traités
06:17prises par deux parties qui ne sont eux-mêmes pas au pouvoir,
06:20c'est un nouveau concept qui me semble assez intéressant,
06:22signé devant une foule.
06:23Je ne suis pas sûr que c'était la chose la plus habile à faire.
06:26De plus, pour revenir sur la déclaration
06:27que le soi-disant traité prend exactement 48 heures après,
06:31avec un silence assourdissant, vous avez eu raison de le dire,
06:33de la part de la candidate de ce même parti.
06:36Je ne comprends pas ce que M. Bardella a été faire là-bas.
06:38De plus, parce que son expérience, vous vous souvenez,
06:41et d'ailleurs, si j'avais été son conseiller,
06:42je lui aurais fortement déconseillé d'y aller.
06:45Vous vous souvenez de son expérience à l'IPAC ?
06:47Vu la durée de vie des conseillers libéraux dans votre parti,
06:49je ne suis pas si sûr.
06:50Vous postulez, je l'ai trouvé en tout cas.
06:51Vu l'expérience que M. Bardella avait eue à l'IPAC,
06:53vous vous souvenez, il s'était rendu à Washington
06:56pour la grande conférence aux États-Unis
06:58de toutes les droites américaines, etc.
07:00Et au moment, j'oublie son nom,
07:02qui avait fait un salut nazi,
07:03ou un salut qui avait été interprété.
07:05Non, pas Elon Musk.
07:06C'était ce grand ancien conseiller
07:09qui était chef d'entreprise,
07:10qui est un peu dingue,
07:11qui avait fait un salut nazi.
07:12Jordan Bardella était parti tout de suite.
07:14Et au contraire, je trouve qu'il y a une fraîcheur
07:16dans le positif du Rassemblement national
07:17de dire, non mais en fait,
07:18on ne va pas s'occuper des droites internationales,
07:20des droites européennes.
07:21Nous, c'est la France, c'est les Français,
07:22c'est le petit fermier d'Auvergne, etc.
07:24Mais d'aller jouer le jeu de Nigel Varage,
07:26qui d'ailleurs, on n'est pas du tout garantie de gagner.
07:27C'est un grand expo en plus.
07:28Pris-Catel, quand vous voyez la signature,
07:30qu'est-ce que vous vous dites ?
07:31La signature de Jordan Bardella
07:32au bas de cette page,
07:34de cette grande page,
07:35de ce grand accord avec le Royaume-Uni,
07:37de Farage, si Farage arrive au pouvoir.
07:39Qu'est-ce que vous vous dites, vous ?
07:40Je me dis qu'en fait,
07:41c'est complètement lunaire, incohérent
07:43et une humiliation pour la France
07:45qu'il est en train de promettre pour 2027
07:46si demain, il est arrivé en poste à Matignon.
07:49Alors, soit il n'a pas compris ce qui est possible,
07:51mais ce qui est aussi grave
07:52pour les fonctions auxquelles il prétend,
07:53soit il a parfaitement compris
07:55et en fait, ce qu'il dit
07:56est en incohérence complète
07:57à ce que vous défendez.
07:58de dire qu'il est prêt à accueillir
08:01demain, s'il arrive à Matignon,
08:02l'ensemble des migrants
08:03qui seraient en direction
08:04du Royaume-Uni en France.
08:06Enfin, je veux dire...
08:06Oui, ça n'a pas de sens.
08:08Là, on perd tout le sens
08:09du Rassemblement National.
08:10J'arrive plus à les lire.
08:11Mais en réalité, ce qu'on a réellement,
08:12c'est qu'on a la limite
08:13du claquage politique
08:14au Rassemblement National
08:15parce qu'on l'a sur l'économie.
08:18D'un côté, on a quand même
08:19Jordan Bardella
08:19qui, avant que Marine Le Pen
08:21décide de se présenter,
08:22nous expliquait qu'elle soit...
08:23Non, mais je veux juste comprendre.
08:24En fait, c'est important
08:25d'avoir une campagne présidentielle.
08:26On doit débattre du fond
08:27et comprendre ce qu'est
08:28le Rassemblement National,
08:29c'est important.
08:30Là, ce n'est pas du fond.
08:31Jordan Bardella,
08:32s'il nous explique
08:33qu'il est libéral économiquement,
08:35et il nous l'a dit plein de fois,
08:35notamment sur la réforme des retraites,
08:37et Marine Le Pen vote des impôts
08:39à n'en plus finir
08:40à l'Assemblée Nationale
08:41et se décrit elle-même
08:42comme quelqu'un de socialiste
08:44sur le sujet économique.
08:45Pas du tout.
08:46Sur le sujet de l'immigration,
08:47on voit une ligne historique
08:47du Rassemblement National
08:49balayée dans coup de signature
08:51par M. Bardella
08:53chez Farage.
08:54Et ça continue comme ça,
08:56ainsi de suite,
08:57sur la laïcité.
08:57C'est pareil.
08:58C'est aventuré sur un sujet
09:00qu'il aurait dû connaître.
09:01Pourquoi ?
09:02Parce qu'au terme
09:03des accords du Touquet,
09:04qui ont été signés
09:06à l'époque par Nicolas Sarkozy,
09:08et ces accords du Touquet
09:09en 2004
09:10qui placent la frontière...
09:11Vous avez dit pas ?
09:12Nicolas Sarkozy,
09:13le papa de M. Louis Sarkozy.
09:15Le grand, s'il vous plaît,
09:16en ma présence.
09:18Qui place la frontière
09:19du côté français.
09:21Depuis ces accords,
09:23l'exécution de ces accords
09:24ont toujours été
09:25une source
09:26de différents,
09:27et pas pour ne pas dire plus,
09:29entre les deux pays.
09:30Ce qu'ils savaient...
09:31Ce que vous nous dites,
09:32c'est que Jean-Lambert
09:32a cédé sur un point
09:34assez fondamental
09:35par rapport au Royaume-Uni,
09:36ici.
09:36Moi, je voudrais entendre
09:38l'explication de M. Louis Sarkozy.
09:53immigrant, tout cela.
09:53C'est totalement faux.
09:55Ce que nous souhaitons
09:56avec nos amis britanniques,
09:58et encore une fois,
09:59c'est un fan de Napoléon
10:00qui le dit,
10:01donc ça me fait mal
10:01quelquefois de le dire
10:02dans les pays.
10:03Mais très clairement,
10:04nous voulons arrêter
10:05cette immigration.
10:06Les Britanniques,
10:07et visiblement,
10:07le peuple britannique
10:08le souhaite,
10:09compte tenu des votes
10:10et du soutien apporté
10:13à M. Farage,
10:14qui peut-être sera
10:14Premier ministre demain,
10:16nous voulons que nos deux pays,
10:18et je dis bien
10:18nos deux pays,
10:19et c'est important
10:19que la Grande-Bretagne
10:20le soit d'abord,
10:22avant la France,
10:24soit inattractive
10:25pour les migrants.
10:26Mais vraiment inattractive.
10:27Attendez, attendez,
10:28inattractive pour les migrants,
10:29pourquoi ?
10:30Ce qui nous permettra,
10:31nous,
10:32de ne plus avoir
10:32cette jungle de Calais,
10:33de ne plus avoir
10:34cette affaire de pauvres gens,
10:36de ne plus avoir
10:36des morts dans la mort.
10:37Mais je vais vous poser
10:38un cas très concret,
10:39Julien O'Doul.
10:40Regardez ces images.
10:41140 migrants
10:42ont débarqué ce week-end
10:43à Portsmouth,
10:44avec un certain nombre
10:45de manifestations
10:46pour les empêcher
10:47de débarquer,
10:47mais ils sont arrivés
10:49sur le sol britannique,
10:50en provenance
10:51des côtes françaises.
10:52Ils sont 140 sur le bâton.
10:54Vous arrivez au pouvoir,
10:54qu'est-ce qu'ils deviennent ?
10:55Donc, la France
10:56les récupère.
10:57Parce que vous aurez signé...
10:59Mais si la France
11:00ne les récupérera pas,
11:03la France
11:03les expulsera
11:04dans leur pays
11:05de départ.
11:06est-ce que c'est une question
11:08de...
11:09C'est aussi simple que ça.
11:10On ne va pas accueillir
11:11de population supplémentaire.
11:12Vous allez vous heurter
11:13au même problème
11:14que tous les dirigeants
11:16qui sont passés avant vous.
11:17Les pays de départ
11:18ne les reprennent pas.
11:19C'est là où, justement...
11:21Comment comptez-vous régler ?
11:21Parce que non seulement
11:22il va falloir le faire
11:23pour se faire
11:23sur nos côtes,
11:23mais pour les Anglais,
11:26les grands Anglais
11:26qui reviendront sur nos côtes.
11:27Alors déjà,
11:28on va tout faire
11:29pour qu'ils ne viennent pas
11:29avec une politique,
11:31justement,
11:31de communication massive
11:33du type Noé en Australie.
11:35C'est-à-dire,
11:35nous dirons à tous les passeurs,
11:37à tous les migrants,
11:37ils n'auront rien.
11:38Mais vous pensez...
11:40Ça va marcher visiblement
11:42en Australie.
11:43Et ensuite,
11:43et ensuite,
11:46nous mettrons un terme
11:46à la politique
11:49de l'impuissance
11:50qui est celle
11:51de M. Macron
11:52depuis 10 ans
11:52et avec une politique
11:54qui engagera
11:55le rapport de force
11:55avec les gouvernements
11:56qui...
11:57Ça, la limite,
11:57de reprendre le ressortisseur.
11:59Comment on fait ?
12:00Là-dessus, pardon.
12:01Là-dessus, c'est intéressant.
12:03Attendez, attendez.
12:04Non, mais c'est important
12:05des moyens.
12:05Non, mais vous avez raison.
12:06Plus de visa
12:07pour les pays
12:08qui refusent
12:09de reprendre le ressortisseur.
12:10Mais aucun des exemples
12:11que vous venez de citer,
12:12M. O'Doul,
12:12n'est mentionné
12:13sur le traité
12:13signé avec M. Farage.
12:14Attendez, attendez.
12:15C'est ça,
12:15le sujet de la conversation.
12:16Pourquoi est-ce que
12:17Jordan Bardella
12:18a signé un traité
12:18avec son interlocuteur britannique
12:20qui disait
12:20que la France
12:21allait reprendre les migrants
12:22qui débarquaient
12:23sur les îles britanniques ?
12:24Premièrement,
12:25à l'heure actuelle,
12:26M. Farage n'est pas encore
12:28Premier ministre
12:28de la Grande-Bretagne
12:29et M. Bardella,
12:31malheureusement,
12:32n'est pas encore
12:32ministre de la France.
12:33Je suis désolé.
12:33Je vais vous tenir là-dessus.
12:35Quand ils le seront
12:35tous les deux,
12:36effectivement,
12:36ce ne sera pas symbolique.
12:37Cet accord est symbolique.
12:38Est-ce que c'est inéreur
12:39pour vous,
12:39ce déplacement de Jordan Bardella ?
12:40J'aimerais revenir
12:41sur ce que c'était important
12:42sur les moyens.
12:43Effectivement.
12:44Comment on fait
12:44pour que les pays
12:46reprennent leurs ressortissants ?
12:48Plus de visa,
12:48plus de co-développement.
12:50On verse énormément
12:51d'argent
12:51via l'AFD
12:53de subvention
12:54à des pays
12:55qui en profitent énormément.
12:56Vous arrêtez en totalité
12:57les visières
12:57de l'Algérie ?
12:59Bien évidemment.
13:00En totalité ?
13:00Mais évidemment,
13:01on n'a jamais fait.
13:01En fait,
13:02on a toujours
13:02un petit peu fermé,
13:04un petit peu ouvert.
13:05Il faut fermer en totalité,
13:06surtout avec l'Algérie
13:07qui est un pays
13:07proponément francophobe.
13:08Et ensuite,
13:09vous avez les transferts de...
13:10Vous n'y arriverez pas.
13:11Pourquoi ?
13:11Vous n'y arriverez pas.
13:12Ça, c'est le slogan
13:15de la Macronie.
13:15On n'y arrivera pas.
13:16Non, non, je ne suis pas
13:17de la Macronie.
13:17Je vais vous dire une chose.
13:18Vous savez combien
13:19il y a de visas
13:20qui sont délivrés
13:20pour que des franco-algériens
13:22puissent circuler
13:23ou des algériens
13:24puissent circuler
13:24entre les deux pays.
13:25Ce que vous pouvez exiger,
13:26c'est qu'il y ait des retours
13:28d'OQTF.
13:30C'est ça que vous devriez...
13:31On peut l'exiger
13:32si l'Algérie ne prend pas.
13:33Non, non, mais exiger.
13:34C'est là, il faut...
13:35Il y aura la dénonciation
13:37de l'accord de 68.
13:38Je rappelle que l'accord de 68,
13:39grâce au Rassemblement national,
13:40la dénonciation,
13:42l'accord de 68...
13:43On souhaite mettre un terme
13:45à ces accords
13:46qui n'ont plus lieu d'être.
13:47Ça ne veut pas dire
13:47que pour autant,
13:48vous allez fermer
13:50toute la politique de visa.
13:52Ça va limiter l'immigration.
13:53Je reviens juste
13:53aux 140 migrants.