00:00L'une des infos ce soir dans cette campagne électorale, c'est qu'Emmanuel Macron s'en mêle.
00:03Oui, Emmanuel Macron était en Espagne, en déplacement aujourd'hui,
00:07et il a formulé une demande très précise au Rassemblement National.
00:10Écoutez.
00:11Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables.
00:16Et ils ne souffrent pas quelques commentaires que ce soit.
00:19Ils appellent à la condamnation la plus extrême.
00:21Ça n'est pas la République.
00:23Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
00:28Voilà. C'est le rôle des responsables politiques.
00:31Qu'ils clarifient la ligne, les mots, et les gens qui sont dans leur parti peuvent prononcer telle chose.
00:40Le président du Rassemblement National lui a répondu sur X après le 7 octobre 2023.
00:45J'ai marché dans les rues de Paris et me suis rendu en Israël.
00:49Pas lui, pas Emmanuel Macron.
00:51C'est vrai que Jordan Bardella a participé à la marche contre l'antisémitisme,
00:54mais notamment, c'était à Paris le 12 novembre 2023, un mois après les attentats perpétrés par le Hamas.
01:00Emmanuel Macron, de son côté, est allé en Israël.
01:03Le 24 octobre 2023, le président y rencontrait notamment des familles de victimes du Hamas.
01:08Maintenant que c'est dit, ça n'apporte toujours aucune réponse de la part de Jordan Bardella
01:12à la demande de clarification très précise du président de la République tout à l'heure.
01:16– Là aussi, on en parlera tout à l'heure avec Sébastien, juste une remarque, Emmanuel Macron,
01:19généralement quand il est étranger, il dit non, non, non, ça je ne veux pas en parler, ça concerne la
01:22France, etc.
01:23Là, pas du tout, il y va.
01:24– Oui, mais il a tort, parce que même si les sujets sont très graves et sont brûlants,
01:29il y a une règle, c'est écrit nulle part, il y a une règle, une tradition, une coutume,
01:33qui veut qu'on ne s'exprime pas sur son pays depuis l'étranger.
01:36Bon, il a franchi cette ligne, bon, ce n'est pas très grave non plus,
01:41et c'est vrai que les sujets sont très brûlants,
01:43parce qu'il y a quand même les chiffres donnés par Dominique tout à l'heure sur le nombre de
01:47blessés…
01:48– Ah, vous revenez au lycéen ?
01:49– Lycéen et prof, et c'est quand même très, très grave, très, très, très grave.
01:54Et l'histoire Bardella est évidemment extrêmement grave, si elle est avérée.
01:58– Effectivement, Abélie ?
02:00– Moi, sincèrement, je suis atterrée par la réaction de Jordan Bardella,
02:03moi j'ai fait mieux que toi, enfin, vraiment,
02:05et donc, oui, mais en fait, c'est en dessous de responsables politiques,
02:10probablement, je n'ai pas d'opinion là-dessus,
02:12mais probablement qu'Emmanuel Macron n'aurait pas dû le faire,
02:15en tout cas, la réponse n'est pas à la hauteur, je pense que tout un chacun…
02:18– Oui, non mais, sincèrement, ce n'est pas très grave,
02:19l'intrusion du président de la République dans le débat depuis l'étranger n'est pas très grave,
02:24il n'est pas à Mexico, il est à Paris, il est à Madrid,
02:27ce n'est pas si loin que ça, il est en Europe, on est en Europe, donc voilà.
02:31– Est-ce qu'on ne lui aurait pas reproché de ne rien dire à la fois sur les visées
02:35?
02:35– C'est vrai que la réponse de Jordan Bardella, c'est un petit peu,
02:37bon, meilleur ami est juif, quoi.
02:39– Mais le fait est que, dans cette affaire-là, Mediapart, Bardella,
02:44comment dire, on le verra tout à l'heure,
02:47Mediapart promet une nouvelle révélation, en disant ça arrive,
02:50ça arrive, ce que disait Fabrice Harfi, l'un des patrons du site,
02:53mais pour l'instant, on ne voit rien venir d'une certaine manière,
02:56en tout cas, les éléments matériels, les preuves,
02:59et peut-être qu'il faudrait que Mediapart aille plus loin
03:02et dévoile un peu ses cartes pour qu'on la vende dans cette affaire.
03:06– Deux choses, d'abord, ils font fonctionner le supplice chinois,
03:09c'est-à-dire qu'ils voient comment le Rassemblement national
03:12se dépatoge de ce truc-là, et c'est vrai que c'est compliqué de se défendre.
03:17De plus en plus, on voit que des articles de presse, des enquêtes,
03:22montrent que le passé de Jordan Bardella a été quand même,
03:25flirtait beaucoup avec la mouvance d'extrême droite,
03:27ça, c'est la première chose.
03:29La deuxième chose, c'est que la défense de, justement,
03:32ce qui méthode, moi, c'est la défense de Jordan Bardella.
03:34Parce que, outre l'attaque en diffamation que vous pouvez faire,
03:38mais qui est très très longue, parce qu'il y a des conditions à remplir,
03:41que je ne rappellerai pas ici,
03:43vous pouvez faire une citation directe.
03:45Et une citation directe au pénal contre quelqu'un,
03:49ça veut dire que vous l'obligez,
03:51alors dans un délai qui est aussi de deux ou trois mois,
03:54– Oui, mais beaucoup plus court que la diffamation.
03:56– Vous l'obligez à présenter ses preuves.
03:59– C'est vrai, parce que la plainte, c'est 18 mois au moins.
04:01Et puis, le procès va se faire devant la 17ème chambre.
04:05Il n'y a pas d'instruction.
04:06Pour une affaire comme ça, il n'y a pas d'instruction,
04:08de juge d'instruction, bon, vous êtes entendus,
04:10ils seront entendus, les gens de Mediapart et puis Jordan Bardella.
04:13– Ils seront mis en examen d'office ?
04:15– Ils seront mis en examen, et ensuite,
04:18directeur de la publication, journaliste plus directeur de la publication,
04:21et puis ensuite, le débat se fait devant la 17ème chambre.
04:26Donc, c'est dans 18 mois, c'est tellement loin,
04:28c'est vrai que la citation directe, c'était une solution.
04:32– C'est une solution pour que ça aille plus vite.
04:33Mais c'est vrai qu'ils ont peut-être aussi, dans l'idée,
04:38on ne va pas les nier quand même,
04:39qu'ils ne partagent pas tout à fait les idées du Rassemblement national,
04:41ils sont même à l'opposé total,
04:43c'est aussi une façon de faire un acte militant politique.
04:46– Sous-titrage Société Radio-Canada
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