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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Et c'est en raison de cette manœuvre, de cette réalité budgétaire et cette manœuvre justement budgétaire extrêmement réduite,
00:08peut-être, que Maude Bréjean a répondu au Rassemblement national sur la baisse de la TVA pour les prix de
00:13l'essence.
00:14Marine Le Pen continue de dire qu'il faut la baisser à 5,5% au lieu de 20%. Voilà
00:19ce que dit la porte-parole du gouvernement.
00:21– Ce que propose Marine Le Pen, ça coûte environ 15 milliards d'euros par an. Entre 10 et 15
00:28milliards d'euros fonction…
00:30– Le chiffre autrement, un peu moins que 10 milliards par an.
00:32– Fonction des vecteurs énergétiques que vous touchez. C'est une somme d'argent absolument colossale.
00:39Marine Le Pen ne dit pas comment elle finance cette baisse de taxes. Elle a semble-t-il des pistes.
00:45La réalité, c'est que lors du précédent budget, ses députés ont voté 35 milliards d'euros de hausse d
00:50'impôts,
00:51d'impôts et donc pour les contribuables, en plus à l'Assemblée nationale.
00:54– Sur le blocage des prix aussi de l'essence, proposition de Jean-Luc Mélenchon, elle dit « j'adorerais
01:00le faire, mais en fait on ne peut pas ».
01:03– Qu'est-ce que vous répondez ? – Nous ce qu'on propose, ce n'est pas le blocage
01:04des prix.
01:05– Non, mais ça revient au même sur la baisse de la TVA. Elle dit que ça coûte trop cher.
01:09– Il y a deux choses. D'abord, un, baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur le
01:13carburant, sur le gaz, sur l'électricité.
01:15Par exemple, premier point. Et deuxièmement, ça s'accompagne effectivement d'un contrôle des marges.
01:20Parce qu'effectivement, si vous ne contrôlez pas les marges, les distributeurs peuvent effectivement préserver un prix
01:25et empocher plus dans la poche. Donc ça baisse de la TVA et contrôle des marges, premier point.
01:31– Et quand elle dit, on ne sait pas comment elle finance.
01:33– Mais je vais vous le dire, ça coûte 9 milliards. On l'a budgétisé.
01:37Quand Mme Le Pen dit qu'il faut baisser de 6 milliards la contribution de la France à l'Union
01:42Européenne, c'est 6 milliards.
01:43Bruno Le Maire vient de confirmer. Deuxièmement, on a une taxe sur les super profits indus, 1,7 milliard.
01:50On a des taxes sur les rachats d'actions, 5 milliards. On a des taxes sur les transactions financières.
01:55Tout ça est financé. Et deuxièmement, M. Calfon sourit, mais j'aimerais lui poser une question quand même.
02:00Parce qu'en Grande-Bretagne, le Premier ministre des Libors, c'est-à-dire vos partenaires, je crois, dans l
02:05'international socialiste,
02:06la première chose qu'il a fait en arrivant au pouvoir, c'est baisser les taxes sur l'énergie.
02:11Mme van der Leyen, qui n'est quand même pas l'amie du Rassemblement National, a demandé aux États de
02:16faire un effort pour baisser les taxes sur l'énergie.
02:18M. Calfon, vos partenaires en Espagne, les gens le savent, ont baissé les taxes sur l'énergie.
02:24Par conséquent, on a la terre entière qui crédibilise et valide ce que propose la Rassemblement National.
02:29Vous êtes d'accord pour reconnaître que l'économie espagnole va mieux que l'économie française ?
02:33Moi, je vous dis une seule chose, c'est que les entreprises, les particuliers, les travailleurs, les ouvriers,
02:39qui se permettent d'avoir 20, 14, 40 euros de moins sur leur plein en fonction de leur carburant et
02:44de la taille du réservoir,
02:45oui, ça compte, madame. Oui, ça compte.
02:48Sur l'essence.
02:49Mais vous n'êtes pas d'accord avec vos partenaires ou pas ?
02:50Vous savez, vous n'êtes pas d'accord avec Mme Mélanie, pourtant c'est votre partenaire.
02:54On est d'accord avec Mélanie.
02:54Elle a régularisé 450 000 immigrés.
02:56Ce n'est pas vrai, ce que vous dites, elle a fait des visas de travail.
02:59Oui, bien sûr.
03:00Elle a baissé 60% de l'immigration clandestine.
03:03450 000 immigrés.
03:05Vous êtes d'accord avec les Espagnols, les socialistes, les Anglais socialistes ou pas ?
03:08Sur l'essence.
03:09Évidemment que je suis d'accord avec les socialistes.
03:11Même M. Roussel est d'accord.
03:12Mais vous êtes pénible, vraiment.
03:13Je vais attendre carrément.
03:14Oui, bien sûr.
03:15Ça a été dit d'ailleurs par Alice Darfeuil.
03:17Je suis d'autant plus d'accord que si on avait mené la politique économique que les socialistes espagnols ont
03:22menée,
03:22nous serions, comme ils sont, le champion européen de la croissance à plus de 3%.
03:26Et si nous avions mené une politique, finalement, qui encourage le travail, ce que n'ont pas fait les macronistes,
03:32malgré leur discours, nous serions, finalement, avec un volume de travail et des rentrées fiscales, bien davantage.
03:38Mais malheureusement, nous ne sommes pas dans ce cas-là.
03:40Ça ne vous aura pas échappé.
03:41Nous avons pris 1 500 milliards de dettes supplémentaires avec les macronistes.
03:45Et nous sommes dans une situation extrêmement difficile.
03:48Donc moi, je propose quelques pistes.
03:49Sur l'essence, sur le prix de l'essence, réponse immédiate ?
03:53Je pense qu'il faut, de manière automatique, pas les chèques à la cinglinglingue, des dossiers, des serfas,
04:00comme le fait le gouvernement pour ne pas vraiment payer les chèques.
04:03Il faut automatiquement 150 euros par mois à chaque Français qui roule,
04:08qu'il soit viré sur son compte exactement.
04:10Alors on dit que c'est compliqué.
04:11Ce n'est pas compliqué pour la prime de rentrée scolaire.
04:15Ça ne doit pas être compliqué.
04:16– Attendez, attendez, c'est tous les Français qui roulent ?
04:18– Oui, bien sûr.
04:19Mais ça coûte beaucoup moins cher que de baisser la TVA partout.
04:22– Ah bon ?
04:22– La deuxième…
04:23– Attendez, mais c'est très important, ça.
04:25Donc chaque Français qui roule, un chèque de 150 ?
04:27– Oui, bien sûr.
04:29– C'est combien ?
04:29– Avec des critères de revenus, bien sûr.
04:32– Ah, donc ce n'est pas tout le monde ?
04:32– Non, mais ce n'est pas 15 milliards.
04:34– Non, c'est combien, vous ?
04:36– Je vais vous répondre.
04:37On a dimensionné cette mesure à 3 milliards d'euros,
04:39ce qui me paraît beaucoup plus compatible de manière très claire.
04:42– Mais moi, je vais vous dire une chose.
04:43– Non, mais quels sont les critères ?
04:44Je suis désolée, concrètement, c'est important.
04:46– Critères de revenus.
04:47– Alors, OK, des aides avec un chèque carburant
04:50en fonction des critères de revenus.
04:51– Automatique, je n'ai pas le mot chèque
04:52parce que ça, c'est la version macroniste
04:54où vous vous demandez, puis il y a du non-recours,
04:55parce qu'il faut remplir 20 000 dossiers comme le chèque en ronde.
04:57– Ah, si ce n'est pas un chèque, c'est quoi ?
04:59– Un virement, c'est très simple.
05:00– Un Wero ?
05:01– Pardon ?
05:02– Un Wero, peut-être ?
05:03– Je ne sais pas comment.
05:03– Vous ne connaissez pas Wero ?
05:04– Non, je ne connais pas les applications.
05:06– Mais dites donc, François Calfour.
05:08– Moi, je crois tout simplement à un virement sur votre compte.
05:10Ça arrive, l'administration fiscale sait vous prendre de l'argent
05:13et parfois, elle sait vous rembourser.
05:15Donc, ils savent vous trouver, je crois.
05:17Je crois que c'est assez facile pour la prime de rentrée scolaire.
05:19Mais moi, je vais vous interpeller sur un point.
05:22– Non, parce que nous, c'est 14 euros par...
05:23– Moi, je vais vous interpeller sur un point.
05:24– Économisé, par exemple.
05:25– Pourquoi ?
05:26Vous vous évertuez alors que la vente des véhicules électriques
05:30a augmenté de 78% en France et particulièrement auprès des salariés modestes.
05:36Et là, je salue une mesure du gouvernement,
05:38qui est le leasing social qui fonctionne,
05:40à être contre toutes les mesures d'électrification.
05:43Et je sais que vous êtes attachés à la souveraineté
05:45qui nous mettent sous la dépendance, finalement,
05:47de la Russie pour le gaz, du monde arabe.
05:50Ben oui, mais au Parlement européen,
05:51M. Bardet l'a écrit à tout le monde.
05:53– Je crois rêver, madame.
05:54– Vous croyez rêver.
05:55Mais l'électrification est la solution,
05:57plutôt que le 1 à 3 euros.
05:59– En dehors de la blagounette du ton humoristique,
06:04est-ce que l'électrique, en fait, ça va s'imposer ?
06:08– C'est en train de s'imposer.
06:09– C'est la solution ?
06:10Est-ce que c'est la solution aujourd'hui ?
06:13– Mais pourquoi M. Bardet l'a écrit pour dire ?
06:15– Ne crions pas.
06:16– Non, mais avec plaisir.
06:17– Voilà, je vais parler de moi.
06:18– Pourquoi M. Bardet l'a écrit pour dire ?
06:20– Laissez le répondre, François Calfon.
06:21– Les personnes qui ont fermé la centrale de Fessenheim,
06:25c'est François Hollande et c'est signé par Édouard Philippe.
06:28– Deuxièmement, donc nous, on soutient la filière du nucléaire.
06:31Le GIEC, justement, valide et encourage les pays vers le nucléaire.
06:36Mais monsieur, vous branchez comment votre batterie
06:38si vous n'avez pas l'électricité ?
06:39C'est à travers le nucléaire.
06:40Il faut sauver le nucléaire et investir dedans.
06:42Deuxièmement, on a un pôle d'excellence dans notre pays
06:44et particulièrement dans ma région, Auvergne-Rhône-Alpes,
06:46c'est justement l'hydroélectrique, les barrages hydroélectriques.
06:49Qui a vendu les turbines d'Alstom hydroélectrique aux Américains ?
06:53C'est encore M. Calfon.
06:55Donc si vous voulez, moi je veux bien parler de tout ça,
06:57mais ils ont fait une exacte inverse lorsqu'ils étaient au pouvoir.
07:00– Sur les prix de l'essence, ça nous amène aussi évidemment
07:02à la grogne sociale et à un éventuel retour des gilets jaunes.
07:05Il y a cette note du renseignement territorial
07:07qui évoque un risque de trouble à l'ordre public
07:10et surtout souligne le fait qu'elle observe de plus en plus d'appels
07:14à se rassembler en lien avec les prix de l'essence.
07:18Au sein de la classe politique, il y a deux discours.
07:21Certains disent d'un côté, ce n'est pas aux politiques d'être dans la rue
07:25avec ces Français qui manifestent contre les prix de l'essence
07:27et veulent interpeller le gouvernement.
07:29Et puis il y en a d'autres comme Fabien Roussel,
07:31comme Olivier Faure qui disent, moi je me tiendrai à leur côté.
07:35Vous pensez quoi vous Prisquet-Evenot ?
07:37Est-ce que c'est la place d'un politique ?
07:39Écoutez, je ne vais pas commencer à donner des bons points ou des mauvais points
07:41à celles et ceux qui veulent soutenir un mouvement où qu'il soit.
07:44Maintenant la question c'est qu'est-ce qui sera le plus efficace ?
07:47Et il y a deux choses différentes dans les deux noms que vous me citez.
07:50C'est M. Roussel qui n'a malheureusement,
07:52et je ne sais pas un jugement de valeur ou politique,
07:53plus de mandat pour agir à l'Assemblée nationale.
07:56Et M. Faure, lui qui a un mandat en tant que député
07:58pour agir à l'Assemblée nationale.
08:01Et donc, c'est pour ça que je dis,
08:03si M. Faure a envie d'être efficace pour répondre à cette colère légitime
08:07et qu'on entend effectivement sur le pouvoir de vivre à la fin du mois,
08:11et il y a le carburant, mais en fait c'est plus général,
08:13c'est être capable d'avoir un meilleur salaire
08:16et donc de réduire la part du net et du brut sur les salaires,
08:19c'est comme ça qu'on les augmente,
08:20et pas simplement en faisant des injonctions,
08:21augmenter les salaires pour pénaliser les entreprises.
08:24Et bien là, il faut le faire à l'Assemblée nationale,
08:26en séance, en commission.
08:27Et le débat budgétaire qui va s'ouvrir
08:29va permettre, je l'espère, de pouvoir y répondre.
08:31Et c'est là qu'on pourra avoir une action.
08:34Mais sur le mouvement social, il faut être très prudent.
08:36Généralement, l'histoire nous a appris
08:38que quand on annonce le mouvement social,
08:39il ne se passe pas grand-chose.
08:41Et comme les Gilets jaunes, ça apparaît tout d'un coup
08:43dans une période où on ne s'y attend pas du tout.
08:46Donc, qu'on nous explique tant et tant depuis quelques jours maintenant
08:49qu'il va y avoir un mouvement des Gilets jaunes bis,
08:52je crois qu'il faut vraiment se méfier.
08:53Ça se passera peut-être, mais sous une autre forme.
08:55Mais est-ce que vous souhaitez ce mouvement social
08:58ou est-ce que, vu l'état d'esprit des Français marqué par,
09:01on l'a vu avec notre dernier sondage,
09:02l'exaspération, l'inquiétude,
09:06beaucoup sont aussi en colère,
09:08est-ce que vous ne craignez pas que ce mouvement social
09:10ait finalement tous les ingrédients nécessaires
09:12pour basculer dans la violence ?
09:13Déjà, à la base, quand on est un homme ou une femme politique,
09:15pas de récup, c'est ce qu'ils demandent à chaque fois.
09:18Et la question que vous posez derrière, c'est
09:19est-ce qu'on comprend l'exaspération des Français ?
09:22Est-ce qu'ils ont le droit de s'exprimer ?
09:23Tant qu'il n'y a pas de violence, on comprend,
09:25ils ont le droit de s'exprimer.
09:26Et il faut qu'il y ait une irruption populaire
09:28dans la décision des politiques.
09:30Donc, il est dans son rôle, Olivier Faure,
09:32lorsqu'il dit « je me tiendrai à leur côté dans la rue ».
09:34Je pense que je peux dire exactement la même chose.
09:36À cette nuance près, que je n'ai pas envie d'être dans la récup.
09:39Et ce serait d'ailleurs maladroit
09:40et pas dans le bon temps.
09:42En France, le mouvement social, depuis très longtemps,
09:45avec le mouvement anarcho-syndicaliste,
09:46il s'est séparé de la politique, il s'est très bien.
09:48Mais au-delà d'être dans la récup,
09:50François Calfon sur un rond-point, c'est possible ?
09:52Pas trop. En fait, discuter, oui,
09:54avec des gilets jaunes et quelconque force sociale,
09:57oui, c'est notre rôle.
09:59Ou alors, on est des élus coupés du peuple
10:00et ce serait une stupidité.
10:02Maintenant, notre rôle aussi,
10:03c'est ce qu'on essaie de faire
10:04avec des contradictions très fortes.
10:06C'est d'apporter des solutions.
10:07Depuis tout à l'heure, chacun les siennes.
10:09Mais la question du pouvoir d'achat
10:11me semble ne pas être soit une question taboue,
10:14soit une question, finalement,
10:16contre laquelle nous serions.
10:19Après, c'est comme ça que je vous ai interpellé
10:22ou que je vous ai interpellé.
10:23Il y a des fausses réponses
10:24ou il y a des gens qui, systématiquement,
10:25c'est pour ça que je vous ai demandé,
10:26je n'ai pas eu ma réponse,
10:28sur est-ce qu'il faut attaquer
10:30les 200 milliards d'aides aux entreprises ?
10:32Nous, on pense qu'il y a beaucoup d'aides aux entreprises
10:35qui nourrissent les actionnaires
10:36et pas du tout la productivité.
10:39Nous, à gauche, on est tout à fait clair
10:40sur la répartition capital-travail.
10:43Vous, vous êtes tout à fait clair.
10:44Vous défendez le capital.
10:46Vous, vous semblez...
10:47Vous l'avez en pied, mais je vais vous répondre.
10:48Vous prétendez défendre le travail,
10:50mais vous êtes les avocats du capital,
10:52comme depuis toujours l'extrême droite,
10:54il vous répond.
10:55Depuis les années 30.
10:55Il vous répond.
10:56Juste, simplement, le RN,
10:58pour être un peu plus dans la vérité,
10:59est le premier parti des ouvriers,
11:01des salariés, des employés dans ce pays.
11:03Vous leur montez en permanence, c'est vrai.
11:04Deuxième point, je vous ai parlé tout à l'heure
11:05des taxes sur les rachats d'action,
11:06taxes sur les transactions financières,
11:08taxes sur les surprofits induits
11:09qu'on a proposées à l'Assemblée nationale
11:10et que le Parti Socialiste a justement...
11:12Les hausses du SMIC, vous avez toujours voté contre.
11:14Et pour le reste, justement, tiens, parlons-en.
11:17J'entends les uns et les autres parler de discussions...
11:19En Espagne, on a augmenté le SMIC.
11:20Nous, on a proposé, justement,
11:21des choses beaucoup plus concrètes.
11:23Ce n'est pas d'augmenter uniquement le SMIC,
11:25c'est d'augmenter les salaires.
11:26Ça y est, vous êtes parti ailleurs.
11:27Jusqu'à 10% sans augmenter les charges
11:30attendantes à ces 10%.
11:31On l'a proposé, M. Calfon,
11:34enfin, c'est plutôt ses amis,
11:35ont voté contre.
11:36Donc, on a des solutions concrètes.
11:37Nous, on vote l'augmentation.
11:37Elle n'est pas principale à la primaire de la gauche,
11:39monsieur du RN.
11:40Vous avez les mêmes idées, en fait,
11:41à quelques nuances près.
11:42Taxé, taxé, taxé, encore taxé.
11:44On propose, par exemple, une baisse de la TVA.
11:46C'est intéressant le point qu'elle soulève.
11:48Non, mais justement, on va venir.
11:49Là, je parle de la taxation,
11:51précisément ciblée.
11:51Il faut qu'ils t'invites à la primaire de la gauche, vraiment.
11:53C'est compliqué, le bain du...
11:54Vous défendez le travail.
11:55Par ailleurs, on propose, justement,
11:57pour les travailleurs, une taxe,
11:58et je le répète, de la TVA de 20 à 5,5.
12:00Une baisse de la taxe de TVA de 20 à 5,5.
12:02Les macronistes s'y refusent,
12:04alors que de Fabien Roussel, du Parti communiste,
12:06jusqu'à vos amis, de Mme Van der Leyen...
12:06Pour les travailleurs ?
12:07Attendez, ça veut dire qu'on va aller à la caisse
12:09et qu'on va avoir des prédicules ?
12:09Non, non, pas pour les travailleurs,
12:10pour les Français.
12:12Vous parlez de M. Roussel jusqu'à Mme Van der Leyen,
12:16ils sont tous d'accord avec le Rassemblement national.
12:18Le Rassemblement national propose encore davantage,
12:20quelque chose de concret,
12:21puisqu'on est les seuls.
12:21D'avantage d'impôts.
12:22TVA à 0% sur les 100 produits de première nécessité.
12:25Marine Le Pen a proposé en octobre 2021...
12:27Et c'est quoi un produit de première nécessité ?
12:28M. Ruffin est d'accord avec ça.
12:30M. Ruffin est d'accord avec ça.
12:31Donc vous voyez que le RN, finalement,
12:33satisfait l'urgence sociale.
12:34Sur la grogne sociale et l'urgence sociale.
12:37Sur la grogne sociale, vous, vous iriez...
12:38On augmente tous les salaires.
12:40Vous iriez sur un rond-point aux côtés des Gilets jaunes ?
12:42Moi, je l'ai fait la dernière fois.
12:43Alors mon rôle, ce n'est pas d'appeler aux manifestations.
12:45Là-dessus, je partage.
12:46Nous, notre rôle, c'est d'apporter des solutions.
12:48Et nous, on se bat justement dans les urnes.
12:50Ceci étant dit, j'étais aux côtés des Gilets jaunes la dernière fois.
12:53Vous y êtes, mais vous dites...
12:54Mais vous avez raison aussi.
12:55Les mouvements sociaux, même si les conditions peuvent être réunies,
12:59on ne sait pas quand tombe l'étincelle.
13:01Parfois, c'est l'augmentation d'un ticket de bus.
13:03Souvenez-vous, la dernière fois, chez les Gilets jaunes,
13:05le prix, c'était 1,47 €.
13:07On raconte une histoire depuis tout à l'heure et on l'écoute.
13:08Le prix, c'était 1,47 €.
13:10Aujourd'hui, c'est à peu près 2,20 €.
13:12Donc vous voyez qu'on ne sait pas quand est-ce que ça peut venir.
13:15En tout cas, ce qu'on sait, c'est qu'on soutient les Français
13:17qui souffrent après 10 années de Macron.
13:18Alors, moi, ce que j'ai entendu aussi tout à l'heure sur ce plateau,
13:21notamment de la part de Robert Ménard, encore une fois,
13:23qui, je le précise, connaît bien quand même le Rassemblement National,
13:26il dit, moi, je suis d'accord avec pas mal de propositions de Maren Le Pen,
13:30mais le problème, c'est qu'elle n'a toujours pas dit comment elle les finançait.
13:33Et il dit, Robert Ménard, en fait, chaque candidat,
13:36avant de nous annoncer une mesure ou de nous proposer une nouvelle mesure,
13:41devrait dire d'abord comment ils la financent.
13:44Et je trouve que c'était intéressant.
13:45Oui, je pense que c'est une des caractéristiques de cette campagne
13:49et pas seulement de la part de Marine Le Pen, et je vais y revenir.
13:52On nous dit, au fond, d'abord, il faut faire des économies,
13:56plusieurs dizaines de milliards, tous les candidats sont d'accord là-dessus.
13:59On nous dit ensuite, voilà ce que l'on va épargner.
14:03On va épargner les retraités, par exemple,
14:05on va épargner les petits revenus, etc.
14:07Et voilà les secteurs dans lesquels on doit investir davantage.
14:11Jérôme Gage, qui était présent sur ce plateau tout à l'heure, nous parlait de la santé.
14:14Et vous voyez bien qu'il manque quelque chose dans ce triptyque.
14:18C'est de nous expliquer, effectivement, très concrètement,
14:21où on va aller chercher les économies.
14:22Alors, l'engagement pris par Marine Le Pen,
14:25c'est effectivement de réaliser sur l'ensemble de son quinquennat
14:27125 milliards d'euros d'économies.
14:30Le calendrier, mais on a un parlementaire du Rassemblement National sur ce plateau
14:34qui a été présenté, consiste à dire que c'est à l'occasion du débat budgétaire
14:38que ce plan d'économie sera présenté.
14:40Mais il est effectivement très important et très attendu,
14:43parce qu'il y a beaucoup de propositions qu'on a entendues,
14:45y compris encore aujourd'hui ensemble de la part de Marine Le Pen,
14:49par exemple sur le logement.
14:51Et il va être effectivement très important d'expliquer comment on les finance.
14:54Je prends un seul exemple parce qu'il me passe par la tête.
14:56Quand on dit, par exemple, que 9 millions de bureaux doivent être reconvertis en logement,
15:009 millions de mètres carrés de bureaux, ça a évidemment un coût
15:04et il faut expliquer où on va aller chercher l'argent et comment on va le financer.
15:08Donc oui, il y a une grosse attente sur le financement
15:12et sur ce programme de 125 milliards d'euros d'économies.
15:16Chaque année, le RL propose un contre-budget.
15:18Oui, et on le connaît, le contre-budget, parce qu'ils ont essayé de le voter à l'année dernière,
15:22main dans la main, en les regardant droit dans les yeux,
15:25la France Insoumise l'année dernière.
15:26Ils ont expliqué comment ils allaient financer tout ça.
15:2936 milliards d'impôts supplémentaires pour tout le monde.
15:31Il y en avait pour tout le monde.
15:33Les entreprises, les Français, toutes catégories.
15:36Et ensuite, quand on leur demandait de nous trouver une solution pour la dette,
15:39ils nous expliquaient quoi ?
15:40On va abroger une réforme qui nous permettait d'avoir des marges de manœuvre
15:43sans aucune autre alternative de financement.
15:46Voilà la réalité.
15:47Et ça, je suis désolé de le dire ainsi, c'est les réalités du vote.
15:50Très concrètement, juste sur les bureaux.
15:51Je vous ai dit, ce n'est pas une réquisition.
15:53On ne va pas payer les bureaux.
15:54Aujourd'hui, on va compter le monde.
15:56Laissez-le répondre, pour le coup.
15:58Je vais vous l'expliquer, justement.
16:00Mais si vous me laissez parler.
16:01Aujourd'hui, dans l'actif des entreprises,
16:03ils préfèrent préserver des bureaux vacants dans l'actif.
16:07Nous, ce qu'on va faire, c'est que fiscalement,
16:09on va taper tellement fort que ce sera plus avantageux.
16:12Un nouvel impôt sur les entreprises.
16:13Encore un impôt.
16:14Ce sera plus avantageux pour l'entreprise
16:16de mettre à disposition ses logements.
16:17Mais allez à la primaire de la gauche.
16:18Franchement, vous êtes beaucoup plus créatifs qu'eux.
16:20Et par ailleurs, je vois l'arrogance de madame.
16:22C'est une réalité.
16:23Depuis tout à l'heure, vous ne proposez que des impôts.
16:24Son bilan, le bilan des macronistes,
16:27c'est d'avoir un taux de pauvreté record dans le pays.
16:30Record.
16:31C'est des millions de personnes qui sont mal logées.
16:33Depuis tout à l'heure, vous n'avez que la taxe à la ricaner.
16:53Nous avons par en sorte que les entreprises aient plus d'avantages fiscalement
16:56pour mettre à disposition les bureaux vacants.
16:59Vous mettez un impôt sur les bureaux vacants.
17:01Donc, ce n'est pas un avantage fiscal.
17:02Exactement.
17:03On va être plus avantageux à l'entreprise
17:05pour mettre à disposition ses logements.
17:07Et d'ailleurs, messieurs,
17:10vos partenaires socialistes au Danemark le font.
17:12Mais manifestement, M. Calcoun ne sait pas.
17:13Ce qui est très intéressant.
17:15Il y a 6 millions de mètres carrés de bureaux vacants.
17:16Quand vous nous expliquez ce soir, ce qui est très intéressant,
17:18c'est qu'on comprend clairement
17:19que la ligne plus libérale de Jordan Bardella
17:22n'est plus une mise au Rassemblement national.
17:24C'est important.
17:25C'est vraiment la ligne sociale,
17:29économique ou sociale.
17:30Dans les mots, en tout cas,
17:31c'est la ligne de Marine Le Pen
17:33qui aujourd'hui s'affirme de façon extrêmement claire.
17:36Non, non, mais je ne dis pas le contraire.
17:38C'est pour ça que c'est important de se contrer
17:42sur des mesures progrès.
17:43Je ne dis pas que la ligne de Jordan Bardella
17:45est totalement mise sur la place.
17:46Juste...
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